Soutien à la cause palestinienne : L’UNA organise jeudi prochain un forum sur le rôle des agences de presse

Djeddah (UNA-AMAP) – L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) organisera, jeudi 29 septembre 2022), un forum des médias sur « Le rôle des agences de presse dans le soutien à la cause palestinienne : défis et opportunité, annonce l’Union. Au cours de ce forum virtuel, le superviseur général des médias officiels de l’État de Palestine, le ministre Ahmed Assaf, passera en revue les aspirations de la Palestine vis-à-vis des médias et les rôles confiés à cet égard aux agences de presse dans les États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Le directeur général de l’UNA, M. Mohammed Abd Rabbo al-Yami, a expliqué que « l’organisation de ce forum est un prolongement des décisions de l’Assemblée générale de l’Union et des conférences islamiques » des ministres de l’information qui a souligné la poursuite de la sensibilisation du public à la question de Palestine, en assurant une couverture médiatique maximale de tous les aspects de la vie dans le territoire palestinien occupé. Il a indiqué que le forum discutera des défis et des opportunités dans le travail des agences de presse membres pour défendre la cause palestinienne, renforcer la position de la Palestine au niveau des médias et identifier ses aspirations et ses besoins concernant le travail des médias sur cet aspect. Al-Yami a souligné que le forum vise à proposer une vision préliminaire du travail conjoint des médias dans le domaine du soutien à la Palestine et à Al-Quds Al-Sharif, ainsi qu’à échanger les meilleures expériences des agences membres à cet égard. Il s’agit, en outre, de renforcer la communication entre les institutions médiatiques palestiniennes et leurs homologues des pays de l’OCI. MD (AMAP)  

Affaire des 46 soldats ivoiriens : Décalage de l’arrivée à Bamako de chefs d’État de la CEDEAO (Officiel)

Bamako, 24 sept (AMAP) L’arrivée à Bamako de la mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), initialement prévue  le mardi 27 septembre, par le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement ouest-africains (CEDEAO), pourrait connaître un décalage de deux ou trois jours. Le sommet extraordinaire de la CEDEAO), en marge de la 77ème Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies à New-York, a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant » dans la capitale malienne de cette mission composée des chefs d’État ghanéen, Nana Akufo Addo, sénégalais, Macky Sall, et togolais,  Faure Gnassingbé, pour obtenir la libération de 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale évoque, dans une note adressée à l’organisation sous-régionale, « des contraintes d’agenda » pour expliquer ce léger report de la visite des chefs d’État ouest-africains à Bamako. « La mission de haut niveau annoncée pour le mardi 27 septembre 2022 ne peut être reçue que le jeudi 29 septembre ou le vendredi 30 septembre 2022 à Bamako », souligne le document du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Cette visite des trois présidents ouest-africains à Bamako, entre dans le cadre des initiatives de médiation de l’organisation communautaire pour le dénouement de l’affaire des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali dont trois femmes ont été libérées « pour des raisons  humanitaires ». MT/MD (AMAP)

Discours du colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre p.i, Chef du Gouvernement du Mali, à l’occasion du Débat général de la 77ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies

Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mesdames et Messieurs, De prime à bord, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir de vous adresser les chaleureuses salutations du peuple malien riche de sa diversité culturelle, religieuse et ethnique, ainsi que celles de Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. M. le Président votre brillante élection à la présidence de cette 77ème session de l’Assemblée générale et la fin des travaux de la 76ème session de l’Assemblée générale brillamment conduits par votre prédécesseur S.E.M. Abdullah SHAHID, de la République des Maldives, m’offrent l’heureuse occasion d’adresser à Vos Excellences les chaleureuses félicitations de tout le Mali. Enfin, permettez-moi de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Nous sommes convaincus que vous êtes un ami du Mali et du Sahel. L’amitié reposant sur la sincérité, souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique, au cours de laquelle vous prenez position et vous vous exprimez sur l’affaire des 46 mercenaires ivoiriens, qui est une affaire bilatérale et judiciaire, entre deux pays frères. C’est évident, que la qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du Secrétaire Général des Nations Unies. Au Mali, notre administration ne travaille pas sur la base de l’oralité, ni des déclarations par voie de presse, par conséquent, nous nous en tenons scrupuleusement à la Note Verbale de la MINUSMA, référence : MINUSMA/PROT/NV/226/2022 du 22 Juillet 2022, dans laquelle, il ressort clairement qu’il n’existe pas de liens entre les 46 mercenaires et les Nations Unies. Les récentes synchronisations des actions et l’harmonisation des éléments de langage consistant à faire passer le Mali de statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont sans effets. Excellence M. le Secrétaire Général, Votre position sur l’affaire des mercenaires a été suivie par certains responsables d’Afrique de l’Ouest, donc c’est sous votre couvert, que nous leur adresserons des messages. A l’endroit du Président en exercice de la CEDEAO, M. Umaro Sissoco Embalo qui affirme : « on vient de voir avant-hier, la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies qui dit que ce ne sont pas des mercenaires. Moi à la place des maliens, j’aurai relâché ces 49 soldats ». Je voudrais très respectueusement signifier à ce dernier qu’il existe un principe de subsidiarité, d’ailleurs aux contours flous, entre la CEDEAO et les Nations Unies et non un principe de mimétisme. Egalement, il est important de lui préciser que le Secrétaire Général des Nations Unies n’est pas un Chef d’Etat et le Président en exercice de la CEDEAO n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu’il ne banalise pas la CEDEAO. Enfin, il est utile de rappeler, au Président en exercice de la CEDEAO, qu’au Mali, les autorités n’interfèrent pas dans les dossiers judiciaires et respectent l’indépendance de la Justice. Donc, nous n’avons pas vocation à interpeller ou relâcher, ceci relève de la fonction judiciaire. Aussi, M. Umaro Sissoco Embalo doit être conscient du fait qu’il est le dépositaire d’un lourd héritage et de plusieurs sacrifices qui ont fait la renommée de cette Organisation. La dynamique ayant fait la grandeur de la CEDEAO ne doit pas être brisée. Par ailleurs, nous avons pris acte de la menace de sanctions proférée contre le Mali, et loin d’être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au Président en exercice de la CEDEAO, qu’à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non des show médiatiques servant des agendas étrangers. A l’endroit de M. Bazoum, il remarquera que le Gouvernement de la Transition n’a pour le moment jamais réagi à ses propos injurieux pour deux raisons cumulatives. La première raison tient au respect de l’héritage laissé par nos ancêtres, qui consiste à ne pas répondre aux injures par des injures. La seconde raison relève de l’identité de M. Bazoum, l’étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n’est pas un nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat. Excellence M. le Secrétaire Général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements. Devant Dieu et en leur âme et conscience, nous demandons à ceux qui réfutent notre version, d’indiquer s’ils accepteront que des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu’ils sont peintres, maçons etc… avec des armes, débarquent dans leur aéroport, sans que le pays de destination n’ait été au préalable informé et dans le dessein funeste de déstabiliser ce pays. S’ils ne l’acceptent pas, en tant qu’Etat, si cela n’est pas possible à Lisbonne ou ailleurs, le Mali non plus ne l’acceptera pas en tant qu’Etat et ce ne sera pas non plus possible à Bamako ou dans une autre localité malienne. Monsieur le Président, « Une nouvelle ère : des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants » le thème de cette 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale suscitera l’espoir de meilleurs jours pour le Mali, à la condition que le bilan sans complaisance de l’ancienne ère soit établi, que les enseignements soient tirés et que des recommandations objectives soient formulées. Une fois cette étape franchie, je ne doute pas, qu’à travers notre action collective : nous réussirons à pacifier les multiples foyers de tension dans le monde, mais aussi à promouvoir un développement harmonieux et lutter efficacement contre les pandémies, la dégradation de l’environnement et le réchauffement climatique, les inégalités, les politiques de domination et de prédation de ressources. Depuis le mois d’août 2020, le Mali se trouve dans un processus de transition, qui prendra fin le 26

New York: Le Premier ministre par intérim du Mali reçoit son homologue de la Guinée

Envoyé spécial Madiba KEÏTA New York, 23 sept (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à New York dans le cadre de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a reçu en audience son homologue guinéen, Bernard Goumou. Pendant une vingtaine de minutes, les deux personnalités des deux pays en transition ont évoqué la coopération bilatérale qui est en train de prendre du volume ces derniers temps. «Le Mali et la Guinée constituent deux poumons d’un même corps. En marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, j’ai décidé de venir saluer mon frère et Premier ministre par intérim du Mali dans la courtoisie pour qu’on puisse échanger sur les différents dossiers qui lient les deux pays. Je pars satisfait des échanges que nous avons eus au cours de cette rencontre», a déclaré le chef du gouvernement guinéen à sa sortie d’audience. Les deux Premiers ministres ont parlé du port de Conakry et d’autres projets d’infrastructures reliant Bamako à la capitale guinéenne. Il s’agit de rétablir le corridor Bamako-Conakry en vue de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays « liés notamment par l’histoire et la culture ». Compte tenu de la situation actuelle des deux États, des voix se lèvent de plus en plus pour réclamer la création de la fédération Mali-Guinée. À ce propos, le Premier ministre guinéen dira que « ce projet n’est pas, pour le moment, à l’ordre du jour. » «Pour le moment, il serait très tôt de parler de cela. Ce que nous pouvons dire, c’est que les Maliens et les Guinéens, c’est le même peuple. L’objectif est qu’on puisse travailler ensemble pour améliorer les conditions de vie de nos populations», a-t-il indiqué, ajoutant que les présidents Assimi Goita et Mamadi Doumbouya ?ont aujourd’hui la ferme volonté de raffermir les relations entre les deux pays ?. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, intervient à la tribune de l’Assemblée des Nations unies ce samedi. Il rencontrera, ensuite, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. MD/MD (AMAP)

Sommet extraordinaire de la CEDEAO : Bientôt une mission de chefs d’État ouest-africains à Bamako (Communiqué)

Bamako, 23 sept (AMAP) Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États  de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a décidé, jeudi,  de l’envoi « incessant (au Mali) d’une mission de Haut niveau composée des chefs d’État » de la sous-région, Selon le communiqué final, les présidents du Ghana, Nana Akufu Ado, du Sénégal Macky Sall et du Togo, Faure Gnassingbé, se rendront à Bamako, obtenir l’élargissement des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali dont cette conférence au sommet, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’organisation des Nations-unies à New-York, aux États-Unis, a demandé « la libération sans condition. » Les chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO ont examiné la situation politique dans au Mali et en Guinée, avant de se prononcer sur la situation des 46 soldats ivoiriens. Dans le communiqué final de la réunion extraordinaire, la Conférence des chefs d’État, suite à des discussions approfondies, « a salué les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs présidents de la CEDEAO qui ont conduit à la libération, le 3 septembre 2022, de trois femmes soldats ivoiriennes. » Toutefois, la Conférence « note avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restant, malgré tous les efforts de médiation entreprises par la Région ». Les dirigeants de l’organisation communautaire  « condamnent, avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens et dénoncent le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire », indique le communiqué final. La Conférence a, aussi ,exprimé sa « reconnaissance aux chefs d’État et de gouvernement et à toutes les bonnes volontés qui se sont investis pour la libération des soldats ivoiriens incarcérés au Mali. » Concernant la situation de la Guinée, les chefs d’État ont adopté « des sanctions graduelles et ciblées à l’encontre des autorités de la Transition ainsi que de toutes personnes ou groupe de personnes agissant dans le sens d’entraver le retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Il s’agit, entre autres ,du maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO, « du rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la Guinée, de la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la CEDEAO, notamment la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). S’y ajoutent ?le gel des avoirs et l’interdiction de voyager » des autorités de la Transition guinéenne. Selon le communiqué, ces sanctions font suite à l’examen du rapport présenté par le Médiateur de l’organisation pour la Guinée sur la situation dans cet Etat membre et « présentant des progrès insuffisants » réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un chronogramme de Transition acceptable. AT/MD (AMAP)

Le Mali s’impose face à la Zambie, en amical

Bamako, 23 sept (AMAP) Les Aigles du Mali ont remporté, vendredi, la première manche de deux matches amicaux contre la Zambie, par le score de 1-0, au Stade du 26 mars à Bamako. L’unique but de la rencontre a été marqué par l’attaquant El Bilal Touré à la 7è minute, sur une passe du milieu de terrain Kamory Doumbia. Pour son troisième match à la tête des Aigles, le sélectionneur national, Éric Sékou Chelle est resté fidèle à son 4-4-2. Il a titularisé les milieux de terrain Mohamed Camara, Kamory Doumbia, Cheick Doucouré et Lassana Coulibaly, très en forme avec leurs clubs respectifs en ce début de saison. El Bilal Touré et Moussa Djénépo étaient positionnés sur le front de l’attaque. Le nouvel attaquant d’Almeria, en Espagne, a marqué son 3è but sur ses trois derniers matches avec les Aigles. Le premier test est donc réussi pour Éric Chelle et ses hommes qui donnent rendez-vous aux Chipolopolo zambiens, lundi, au stade du 26 Mars pour la deuxième confrontation. MT/MD (AMAP)

77e session de l’Assemblée générale de l’ONU :  Le Premier ministre par intérim  du Mali est arrivé à New York

Envoyé spécial Madiba KEÏTA New York, 23 sept (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à la tête d’une forte délégation, est arrivé, jeudi après-midi ,à New York, où il prononcera un discours devant la 77e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). À son hôtel, le chef du gouvernement par intérim a été accueilli par les représentants de la communauté des Maliens vivant à New York. Ceux-ci ont manifesté leur « soutien inconditionnel » aux autorités de la Transition déterminées à faire entendre la voix du Mali aussi bien au siège de l’ONU que partout dans le monde. À ce propos, le passage du Premier par intérim à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le samedi 24 septembre 2022, est attendu pour faire le point des avancées enregistrées dans le cadre du processus de Transition au Mali. Le colonel Abdoulaye Maïga pourrait évoquer d’autres sujets d’actualité comme la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel. En marge des travaux de la 77e  session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre par intérim rencontrera le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et d’autres personnalités étrangères. Ayant précédé le chef du gouvernement par intérim à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déjà eu des échanges  avec plusieurs personnalités pour plaider que la communauté internationale puisse accompagner le Mali, en cette période de transition. À cet effet, le chef de la diplomatie malienne a rencontré, successivement, ses homologues du Rwanda, Vincent Biruta, du Sénégal, Mme Aïssata Tall Sall, de la Chine, Wang Yi, ainsi que Mme Jutta Urpilainen, Commissaire aux Partenariats internationaux de l’Union européenne (UE). MK (AMAP)

Dépôt de gerbe de fleurs au monument de l’indépendance : Devoir de mémoire et de reconnaissance 

Par Namory KOUYATÉ Bamako, 22 sept (AMAP) 22 septembre 1960, 22 septembre 2022, jour pour jour,  cela fait  exactement 62 ans que le Mali est indépendant. Coïncidence du calendrier, la proclamation  de l’indépendance et la célébration de ce 62e anniversaire se font le même jour, un jeudi.  Et, dans le même contexte, celui de la rupture d’avec l’ancienne puissance coloniale et  la diversification de notre partenariat. Cette date symbolique de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale,  est l’occasion pour le gouvernement de rendre hommage aux héros et aux médaillés d’or de l’indépendance. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, le jeudi 22 septembre, au dépôt de gerbe de fleurs  au monument de l’Indépendance. Là, le chef de l’État a été accueilli par le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation le colonel Abdoulaye Maïga, en présence du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw, et des membres du gouvernement. Y étaient, également, des diplomates accrédités au Mali, des officiers généraux ainsi que des autorités politiques et administratives du District de Bamako, la capitale malienne. Ce  geste du colonel Assimi Goïta salue la mémoire des personnalités civiles et militaires, nationales et étrangères qui se sont illustrées par leur engagement, bravoure et assiduité. Mais, aussi, par leur esprit civique et patriotique. Ces médaillés sont issus de différentes couches socio-professionnelles. Après l’exécution de l’hymne national par le piquet d’honneur constitué d’éléments de la Garde nationale, le président de la Transition a déposé une gerbe de fleurs, près du bûcher où s’allume la flamme de l’indépendance. Puis, la sonnerie aux morts a retenti dans un silence de respect aux disparus. Dans ses propos, le chef de l’État a rendu grâce « à Allah, le Tout-Puissant qui a permis de voir ce jour béni ». Selon lui, c’est un jour symbolique pour la nation malienne. Et d’ajouter que « c’est un jour de méditation pour nos devanciers qui se sont battus pour l’indépendance de notre nation, en l’occurrence le président Modibo Keïta et ses fidèles compagnons ». « Nous avons placé ce 62e anniversaire  sous le signe de l’union dans la souveraineté retrouvée», a dit le chef de l’État, avant de mettre l’accent sur la défense et le respect de la souveraineté. Pour lui, ceux-ci reposent nécessairement sur les intérêts du peuple malien. Et cela « est un combat de génération pour chaque Malien pétri de patriotisme, d’intégrité et de loyauté », a dit le colonel Assimi Goïta. « C’est la raison pour laquelle, a-t-il dit,  je lance un appel solennel à tous les Maliens de faire l’union sacrée autour des idéaux de la refondation. » À la fin de la cérémonie, le président de la Transition, à pied, a pris un bain de foule, pour saluer ses compatriotes venus nombreux assister à cet hommage de la nation. On rappelle que ce monument a été inauguré le 22 septembre 1995 lors du 35e anniversaire de notre indépendance par le président Alpha Oumar Konaré. Le décret 2012-118/PR-RM du 24 février 2012 le classe dans le patrimoine culturel national pour ses valeurs historiques, culturelles et architecturales. D’après l’explication du chef de division des parcs publics et monuments à la Direction nationale du patrimoine culturel (DNPC), Daouda Koné, le monument est bâti en marbre blanc sur une hauteur de 20 mètres et une base de 30 mètres. M. Koné a indiqué qu’il est inscrit sur les banquettes tout autour de ce monument les noms des médaillés d’or de l’indépendance. L’ouvrage d’art a quatre portes orientées aux quatre points cardinaux avec des coupoles et des minarets. NK/ MD (AMAP)

Le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maiga, a quitté Bamako pour New York

Bamako, 22 sept (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maiga, a quitté Bamako, jeudi,  pour participer, du 22 au 26 septembre 2022, à la 77ème Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), annonce un communiqué de la Primature. Le colonel Maïga interviendra à la tribune du débat général de la 77ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le samedi 24 septembre 2022. « En marge des travaux, le Premier ministre par intérim aura des rencontres avec des personnalités étrangères. Enfin, le Chef du Gouvernement par intérim rencontrera la communauté malienne de New York et du New Jersey », ajoute le communiqué. Selon des sources officielles maliennes, le colonel Maïga, à la tête d’une forte délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop,  aura, également plusieurs rencontres bilatérales, notamment avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Et aussi avec les dirigeants du Qatar, des Etats-Unis d’Amérique et de la Communauté des États sahélo-sahariens (CENSAD) « Un tournant décisif : des solutions transformatrices face à des défis interconnectés», est le thème de cette 77è session de l’Assemblée générale de l’ONU qui a débuté, le 13 septembre 2022, au siège de l’Organisation, à New York. Selon un diplomate, qui a requis l’anonymat, le discours du chef du gouvernement par intérim sera axé, en grande partie, sur les priorités des autorités de la Transition, à savoir la reconquête du territoire national en luttant contre le terrorisme, les réformes politiques et institutionnelles et la tenue des élections générales. Le but étant d’avoir l’adhésion et l’accompagnement de la communauté internationale pour l’atteinte des objectifs que la Transition s’est fixé, en vue de répondre aux aspirations profondes du  peuple malien. «Le Mali a d’autres dossiers à l’ONU, comme par exemple la plainte contre la France pour violation répétée de son espace aérien et pour son aide à des groupes terroristes, en termes de renseignements et d’équipements. Mais l’Assemblée générale n’est pas le lieu pour débattre de ce genre de dossier. Cela se fait en rencontre bilatérale ou dans un autre cadre», explique notre source. Les délégations de 193 pays membres des Nations unies sont dans la grande métropole américaine pour présenter leurs priorités et échanger sur les grands enjeux mondiaux, comme la guerre en Ukraine, la lutte contre l’extrémisme violent, les changements climatiques, la sécurité alimentaire, le développement de l’Afrique, l’accès à l’éducation ou encore l’égalité entre femme et homme. MK/MD (AMAP)

La police démantèle un réseau de braqueurs à Sirakoro Mégétana, à Bamako

Bamako, 21 sept (AMAP) Le commissariat de Sirakoro Meguetana, Cercle de Kati, a mis fin aux agissements de cinq bandits de grand chemin spécialisés dans le braquage et le vol à main armée et qui sévissaient aussi bien à Sirakoro qu’un peu partout à travers Bamako et ses environs, ont annoncé des sources policières. Ces individus sont membres d’un réseau qui, depuis quelques temps, commettait, dans la capitale malienne, des vols à main armée par braquage, selon les policiers. Ils ont été identifiés sous les initiales de DC, AC, DT, SE et  KC. Ce dernier a été présenté par les limiers comme le cerveau de la bande. Selon les informations, la bande ciblait les boutiques et points de vente en tout genre. Les tenanciers de magasins de vente ou de réparation de téléphones portables faisaient, également, partie de leurs victimes. C’est une bande bien organisée et particulièrement violente qui n’hésitait pas à faire usage d’arme à feu pour déposséder les victimes de leurs biens, selon nos sources. Les policiers ont expliqué que le groupe doit sa particularité à l’audace membres qui n’hésitaient pas à opérer en plein jour, pendant le week-end, sur des motos. Leur mode opératoire consistait à repérer d’abord les commerces dans les quartiers, tout en s’informant sur les mesures sécuritaires des lieux. Ils passaient, ensuite, à l’acte munis d’armes à feu. Après avoir longtemps coupé le sommeil aux commerçants et vendeurs de la place, ils sont tombés dans les mailles du filet des hommes du divisionnaire Fantiémé Coulibaly. C’était dans la nuit du dimanche à lundi dernier, à la suite d’une opération menée contre des échoppes à la cité BMS de Sirakoro. De sources policières, les enquêtes ont permis aux policiers d’interpeller, sur renseignement, l’un des malfrats, quelques heures, après leur coup, du nom de KC, non moins cerveau de l’attaque. Ce dernier, bien connu de la police, a été confondu lors des auditions. Il s’est mis à table et a dénoncé ses complices. Ces derniers seront tous pris, à leur tour, par les policiers. Ceux-ci ont trouvé, en leur possession, un pistolet mitrailleur (PM) garni de 49 minutions, plus un pistolet automatique (PA) de fabrication artisanale améliorée, avec une balle. Les limiers ont, également, mis la main sur quatre engins à deux roues dont deux Djakarta, une moto TVS et Apsonic. La bande de cinq bandits aguerris est derrière les barreaux, le temps de comparaitre devant un juge. TC/MD (AMAP)