La Médiation pousse à la reprise le processus de mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali

Bamako, 16 mar (AMAP) La Médiation internationale de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a procédé, lundi dernier, à une analyse approfondie de la situation, afin de d’aider à la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord, ainsi que des initiatives prises depuis décembre 2022, selon une source officielle. Dans un communiqué rendu public, ce jeudi, par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la Médiation internationale indique avoir, au cours d’une réunion virtuelle sous la présidence de l’ambassadeur Boudjemaa Delmi, président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), « pris acte des préoccupations exprimées par les parties au cours de ces consultations. » Elle ajoute, également, avoir relevé leur attachement à l’Accord de paix, et souligne que celui-ci « constitue le cadre le plus viable pour restaurer durablement la paix et la sécurité dans le Nord du Mali et contribuer de façon significative à la stabilisation de la région dans son ensemble. » La Médiation internationale « poursuivra ses démarches auprès des parties signataires dans les jours à venir », relève le communiqué. Elle entend, également, leur « soumettre des propositions concrètes en vue de relancer et d’accélérer le processus de mise en œuvre. » Notamment., à travers la tenue, « le plus rapidement possible, d’une réunion de haut niveau du CSA qui s’accorderait sur des actions prioritaires et concrètes de nature à restaurer la confiance entre les parties et à répondre aux besoins des populations sur le terrain. » La Médiation internationale attire l’attention sur le fait que la « persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers et qu’aucun effort ne doit être ménagé pour surmonter cette impasse au plus vite ». Compte tenu de l’importance des consultations qui ont eu lieu à Bamako, à Kidal (Nord) et à Alger, la Médiation internationale a émis « le souhait d’être reçue, en temps utile, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour lui rendre compte de ces consultations et solliciter ses vues sur la marche à suivre. » La Médiation internationale « exhorte à nouveau les parties signataires à s’abstenir de tout acte ou toute déclaration susceptible de remettre en cause les acquis enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord et d’entraver les efforts en cours pour relancer la dynamique de paix. » Elle demande à la MINUSMA, qui préside la Commission technique de sécurité (CTS), de convoquer, dans les plus brefs délais possibles, une réunion de la CTS. Cela « pour faire le point de la situation sur le terrain et faciliter l’opérationnalisation du groupe de travail mandaté de réviser les arrangements sécuritaires dont la mise en place avait été convenue lors de la rencontre de la 54è session ordinaire de la CTS en date du 4 octobre 2022. » SS/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du 15 mars 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile : Colonel Moussa DIALLO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à l’organisation de la Biennale artistique et culturelle du Mali. La reprise de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle est une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation de l’Etat et une volonté politique affichée de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Elle s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement, du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat et de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger. Le Mali est une nation des hommes d’honneur, le creuset d’une culture riche et diversifiée conservant à la fois ses traditions, ses us et coutumes et ouvert à la culture universelle. Dès les premières années de son accession à la souveraineté nationale et internationale, notre pays a marqué sa volonté de promouvoir et de développer sa culture en vue de réaliser son unité nationale fondée sur le sentiment d’une identité commune. Cette volonté s’est traduite par la tenue de grandes manifestations culturelles, la création de formations artistiques nationales et la réalisation de grandes infrastructures culturelles favorisant la promotion de la diversité des expressions culturelles et de la jeunesse malienne fortement attachée aux valeurs de notre société. Ces manifestations culturelles, au fil des ans ont pris plusieurs dénominations de la « Semaine nationale de la Jeunesse » en passant par la « Biennale artistique, culturelle et sportive », la « Semaine nationale des Arts et de la Culture » pour prendre la dénomination de « Biennale artistique et culturelle » dont la dernière édition fut organisée à Sikasso en 2010. Après l’édition de Sikasso, la Biennale est tombée dans une hibernation qui a entrainé : un étiolement du sentiment d’identité commune ; un délitement de la conscience nationale ; un effritement des valeurs culturelles de solidarité, de tolérance, de cohésion sociale et du vivre ensemble ; une diminution de l’élan de civisme, de patriotisme, de construction citoyenne et du don de soi. La Biennale Artistique et Culturelle est la plus grande manifestation artistique et culturelle organisée par l’Etat. Elle rassemble l’ensemble de la population malienne à travers les Communes, les Cercles et les Régions, notamment la Jeunesse qui vient communier autour du patrimoine commun. Elle est, de ce fait un puissant levier d’interpénétration et de brassage des populations, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, un espace de dialogue des cultures, mais aussi d’éclosion des talents. C’est dans cette dynamique que le Gouvernement envisage d’organiser une édition de la Biennale artistique et culturelle du 06 au 16 juillet 2023. La Région de Mopti a été proposée pour accueillir cette édition 2023. Ce choix se justifie par le fait qu’au lendemain de la Biennale du cinquantenaire, tenue à Sikasso en 2010, le témoin a été passé officiellement à la Région de Mopti pour accueillir la prochaine Biennale. Cette édition mettra en compétition les troupes artistiques et culturelles des Régions et du District de Bamako dans des disciplines comme l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème. Il y aura également des disciplines hors compétition comme le cinéma, les multimédias, les hommages aux FAMAS, les masques et marionnettes, les contes, les foires d’exposition commerciale et artisanale, les visites de sites, les actions de salubrité publique, les courses des pirogues et de chevaux, et la cuisine des communautés. Elle se déroulera en deux phases en raison du délai d’organisation, la phase régionale qui sera suivie de celle nationale où toutes les Régions et le District de Bamako se retrouveront pour compétir. Le thème principal de cette édition 2023 est « Le Mali : une Histoire commune, une seule Nation, un même Destin ». Des panels seront également organisés autour des thématiques comme la « Biennale Artistique et Culturelle, marqueur d’identité, catalyseur de l’unité nationale, de la paix et du vivre ensemble et facteur d’intégration socio-économique et culturelle » ; «la culture, facteur de résilience, de paix et de cohésion sociale», «la diversité culturelle, un atout pour le vivre ensemble et la consolidation de l’unité nationale », «s’enrichir de nos différences pour bâtir une nation harmonieuse», « la migration irrégulière, un danger pour la jeunesse». Une Commission nationale d’organisation sera créée pour la mise en œuvre des activités de la Biennale artistique et culturelle. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : de la découverte par les coordinateurs de l’Unité de gestion des Programmes GAVI et l’Unité de Mise en œuvre du Renforcement du Système de Santé de la soustraction frauduleuse de fonds sur le compte bancaire alimenté par les subventions GAVI. Le présumé auteur a été appréhendé avec trois (03) complices agents d’une banque de la place et mis à la disposition de la Gendarmerie nationale. Le Gouvernement s’engage à faire toute la lumière sur cette affaire et de sanctionner avec la dernière rigueur les agents dont la responsabilité serait établie. 2. de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Anacardier : Cet arbre rapporte 32,5 milliards de Fcfa par an au Mali

Par N’Famaoro KEITA Bamako, 15 mar (AMAP) Le Mali produit environ 90 000 tonnes d’anacarde, qui rapportent 32,5 milliards de Fcfa ,chaque année et le secteur occupe plus de 200 000 personnes en milieu rural, selon le bilan de la campagne 2019 du Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM). Bien que marginalisée – moins de 1% de la production est transformée – la transformation des produits de l’anacarde occupe plus de 3 000 personnes dont 80% de femmes. majoritairement en milieu rural. Le document du PAFAM souligne que la filière ne bénéficie pas suffisamment de l’accompagnement de l’État, malgré son importance socioéconomique. Cette insuffisance se traduit par le faible niveau de règlementation de la filière et la faible capacité des services techniques concernés. Les autorités travaillent à améliorer la situation. Déjà, le «document de la stratégie nationale de la filière anacarde avec son plan d’action budgétisé est validé par les services techniques», nous apprend le chef de la section des cultures sèches et cultures irriguées à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Souleymane Bagayogo. Il ajoute que cette stratégie, qui est dans le circuit d’adoption du gouvernement, prend en compte tous les acteurs de la filière, des producteurs aux transformateurs, en passant par les commerçants et les transporteurs. Cultivée en zone tropicale, l’anacardier ou pommier-cajou est une espèce de plante originaire de l’Amérique tropicale. Au Mali, les producteurs ruraux le cultivent à plusieurs fins, telles que la clôture des champs, ses fruits (pomme et noix de cajou), ses écorces et ses feuilles pour leurs vertus thérapeutiques. Cet arbre est bien connu dans le Cercle de Kangaba, dans lOuest du Mali. À Dioulafoundo, dans la Commune de Nouga, la plupart des paysans disposent de centaines de pieds d’anacardiers.   VERTUS THÉRAPEUTIQUES – Madou Keïta a clôturé son jardin avec des anacardiers qui donnent de délicieux fruits, en cette période de l’année. Mais, ce sont surtout les noix qui intéressent le paysan. Il les vend pour faire face aux frais scolaires de ses enfants. Les enfants, aussi, vont dans les champs pour cueillir des pommes de cajou, en extraire les noix et les vendre aux commerçants. L’instrument de mesure utilisé pour cette vente est la boite de pate de tomate dont le plein équivaudrait à deux kilogrammes. Ainsi, une boite remplie est vendue entre 500 et 1 000 Fcfa. Amadou Diarra évolue dans l’agriculture et l’élevage, depuis des années. L’agropasteur soutient que l’anacardier est une plante exceptionnelle, un «don de Dieu à l’Afrique subsaharienne». En effet, cet arbre n’a pas besoin d’humidité et d’entretien particulier pour survivre. Et en seulement deux ans, il commence à donner des fruits. L’anacardier contribue beaucoup à la lutte contre la désertification. A cet égard, sa culture demande à être davantage valorisée. «Il faut développer le secteur agricole pour que les gens puissent s’intéresser à cette culture pour la sauvegarde de l’écosystème», prône Amadou Diarra. Et pour jouer sa partition, notre interlocuteur prépare un «nouveau champ qui sera spécialement réservé aux anacardiers». Au-delà de sa capacité à contrer l’avancée du désert, l’anacardier a des vertus thérapeutiques. Daouda Keïta nous informe que son «écorce peut guérir la toux, les maux de ventre et bien d’autres maladies». En plus, «l’anacardier peut contribuer à la sécurité alimentaire», ajoute Daouda Kéita qui regrette l’absence de «projet dans sa commune pour aider à la transformation des produits de cette plante». Le manque d’infrastructures de conservation et de transformation fait que plusieurs tonnes de pommes de cajou pourrissent dans les champs, quand elles ne sont pas ingurgitées par les animaux. Au même moment, ce fruit se vend cher à Bamako, la capitale malienne. Massaran Keïta vend des pommes de cajou, au quartier du fleuve, à 50 Fcfa, l’unité. Elle peut se faire, « chaque jour, un bénéfice de 5 000 Fcfa », nous a-t-elle dit. NK/MD (AMAP)            

Attaque repoussée contre le Commissariat du 2ème arrondissement de Ségou

Ségou, 14 mar (AMAP) Le Commissariat du deuxième arrondissement de Ségou (Centre) a fait l’objet, mardi, aux environs de 22h, d’une « attaque terroriste » que les policiers ont repoussée, selon la Direction régionale de la police de Ségou. Selon cette source sécuritaire, le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés est de trois « policiers blessés légèrement, un véhicule de la police endommagé et une moto brûlée. » «Un assaillant a été arrêté par les Forces de sécurité», précise la même source. De son côté, l’Armée assure qu’un ratissage est en cours dans le quartier de «Sido Sounikoura» où se sont repliés les terroristes. Selon des sources non officielles, l’attaque aurait duré une dizaine de minutes avant que les assaillants ne prennent la fuite. Des impacts de balles sont visibles sur les murs d’enceinte du commissariat situé sur la route de l’an 2000. ADS/MD (AMAP)

Le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily  » Ras Bath » comparaitra le 13 juin prochain (Sources judiciaires)

Bamako, 14 mar (AMAP) Le chroniqueur et animateur de radio, Mohamed Youssouf Bathily, « Ras Bath », comparaitra le 13 juin prochain, après avoir été placé sous mandat de dépôt, lundi, par le Procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, selon plusieurs sources judiciaires à Bamako. Cette incarcération du porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), fait suite à son interpellation, lundi, aux environs de 10h par le Commissariat de Lafiabougou, en lien avec des propos qu’il a tenus lors de la 3è Conférence nationalede l’Alliance patriotique pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) parti de feu Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre. « Soumeylou Boubèye Maïga n’est pas simplement mort en détention. Il a été assassiné », avait-il déclaré, samedi dernier, intervenant lors de la rencontre politique. Après plusieurs heures d’audition au Commissariat, il a été présenté à un juge au Tribunal de la Commune IV, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en fin d’après-midi. AT/MD (AMAP)

Processus électoral au Mali : Les raisons du léger report du referendum 

Bamako, 13 mar (AMAP) Le référendum pour la nouvelle Constitution du Mali, initialement prévu pour le 19 mars prochain, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé, vendredi, par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, au cours d’une conférence de presse. Le ministre en charge de l’Administration territoriale, qui était accompagné de la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Reformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, a indiqué que la principale raison « est la ferme volonté des autorités d’appliquer les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), notamment la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) à travers l’installation de ses démembrements dans les 19 régions administratives et le District de Bamako », la capitale malienne. Le ministre Maïga a indiqué que la date du référendum sera fixée après concertation avec l’AIGE et l’ensemble des acteurs du processus électoral. «Le gouvernement rassure l’opinion nationale et internationale que le retour à l’ordre constitutionnel, après avoir mené les réformes nécessaires, demeure l’une de ses priorités absolues, dans le respect de la durée de la Transition», a-t-il déclaré. Répondant aux questions des journalistes, il a indiqué que le chronogramme est un outil de planification. Toutefois, il a assuré que la date butoir reste celle négociée avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). «Le chef de l’État tient fermement au respect de cette date», a insisté le colonel Abdoulaye Maïga. Reconnaissant qu’il n’y a pas de date pour le référendum pour le moment, il a souligné que certains objectifs que le gouvernement de Transition s’était fixé ont été atteints. «Nous avons un projet de Constitution. Nous avons également un projet de réorganisation territoriale dont les textes ont été adoptés par le CNT», a-t-il argumenté. CARTE ADMINISTRATIVE – Concernant la réorganisation territoriale, le ministre en charge de l’Administration territoriale a fait savoir que forcément celle-ci détermine la mise en place des démembrements de l’AIGE. Et il fallait impérativement régler ce problème avant de mettre en place ces démembrements dans les régions, les cercles et les communes. Le colonel Maïga a rappelé qu’en mars 2012, notre pays est passé de 8 à 19 régions soit une augmentation de plus de 137%. Il a souligné qu’une région est composée de circonscriptions administratives et de collectivités territoriales. Et tant qu’on ne les a pas déterminées, il est impossible de dire qu’on a une région pleine et entière. Le ministre Maiga a déploré que le Mali se singularise négativement en n’ayant pas une carte administrative à jour. «Ce n’est pas normal que sur plus de 196 Etats dans le monde, le Mali soit le seul pays qui n’est pas capable de mettre à jour sa carte administrative», dira-t-il en rappelant que la carte administrative du Mali est caduque depuis 11 ans. Pour lui, un pays existe en connaissant ses frontières avec les autres mais aussi ses frontières intérieures. Sur le papier, il y a 19 régions, mais dans la pratique, certaines de ces régions sont toujours des cercles. Parlant de carte nationale d’identité biométrique sécurisée, il dira que le Mali coexiste avec d’autres pays. Et la tendance, c’est la biométrie. Pour le ministre Maïga, la carte de circulation dans notre espace commun est la carte biométrique sécurisée. Selon lui, il est dans le propre intérêt du pays de sécuriser ses documents de voyage. Il a rappelé, à cet effet, qu’ « il était facile pour tous les migrants du monde de venir au Mali et se faire établir un passeport pour aller vers des pays avec lesquels, le Mali n’a pas de visa. » Mais cela a été réduit grâce à notre base de données du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC ». « La carte d’identité nationale biométrique, a-t-il rappelé, aura vocation à remplacer la carte d’électeur. Ce qui fait une économie de deux cartes et dégage une niche financière pour l’Etat. » Sur la question de la laïcité, le colonel Abdoulaye Maïga a dit que la commission de finalisation du projet de Constitution a fait l’effort de définir que la laïcité n’est pas contre les religions. Mais malgré ces avancées, la Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique au Mali (LIMAMA) n’est toujours pas satisfaite. Il a rappelé que le principe de laïcité a toujours figuré dans toutes les Constitutions du Mali depuis l’indépendance. Et c’est ce principe qui a permis l’émergence de plusieurs associations et mouvements religieux dont la LIMAMA. «Il est curieux que le principe qui a favorisé votre émergence puisse être combattu par une association d’autant plus que nous avons fait l’effort de démontrer que la laïcité n’est pas contre une quelconque religion…», a soutenu le ministre Maïga. Pour lui, «dans la situation actuelle du Mali, on n’a pas le luxe de se polariser autour d’un mot». C’est pourquoi, il a lancé un appel à la LIMAMA pour qu’elle revoie sa position, « car il est important d’aller au référendum de manière très sereine. » S’adressant aux formations politiques qui demandent l’abandon du référendum, le ministre Maïga a souligné qu’il n’est pas de son ressort de prendre une décision par rapport à l’abandon ou la poursuite du processus référendaire. « Le gouvernement a des objectifs et fera tout pour les atteindre », a-t-il dit. DD/MD (AMAP)            

Basketball Africa League : Le Stade malien s’incline (68-78) face à l’US Monastir de Tunisie

Bamako, 13 mar (AMAP) Le Stade malien de Bamako a effectué sa première sortie à la Basketball Africa League, dimanche, à Dakar Arena, qui s’est soldée par uje défaite face à l’US Monastir de Tunisie (68-78). Les Blancs de Bamako feront leur deuxième sortie, mardi, contre les Nigérians de Falcons. Dès le coup d’envoi de cette confrontation, les champions du Mali se sont signalé en marquant les deux premiers paniers 4-0. À seulement 4 minutes de jeu, le score était de 8-2, pour les Blancs de Bamako. Les Tunisiens ne tarderont pas à réagir et à 5 minutes de la fin du premier quart temps, ils passeront devant 9-8. Dès lors c’était le mano à mano, 10-10, 13-13. Lors des deux dernières minutes, les champions en titre creusent l’écart en s’imposant au premier quart temps 23-15. Au deuxième acte, les pensionnaires de Sotuba vont courir dernière le score et à 5 minutes avant la pause, ils étaient menés 35-24. Face aux expérimentés joueurs tunisiens, les protégés du technicien Kaba Kanté cumulent quelques erreurs et seront distancés par Tunisiens 44-37, soit 7 points de différence. Score à la pause. Au retour des vestiaires, les Blancs feront bloc en misant sur les contres. Résultats, ils reviennent à seulement 5 points de leurs adversaires, 49-54. Sous pression, Souleymane Berthé, meilleur marqueur malien, et ses partenaires craquent en s’inclinant 49-60 au troisième quart temps. Dans le quart temps de la vérité, le Stade malien connaît une nette baisse de régime et ne pourra rien pour recoller au score, 68-78. À la fin de la rencontre le technicien malien, Kaba Kanté, a félicité ses joueurs. « Ils ont bien joués. La preuve, lors des deux premiers quart temps, nous avons fait jeu égal avec les Tunisiens. Mais, malheureusement un de mes joueurs s’est blessé, il s’agit de l’Américain Amayo », a dit le Kanté. « Nous allons corriger les erreurs pour bien aborder la prochaine sortie contre les Nigérians », a-t-il promis SSK/MD (AMAP)

Mali: Fraude à l’inscription à la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage

Bamako, 11mar (AMAP) Sur un total de 12 655 étudiants enregistrés à la scolarité de la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FLSL), 5 128 ont été inscrits sans dossier, soit 40,52% de l’effectif qui n’ont pas versé de droits d’inscription, révèle un communiqué publié mercredi. Le recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), le Pr Idrissa Soïba Traoré, cité par le communiqué souligne que « la Commission a décelé de nombreux étudiants professionnels qui se sont inscrits en payant 5 000 Fcfa au lieu de 50 000 exigés par les textes. » Ces fraudes ont été mises au grand jour à la suite de l’examen des dossiers d’inscription de l’année universitaire 2020-2021 par une Commission ad hoc de vérification et de contrôle mise en place par l’ULSHB, selon le Pr Traoré. Le recteur de l’ULSHB a expliqué que « de nombreux étudiants passaient par ce système de fraude à l’inscription très sophistiqué depuis quelques années au niveau  de la FLSL. » Il a précisé que, ce travail est le résultat de la première phase de l’opération spéciale d’audit des effectifs d’étudiants de l’université. Le Pr Idrissa Soïba Traoré a indiqué que les premiers éléments de l’enquête interne laissent indiquer une collusion entre certains membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et des travailleurs du Service de la scolarité de la FLSL. Le premier responsable de l’ULSHB a assuré que « des sanctions réglementaires, à la hauteur de la faute commise, ont été immédiatement prises contre les agents impliqués. » Le communiqué indique que « l’enquête se poursuit à l’interne pour faire toute la lumière sur cette situation et rassembler les éléments nécessaires avant de transférer le dossier à la justice. » Quant aux étudiants en faute, ils ont été invités à venir s’inscrire de manière régulière. Toutefois, a tranché l’université, la quittance du Trésor public sera désormais exigée sur chaque dossier (physique) en plus du bulletin de versement des droits, comme preuve de l’inscription d’un étudiant délivré par le Service de la scolarité. « Ce faisant, a affirmé le recteur, 800 étudiants en situation de fraude au titre de 2020-2021 sur les 5 128 détectés ont pu être diligemment pris en charge dans le cadre d’une opération d’inscription exclusivement initiée à cet effet. » Cette opération se poursuit jusqu’au 17 mars 2023. Le recteur de l’ULSHB a annoncé que la deuxième phase de l’opération spéciale d’audit va concerner la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE). MDD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 10 mars 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 10 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté un projet de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2017-016 du 12 juin 2017 portant règlementation du secteur postal. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2017-016 du 12 juin 2017 portant réglementation du secteur postal afin de mieux définir les fonctions de réglementation et de régulation de ce secteur. Cette loi régit toutes les activités relatives aux services postaux effectués sur le territoire national, définit les domaines exclusifs de l’opérateur postal public, les règles de la concurrence, les conditions requises pour la prestation du service universel. Elle donne également des indications sur la composition des différents services postaux ainsi que sur les types d’acteurs pouvant offrir les prestations y afférentes. La loi du 12 juin 2017 prévoit trois régimes pour l’exécution des activités des services postaux à savoir : la concession, la licence globale et la licence simple. Malgré l’existence de la loi portant réglementation du secteur postal, la mise en œuvre de la régulation peine à être effective. En effet, sur les trois régimes définis par la loi, seul le régime de la concession a été institué par le Décret n°2021-0270/PT-RM du 21 avril 2021 portant approbation de la convention de concession pour la fourniture du Service Public Postal Universel entre l’Etat et LA POSTE. Le régime de la licence globale et celui de la licence simple ne sont pas encore mis en œuvre à cause des difficultés liées à des lacunes constatées dans certaines dispositions de la loi portant règlementation du secteur postal qu’il convient de corriger. Le projet de loi adopté vise à corriger les insuffisances constatées et à permettre une meilleure régulation du secteur postal. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION ET DE LA DECENTRALISATION –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Sagabary :
 – Madame Oumou TANGARA, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Kirané : Adjudant-Chef Housseyni GUINDO. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Boron :
 Madame Aminata BERTE, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dilly : Lieutenant Djelimady SOUMANO. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Sébété : Monsieur Nouhoum KONATE, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Lobougoula : Monsieur Mahamadou COULIBALY, Administrateur civil. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Blendio : Monsieur Issiaka GUINDO, Administrateur civil. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dogo (Bougouni) : Monsieur Amadou SIDIBE, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Kéléya : Madame Koura KONE, Administrateur civil. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Molobala :] Madame Aminata BERETE, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de M’Pessoba : Monsieur Oumarou TEMBELY, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Doussoudiana : Madame Assanatou DIARRA, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Yorobougoula : Monsieur Niangoro COULIBALY, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Kangaré : Madame Fatoumata TANGARA, Administrateur civil. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioro :
 Monsieur Moulaye KONE, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Sansanding : Monsieur Issa DIARRA, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Diaramana : Monsieur Yaya SANOGO, Secrétaire d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dieli : Madame Kadiatou KEITA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Oula (Tominian) : Lieutenant Nazoun Raphael DIASSANA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Soye : Monsieur Pierre KODIO, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dourou : Adjudant-Chef Almoctar M. MAIGA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Segué : Sous-Lieutenant Adama KONE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Konio : Adjudant-Chef Souleymane Moctar KAMATE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Boré : Madame Fatoumata MORBA, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dinangourou : Lieutenant de police Abdoul Razack ADAMA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Toroly : Adjudant-Chef Youssouf KANE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Sossobé : Sous-Lieutenant Thierno Agouno DJIMDE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de N’Gouma : Adjudant-chef Djibril KONE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Bourem Inaly : Monsieur Daouda TRAORE, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Dangha : Lieutenant de police Modibo TRAORE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Haibongo : Lieutenant de Police Emmanuel KODIO. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Gossi : Adjudant-Chef Souaïbou BERTHE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Djebock : Adjudant-Chef Mourou Ousmane AG HAMA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Soni Aliber : Adjudant-Chef Diakaridia YOSSI. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Talataye : Adjudant-Chef Mamady DIABATE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Bamba : Adjudant-Chef Siaka KONE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Imbulal : Adjudant-Chef Abdoulaye DOUMBIA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Adjelhoc : Adjudant-Chef BINOU AG GALLA. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Lamhaïmide : Major de police Mamadou DIAKITE. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Tamagounite :] Monsieur Assaleh AG RHISSA, Attaché d’Administration. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de M’Back-Sama : Sous-Lieutenant Mamadou BAGAYOKO. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Alata (Sahen) : Adjudant-Chef de police Ibrahima DIALLO. –  Sous-préfet de l’Arrondissement de Tessit : Adjudant-Chef Alioune Badra KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Représentant de l’Ordre des Médecins à la Commission Nationale des Droits de l’Homme : Docteur Boureïma KELLY, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Beijing (Chine) : Colonel-major Sékou KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE DE L’EDUCATION NATIONALE –  Directeur national de l’enseignement technique et professionnel : Monsieur Ogobassa SAYE, Professeur Principal de l’Enseignement Technique. –  Directeur général de l’Académie malienne des langues : Monsieur Adama Diokolo COULIBALY, Maître-Assistant. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA

Exposition photos : Six femmes portent leur regard sur l’univers féminin

Bamako, 10 mar (AMAP) Des dizaines d’admirateurs de l’art, notamment de la photographie, ont convergé, mardi dernier, vers la galerie Medina pour célébrer la Journée internationale de la femme à travers une exposition photographique de six femmes, intitulée : «Six regards photographiques féminins.» Depuis l’entrée de la galerie, les images en grand format et de couleurs variées vous conduisent dans l’univers féminin. Ces œuvres sont de femmes qui parlent à leurs concitoyennes à travers les images. C’est une véritable retrouvaille autour de la femme malienne. Les visiteurs (hommes, femmes et jeunes) se bousculent au portillon de la galerie pour contempler les œuvres de très grande qualité de ces « nyéléni » (braves) de la photographique malienne. Fatoumata Diabaté, Kani Sissoko, Oumou Traoré, Oumou Diarra, Dickonet Coulibaly et Mariam Niaré ont traité de sujets qui s’intéressent, particulièrement, à la chambre des jeunes filles, au matériel de travail de nos mamans, au vestibule, au tisserand, à la femme malienne dans sa diversité, entre autres. Le tout appuyé par une projection du cinéaste Fatoumata Tioye Coulibaly qui a, également, porté un regard sur la femme. Après avoir expliqué le contexte de l’exposition, le promoteur de la galerie Médina, Lassana Igo Diarra, a salué l’engagement des femmes photographes pour le développent de la culture malienne. M. Diarra a invité le public à découvrir avec beaucoup d’intérêt leur travail. Quant au chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, qui a présidé le vernissage de l’exposition financée par la Coopération suisse, il a remercié les responsables de la galerie pour « cette belle initiative artistique qui met en relief la beauté de la femme malienne. » Franziska Jenni, qui avec Joyce Pennekamp, a assuré la coordination artistique, a expliqué l’idée de Nyéleni qui est un projet artistique collectif dans lequel six photographes maliennes ont développé leurs histoires visuelles personnelles qui seront présentées dans une exposition multimédia internationale. Le projet se compose d’un atelier de coaching, de séances d’échanges et d’une exposition itinérante au profit des femmes sélectionnées dans le cadre d’un programme éducatif destiné aux étudiantes et jeunes artistes. Selon la tradition, Nyéleni est le nom d’une figure féminine légendaire qui aurait vécu dans le village de Sirakoro, près de Ségou (Centre). On affuble de ce qualificatif les braves femmes capables de répondre aux exigences de notre société qui réserve une place particulière à la femme. La cérémonie a été sanctionnée par une performance de l’artiste Kouamane Affoue Sylvie Armande qui a émerveillé le public avec son corps. Pour l’artiste Oumou Diarra, c’est la réalisation d’un rêve, car à travers ce projet elle dit rendre « hommage à sa mère, celle qui lui a tout donné. » Mme Kouyaté Aminata, une visiteuse, a tout simplement dit que « c’est un beau travail » et a félicité les artistes « car les images m’ont replongé dans mon enfance». « C’était un voyage dans le temps », a conclu cette admiratrice d’art photographique, très ravie. Des artistes, commissaires et plusieurs invités de marque étaient, aussi, présents à la cérémonie de vernissage de l’exposition. AS/MD (AMAP)