Campagne agricole à Mopti : les travaux d’entretien des cultures et le repiquage du riz se poursuivent activement sur le terrain

Mopti, 16 octobre (AMAP) Pour la campagne agricole 2026-2027, la région de Mopti s’est fixée un objectif prévisionnel d’emblaver 433 881 ha de superficie pour une production contributive à l’atteinte de l’objectif national de 813032 tonnes de céréales, toutes spéculations confondues soit 6,82%. A la date du 10 septembre 2026, les réalisations d’emblavures globalement jugé satisfaisante dans l’ensemble sont estimés à 410 778 hectares, soit 90,79 % des objectifs de 2026 contre 467 740 hectares enregistrés l’an passé à la même période. Malgré cette volonté affichée des producteurs, l’encadrement technique et les partenaires qui accompagnent la région pour honorer les engagements de production, la campagne est à la croisée de multiples défis, risquant de bouleverser les résultats attendus. Ces difficultés ont pour nom, l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans le temps et l’espace, la faible crue au niveau des fleuves, la réticence de certains gros fournisseurs retenus pour la région, dans le cadre de la subvention par rapport à la livraison des intrants, et la crise d’hydrocarbure. Ces facteurs ayant entraîné un retard dans l’installation des pluies avec des poches de sécheresse qui ont affecté les semis et leur développement, la région de Mopti a observé un démarrage peu favorable de la campagne partout dans la circonscription. Cette situation déjà critique et qui continue d’influencer négativement la campagne est exacerbée par un déficit de la crue avec un niveau d’eau largement inférieur à la précédente campagne. Le démarrage tumultueux de la campagne dû à l’irrégularité prolongée des pluies, des poches de sécheresse enregistrées partout dans la région et aux moments cruciaux d’installation et de développement des cultures ont certainement compromis les résultats escomptés concernant les cultures sèches (mil, maïs, sorgho, fonio) et les légumineuses. C’est le constat établi par le directeur régional de l’agriculture de Mopti, Yéhiya Alhousseini Maiga, à l’issue d’une mission de supervision effectuée le 9 septembre. Cette mission de supervision s’est rendue à Sofara et dans les villages de Barbé, Ornion et Barigo-Daga dans le cercle de Mopti . Avec comme objectif d’être plus près des réalités du terrain pour un suivi rapproché de la progression de l’hivernage, la mission a visité des champs et échangé avec les producteurs et l’encadrement de proximité. Si l’observation générale de cette mission laisse apprécier la campagne pas bonne par rapport aux perspectives qui se dessine quant aux cultures sèches, l’optimisme reste de mise chez le directeur régional par rapport à la riziculture. Selon lui, la région est une zone de riziculture par excellence qui occupe environ 75% de la production céréalière. Pour cette campagne 2026 en riziculture la région à un objectif de 221 938 ha pour une production attendue de 617 782 tonnes. Au 10 Septembre 2026, les réalisations de riz, tous systèmes confondus, s’élèvent à 190 647 ha, soit un taux d’exécution de 85,90 % des objectifs fixés. À la même période de la campagne précédente (2025), les superficies réalisées étaient de 200 549 ha, représentant un taux de 93,90 % des objectifs. Au dire du directeur régional de l’agriculture, si ces emblavures bénéficient de la clémence de la crue, de l’offre de la subvention des fertilisants et de la disponibilité du carburant pour une irrigation idoine des périmètres la campagne en riziculture sera sauvée. Selon le bulletin décadaire de suivi des cultures d’hivernage du 1er au 10 Septembre 2026, le cumul pluviométrique saisonnier enregistré depuis le 1er Mai, a été inférieure au niveau des cercles de la région par rapport à celui de l’an passé à la même période sauf à Toguéré-Coumbé ou il a été supérieur. Il a été largement déficitaire à Djenné, Korientzé et Youwarou. La situation hydrologique est marquée par la poursuite de la montée timide de la crue sur le Niger et le Bani. A la date du 23 Septembre 2026 le niveau de la crue enregistré par les services de l’hydraulique est de 5,02m contre 6,35m en 2025 à la même période à la Station – Mopti et de 4,16m contre 6,06m en 2025 à celle de Sofara. Ce qui représente en moyenne une montée de près de 1.7 cm par jour. Accès aux intrants Il est de nos jours révélé que les intrants jouent un rôle prépondérant dans l’amélioration de la production agricole. Cependant, malgré les efforts leurs acquisition est un parcours de combattant. Pour cette campagne 2026, la région a dans le cadre de la subvention reçu une allocation de 7 798,40 tonnes d’engrais (dont 1698,40 t d’engrais organique). Les fournisseurs retenus au nombre de 6 pour la région sont : TOGUNA Agro-Industrie qui détient la plus grosse part des attributions régionales avec 3 591 tonnes (58,8 %), suivi de SOSAMAT, Maïga Alhousseini, Planète Distribution, Riz Lac Débo et DPA. Pour l’initiative de subvention, les inscriptions des bénéficiaires au niveau de la région ont porté sur 219 355 producteurs dont 47 125 femmes soit 21,48 %. Malgré les notifications des quotas et la mise en place des mécanismes de gestion des engrais, les efforts de l’état manque de soutien des fournisseurs entraînant des difficultés d’approvisionnement des producteurs. Selon la note technique de la DRA, seul le fournisseur SOSAMAT a constitué des stocks à ce jour, à hauteur de 217 tonnes d’Urée (17 t à Konna et 200 t à Youwarou). Les distributions effectives s’élèvent à 86,25 tonnes d’Urée au niveau régional, réparties entre Youwarou (69,25 t) et Konna (17 t). Cette situation fait que la région enregistre un très faible taux global de distribution d’engrais minéraux, représentant seulement 1,10 % des quantités attribuées. Selon le directeur régional, conformément au mécanisme de gestion des engrais, la délivrance des autorisations pour le NPK et les engrais organiques a pris fin le 15 août 2026 elle se poursuit pour l’urée. SITUATION PHYTOSANITAIRE Au 10 septembre 2026, la situation phytosanitaire selon les techniciens demeure globalement calme. Malgré le contexte difficile de déroulement de la campagne, les travaux d’entretien des cultures et le repiquage du riz se poursuivent activement sur le terrain. En avis conseils, il est demandé aux producteurs de poursuivre la recherche des intrants (engrais, herbicides etc.)
Fonction publique d’État : dépôt des dossiers de candidature

Bamako, 16 octobre (AMAP) Le dépôt des dossiers de candidature aux concours directs de recrutement dans la Fonction publique, au titre de 2026 a démarré, mercredi au Centre national des concours de la fonction publique (CNCFP) à Bamako et dans les gouvernorats des Régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Koutiala. Cette opération prendra fin le 13 novembre prochain, a constaté l’AMAP. Cette année, l’État offre 1.122 postes dans 11 corps. Rappelons que les résultats de l’année dernière avaient été proclamés, le 23 avril 2026. Sur 824 postes disponibles, 674 ont été occupés. Dans la foule, Fatoumata Sangaré âgée de 24 ans est venue de Baco Djicoroni dans le 5è arrondissement du District de Bamako. Cette détentrice de la Licence en gestion administrative serre son dossier contre sa poitrine. «J’aime la Fonction publique parce que c’est une garantie. Une fois admise, je pourrais aider mes parents», explique-t-elle, avant de se précipiter dans le rang. Pour sa part, Moussa Traoré vient postuler pour une troisième tentative. Ce candidat de 28 ans ne semble pas être très convaincu de réussir. Il dit craindre un autre échec; surtout au regard du nombre infime de postes disponibles. Si c’est le cas, le gestionnaire promet de migrer vers d’autres pays. Le directeur adjoint du CNCFP, Métaga Traoré tient à rassurer la population de la transparence qui prévaut dans l’organisation de ces concours. Parlant de l’organisation de la réception des dossiers, il assure qu’actuellement tout est mis en place pour réduire le temps d’attente des candidats. Il reste conscient de certaines difficultés, notamment la non-conformité de certains dossiers avec les spécialités et le comportement des candidats face au nombre de postes mis en compétition. «Ce sont des départements ministériels qui expriment les besoins. Tout diplômé dont la spécialité n’est pas retenue doit comprendre cette situation», explique clairement le directeur adjoint du CNCFP. Le CNCFP regrette également la situation des candidats en possession de pièces non-conforme à cause de la date de naissance ou le prénom qui n’est pas conforme avec ceux de l’extrait d’acte de naissance. Métaga Traoré précise également les cas de fraude des candidats. «On leur demande de compter sur leurs propres efforts. La tricherie ne marche plus», conseille-t-il. SC/KM (AMAP)
Bougouni : Lancement du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion dans le cercle

Bougouni, 16 octobre (AMAP) Le préfet du cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura a procédé le jeudi 15 octobre 206 au lancement des activités du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion pour sa 31ème édition dans le cercle de Bougouni, a constaté l’AMAP. Ainsi, se sont deux personnes âgées de la commune rurale de Kola qui ont reçu la visite des autorités administratives et politiques locales, du chef de service local du développement social et de l’économie solidaire, Dramane Doumbia, du parrain du mois, Youssouf Diallo, Directeur de CAP de Bougouni, de la marraine de la semaine des personnes âgées, Mme Maimouna Mariko, du Président du conseil local de la jeunesse, Yaji Sangaré, accompagné du représentant de son parrain de la 4ème semaine de la jeunesse, de l’emploi et de l’entreprenariat, Mahamadou Konaté du mouvement MALIKO. MM Dian COULIBALY âgé de 98 ans à Kola Sokoro et Tiédé Coulibaly, 96 ans de Kola Diakada qui ont tous deux reçus des mains du Préfet un kit de vivres à savoir un sac de 50 kg de riz,50 kg de mil, un bidon de 5 litres d’huile, un carton de patte alimentaire et en non vivres : une couverture, un tapis de prière, une écharpe, un chapelet et un carton de savon, une moustiquaire et une enveloppe symbolique. Cette 31ème édition est placée sous le thème : « La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne ». Les bénéficiaires et les légitimités traditionnelles de la commune rurale de Kola ont formulé des prières pour la paix et la prospérité du Mali, tout en saluant cette volonté de solidarité du Chef d’État, Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta qui porte une telle attention aux personnes vulnérables. Dans la même veine, le préfet du cercle de Bougouni a remercié les plus hautes autorités de notre pays pour les efforts d’accompagnement consentis pour consolider la paix et la cohésion sociale dans notre pays par des gestes de valeurs inestimables pour consolider notre tissu social. Le préfet de Cercle s’est réjoui de l’implication à hauteur de souhait de tous les acteurs de cette célébration. Il était accompagné des démembrements de la société civile et des forces de défense et de sécurité. Il a remercié le Gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade, Ousmane Wélé pour tout son accompagnement et son implication personnelle qui ont permis de réussir ce lancement avec l’appui des services techniques. Il a réitéré ses remerciements et reconnaissances aussi aux parrains et marraines qui ont répondu favorablement avec bienveillance, promptitude et solidarité en apportant des contributions substantielles destinées aux couches démunies. Il a ensuite félicité le service local du développement social et de l’économie solidaire pour la réussite du cadre organisationnel de l’évènement. La 31ème édition du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion se tiendra à Bougouni aussi, sur quatre semaines thématiques à savoir la semaine des personnes âgées, la semaine de la femme et de l’enfant, la semaine des personnes en situation de handicap et la semaine de la jeunesse, de l’emploi et de l’entreprenariat. BHT/KM (AMAP)
Kangaba : Poursuite des activités du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion

Kangaba, 16 octobre (AMAP) Après le lancement dans le cercle de Kangaba de la 31ème édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, les activités se sont poursuivies le jeudi 15 octobre 2026 par la cérémonie de remise de kits scolaires, alimentaires et en appui pour les activités génératrices de revenus (AGR), a constaté l’AMAP. Cette cérémonie a été possible grâce à l’implication du parrain de la semaine, M. Aboubacar dit Abou Kanté. Elle s’est déroulée dans la cour de la préfecture sous la présidence du premier adjoint au préfet de cercle, Drissa Konaré, entouré pour la circonstance du maire de la commune rurale de Minidian, les responsables des services techniques et de sécurité et ceux des associations et organisations de la société civile. En acceptant de parrainer cette 2ème semaine du mois d’octobre mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, M. Kanté, opérateur économique de son état, a voulu ouvrir son cœur pour aider les personnes âgées, les pupilles de la nation et les personnes vivant avec un handicap. Ainsi, 10 pupilles ont reçu chacun un kit scolaire, 11 personnes âgées des kits alimentaires et 10 personnes vivant avec un handicap ont reçu chacun une enveloppe comme appui en AGR. Le geste est allé droit au cœur des bénéficiaires qui ont formulé des bénédictions pour le parrain, pour le gouvernement du Mali et pour le président de la transition chef de l’Etat le Général d’armée Assimi GOÏTA. Comblé de joie, le premier adjoint a, au nom du préfet, remercié le parrain et a exhorté les autres opérateurs à participer à la réussite de ce mois de la solidarité. SD/KM (AMAP)
Sikasso : lancement régional des activités du mois de la Solidarité

Sikasso le 16 octobre (AMAP) La gouverneure de la 3ème région administrative du Mali Mme Kanté Marie Claire Dembélé a procédé, jeudi dernier au gouvernorat, au lancement des activités de la 31ème édition du mois de la solidarité, a constaté l’AMAP. « La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne », tel était l’intitulé du thème retenu pour l’évènement. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du préfet du cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le président du conseil régional de Sikasso Yaya Bamba et le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé. Y étaient présents, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Brahima Kamanta, la marraine régionale du mois Mme Berthé Rokiatou Coulibaly, les parrains des quatre semaines thématiques du mois et plusieurs invités. Le lancement du mois de la solidarité et de l’exclusion sociale a été mis à profit pour offrir des dons à certaines couches de la société à savoir les victimes de l’inondation du 17 au 18 septembre dernier, les femmes vulnérables, les personnes âgées, les enfants des parents vivant avec un handicap, les enfants des forces de défense et de sécurité (victime de guerre), les enfants orphelins et les enfants des parents démunis. Les dons étaient composés d’une grande quantité de riz, 10 bidons de 5 litres d’huile, 500 kg de mil, 100 moustiquaires, 100 couvertures, 100 nattes en plastique, 52 cartons de savons, des cartons d’eau de javel, des kits scolaires etc. Institué par le décret n°01468 PRM du 25 septembre 2001, le mois de la solidarité constitue un cadre privilégié de mobilisation des citoyens, des institutions et des partenaires autour de la protection sociale et de la lutte contre toutes les formes d’exclusion . « La solidarité ne doit pas se limiter à un mois de célébration ou à un geste occasionnel, elle doit être une valeur permanente qui inspire nos comportements, renforce nos liens sociaux et guide nos actions quotidiennes », a déclaré la cheffe de l’exécutif régional a l’entame de son intervention. Se prononçant sur le thème du mois, « La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne », Mme Kanté Marie Claire Dembélé a laissé entendre que celui-ci nous interpelle sur notre responsabilité collective dans la transmission des valeurs aux jeunes générations qui fondent notre identité, à savoir, le respect des aînés, l’hospitalité, l’entr’aide, la tolérance, le partage et le respect de la dignité humaine. « J’invite l’ensemble des acteurs de la région de Sikasso à s’approprier pleinement ce thème et à faire de la solidarité un véritable instrument d’éducation citoyenne, de cohésion sociale et de développement … », a indiqué la gouverneure. De son côté, l’ancienne athlète, la conseillère communale, la femme leader non moins la marraine régionale du mois de la solidarité, Mme Berthé Rokiatou Coulibaly a exprimé sa joie et sa gratitude à l’endroit des autorités régionales et du comité régional de pilotage du mois pour l’avoir choisi pour la deuxième fois (2024) comme marraine régionale du mois. « La solidarité est une valeur fondamentale de notre société. Elle nous invite à nous unir mutuellement, à partager avec les plus démunis et à renforcer le lien de fraternité entre les Maliens », a affirmé la marraine Rokiatou Coulibaly. Elle a saisi l’occasion pour remercier le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta et son gouvernement pour l’attention accordée au bien-être des populations Maliennes. « Ensemble, cultivons davantage la solidarité, le partage et l’entraide afin de bâtir une société plus juste et plus fraternelle », a-t-elle ajouté. Quant au représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé et le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Brahima Kamanta, ils ont souligné l’importance capitale de la solidarité dans nos sociétés. « La solidarité est l’une de nos anciennes pratiques. La célébration de ce mois nous permet de nous rappeler les valeurs de la solidarité », a indiqué Abdramane Sidibé. Rappelant le contexte du mois de la solidarité, Brahima Kamanta a fait savoir que la célébration de ce mois a été initiée par l’ancien Président Alpha Oumar Konaré en 1981. Concernant l’innovation de la présente édition, Brahima Kamata a évoqué la mise en place des commissions dont celle des personnes âgées, celle de la Femme et de l’Enfant, celle des personnes vivant avec un handicap et celle de la jeunesse, de l’emploi et de l’entreprenariat. L’union des efforts de ces commissions permettra, sans doute, de faire des activités de ce mois, une réussite. La remise symbolique des dons aux personnes âgées, aux couches vulnérables et la visite des deux personnes âgées de la cité verte du Kénédougou (Ténin Sidibé, 113 ans, résidant au quartier Hamdallaye et Gassiré Samoura 93 ans, résidant à Wayerma I) ont été les temps forts du lancement. Au cours de la visite, les deux personnes âgées ont reçu chacune un kg de noix de colas, un sac de riz de 50kg, un sac de mil de 50kg, 10kg de sucre, une moustiquaire imprégnée d’insecticide, une couverture, deux cartons de savon et une enveloppe symbolique de 50 000F CFA). MFD/KM (AMAP)
Diré : Mobilisation des femmes pour la prévention et le dépistage du cancer de sein

Diré, 16 octobre (AMAP) Les femmes de Diré, localité située au nord du pays, se sont mobilisées jeudi, pour la campagne « Octobre Rose », pour la prévention et dépistage précoce du cancer du sein, a constaté l’AMAP. Pour cette occasion la vice Présidente « du café local », Mme Nana Traoré s’est engagée volontairement à contribuer pour la réussite de cette journée de sensibilisation, témoignant de son engagement en faveur des femmes en particulier et celle de Diré en particulier, pour leur bien-être. Cette cérémonie de lancement des activités s’est déroulée sous la présidence du Préfet de cercle, le Colonel Elhadj Abdoulaye Traoré qui a donné le coup envoi de cette activité. Il était accompagné, pour la circonstance le 3ème adjoint du Maire, le médecin chef du district sanitaire, le représentant du développement social, et tous les agents sanitaires. Le médecin chef s’est engagé volontairement a assuré le suivi du dépistage du cancer du sein auprès des femmes de Diré sans aucun frais, et a également expliqué aux participants son expertise aux participants par rapport à cette maladie et la prise en charge en cas de détection. La rencontre était à la satisfaction de tous et la sensibilisation continue dans les familles, et ailleurs et chacun et ambassadeur de sa transmission. MA/KM (AMAP)
Afrique : l’ONU et le Kenya plaident pour une représentation accrue dans les décisions mondiales

Bamako, 16 octobre (AMAP) Des responsables des Nations unies et du gouvernement kényan ont appelé jeudi à renforcer la participation de l’Afrique aux décisions mondiales, estimant qu’une représentation plus équitable du continent est essentielle à la confiance dans le multilatéralisme. Lors d’une rencontre à Nairobi, Ahunna Eziakonwa, secrétaire générale adjointe de l’ONU et conseillère spéciale du secrétaire général pour l’Afrique, a plaidé pour une place effective du continent dans les instances internationales, un accès équitable aux financements du développement et une participation à l’élaboration des règles économiques mondiales. « Les institutions mondiales ne peuvent pas regagner la confiance du public sans donner à l’Afrique un rôle plus important dans l’élaboration des décisions internationales », a-t-elle déclaré. Abraham Korir Sing’Oei, secrétaire principal aux Affaires étrangères du Kenya, a également appelé à une représentation accrue des pays du Sud et à une plus grande participation des organisations non gouvernementales aux processus décisionnels. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer la transparence et de réduire l’écart entre les engagements internationaux et les ressources mobilisées, notamment pour le financement climatique et l’aide au développement. Cette rencontre prépare les Dialogues de Nairobi sur la confiance mondiale, prévus du 21 au 23 octobre dans la capitale kényane, autour du rétablissement de la confiance dans le multilatéralisme. OS/KM(AMAP)
Le Musée national : un haut lieu de la diversité culturelle et de savoirs au Mali

Bamako, 16 octobre (AMAP) Après avoir effectué de nombreux dossiers sur plusieurs sites emblématiques de notre pays, l’Agence Nationale de Presse du Mali, s’intéresse aujourd’hui au Musée National du Mali, un haut lieu de la diversité culturelle et de savoirs de notre pays. Le Musée national du Mali, gardien d’une mémoire plurielle, célèbre une histoire qui remonte à l’ouverture du « musée soudanais » le 14 février 1953. Créé par l’archéologue franco-polonais Georges Dzymowski, alors responsable d’une antenne de l’IFAN, ce premier noyau de collections a servi de base au futur musée national. À l’indépendance, en 1960, le musée soudanais devient officiellement le Musée national du Mali. Pendant de longues années, il fonctionnera sans siège permanent, installé provisoirement entre l’École nationale d’ingénieurs (ENI-ABT) et l’Institut national des arts (INA), ce qui compliquait la conservation et la gestion des collections. Construction de la 1ère partie du site actuel en 1976 Ce n’est qu’en 1976 qu’un financement international permet la construction de la première partie du site actuel, l’inauguration de ce premier bâtiment a eu lieu au début des années 1980. Un nouveau financement obtenu en 2000 a ensuite permis d’agrandir l’établissement pour lui donner l’importance qu’il a aujourd’hui, qui est bâti sur une superficie de quatre (4) hectares d’environ. Le musée offre désormais une salle d’exposition permanente de 1 700 m², une salle multifonctionnelle de 600 m², ainsi que des locaux administratifs, une bibliothèque, une cafétéria et une galerie thématique aménagée pour illustrer l’évolution de l’espèce humaine. Plus de 40.000 objets conservés Avec plus de 40 000 objets conservés, le Musée national du Mali documente la richesse et la diversité des cultures maliennes, de la préhistoire à l’époque contemporaine. Sa mission est simple et essentielle : collecter, conserver et diffuser le patrimoine culturel malien pour les générations présentes et futures. Pour mieux comprendre ce rôle, nous avons interrogé Daouda Keita, directeur général du musée et archéologue. Il rappelle l’objectif premier de l’institution : « Le Musée national du Mali a pour objectif principal la collecte, la conservation et la diffusion du patrimoine culturel sur l’ensemble du territoire national ; nos objets proviennent de toutes les régions du Mali », précise le directeur général du musée national du Mali. Il revient également sur les origines du musée et sur les difficultés rencontrées pendant les années sans site propre : « Le musée soudanais était hébergé dans les locaux de l’actuel ENI ; après l’indépendance, le Musée national manquait d’un siège unique et de personnel spécialisé, ce qui nuisait à la conservation des biens culturels », dit-il. Le directeur rappelle l’importance des financements qui ont permis la construction puis l’extension du site. Il détaille les équipements actuels du musée et insiste sur la volonté d’ouvrir davantage l’institution aux Maliens : « Notre ambition, c’est que les Maliens s’approprient leur musée. C’est cela, la souveraineté culturelle ». Selon le directeur Keita « le musée a développé des partenariats avec des écoles et des universités et multiplie les actions de sensibilisation pour attirer des visiteurs qui, parfois, passent des années devant le bâtiment sans y entrer ». Conservation des objets matériels et le patrimoine immatériel Les collections ne se limitent pas aux objets matériels. Le musée conserve aussi du patrimoine immatériel : musiques, films documentaires, photographies, plus de 30 000 images ainsi que des archives sonores et audiovisuelles . « On trouve ici des objets très anciens, parfois antérieurs à l’ère chrétienne, jusqu’à nos jours. L’objectif est de conserver ces témoignages et de les transmettre à la jeune génération pour qu’elle puisse s’en inspirer », explique Daouda Keita. L’accroissement des collections continue L’accroissement des collections continue : « Nous avons reçu plus de 900 objets des États‑Unis et, entre 2021 et 2022, plus de 1 000 objets supplémentaires ont intégré les réserves », précise le directeur. Il évoque aussi des apports liés à des recherches doctorales menées par des partenaires étrangers. Le Musée national du Mali fait face à des défis, au premier rang desquels l’insuffisance de personnel qualifié. Daouda Keita appelle à la création de filières de formation locales pour les métiers du patrimoine : scénographie, médiation, conservation, afin de constituer un vivier de compétences adapté aux besoins nationaux. Il explique par ailleurs que le musée travaille à des partenariats public-privé et à une politique de revitalisation visant à enrichir les collections et les activités. Intensification des actions de sensibilisation pour attirer davantage de Maliens Sur la fréquentation, le directeur note une baisse depuis la crise de 2012, qui a réduit l’afflux de visiteurs étrangers. Pour y remédier, le musée intensifie les actions de sensibilisation afin d’attirer davantage de Maliens. « Le musée doit permettre de comprendre notre passé, nos coutumes et nos savoir-faire. On ne peut se développer durablement sans être enraciné dans sa culture », affirme-t-il. Enfin, le musée mise sur les expositions temporaires pour établir un dialogue entre passé et présent et intéresser la jeunesse. Parmi les manifestations récentes figurent « Tékènon », « Jeu du trésor » et « L’âge d’or du Mali », conçues pour valoriser la richesse historique du pays à travers ses objets et ses symboles. Le Musée national du Mali demeure ainsi un lieu d’apprentissage et de rassemblement : un espace où s’expose la diversité des identités maliennes et où se façonne la conscience collective nécessaire pour imaginer l’avenir. ST/KM (AMAP)
Koulikoro : rencontre de notification de la répartition des ressources du Fonds minier de développement local

Koulikoro 15 octobre (AMAP) Le gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel major Lamine Kapory Sanogo a notifié, mercredi, aux 67 collectivités territoriales, les montants qui leur sont alloués dans le cadre de la répartition des ressources du Fonds minier de développement local, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre, les autorités administratives, les collectivités territoriales, les services techniques financiers, la presse entre autres. Une enveloppe globale estimée à plus 759 millions de francs CFA destinée aux communes de la région de Koulikoro. Au total, 69 projets structurants ont été formulés par les communes. Ces projets ont été validés par le Comité national de suivi du Fonds minier de développement local. Ils portent essentiellement sur la réalisation d’infrastructures sociales de base » a expliqué le gouverneur. Le chef de l’exécutif régional a invité les collectivités territoriales bénéficiaires à accélérer leur mise en œuvre afin de permettre leur réalisation dans les meilleurs délais. Il a indiqué que ces projets, axés sur la réalisation d’infrastructures sociales de base, visent à favoriser le développement local et à améliorer les conditions de vie des populations de la région. Les échanges ont permis aux maires de mieux comprendre la procédure de mandatement auprès de la Trésorerie régionale. Au cours de cette rencontre les responsables de la trésorerie ont rassuré les bénéficiaires quant à la disponibilité des fonds destinés au financement des projets. ALD/KM (AMAP)
Kayes: Nette augmentation du stock de gas-oil et stabilité du prix des carburants

Kayes, 15 octobre (AMAP) Contrairement aux dernières semaines, la Région de Kayes a connu une nette augmentation du stock de gas-oil, a appris l’AMAP, lors de la rencontre hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes hebdomadaire tenue aujourd’hui au Gouvernorat. Plus de peur que de mal. C’est le moins qu’on puisse dire après ce ouf de soulagement, quant au ravitaillement en cours du gas-oil dans la Région. Chose qui était devenue inquiétante, lors des deux précédentes réunions du Comité. En effet, le Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur, le Colonel Adama Bamba a, une fois de plus, présidé la rencontre hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes sur les hydrocarbures. Le Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Robo Bayo, a, comme d’habitude, assuré le débat. Les représentants des douanes, des Forces de défense et de sécurité, des importateurs et revendeurs des hydrocarbures ainsi que de la société civile ont participé à la réunion. D’entrée de jeu, Robo Bayo a rassuré que les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. S’agissant des stocks, le Directeur régional du Commerce a informé que celui de l’essence a été estimé à 1 889 642 litres contre 2 806 854 litres la situation passée. Soit une baisse de 917 212 litres de moins pour un taux de 32,68%. Par contre, le gas-oil a connu une nette amélioration. Selon Robo Bayo, le stock du gas-oil a été estimé à 412 343 litres contre 299 152 litres la dernière rencontre hebdomadaire Comité, soit une hausse de 113 191 litres de plus par rapport à la situation précédente pour un taux de 37,84%. Mieux, il a annoncé la rentrée d’autres citernes camions de gas-oil à la date d’aujourd’hui. Faut-il noter que cela a pu être réalisé grâce à la conjugaison des efforts du Gouverneur de région, de la Direction régionale du Commerce, des forces de défense et de sécurité, des douanes ainsi que des importateurs des hydrocarbures. «Il est à préciser que les stocks disponibles au niveau des stations-services couvrent largement les besoins de consommation pendant une longue période en essence et en gasoil», a insisté Robo Bayo. Ajoutant que les stocks disponibles demeurent toujours supérieurs aux seuils d’alerte. Le Colonel Adama Bamba s’est réjoui de la disponibilité du gasoil. Pour ce faire, le Conseiller du Gouverneur a renouvelé ses remerciements à la Direction régionale du Commerce, aux importateurs avant de reconnaître l’engagement sans faille des Forces de défense et de sécurité en mission dans notre Région. Enfin, il a salué la population de la Région pour sa résilience. OD/KM (AMAP)

