Mali : Le referendum reporté sine die (ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation)
Bamako, 10 mar (AMAP) Le referendum initialement prévu pour le 19 mars prochain, au Mali, connaitra un léger report, a annoncé, vendredi, à Bamako, le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Au cours d’une conférence de presse le ministre Maïga, sans préciser une nouvelle écheéance, a justifié ce report par « la ferme volonté des autorités de la Transition d’appliquer les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR). » Notamment la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) à travers l’installation de ses démembrements dans les 19 régions administratives du Mali et le District de Bamako. Le colonel Abdoulaye Maïga a souligné que la date du referendum sera fixée après concertation avec l’AIGE et l’ensemble des acteurs du processus électoral. Toutefois, il a exprimé « la détermination des autorités de la Transition à respecter le délai convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le retour à l’ordre constitutionnel. DD/MD (AMAP)
Opportunités d’affaires : Le Mali intéresse des investisseurs qataris
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 10 mar (AMAP) Des hommes d’affaires qataris se rendront au Mali, après le mois de ramadan, pour y mieux cerner les opportunités d’investissement, a appris l’AMAP à la fun d’une audience accordée, jeudi, par le président du Conseil d’administration de l’Association des hommes d’affaires du Qatar, Faisal Bin Qasim Al-Thani, au Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement, qui a pris part à la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha, au Qatar. a été reçu par le patron des patrons qataris, en présence de certains de ses collaborateurs et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. «Nous allons envoyer une équipe d’hommes d’affaires au Mali et chacun va essayer d’identifier le ou les domaines dans lesquels il peut investir», a annoncé Faisal Bin Qasim Al-Thani, à la fin de la rencontre. D’ores et déjà, des investisseurs manifestent de l’intérêt pour les secteurs de l’agriculture, de l’immobilier, du tourisme, des mines… «Durant les échanges avec le chef du gouvernement, nous avons parlé de toutes les opportunités au Mali. Lors de notre visite, nous allons voir ce qu’il faut entreprendre pour soutenir l’économie malienne, créer des emplois», a expliqué le président du conseil d’administration du Patronat qatari. Il s’est dit convaincu que «Qataris et Maliens trouveront des pistes pour pousser les relations économiques entre les deux pays». Le Premier ministre Maiga a ajouté : «Nous sommes convenus que quand les opérateurs économiques du Qatar se rendront au Mali, nous allons discuter pour mettre le focus sur les domaines d’intérêt commun. » C’est la deuxième fois que Faisal Bin Qasim Al-Thani et Choguel Kokalla Maïga s’entretiennent sur les opportunités d’investissement au Mali. Le Premier ministre a encore saisi l’occasion pour rappeler les priorités malienne, dont la sécurité. Une autre préoccupation à laquelle le Mali attend une réponse de la part des hommes d’affaires, c’est la construction de l’université de Tombouctou. Le sujet semble avoir séduit Faisal Bin Qasim Al-Thani. Son organisation est, également, prête à donner des bourses d’étude à des Maliens. Le Mali et la faîtière des hommes d’affaires du Qatar ont signé un mémorandum d’entente, il y a quelques mois. Leur ambition commune est d’instaurer des relations d’ordre stratégique sur le long terme. «Nous avons la terre, le fleuve, la jeunesse… Donc, il nous faut de gros investissements et les Qataris peuvent répondre à ce besoin. C’est donc un mariage de raison que nous voulons et qui va durer», a déclaré le chef du gouvernement malien. Choguel Kokalla Maiga a assuré que le nécessaire sera fait pour éviter que la bureaucratie ne «nous mette pas en retard». ID/MD (AMAP)
Chaîne de la dépenses publiques au Mali : Le ministère de l’Économie et des Finances prêche la nécessaire rationalisation
Bamako, 10 mar (AMAP) Le ministère malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a souligné, jeudi, a Bamako, la nécessité d’échanger avec les acteurs de la chaîne des dépenses publiques pour mieux coordonner les actions. M. Sanou, qui intervenait au Centre international des conférences de Bamako (CICB), à la 2e édition des échanges entre les principaux acteurs de la chaine des dépenses publiques, a souligne que le contexte actuel du Mali, « la mobilisation des recettes publiques intérieures, comme principale source de financement des politiques publiques, rend, plus que jamais, nécessaire la rationalisation des dépenses publiques. » Cet atelier d’échanges entre les acteurs de la chaîne des dépenses publiques, institué depuis deux ans, constitue un forum d’échange et de dialogue autour des mesures, des règles et des comportements visant l’efficacité et l’efficience des dépenses dans un contexte de rareté des ressources. Les débats ont porté sur quatre thèmes à savoir, les contraintes de la gestion des finances publiques et la moralisation du coût des acquisitions de biens et des prestations de services. S’y ajoutent la cartographie des infractions aux règles d’exécution des dépenses publiques et leur manifestation, la promotion de la production nationale et de l’outil national de production à travers la commande publique. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances a rappelé que l’année 2022 a été particulièrement rude pour le Mali en raison de diverses crises, notamment la crise sécuritaire, la Covid-19, la crise russo-ukrainienne et l’embargo économique et financier imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon Alousseni Sanou, en matière de gestion des finances publiques, ces chocs se sont traduits par la baisse des recettes fiscales, la hausse des dépenses d’intervention pour atténuer les effets de l’inflation induite et l’accès difficile au financement. « Au même moment, a-t-il dit, l’Etat devait continuer à faire face aux indispensables et vitales dépenses de défense et de sécurité. » Pour lui, « ce sont là autant de défis à relever à travers, entre autres, une bonne gestion de nos finances publiques. » Le ministre a ajouté que « cet objectif nous a conduit à adopter une politique budgétaire très restrictive à travers des mesures de régulation très rudes telles que le gel et l’annulation d’une partie des crédits budgétaires. » A ce propos, le patron de l’hôtel des Finances a remercié les différents acteurs pour leur accompagnement et leur bonne attitude face à ces mesures de régulation budgétaire, toute chose qui, selon lui, « a permis de maîtriser le déficit du budget 2022 à 4,9% contre une prévision de 5,2% du PIB. » Le ministre de l’Economie et des Finances a, par ailleurs, souligné que la conjugaison des crises a imprimé un rythme d’accroissement constant aux dépenses publiques à un moment où l’Aide publique au développement (APD) est arrêtée et où les capacités d’endettement sont de plus en plus limitées. « En effet, depuis août 2020, les appuis budgétaires sont suspendus et l’endettement public érode de plus en plus l’équilibre budgétaire. Dans ce contexte, et plus que jamais, la rationalisation et l’efficacité des dépenses publiques demeurent la seule alternative », a révélé Alousseni Sanou. Il a interpellé les responsables du budget, des marchés publics, du contrôle financier et les directions des finances et matériels pour assurer une bonne rationalisation, une efficience (en termes de délai, de coût et de pertinence) et une moralisation des dépenses publiques. « La bonne gouvernance, a-t-il rappelé, exige de tous et de chacun un comportement responsable au quotidien dans l’application stricte des textes règlementaires face aux biens publics. » AG/MD (AMAP)
Coopération militaire : Le chef d’état-major des armées du Niger reçu par le président de la Transition au Mali
Bamako, 10 mar (AMAP) Le chef d’état-major des armées du Niger le général, Mody Salifou, qui a été reçu en audience, jeudi, au Palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Bamako, pour échanger avec les chefs militaires maliens de coopération entre le Niger et le Mali face aux terroristes, notamment dans la zone des trois frontières. Selon le général Mody Salifou, les efforts entre son pays et le Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ont toujours été permanents. « Il a été question, aujourd’hui, de faire le tour de cette coopération et voir comment nous pourrons rentabiliser davantage cette coopération sécuritaire entre nos deux pays », a confié à la presse le chef d’État-major des Armées du Niger. Le haut gradé de l’armée nigérienne, à discuté, en substance, de la meilleure façon de rentabiliser davantage la coopération sécuritaire entre le deux pays dans la lutte contre le terrorisme. Cette question était au menu de l’audience avec le colonel Assimi Goïta. L’officier général nigérien était venu transmettre au chef de l’État « les salutations amicales » de son homologue du Niger, Mohamed Bazoum. Mais, aussi. de lui rendre compte de ses discussions avec ses « camarades » des Forces armées maliennes (FAMa). Le Mali et le Niger partagent une frontière commune de près de 821 km et sont confrontés à un défi commun : la lutte contre le terrorisme. Pour l’officier général nigérien, il est de bon ton que « nous nous retrouvions régulièrement pour faire le point de la situation, de part et d’autre de la frontière pour le bien de nos populations respectives ». Et de poursuivre : « nos forces ont toujours été ensemble. Nous travaillons toujours ensemble et nous soutenons les unes les autres». Cette audience intervient au moment où la zone dite «des trois frontières» entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso est confrontée au terrorisme. Selon l’Armée malienne, la montée en puissance des FAMa et la mutualisation des efforts accrus avec les pays voisins ont porté un coup sérieux à la capacité de nuisance des terroristes. Par ailleurs, ce déplacement des hauts gradés de l’armée nigérienne u Mali arrive dans un contexte marqué par le retrait du Mali de tous les organes et instances du G5-Sahel, y compris sa force conjointe. Toutefois, les autorités de Bamako ont déclaré être ouvertes à toute coopération bilatérale dans la lutte contre les ennemis de la paix dans la région. BD/MD (AMAP)
Relance imminente du trafic ferroviaire au Mali (Ministère des Transports et des Infrastructures)
Bamako, 09 mar (AMAP) Une mission d’information et de sensibilisation est parti, jeudi, de la gare ferroviaire de Bamako pour Kayes, pour informer et sensibiliser les populations et autorités des localités riveraines sur la relance imminente du trafic ferroviaire national, annonce la cellule de communication du département des Transports et des Infrastructures. « La délégation, à bord de la locomotive CC 2207, fera le trajet Bamako-Kayes. Il est prévu une escale dans toutes les gares le long de la voie ferrée », ajoute la source indiquant que la mission a été mise en route sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Toutes les activités de reprise du trafic ferroviaire sont financées par le budget national. À cet égard, au cours d’un voyage test, le 13 juillet 2022, Mme Sissoko a salué « l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour cette relance du trafic ferroviaire. » Selon elle, « c’est grâce à l’engagement des autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs. » Un communiqué publié par la même source, le mercredi 01 février 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures a réceptionné « symboliquement » des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes (CC 2205 et CC 2207) en provenance de Dakar (Sénégal). Au cours de cette cérémonie, Madame Dembélé Madina Sissoko a indiqué que des « actions doivent être engagées diligemment pour la libération du domaine ferroviaire des occupations irrégulières et la finalisation du cadre institutionnel de gestion du trafic ferroviaire. » La ministre en charge des Transports a, ainsi, appelé le personnel ferroviaire « à l’esprit d’initiative, au sens de responsabilité, au courage et à la persévérance. » « Cela afin que la marche du train soit irréversible et que le trafic ferroviaire national ne s’arrête plus jamais. » SS/MD (AMAP)
Spécial 8 mars : Maïga Adam Maïga, présidente et cheville ouvrière d’un Centre de santé communautaire
Bamako, 8 mar (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) regorge de figures emblématiques, notamment de femmes, engagées pour les causes communautaires et nationales. Mme Maïga Adam Maïga en est une. Sage-femme de son état, elle est responsable de l’ Association de santé communautaire de Kayes N’Di (ASACOKADI), un quartier de la commune urbaine de Kayes. C’est l’une des rares femmes qui assure la présidence d’un Centre de santé communautaire (CSCOM) du pays depuis 2002. « Je suis impliquée dans toutes les activités de Bencounda, un nouveau quartier, fondé par la diaspora, notamment celle basée en France. Je dirige la première association de ce quartier. C’est la confiance de la population qui a prévalu dans le choix porté sur ma modeste personne pour présider aux destinées de notre structure socio sanitaire », assure Mme Adam Maïga. « Pour moi, le 8 Mars symbolise la féminité, la valorisation de la femme. Nous devons avoir confiance en nous-mêmes et nous battre pour avoir la confiance de la population. On a vu des femmes pilotes, présidentes de la République… Il faut travailler comme les hommes. Le Mali Kura est fait pour les femmes qui y retrouveront sûrement leur place », estime notre interlocutrice. Bien qu’elle soit de nationalité malienne, cette dame est l’illustration parfaite d’une intégration réussie entre le Mali et le Niger. Adam Maïga est née en 1972 au Niger où elle a reçu son parchemin, avant de venir dans son pays d’origine pour entamer sa vie professionnelle. Elle a fréquenté l’Ecole nationale de Santé publique du Niger de 1996 à 2000. Son père, Mamadou Zeti Maïga, a servi dans ce pays voisin du Mali comme gouverneur de la Région de Tahoua. Mariée et mère de 4 enfants, Adam Maïga a été affectée à l’ASACOKADI en 2001 après son admission au concours d’entrée à la Fonction publique des Collectivités territoriales. « C’est mon premier poste. J’encadre une vingtaine de personnes. Bientôt (probablement le 8 Mars), notre structure sanitaire sera érigée en CSCOM Universitaire pour promouvoir la prise en charge de qualité, la formation des ressources humaines », affirme-t-elle. En ce jour très ensoleillé du lundi 20 février 2023, nous nous sommes rendus à l’Association de santé communautaire de Kayes N’Di situé dans le quartier du même nom sur la rive droite du fleuve Sénégal qui traverse la ville de Kayes. Dans les locaux, les préparatifs de l’érection de la structure en CSCOM universitaire battent leur plein. Près de la porte d’entrée de la sage-femme responsable, on voit une dame debout sur une balance, près d’une assistante qui notait son poids, en attendant la consultation chez Mme Maïga. Entre-temps, cette dernière ouvre la porte de son bureau. « Ah vous êtes là, attendez un peu. Il y a une femme en travail », s’exclama-t-elle à notre vue. Ensuite, cette sage-femme responsable est ressortie pour aller faire le tour de quelques unités relevant de son service. Dans sa salle d’attente, elle réorganisait le dispositif mis en place pour offrir plus de commodités aux patients et à leurs accompagnateurs avant les consultations néo-natales et prénatales. Arrivée au niveau du grand hall où se font les pesées ordinaires, l’infirmière ordonna à certaines personnes d’amener des bancs métalliques devant son bureau pour soulager certaines personnes qui se tenaient débout. Elle remettait un peu d’ordre au niveau du hall avant de passer à une brève séance de sensibilisation et d’information sur l’importance du planning familial et des consultations prénatales. Adam Maïga se distingue par sa courtoisie, son sérieux et sa rigueur au travail. Elle ne retourne jamais dans son bureau sans frapper à la porte. Elle est très appréciée par sa hiérarchie et les populations. Tout le monde attend son tour et il n’y a ni bousculade ni dispute pour accéder au bureau de la « Sage », appellation de la sage-femme dans certaines localités de cette région. «C’est mon 4è passage chez cette sage-femme. Ma première fille est née ici. Elle a une bonne méthode de travail. Elle est dévouée, dynamique et accueillante. C’est pourquoi, les gens fréquentent ce CSCOM, malgré la distance », témoigne Mahamadou Wagué de Soutoucoulé-Badalabougou, commune de Khouloum. « J’accompagne ma petite sœur ici pour la pesée parce que nous apprécions la qualité des prestations de Madame (Adam Maïga). Elle est courageuse », renchérit Sadio Diallo de Kersignané qui a fait des bénédictions pour le CSCOM. Adam Maïga occupe également le poste de trésorière de l’Ordre des Sages-Femmes de Kayes et de celle de la Caisse de solidarité référence-évacuation de la Région de Kayes. L’Association des Femmes de Bencounda qui a été créée en 2007 et mène des activités génératrices de revenus (transformation de produits alimentaires, saponification) pour permettre à la cinquantaine de membres d’être autonomes. Au regard de son parcours impressionnant, Mme Maïga Adam Maïga donne de la vivacité au combat des femmes qui rêvent de vivre dans un monde où elles partagent les mêmes activités et responsabilités que les hommes. BMS (AMAP)
Spécial 8 mars : Dr Sidibé Djénéba Diallo, pilier central des soins d’urgence
Bamako, 8 mar (AMAP) Dr Sidibé Djénéba Diallo est une bénédiction pour le Service d’accueil des urgences à l’Hôpital du Mali. Celle qui est constamment aux petits soins des malades, dont le pronostic vital est parfois en jeu, est un bon disciple d’Hyppocrate qui marche dans le sillon tracé par ses prestigieux maîtres de la médecine d’urgence au Mali Le dévouement et l’abnégation de Dr Sidibé Djénéba Diallo en font une inspiration pour ses collègues. Rokia Nadette Traoré, infirmière aux Services des urgences du même établissement hospitalier, loue la conscience professionnelle de sa collègue. Dr Sidibé Djénéba Diallo, aujourd’hui âgée de 41 ans, avait une prédilection pour l’ingénierie électromécanique. Elle finit par opter pour la médecine à la demande de son père. Elle sert aujourd’hui aux urgences, un service constamment sous pression. Elle a fait ses premières armes au Service d’accueil des urgences (SAU) du Centre hospitalier universitaire (CHU) : Gabriel Touré où elle a aide, en tant qu’interne, à faire fonctionner cette unité de soins hyper sollicitée du fait de la position géographique de l’établissement. Elle explique avoir soutenu sa thèse en 2009 à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) d’alors et servi une année au SAU de l’hôpital Gabriel Touré, avant de regagner le seul établissement hospitalier public de la rive droite (Hôpital du Mali) en 2011. Elle y est depuis 11 ans maintenant, mais est surtout restée longtemps la seule femme médecin de l’ouverture de cette unité de soins urgents en 2011 jusqu’en 2014. Aujourd’hui, ce service compte une équipe féminine bien étoffée. Celle qui a pris de la bouteille affiche constamment aux coins des lèvres un sourire et incite ses collègues à servir la bonne cause, celle des patients. Elle a participé à la prise en charge des blessés de la bousculade meurtrière lors du Maouloud organisé par l’Association Ançardine de Chérif Ousmane Madane Haïdara, il y a quelques années, de ceux des attaques terroristes, mais aussi des personnes atteintes d’Ébola et de la Covid-19. Dans toutes ces situations, l’urgentiste a brillé par sa compétence, son abnégation et son humanité à soulager la douleur. Elle se souvient en 2014, de la gestion du premier cas suspect d’Ébola à l’Hôpital du Mali. Malades et accompagnants avaient cédé à la panique. «J’étais seule face à un patient atteint d’une pathologie que je ne connaissais pas beaucoup. Les autorités sanitaires avaient décidé de le référer dans un centre à Lassa. J’ai eu beaucoup de difficultés à le faire parce que des jeunes de ce quartier étaient opposés à cette décision. Sans l’intervention de mon ambulancier qui y résidait, ils allaient nous agresser», confie-t-elle. Pour son expérience dans la gestion des épidémies et des catastrophes, Dr Sidibé Djénéba Diallo se retrouvera à la tête de l’unité d’accueil des urgences Covid-19, créée pour préserver les autres malades du Service des urgences d’une éventuelle contamination au contact des patients atteints de la Covid-19. Dr Cissé Mamadou Abdoulaye Chiad, chef du Service d’accueil des urgences à l’Hôpital du Mali, est l’un des maîtres de Dr Sidibé Djénéba Diallo. Selon cette figure connue de la médecine d’urgence au Mali, «la battante et tonique Djénéba» a tous les atouts pour travailler dans un service des urgences. Elle a le don de gérer le flux et de prendre les bonnes décisions. «Sa vivacité et sa détermination m’ont conduit à lui confier en 2019 le poste de chef d’unité du service d’accueil des urgences Covid-19. Elle m’a donné des résultats satisfaisants», se réjouit ce spécialiste de la médecine d’urgence et des catastrophes qui surnomme sa collègue : Margaret Thatcher, en référence à la poigne de l’ancienne Première ministre du Royaume-Uni. Djénéba Diallo est aussi diplômée du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) du Sénégal. Elle séduit par sa vision, son implication dans les soins et la dose d’humanité qu’elle met à conforter les parents des malades. MDD (AMAP)
Spécial 8 mars : Le long chemin de l’implication des femmes dans le processus de paix
Bamako, 8 mar (AMAP) Le processus de paix et de réconciliation a été lancé dans notre pays en 2013. Il intervient après la crise multidimensionnelle qui l’a secoué en 2012. Ainsi, des négociations ont été menées à Alger entre 2014 et 2015, aboutissant à la signature de l’Accord communément appelé «Accord d’Alger» en 2015. Premières victimes de cette crise multidimensionnelle, les Maliennes attendent encore d’être impliquées à souhait dans ce vaste chantier de la paix et de la réconciliation nationale entamé par notre pays. Pourtant, toutes les dispositions sont prises pour l’inclusion effective des femmes dans ledit processus. Notre pays a ratifié, sans réserve, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedaw), ainsi que le Protocole de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo). Par ailleurs, la Constitution de 1992 garantit l’égalité des droits à tous les citoyens sans distinction de sexe. En 2010, le Mali a adopté une politique nationale genre. Ce n’est pas tout, en 2012, le Mali a lancé son premier Plan d’action national (PAN) pour la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité (Pan 1325). Le deuxième PAN 1325 a été lancé en 2015, pour la période 2015-2017. Présentement, notre pays dispose de la 3è génération du Pan (2019-2023). Il a pour but de promouvoir la participation des femmes au processus de paix et de réconciliation et dans la gouvernance post-conflit. Enfin, une loi garantissant un quota de 30% de femmes dans les nominations aux institutions nationales et aux organes législatifs a été adoptée en décembre 2015. Malgré tout, les recommandations des organisations féminines portent toujours sur la représentation substantielle des femmes dans les organes nationaux de décision et de gouvernance, leur participation effective aux mécanismes de mise en œuvre de l’accord pour la paix et leur représentation la décentralisation et le développement local. Il est établi que lorsque les femmes participent au processus de paix, c’est toute la société qui en bénéficie. Par ailleurs, lors d’une rencontre nationale de réflexion sur la participation des femmes dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali en 2020, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali a rappelé le ferme engagement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) à poursuivre son soutien aux autorités. Cela, dans la recherche des solutions pour la paix et la réconciliation au Mali et notamment la participation effective des femmes aux mécanismes de suivi et de mise en œuvre de l’Accord. «Malgré nos efforts, les femmes restent sous-représentées dans les mécanismes officiels de mise en œuvre de l’Accord de paix. Il est donc nécessaire de lever les goulots d’étranglement qui les empêchent de participer», a-t-il déclaré. Pourtant, l’Accord d’Alger a des orientations qui traitent la protection des femmes et la lutte contre l’impunité. Cependant, le document reste muet sur d’autres questions relatives au genre, aux droits des femmes et leur participation au processus de paix. Elles sont nombreuses les organisations des femmes à exprimer leur frustration par rapport à leur persistante exclusion du processus de paix. Avec toutes ces dispositions, la sous-représentativité des Maliennes dans les mécanismes chargés de la mise en œuvre et du suivi de l’accord de paix reste incompréhensible. En effet, le tableau est peu reluisant. Le Comité de suivi de l’Accord (CSA). au début, ne comptait aucune femme. Cette tendance a changé actuellement grâce aux plaidoyers des organisations féminines. Les femmes ont été incluses six ans après sa mise en place lors du 40è session du CSA. On note aussi qu’une seule femme a été nommée parmi les autorités intérimaires. La commission Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) compte également une femme, tandis que le Conseil national de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) compte quatre femmes membres. En moyenne, la participation des femmes aux mécanismes de mise en œuvre de l’Accord d’Alger est d’environ 3%. En effet, il n’y a que 31 femmes sur 1 045 hommes dans l’ensemble du processus de mise en œuvre de la paix. Les femmes sont mieux représentées à la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). En effet, 4 commissaires sur 25 sont des femmes, soit 16%. Depuis les premières heures de la négociation, les femmes n’ont cessé de prétendre à un plus grand rôle dans tous les aspects du processus de paix et de réconciliation nationale. Elles sont nombreuses les Maliennes qui vivent les conséquences de la violence et de l’insécurité quotidiennement. Il urge donc de les inclure réellement dans le processus de paix. Face à la situation, le gouvernement affiche sa volonté à corriger l’inégalité décriée par les femmes. Malheureusement, cette dernière peine à être concrétisée. MAT (AMAP)
Spécial 8 mars : Paix, sécurité et réconciliation, jamais sans les femmes
Bamako, 8 mar (AMAP) En dépit des nombreuses difficultés et du poids de la société, certaines femmes contribuent activement au processus de consolidation de la paix et de la réconciliation dans notre pays. A l’instar de la communauté internationale, le Mali commémore la Journée internationale de la femme, le 8 mars. Le thème retenu, cette année, par notre pays est : «Femmes, actrices incontournables, debout pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation au Mali». Ce thème fait ressortir le rôle central que jouent les femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits. Les femmes sont des actrices clés en matière de paix, sécurité, cohésion sociale et réconciliation. Une réalité réaffirmée par la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon les données de Onu Femmes, lorsque les femmes participent aux processus de paix, les accords de paix ont 35% de chance de durer au moins 15 ans. Dans son rapport publié en octobre 2022, l’organisation onusienne indique qu’au Mali, 15 femmes supplémentaires ont été nommées au Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Les femmes sont, en effet, de plus en plus nombreuses à initier des actions visant à consolider la paix et la cohésion sociale à travers des associations et organisations féminines. Par exemple, l’Association des femmes initiatrices d’actions de développement (AFIAD) sensibilise ses membres à travers des causeries de groupe et la formation sur l’importance de la paix, de la cohésion sociale et de l’intérêt pour les communautés de se réconcilier. Pour sa présidente, Touré Diahara Drahamane, la fragilisation et la déchirure du tissu social, l’enrôlement des jeunes et des citoyens dans les groupes armés sont à l’origine des conflits. La solution, selon elle, passe avant tout par la création par l’état d’emplois permettant de gagner des revenus décents et d’organiser des formations relatives aux conséquences des conflits et des guerres pour les citoyens. Par ailleurs, elle déplore la faible implication des femmes dans la prise de décisions, la faiblesse de leur formation sur les questions de paix, de cohésion sociale, de réconciliation et de citoyenneté. En outre, les associations manquent de ressources pour vulgariser les décisions prises par les autorités, déplore-t-elle. De son côté, la présidente de l’Association «An ka ben Mali moussow» (qui existe depuis près de 4 ans), Mme Konaré Lafia Diarra, explique que «An ka ben Mali moussow» intervient dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud) et Ségou (Centre). Evoquant ses activités, elle dira : «Nous rassemblons les femmes pour échanger sur l’éducation des enfants, basée sur les principes de nos anciennes valeurs. Ainsi, chaque mois, nous nous réunissons pour échanger sur des sujets qui consolident la paix», poursuit-elle. Le retour à nos valeurs éducatives traditionnelles pourra largement diminuer les conflits. La femme, selon elle, reste l’actrice principale en matière d’éducation des enfants et de transmission des valeurs. «Malheureusement, beaucoup d’entre elles n’assument plus ce rôle aujourd’hui, en raison de nos occupations professionnelles», regrette-t-elle, avant d’ajouter que les enfants de celles qui ont démissionné risquent de devenir, dans de nombreux cas, des dangers pour la sécurité et la paix sociale. Mme Konaré invite les associations féminines à aller à la rencontre des femmes rurales pour les sensibiliser sur les avantages de la paix et à les exhorter à conjuguer leurs efforts pour une cause commune. POIDS DE LA SOCIÉTÉ – L’anthropologue chercheur, Modibo Galy Cissé, lui, attire l’attention sur le fait que la femme joue un rôle très important dans les différentes sphères de la vie sociale en temps de paix comme en temps de guerre. Mais, en réalité, son implication dans les opérations de recherche de la paix, de réconciliation et de sécurité laisse à désirer, regrette-t-il. C’est seulement grâce aux ONG qui conditionnent tout leur accompagnement, notamment financier, à l’inclusion que certaines femmes, plus ou moins influentes, sont associées aux activités. Dans beaucoup de cas, elles parviennent difficilement à s’imposer ou à faire valoir leurs idées parce que le poids de la société pèse encore sur les mentalités, fait-il remarquer. Pour que les femmes puissent réellement contribuer à la consolidation de la paix et de la réconciliation, il importe de les valoriser en les mettant au devant de la scène et en les aidant à sensibiliser d’autres femmes afin qu’elles puissent s’accorder sur l’objectif à atteindre, estime- t-il. «Nous vivons dans une société où le respect accordé à la mère est une priorité, et où les propos de la sœur ou de la fille peuvent avoir un effet sur n’importe quel Malien. Ceci étant un facteur facilitateur, il importe de chercher les femmes capables de satisfaire nos attentes en matière de sécurité, de cohésion sociale, de paix et de réconciliation», suggère l’anthropologue. à titre d’exemple, à Gao, ce sont les femmes leaders qui avaient mobilisé des fonds pour aller dans les régions du centre, du sud et de l’ouest pour convaincre les déplacés du Nord de retourner au bercail après le retour de l’Administration en 2013, a-t-il ajouté. Modibo Galy Cissé soutient que le taux d’analphabétisme des femmes au Mali est un obstacle majeur à leur implication dans les opérations de paix, de sécurité et de réconciliation. «à cause des travaux domestiques, des mariages précoces, des maternités, les filles se voient dans l’obligation de mettre un terme à leur cursus scolaire et même universitaire», dit-t-il, avant d’inviter certaines femmes leaders à cesser de se servir de leurs semblables pour leur agenda personnel ou celui de leurs organisations. MDD/MD (AMAP)
Spécial 8 mars : Femmes battantes, ces dames qui font bouillir la marmite
Par Baya TRAORÉ Bamako, 08 mar (AMAP) Piliers incontournables, elles font preuve d’endurance et de dévouement pour leurs progénitures. Galerie de portraits de ces braves soutiens de famille, a loccasion de la Journée internationale des droits des femmes LAVANDIERE – Comme on le dit, la vie est un combat. Beaucoup de femmes l’ont compris et par conséquent, refusent de croiser les bras. Ces battantes font de petits métiers pour subvenir aux besoins de leurs familles et nourrir l’espoir de l’épanouissement. Awa Coulibaly, une veuve, fait partie de ces braves dames qui travaillent sans relâche pour assurer le repas quotidien de ses enfants. Elle a choisi la profession de lavandière. Depuis 6 heures du matin, la quadragénaire commence à travailler à Samè, un quartier de la Commune IV du District de Bamako. Elle travaille 10 heures par jour, pour un salaire variant de 1.500 à 3.000 Fcfa. Ce qui est frustrant, c’est que certains clients refusent de la payer après service rendu. « J’utilise l’argent que je gagne pour acheter la nourriture, payer les frais de scolarité, les ordonnances médicales et autres», confie-t-elle. «J’ai quatre enfants dont une fille, âgés de 16 à 12 ans. Au début, je lavais deux fois par semaine. Mais, après le décès de mon mari il y a 6 ans, ce travail est devenu ma principale source de revenus parce que je ne pouvais plus compter que sur mes propres forces », fait remarquer Awa Coulibaly. En termes de perspectives, la veuve ambitionne d’économiser de l’argent pour financer son projet de commerce. «Je vais continuer à travailler dur pour la réussite de mes enfants», promet-elle malgré la fatigue et sa santé fragile. Mariétou Togola, une cliente de Awa Coulibaly, trouve sa lavandière simple, aimable et respectueuse. “Depuis la mort son époux, explique-t-elle, Awa Coulibaly vit dignement de cette activité.” L’un de ses fils est très fier de sa maman. « Grâce à maman, on souffre peu de l’absence de notre père. Maman s’occupe bien de nous», reconnaît l’adolescent. AGENT DE GARDIENNAGE – Il est 19 heures. Kadiatou Traoré, âgée de 42 ans, assure la surveillance devant une entreprise bancaire à Hamdallaye ACI, en Commune IV du District de Bamako. Son travail est rotatif entre les services demandeurs. La brave dame travaille jour et nuit , à des heures tardives, depuis 10 ans. « Mon travail consiste à vérifier les pièces d’identité et les outils des usagers», explique l’agent de sécurité privée. «Mon mari est décédé il y a 12 ans, laissant derrière lui 3 enfants dont 2 filles à ma charge. Au moment de son décès, notre première fille avait 8 ans, l’autre, 3», confie-t-elle les larmes aux yeux. Notre interlocutrice dit avoir été abandonnée par tous les proches de son mari depuis le décès de ce dernier. Aussi, s’occupe-t-elle des charges de la famille y compris les factures d’eau et d’électricité et l’éducation des enfants. Kadiatou se bat quotidiennement pour la survie de sa famille. «Je me réveille tous les jours à 4 heures du matin, et je suis sur pied de 7 heures à 17 heures ou 18 heures», explique Kadiatou qui a perdu son mari à 30 ans, mais ne s’est jamais remariée. La quadragénaire consacre son énergie à la survie de ses enfants. «C’est pourquoi, je ne peux pas me faire plaisir et j’évite les cérémonies sociales», regrette-t-elle. En attendant de trouver mieux, elle est fière de son travail et remercie le Tout-puissant de lui avoir donné la force de s’occuper de ses enfants. Sa première fille témoigne : «Après le travail, quand maman rentre à la maison, elle se met au lit. Souvent, elle refuse de manger avec nous ou attend qu’on finisse d’abord pour manger les restes. Tout le temps, on la voit pleurer en cachette. C’est triste mais on s’en remet à Dieu», affirme-t-elle. TECHNICIENNE DE SURFACE – Mme Samaké Maïmouna Doumbia, elle, est très matinale. Cette technicienne de surface, âgée de 45 ans, habite à Guarantiguibougou en Commune V et commence à travailler à partir de 5 heures 30 du matin dans un commissariat de la Rive gauche. « Tous les jours, je me lève à 4 heures du matin. Je finis mon travail à 15 heures», précise celle qui a passé 11 ans comme technicienne de surface pour un salaire mensuel de 20.000 Fcfa. Ce salaire lui permet d’aider son mari a faire face aux dépenses familiales. «Mon mari n’a jamais trouvé de travail fixe. Raison pour laquelle, je suis obligée de l’aider pour pouvoir supporter les frais de la maison et l’éducation des enfants», souligne-t-elle tout en remerciant certaines personnes généreuses du commissariat pour leurs appuis financiers d’autant que son employeur (une mairie de la place), ne l’a pas payée depuis plus de 2 ans. «Je continue de venir parce que j’aime mon travail qui m’a permis de tisser des liens fructueux avec le personnel du commissariat», poursuit- elle. Selon le chef de poste du commissariat, Mme Samaké, est ponctuelle et respectueuse. « J’ai commencé à travailler dans ce commissariat il y a plus de 5 ans, mais je ne l’ai jamais vu se disputer avec un agent ou un usager. En plus elle ne demande jamais de l’argent à quelqu’un», a ajouté le major de police Boubacar Camara, avant de lancer un appel aux bonnes volontés pouvant aider cette brave femme. BT (AMAP)

