Spécial 8 mars : «Fédérons nos énergies et nos intelligences pour devenir des actrices incontournables de la refondation de l’Etat» (Mme Wadidjé Founé Coulibaly, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille )
Propos recueillis par Mariam A. TRAORÉ Bamako, 08 mar (AMAP) À l’occasion de la célébration du 8 Mars, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidjé Founé Coulibaly, explique le choix du thème national : «Femmes, actrices incontournables, debout pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation au Mali» et présente les activités prévues dans le cadre de la Journée internationale. Elle invite aussi les femmes à jouer pleinement leur rôle dans l’édification du Mali Kura AMAP : Qu’est-ce qui a motivé le choix de ce thème pour la célébration de la présente édition de la Journée internationale dédiée à la femme ? Mme la ministre : Permettez-moi de vous remercier pour l’opportunité que vous me donnez pour m’adresser à l’opinion nationale et internationale à l’occasion de la célébration de cette journée importante. Notre pays a actuellement besoin de citoyen qui est en paix avec son environnement. La femme malienne, depuis la nuit des temps, a le secret pour cultiver la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation au sein de la société (en famille, dans le quartier, au village, dans les fractions, au sein des différents groupes). Elles sont des conseillères par excellence. C’est ce qui a motivé le département à choisir ce thème pour la commémoration de la présente édition de la Journée internationale de la Femme. AMAP : La paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation sont à la mode actuellement. Quelles sont les actions phares initiées par les Maliennes pour une paix durable dans notre pays ? Mme la ministre : Ce n’est pas un luxe de parler de paix dans notre pays actuellement, car c’est une préoccupation quotidienne. Le pays a besoin de cette paix pour ses filles et ses fils qui souffrent des conséquences de la crise depuis plus d’une décennie. Les femmes maliennes ont beaucoup souffert des séquelles de la crise : certaines ont perdu leurs maris, leurs fils, leurs frères et d’autres ont été victimes de viols, de mariages forcés et autres atrocités. Des familles ont été séparées, des femmes et filles ont été violées devant leurs maris et parents. La violence physique a été amplifiée à travers les mutilations et les châtiments corporels. Cette barbarie a eu comme conséquence, les déplacements massifs et forcés des populations dont les femmes et les enfants constituent la grande majorité. Par ailleurs, il faut souligner que les femmes ont été des actrices en faveur du retour de la paix et de la réconciliation à travers plusieurs initiatives. Leur participation dans la recherche de la paix, faut-il le rappeler, est un droit reconnu à travers la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en 2000. Dans la même dynamique, d’autres Résolutions ont suivi pour garantir sa mise en œuvre dont la Résolution 1820, 1889, 1960… À travers la Résolution 1325, le Conseil de sécurité rappelle l’importance de la participation des femmes au même pied d’égalité que les hommes dans la prévention, le règlement des conflits et la consolidation de la paix. Malgré l’existence de ces résolutions, la participation des femmes maliennes dans le processus de négociation formelle pour la paix a été très faible, toutefois leurs places restent indéniables pour la restauration de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation. La consolidation de la paix, la réinsertion socioéconomique passent inéluctablement par la prise en compte du rôle particulier dans les stratégies de consolidation de paix au niveau local, régional et national, car en tant qu’épouses, mères, sœurs, elles ont une aptitude particulière à conseiller, à convaincre et à promouvoir la paix. AMAP : Qu’est-ce que votre département fait pour rassembler les Maliennes dans la quête de la paix et la réconciliation nationale ? Mme la ministre : On sait qu’au Mali, un département est dédié aux questions de paix et de réconciliation. Cependant, dans le cadre de la complémentarité et de la solidarité gouvernementale, chaque ministère joue sa partition. C’est dans cette veine que le nôtre a choisi ce thème assez évocateur pour le 8 mars 2023. En plus des sessions d’informations, de formations, de plaidoyers sur la prévention, la gestion des conflits et le processus de paix, mon département abrite l’Unité de gestion de la Résolution 1325 des Nations unies dont les actions ont fortement contribué à l’implication des femmes et des jeunes dans les organes et instances de la paix à tous les niveaux (central, régional, local). En appui au département en charge de l’Action humanitaire, notre ministère accueille et assiste les personnes déplacées dans les Maisons de la femme, de l’enfant et de la famille et les Directions régionales de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille des localités ci-après : Mopti, Ségou, Sikasso, district de Bamako. Ces déplacées bénéficient des Actions comme la distribution de kits de dignité aux femmes déplacées (seaux, couvertures, savons, pâte dentifrice, brosse à dent, 6 pagnes, pommade, matériels de toilette…). Il faut aussi noter l’organisation des activités d’information, de débats intergénérationnels, de sensibilisation et de formation des femmes dans les zones très affectées par le conflit. Mon département a aussi initié une campagne nationale de communication et de mobilisation pour l’appropriation de l’accord, basée sur la réelle participation de toutes les femmes du Mali. S’y ajoute, l’organisation d’une rencontre des femmes du Mali appelée : «Appel des femmes du Mali». Cette rencontre a été une opportunité rare à saisir par les femmes maliennes, pour forger une vision commune pour la paix durable. «L’appel des femmes du Mali» a été une réussite qui a permis aux femmes de s’écouter, de se découvrir et de découvrir les femmes des autres régions par le dialogue et les échanges dans le cadre de l’instauration d’une paix durable et de la cohésion sociale au Mali. AMAP : Pouvez-vous nous parler des projets et programmes mis en œuvre par votre département pour une large implication des femmes pour la promotion de la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation ? Mme la ministre : On
Programme «Lab innova agrobusiness au Sahel» : Trente-huit entrepreneurs en formation virtuelle
Bamako, 08 mar (AMAP) Des chefs d’entreprises de l’agro-alimentaire du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont débuté, lundi, à Bamako, une formation en ligne dans le cadre du Programme intitulé «Lab innova agrobusiness au Sahel», a constaté l’AMAP. «Notre institut national de commerce, pour la première fois au Mali, lance ce projet qui vise la formation professionnelle, surtout dans le domaine de l’agriculture intensive qui peut créer des milieux de poste de travail pour les Maliens», a expliqué Stefano A. Dejak, l’ambassadeur d’Italie au Mali. Les entreprises qui achèveront la formation avec succès participeront à la Foire internationale Macfrut (partenaire du projet), en mai prochain, pour, approfondir leur connaissance du marché et des entreprises italiennes. Faisant partie du Projet «Lab innova for Africa», ce programme intégré d’assistance et de formation est promu par l’Agence italienne du commerce (ITA), pour le secteur agro-alimentaire, notamment les filières mangue et tomate. L’objectif recherché est de renforcer les techniques et capacités managériales afin de consolider la compétitivité sur les marchés européens, de promouvoir l’innovation et le transfert de technologie en s’inspirant du modèle agro-industriel italien. Au total, 10 Burkinabé, 11 Maliens et 17 Nigériens prennent part aux six cessions qui durent du 6 au 17 mars 2023. Les ambassadeurs italiens dans les trois pays concernés ont pris part à l’ouverture de cette rencontre virtuelle. Le Programme «Lab innova agrobusiness au Sahel» vise à favoriser les partenariats et échanges commerciaux gagnant-gagnant avec les entreprises italiennes et à booster les exportations et l’industrie locale. La formation en cours est dispensée par des experts d’ITA dans un cadre dynamique enrichi par des mises en situation des partages d’expériences et des jeux de rôle. «Il s’agit d’un projet très important pour l’Italie étant donné qu’on a ouvert notre ambassade au Mali à l’été 2021. Maintenant, on a travaillé pendant un an pour bâtir des relations commerciales ». a dit le diplomate italien. Il a ajouté que ce projet de formation professionnelle est développé avec la grande foire des fruits et épices, «Macfrut», à laquelle quinze entreprises maliennes ont pris part l’année dernière. Il a signalé que son pays est le plus grand exportateur de fruits et épices de l’Union européenne (UE) et vise 450 millions de consommateurs assez riches. Stefano A. Dejak a assuré que c’est un marché avec un potentiel pour les producteurs maliens, ajoutant que c’est, cependant, « un marché ouvert uniquement aux agriculteurs qui font une production organisée pour l’exportation avec des standards à un niveau assez élevé.» « Au Mali, nous avons des fruits comme la mangue et le gingembre de bonne qualité qui offrent une meilleure demande sur le marché. C’est une marge de profit qui est énorme», a relevé Stefano A. Dejak. Il s’agit, selon lui, de mettre l’accent sur la vulgarisation, surtout, sur les produits qui ont des potentiels énormes sur les marchés européens. Pour ce faire, les producteurs doivent être formés à produire, à organiser chaque cycle de production, en visant les marchés européens. « Lab innova est initié dans ce sens », a-t-il précisé. Selon une note d’information, les entreprises retenues pour la foire internationale Macfrut, bénéficieront d’un voyage d’études de cinq jours, organisé conjointement avec Macfrut, à Rimini (Région de l’Emilie-Romagne). Au programme, des visites guidées de l’exposition et des entreprises, des rencontres B2B, des ateliers de formation en matière de Business plan et d’accès au financement et une session de coaching dispensée par les experts d’ITA pour tisser des relations avec de potentiels partenaires italiens. BBC/MD (AMAP)
Office riz Ségou : Plus de 200 000 tonnes de céréales attendues
Ségou, 08 mar (AMAP) L’Office riz Ségou (ORS) table sur une production de plus de 203 532 tonnes, toutes céréales confondues, dont 115 721 tonnes de riz paddy, pour la campagne agricole 2023-2024, a annonce, mardi, le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kelema, lors de la 31è session du Conseil d’administration de l’ORS. Selon m. Kelema, « l’atteinte de cet objectif de production dépendra largement de meilleures conditions pluviométriques, hydrologiques, sécuritaires et phytosanitaires. » Le secrétaire général du ministère du Développement rural a rappelé que la session se tient à une période où, le Mali traverse des moments difficiles, mais non insurmontables grâce aux efforts consentis par les autorités du pays. « Les conséquences de la guerre en Ukraine et de la Covid-19 continuent, a-t-il poursuivi, d’impacter négativement le secteur agricole, en affectant la disponibilité des intrants agricoles, particulièrement l’engrais minéral dont le prix est en hausse sur le marché. » S’y ajoute l’insécurité qui sévit encore dans toute la zone d’intervention de l’Office riz Ségou dans le Centre du Mali. À l’ordre du jour de cette session portait, notamment, sur l’adoption du procès-verbal de la 30è session, l’état d’exécution des recommandations issues de la précédente session, la présentation du rapport annuel de performance 2022 et du projet annuel de performance 2023. Le budget prévisionnel 2023 de l’ORS se chiffre à un peu plus de 2,6 milliards de Fcfa contre un peu plus de 3,2 milliards Fcfa en 2022, soit une diminution de 18,56%. Cette régression s’explique par la fin annoncée du Projet de développement intégré et de résilience climatique dans les plaines du delta 2 (Pdir-PD2) en avril 2023 et du Projet d’appui au développement rural de Soké 1 (Pader-S1). «Conformément à la vision du département, les actions de l’ORS se focalisent sur la promotion d’une agriculture durable, moderne et compétitive en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et améliorer les revenus des exploitants et exploitantes agricoles », a rappelé Daniel Siméon Kelema. « Pour y parvenir, la stratégie qui sous-tend cette vision s’appuie sur deux piliers à savoir la promotion des exploitations familiales pratiquant principalement une agriculture de subsistance et les entreprises agricoles connectées aux marchés», a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a révélé que l’accompagnement du secteur agricole par l’État a permis aux acteurs du monde rural de bénéficier de plus de 2 386,7 tonnes d’engrais subventionnés au cours de la campagne agricole 2022 sur un besoin exprimé de 7.451 tonnes. « L’un des défis majeurs, aujourd’hui, est d’arriver à produire en quantité et en qualité tout en réduisant le coût de production ; a analysé M. Kelema qui a évoqué la nécessité, pour l’ORS, de rechercher des financements pour l’aménagement de 21 000 ha dans l’inter-fleuve, 4 650 ha de Soké II et Dioro I, la réhabilitation du réseau hydraulique de tous les complexes et des études de reconversion de 1 350 ha de Famana et d’aménagement de 2 000 ha de Mallé. La réunion s’est tenue dans les locaux de la structure, en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Afel B. Yattara, du directeur général de l’ORS, Salif Sangaré et des administrateurs. MS/MD (AMAP)
La filière privée explique la hausse des tarifs du pèlerinage à la Mecque
Bamako, 08 mar (AMAP) L’augmentation du coût du Hadj pour les pèlerins maliens est due, en grande partie, à la guerre en Ukraine qui a impacté le prix du pétrole, sans compter la hausse du coût des prestations à Mina et Arafat de presque 300%, a expliqué, mardi, la coordinatrice de la commission du pèlerinage de la filière privée, Mme Cissé Fatoumata Kouyaté. Le coût du Hadj, s’élèvant, cette année, au niveau de la filière privée, à 4. 675. 000 Fcfa comme en 2022, n’est pas abordable pour nombre de fidèles musulmans. Face à la presse, à la Maison du Hadj, Mme Cissé Fatoumata Kouyaté, en présence du secrétaire général de la commission, Amadou Maïga, et du Pdgde BTANG voyage, Boubacar Tangara, a justifié cette hausse par la guerre en Ukraine qui a impacté le prix du pétrole. Elle a évoqué, aussi, l’augmentation du coût des prestations à Mina et Arafat ( en Arabie saoudite) de presque 300%. « La démolition des immeubles du centre de la Mecque et leur remplacement par des immeubles modernes et coûteux, la hausse du taux de change du dollar qui est la monnaie de change de prédilection, l’augmentation du coût des services du Muassassa à 400% sont aussi des facteurs pris en compte », a détaillé Mme Cissé Fatoumata Kouyaté. Elle a expliqué que « les agences de voyage sont des prestataires de services qui ont une obligation de résultats et sont donc contraintes de fournir des services de qualité. » Mme Cissé Fatoumata Kouyaté a fait remarquer que la hausse est, aussi, perceptible au niveau de la filière gouvernementale qui bénéficie, pourtant, de certaines subventions qui allègent les coûts. « Tous les voyagistes doivent s’apprêter à affronter la privatisation de l’organisation du Hadj en Arabie saoudite », a-t-elle souligné, ajoutant que cette évolution engendrera beaucoup de changements dans l’organisation du rendez-vous de la Mecque. Mme Cissé Fatoumata Kouyaté a assuré que le coût du Hadj de la filière privée du Mali, pour cette année, est l’un des plus bas de la sous-région. À titre de comparaison, elle a rappelé que le tarif du Hadj de la filière privée, cette année, en Côte-d’Ivoire s’élève à 5 525 000 Fcfa, sans compter le prix du mouton à immoler et le coût du document de voyage (le passeport). Quant à Boubacar Tangara, il a confirmé la hausse des coûts du voyage en raison de la conjoncture internationale et des changements opérés par les autorités saoudiennes. En appui à son propos, il a cité le prix des hôtels et l’alimentation, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 15%, une nouveauté introduite par l’Arabie saoudite. Les inscriptions pour le Hadj 2023 ont commencé et prendront fin le 5 mai prochain. NS/MD (AMAP)
Salon des prospecteurs et entrepreneurs canadiens : Le Mali est un « eldorado » pour les investisseurs miniers, dit le ministre en charge des Mines
Bamako, 08 mar (AMAP) « Le Mali reste une destination sûre pour les investisseurs et les autorités mettent tout en œuvre pour la préservation des investissements », a déclaré le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, mardi, à Toronto, au Canada, selon une source officielle malienne. Le ministre en charge des Mines, en marge du 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), qui se tiennent depuis dimanche dans la ville canadienne, a présenté les potentialités du Mali devant un public composé essentiellement d’investisseurs et d’hommes d’affaires, rapporte le service de communication du département des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Dans son exposé, en présence de l’ambassadeur du Mali à Ottawa, Mme Fatouma Meité, indique la même source, le ministre Traoré a rappelé que « le Mali est une vieille nation démocratique où est née la première Charte des droits de l’Homme la plus connue qu’est la charte de Kourankanfouga. » Il a, aussi, évoqué la situation actuelle du pays « qui se caractérise par la volonté des autorités de mener des réformes indispensables au retour définitif de la stabilité et à l’amélioration des conditions de vie des populations. » Parlant des ressources minières, outre l’or, Lamine Seydou Traoré a relevé que le Mali regorge de plusieurs autres en grande quantité. Il s’agit du lithium, un minerai critique, très recherché aujourd’hui pour la confection des batteries pour l’énergie solaire. À cet effet, le ministre Traoré a annoncé que son pays « dispose de l’une des plus grandes mines de lithium en cours d’installation » dans la localité de Bougouni, dans le Sud du Mali et « dont la production va commencer très bientôt. » « La vision de nos autorités, qui ont engagé des réformes dans le secteur, est de faire en sorte que l’État, les populations et les entreprises profitent de l’exploitation minière », a dit le ministre malien. « Le code minier met un accent sur le contenu local afin de faire bénéficier davantage l’État et les populations des ressources minérales du pays »,a-t-il poursuivi. « Déjà, l’or contribue beaucoup à l’économie de notre pays avec plus de 25% d’apport au budget national, 75% des recettes d’exportation et 10% du PIB », a signalé le ministre des Mines, de l’Energie et l’Eau. En 2022, la production d’or a été de 72,2 tonnes dont 6 tonnes pour l’orpaillage artisanale. Cette tendance en augmentation devrait continuer en 2023, comme l’a témoigné la société B2GOLD dans sa présentation, au cours de l’événement. Selon le ministre Seydou Lamine Traoré, « le Mali est et reste une terre d’accueil pour les investisseurs. » Il a ajouté que toutes les réformes menées ou en cours dans le secteur minier « ont pour objectif ultime de concilier les intérêts des bénéficiaires que sont l’État, les populations et les entreprises. » Le ministre Traoré a, également, rappelé les efforts en cours et résultats obtenus dans le cadre de la sécurisation de l’ensemble du territoire. « Cela en mettant l’accent sur les zones minières qui restent non affectées par l’insécurité, contrairement à l’image que certains médias véhiculent. », a dit M. Traoré. SS/MD (AMAP)
DIRPA : Le directeur donne des précisions sur les différentes missions menées courant février
Le directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), le Colonel Souleymane Dembélé a animé lundi au siège de sa structure une conférence de presse dont l’objectif était d’édifier la presse nationale et internationale sur les différentes actions menées les forces armées de sécurité et de défense du Mali, a constaté l’AMAP. Il s’agissait selon le Colonel Dembélé « d’éclairer la population sur l’évolution de la situation sécuritaire de notre pays au cours du mois de février au cours duquel 84 missions offensives ont été menées ». Selon lui, il y a eu, courant février sans le cadre de la lutte contre le terrorisme « 23 opérations aéroportées,36 missions de reconnaissance offensives, 16 missions de frappes aériennes,06 missions de frappe de drone et 03 opérations de frappes d’artillerie. Le directeur du service de l’information des Armées a précisé que ces opérations ont été menées respectivement dans les régions de Mopti, Douentza, Bandiagara, Nara et Kita au sud et dans les cercles de Koro, Bankass, Ségou, Niono, Tenenkou ainsi que dans les secteurs de Sofara et de Djenné. Au cours de ces opérations, le bilan fourni par le Colonel fait état de « 153 terroristes neutralisés, 79 interpellés, 02 PKM saisies (74 PM, 02 LRAC, 20 fusils, 07 véhicules et 46 motos) récupérés, 15 bases terroristes et 15 EEI détruites ; 49 sacs de riz de 100 kg et 04 sacs de 50 kg de riz et plus de 100 têtes de bovins récupérés ensuite remis aux autorités compétentes ; 112 véhicules escortés. Lors de ces différentes missions, on déplore la mort de 7 FAMa et 24 blessés ». Grâce à l’intensification des opérations offensives, les GAT ont été désorganisés, a précisé le Colonel Dembélé. KM (AMAP)
Kayes : Inauguration du site pilote du projet Brigade verte pour l’Emploi et l’Environnement à Diyalla
Kayes, 8 mars (AMAP) Le site pilote de ce projet a été inauguré lundi ; à Diyalla, commune rurale de Liberté Dembaya, par le Ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a constaté l’AMAP. C’était en présence des ministres de la Jeunesse, Sports et Construction Citoyenne, Mossa Ag Attaher et de la Promotion de la Femme, Enfant et Famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly ainsi que de nombreux invités. Après la coupure du ruban symbolique du site, les ministres, en compagnie du gouverneur, visité l’un des bassins d’irrigation du projet. « Cette note d’espoir m’offre l’occasion d’exhorter la population bénéficiaire à faire bon usage de l’infrastructure afin qu’elle réponde à la durabilité tant désirée, aux aspirations légitimes des populations et à l’attente de nos plus hautes autorités », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali. Pour le chef de l’exécutif régional, cette cérémonie ouvre surtout une nouvelle ère pour nos concitoyens frappés de plein fouet par les sécheresses récurrentes avec pour conséquences ultimes : l’insécurité alimentaire et la migration clandestine. Selon lui, ce projet, combine en lui seule, une réponse structurelle à toutes les problématiques majeures du sahel. Dans les prochaines semaines, le site de Nioro du sahel sera bientôt réceptionné. Les travaux d’aménagement de 23 autres sites dans les cercles de Kayes, Yélimané, Bafoulabé, Nioro et Diéma vont bientôt démarrer. Ce site pilote concerne la clôture du site d’une superficie de 88 ha ; l’aménagement de 05 ha de périmètre maraîcher ; la réalisation de 04 forages positifs équipés de pompes solaires ; la réalisation de 02 châteaux d’eau de 20 m3. On retient aussi la réalisation d’un local technique constitué d’un hangar de conditionnement, d’un magasin d’entreposage, d’un bureau, d’une latrine de deux cabines et d’un réseau d’irrigation (canaux + 08 bassins principaux et 08 secondaires). Le site s’autonomisera sur le long terme car, avec un coût de réalisation initial s’élevant à 189 120 500 FCFA, l’exploitation du site génèrera en moyenne 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique. 1 500 jeunes, constitués en coopératives, sont formés sur les techniques de production agroforestière, le fonctionnement des coopératives et sur la gestion administrative et comptable pour assurer le bon fonctionnement du site. Les jeunes membres des coopératives nouvellement créées ou redynamisées sur chaque site d’intervention sont considérés comme des employés permanents. Chaque coopérative sera dotée de moyens nécessaires à l’activité de production, de moyens de surveillance de la nature et de fonds de roulement pour sa prise en charge pendant la première campagne de production. A côté de la formation typiquement agricole, des formations sont prévues aussi en entrepreneuriat pour favoriser le développement des filières dont, entre autres, l’entretien des équipements fournis par le projet, le processus de conditionnement et de stockage de la production, le transport et l’écoulement des produits. Aussi, à travers l’approche « Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), le projet prévoit la réalisation d’aménagement de terres avec une main d’œuvre de 3 000 jeunes, en raison de 20 hommes/jour par hectare (Ha) pour la préparation du terrain, les semis, l’entretien et la récolte. Les mêmes jeunes sont aussi employés à titre temporaire pour la plantation de la gomme arabique, les travaux d’aménagement des infrastructures sans compter les brigades de surveillance de la nature. En outre, les localités concernées, étant réputées être des zones à forte migration, le projet va s’ouvrir aux candidats au retour afin de minimiser l’exode rurale des jeunes. Les organisations de femmes sont spécifiquement formées en connaissances, attitudes et pratiques liées à la nutrition. Sur les 3 000 Ha de terres qui seront concernés dans les régions de Kayes et de Nioro du Sahel, il est prévu d’aménager 120 ha par site, dont 05 ha sont affectés aux activités de maraîchage dédiées exclusivement aux organisations des femmes. Ce projet multidimensionnel est le fruit de la coopération entre l’Italie, à travers l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), et le Mali. Il traduit la volonté des gouvernements malien et italien de relever des défis fondamentaux de nos régions à savoir : la régénération de nos forêts, la création d’emplois vertes pour les jeunes, le développement de nouvelles filières économiques basées sur la promotion de la gomme arabique mais aussi et surtout la mise à la disposition de l’eau potable aux femmes pour le développement du maraichage. En marge de cette cérémonie, la ministre Wadidié Founé Coulibaly a offert des kits de maraîchage aux femmes. De son côté, le ministre Mossa Ag Attaher a offert des vélos aux jeunes pour leur faciliter la surveillance de l’infrastructure. Rappelons que les travaux d’aménagement de ce site avaient démarré le 24 Mai 2022 dans la même localité. Cette initiative présidentielle permettra de générer 43 462 500 FCFA de chiffre d’affaires par an pour toute production agricole confondue ; 21 716 397 FCFA de chiffre d’affaires par an pour l’exploitation de la gomme arabique BMS/KM (AMAP)
Célébration du 8 mars: Sous le signe de l’innovation et la technologie pour l’égalité des sexes
Bamako, 08 mar (AMAP) Le monde célèbre ce mercredi 08 mars, la Journée internationale des femmes dont l’édition 2023 est placée sous le thème de « l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes : pour un monde digital inclusif. » Dans une déclaration, publiée ce mardi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, indique que « dans le secteur des technologies, les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes. Et dans le domaine de l’intelligence artificielle, la proportion s’élève à cinq contre une. » Pour lui, « la discrimination que subissent les femmes dans le domaine de la science et de la technologie est le résultat de siècles de patriarcat, d’inégalités et de stéréotypes néfastes. » Il a souligné que les femmes ne représentent que 3% des personnes récompensées par un prix Nobel dans les catégories scientifiques depuis 1901. Le thème de la Journée internationale des femmes 2023 permet de saluer et de célébrer les femmes et les filles qui défendent l’avancement de la technologie transformatrice et de l’éducation numérique. Cette célébration permet d’explorer l’impact de l’écart numérique entre les sexes sur l’élargissement des inégalités économiques et sociales, et permet de mettre également en lumière l’importance de protéger les droits des femmes et des filles dans les espaces numériques, de lutter contre la violence sexiste en ligne, facilitée par les TIC. L’intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d’innovations qui réponde aux besoins des femmes et favorisent l’égalité des sexes. Leur manque d’inclusion, en revanche, s’accompagne de coûts énormes. Par ailleurs, les femmes en ligne, notamment les scientifiques et les journalistes, sont, souvent, la cible de discours haineux et d’agressions sexistes qui visent à les dénigrer et à les réduire au silence. « Nous devons également agir pour offrir aux femmes un environnement numérique sûr et mettre fin à l’impunité des auteurs d’agressions en ligne et des plateformes numériques qui leur permettent de perpétrer de tels actes », a dit Antonio Guterres. SS/MD (AMAP)
Consommation de Kaolin : Le risque de l’addiction
Par Awa K. SANOU Bamako 07 mar (AMAP) Le kaolin provient des roches sédimentaires. Cette argile blanche, communément appelé « bogoni» ou «kabala», est souvent consommée dans les pays africains, notamment au Mali, par les femmes enceintes ou non qui en développent une certaine addiction. Selon les médecins, «le kaolin modifie le trouble de transit intestinal» d’où des constipations récurrentes chez les consommatrices. On en trouve plusieurs types sur le marché. Du kaolin rouge au salé, en passant par le fumé. Est-ce que les femmes qui en consomment courent des risques, notamment en termes de pathologies ? Dr Mamadou Sadia Traore, gynécologue obstétricien au Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G explique que la consommation de cette argile blanche est en train de devenir un sujet d’intérêt public. La consommation du kaolin est une habitude chez les femmes enceintes. Mais le scientifique explique que sur le plan médical, il n’y aucune étude qui atteste d’un apport intéressant de cette argile à l’organisme humain, notamment pour les femmes enceintes. Pour lui, c’est simplement un réconfort psychologique pour celles en consomment. Il pense plutôt que cela produit un effet placebo chez les femmes enceintes qui veulent dissiper les petits symptômes de la grossesse, notamment pendant les premiers mois. Le praticien hospitalier souligne aussi qu’il faut faire beaucoup attention parce que la consommation abusive du kaolin peut entrainer souvent des maladies parasitaires intestinales. Le gynécologue, qui sait de quoi il parle, explique aussi que dans le cadre normal du programme de prise en charge de la grossesse au Mali, il y a un déparasitage systématique au cours du deuxième trimestre de la grossesse. Au-delà de la constipation qui peut être la première conséquence de la consommation de cette argile blanche, y a-t-il autres effets sur un plan médical ? Dr Mamadou Sadia Traore relève qu’il n’est pas encore établi que le kaolin peut avoir des conséquences sur le fœtus. «En tant que médecin, je ne peux confirmer des choses sans les preuves scientifiques». Et de rappeler que dans les situations de malaise ou autres préoccupations pendant la grossesse qu’il vaut mieux consulter un spécialiste (un médecin gynécologue). Il relève la nécessité pour les femmes de comprendre que la grossesse n’est pas pathologique. Certes, elle est souvent accompagnée de malaises mais ceux-ci ne sont pas forcement à traiter. Certains signes apparaissent aux premiers de la grossesse, puis disparaissent après. Cela dépend de chaque organisme et de la physiologie de la femme. LE KAOLIN EST TRES PRISE – Les vendeuses de cette argile se frottent les mains. «Achetez du kaolin, c’est de la bonne qualité». Certaines d’entre elles hèlent ainsi la clientèle au marché de N’golobougou. Au bord de la route, les vendeuses exposent leurs marchandises dans des assiettes sur des étals. A côté d’une vendeuse, se trouve un stock dans un sac de 50 kg. Assise sur sa chaise, Mme Awa Tangara accepte de se confier et explique évoluer dans ce créneau depuis plus de 10 ans. La bonne dame est grossiste au marché de Sabalibougou. Elle s’approvisionne à au marché de kolas, appelé «Worokourou». Pour la grossiste, le sac de 50 kg revient à 6 000 Fcfa et elle revend avec une grande marge bénéficiaire. « Souvent, elle passe du simple au triple », dit-elle honnêtement, avant de préciser qu’elle peut avoir un stock d’environ 3 à 4 sacs de 50 kg. Le produit peut être conservé pendant une année sans risque. « Les Ivoiriens ont une façon particulière de le brûler et de lui donner un goût atypique », indique succinctement la vendeuse de kaolin. « C’est un marché prospère », explique-t-elle. Selon elle, «c’est la kola des femmes». Elle tente aussi de donner d’autres motivations à la consommation du kaolin par les femmes enceintes. C’est une croyance selon laquelle cette argile apporte du fer. D’autres succombent simplement à un phénomène de mode. Notre interlocutrice reste convaincue que le kaolin n’est pas sans conséquence sur la santé. Elle rappelle qu’elle en était une grande consommatrice jusqu’au jour elle a eu un grand malaise après la consommation de cette argile. Elle a été conduite à l’hôpital où elle a dépensé, selon elle 35 000 Fcfa pour une prise en charge, en analyses et en médicaments. Depuis ce jour, elle a arrêté de manger du kaolin. Une femme, qui a requis l’anonymat, dit en consommer depuis le bas âge. Elle explique que c’est une tante qui lui transmis le «virus». Elle explique être stimulée par l’odeur de cette argile. Chaque fois que ma tante m’envoyait acheter du kaolin, j’en profitais pour goûter. C’est ainsi devenue une addiction chez moi. Le kaolin, c’est comme du thé qui est une boisson nationale. Une fois qu’on en devient accro, il n’est pas facile de s’en défaire. Notre interlocutrice pense même qu’après la consommation, il faut boire de l’eau chaude. Une vendeuse au Grand marché de Bamako soutient que le kaolin est important pour la femme enceinte. Ces dernières années, le produit est de plus en plus consommé par les enfants, adolescents, femmes enceintes voire des personnes âgées. Il permet, selon elle, de combler le manque de fer chez la femme enceinte. Cette affirmation ne se fonde sur aucun constat de spécialistes, encore moins sur une étude scientifique. Pour elle, il y a deux qualités très prisées. Le kaolin rouge dont l’unité est cédée entre 50 et 100 Fcfa et qui provient de la Côte d’Ivoire et le kaolin blanc qui vient de chez nous (ici au Mali). Il a un arrière goût amer et reste le plus consommé et est moins cher. Il est accessible pour toutes les bourses ou presque entre 5, 10 et 25 Fcfa le petit morceau. Une jeune fille que nous désignons sous les initiales de F.S a aussi développé une addiction au kaolin. Elle consomme depuis toute petite parce que ses sœurs l’utilisaient pour le gommage du visage. Elle nous apprend que le marché malien est approvisionné aussi par la Côte d’Ivoire. Elle, aussi, sans être catégorique, estime que cette argile peut avoir des effets secondaires ; notamment des maux de ventre et des règles
Mali-Russie : Alliance contre le terrorisme et pour le combat diplomatique
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 07 mar (AMAP) Le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, s’est entretenu, lundi, avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Vershineen, en marge des travaux de la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA). Sergey Vershineen et Dr Choguel Kokalla Maïga ont procédé, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et d’autres membres de la délégation, à une analyse de l’évolution des relations entre le Mali et la Russie qui se sont densifiées, ces dernières années. Moscou et Bamako ont la même lecture des défis à relever. Elles s’épaulent sur les plans sécuritaire et diplomatique. Le vice-chef de la diplomatie russe s’est dit certain que cette relation se développera davantage dans tous les domaines. «Et pour cause, a-t-il soutenu, «nos intérêts coïncident et nous pouvons aller de l’avant sur les plans politique et économique ». Tel est également le souhait du chef du gouvernement malien qui a indique avoir rappelé à « nos amis russes » que les choix du Mali s’articulent autour de ces trois principes : le respect de la souveraineté, le respect des choix de partenaires stratégiques et la défense des intérêts du peuple malien. Dans toutes ses interventions à Doha, le Premier ministre Maiga a systématiquement répété ces principes, sur la base desquels le Mali définit ses relations au niveau bilatéral. « Il se trouve qu’aujourd’hui, s’est-il félicité, la Russie tire dans la même direction. » Ce pays est surtout sur la même longueur d’onde que le Mali sur les questions de souveraineté et de lutte contre le terrorisme, selon Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que la Russie a été l’une des plus grandes victimes de ce fléau. Elle a en effet connu, il y a une décennie, des attaques terroristes d’envergure. « L’on comprend dès lors le sens de son engagement aux côtés du Mali’, selon le Premier ministre. Pour lui son pays, dans le cadre de cette coopération pragmatique, peut tirer profit de l’expérience russe. Mais, aussi et surtout, ce pays frère (la Russie), « en tant que puissance militaire, peut satisfaire une bonne partie de nos d’équipements militaires. » En outre, le chef du gouvernement a évoqué l’appui que les russes peuvent apporter au Mali dans le domaine de la sécurité alimentaire. Les deux États ont déjà conclu des accords importants sur le blé, les engrais, le pétrole… Ils entendent élargir l’éventail à d’autres produits. La volonté commune affichée lors de cette audience est de poursuivre les échanges afin de dissiper totalement les problèmes qu’il y a eu par le passé entre notre pays et l’ex-Union soviétique. Et ce, pour que «notre coopération soit éminemment profitable à nos deux pays», a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Sur le plan diplomatique, les parties sont convenues de coopérer davantage au niveau du système des Nations unies où certains proposent « des embargos contre le Mali et qui sont systématiquement bloqués par les Russes». Ces derniers sont aussi très « enchantés que nous soyons ensemble pour éviter la bataille diplomatique contre la Russie», a ajouté le Premier ministre, « convaincu que cette lutte commune contre le terrorisme et pour un rééquilibrage des relations internationales, sera forcément gagnante. » Cette audience s’est, également, voulue une rencontre préparatoire à la prochaine visite du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en Russie. ID/MD (AMAP)

