San : Le Directeur de l’Académie d’Enseignement confiant de la mise en place des CA des maîtres

San, 17 octobre (AMAP) Le Directeur de l’Académie d’enseignement de San, Cheick Haïdara, se dit confiant pour la mise en place des Communautés d’apprentissage (CA) des maîtres dans les écoles du fondamental 2, a constaté l’AMAP. Cette assurance a été exprimée lors de la clôture d’un atelier de formation de trente enseignants du second cycle, organisé du 12 au 16 octobre 2026 dans la salle de réunion du Centre d’animation pédagogique (CAP) de San, à l’initiative du programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN). À l’issue des travaux, les directeurs d’école ont rassuré les organisateurs de leurs capacités à mettre en place et à animer ces communautés au sein de leurs établissements. Pour les participants, cette approche collaborative constitue un levier important pour renforcer les compétences pédagogiques des enseignants, améliorer leurs pratiques professionnelles et, à terme, obtenir de meilleurs résultats scolaires. La prochaine étape consistera à traduire les acquis de cette formation en actions concrètes dans les établissements concernés. NC/KM (AMAP)
Gao : Diminution du prix de la viande après des concertations

Gao, 17 octobre (AMAP) Une rencontre d’échange sur le prix de la viande s’est tenue, dans l’après-midi du vendredi, 16 octobre 2026, dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du conseiller aux affaires économiques et financieres du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP . C’était en du conseiller du maire de la commune urbaine de Gao, Amadou Sidi et du président régional des bouchers de Gao, Yehia Touré. Cette série de rencontres d’échange qui a duré plusieurs mois visait à revoir le prix au kilogramme de viande sur le marché de la commune urbaine de Gao. La présidente de regroupement et de défenseur des consommateurs au Mali à Gao, Mme Maiga Assaita Yacouba a demandé aux bouchers qu’ils reprennent la vente des tas de viande à 500fcfa, afin de soulager les souffrances de plusieurs foyers. Le président régional de l’association des consommateurs de Gao, Ibrahim Touré a soutenu que les bouchers doivent à à tout supprimer les jetons sur le prix de la viande au kilogramme. Le président régional de bouchers de Gao, Yehia Touré a déclaré que désormais, le prix de la viande avec os au kg qui était vendue à 3500fca est à 3250fcfa ; la viande sans os qui coûtait 4000fcfa au kg verra une réduction de 500fcfa et la viande de mouton qui se vendait à 5000fcfa au kg va être céder à 4000fcfa. Certains participants ont recommandé la création d’une commission de suivi des prix de viande au kilogramme cela s’explique par le fait que certains bouchers peuvent ne pas respecter le prix. Le représentant de l’exécutif régional de Gao, Alhader Amadou Bella, conseiller aux affaires économiques et financières a, au nom du gouverneur de la région, remercié les bouchers pour leurs efforts consentis dans le processus de la baisse sur le prix de la viande au kilogramme, qui selon lui, est un geste solidaire qui va sans doute amoindrir dans les dépenses des populations de la région déjà affectées par plusieurs facteurs. Le conseiller aux affaires économiques et financières, rappellera que cette revue du prix de la viande au kilogramme est une initiative salutaire des plus hautes autorités de notre pays et qu’elle est nationale. AT/KM (AMAP)
San : Etats généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture dans la région

San, 17 octobre (AMAP) Après trois jours de concertation, les États généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture de la région de San ont pris fin vendredi, a constaté l’AMAP. Au cœur des échanges, l’amélioration de la productivité, la valorisation des ressources locales et la création d’emplois à l’horizon 2040. Présidée à l’ouverture par le gouverneur de la région de San, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, la rencontre s’est achevée sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur , Seydou Bagayoko. Les travaux ont débouché sur plusieurs propositions visant à renforcer l’alimentation du bétail, la santé animale, la restauration des pâturages, le développement de la pisciculture et la transformation locale des produits. Les participants ont également insisté sur l’accès au financement, l’amélioration des infrastructures, la préservation des ressources naturelles et l’adaptation aux changements climatiques. À la clôture, le conseiller aux Affaires économiques et financières a remercié les services techniques, les participants et les partenaires pour leur contribution. Il a assuré que les recommandations seraient transmises à Bamako pour examen par les autorités compétentes. Au-delà des concertations, le défi reste désormais la concrétisation des recommandations, afin de faire de ces filières des leviers de croissance économique, de création d’emplois et de développement durable dans la région de San. NC/KM (AMAP)
Mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion : le SEGAL de la mairie de Kati au chevet des personnes âgées

Kati, 16 octobre (AMAP) Dans le cadre des activités commémoratives du Mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion, édition 2026, le Secrétaire Général de la Mairie de la Commune Urbaine de Kati, M. Zanga Dao, a rendu visite à des doyens d’âge des quartiers de Sirakoro-Niaré, N’Toubana et Banambani, a constaté l’AMAP. Il était accompagné pour la circonstance de ses proches collaborateurs, du représentant du Service du Développement Social de Kati, du Service de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que du Coordinateur des Chefs de quartiers de Kati, M. Tiécoura Koné. Cette visite de solidarité a concerné trois doyens à savoir M. Magnan Niaré, 89 ans, à Sirakoro-Niaré , M. Jean Paul Coulibaly, 86 ans, à N’Toubana et M. Zoumana KEÏTA, 91 ans, à Banambani. Partout où il est passé, le Secrétaire Général et sa délégation ont remis à chaque personne âgée visitée un kit composé d’ un sac de riz de 50 kg, d’une couverture, d’une moustiquaire imprégnée, d’un carton de savon et d’une enveloppe symbolique de 25.000 FCFA pour les frais de cola. Les bénéficiaires, visiblement émus, ont salué ce geste de haute portée sociale et ont formulé des bénédictions pour les autorités communales et pour la paix au Mali. Cette action s’inscrit dans la dynamique de solidarité prônée par les plus hautes autorités de la Transition en faveur des couches vulnérables. ALK/KM (AMAP)
Mois de la solidarité à Kayes : Visite du Gouverneur de région à des personnes âgées

Kayes, 16 octobre (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a officiellement lancé, ce vendredi dans la Cité des Rails, le mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion à travers la visite chez deux doyens de ville, a constaté l’AMAP. Cette 31ème édition du mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion est placée sous le thème :« La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne ». L’édition dans la Région est parrainée par le Général de brigade à la retraite Sambala Illo Diallo. En dehors du parrain régional, les quatre semaines du mois sont parrainées par quatre personnalités de la ville de Kayes. Avant de rendre visite à deux personnes les plus âgées, le Chef de l’exécutif régional a rappelé l’engagement sans faille du parrain régional, le Directeur général de la Gendarmerie nationale, pour notre circonscription administrative au moment de son actif et même étant à la retraite. Le Général de brigade Soumaré a invité les uns et les autres à faire autant. Après, accompagné par sa délégation avec à la tête du Directeur régional du Développement social et de l’Economie solidaire, Amadoun Bocoum, le Gouverneur s’est rendu au quartier Plateau chez Souleymane Koné, âgé de 97 ans. Ensuite, il est allé au quartier Bencounda chez la doyenne Fatou Camara, âgée de 120 ans. Le Chef de l’exécutif régional n’est pas venu la main vide. Chez les deux doyens, il a apporté de la cola, un sac de mil, un sac de riz, deux moustiquaires imprégnées d’insecticide, une couverture, un tapis de prière, un chapelet, une écharpe, un kit de lavage de mains, un kit alimentaire composé d’oranges, de bananes, de papayes, de pomme, de carottes, entre autres. En plus d’un sac de sucre, le Général de brigade Moussa Soumaré a également remis à chacun des deux doyens une enveloppe symbolique. Le Doyen Souleymane Koné et la doyenne Fatou Camara ont tous les deux formulé des bénédictions pour l’hôte du jour, les autorités nationales ainsi que la Nation entière. Au terme de la visite, le Gouverneur a rappelé l’institutionnalisation du mois d’octobre comme celui de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion dans notre pays. Ajoutant que les activités de cette édition viennent d’être lancées dans notre Région. Le Général de brigade Soumaré a précisé que la visite aux deux personnes les plus âgées de la ville marque le témoignage de la solidarité des autorités régionales à leur égard. « C’est ce que les autorités nous demandent d’être attentifs aux personnes âgées et celles qui sont dans le besoin pour rendre vivante cette valeur cardinale de notre société », a-t-il lancé. Selon lui, nous devons faire en sorte que cette valeur ne disparaît pas. Le Gouverneur de région a aussi annoncé que des actions seront menées profit d’autres couches de la société, celles vulnérables. Il indiquera que le but ultime consiste à rappeler à tout le monde que la solidarité doit être une action de tous les jours avec une valeur permanente dans notre société. Que l’on soit fonctionnaire, entrepreneur, opérateur économique, le Chef de l’exécutif régional a prêché que la solidarité doit commencer dans les familles d’abord. « Ayons une attention particulière à nos proches qui sont dans le besoin et cette solidarité doit s’élargir à toutes les couches de notre société », a-t-il conseillé. Et d’ajouter « je lance un appel pressant à toutes les populations de la Région de Kayes de faire en sorte que les gens qui sont à côté ne souffrent pas et de les venir en aide». Il citera l’exemple du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui intervient tous les jours auprès des populations dans le cadre de ses œuvres sociales. OD/KM (AMAP)
Pari confédéral AES : Fin de la 1ème édition à Bamako, la 2ème prévue à Niamey en octobre 2027

Bamako, 16 octobre (AMAP) La première édition du Pari confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est achevée, le jeudi 15 octobre 2026, à Bamako, a constaté l’AMAP. Le directeur général du PMU-Mali, Fasséry Doumbia, a annoncé que la deuxième édition se tiendra en octobre 2027 à Niamey, au Niger. A la clôture, Fasséry Doumbia a exprimé sa satisfaction quant au déroulement des travaux, tenus du 12 au 16 octobre 2026 à Bamako. Il a notamment salué la participation des délégations, la qualité des échanges entre experts et l’importante couverture médiatique accordée à l’événement. « Il y a eu six directeurs généraux qui sont présents, deux directeurs généraux qui sont représentés, et sept personnels qui sont là pour le compte de leur société », a-t-il indiqué. Selon lui, les recommandations formulées par les experts ont permis aux dirigeants des sociétés de loteries d’adopter des résolutions jugées pertinentes et porteuses de perspectives pour l’AES. Le directeur général du PMU-Mali a également rendu hommage aux autorités à l’origine de la création de l’Alliance des États du Sahel. « C’est de façon naturelle que nous devons rendre hommage aux autorités qui ont pensé à l’AES, parce que nous croyons fortement à cet espace et nous pensons que nous avons notre rôle à jouer », a-t-il déclaré. Le Pari confédéral AES est présenté comme un produit de jeu communautaire destiné à renforcer la coopération entre les sociétés nationales de loteries et de paris mutuels urbains du Burkina Faso, du Mali et du Niger. L’initiative vise à promouvoir l’intégration économique, institutionnelle et sociale entre les trois États membres. Fasséry Doumbia a estimé que les objectifs de cette première édition ont été « globalement atteints ». Il a mis en avant la participation des pays de l’AES ainsi que la réalisation d’une œuvre sociale au profit de structures relevant du ministère malien de la Santé et du Développement social. Dans le cadre de l’événement, les opérateurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont remis 20 couveuses néonatales au ministère malien de la Santé et du Développement social. La première édition comprenait également un quinté spécial doté d’une cagnotte de 150 millions de FCFA, commercialisé simultanément dans les trois pays, dont il y a eu deux gagnants, tous les deux sont des ressortissants de l’espace AES et chacun a gagné 132. 854. 000 F cfa. Enfin, le directeur général du PMU-Mali a remercié les invités, les partenaires et les journalistes pour leur accompagnement tout au long de la rencontre. Il a confirmé que la deuxième édition du Pari confédéral AES se déroulera en octobre 2027 à Niamey, au Niger. La rencontre de Bamako a réuni les directeurs généraux des sociétés de loteries du Burkina Faso, du Niger, du Congo-Brazzaville et de la République démocratique du Congo, ainsi que des représentants des directeurs généraux des loteries de Côte d’Ivoire et du Sénégal. ST/KM (AMAP)
Restitution des biens culturels : La donation de 223 œuvres annoncée

Bamako, 16 octobre (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé a annoncé jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), lors d’une conférence de presse, la restitution de biens culturels, notamment la donation de 223 œuvres, a constaté l’AMAP. C’était en présence de représentants des médias, de membres de la Commission de restitution et de plusieurs acteurs culturels. Cette stratégie s’inscrit dans la dynamique de revitalisation du Musée national du Mali et dans la vision des autorités visant à renforcer la souveraineté culturelle du pays. Elle repose sur cinq axes à savoir la création d’une commission chargée de la restitution, la communication et le plaidoyer, la recherche et l’inventaire des œuvres, les négociations institutionnelles, scientifiques et juridiques, ainsi que le transport des biens et la construction d’espaces d’exposition répondant aux normes de conservation. Pour Mamou Daffé, la restitution dépasse le simple transfert d’objets d’un territoire à un autre. Elle concerne la mémoire collective, l’histoire, l’identité et le droit des générations futures à connaître leur patrimoine. L’homme de culture a souligné que ces biens constituent des témoins essentiels des civilisations qui ont façonné le Mali et qu’ils peuvent contribuer à la cohésion nationale, à l’unité et au rayonnement international du pays. « Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, ainsi que dans les orientations de Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 », a-t-il souligné, précisant que cette politique ne vise pas à rompre les relations avec les autres pays, mais à développer la coopération culturelle avec les grands musées, les collectionneurs et les détenteurs d’œuvres maliennes à travers le monde. Selon le responsable du département de tutelle, les échanges avec les interlocuteurs concernés doivent se poursuivre à partir de novembre afin de faciliter les démarches de restitution. L’annonce majeure de la rencontre concerne la volonté d’un duc allemand, Franck de faire don de 223 biens culturels au Mali. Selon les responsables, les premières démarches ont été engagées et les contacts doivent se poursuivre afin d’organiser leur retour. Les documents transmis comprennent notamment des informations sur les dates d’acquisition des œuvres. Le directeur du Musée national du Mali, le Dr Daouda Keïta, a salué cette initiative, qu’il considère comme un premier pas encourageant. D’après les informations communiquées lors de la conférence, les biens concernés sont notamment liés à des ensembles archéologiques du Bandiagara, de Djenné. Le directeur a également rappelé que de nombreux objets maliens se trouvent à l’étranger après avoir quitté le territoire national dans des circonstances diverses : sans autorisation, à la suite de vols ou sous la contrainte. Il a notamment évoqué une collection conservée au musée du Quai Branly, à Paris, qui compterait environ 1 600 objets. Pour constituer des dossiers solides, le Dr Daouda Keïta a insisté sur la nécessité de mener des recherches approfondies sur la provenance des biens, leurs conditions de collecte et les circonstances de leur départ. Ces investigations doivent permettre de répondre aux exigences juridiques propres à chaque pays. La mise en œuvre de cette stratégie nécessite une collaboration entre plusieurs départements, notamment ceux chargés de la Culture, des Affaires étrangères, de la Recherche scientifique, de la Justice, de la Sécurité ainsi que de l’Économie et des Finances. La coordination des compétences scientifiques, diplomatiques et juridiques est essentielle pour conduire les négociations. Au-delà du retour des œuvres, les autorités entendent garantir leur conservation et leur transmission aux générations futures. À cet effet, le Dr Daouda Keïta a souligné la nécessité de mettre le Musée national aux normes afin d’accueillir les biens dans de bonnes conditions et de les rendre accessibles au public. À travers cette initiative, notre pays entend réintégrer son patrimoine dispersé, renforcer la fierté nationale et faire davantage connaître la richesse de ses civilisations. La restitution des biens culturels constitue ainsi un enjeu majeur pour la préservation de la mémoire collective et la transmission de notre histoire. GT/KM (AMAP)
Incident survenu à Dialakorodji : le gouverneur de Koulikoro présente ses condoléances aux familles endeuillées

Kati, le 16 Octobre 2026 (AMAP) Le gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel-major Lamine Kapory Sanogo, s’est rendu, le 16 octobre 2026, auprès des familles de Salif Sidibé, dit Sergent, et d’Aminata Diarra, décédés lors des événements survenus le 4 octobre à Dialakorodji, dans le cercle de Kati, a constaté l’AMAP. Accompagné du préfet du cercle de Kati, Harouna Diarra, des responsables de la mairie de Dialakorodji ainsi que des autorités traditionnelles et religieuses, le chef de l’exécutif régional a présenté aux deux familles les condoléances des autorités du pays, notamment celles du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Le gouverneur de région a réaffirmé la détermination des autorités à œuvrer pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Au nom des autorités, il a remis à chacune des familles des kits de vivres composés de mil, de riz, de sucre, de lait en poudre et d’huile, ainsi qu’une enveloppe symbolique. Les familles endeuillées ont remercié les autorités pour ce geste de solidarité. Elles ont également formulé des prières pour le repos des âmes des disparus et le retour définitif de la paix au Mali. ALK/CMT (AMAP)
Bafoulabé : Echanges entre la mairie et les chefs de village sur la fiscalité locale et les priorités de développement

Bafoulabé, 16 octobre (AMAP) La salle de réunion de la mairie de Bafoulabé a abrité, ce vendredi 16 octobre, une rencontre d’échanges entre la municipalité et les chefs de village, a constaté l’AMAP. Présidée par le maire de la commune rurale, Kandé Doucouré, la séance s’est déroulée en présence des services techniques et des acteurs de la société civile. L’objectif était de restituer le contenu de la décision n° 2026-055/P-CB, portant approbation des rôles d’impôts forfaitaires sur le revenu pour l’exercice budgétaire 2027, mais aussi de recenser les besoins prioritaires de chaque localité. Dans son intervention, le maire Kandé Doucouré a salué l’implication des chefs traditionnels. Prenant la parole, le vice-secrétaire général de la mairie, Bezo Dembelé, a détaillé les prévisions de recettes à savoir 11 587 950 FCFA au titre de la Taxe de Développement Régional et Local (TDRL), 550 000 FCFA pour les impôts perfectionnés, et 587 825 FCFA pour la taxe sur les armes, soit un total de 12 725 775 FCFA. Les discussions ont ensuite mis en lumière les difficultés majeures des villages, dans le cadre de l’éducation et de l’hydraulique, entre autres . En réponse, les chefs de village ont réaffirmé leur engagement à sensibiliser les populations pour optimiser le recouvrement des impôts BM/KM (AMAP)
Campagne agricole à Mopti : les travaux d’entretien des cultures et le repiquage du riz se poursuivent activement sur le terrain

Mopti, 16 octobre (AMAP) Pour la campagne agricole 2026-2027, la région de Mopti s’est fixée un objectif prévisionnel d’emblaver 433 881 ha de superficie pour une production contributive à l’atteinte de l’objectif national de 813032 tonnes de céréales, toutes spéculations confondues soit 6,82%. A la date du 10 septembre 2026, les réalisations d’emblavures globalement jugé satisfaisante dans l’ensemble sont estimés à 410 778 hectares, soit 90,79 % des objectifs de 2026 contre 467 740 hectares enregistrés l’an passé à la même période. Malgré cette volonté affichée des producteurs, l’encadrement technique et les partenaires qui accompagnent la région pour honorer les engagements de production, la campagne est à la croisée de multiples défis, risquant de bouleverser les résultats attendus. Ces difficultés ont pour nom, l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans le temps et l’espace, la faible crue au niveau des fleuves, la réticence de certains gros fournisseurs retenus pour la région, dans le cadre de la subvention par rapport à la livraison des intrants, et la crise d’hydrocarbure. Ces facteurs ayant entraîné un retard dans l’installation des pluies avec des poches de sécheresse qui ont affecté les semis et leur développement, la région de Mopti a observé un démarrage peu favorable de la campagne partout dans la circonscription. Cette situation déjà critique et qui continue d’influencer négativement la campagne est exacerbée par un déficit de la crue avec un niveau d’eau largement inférieur à la précédente campagne. Le démarrage tumultueux de la campagne dû à l’irrégularité prolongée des pluies, des poches de sécheresse enregistrées partout dans la région et aux moments cruciaux d’installation et de développement des cultures ont certainement compromis les résultats escomptés concernant les cultures sèches (mil, maïs, sorgho, fonio) et les légumineuses. C’est le constat établi par le directeur régional de l’agriculture de Mopti, Yéhiya Alhousseini Maiga, à l’issue d’une mission de supervision effectuée le 9 septembre. Cette mission de supervision s’est rendue à Sofara et dans les villages de Barbé, Ornion et Barigo-Daga dans le cercle de Mopti . Avec comme objectif d’être plus près des réalités du terrain pour un suivi rapproché de la progression de l’hivernage, la mission a visité des champs et échangé avec les producteurs et l’encadrement de proximité. Si l’observation générale de cette mission laisse apprécier la campagne pas bonne par rapport aux perspectives qui se dessine quant aux cultures sèches, l’optimisme reste de mise chez le directeur régional par rapport à la riziculture. Selon lui, la région est une zone de riziculture par excellence qui occupe environ 75% de la production céréalière. Pour cette campagne 2026 en riziculture la région à un objectif de 221 938 ha pour une production attendue de 617 782 tonnes. Au 10 Septembre 2026, les réalisations de riz, tous systèmes confondus, s’élèvent à 190 647 ha, soit un taux d’exécution de 85,90 % des objectifs fixés. À la même période de la campagne précédente (2025), les superficies réalisées étaient de 200 549 ha, représentant un taux de 93,90 % des objectifs. Au dire du directeur régional de l’agriculture, si ces emblavures bénéficient de la clémence de la crue, de l’offre de la subvention des fertilisants et de la disponibilité du carburant pour une irrigation idoine des périmètres la campagne en riziculture sera sauvée. Selon le bulletin décadaire de suivi des cultures d’hivernage du 1er au 10 Septembre 2026, le cumul pluviométrique saisonnier enregistré depuis le 1er Mai, a été inférieure au niveau des cercles de la région par rapport à celui de l’an passé à la même période sauf à Toguéré-Coumbé ou il a été supérieur. Il a été largement déficitaire à Djenné, Korientzé et Youwarou. La situation hydrologique est marquée par la poursuite de la montée timide de la crue sur le Niger et le Bani. A la date du 23 Septembre 2026 le niveau de la crue enregistré par les services de l’hydraulique est de 5,02m contre 6,35m en 2025 à la même période à la Station – Mopti et de 4,16m contre 6,06m en 2025 à celle de Sofara. Ce qui représente en moyenne une montée de près de 1.7 cm par jour. Accès aux intrants Il est de nos jours révélé que les intrants jouent un rôle prépondérant dans l’amélioration de la production agricole. Cependant, malgré les efforts leurs acquisition est un parcours de combattant. Pour cette campagne 2026, la région a dans le cadre de la subvention reçu une allocation de 7 798,40 tonnes d’engrais (dont 1698,40 t d’engrais organique). Les fournisseurs retenus au nombre de 6 pour la région sont : TOGUNA Agro-Industrie qui détient la plus grosse part des attributions régionales avec 3 591 tonnes (58,8 %), suivi de SOSAMAT, Maïga Alhousseini, Planète Distribution, Riz Lac Débo et DPA. Pour l’initiative de subvention, les inscriptions des bénéficiaires au niveau de la région ont porté sur 219 355 producteurs dont 47 125 femmes soit 21,48 %. Malgré les notifications des quotas et la mise en place des mécanismes de gestion des engrais, les efforts de l’état manque de soutien des fournisseurs entraînant des difficultés d’approvisionnement des producteurs. Selon la note technique de la DRA, seul le fournisseur SOSAMAT a constitué des stocks à ce jour, à hauteur de 217 tonnes d’Urée (17 t à Konna et 200 t à Youwarou). Les distributions effectives s’élèvent à 86,25 tonnes d’Urée au niveau régional, réparties entre Youwarou (69,25 t) et Konna (17 t). Cette situation fait que la région enregistre un très faible taux global de distribution d’engrais minéraux, représentant seulement 1,10 % des quantités attribuées. Selon le directeur régional, conformément au mécanisme de gestion des engrais, la délivrance des autorisations pour le NPK et les engrais organiques a pris fin le 15 août 2026 elle se poursuit pour l’urée. SITUATION PHYTOSANITAIRE Au 10 septembre 2026, la situation phytosanitaire selon les techniciens demeure globalement calme. Malgré le contexte difficile de déroulement de la campagne, les travaux d’entretien des cultures et le repiquage du riz se poursuivent activement sur le terrain. En avis conseils, il est demandé aux producteurs de poursuivre la recherche des intrants (engrais, herbicides etc.)

