Tenenkou : 62 agents de santé certifiés après deux ans de formation à l’Académie MSF

Tenenkou, 22 août 2026 (AMAP)– Soixante-deux agents de santé, dont 38 infirmiers et 24 sages-femmes, ont reçu samedi leurs certificats au terme d’une formation de 24 mois à l’Académie de Médecins sans frontières (MSF), à Tenenkou, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée à la Maison des jeunes de Tenenkou, sous la présidence du 2è adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, représentant le préfet. Elle a réuni des représentants des autorités administratives et communales, des services de santé, des forces de défense et de sécurité, des légitimités traditionnelles et de la société civile. Selon le coordinateur du projet Académie MSF, Dieu Merci Baskovay, cette formation a permis aux bénéficiaires de renforcer leurs compétences en soins infirmiers cliniques de base, ainsi qu’en soins obstétriques et en santé de la femme. Elle vise à améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires appuyées par MSF. Le représentant du préfet a salué l’initiative et félicité les récipiendaires, les invitant à mettre leurs nouvelles compétences au service des patients. L’Académie MSF a lancé ses activités à Tenenkou en août 2024. La formation continue avait pour objectif de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical et d’améliorer la prise en charge des patients. AS/CMT (AMAP)

Tenenkou : lancement du concours d’entrée à l’Institut de formation des Maîtres (IFM)

Tenenkou, 22 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet, le Commissaire principal de police, Ousmane Diamouténé, a procédé ce Samedi 22 août 2026, au lancement des épreuves du concours d’entrée à l’institut de formation des maîtres, à l’école C de Tenenkou abritant les locaux du lycée public, a constaté l’AMAP. Le représentant du chef de l’exécutif local avait à ses côtés le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, le chef de village de Tenenkou, le représentant du Directeur de l’académie d’enseignement,  les représentants des services techniques, le chef du détachement militaire, le Capitaine Moussa Sankaré,  le représentant du chef de peloton,  l’adjoint au commandant de la brigade territoriale de le Gendarmerie,  le  président du conseil local de la société civile et du représentant des syndicats. Sur place les candidats et les surveillants étaient au rendez-vous.  Le deuxième adjoint au maire a salué l’organisation de ce concours au niveau de l’académie de Tenenkou.  Il a prodigué des conseils avisés aux candidats avant de les adresser les vœux de succès. Le deuxième adjoint au préfet s’est également félicité du déroulement de ce concours sur place. Il a aussi prodigué des conseils avisés aux candidats avant de les exhorter  à faire preuve de bonne moralité. Avant d’inviter les surveillants à la vigilance afin de réussir un concours propre à la hauteur des attentes des plus hautes autorités. Enfin, il a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant les épreuves de culture générale dans la salle I du centre d’examen. Ils sont donc au total 28 candidats à postuler pour l’obtention du précieux sésame ouvrant la voie aux écoles de formation des maîtres. Parmi ces candidats, 25 sont généralistes ( BAC et DEF)  et 3 sont spécialistes ( LHG et Langues). Sur ces 28 candidats,  il y a  07 garçons et 21 filles. Le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Tenenkou,  Bouri Bocar Touré, dans un entretien qu’il nous a accordé,  a affirmé que l’ouverture d’un centre  de concours  à Tenenkou, une deuxième fois consécutive ,  traduit la maturité et l’autonomie de l’Académie d’enseignement de Tenenkou. Tout en souhaitant plein succès aux candidats, il a affirmé que toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement du concours. AS/KM (AMAP)  

Gao : 1200 arbres plantés au camp Fihroun Ag Alinçar

Gao, 22 août (AMAP) La campagne nationale de reboisement lancée le 25 juillet dernier se poursuit dans les capitales régionales, a constaté l’AMAP.  Le Samedi, 22 août 2026, à Gao, plus de 1200 plants de toutes les espèces confondues sont plantés au camp Fihroun Ag Alinçar. La cérémonie de plantation des arbres a été lancée  par le Commandant de zone de la première région de Gao, le Colonel, Ibrahim Samassa en présence du directeur régional des Eaux et Forêts de Gao, par intérim, Mohomodou Maiga. Pour la cause de l’environnement, chaque militaire a planté un arbre du supérieur au soldat dans la cour du camp 1 Firhoun Ag Alinçar. Cette campagne de reboisement qui continue dans les espaces verts de la ville et dans les services régionaux vise à rendre notre région plus verte mais aussi notre environnement plus vivable pour un  Mali plus vert. Au camp militaire de Gao, toutes  les unités de toutes les sections de l’armée de terre, de l’Air, de la Garde nationale, de la Gendarmerie, la Protection civile et la Police nationale ont répondu à l’appel des plus hautes autorités du pays, un ‘Mali vert’ et  presque chacun a planté un arbre. AT/KM (AMAP)

Koulikoro : Sortie de la 7ᵉ promotion de l’École d’État-Major

Koulikoro, 22 août (AMAP) La sortie de la 7ème promotion de l’Ecole d’Etat – Major de Koulikoro (EEMNK), s’est déroulée vendredi dans la Cité du Meguetan,  en présence du Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel El Hadj Lamine Kapory Sanogo, a constaté l’AMAP. La cérémonie a également enregistré la présence du Directeur des Écoles Militaires, le Général de Brigade Moussa Yoro Kanté, représentant le Chef d’État-Major des Armées. Debout sur la place d’armes, les officiers stagiaires ont pris part aux différents temps forts de cette cérémonie, marquée notamment par leur mise en place, l’allocution du Commandant de l’EEMNK, la présentation du Major de la promotion ainsi que la remise des insignes et certificats sanctionnant leur formation. Au total, 31 officiers stagiaires, dont deux personnels féminins, ont achevé une formation intensive de trois mois. Ils sont issus de l’Armée de terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde nationale, de la Gendarmerie, des services spécialisés des Armées, de la Police nationale et de la Protection civile. Destinée aux officiers supérieurs appelés à exercer les fonctions d’officier traitant de bataillon ou de régiment et d’officier d’État-Major, la formation a porté notamment sur le raisonnement et la décision opérationnelle, les procédures opérationnelles, la planification, l’élaboration des ordres et la rédaction des documents de correspondance militaire. À l’issue des examens, l’ensemble des stagiaires a obtenu la moyenne de passage. Les moyennes individuelles sont comprises entre 12,60/20 et 14,93/20, pour une moyenne générale de promotion de 12,60/20. La cérémonie a été marquée par la présentation des trois premiers de la promotion, la remise des insignes et certificats, ainsi que par un défilé et une parade militaire. La journée s’est achevée dans une ambiance conviviale autour d’un cocktail. TC/KM (AMAP)

RDC : Kinshasa reçoit plus de 16 000 doses de vaccin contre Ebola

Bamako, 22 août (AMAP) La République Démocratique du Congo a reçu plus de 16.000 doses de vaccin contre la fièvre Ebola afin de soutenir les efforts engagés contre l’épidémie qui touche des régions de l’est et du nord-est du pays, a appris l’AMAP proche d’une source sanitaire. Le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba a réceptionné la cargaison à l’aéroport de Kinshasa. En effet, les autorités entendent compléter les mesures de santé publique déjà déployées par une réponse médicale reposant notamment sur la vaccination. Le choix d’Ervebo s’appuie sur l’expérience acquise lors de précédentes épidémies. Ce vaccin avait notamment été administré à grande échelle pendant la crise d’Ebola qui avait frappé la RDC entre 2018 et 2020. Selon le ministre de la Santé, les mesures classiques de prévention doivent être accompagnées d’outils médicaux pour renforcer la lutte contre la propagation du virus. Ces nouvelles doses vont permettre de protéger les personnes les plus exposées et de freiner les chaînes de transmission. Les autres dispositifs sanitaires mis en œuvre pour contenir l’épidémie, seront complétés par la vaccination. KM (AMAP)

RCA : l’ONU débloque 3 millions de dollars pour renforcer la préparation face à Ebola

Bamako, 22 août (AMAP) Le coordonnateur des secours d’urgence des Nations unies, Tom Fletcher, a alloué 3 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour renforcer les mesures de préparation à une éventuelle épidémie d’Ebola en République centrafricaine (RCA), a annoncé vendredi un porte-parole de l’ONU. Cette décision intervient alors que le risque de propagation du virus Ebola en RCA s’est accru après la confirmation de cas dans des provinces de la République démocratique du Congo (RDC) frontalières avec la RCA, a indiqué Stéphane Dujarric lors d’un point de presse. « Le risque de propagation d’une épidémie d’Ebola a augmenté à la suite de la confirmation de cas dans les provinces de la RDC qui bordent la République centrafricaine », a déclaré M. Dujarric. Les fonds permettront notamment de renforcer la surveillance de la maladie, les capacités d’isolement, la mobilisation communautaire ainsi que l’accès à l’eau, alors que les autorités et les partenaires humanitaires se préparent à une éventuelle apparition de la maladie. La RCA fait déjà face à une crise humanitaire liée aux conflits, aux inondations, aux maladies et à l’instabilité régionale. Selon l’ONU, environ 2,3 millions de personnes, soit plus d’un tiers de la population, ont besoin d’une aide essentielle. Parallèlement, l’épidémie d’Ebola en RDC connaît une progression « exponentielle », selon un haut responsable de la coordination des Nations unies chargé de la maladie. Plus de 2.500 personnes ont été tuées au cours des trois derniers mois, a-t-il indiqué vendredi. OS/KM(AMAP)

Angleterre : plusieurs morts dans une collision impliquant un véhicule de police

Bamako, 22 août (AMAP)  Plusieurs personnes ont trouvé la mort samedi dans une collision impliquant un véhicule de police et une voiture sur l’A66, à South Bank, près de Middlesbrough, dans le nord-est de l’Angleterre, a annoncé la police de Cleveland. L’accident s’est produit vers 03h39 heure locale (02h39 GMT), selon un communiqué de la police. « Malheureusement, la collision a fait plusieurs morts », a déclaré un porte-parole de la force de police. D’importants moyens de secours ont été déployés sur les lieux. La police a précisé que la route resterait fermée pendant un certain temps en raison de l’intervention en cours. Les forces de l’ordre travaillent par ailleurs à identifier les victimes et à prendre contact avec leurs familles. OS/KM(AMAP)

Koulikoro : Prorogation du couvre-feu du 23 août au 21 septembre 2026, dans la région

Koulikoro, 22 août (AMAP) Les autorités régionales de la Région de Koulikoro ont prorogé le couvre -feu, du 23 août au 21 septembre 2026, a appris l’AMAP de source proche du gouvernorat Les horaires varient selon les localités. Dans plusieurs communes proches de Bamako, notamment Kalaban-Coro, Mandé, Sangarébougou, Moribabougou, N’Gabacoro, Dialakorodji et Dogodouman, ainsi que dans la ville de Koulikoro, le couvre-feu est fixé de minuit à 5 h 30. Le couvre -feu s’applique dans les villes de Kati, Banamba, Kangaba et Kolokani, il s’applique de 23 h à 6 h. Dans les autres localités de la région, il est maintenu de 21 h à 6 h. Cette décision maintient également l’interdiction temporaire de circulation des camions-bennes, conformément aux dispositions antérieures. Il est demandé aux autorités administratives, militaires et sécuritaires de veiller à l’application de ces mesures.  KM (AMAP)

Sikasso : La prévention et la gestion des inondations au cœur d’une rencontre

Sikasso le 21 août (AMAP) Du 3 juillet au 20 août 2026, Sikasso n’a enregistré aucun cas d’inondation. Il y’a eu 6 cas de décès dont 3 cas de foudre et 3 cas de noyade. Ces informations ont été annoncées lors de la réunion du comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes, vendredi dernier au gouvernorat de Sikasso, a constaté l’AMAP. Les travaux de la rencontre étaient dirigés par le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure, Ibrahim Mahamane, en présence, du directeur régional de la protection civile de Sikasso, le Colonel Tioukiri Dao, la représentante du Préfet du cercle de Sikasso, Natogoma Samaké et la 3ème adjointe au maire de la commune urbaine de Sikasso Mme Touré Rahamatou Bagayogo. L’évènement a enregistré la présence des autres membres du comité de veille ainsi que plusieurs responsables des services techniques régionaux. A l’entame de ses propos, le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure, Ibrahim Mahamane a tout d’abord souligné que cette initiative, 2ème du genre, est vraiment salutaire. Selon lui, mieux vaut prévenir que guérir. « On ne peut pas complètement lutter contre les catastrophes naturelles mais on peut minimiser le dégât à 90%. C’est pour protéger la population… », a-t-il expliqué avant d’inviter le chef des services régionaux à continuer ainsi. Ibrahim Mahamane a également précisé que l’initiative concerne le niveau local. C’est le comité local de veille et de gestion des crises et catastrophes qui fait remonter les informations au niveau du comité régional et on en discute. Par ailleurs, le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure a invité la population de Sikasso à éviter de s’installer dans les bas-fonds en cette période de l’hivernage. Toute chose qui permettra de réduire les catastrophes. « Que Dieu nous en garde ! Sinon on est prêt à faire face aux cas d’inondations », a affirmé le directeur régional de la protection civile de Sikasso, le Colonel Tioukiri Dao. Qui a fait savoir que le comité de veille se réuni chaque jeudi pour faire le point de la situation et prendre des dispositions si-nécessaire. Il a surtout insisté sur l’intensification de la sensibilisation des populations et le curage des caniveaux. A l’issue de la rencontre, il y’a eu la présentation des activités réalisées par le comité dans le cadre de la prévention des inondations. Les recommandations formulées par les participants étaient entre autres, relatives au renforcement de la collaboration entre les services locaux pour la collecte des données des crises et catastrophes, la distribution des produits de traitement de l’eau dans les zones à risque pendant l’hivernage etc. La visite de la balise pour la prévention des inondations et de l’appareil hydro métrologique multi paramètres à transmission télémétrique (servant à mesurer le débit, la pression, la profondeur de l’eau) à « Farakoda » et au « Lotio » ont mis fin à la rencontre. MFD/KM (AMAP)                                                                                 

Le tissage artisanal : un héritage vivant en péril, face à la modernité et la contrefaçon

Bamako, 22 Aout (AMAP) Le tissage artisanal, héritage vivant des régions et des ethnies du Mali, se fraie encore une place dans certains quartiers de la capitale mais peine à survivre face à des difficultés structurelles et commerciales, préviennent les tisserands interrogés par notre rédaction. Entre hausse du coût des matières premières, contrefaçons, pressions de la concurrence et manque d’appui institutionnel, la filière voit son avenir menacé, malgré son rôle culturel et économique. Un métier d’héritage, exercé jour après jour, constate l’AMAP. Dans son atelier, sous le hangar, au quartier Médina Coura en commune II du district de Bamako, Almamy Sangho, vice-président de l’Association des tisserands du Mali (ATM), tisse quotidiennement de 9 h à 17 h. Originaire de la région de Mopti, il a appris le métier auprès de son père et œuvre sur ce site depuis 1982. Aujourd’hui, il forme son fils de 21 ans et espère lui laisser la place. « Nous fabriquons des pagnes, des couvertures et les grands boubous des hommes », explique-t-il, en égrenant des motifs traditionnels — « cornol », « arkila », « kerka », « kour-kour », « boundou boundou », « kosso ou kosso waalani », qui distinguent les productions, selon les ethnies et les usages cérémoniels. Un métier d’héritage Pour beaucoup de tisserands, le métier est avant tout familial et identitaire. À Medina Coura, à Missira,  ou à Kalabambougou, des artisans racontent qu’ils ont été initiés par un parent et qu’ils transmettent aujourd’hui le savoir-faire aux fils et aux apprentis. « C’est un métier d’héritage », résume Abdoulaye Djiga, arrivé à Bamako en 2002, après avoir appris à Ségou auprès d’un parent. Il peut produire de 7 à 9 bandes par jour et vendre entre 8 000 à 15 000 FCFA, selon la largeur et le motif.  Pour beaucoup, ces revenus suffisent à assurer le quotidien familial sans autre activité professionnelle.  la fermeture de COMATEX, un des problèmes majeurs Un des problèmes majeurs pointés par les artisans reste l’accès aux fils. La fermeture de COMATEX, principal fournisseur national, a bouleversé la chaîne d’approvisionnement. Les tisserands se fournissent désormais auprès de revendeurs qui importent des fils du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. « Autrefois, un paquet de fil coûtait 2 500 FCFA. Aujourd’hui, on le paye entre 3 000 et 3 500 FCFA », détaille M. Sangho, mettant en évidence l’impact direct sur le prix de revient et sur les marges des artisans. Plusieurs tisserands indiquent que la hausse du coût des intrants se répercute soit sur le prix final, réduisant la compétitivité face aux tissus industriels, soit sur leurs revenus, qui s’amenuisent. Mamadou Samba Kanté, Guinéen installé à Kalabambougou, depuis dix ans, confirme que la cherté du fil est un frein; il estime gagner par semaine 30 000 à 35 000 FCFA en produisant environ quatre pagnes par jour. Contrefaçon et concurrence, des pratiques qui découragent. Outre la question des intrants, les artisans dénoncent la falsification des produits et l’usurpation d’identité professionnelle. « Des personnes qui ne sont pas tisserands se présentent sur les scènes artisanales et bénéficient d’avantages au détriment des vrais tisserands », dénonce Abdoulaye Sangho. Certains acheteurs copient les motifs et techniques, vendent des imitations et trompent le consommateur ; au bout de quelques mois, le public s’aperçoit que le produit n’est pas original, ce qui porte atteinte à la réputation des créateurs authentiques, évoque-t-il. Les tisserands soulignent aussi une concurrence internationale différente de la concurrence locale. Selon eux, la méthode de tissage malienne, ses motifs et sa manière de travailler sont difficiles à reproduire à l’identique par les artisans voisins, ce qui favorise une concurrence portée avant tout par des flux commerciaux transfrontaliers plutôt que par une guerre des prix au sein du pays. Une demande saisonnière mais essentielle Les ventes connaissent des pics saisonniers à savoir l’été et l’hivernage correspondent aux périodes de mariages et de retours au village, moment où les pagnes et tissus traditionnels sont les plus demandés. « Nos productions représentent une grande part des traditions et sont indispensables lors des mariages », précise notre interlocuteur M. Sangho. Ces événements offrent aux tisserands des périodes de revenus plus élevés, mais inégaux sur l’ensemble de l’année, dit-il. Des initiatives individuelles et des projets en attente d’aide publique. Face à ces défis, certains artisans multiplient les initiatives. Amadou Afel Sarré, tisserand depuis 40 ans, et secrétaire général de l’Association des Tisserands du Mali (ATM) en Commune II du district de Bamako, envisage de monter un projet pour structurer et développer la filière, capitalisant sur l’expérience transmise par son père. Mais tous parlent d’un manque de moyens et d’un besoin d’accompagnement étatique. « Nous voulons moderniser le métier, mais nous n’avons pas de moyens. Nous lançons un appel aux autorités », insiste le Secrétaire général  de l’ATM en Commune II. Valorisation culturelle et opportunité économique Les représentants du secteur soulignent que la sauvegarde du tissage va au-delà de la préservation d’un métier. Il s’agit aussi de valoriser une part importante de l’identité culturelle malienne et de créer des débouchés économiques locaux. Les artisans estiment que mieux encadrés, soutenus pour l’accès aux matières premières et protégés contre la contrefaçon, ils pourraient contribuer à la dynamique économique nationale tout en préservant un patrimoine vivant. Points chiffrés et témoignages Almamy  Sangho, tisserand depuis 1982, formateur de son fils, produit au minimum jusqu’à 7 bandes par jour (une unité à 8 000 FCFA), cite motifs traditionnels et évoque l’augmentation du prix du fil de 2 500 FCFA, puis de 3 000 à 3 500 FCFA. Autre professionnel du métier, Abdoulaye Djiga : tisserand depuis 1989 (installé à Bamako en 2002), peut faire 7 à 9 bandes par jour, prix entre 8 000 et 15 000 FCFA. Quant à Mamadou Samba Kanté, lui aussi exerce le métier.  Guinéen installé à Bamako depuis dix ans, confectionne 4 pagnes par jour, gains hebdomadaires estimés entre 30 000 et 35 000 FCFA. Et, Amadou Afel Sarré : 40 ans de métier, souhaite lancer un projet sectoriel mais attend l’appui des autorités. Enjeux et recommandations La réouverture de la COMATEX ou la création d’une structure similaire, pourrait faciliter l’accès aux fils à des