La dernière interview de Domingo à L’Essor
Par Boubacar THIERO Cette interview a été réalisée en octobre 2021 dans la rubrique «Un jour, un événement» consacré à la demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1966 contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Bamako, 04 sept (AMAP) Il y a 55 ans, le Réal a réalisé une prestation XXL en demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Auteur d’un quadruplé, Salif Keïta «Domingo» a été le grand artisan de la victoire des Scorpions. Âgé aujourd’hui de 74 ans, le premier Ballon d’or africain (1970) se souvient encore de cette demi-finale historique. «Notre voyage à Yaoundé a été long et fatigant. L’avion qui nous transportait nous a beaucoup secoués, on a eu peur puisqu’il y avait beaucoup de nuages. On était donc très soulagés à notre arrivée à Yaoundé », raconte Domingo. « A notre descente d’avion, nous avons été bien accueillis à l’aéroport et transportés à l’hôtel». «Le jour du match, se souvient l’ancien international, on était décontractés, il y avait l’enjeu mais, on n’avait pas peur puisqu’on avait le match retour à Bamako. Il fallait faire un bon résultat à Yaoundé pour être serein au retour. On a bien commencé la rencontre et Dieu faisant bien les choses, on a gagné à l’aller par 4-2 et c’est moi qui ai marqué les 4 buts. Après cette victoire en déplacement, on s’est bien préparés pour le match retour qui devait se jouer à Bamako». «Deux semaines plus tard, les Camerounais sont arrivés à Bamako pour le match retour. Nous avions une bonne équipe et étions confiants. Sans surprise, nous nous sommes qualifiés pour la finale, en gagnant 3-2 à Bamako. Sur l’ensemble des deux matches, le Réal a marqué 7 buts», souligne Salif Keïta. Pour le premier Ballon d’or africain, la force principale du Réal était la ligne d’attaque avec les joueurs comme Idrissa Touré ‘’Nani’’, Ousmane Traoré, Idrissa Kanté et, bien entendu Domingo lui-même. «Avec ces joueurs talentueux, on a réalisé un parcours sans faute jusqu’en finale», se souvient Salif Keïta. Au premier tour, les Scorpions ont écrasé les Invincibles de Monrovia, battus 6-0 à Bamako et 3-2 à Monrovia. Salif Keïta a marqué 4 buts sur l’ensemble des deux matches (2 à l’aller et 2 au retour). En quarts de finale, les Réalistes éliminent l’équipe guinéenne de Conakry I (2-1 à Bamako et 2-3 à Conakry). Là encore, Domingo s’illustre en inscrivant 3 buts. Puis vint la demi-finale contre Oryx de Douala (2-4 à Yaoundé et 3-2 à Bamako, dont 6 réalisations de Salif Keïta). Malheureusement, le rêve du Réal de soulever le trophée continental sera brisé en finale par le Stade d’Abidjan. Pourtant, au match aller, le Réal s’est largement imposé 3-1 à Bamako, grâce notamment à un doublé de l’inévitable Salif Keïta. Mais au match retour à Abidjan, les Ivoiriens renversent la situation en gagnant 4-1 après prolongations. «Au match aller, on a fait un très bon travail mais au retour on a bêtement perdu 4-1 contre le Stade d’Abidjan», regrette encore Salif Keïta qui se consolera avec le titre de meilleur buteur de la compétition (14 réalisations sur les 25 buts marqués par le Réal). BT (AMAP)
Salif Keïta dit Domingo : un génie, une légende
Par Souleymane Bobo TOUNKARA Bamako, 04 sept (AMAP) Icône du football mondial, le premier Ballon d’or africain est décédé des suites d’une longue maladie, le samedi 2 septembre à Bamako, à l’âge de 77 ans. La triste nouvelle est tombée, samedi peu après 10h : Salif Keïta dit Domingo, le meilleur footballeur malien et africain de tous les temps et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football mondial, s’est éteint à l’âge de 77 ans. La «Panthère noire» (Ndlr, autre surnom de Salif Keïta) était malade et avait disparu des écrans radars depuis plusieurs mois jusqu’à ce fatidique samedi 2 août. La planète foot du Mali pensait que Domingo allait vaincre la maladie et retrouver le monde qui a fait sa réputation, un monde où son parcours et sa personnalité continueront à inspirer des millions de jeunes footballeurs à travers le monde. La carrière ou plutôt l’histoire de Salif Keïta commence en 1963, quand le natif de Ouolofobougou-Bolibana signe sa première licence avec l’AS Réal de Bamako, à l’âge de 17 ans. Mais, auparavant, il avait porté les couleurs des Pionniers de Ouolofobougou, l’équipe de son quartier. Quelques matches suffisent au jeune joueur pour convaincre l’entraîneur français des Scorpions, Laurel et accéder à l’équipe première. Dans la foulée, Domingo dispute et gagne son premier match officiel avec le Réal contre le Djoliba. La même année, Salif Keïta est appelé en Equipe nationale où il fait son grand baptême du feu lors d’un match amical qui s’est déroulé au stade Mamadou Konaté. Ensuite, il est sélectionné, avec quelques jeunes de sa génération pour les Jeux des nouvelles forces montantes d’Indonésie. L’histoire était en marche pour le jeune surdoué. En 1964, Salif Keïta se révèle à la planète-foot du continent africain, à l’occasion d’un match qui oppose le Mali à la Côte d’Ivoire, à Abidjan. Domingo débute la rencontre sur le banc, mais après l’ouverture du score par les Ivoiriens, le staff technique de la sélection nationale décide d’intégrer le jeune attaquant à la 30è minute. Salif Keïta s’illustre en marquant le but de l’égalisation, permettant ainsi au Mali d’obtenir le partage des points. L’année suivante (1965), Domingo dispute la première finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique) sous les couleurs du Stade malien, mais ne peut empêcher la défaite des Blancs contre l’Oryx de Douala (Cameroun). A l’époque, le règlement de la compétition autorisait les équipes à renforcer leur effectif avec deux joueurs issus d’un autre club et le choix de Salif Keïta était une évidence pour les Blancs de Bamako. Après cette finale perdue par les Stadistes, la planète-foot de l’Afrique découvre véritablement le génie créateur et l’instinct de buteur inné du jeune international malien lors de la campagne 1966 de la même Coupe d’Afrique des clubs champions. En effet, en 8 matches avec le Réal, Domingo marque 14 buts et conduit les siens en finale. Face au Stade d’Abidjan, tous les regards se tournent vers le natif de Ouolofobougou, mais comme le Stade malien, un an auparavant, le Réal chute à son tour sur la dernière marche et Salif Keïta se contentera du titre de meilleur réalisateur de la compétition. S’ajoute à cette liste, la finale des premiers Jeux africains de Brazzaville que la Panthère noire a perdue avec l’Equipe nationale face au Congo (1965). PREMIER BALLON D’OR AFRICAIN – Après trois finales perdue, le prolifique buteur voit enfin son mérite récompensé en 1970 avec le premier Ballon d’or africain du magazine France-Football. Trois ans auparavant, Salif Keïta avait quitté le Mali et le Réal pour poser ses valises à Saint-Etienne. C’est avec les Verts (Ndlr, surnom de Saint-Etienne) que l’international malien va écrire les plus belles pages de sa carrière : trois titres de champion de France (1968, 1969, 1970), deux Coupes de France, 140 buts en 185 matches, meilleur joueur étranger du championnat (1968), Oscar du meilleur joueur du championnat (1970), Soulier d’or européen (1972, 42 buts), record de buts en une seule rencontre de championnat (6 réalisations). Parmi les autres hauts faits d’armes de Salif Keïta, on peut citer la prestation héroïque du Malien contre le Bayern Munich de Franck Beckenbauer et de Gerd Müller en Coupe d’Europe des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Europe). Battue 2-0 à l’aller en Allemagne, Saint-Etienne, bien emmenée par l’attaquant malien, crée la sensation en s’imposant 3-0 au Stade Geoffroy-Guichard. Hervé Revelli (2è et 59è min) a permis aux Stéphanois d’égaliser à deux buts partout sur l’ensemble des deux rencontres, avant que la Panthère noire ne donne la qualification aux siens en marquant le troisième but d’une tête rageuse (81è min). C’était le 1er octobre 1969 et quand Domingo fut sacré Ballon d’or africain quelques mois plus tard (1970), un journaliste français, membre du jury du Ballon d’or de France-Football dira : «Nous sommes réellement embêtés, car combien de fois nous avons voulu lui (Ndlr, Salif Keïta) remettre le titre de meilleur joueur du championnat français. Malheureusement, il n’était pas français, il était malien. Malheureusement il ne joue pas pour l’équipe de France». Le 31 mars 1971, ce fut au tour de l’entraîneur de Saint-Etienne d’abonder dans le même sens, après un match ayant opposé une association de joueurs marseillais et stéphanois à Santos : «Si Salif était dans un grand pays de football, il aurait été égal à Pelé». Un an après cette confrontation avec l’équipe du Roi Pelé, à Colombes, en France, l’ancien sociétaire du Réal participe à la 8è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun avec la sélection nationale. Sous la houlette de l’entraîneur allemand Karl-Heinz Weigang, le Mali se hisse en finale, après avoir éliminé en demi-finale, le Zaïre (actuelle RD Congo), tenante du titre. Une fois encore, tous les regards se tournent vers le premier Ballon d’or africain, mais l’attaquant malien se blesse après seulement 25 minutes et quitte ses camarades, la mort à l’âme. Ce mauvais coup du sort se transforme en cauchemar pour les Mamadou Keïta «Capi», Cheick Diallo, Kidian Diallo, Cheickna Traoré «Kolo»,
Le Niger autorise une intervention du Mali et du Burkina Faso en cas d’agression
Bamako, 25 août (AMAP) Le président de la Transition au Niger, le général Abdourahmane Tchiani, a signé, jeudi à Niamey, des ordonnances autorisant les Forces armées maliennes et burkinabè à intervenir sur le territoire nigérien « en cas d’agression. » Dans un communiqué conjoint, qui a sanctionné la visite officielle de deux importantes délégations du Mali et du Burkina Faso conduites respectivement par leurs chefs de la diplomatie, les trois pays expriment, ainsi, le raffermissement de leur coopération multilatérale militaire. Les diplomates ont réitéré la solidarité et le soutien de leur pays au Niger, « face aux sanctions illégales, illégitimes et inhumaines édictées » par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), « en violation » des textes de ces Institutions. « Ils ont en outre réitéré leur rejet d’une intervention armée contre le peuple nigérien qui sera considérée comme une déclaration de guerre », ajoute le communiqué conjoint. Sur instructions des chefs d’Etat du Burkina Faso et du Mali, les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays, respectivement, Mme Ragnaghnewende Olivia Rouamba et Abdoulaye Diop, ont effectué une visite de travail à Niamey, le jeudi 24 août 2023. La délégation conjointe comprenait, également, le ministre malien de l’Economie et des Finances de, Alousséni Sanou, et le ministre burkinabè délégué auprès du ministre en charge des Affaires étrangères, précise le communiqué. Elle été accueillie « dans la ferveur et l’enthousiasme » par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, Bakary Yaou Sangaré, « et dans un esprit fraternel qui caractérise les relations chaleureuses et amicales ayant toujours existé entre les peuples des trois pays », poursuit le texte. « Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tradition d’échanges et de consultations, en vue de renforcer davantage les liens d’amitié, de solidarité et de coopération agissante qui unissent les trois pays, depuis de leurs pays à la souveraineté internationale. Au cours de leurs échanges, les trois ministres se sont félicités de la qualité des relations de fraternité, d’amitié, de coopération et de bon voisinage qui lient le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les trois parties se sont engagées « à coordonner leurs actions dans le sens d’une plus grande appropriation des décisions concernant leurs pays respectifs, à travers des partenariats ouverts et respectueux de l’égalité et de la souveraineté qui fondent les relations entre Etats. » Sur le plan sécuritaire, les ministres ont évoqué les menaces terroristes et l’extrémisme violent au Sahel, en Afrique de l’Ouest et particulièrement dans les trois pays frontaliers. A ce sujet « ils ont réaffirmé leur engagement à mutualiser leurs moyens pour combattre ces fléaux qui sévissent depuis plusieurs années dans la sous-région et compromettent la mise en œuvre effective des programmes de développement. » AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 août 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 août 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au Décret n°2023‐0345/PT-RM du 08 juin 2023 portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement du tronçon urbain de la Route nationale n°27, Bamako‐Koulikoro, à Bamako. Le Conseil des ministres a adopté en sa Session du 31 mai 2023, le Décret n°2023‐0345/PT-RM du 08 juin 2023 portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement du tronçon urbain de la Route nationale n°27, à Bamako. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises COVEC-Mali/EGK pour un montant de 29 milliards 146 millions 247 mille 778 francs CFA hors taxes et hors droit de douane, dont 17 milliards 352 millions 921 mille 767 francs CFA pour la tranche ferme et 11 milliards 793 millions 326 mille 11 francs CFA pour la tranche conditionnelle et un délai d’exécution de trente-six (36) mois. Le projet de décret est adopté pour prendre en compte la nouvelle clé de répartition de la prise en charge du projet qui se présente comme suit : – Tranche ferme : Banque Ouest Africaine de Développement 13 milliards 639 millions 115 mille 949 francs CFA, soit 95,33% et Etat du Mali 668 millions 5 mille 679 francs CFA, soit 4,67% ; – Tranche conditionnelle : Banque Ouest Africaine de Développement 13 milliards 606 millions 115 mille 668 francs CFA, soit 91,69% et Etat du Mali 1 milliard 233 millions 10 mille 482 francs CFA, soit 8,31%. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet de titre foncier n°150 556 du Cercle de Kati, sise à Sanankoro-Farako et Diakoni de la Commune rurale de Dogodouman. La parcelle de terrain, objet de la présente affectation, d’une superficie de 114 hectares 65 ares 44 centiares est destinée à satisfaire les besoins de recasement de certaines populations de la Commune rurale de Dogodouman. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Adama SISSOKO, Economiste. – Conseillers techniques : Commandant Hawa COULIBALY ; Monsieur Hamadoun KONTA, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Issa TRAORE, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Fatima Bint Mohamed FALL, Auditeur/Comptable ; Monsieur Oufène AG BA ALY, Spécialiste de l’Information et de la Communication ; Madame Bintou Walet Mohamed Ali, linguiste, spécialité/Anglais. – Directeur général de l’Agence de développement du Nord du Mali : Monsieur Moulaye Abdarahamane EL OUMRANY, Ingénieur en Marketing. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Rapport national additif du Mali pour le 4ème cycle de l’Examen périodique universel. Etabli par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations unies le 15 mars 2006, l’Examen périodique universel consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’Organisation des Nations unies dans le domaine des Droits de l’Homme. Il s’agit d’un processus mené par les Etats, d’un examen par les pairs, sous les auspices du Conseil des Droits de l’Homme. Il fournit à chaque Etat, l’opportunité de présenter les mesures qu’il a prises pour améliorer la situation des Droits de l’Homme sur son territoire et remplir ses obligations en la matière. Un cycle d’examen couvre une période de quatre ans et demi au cours de laquelle tous les Etats membres des Nations Unies sont examinés. Le Mali s’est soumis au même exercice, lors de la 43ème session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, tenu du 1er au 12 mai 2023, à Genève. A cet effet, il a présenté le rapport national et fait l’état de la mise en œuvre des 187 recommandations acceptées à l’issue de l’examen précédent de 2018. Après le passage de la délégation malienne devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, 275 recommandations ont été adressées à notre pays, parmi lesquelles certaines sont entièrement mises en œuvre ou sont en cours, d’autres le seront très prochainement. Ainsi, dans le souci de maintenir le caractère participatif et inclusif, les représentants de notre pays à cet exercice ont décidé, avant de se prononcer sur lesdites recommandations, de revenir restituer le Rapport national et de recueillir les avis et suggestions de tous les acteurs. Pour cela, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé une table ronde le 16 août 2023. A l’issue de cette table ronde, les participants se sont prononcés sur les 275 recommandations à travers une matrice qui doit être soumise, en dernier lieu au Gouvernement en vue d’une approbation. Cette dernière phase du processus impose à notre pays de soumettre, au plus tard, le 28 août 2023, son rapport additif qui devra être adopté lors de la 54ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, prévue en septembre 2023. L’approbation du rapport national additif dans le délai prévu permettra, non seulement d’inscrire le dossier du Mali au rôle de la 54ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, de mettre en exergue et de préciser la position du Mali sur l’ensemble des recommandations adressées
Le processus de retrait de la MINUSMA « va bon train », selon l’ONU
Bamako, 20 août (AMAP) Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré, vendredi, à Bamako, que le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) se déroule bien. Le diplomate onusien, au sortir d’une audience chez le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a félicité les autorités malienne de la Transition pour « le travail de coordination et de synchronisation afin d’assurer » ce retrait. Cette rencontre entre dans le cadre du processus de retrait de la MINUSMA, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité, depuis le 1er juillet 2023. Selon Jean-Pierre Lacroix, « le processus ne concerne pas que le retrait simple des troupes onusiennes. » Il s’agit également « de poser les bases d’une coopération nouvelle, la préparation des conditions de cette dernière pour la poursuite d’autres actions des Nations unies, liées notamment aux questions humanitaires, techniques et financières. » « Cette nouvelle collaboration a précisé le secrétaire général adjoint, se fera avec l’accord et l’apport des autorités maliennes, afin de mieux comprendre les attentes des Maliens et réadapter les éventuelles solutions. » Après la remise des camps de Ber, Goundam, dans le Nord du Mali, Ogossagou (Centre), à l’Armée malienne, « le constat reste positif », selon le diplomate onusien. Pour sa part, le Premier ministre malien, a fait remarquer que le délai sera respecté, vu le déroulement des transferts des bases. Le chef du gouvernement est revenu sur l’incident de Ber qu’il a qualifié d’ « acte d’intimidation » des autorités de la Transition. Dr Choguel Kokalla Maïga a salué la prise de position des Nations unies suite à la remise du camp de Ber aux Forces armées maliennes (FAMa). « Cela a-t-il dit, ne laisse aucune ambiguïté dans la position des Nations unies. » « Une approche que les autorités ont apprécié à sa juste valeur », a ajouté M. Maiga. Le Premier ministre s’est dit satisfait du déroulement des opérations de retrait, qui, selon lui, « n’a suscité aucun malentendu. » Il a rappelé les principes qui guident l’action publique : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques opérés par le pays ; la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions. Auparavant, dans la même journée du vendredi, le secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations de maintien de la paix, a eu une séance de travail (élargie à la délégation onusienne) avec le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop,et plusieurs membres du gouvernement. SS/MD (AMAP)
Kangaba : restitution des résultats de la campagne CPS édition 2023, 1er passage
Kangaba, 15 août (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a présidé le mercredi 09 août 2023 Août dans la salle de conférence du Cercle, les travaux de l’atelier de restitution des résultats de la campagne CPS édition 2023 1er passage du district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre outre les responsables du Centre de Santé de Référence (CSRéf), les chefs de service du développement social, de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, les représentants de l’AMUPI, de l’église, du RECOTRADE, les maires, les présidents ASACO et les Directeurs Techniques de Centre (DTC) des 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. Il s’agissait au cours de cet atelier de valider les résultats de la campagne CPS 1er passage 2023 au niveau district sanitaire. Les travaux ont permis de partager avec tous les acteurs les résultats du 1er passage 2023 par aires de santé, de valider les résultats du 1er passage de la campagne CPS 2023 par aire de santé, de faire non seulement le point sur le stock des intrants restants par aire de santé mais aussi les contributions communautaires par aire de santé, de recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et de faire des recommandations. Les participants ont eu droit à quelques présentations qui ont porté sur les ressources utilisées, les activités de la campagne, résultats obtenus, les points forts et les points à améliorer. S’agissant des résultats obtenus 3175 de 03 à 1 mois, 18981 de 12 à 59 mois soit au total 22156 enfants ont été traités au cours de cette campagne. Le taux de couverture est de 58’6% pour les enfants de 03 à 11 mois, 74,3% pour les enfants de 12 à 59 mois. Un des points forts de ce premier passage a été la contribution des ASACO à hauteur de 1412000 FCFA pour appuyer les équipes en termes de carburant, de nourriture et d’équipes supplémentaires. Il a été constaté que des difficultés ont été rencontrées notamment l’absence de certains enfants au moment du passage des agents d’administration, la synchronisation des données par les agents d’administration, l’insuffisance dans la saisie de la partie gestion des médicaments dans la tablette par les agents d’administration, le faible taux de couverture thérapeutique due au problème de synchronisation dans certaines aires de santé suite à l’insuffisance de réseau et l’insuffisance dans le paramétrage de certains smartphones. A l’issue des travaux les participants ont recommandé de trouver des solutions aux difficultés rencontrées au premier tour notamment de revoir le nombre d’équipe d’administration et de rendre disponible des smartphones de qualité. Faut- il rappeler qu’au Mali, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique, il représente la première cause de morbidité (34%) et de mortalité (27‰), selon les données du système d’information sanitaire (DHIS2, 2022). C’est pour réduire la mortalité et la morbidité liées au paludisme, que le PNLP sur recommandation de l’OMS a mis en œuvre la campagne de Chimio Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) chez les enfants en appui aux autres interventions de lutte contre le paludisme. La CPS s’applique aux pays dans lesquels le paludisme est endémique où plus de 60% des cas de paludisme surviennent pendant une période de 3 à 4 mois. Elle est organisée au niveau communautaire sous forme de campagne de masse pendant laquelle une combinaison de Sulfadoxine/Pyriméthamine (SP) + Amodiaquine (AQ) à dose thérapeutique est donnée aux enfants de 3 à 59 mois. SD/KM (AMAP)
Hivernage Tour du Mouvement An-Biko : La commission d’assainissement en visite de terrain à Banconi-Dianguinebougou
La vice-présidente du mouvement An-Biko, Binta Niane a effectué le mercredi 2 août dernier, une visite de terrain au quartier de Banconi-Dianguinébougou, en Commune I, dans le cadre des activités de son programme baptisé « Hivernage Tour ». Accompagnée d’une forte délégation qui comprenait le responsable de la communication du mouvement An-Biko, Daouda Camara, le maire délégué de Djélibougou, Fodé Mamadou Konaté et le chef de quartier, Sory Diallo, la vice -présidente du mouvement An-Biko était venue apporter son soutien et ses encouragements à la commission d’assainissement de la Commune I. À son arrivée, la délégation a pu constater avec satisfaction que les membres de la commission, appuyés par la population, s’activaient pour désobstruer le pont de la route de Banconi-Dianguinébougou. Emerveillé par la forte mobilisation, le chef de quartier a salué la présidente du mouvement An-Biko, Mme Fatoumata Batouly Niane pour avoir initié ce programme qui vise à rendre propre la ville de Bamako. « Ça fait quelques années maintenant qu’elle (Mme Fatoumata Batouly Niane, ndlr) organise et finance cette activité. Nous sommes fiers d’elle et serons toujours disponibles pour soutenir et accompagner toutes les initiatives visant à rendre propre notre capitale », a dit Sory Diallo.Avant de lancer un appel aux autorités de la Transition pour l’élargissement du pont Banconi-Dianguinébougou qui relie le quartier au reste de la ville de Bamako. Présent à la rencontre, Ahmed Tidiane Haïdara, fils de Chérif Ousmane Madani Hadidra, abondera dans le même sens, en témoignant sa reconnaissance à la présidente du mouvement An-Biko et en invitant la population de la Commune I à rester mobilisée jusqu’à la fin de l’opération. « L’année dernière également, le mouvement An-Biko a initié une opération d’assainissement dans notre quartier », a témoigné Ahmed Tidiane Haïdara qui a conseillé à la population d’éviter de déverser des ordures sur le pont. « Nous sommes très contents de bénéficier à nouveau de ce programme du mouvement An-Biko qui contribue au développement du pays et à l’épanouissement des femmes et des jeunes », a terminé Ahmed Tidiane Haidara, sous les ovations de l’assistance. « Nous avons initié ce programme « Hivernage Tour » pour rendre la ville de Bamako plus propre. C’est un programme axé sur les activités de curage des collecteurs, des caniveaux et l’évacuation des ordures au dépôt final », a expliqué la vice-présidente du mouvement An-Biko, Binta Niane. Elle continuera, en rappelant que le lancement de l’édition de cette année a eu lieu le 4 juin en Commune VI. Depuis cette date, a-t-elle assuré, les équipes d’assainissement des six Communes du District de Bamako sont à pied d’œuvre et effectuent, chaque semaine, des opérations d’assainissement dans leur quartier respectif. « Cette année, nous ciblons principalement les ponts, les grands collecteurs et les caniveaux afin d’éviter que la pluie ne cause pas des dégâts humains et matériels pendant l’hivernage. Selon les prévisions météo, la densité de la pluie sera très élevée cette année et notre mouvement (An-Biko, ndlr) se porte volontaire pour prévenir d’éventuels dégâts», a conclu Binta Niane. La vice-présidente du mouvement An-Biko a donc lancé un appel à la population de la capitale à se mobiliser autour de la commission d’assainissement pour la réussite de l’opération. Pour mémoire, le mouvement An-Biko a été porté sur les fonts baptismaux il y a un peu plus de deux ans par Mme Fatoumata Batouly Niane. Siné S. TRAORÉ
Le Premier ministre malien reçoit le nouveau Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahel
Bamako, 04 août (AMAP) Le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, mercredi dernier, à la Primature, le nouveau Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simao, en séjour dans notre pays. En présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, le nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, était venu s’enquérir de l’évolution de la situation politique au Mali mais aussi des défis et des efforts. Le chef du gouvernement, dans les échanges avec son hôte, est revenu sur le contexte de l’avènement de la Transition au Mali. Selon lui, les transitions dans les pays ont chacune une spécificité. Dr Choguel Kokalla Maïga a, ensuite, expliqué le cas malien, principalement, par le problème sécuritaire, même s’il reconnait que sur le plan institutionnel, «il y avait quelques problèmes latents». Lesquels ne remettaient pas en cause l’ordre institutionnel établi. Le Premier ministre a précisé qu’au Mali, les militaires ne sont pas sortis des casernes d’eux-mêmes pour venir prendre le pouvoir, ajoutant qu’il y a eu un soulèvement populaire qui a duré du 5 juin au 18 août 2020, supporté par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). «C’est en ce moment que les Forces armées maliennes, dirigées par un groupe d’officiers, sont intervenues», a-t-il rappelé. Parlant de la Mission des Nations unies au Mali, Dr Choguel Kokalla Maïga a également rappelé qu’au début, les Maliens dans leur grande majorité étaient convaincus qu’elle allait aider à restaurer la paix ou à imposer la paix au besoin. « C’est plus tard qu’à force d’explication des diplomates et de constatation des faits, ils ont compris que la mission onusienne n’est pas venue pour faire la guerre contre le terrorisme mais pour maintenir la paix. » «Sauf qu’il n’y avait pas de paix à maintenir», a martelé le chef du gouvernement. Il a poursuivi que sept ans après, « le constat est que la communauté internationale a échoué sur les plans de la lutte contre le terrorisme, de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national… » Dr Choguel Kokalla Maïga a, par ailleurs, évoqué la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) pour minimiser les risques de contestation des élections et l’adoption de la nouvelle Constitution. Il a aussi rappelé les trois principes qui guident, désormais, l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté de l’État, le respect du choix du partenaire et du partenariat stratégique de notre pays et la défense des intérêts des Maliens dans la prise des décisions. Le chef du gouvernement a annoncé à son interlocuteur que la semaine prochaine, le gouvernement conviendra avec les partis politiques sur le calendrier des élections à venir. Le Premier ministre n’a pas non plus manqué d’évoquer les difficultés économiques du Mali dues, notamment, à la crispation de nos relations avec certains partenaires. «Mais, on a montré que quand il y a la volonté chez un peuple, il peut tout faire. La preuve, avec moins de 500 milliards de Fcfa en quelques années, le pays a été plus équipé militairement que par le passé», a-t-il soutenu. Quant au nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, il a affirmé que le travail principal des Nations unies est de promouvoir la paix et la stabilité dans le pays. Leonardo Santos Simao a rappelé que sans la paix, sans la stabilité, il n’y a pas de développement. Le diplomate onusienne a ajouté qu’ « il y a un travail à faire entre les Nations unies et le gouvernement pour voir comment on peut travailler ensemble pour le reste de la Transition, surtout après le départ de la MINUSMA. » BD/MD (AMAP)
Distribution en cours de l’engrais subventionné à Sikasso : Le soulagement des producteurs
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 04 août (AMAP) Les producteurs de Sikasso, dans le Sud du Mali, ont accueilli avec soulagement la mise à disposition des fertilisants subventionnés par l’État même s’ils estiment que les quantités disponibles sont en deçà des besoins. L’insuffisance des quotas alloués provoque, souvent, l’ire et l’incompréhension des producteurs de la 3è Région administrative du Mali. Depuis juin dernier, les producteurs de Sikasso prennent d’assaut la cour de la Direction régionale de l’agriculture (DRA) où se déroulent les opérations de distribution, dans l’espoir de s’approvisionner en engrais subventionnés par l’État. Lundi 24 juillet dernier, il est 10 heures dans la cour de la DRA. Le ciel est couvert de nuage. À l’entrée, l’ambiance est bon enfant. L’opération de distribution d’engrais subventionnés se déroule devant la section agriculture dont la devanture est bondée de monde. De nombreux producteurs, venus de différentes contrées de Sikasso, y sont campés avec leurs motos. Ils sont là depuis le petit matin. Chacun tient à être servi. IMPATIENCE – L’un d’eux, visiblement en colère, explique les raisons de cette impatience. «La subvention de l’engrais est une bonne initiative de la part du gouvernement. Cette année, mon village met en valeur des champs d’une superficie de 81 ha de maïs et 85 ha pour la culture du riz. Je suis là pour récupérer le quota d’engrais subventionnés destiné à mon village», explique Diakalia Bengaly. L’envoyé du village de Pengafolasso est convaincu qu’il n’aura pas le quart du besoin exprimé par son village. Conscient qu’il faudra se contenter de ce qu’il aura, notre interlocuteur déplore les va-et-vient incessants entre son village et la DRA pour remplir des formalités. «Pour l’instant, nous sommes dans l’attente», a dira M. Bengaly qui invite l’État à penser à décentraliser la distribution de l’engrais subventionné pour rapprocher les sites des producteurs. «Toute chose qui permettra aux producteurs de s’approvisionner dans leurs communes», suggère-t-il. Harouna Traoré et Alhassane Ouattara ont été délégués par Kalfabougou et Sayaga. Ces deux villages possèdent, respectivement, des champs de maïs d’une superficie de 70 ha et 90 ha ainsi que des champs de riz s’étendant sur 30 et de 40 ha. Leurs représentants souhaitent obtenir la quantité d’engrais pouvant couvrir l’ensemble des superficies cultivées. Nos deux interlocuteurs exhortent les autorités à augmenter la quantité d’engrais subventionné allouée à la région de Sikasso. Également rencontrée sur place, Adjaratou Diamouténé estime que l’accès à l’engrais est très difficile pour les coopératives des femmes. « C’est la raison pour laquelle, explique la quadragénaire, nombres de femmes abandonnent la lutte. » Les inquiétudes de ces producteurs et productrices sont-elles fondées ? «Cette année, la quantité d’engrais subventionnés accordées à la DRA de Sikasso par l’État s’élève à 17 932 tonnes. Pour l’heure, 7 333,9 tonnes d’engrais (tous types confondus) ont été distribués», détaille le chef du bureau statistique et suivi évaluation de la DRA, Moussa Dembélé. Selon ljui, cette quantité ne représente que 12% des besoins de la région. DIX JOURS SUPPLEMENTAIRES – « La distribution a démarré le 12 juin pour l’engrais organique et le 3 juillet pour l’engrais minéral », explique le directeur régional de l’agriculture, Alkassoum Barka. Il précise que 1.535 tonnes d’urée dont 38 tonnes de DAP et 863 tonnes de NPK, 15.488 tonnes d’engrais organiques, 8 tonnes de fertilisant (ovalis) et 6 tonnes de maïs hybride ont été mises à la disposition de la DRA au profit des cercles de Sikasso et de Kadiolo. Les prix subventionnés sont de 14 000 Fcfa le sac de 50 kg pour l’engrais minéral, 3 000 Fcfa le sac de 50 kg de l’engrais organique, 17 500 Fcfa pour l’ovalis et la semence de maïs hybride coûte 1 500 Fcfa. Quant aux prix non-subventionnés des engrais, il est de 27 000 Fcfa pour l’urée, 31 000 Fcfa le sac de DAP et 29 000 Fcfa pour le NPK. Le sac de 50 kg de l’engrais organique est cédé à 6 000 Fcfa, contre 3 000 Fcfa pour la semence de maïs hybride à et à 35.000 Fcfa pour l’ovalis. Sikasso, la cité verte du Kénédougou, est l’une des principales régions nourricières du Mali. Zone de production par excellence de légumes, de tubercules, de fruits, de céréales et de coton, la région doit son essor économique aux investissements massifs (financiers et humains) de ses fils dans l’agriculture. Productions agricoles qui continuent de croître grâce à l’accès des paysans aux intrants notamment les fertilisants subventionnés par le l’État. Malheureusement, cette année encore, des retards sont constatés dans la mise en place de ces engrais chimiques. Dans la zone de l’Office du Niger, dans le centre du Mali, des lourdeurs administratives entravent les activités. En visite cette semaine dans cette zone, le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, a, au regard des difficultés d’approvisionnement, invité les fournisseurs à plus d’efforts pour une mise en place rapide des engrais. «Nous avons adressé une lettre à tous les fournisseurs pour leur accorder dix jours supplémentaires afin qu’ils puissent honorer leurs engagements. Passé ce délai, leurs reliquats seront attribués à d’autres fournisseurs disposant de l’engrais», a-t-il prévenu. Il a révélé que l’opération de distribution, dans cette zone, connaît un léger retard à cause du nombre important de signataires et le fait qu’il n’y ait qu’un seul contrôleur financier à Niono qui doit signer les cautions techniques de cinq zones de production (Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Béwani.) « Cette tâche, selon lui, n’est pas du tout aisée, car il s’agit de milliers de documents à signer. D’où le retard dans la délivrance des cautions techniques aux producteurs agricoles. » Quant aux zones de production de Kolongo et de Ké-Macina, un contrôleur financier doit signer leurs documents. «C’est une lourdeur que nous allons signaler au département de l’Économie et des Finances», a assuré le ministre Dembélé. Parlant des défis à relever, le directeur régional de l’agriculture de Sikasso, Alkassoum Barka, a évoqué, entre autres, l’insuffisance de l’engrais minéral subventionné, le dérèglement climatique, l’insuffisance du personnel d’encadrement ainsi que l’intensification de la production de la fumure organique. Il a invité les producteurs à alerter les autorités en
MINUSMA : Le contingent égyptien a quitté le Mali
Bamako, 04 août (AMAP) Quelque 460 Casques bleus du bataillon égyptien de combat et d’escorte de convois de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont quitté Gao, dans le Nord du Mali, pour regagner leur pays, le 28 juillet dernier. Selon la Mission onusienne, ces « soldats de la paix ont opéré pendant plus d’un an dans un environnement particulièrement exigeant, à travers des escortes de convois allant de Gao à Tessalit, en passant par Kidal et Aguelhok ». Cela, dans « des conditions très difficiles marquées par la recrudescence de l’usage des engins explosifs improvisés par les groupes armés terroristes. » Ces différentes missions effectuées avec un rythme soutenu, ont contribué à sécuriser les convois logistiques et à la protection des civils. En outre, « les Casques bleus égyptiens, a indiqué la MINUSMA, ont mené de nombreuses activités civilo-militaires à travers des dons de denrées alimentaires, de fournitures scolaires et de milliers d’articles ainsi que des consultations médicales gratuites afin d’aider les plus vulnérables. » «Le départ du contingent égyptien était programmé avant l’adoption de la résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations unies mettant fin à la MINUSMA. C’est néanmoins un pas de plus vers le retrait définitif du Mali », a fait noté la Minusma. La mission a annoncé que dans les jours qui suivent, des Casques bleus des contingents sénégalais, burkinabé, ivoirien et bangladai quitteront le Mali avec la fermeture des camps périphériques d’Ogossagou (Centre), Goundam, Ber et Ménaka (Nord). Ces mouvements s’inscrivent dans le cadre du retrait complet du territoire malien au 31 décembre 2023, a rappelé la Mission onusienne au Mali. MK/MD (AMAP)

