Campagne agricole 2026-2027 à Kita : Suivi de la physionomie des cultures.

Kita, 5 septembre (AMAP) Le Gouverneur de la région de Kita, Daouda Maiga à la tête d’une délégation a visité mardi dernier, certains champs de la zone CMDT et de la Direction régionale de l’Agriculture. Cette visite s’inscrit dans la cadre de la supervision régionale de la physionomie des cultures de la Campagne agricole 2026-2027. L’évolution de la campagne est salutaire selon le constat. Cette mission était venue s’enquérir de l’état d’évolution de la physionomie des cultures campagne agricole 2026 zone CMDT et Direction Régionale de l’Agriculture dans la région de Kita. La délégation a ainsi échangé avec les acteurs et producteurs sur la gestion des cultures en cours à cette étape de la campagne. Le premier constat est que l’état des cultures est rassurant. La délégation a pu constater cela de visu en visitant les champs de  coton de 8hectares de fakourou Keita à Semé et de 4 Ha de Sorgho de Famissa Kéïta à Boudofo qui attend 08 tonnes. Si le coton est au stade de la floraison épiaison, l’arachide à la floraison le mil quant à lui est au stade débauche. Selon Famissa Keita, sur les 4 ha de sorgho, il est attendu une production de 08 tonnes pour ce cycle de 120 jours semé le 10 juin 2026. Il dit avoir appliqué les conseils des autorités sur la fumure organique. Au total dit-il, il a utilisé 350 brouettes de fumure organique. Il appelle les uns et les autres à profiter des vertus de la fumure organique qui est à porter des mains des paysans. Cette sortie du chef de l’exécutif régional selon le directeur Régional de la CMDT de Kita Ousmane Sanogo, permet d’apprécier l’évolution de la campagne, de savoir le degré d’implantation des pluies qui nous ont été donné pendant les débuts de campagnes et qu’on a utilisé judicieusement. Selon lui, il faut reconnaitre que cette année les paysans ont suffisamment utilisé de la fumure organique ce qui a permis un bon accompagnement des plans. Il dira que l’irrégularité de la pluviométrie n’a pas trop impacté la zone CMDT malgré quelques poches de sécheresse. « A la date d’aujourd’hui le cotonnier se porte bien dans l’ensemble de la région CMDT de Kita et à l’heure actuelle les activités sont surtout dirigées vers l’entretien des plans qu’on a obtenu et qu’il faut sauvegarder notamment l’épamprement des grandes herbes, les traitements et l’écimage. » a-t’il ajouté. Un suivi régulier est engagé par l’ensemble des acteurs de la structure et prêt pour toute éventualité pour réussir cette campagne. « Nous nous donnons la vigilance de contrôler et de prendre le pas sur les ravageurs on a les produits nécessaires pour contrôler. Donc aujourd’hui sur le suivi global de la campagne on peut bien espérer puisse que ce que nous ressentons est bien meilleur par rapport à la campagne écoulée » a conclu Ousmane Sanogo. De l’avis même des paysans c’est que cette année est bien meilleur retient le Gouverneur Daouda Maiga. « D’abord la disponibilité des engrais en quantité et en qualité pour certains paysans mais aussi l’utilisation d’engrais organique pour une exploitation familiale de près de 4ha qui nous permettent d’espérer que la récolte sera bonne » souligne le chef de l’exécutif régional.  Il retient de plus au dire des paysans que les difficultés sont bien moindres que l’année dernière. Comme motif de satisfaction du Gouverneur, les attaques des parasites comme les jhassides ne sont vraiment pas notoire, le cycle végétatif partout est encore satisfaisant. Cette sortie a été l’occasion pour le Gouverneur de féliciter l’encadrement, la Direction régionale de l’Agriculture et ses démembrements, la CMDT et ses démembrements pour tout l’effort fourni pour que cette campagne soit qualifiée de prometteuse. Selon un aperçu du chef de l’exécutif régional, à l’issue de cette tournée, l’évolution est satisfaisante. Pour la région CMDT de Kita et la Direction régionale de l’Agriculture, les perspectives sont vraiment bonnes très bonnes même. JMF/ KM (AMAP)

Gao : Le nouveau représentant résident de l’Unicef, Mohammad Fayyazi en visite de terrain

Gao, 5 septembre (AMAP) Le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi était dans la cité des Askia du 2 au 4 septembre 2026 pour une visite de terrain. Dès son arrivée, il  a rendu visite à l’autorité régionale représentée par son conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP. Le second jour, il a effectué une visite au centre de santé communautaire d’Aldianabandja. Ici, le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a été accueilli par la directrice technique du centre de santé, Nana Kadidia. Qui, a fait visiter à son hôte du jour le hangar de la vaccination, la chaine de froid, l’unité de prise en charge des malnutris, la maternité et le château d’eau. La DTC d’Aldianabandja, Nana Kadidia dira à son visiteur de marque que souvent dans le centre de santé communautaire, plus 70 enfants de 0 à 5ans sont vaccinés par jour. La visite du représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi s’est poursuivie à l’école fondamentale de « ConGo-Gaamo » (au milieu des palmiers doum) dans la commune rurale de Gounzourèye, une école entière réalisée  par  l’Unicef avec le financement « Education Cannot  wait . Ici, la visite de l’ensemble des infrastructures éducatives, le terrain de football, l’espace de récréation pour les enfants, le château d’eau, a été guidée par le directeur de l’école, Youssoufa A. Maiga en présence du maire de la commune rurale de Gounzourèye, Abdoulkader Younoussa Maiga. Le directeur de l’école fondamentale de Congo-Gaamo, a fait savoir au représentant résident de l’Unicef au Mali que l’école fondamentale de Congo Gaamo a un effectif de 678 élèves dont 371 filles et qu’ils sont tous des enfants déplacés à cause des conflits armés. Selon lui, l’école dispose de toutes les commodités et respecte aussi les normes éducatives en plus 100 pieds d’arbres sont plantés dans la cour pour rendre l’environnement de l’école  vert et plus convivial. Quant à l’autorité communale, Abdoulkader Younoussa Maiga a salué l’Unicef, pour tous les efforts consentis, qui, selon lui, rentre dans le cadre du bien-être  des enfants et de l’ensemble des communautés. Auparavant, il a rencontré les autorités régionales de Kidal à Gao pour s’enquérir de leurs situations suite aux événements survenus dans cette région du Mali. Ici , il a été accueilli par le directeur de cabinet du gouvernorat de Kidal, Boukari Diallo. C’est dans l’après midi que le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a inauguré le tout nouveau bureau commun des nations unies à Gao en présence du tout nouveau représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi. Le bureau commun des Nations unies à Gao est bâti sur 24 a 32 centiares entièrement financé sur les ressources propres  de l’Unicef est composé  de 18 bureaux, 10 blocs de latrines et un forage de 1000 litres avec 4 bornes fontaines. Le nouveau bureau  commun des nations unies à Gao accueillera les équipes d’OCHA, de l’UNFPA, l’Organisation des nations unies pour les femmes et l’Unicef dans l’esprit « One UN ». Dans son intervention, le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a salué les autorités régionales de Gao pour avoir fait le don du terrain. Pour lui, l’octroi de ce terrain par les autorités régionales de Gao, est un  geste qui témoigne de la confiance accordée aux nations unies, leur  volonté commune de  rapprocher et de renforcer leur  capacité d’action au service des femmes, des hommes, des filles et des garçons de régions de Gao, Ménaka et Kidal. Le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi expliquera que ce bureau commun est une plateforme qui permet aux agences des nations unies de mutualiser leurs ressources, de travailler plus étroitement avec les autorités, les services techniques, les partenaires et les communautés. Et facilite  de partager les informations, de renforcer la coordination et d’assurer une réponse humanitaire plus cohérente et plus efficace. Selon lui, l’engagement des agences des Nations unies  est de faire vivre cet investissement au -delà de cette cérémonie, en transformant cette proximité en résultats concrets. A l’inauguration du bureau commun des nations unies, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a adressé ses vifs remerciements à l’ensemble des agences, fonds et programmes des nations unies ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts du développement de résilience de notre pays. Et formule le vœu que ce bâtiment commun demeure longtemps un espace de dialogue, de coordination et d’actions concertées au service des populations et qu’il symbolise la solidité du partenariat entre le Mali et les nations unies. AT/KM (AMAP)

Niger : le gouvernement affirme avoir constitué une documentation sur la tentative de déstabilisation

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le gouvernement nigérien affirme avoir constitué une « documentation conséquente » sur la tentative de déstabilisation survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à la Base 101 de Niamey et indique se réserver le droit d’engager des actions devant la justice internationale, selon le communiqué du Conseil des ministres réuni vendredi sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Selon le communiqué, cette tentative aurait été orchestrée par des éléments du Bataillon spécial de renseignement du Commandement des opérations spéciales, notamment à la Base 101 de Niamey. « Le Niger ne porte la guerre à aucun pays et ne nourrit pas cette velléité », souligne le gouvernement, précisant qu’une documentation a été constituée sur ce qu’il qualifie d’« agression ». Le Conseil des ministres affirme que l’opération aurait eu des « ramifications internationales » et l’attribue à un réseau de connivences dont le gouvernement nigérien accuse le régime français de jouer un rôle central. Il estime que cette action s’inscrit dans la continuité d’initiatives visant, selon lui, à « ébranler la volonté » du peuple nigérien en faveur de la souveraineté et d’une plus grande maîtrise des ressources naturelles. Le gouvernement dénonce également le rôle que certains acteurs africains auraient joué comme « passerelles » à des actions déstabilisatrices. Il assure toutefois que ces manœuvres « échoueront toujours », mettant en avant la détermination des forces de défense et de sécurité ainsi que la mobilisation de la population. Le Conseil des ministres s’est félicité de la mobilisation des forces sociales et de l’élan patriotique manifesté en soutien aux forces de défense et de sécurité, avec la Garde présidentielle comme fer de lance. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances aux familles des victimes civiles et militaires et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a exprimé sa reconnaissance aux pays ayant manifesté leur solidarité au Niger, notamment les Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), l’Algérie et la Russie. Le communiqué invite enfin les Oulémas et la population à renforcer les prières, notamment « Al Qunut », ainsi que la vigilance et la veille citoyenne face aux menaces évoquées par le gouvernement. OS/KM(AMAP)

Bandiagara : Lancement du Projet de Sauvegarde du Patrimoine Bâti et Vernissage de l’Exposition Mémorielle

Bandiagara, 4 septembre (AMAP) La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a abrité le mercredi 02 septembre 2026, la cérémonie de lancement du projet « Reconstruction et réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara », doublé d’un atelier de capitalisation des acquis et du vernissage de l’exposition mémorielle « Pays dogon : patrimoine entre défis et résilience », a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme M. Mamadou Cissé. Le choix de Bandiagara pour accueillir cette cérémonie n’est pas fortuit. Ce site, inscrit en 1989 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, est un trésor culturel qui met en lumière la richesse historique du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. Malheureusement, ce patrimoine est aujourd’hui menacé par les changements climatiques, les pressions socio-économiques et un contexte sécuritaire préoccupant. Pour faire face à ces défis, l’UNESCO, en partenariat avec le Gouvernement du Mali et soutenu par la Fondation Alliance internationale pour la protection du patrimoine ALIPH, a initié le projet de restauration. Grâce à cette initiative, 345 éléments architecturaux ont été revalorisés, permettant ainsi un renforcement des mécanismes de transmission du patrimoine aux générations futures. Dans son mot de bienvenue, le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a affirmé : « Ce projet contribue non seulement à la sauvegarde de notre patrimoine, mais aussi à atténuer la souffrance de nos populations. Il est essentiel pour notre identité collective. » Le représentant des bénéficiaires, Allaye Guindo, a rappelé l’impact positif du projet sur la vie quotidienne des citoyens, affirmant que « grâce à cette initiative, notre culture et nos traditions sont préservées et valorisées ». Le représentant du bureau de l’UNESCO à Bamako, Modibo Bagayoko, a souligné l’importance de cet engagement collectif : « La volonté de préserver cet héritage culturel est une source d’inspiration. L’exposition à laquelle nous assistons ouvre ses portes comme un espace vivant de mémoire, d’apprentissage et de transmission. » Le Gouverneur de la région de Bandiagara, Le Colonel Major Olivier Diassané, a affirmé que le projet apporte des solutions concrètes pour restaurer les sites culturels menacés. Il a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État, soulignant : « La culture et la protection du patrimoine sont au cœur des priorités de notre gouvernement. L’année 2026 a été déclarée « Année de l’Éducation et de la Culture » par le Président de la Transition, ce qui témoigne de notre engagement. » Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme ; Mamadou Cissé, lors de l’ouverture de l’atelier et du vernissage de l’exposition, a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment l’UNESCO et la Fondation ALIPH, pour leur appui indispensable. Il a ajouté que « les résultats remarquables obtenus dans la mise en œuvre de ce projet ont permis de recoudre le tissu social et de renforcer la culture de la paix. Le vernissage et l’exposition constituent des moments clés pour sensibiliser et engager les communautés envers leur patrimoine. » Le lancement de ce projet a également servi de cadre pour discuter de l’organisation du SIGUI 2027, où les participants, incluant des services techniques, des élus, des représentants des forces de défense et des acteurs culturels, ont abordé l’itinéraire et les villages concernés par cette cérémonie culturelle. Il a été jugé nécessaire de créer une commission régionale pour structurer de manière optimale cette initiative, tout en facilitant les échanges entre les acteurs. Les moments forts de cette journée ont inclus  une présentation théâtrale axée sur la protection du patrimoine culturel, ainsi qu’une prestation des masques dogon, invitant les participants à découvrir la richesse des traditions culturelles de la région. La visite guidée des expositions a offert aux visiteurs l’occasion d’explorer les multiples facettes du patrimoine dogon, révélant ainsi la profondeur et la diversité de cette richesse culturelle. OG/KM (AMAP)

Mali-USA : Abdoulaye Diop salue les efforts de Rachna Korhonen pour maintenir le dialogue

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a salué vendredi les efforts de l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, pour maintenir le dialogue entre les deux pays durant près de quatre années marquées par des difficultés diplomatiques, lors d’un déjeuner d’adieu organisé à Bamako à l’occasion de sa fin de mission. Le ministre a reconnu que les relations bilatérales avaient traversé des périodes « très tendues » et « très difficiles », tout en soulignant la volonté des deux parties de maintenir les échanges. Il a notamment salué la « persistance » de l’ambassadrice et sa volonté de poursuivre le dialogue malgré les divergences. Abdoulaye Diop a également relevé l’implication de Mme Korhonen dans le renforcement des relations économiques et commerciales entre les deux pays, notamment dans les secteurs des mines, de l’agro-industrie et des technologies. Il a estimé que les relations bilatérales devaient être envisagées dans une perspective de long terme. « Le Mali voudrait continuer à rester ami des États-Unis, à rester ami de tous les pays qui souhaitent être amis du Mali, dans le respect mutuel », a déclaré le ministre, réaffirmant l’ouverture du pays aux partenaires qui respectent ses choix et ses priorités. Pour sa part, l’ambassadrice Rachna Korhonen a remercié les autorités maliennes pour leur collaboration et salué particulièrement le rôle du ministre Diop dans le maintien du dialogue. Elle a évoqué une relation marquée par des discussions parfois difficiles, mais qui ont permis de préserver les échanges. La diplomate américaine a également insisté sur les perspectives de coopération économique, commerciale et scientifique. Elle a notamment cité la recherche sur le paludisme et appelé à renforcer les liens entre les milieux d’affaires maliens et américains. L’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, qui s’exprimait au nom du corps diplomatique, a salué le « charisme », le « professionnalisme » et « l’incroyable engagement » de Mme Korhonen, ainsi que son implication dans la vie de la communauté diplomatique au Mali. L’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Sachdeva Korhonen, a officiellement achevé sa mission à Bamako le 1er septembre 2026, au terme d’un séjour d’un peu moins de quatre ans entamé après la présentation de ses lettres de créance au président de la transition Assimi Goïta le 16 mars 2023. La diplomate avait été confirmée par le Sénat américain en décembre 2022 avant de prendre officiellement ses fonctions à Bamako le 16 mars 2023. OS/KM(AMAP)

RDC : l’épidémie d’Ebola reste active malgré une stabilisation des cas

Bamako, 4 septembre (AMAP) Il est encore trop tôt pour considérer l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme maîtrisée, malgré une stabilisation du nombre de cas ces dernières semaines, a indiqué jeudi le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). « Nous sommes encore trop tôt pour dire que nous contrôlons l’ensemble de l’épidémie », a déclaré Wessam Mankoula, responsable à l’Africa CDC, lors d’une conférence de presse en ligne, soulignant que la situation « évolue encore ». Selon le dernier bilan des autorités congolaises, 6.250 cas confirmés et 3.039 décès avaient été enregistrés au 1er septembre, soit un taux de létalité de 48,6 %. Quelque 1.439 patients ont par ailleurs été déclarés guéris. L’épidémie touche 60 zones de santé dans six provinces. La transmission a été interrompue dans quatre zones n’ayant enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 42 jours, tandis que cinq autres sont en « phase de contrôle ». Elle reste toutefois active dans 51 zones de santé. M. Mankoula a indiqué qu’une baisse du nombre de cas était observée depuis deux semaines, avec une situation proche d’un plateau. Il a cependant appelé à la prudence, rappelant qu’un phénomène similaire avait été observé en juin avant une nouvelle hausse des contaminations. L’épidémie, déclarée en mai, est devenue la plus importante et la plus meurtrière enregistrée en RDC et la deuxième plus importante au niveau mondial après celle d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016. L’Africa CDC souligne également le risque de propagation transfrontalière, notamment dans les provinces orientales de la RDC frontalières de l’Ouganda, où la transmission reste active malgré la fin récente de l’épidémie dans ce pays. Sur le plan de la riposte, la vaccination des personnels de santé et des populations à risque a débuté le 27 août dans le cadre d’un usage compassionnel. Au 1er septembre, 1.124 travailleurs de santé et personnels de première ligne avaient été vaccinés. Le vaccin Ervebo, homologué contre le virus Ebola Zaïre, fait actuellement l’objet d’une étude visant à évaluer son éventuelle protection contre le virus Ebola Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle. Son efficacité contre cette souche n’a toutefois pas encore été démontrée. Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a jugé mercredi la situation « extrêmement grave », estimant que les efforts engagés n’avaient pas encore permis d’atteindre le niveau nécessaire pour maîtriser la propagation. OS/KM(AMAP)

Mali : vers une meilleure intégration du handicap dans les politiques publiques à l’horizon 2030

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Mali entend renforcer l’intégration du handicap dans les politiques publiques, la gouvernance urbaine et les investissements territoriaux à l’horizon 2030, ont indiqué vendredi le ministère de la Santé et du Développement social et l’UNICEF, lors d’un séminaire national sur le développement urbain inclusif et résilient à Bamako. Organisé par la Direction nationale du développement social (DNDS), les organisations de personnes handicapées à savoir la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (Femaph) et la Fédération libre des organisations des personnes en situation de handicap (Feloph), avec l’appui de l’UNICEF, le séminaire vise notamment à promouvoir des villes plus accessibles et une meilleure participation des personnes handicapées aux décisions qui les concernent. Le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, a appelé à passer d’une logique d’assistance à une approche fondée sur les droits, la citoyenneté et le développement. « Le handicap doit devenir un réflexe systématique dans l’élaboration de chaque loi, de chaque budget, de chaque politique sectorielle », a-t-il déclaré. Il a identifié trois axes prioritaires : l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques, la mise en place d’une gouvernance urbaine inclusive et l’orientation des investissements territoriaux vers des infrastructures adaptées aux personnes handicapées et aux différents risques. Pour le chef de la section Politique sociale de l’UNICEF au Mali, Waleed Rashwan, « l’inclusion du handicap n’est pas un sujet sectoriel », mais une condition essentielle à un développement urbain « juste, résilient et durable ». Il a appelé à réduire les barrières physiques, sociales, institutionnelles et comportementales qui limitent la participation des personnes handicapées. Le président de la Fédération malienne des personnes handicapées (FEMAPH), Hadji Barry, a pour sa part estimé que « l’inclusion n’est plus une option, mais une obligation », appelant à intégrer le handicap dans toutes les politiques de développement. Les travaux mettent également en avant les enseignements de la première phase du projet pilote « Mopti, Ville Inclusive », soutenu par le Global Disability Fund et le gouvernement allemand, dans le cadre du Partenariat pour la résilience au Sahel avec la GIZ. OS/KM(AMAP)

Mali : le ministre de la Communication échange avec les responsables de la presse

Bamako, 4 septembre (AMAP)  Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a échangé jeudi avec le président de la Maison de la Presse, El Hadj Bandiougou Danté, et plusieurs responsables des organisations faîtières de la presse, selon une communication du ministère. La rencontre a notamment porté sur la remise au ministre des actes du Forum panafricain des médias (FOPAME) et sur la création prochaine d’un organe d’autorégulation porté par les professionnels des médias. Cette initiative vise à renforcer la responsabilisation du secteur à travers l’examen des manquements par les pairs, sur la base de règles librement consenties. Elle doit contribuer à renforcer « l’éthique, la déontologie et la crédibilité de la presse », tout en préservant sa liberté et son indépendance. Les échanges ont également porté sur la relance du Fonds de solidarité de la presse (FONSOPRESS). Un téléthon sera organisé pour mobiliser les ressources nécessaires à son fonctionnement et permettre au Fonds d’apporter une assistance aux journalistes et autres acteurs de la presse confrontés à des difficultés. Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a salué ces initiatives, estimant qu’elles contribuent à une presse « plus responsable, plus solidaire et pleinement engagée au service de la société ». OS/KM(AMAP)

Kenya : William Ruto ordonne la fermeture des petits commerces exploités par des étrangers

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le président kényan William Ruto a ordonné la fermeture, à partir de la semaine prochaine, des petits commerces exploités par des ressortissants étrangers, affirmant vouloir protéger les commerçants et vendeurs ambulants locaux, selon des propos rapportés par BBC Afrique. S’exprimant à la State House de Nairobi devant des représentants de petits commerçants, M. Ruto a également annoncé l’accélération de l’examen d’un projet de loi visant à réserver certains secteurs du commerce aux Kényans. Le président kényan a toutefois assuré que son pays restait ouvert aux investissements étrangers. Il a estimé que les investisseurs, notamment les commerçants chinois, devraient privilégier la création d’emplois et le développement de la production plutôt que de concurrencer les Kényans dans les petites activités commerciales. « Il est inconcevable qu’une personne vienne de Chine ou d’ailleurs pour devenir vendeur ambulant ou ouvrir une petite boutique », a-t-il déclaré. Le nombre de ressortissants étrangers concernés par cette mesure n’a pas été précisé. Le Kenya compte notamment une importante population de réfugiés et de demandeurs d’asile. Les données gouvernementales faisaient état d’environ 857.000 personnes enregistrées à la fin juin, dont près de 14 % vivaient en zone urbaine. La législation kényane reconnaît aux réfugiés le droit de travailler et d’exercer une activité commerciale, sous réserve de disposer des documents requis, notamment d’un permis spécial. La présence croissante de migrants dans le commerce informel a suscité des tensions avec certains travailleurs et commerçants locaux, qui les accusent de concurrencer les Kényans pour des emplois et des opportunités commerciales. Cette situation intervient dans un contexte régional marqué par des préoccupations liées à la xénophobie et aux tensions autour de la présence de migrants africains dans plusieurs pays. OS/KM(AMAP)

Kidal : les FAMa frappent plusieurs positions de groupes armés terroristes

Bamako, 3 septembre (AMAP)– Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont ciblé jeudi plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes dans la localité de Kidal, a annoncé l’état-major de l’Armée dans un communiqué. Selon la même source, ces positions, détectées grâce à l’exploitation de renseignements précis, abritaient également d’importants matériels de guerre. Après analyse et évaluation de la situation, les sites identifiés ont été frappés avec précision. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles. L’état-major général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien aux forces engagées. KD/CMT (AMAP)