Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 juillet 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants. Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec la loi un traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés. Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans la pratique judiciaire. Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale dans le domaine de la prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale. Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires, économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6 janvier 1991 ; le Pacte national, signé à Bamako le 11 avril 1992 ; l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger le 4 juillet 2006 ; l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 ; l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015. Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans le cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à la recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. La présente charte sera le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre- ensemble. Sa vision est : « Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable ». Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer la paix, de renforcer la sécurité, de raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE. – Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette 26ème Edition, placée sous le thème: «Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable

Nioro : Lancement de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle

Nioro, le 29 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025, a été officiellement lancée à Nioro, lundi, sur l’esplanade de la salle de spectacle de l’ex-Conseil de Cercle et met en compétition les représentants de 10 des 15 Communes du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le préfet du cercle, Lamine Kouyaté, en présence du directeur régional de la Culture, des chefs de services locaux, des autorités coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des élus locaux, d’anciennes figures des biennales ainsi que de nombreux acteurs culturels venus de tout le cercle. Dans son discours d’ouverture, le chef de service local de la Jeunesse, Samba Bathily, a souligné que la Biennale constitue un véritable espace d’expression et de valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, qui ont décrété 2025 « Année de la culture ». Il a également encouragé les participants à se surpasser pour que le cercle de Nioro brille lors des phases régionale et nationale. Le préfet, quant à lui, a salué l’engagement des troupes des différentes communes dans la promotion de l’art et de la culture, vecteurs d’une paix durable. « La culture est le socle de notre unité nationale. La Biennale est un moment de communion, de partage et de créativité qui transcende les différences », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les activités. Pendant une semaine, les troupes rivaliseront de talent dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, l’orchestre moderne et la danse traditionnelle. Pour marquer leur participation à cette rencontre de brassage culturel, les différentes troupes ont défilé, mettant en lumière la richesse et la diversité du patrimoine du Sahel à travers des danses traditionnelles. Cette phase locale permettra de sélectionner les meilleures troupes qui représenteront Nioro lors de la phase régionale, prévue en septembre 2025. MD/OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou et Gourma Rharous : Lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, préparatoire à la Biennale de Tombouctou 2025

Ouélessébougou, 29 juil (AMAP) La Maison des jeunes de Ouélessébougou a accueilli, ce mardi, le lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, première étape vers la Biennale de Tombouctou 2025, décrétée année de la Culture par le président de la Transition, le général Assami Goïta. Sous la présidence du préfet Moussa A. Sagara, l’événement a réuni autorités communales, acteurs culturels, services techniques et une foule nombreuse, témoignant d’une forte mobilisation malgré la saison hivernale. Dans son discours, le préfet Sagara a salué « l’engagement des participants », notamment lors des répétitions dans des conditions difficiles,et a souligné l’importance de cette initiative pour promouvoir les arts des trois Communes du cercle, favoriser le brassage ethnique et valoriser les jeunes talents en vue de la phase régionale en septembre. Il a rendu hommage aux pionniers de la Biennale pour leur contribution au rayonnement du patrimoine malien. La cérémonie, ouverte par les mots de bienvenue du maire Bakary Samaké et du représentant du chef de village Daba Samaké, a été marquée par des prestations envoûtantes de danses traditionnelles, dont le Sogoninkun, Gombâ, Sigui, Kônô et Nama, captivant le public. C’est plutôt lundi après-midi que les activités de la Semaine locale des arts et de la culture du cercle de Gourma Rharous ont débuté sur le « petit terrain de Diambourou », marquant le coup d’envoi des préparatifs de la Biennale de Tombouctou 2025. Malgré l’insécurité et la réduction du cercle à quatre communes, l’événement, présidé par le sous-préfet central Ousmane Coulibaly, a mobilisé une foule nombreuse, aux côtés des maires de Rharous et Banikane, des Forces armees maliennes (FAMa), des leaders traditionnels et religieux et des représentants de la Société civile. Le maire de Rharous, Mohamed Ag Houd, a souligné « l’engagement des populations pour la souveraineté culturelle », tandis que le représentant de la Commission d’organisation a salué « la résilience des participants » et des parrains, dont Mohamed Ag Houd et Abdou Chakour Touré, ainsi que des marraines Adiawiakoye Ramatou Koné et Touré Sagada Touré. Le sous-préfet a rappelé que cette semaine « pose le premier jalon de la Biennale, dont la région assume la responsabilité » et a appelé les jeunes au fair-play. Les troupes de Rharous et Banikane ont ouvert les festivités avec des performances de chant songhoy et de danse Takamba, ovationnées par le public. Les compétitions (solo de chant, théâtre, chœur, danse) débuteront mardi dans la salle de spectacles de la mairie. AC/MG/OS/MD (AMAP)

Agriculture : La distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles par l’Etat ont commencé à Bamako

Bamako, 29 juil (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture du district de Bamako (DRAB), a démarré, ce mardi matin, 29 juillet 2025, la distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles subventionnés par l’Etat, au profit de 4 371 bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Selon le DRAB, Sidiki Dao, cette distribution et délivrance concerne les producteurs, qui ont rempli les critères suivants : « être un producteur, détenteur d’un code et enregistré au niveau de la Chambre d’agriculture de sa localité. » « Avec cette initiative, les agriculteurs payeront 14 000 Fcfa par sac. Cette mesure garantit aux producteurs un approvisionnement régulier en engrais de qualité, leur permettant d’améliorer significativement leurs rendements et la rentabilité de leurs exploitations agricoles », a souligné M. Dao. L’opération est menée en partenariat avec le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-aride du Mali (PDAZAM).  Ce programmé, financé par la Banque mondiale, soutient les objectifs stratégiques du Mali en matière de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de création d’emplois. Sidiki Dao a donné les ratios de distribution par hectare : 1 sac, de 1 à 3 hectares, 2 sacs dont 1 sac d’Urée et 1 sac NPK de 4 à 7 hectares 4 sacs dont 2 sacs NPK et 2 sacs Urée ; de 8 à 15 hectares : 6 sacs dont 3 sacs NPK et 3 sacs Urée 16 hectares et plus : 10 sacs dont 5 sacs NPK et 5 sacs Urée et DAP 2 sacs à l’hectare, uniquement pour les riziculteurs. Il a ajouté que deux fournisseurs sont mobilisés pour la livraison des intrants subventionnés par l’Etat. Il s’agit de l’Agro Tropic et Tougouna Agro industrie. ST/MD (AMAP)      

Nioro : Clôture de la session de formation des communautés sur la paix et la réconciliation dans le cadre du projet Malidenko.

Nioro, 27 juil (AMAP) La formation des superviseurs, facilitateurs, techniciens et animateurs communautaires sur l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC), dans le cadre du projet Malidenko, s’est terminée lundi, dans la salle de conférence de l’ex-Conseil de cercle, a constaté l’AMAP. Pendant 12 jours, les participants ont reçu les connaissances nécessaires pour transmettre des méthodes sur le terrain et accompagner les communautés vers un développement durable. Le projet Malidenko, initié par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, a pour objectif d’aller à la rencontre des populations locales afin qu’elles puissent exprimer leurs préoccupations et proposer des solutions adaptées pour un développement harmonieux et durable. Dans son discours de clôture des travaux, le gouverneur, le général de Brigade Aly Annaji a salué l’initiative qu’il a qualifiée d’« importante pour la refondation nationale et le développement local participatif. » Il a invité les participants à mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris afin d’obtenir des résultats concrets. Il a enfin réaffirmé l’engagement de l’administration régionale à soutenir tout le processus pour assurer la réussite du projet. La représentante du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Mme Fatima Bint Mohamed Fall, a rappelé l’importance que le Ministère de la réconciliation accorde à la mise en œuvre du projet. Elle a expliqué qu’« il ne s’agit pas seulement d’un projet de développement mais, aussi, d’un outil pour renforcer la réconciliation, favoriser le dialogue entre les communautés, promouvoir l’inclusion et la justice sociale. » Elle a également encouragé « tous les acteurs impliqués à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre ce projet dans toute la région de Nioro et au-delà, afin de bâtir un Mali plus uni, plus juste et plus fort. » Enfin, les participants par la voix du chef d’antenne régional Aboubacar Keita, se sont dit « satisfaits et mieux outillés pour mettre en oeuvre les connaissances acquises pour le bonheur des populations de la Région. » La rencontre a réuni, également, le représentant de la Mission d’appui à la réconciliation nationale, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des participants venus de toute la Région de Nioro. MD/MD (AMAP)

Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en quarts de final, après sa victoire sur le Cameroun 75-49 

Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Abidjan, 28 juin (AMAP) Grâce à une performance XXL de Sika Koné, auteure d’un double-double 15 points et 16 rebonds en 26 minutes disputées, le Mali a largement battu le Cameroun, 75-49, pour se qualifier pour les quarts de finale, lundi 28 juillet, au Palais des sports de Treichville. Pour cette rencontre, comptant pour la troisième et dernière journée de la phase de poule, le pivot Sika Koné a été épaulé par les ailières Aminata B. Sangaré (10 points), Kadidia Maïga (13) et l’intenable Djènèba N’Diaye (9 points). En quarts de finale, prévus jeudi prochain, les Aigles Dames affronteront le vainqueur du match Mozambique-Guinée, au Palais des sports de Treichville. Pour en venir à l’explication de cette rencontre, les protégées du technicien Oumarou Sidiyaya Maïga n’ont pas donné de temps d’observation à leurs adversaires. Premières a débloquer le tableau d’affichage, elles ont fait la course en tête pour s’imposer 18-9, au premier quart temps. Au deuxième quart temps, les Maliennes, avec une bonne disposition tactique, que ce soit défensivement qu’offensivement, quadrillent bien le parquet en réalisant des paniers. À 2 minutes avant la pause, les Aigles Dames dominaient 33-15. La capitaine Djènèba N’Diaye et ses partenaires sont allés à la pause avec une avance de 15 points soit 35-20. Au retour des vestiaires, confiantes, les Aigles Dames montrent le même dynamisme, en gardant la possession du ballon pour boucler le troisième quart temps 51-34. Au quart temps de la vérité, la sélection nationale malienne, bien huilée et sans pression ,continue à produire du beau spectacle sur les rythmes des « Djémbés » de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali, présents en grand nombre dans le Palais des sports de Treichville. Au coup de sifflet final, le score était de 75-49, soit 26 points. SK/MD (AMAP)

Interruptions temporaires des travaux sur des axes routiers : La ministre en charge des Transports et des Infrastructures donne des explications

Les travaux de construction connaissent des interruptions momentanées du trafic sur certains axes routiers, notamment Kayes-Sandaré, dans l’Ouest du Mali, a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé, Madina Sissoko, dans un entretien lundi, avec la presse dont l’AMAP Il s’agit, plus précisément dans la localité de Tringa-Marena, Bla-San-Kessedougou (Centre), Sikasso-Loulouni-Zegoua (Sud), Embranchement Route nationale (RN) 07-Selingué, Pont de Fourou (Sud), a cité Mme la ministre. « Sur le tronçon Kayes-Sandaré, un ouvrage neuf était en construction. Suite à l’attaque terroriste survenu le 24 mai 2025, les travaux ont été interrompus. Une déviation a été aménagée pour assurer la continuité du trafic. Avec la pluie, cette déviation devient impraticable », a encore expliqué Mme Dembélé, Madina Sissoko. Elle a assuré que « les dispositions sont en cours pour la fermeture de la brèche en attendant la reprise des travaux, afin de rétablir le trafic ». En ce qui concerne le tronçon Bla-San-Kessedougou, « les travaux de construction du dalot ont nécessité l’aménagement d’une déviation. Mais, malheureusement, la déviation est sur un site marécageux dont la praticabilité a causé une interruption », a fait savoir la ministre des Transports et des Infrastructures.  Elle a ajouté que « le lendemain même, le trafic avait été rétabli. » « A la date d’aujourd’hui, l’ouvrage de franchissement est terminé », a-t-elle indique. Selon, Mme Dembélé, le tronçon Sikasso-Loulouni-Zegoua, en plus de la déviation, les travaux de renforcement du pont de Loulouni sont terminés. Et sur l’axe routier Embranchement RN07-Selingué, l’ouvrage qui a été emporté par les pluies diluviennes de 2024, a été reconstruit. « Le trafic a repris son cours normal », a-t-elle assuré. Pour le pont de Fourou, dans le Cercle de Kadiolo, la ministre des Transports et des Infrastructures a affirmé que « les autorités locales, dans le cadre d’un partenariat, ont manifesté leur intérêt pour la réparation de l’ouvrage en matière de maitrise d’ouvrage de leur réseau routier. » La ministre Madina Sissoko a annoncé que « le financement est disponible pour les travaux de construction de l’axe routier Sévaré-Boré-Douentza-Gao. » « L’attribution des marchés relatif aux travaux a connu certaines difficultés. Néanmoins, avec le génie militaire, certaines dispositions sont en cours pour le rétablissement du trafic sur cette route », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)    

Le Chef du gouvernement fait le point avec les gouverneurs de régions sur les priorités régionales

Bamako, 28 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a rencontré, lundi 28 juillet 2025, les gouverneurs des 19 Régions du Mali pour faire le point des travaux des projets de réalisation d’infrastructures dans le cadre de la satisfaction des besoins des populations et voir comment améliorer les conditions de travail des représentants de l’Etat, rapporte la prmature sur sa page Facebook. « Le tour de table a permis aux différents gouverneurs d’évoquer les préoccupations au niveau de leurs circonscriptions administratives », indique la même source. Le Chef du gouvernement a reconnu » la pertinence des projets et souhaité l’amélioration de la situation sécuritaire qui constitue aujourd’hui la priorité. » Il a, aussi, adressé ses  remerciements les gouverneurs de région « pour leur résilience ». Les Gouverneurs de région ont, quant à eux,  salué l »a tenue de ce cadre et remercié le Premier ministre pour toute l’attention portée à leur endroit. » Ils reconnaissent tous que la satisfaction des besoins des populations fait partie de leurs missions quotidiennes. Le Premier ministre avait à ses côtés le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, le Secrétaire général du ministère de l’Administratitn territoriale et de la Décentralisation, les directeurs généraux du Budget et du Plan et d’autres collaborateurs. MD (AMAP)

Tombouctou : Installation du président et des membres de la délégation spéciale de la commune

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) La salle de conférence de la chambre régionale de commerce et d’industrie du Mali a abrité le jeudi  24 juillet 2025, l’Installation du président de la délégation spéciale de la commune  de Tombouctou  et de ses membres a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités autorités régionales, locales, services techniques, leaders religieux, des femmes, des jeunes, artistes entre autres. Avant que le préfet du cercle de Tombouctou,  Abdoul Karim Koné ne prononce son discours, le secrétaire général de la mairie chargé d’expédier les affaires courantes Ibrahim Toure a fait le bilan de sa gestion pendant les 5 mois qu’il détenait les destinées de la mairie. Ses actions ont touché tous les domaines principalement l’assainissement, l’eau potable, l’économie entre autres. Un bilan que les uns et les autres ont trouvé excellent en si peu de temps jusqu’à atteindre la somme de plus de 35 millions. Le préfet du cercle de Tombouctou  Abdoul Karim Koné avant d’installer officiellement le président de la délégation spéciale et son équipe , a rappelé que c’est par décret n°2025-0165/PT-RM du 03 mars 2025,pour fautes graves se traduisant notamment par une mauvaise qualité de services rendus aux populations ainsi que des irrégularités dans la gestion administratives et financière de la commune. Cette décision fait suite au communiqué du 19 février 2025 mettant fin, avec effet immédiat, au mandat du Conseil Communal de la Commune Urbaine de Tombouctou. En ces moments solennels, il m’est loisible d’adresser mes sincères remerciements à l’équipe chargé d’expédier les affaires courantes de la commune urbaine de Tombouctou sous la houlette du Secrétaire Général, Ibrahim Abdoulaye Touré. « Je le félicite pour les énormes sacrifices consentis pour le développement de la commune et l’exhorte à accompagner et soutenir sans ambages la présente délégation Spéciale, afin de la permettre de poursuivre les chantiers démarrés, voire les achever .Quant aux nouveaux membres de la Délégation Spéciale, tout en vous félicitant pour le choix porté sur vous, je vous invite à relever les défis du moment pour mieux mériter la confiance des autorités et de répondre aux attentes bien légitimes des populations. Le préfet du cercle Abdoul Karim Koné lira Conformément aux articles 11,12, et 13, de la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des Collectivités territoriales, la délégation spéciale est nommée pour en remplir les fonctions de Conseil communal pendant six (06) mois ; Elle est composée de sept (7) membres et ne peut ni emprunter ni aliéner un bien de la Collectivité territoriale, ni créer de service public, ni recruter du personnel ; ne peut regorger en son sein une personne inéligible au Conseil communal, conformément aux textes en vigueur et est constituée de personnes résidant dans la Commune. « Il y a lieu de souligner que le Président de la Délégation spéciale de la commune remplit la fonction du Maire de la Commune et peut déléguer une partie de ses fonctions aux autres membres de la Délégation, a précisé le préfet. Avant de déclarer « sur cette dernière prérogative, j’invite le Président de la Délégation Spéciale à faire montre d’équité dans le choix des hommes et des femmes à qui il compte déléguer certaines de ses fonctions ». Ensuite, il a affirmé « Vous êtes une équipe de mission, et je vous invite à vous en approprier avec vos services techniques propres pour répondre aux attentes des populations et des autorités de la Transition ». Il a enfin présenté officiellement la délégation spéciale composée  du président  Yéhia Tandina les membres Zeinabou Mohamed, Ibrahim Boiny Adiawiakoye, Mohamed Oyé Cissé, Diahara Touré, Sory Dembélé, Abdoulaye Sidi Touré. Il les a ensuite déclarés installés président et membres de la Délégation Spéciale de la commune urbaine de Tombouctou pour 06 mois. Avant de clore la cérémonie, le préfet du cercle a fixé le cap pour les nouveaux locataires de l’hôtel de ville et leur dire qu’ils sont attendus sur les grands chantiers de développement à savoir  l’ assainissement, le relèvement du taux de recouvrement des taxes, le développement économique, social et Culturel de la commune urbaine de Tombouctou. Moulaye Sayah (AMAP)

10ème Session du Comité de Suivi du Contrat-Plan 2019/2023 : Des ajustements et une meilleure planification pour renforcer la productivité agricole

Censé prendre fin en 2023, le Contrat-Plan Etat – Office du Niger – Exploitants Agricoles en cours n’a pas pu être achevé à cause des phénomènes exogènes. D’où la nécessité de le prolonger à travers un avenant. Ce qui explique la tenue de sa 10ème Session en ce mois de juillet 2025. La salle de réunion de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture a servi de cadre, ce jeudi 24 juillet 2025, à la 10ème Session du Comité de Suivi du Contrat-Plan 2019/2023 entre l’État – l’Office du Niger et les Exploitants Agricoles. En transport à Bamako, la rencontre a été présidée par Modibo MAÏGA, Conseiller au Ministère de l’Économie et des Finances. Le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Badara Aliou TRAORE, lors de ses mots de bienvenue a abordé les progrès réalisés ainsi que les défis rencontrés dans le cadre de l’évaluation et de la planification des Contrats-Plans (ancien et nouveau). « Eu égard au grand retard accusé dans le processus, il me paraît important de rappeler que depuis juin 2023, l’Office du Niger a entamé la procédure de recrutement d’un Consultant pour l’évaluation finale du Contrat-Plan 2019-2023 et l’élaboration du nouveau Contrat-Plan 2024-2028 », a-t-il indiqué. Malheureusement, le chemin n’a pas été sans obstacles, les deux premières annonces de manifestation d’intérêt se sont soldées par des constats d’infructuosité, conduisant à un troisième appel lancé en novembre 2023. Les offres, quant à elles, n’ont été reçues qu’en décembre 2023. Badara Aliou TRAORE a précisé que la durée initialement prévue pour la prestation de consultation était de 90 jours, ce qui, ajouté aux délais de validation et de signature du nouveau Contrat-Plan par les trois parties concernées, rendait difficile une mise en œuvre dès le début de 2024. Face à cette situation, le Contrat-Plan 2019-2023 a été prorogé via un Avenant signé par l’État, permettant ainsi de gérer la transition et de mobiliser les fonds nécessaires pour l’année 2024. Face à la situation, le Président du Comité de Suivi du Contrat-Plan Modibo MAÏGA a souligné toute l’importance de cette session, au regard des documents soumis à l’examen, en l’occurrence, le procès-verbal de la 9ème session du comité de suivi du Contrat-Plan tenue le 14 décembre 2023, le rapport de l’évaluation finale du Contrat-Plan 2019-2023 et son avenant N°1 ayant couvert l’année 2024.  Aussi, le Projet du nouveau Contrat-Plan 2025-2029 était dans les documents pour information. L’évaluation du Contrat-Plan 2019-2023 a révélé, selon le consultant SEC-DIARRA/AGORA CONSULTING « que la réalisation des objectifs a été globalement entravée par un contexte sociopolitique et sécuritaire fragile. Des difficultés de financement, des perturbations dans les chantiers d’aménagement, ainsi que des problèmes de maintenance du réseau hydraulique ». C’est pourquoi, sur les 66 engagements pris, 26 ont été entièrement réalisés, 26 partiellement, tandis que 14 n’ont pas vu le jour. Concernant l’objectif de production, il était prévu 1 028 324 tonnes de riz paddy fin 2023, seule une moyenne de 811 947 tonnes a été obtenue, soit un taux de réalisation de 79 %. Difficulté de mobilisation de fonds En ce qui concerne la mobilisation des fonds pour le Contrat-Plan 2019-2023, le Président du Comité de Suivi, Modibo MAÏGA a déclaré que « l’État avait engagé 31 000 000 000 FCFA mais n’a pu mandater que 20 882 407 895 FCFA, ce qui représente un taux de mobilisation de 67,36 %. Ces contraintes majeures identifiées incluent pour l’État, l’insuffisance des dotations budgétaires, entravant la mise en œuvre efficace du Contrat-Plan. Ce qui fait que les efforts d’aménagement et de réhabilitation, essentiels pour augmenter la production, ont également été limités. Sur les 10 467 hectares prévus pour de nouveaux aménagements, seulement 4 717 hectares ont été réalisés, atteignant ainsi un taux de 22,26 %. Pour la réhabilitation, sur 13 746 hectares, 3 585 hectares ont été remis en état, soit un taux de 16,53 % ». Malgré le contexte difficile au bilan, bien que mitigé, le Président du Comité de Suivi, Modibo MAÏGA a nourri l’espoir que cette 10ème session va ouvrir la voie à des réflexions sur les ajustements nécessaires pour la prochaine période de planification, avec l’ambition de renforcer la productivité agricole et d’assurer un développement durable dans le secteur. Malgré tout, il a noté que « l’évaluation a mis en avant une gestion de l’eau jugée satisfaisante, avec une diminution de la consommation d’eau moyenne à l’hectare de 1,13 %, proche de l’objectif fixé de 2 %. En matière de gestion foncière, 441 347 hectares de terres en friches ont été immatriculés sur une prévision de 1 597 000 hectares, représentant un taux de 28 %, tandis que 16 869 hectares de terres aménagées ont été cadastrés sur 53 251 hectares, obtenant un taux de 32 % ». Projet de nouveau Contrat-Plan 2025-2029 Evoquant le projet de nouveau Contrat-Plan 2025-2029, le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Badara Aliou TRAORE a soutenu qu’il s’inscrit dans le cadre des nouvelles orientations du pays, conformément au document-cadre de développement « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », ainsi qu’à la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable 2024-2033. Avant d’ajouter que ces initiatives visent à renforcer la résilience de la zone de l’Office du Niger et à soutenir les producteurs. Actualité oblige, le patron de l’Office du Niger a ouvert une fenêtre sur la campagne agricole 2025/2026 en cours. Ainsi, l’entreprise prévoit d’emblaver 142 276 hectares en riziculture pour une production attendue de 917 027,60 tonnes de riz paddy, avec un rendement moyen de 6,45 tonnes par hectare. Concernant le maraîchage et la diversification, 23 309 hectares sont prévus pour une production de 392 908 tonnes. A la date du 10 juillet 2025, 46 426,25 hectares ont déjà été mis en valeur, représentant 35,62 % de l’objectif de l’hivernage établi à 130 333 hectares. Les travaux incluent actuellement la pré-irrigation, le labour, le semis et le repiquage. Sur le plan financier, la redevance-eau pour la contre-saison 2023-2024 et la saison 2024-2025 a engrangé un montant total de 6 399 723 085 FCFA à la date du 30 juin 2025, avec un taux de recouvrement de 93,47 %. En ce qui concerne le Compte État pour l’exercice 2024, sur