Mali : De jeunes déplacés devenus des travailleurs journaliers à Bamako
Par Fadi CISSÉ Bamako, 12 janv (AMAP) Attroupés sous un grand arbre, leur attention se focalise sur la route qui mène de Kalaban Coura à l’Aéroport international président Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Ce sont des ouvriers à la recherche d’un travail journalier. La majorité d’entre eux, munis de leurs sacs, sont des déplacés intérieurs des camps ouverts dans la périphérie de Bamako, la capitale malienne. Assis côte à côte, ils donnent l’impression de bien se connaître, mais comme le dit l’adage, «les apparences sont trompeuses». Ils ont fui la violence des conflits dans leurs villages respectifs pour trouver refuge dans la Ville aux trois caïmans. Les épreuves traversées et la rencontre accidentelle dans la capitale ont, presque naturellement, créé entre eux des liens de parenté. Sous l’arbre qui fait office de zone d’attente pour ces déplacés, ils se découvrent aussi consommateurs, car leur présence régulière a attiré des vendeuses de nourritures, de café, de marchands de petites bricoles… Ce petit monde permet aux ouvriers de prendre le petit déjeuner avant d’affronter une longue journée de travail. Si l’occasion se présente… La majorité de ces jeunes, qui espèrent être embauchés par un chef de chantier, est originaire de villages de Mopti, San, Douentza et autres localités des Régions dans le Centre du Mali, en proie à l’insécurité. Ils doivent se réveiller avant l’aurore pour venir faire la queue dans l’espoir de trouver un travail et gagner de l’argent pour se nourrir et faire vivre leur famille. Dans un minibus Sotrama, nous avons croisé Bamoussa Traoré. Le quinquagénaire, vêtu d’un pantalon noir, d’un vieux T-shirt de la même teinte, glisse sous le banc un sac contenant ses outils de travail, puis salue les autres passagers. Il est déjà 8 heures en ce mois de décembre, mais la fraîcheur et le brouillard persistant donnent l’impression qu’il n’est que 6 heures du matin. Un coup d’œil à sa montre et Bamoussa crie au chauffeur d’accélérer pour lui éviter d’être plus en retard au travail. Il doit, en effet, se rendre sur le boulevard de Kalaban Coura pour recruter des jeunes « costaux » capables d’abattre le travail pénible que son âge ne lui permet plus d’exécuter seul. À destination, Bamoussa Traoré est instantanément assailli de sollicitations. «Patron, avez-vous besoin d’un manœuvre ? Je suis là et je suis prêt à accomplir n’importe quelle tâche», entend-on dans le brouhaha. ATTAQUES DE VILLAGE – Le vieux, lui, a pris son temps non pour écouter les jeunes, mais pour repérer celui, plutôt jeune et solide, qui ferait son affaire. Il a choisi Abdoulaye Yalkouyé, 17 ans. Le jeune homme et ce qui restait de sa famille ont quitté Sofara, après que ce village de la Région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Actuellement, Abdoulaye a trouvé refuge avec ses deux frères et sa sœur au camp de Sénou, attendant un hypothétique retour au bercail. «Chaque jour, je me réveille tôt le matin pour venir chercher du travail en cet endroit. Quand on a perdu nos parents dans l’attaque, j’ai pris mes frères et j’ai suivi les autres familles à Bamako. J’ai abandonné l’école en classe de 7è année pour m’occuper d’eux», raconte le jeune chef de famille. Pour faire face à des responsabilités qu’il n’aurait jamais dû assumer à son âge, Abdoulaye accepte d’être payé à 3.000 Fcfa pour une dure journée de labeur, nourriture non comprise. «Si je refuse le travail, il y a des gens qui sont prêts à accepter l’offre. Souvent, on reste jusqu’à midi ici sans trouver de travail à faire», regrette le jeune orphelin qui, tout heureux, suit son «patron» du jour. Ceux qui ont de la chance ou ont donné largement satisfaction peuvent être systématiquement contactés par un responsable de chantier qui leur fait désormais confiance. Ils n’ont pas besoin de venir faire le pied de grue à Kalaban Coura. Les plus désespérés choisissent de passer la nuit à la belle étoile dans l’espoir de bénéficier de la première offre du matin. Mais, la chance ne leur sourit pas toujours comme Seïbou Poudiougou qui peut en témoigner amèrement. Le natif de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre), a passé la nuit en plein air, sans couverture pour se protéger du grand vent d’harmattan de décembre. Ce matin, il est déjà 11 heures et aucune offre ne lui a été faite jusque-là. Tout espoir s’est envolé pour le reste de la journée. «Des jours comme ça, lorsque je ne trouve pas de travail, je vais en chercher au marché rail-da. Je transporte les bagages des clients des Sotrama avant de guetter un poste de gardiennage dans un quartier de la zone. Nous sommes deux personnes à nous relayer pour cela, tous venus du même village pour se retrouver au camp de Faladiè», révèle le jeune dogon. Banditisme – Des journaliers viennent 7 jours sur 7 chercher du travail à Kalaban Coura ou sur un autre site très fréquenté à Yirimadio, en Commune VI de Bamako, non loin du rond-point (Wara ka Sirafara) où, de passage on les aperçoit regroupés. Samedi matin, beaucoup d’entre eux sont assis sur des briques, plaisantant en bons copains. Fatigués d’attendre, quelques-uns se sont allongés à même le sol. Arouna Tapily reste debout au bord de la route bitumée dans l’espoir d’être embauché, car il doit impérativement se faire de l’argent pour régler l’ordonnance de sa femme malade. Il est déjà 10 heures et aucun chef de chantier ne s’est présenté. Le natif de Diallassagou sait que ses chances s’amenuisent de ce côté-là et s’apprête à se lancer dans un aléatoire porte-à-porte afin de trouver un petit job qui le dépannera. Il souhaite que la paix revienne vite pour qu’il puisse retourner au bercail avec sa famille, car, dit-il, «Bamako est très dur pour y vivre surtout pour nous les villageois.» Kaniba Koné, elle, ne vient pas sur le site de Yirimadio pour chercher du travail : cet endroit est son lieu de travail. Depuis plusieurs années déjà, elle y a installé un foyer pour faire
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 janvier 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation de l’avenant n°2 au marché relatif aux travaux de construction de la Maison de la Radio et Télévision du Mali à Kati Sananfara, lot n°1 ; un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif aux travaux de construction de la Maison de la Radio et Télévision du Mali à Kati Sananfara, lot n°2. Les avenants, sans incidence sur les montants et les délais d’exécution des marchés initiaux, sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise COMATEXIBAT-SA. Ils visent à prendre en compte la modification de la source initiale de financement du projet qui sera désormais assuré par le budget national à hauteur de 86,7% et les fonds propres de l’Office de Radio et Télévision du Mali à hauteur de 13,3%. La réalisation de l’Hôpital du District Sanitaire de Bla entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un vaste programme de réforme du système de santé de notre pays dont l’objectif est l’amélioration des conditions de prise en charge des patients dans des conditions idoines. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de l’Hôpital du District Sanitaire de Bla en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise Afrique Travaux BTP-Hydraulique-Forage pour un montant toutes taxes comprises de 4 milliards 486 millions 208 mille 543 Francs CFA et un délai d’exécution de trois-cent (300) jours Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia- Balla Fasséké KOUYATE. Créé par la Loi n°03-013 du 14 juillet 2003, le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasséké KOUYATE a pour mission la formation des cadres supérieurs dans le domaine des arts et métiers multimédia et la recherche dans le domaine du patrimoine culturel malien et africain. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°03-330/P-RM du 06 août 2003. De sa création à nos jours, l’établissement a assuré la formation de 841 étudiants dans les filières des arts plastiques, danse, musique, métiers-multimédia, théâtre, design et de l’ingénierie culturelle. À l’application, des insuffisances ont été constatées dans le fonctionnement du Conservatoire qu’il convient de corriger. Les projets de textes adoptés corrigent ces insuffisances et renforcent le cadre juridique de l’établissement pour une gouvernance plus efficace et une gestion pédagogique et scientifique efficiente, à travers en autres : la réorganisation de la direction générale ; la création des Départements d’Enseignement et de Recherche ; la prise en compte des frais administratifs et pédagogiques dans les éléments constituant les ressources propres ; – le recrutement, la hiérarchisation et la formation du personnel enseignant ; – la représentation des étudiants au Conseil d’Administration ; – la précision des modalités d’exercice de la tutelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Permanent à la Haute Autorité de la Communication : Monsieur Hamidou KEITA, Administrateur civil, Membre du Corps Préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Inspecteur en Chef des Services de Sécurité et de la Protection civile : Inspecteur Général de Police Moussa Boubacar MARIKO. – Conseiller technique : Commissaire Divisionnaire de la Police Djénéba DIARRA. – Secrétaire Général : Monsieur Seydou COULIBALY, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ambassadeur du Mali à Accra (République de Ghana) : Monsieur Oumar KONATE, Journaliste et Réalisateur. – Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Monsieur Moussa Kissima TRAORE, Inspecteur des Finances. – Agent Comptable Central du Trésor : Monsieur Siaka SAMAKE, Inspecteur du Trésor. – Chef de la Cellule d’Appui à l’Emploi et à la formation professionnelle des diplômés et formés en langue Arabe : Monsieur Seydou Baba KEITA, Professeur principal de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE – Conseiller technique : Commissaire Divisionnaire de la Police Djénéba DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Général : Monsieur Seydou COULIBALY, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ambassadeur du Mali à Accra (République de Ghana) : Monsieur Oumar KONATE, Journaliste et Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Monsieur Moussa Kissima TRAORE, Inspecteur des Finances. – Agent Comptable Central du Trésor : Monsieur Siaka SAMAKE, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Chef de la Cellule d’Appui à l’Emploi et à la formation professionnelle des diplômés et formés en langue Arabe : Monsieur Seydou Baba KEITA, Professeur principal de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur Général de l’Observatoire national du Dividende Démographique : Monsieur Kassoum DIAKITE, Professeur d’Enseignement Secondaire. – Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières : Monsieur Mahamadou BOIRE, Ingénieur des Constructions Civiles ; Monsieur Allaye CISSE, Administrateur civil, Membre du Corps Préfectoral. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la
L’Armée malienne revendique 31 terroristes tués dans des accrochages dans le Nord
Bamako, 12 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), ont neutralisé 31 terroristes mardi, suite à de violents combats entre une mission militaire et des Groupes armés terroristes (GAT), a indiqué l’Armée dans un communiqué publié le même jour. « Le bilan cumulé fait état de 14 morts côté FAMa, 11 blessés et 01 véhicule détruit. Côté énnemi : 31 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. », précise le communiqué. L’Etat-major général des Armées explique que les FAMa « ont vigoureusement réagi à deux attaques complexes aux multiples Engins Explosifs Improvisés (EEl), le mardi 10 janvier 2023, entre Dia et Diafarabé en un premier temps, et entre Koumara et Macina (Centre) en un deuxième temps. « Des renforts terrestres ont été déployés dans la zone, suivis de ratissage avec un bilan de 17 corps de terroristes abandonnés sur les lieux », selon la même source « Au même moment, un regroupement de terroristes enterrant des morts à 3 kms au Nord de l’incident a été observé et traité par les vecteurs aériens y compris les drones puis exploité par les forces spéciales aéroportées avec un bilan de 14 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. » poursuit l’état-major dans son communiqué. L’armée assure que les renforts terrestres sont arrivés dans la zone de même que la surveillance aérienne. « Le ratissage se poursuit également dans la zone », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)
Autorité indépendante de gestion des élections : Les 15 membres officiellement installés
Bamako, 11 janv (AMAP) Les membres du Collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), avec à leur tête Me Moustapha Cissé, ont été installés officiellement, mardi, dans leur fonction par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans la salle des banquets du palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. « La création d’un organe unique de gestion des élections était une demande forte de la classe politique. Et les Assisses nationales de la refondation (ANR) l’ont également retenu parmi les recommandations », a dit le président de la Transition, ajoutant que « c’est une autre étape de la marche résolue du peuple malien vers la refondation de l’État. » Le colonel Goïta a souligné que « les élections permettent à tous les citoyens, quelle que soit leur origine sociale, de prendre part directement ou indirectement à la prise de décision qui engage la vie de la nation. » Aussi, a-t-il dit en substance, « les élections doivent être organisées de manière transparente afin que les résultats des scrutins reflètent les votes des citoyens. » Le chef de l’Etat a indiqué que c’est à cet impératif que répond la création de l’AIGE. Laquelle s’articule autour de la gestion du fichier électoral, de la confection, de l’impression et de la remise des cartes d’électeur. Mais aussi du suivi de la campagne électorale, du déroulement des opérations de vote, du dépouillement des bulletins de vote, de la centralisation et de la proclamation des résultats provisoires. Créée par la loi 2022-019 du 24 juin 2022, l’AIGE a pour mission principale l’organisation et la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales. Nommés par le décret n°2022-0609/PT-RM du 12 octobre 2022 pour un mandat de 7 ans non renouvelable, les 15 membres de cet organe ont prêté serment devant la Cour suprême le 20 octobre 2022. INCLUSIVITE – C’est au regard de son importance décisive pour le processus électoral que le choix a été fait de donner un caractère inclusif à cet organe à travers une composition faisant intervenir les pouvoirs publics, les partis politiques et la société civile, a expliqué Assimi Goïta. «L’organisation d’élections libres et transparentes est une exigence du peuple malien. C’est la condition sine qua non de la stabilité politique à laquelle nous aspirons tous», a souligné le chef de la Transition, Il a ajouté que cela sera aussi « le couronnement des réformes politiques et institutionnelles » avec l’objectif de régénérer «notre système global de gouvernance». Pour le président Goïta, la refondation de l’État dont plusieurs axes sont en cours de réalisation requiert l’engagement des Maliens. «Ceci est l’esprit de Mali kura que nous sommes en train de bâtir avec fermeté pierre par pierre», a laissé entendre le chef de l’État. Pour sa part, le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, a assuré que son équipe entend accomplir avec responsabilité les missions assignées à l’organe. Me Cissé reste persuadé que l’AIGE a un rôle et sa place « dans la construction du Mali de demain qui sortira d’élections transparentes, crédibles et acceptées de tous. » S’adressant aux partis politiques, il a dit que l’Autorité sera aussi exigeante à l’endroit de tous les acteurs du processus électoral pour un respect scrupuleux de ses prérogatives légales. À l’Etat, le président de l’AIGE a demandé de mettre les moyens à disposition pour atteindre les objectifs, dans le temps imparti. C’est pourquoi, il a insisté sur l’actualisation des données de l’État civil en harmonie avec le fichier électoral en vue de la confection des cartes d’identité biométriques. Et cela en adéquation avec la nouvelle réorganisation territoriale. La cérémonie s’est déroulée présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition 9CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement et des présidents des différentes institutions de la République. NK/MD (AMAP)
« L’engagement de l’Algérie est permanent aux côtés du Mali », a dit Ramtane Lamamra
Bamako, 11 janv (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réaffirmé, mardi, à Bamako, l’engagement de l’Algérie aux côtés du Mali, après de récents propos du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, dans la presse et qui ont pu heurter l’opinion malienne. L’émissaire du président Tebboune, à sa sortie d’une audience avec le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a précisé que sa visite s’inscrivait dans le cadre des traditions de dialogue fraternel, de concertations étroites et de coordination d’échanges réguliers entre les deux chefs d’État. «Lesquels qui, par l’intermédiaire des émissaires, échangent sur des questions d’importance pour les deux nations, pour notre histoire, notre région, voisinage», a précisé le chef de la diplomatie algérienne. Afin de lever toute équivoque quant aux bonnes intentions d’Alger, le dirigeant algérien a dépêché à Bamako son ministre des Affaires étrangères. Ramtane Lamamra a été reçu par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au palais de Koulouba, en présence de son homologue malien, Abdoulaye Diop. Parlant des propos du chef de l’État algérien dans les médias, Ramtane Lamamra a soutenu que le président Tebboune est très proche du Mali et désireux de développer les relations bilatérales. «Il a un suivi constant du développement de la situation au Mali. Il a une affection pour ce pays, pour son peuple», a assuré le chef de la diplomatie algérienne, ajoutant que lorsque le président Tebboune est amené à évoquer le Mali, c’est toujours avec de bonnes intentions. «C’est le cas en l’occurrence», a souligné le ministre algérien des Affaires étrangères qui a demandé de faire confiance à l’Algérie, à l’amitié de son président, à son engagement envers le peuple malien frère. «En aucune façon, il ne peut y avoir le moindre préjudice au Mali qui viendrait de l’Algérie. Cela a été démontré dans les moments difficiles, de la même manière que le Mali s’est rangé aux côtés de l’Algérie à des moments particulièrement difficiles, au moment où l’Algérie parachevait sa libération nationale pour restaurer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire», a-t-il soutenu. Pour sa part, le chef de la diplomate malienne a indiqué que l’année 2023 ouvre des perspectives prometteuses pour les relations bilatérales entre nos deux pays. « Nous nous réjouissons d’être partie prenante à cette continuité de forme, à cette persévérance dans le travail en commun pour faire en sorte que les relations économiques entre nos pays reflètent la qualité de nos relations historiques et politiques», a dit Abdoulaye Diop. Il a rappelé ensuite que l’Algérie a été investie de la responsabilité de chef de file de la médiation internationale, et c’est à cet titre qu’elle préside le Comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger (CSA). À ce sujet, l’Emissaire du président algérien a rappelé que son pays est en contact permanent avec les parties signataires, les parties maliennes comme avec l’équipe de la médiation internationale. « Nous évaluons la situation, Nous nous projetons dans l’avenir et considérez donc la présente visite à Bamako comme la démonstration de l’engagement permanent de l’Algérie pour l’accomplissement de cette mission qui est, nous le croyons, dans l’intérêt du peuple malien frère comme dans l’intérêt supérieur de la paix et de la sécurité dans la région», a expliqué Ramtane Lamamra. Le chef de la diplomatie algérienne a ajouté que l’engagement de son pays s’inscrit dans le cadre de sa politique consistant à tout mettre en œuvre pour apporter des solutions africaines aux problèmes de l’Afrique. OD/MD (AMAP)
Mali: Un site internet pour authentifier les données biométriques
Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a annoncé, lundi, la création d’un site internet sécurisé dont l’adresse est : www.jevalidemonnina.ml, dans le cadre de la production de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Il s’agit pour le département en charge de la sécurité « de permettre aux Maliens de l’intérieur et ceux de l’extérieur d’authentifier et de vérifier leurs données biométriques, en vue de l’obtention de la carte biométrique », indique le ministère dans un communiqué. A cet effet, « des points spécifiques sont installés dans les commissariats de police, les brigades de gendarmerie, les centres principaux d’état civil, les préfectures pour l’intérieur du pays, et dans les missions diplomatiques et consulaires, pour l’extérieur, afin que les citoyens puissent faire la mise à jour de leurs données respectives », explique le communiqué. Pour un meilleur éclairage des citoyens « sur cette importante opération, des spots publicitaires élaborés, à cet effet, seront diffusés, en français et en bamanankan, à travers les canaux officiels de diffusion, pour davantage sensibiliser les concitoyens, annonce le communiqué ministériel. » AT/MD (AMAP)
Mali : Le poste de la gendarmerie de Sebekoro (Kita) ciblé par une attaque terroriste
Bamako, 09 janv (AMAP) Le poste de la gendarmerie de Sebekoro, dans la Région de Kita (Ouest), sur la route nationale RN24, a été la cible d’une attaque terroriste, dans la nuit du dimanche au lundi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent des sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un gendarme tué et un autre blessé. Le poste a été totalement saccagé et plusieurs véhicules des gendarmes incendiés, précise la même source. Un renfort militaire est arrivé sur les lieux après le retrait des assaillants. Un peu plutôt dans la même nuit, le poste du bureau des douanes de Didiéni (Ouest) a également été visé par des tirs d’hommes armés non identifiés, indique une source proche de la douane. Le bilan provisoire ne fait pas état de perte en vie humaine. Mais l’on déplore un blessé par balle et la voiture du chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) incendié par les assaillants qui se sont sauvés avant l’arrivée des renforts. Ces deux attaques interviennent quelques jours après celles qui ont visé, lundi 02 janvier 2023, le poste de Secours de la Protection civile de Marka-coungo et celui du péage de Kasséla, à l’entrée de Bamako, ayant fait au moins cinq morts dont deux sapeurs-pompiers. AT/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 06 janvier 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 06 janvier 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. Le Président de la transition, Chef de l’Etat a décidé, lors de la session du Conseil des Ministres du 30 novembre 2022, d’instituer la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA. En réaction aux sanctions économiques, financières et diplomatiques ainsi imposées, notamment la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la CEDEAO, le gel des actifs du Mali au sein de la BCEAO, la suspension des transactions commerciales, la rupture des aides financières et le rappel des Ambassadeurs, le Gouvernement a annoncé le principe de mesures de réciprocité. Le Gouvernement s’est réuni en session extraordinaire du Conseil des ministres le lundi 10 janvier 2022, pour examiner ces sanctions et mesures extrêmes prises sous de fortes influences extérieures à l’encontre d’un Etat membre sans littorale et en guerre contre le terrorisme depuis une décennie. A l’issue de ce Conseil des Ministres extraordinaire, le gouvernement a décidé entre autres d’appliquer des mesures et sanctions réciproques et d’élaborer un plan de riposte pour sauvegarder notre souveraineté et préserver l’intégrité du territoire national. Dans la foulée le Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées a présidé une réunion du Conseil Supérieur de Défense pour examiner la situation et prendre les mesures qui s’imposent. Face à cette situation, plus de 4 millions de Maliens se sont mobilisés à l’intérieur et à l’extérieur du pays le vendredi 14 janvier 2022 pour dénoncer ces sanctions. La célébration du 1er anniversaire de cette grande mobilisation est prévue le 14 janvier 2023. Elle vise à renforcer le sentiment patriotique et à magnifier la souveraineté retrouvée du Mali qui repose désormais sur les trois principes définis par le Président de la Transition, conformément à la vision du Peuple malien, à savoir : – le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenariats opérés par le Mali ; – la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises. Le présent projet de décret institue le 14 janvier de chaque année, Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique des Entrepôts maliens dans les ports de transit. Les Entrepôts maliens dans les ports de transit sont des services extérieurs de l’Etat qui assument, dans les pays côtiers, la gestion des espaces et installations portuaires, leur contrôle et leur exploitation ainsi que la coordination des activités de transport et de transit des marchandises en provenance ou à destination du Mali. Actuellement le Mali dispose de sept Entrepôts dans les pays de transit, à savoir : – les Entrepôts Maliens en Côte d’Ivoire (EMACI) ; – les Entrepôts Maliens au Sénégal (EMASE) ; – les Entrepôts Maliens en Guinée (EMAGUI) ; – les Entrepôts Maliens en Mauritanie (EMAMAU) ; – les Entrepôts Maliens au Ghana (EMAGHA) ; – les Entrepôts Maliens au Togo (EMATO) ; – les Entrepôts Maliens au Bénin (EMABE). Les Entrepôts maliens dans les ports de transit sont confrontés à des difficultés dans leur fonctionnement qu’il convient de corriger. Les projets de décret sont adoptés dans ce cadre. Ils apportent les innovations suivantes : l’insertion de la mission de suivi de la mise en œuvre des accords et conventions sur la facilitation des transports et transit ; la création du poste de Délégué du Contrôle financier ; la précision des attributions des structures internes des Entrepôts ; la prise en charge de la mission d’assistance aux Chargeurs et autres opérateurs économiques ; la modulation des cadres organiques en fonction du volume d’activités des Entrepôts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la situation de 600 maliens en détresse dans le secteur d’Assamaka au Nord du Niger. Conformément à sa vocation d’assistance et de protection de nos compatriotes à l’extérieur, le Gouvernement à travers le Ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur, a envoyé un fonds de subsistance, pour la prise en charge des besoins urgents de nos compatriotes en nourriture et en médicaments pour une période de vingt (20) jours. Le Gouvernement s’engage à les rapatrier au Mali dès que les conditions le permettront. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Mali: La vignette 2023 pour les engins à deux roues disponible ce lundi 09 janvier (Communiqué)
Bamako, 08 janv (AMAP) Les usagers des engins à deux peuvent s’acquitter de leur vignette pour le compte de l’année 2023, à partir de ce lundi 09 janvier, a annoncé, vendredi, le maire du District de Bamako, dans un communiqué. « Le maire du District de Bamako, a l’honneur d’informer la population que la vente de la vignette des engins à deux roues débutera le lundi 09 janvier 2023 à la Recette perception de la mairie du District, sise Place de la liberté », précise le communiqué La même source souligne que la vente se fera tous les jours ouvrables de 08 heures à 16 heures. Le maire du District appelle au « civisme et la bonne compréhension de toute la population. » AT/MD (AMAP)
Sénégal: 40 morts et plusieurs blessés dans une collision de bus à Kaffrine (Centre)
Bamako, 08 janv (AMAP) Une collision entre deux bus, dimanche, a fait une quarantaine de morts et de nombreux blessés graves, à six kilomètres de la ville de Kaffrine, au Centre du Sénégal, rapportent différentes sources locales citées par l’Agence sénégalaise de presse (APS). « Suite au grave accident de ce jour à Gniby ayant causé 40 morts, j’ai décidé d’un deuil national de 3 jours à compter du 9 janvier. Un conseil interministériel se tiendra à la même date pour la prise de mesures fermes sur la sécurité routière et le transport public des voyageurs », a tweeté le chef de l’État sénégalais, Macky Sall. Le président Sall est attendu, dans les prochaines heures, sur le lieu de l’accident. L’accident s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche. Il a impliqué deux bus de transport en commun communément appelés »Horaire ». L’un venait de Dakar, la capitale sénégalaise, et l’autre de Kédougou (Est), selon des témoins interrogés par l’APS. « Les sapeurs-pompiers et les forces de défense et de sécurité sont à pied d’œuvre pour évacuer les blessés et acheminer les corps sans vie dans les établissements de santé les plus proches », précise la même source. Sur les réseaux sociaux, l’émoi et la consternation laissent peu à peu la place à des critiques et interpellations des internautes sur la gouvernance du secteur des transports en commun au Sénégal et plus généralement dans la sous-région. AT/MD (AMAP)

