Mopti : Atelier régional de plaidoyer et de dissémination du guide des comités consultatifs de sécurité
Mopti, 19 juin (AMAP)Un atelier régional de plaidoyer, de capitalisation et de dissémination du guide de fonctionnement et d’animation des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal s’est déroulée mercredi à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de région, le Colonel Daouda Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, des élus, des forces de sécurité, des légitimités traditionnelles et organisations de la société civile des cercles de Mopti, Djenné, Konna et Korientze et d’une équipe du commissariat à la réforme du secteur de la sécurité conduite par le Colonel Major Abdoulaye Tamboura. Initiée par le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), cette session avait pour objectif de renforcer les capacités des membres des comités consultatifs de Mopti sur les rôles et responsabilités dans la coproduction de la sécurité afin d’optimiser l’opérationnalisation des dit comités pour la promotion des droits de l’homme et de la stabilité dans la région de Mopti. L’atelier visait spécifiquement de recueillir les points des actions menées auprès des CCS en favorisant les échanges d’expériences et les bonnes pratiques en matière de dialogue sécuritaire communautaire. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention du chef de la mission nationale, le colonel -major Abdoulaye Tamboura et le discours du gouverneur le général de brigade Daouda Dembélé. M. Tamboura dans ses propos liminaire a rappelé que le Mali s’est engagé depuis 2013 dans le processus de réforme du secteur de la sécurité avec comme objectif global la quête de la sécurité humaine dans le respect des droits de l’homme , des principes d’une bonne gouvernance. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement de la transition sur les orientations du chef de l’état, a adopté une stratégie nationale assortie d’un plan d’actions triennale qui constitue la base juridique et technique du processus de réforme au Mali dont les comités consultatifs sont les maillons essentiels du cadre institutionnel de renforcement du secteur de la sécurité. Selon lui, ils sont chargés d’évaluer la situation sécuritaire, d’émettre des avis et recommandations à l’endroit de l’exécutif local et des acteurs de la société civile, de contribuer aux échanges d’informations, de sensibilisation à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations en matière de sécurité. Il a exhorté les participants à plus d’assiduité afin d’une meilleur appropriation des rôles et responsabilités qui sont les leurs. Dans son discours d’ouverture le Général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la région a souligné que le paysage sécuritaire du Mali en général et de la région de Mopti en particulier est dominé par une présence des groupes armés terroristes, des conflits communautaires, du banditisme urbain et périurbain. Une situation d’insécurité qui constitue une menace réelle à la paix, à la cohésion sociale, à la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la stabilité et au développement économique du pays. Il a remercié le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité pour l’initiative de cette activité de sensibilisation et au PNUD pour son accompagnement à la réussite de l’atelier. Pendant la journée, les participants ont eu droit à une présentation des décrets 2019-041/PM-RM du 29 janvier 2019 Portant création, organisation et modalités de fonctionnement des comités consultatifs de sécurité ; le N 2024-0327/PT-RM du 4 juin 2024 fixant le cadre institutionnel de la réforme du secteur de la sécurité Modifié. Ils ont échangé avec les experts sur les points des actions du CCS avec un focus sur les modalités pratiques de dynamisation des comités. La présentation du guide de fonctionnement et d’animation des CCS et la remise d’exemplaires du guide aux premiers responsables des comités au niveau régional et communal ont aussi été des temps forts de la rencontre. DC/KM (AMAP)
Bandiagara : Rôles et responsabilités de chaque acteur de l’éducation en matière de cantine scolaire
Bandiagara, 18 juin (AMAP) La première réunion d’échanges sur les rôles et responsabilités des acteurs de l’éducation en matière de cantine scolaire a été présidée mardi, à Bandiagara, par le Gouverneur de Région, le Colonel-Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où l’alimentation scolaire est reconnue comme une stratégie essentielle pour assurer l’accès et le maintien des élèves à l’école, tout en contribuant à leur hygiène et à leur bonne santé nutritionnelle. En 2024, environ 700 000 élèves, dont près de 47 % de filles, ont bénéficié de cantines scolaires dans 2 656 établissements à travers le pays. Dans la région de Bandiagara, l’Académie d’Enseignement, avec le soutien technique et financier du Programme Alimentaire Mondial (PAM), a mis en place des cantines scolaires dans 14 communes des Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de Bandiagara, Bankass, Kendié et Sangha. Au premier trimestre de 2025, 22 243 élèves, dont 11 642 filles, répartis dans 68 écoles, ont bénéficié de cette assistance alimentaire. Cette rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs éducatifs en clarifiant leurs rôles et responsabilités dans la gestion des cantines scolaires. Elle a également permis de partager les expériences des CAP à travers des rapports d’activités, d’analyser les défis rencontrés et de formuler des propositions d’amélioration lors de travaux de groupe. Le 2e adjoint au Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Moussa Tambely, a exprimé sa gratitude envers l’Académie et ses partenaires pour l’organisation de cette rencontre qui contribuera à améliorer la qualité de l’alimentation des élèves. Le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Bandiagara, Brehima Sanogo, a rappelé la situation des cantines scolaires dans sa circonscription et salué l’accompagnement de l’administration. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a souligné l’importance des cantines scolaires, notamment dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et alimentaires. Il a invité les différents acteurs à une mobilisation collective pour relever ces défis et assurer une éducation de qualité pour tous les enfants de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération entre le Gouvernement, représenté par les Académies d’Enseignement, et le PAM. Cet accord vise à soutenir les efforts du PAM pour assurer la coordination globale et l’orientation stratégique au niveau régional, ainsi qu’à assurer le suivi des activités d’alimentation scolaire dans les écoles bénéficiant de son appui à travers les Centres d’Animation Pédagogiques. La rencontre a également permis aux participants de suivre des présentations sur le cadre institutionnel des cantines scolaires et les activités du paquet intégré des cantines du PAM. Les échanges ont été riches et ont permis d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer la gestion et la durabilité des cantines scolaires dans la région de Bandiagara. OG/KM (AMAP)
Le Mali présente ses actions devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption
Bamako, 18 juin (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Diarrah, a détaillé lundi, à Vienne, en Autriche, les mesures prises par le gouvernement malien pour promouvoir une gouvernance transparente et responsable, a appris l’AMAP de source officielle. « La lutte contre la corruption et l’impunité fait partie des préoccupations majeures de notre pays, car elle constitue la principale cause qui fragilise la confiance des citoyens dans les institutions de l’État », a déclaré Dr Diarrah, intervenant devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption dans la capitale autrichienne, Il a ajouté : « C’est à juste titre que le gouvernement a placé la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière au cœur des mesures pour une gouvernance vertueuse dans notre pays. » Le Mali a mis place plusieurs institutions dédiées et de nouvelles structures pour renforcer la lutte et concrétiser cet engagement. « Le Pôle national économique et financier, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, ainsi que la Cellule de communication du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ont été créés », a précisé le secrétaire général. Ces structures visent à renforcer l’efficacité des enquêtes et des sanctions contre les actes de corruption. Dr Diarrah a, également, mis en avant des innovations dans les nouveaux codes pénal et de procédure pénale. Concernant le Code de procédure pénale, il a cité : « la suppression des privilèges et immunités qui constituaient un terreau favorable pour l’impunité de certains agents publics ; l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour aboutir à la célérité dans le traitement des affaires criminelles et pour contribuer à désengorger les maisons d’arrêt ; » Il y a, aussi, l’introduction des saisies pénales spéciales qui permettent des saisis en vue de sa confiscation notamment le patrimoine d’une personne mise en cause dans le cadre de la lutte contre la délinquance économique et financière ; et ce, depuis l’enquête préliminaire ; la protection des dénonciateurs, des témoins, des experts et des victimes ; l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats ; l’institution du collège des libertés et de la détention. Quant au nouveau Code pénal, il introduit des infractions spécifiques telles que « le blanchiment du produit de la corruption, les abus de fonction, le conflit d’intérêt, l’acceptation ou l’offre de cadeaux indus, le recel du produit de la corruption, le népotisme, le favoritisme et la prise illégale d’intérêt », a-t-il énuméré. En termes d’actions concrètes, le gouvernement du Mali a instauré des outils innovants. « La première ligne verte gratuite, 36111, ‘Binkani Kunafoni’, a enregistré plus de 450 appels en 2024, permettant de mettre fin à certains abus », a expliqué Dr Diarrah. Il a également mentionné « l’affichage des frais de justice aux portillons des juridictions pour plus de transparence, la digitalisation des paiements pour le casier judiciaire et le certificat de nationalité, ainsi que le lancement imminent d’un logiciel de gestion des dossiers judiciaires. » Enfin, des initiatives préventives ont été mises en œuvre, notamment l’institution, par le Décret n°2010-624/P-RM du 26 novembre 2010, d’une Semaine nationale de lutte contre la corruption. Cette semaine a « pour objet d’informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et de contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. » Les organes de contrôle et d’inspection coexistent et agissent avec les autres structures impliquées dans la lutte contre la corruption comme l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Bureau du Vérificateur général (VBG), l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public, la Section des Comptes de la Cour suprême qui vient d’être érigée en Cour des Comptes avec l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023, sont aussi de l’ordre de la prévention dans la lutte contre la corruption. MMD/MD (AMAP)
Bandiagara : Rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises de Bandiagara
Bandiagara, 18 juin (AMAP) Une rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises da Bandiagara s’est déroulée mardi à Bandiagara, sous la présidence du Gouverneur de la Région, le Colonel Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des élus locaux, des responsables des services techniques des secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme et des acteurs du secteur, dans le but de définir l’avenir de ce site exceptionnel. Le site des Falaises de Bandiagara, d’une superficie de plusieurs milliers de km2, constitue le cœur battant du Pays Dogon. Il est reconnu pour sa richesse historique, culturelle et spirituelle, offrant un paysage à couper le souffle. Le 2ᵉ adjoint au maire de la commune urbaine de Bandiagara Moussa Tembely a, dans son intervention, salué l’initiative de la Mission Culturelle de Bandiagara, tout en rappelant l’importance de l’actualisation des données liées au patrimoine riche des falaises. L’expert en patrimoine culturel, Lansana Cissé, a situé l’activité dans son contexte, mettant en évidence son importance tant pour la communauté locale que pour la nation. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cette rencontre. Il a également salué l’UNESCO, le Centre du Patrimoine Mondial et leurs partenaires pour leurs efforts inlassables contribuant à la conservation et à la mise en valeur universelle exceptionnelle du site, grâce à laquelle il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Il a invité les acteurs à participer activement afin qu’un plan de gestion digne de ce nom puisse être élaboré. Cette rencontre a également été l’occasion pour les participants de suivre et de participer activement, sous la conduite de Lansana Cissé, aux communications relatives au rapport de mise à jour du plan de gestion et à l’évaluation du plan de gestion 2018-2022. OG/KM (AMAP)
San : Clôture de la 26 è Édition de la Quinzaine de l’Environnement
San, 18 juin (AMAP) La clôture de la 26ème édition de la quinzaine de l’environnement a été présidée mardi, à la Maison des Jeunes de San, par le Secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Gouverneur de la région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, des cadres du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales de San . L’évènement a été marqué par la plantation symbolique d’arbres dans la cour de l’école Santoro Extension , du discours de clôture du secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, du mot de bienvenue du représentant du maire de la commune urbaine de San, et du sketch de la troupe théâtrale Clinzan sur les deux thèmes de cette année à savoir: la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres. Dans son discours de clôture, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, a déclaré que le choix de San pour abriter les travaux de cette 26 è édition de la quinzaine de l’environnement n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de décentraliser les grandes initiatives environnementales, de valoriser les territoires et les savoir-faire locaux, de mettre en lumière les solutions endogènes , les innovations communautaires et les dynamiques locales au service du développement durable. LeSsecrétaire général a, enfin félicité toutes les équipes nationales, régionales et locales, qui ont œuvré, souvent dans l’ombre, à la réussite de cette édition. Il a adressé ses encouragements à la société civile, aux jeunes, aux femmes, aux communicateurs, aux artistes et aux innovateurs. NC/KM (AMAP)
Foot Ball: Le coach du Stade malien à L’AMAP pour présenter ses trophées
Bamako, 18 juin (AMAP) L’entraineur du Stade Malien de Bamako, Mamoutou Kané dit Mourlé était à l’AMAP mardi, pour présenter à la direction les trophées de la Coupe du Mali et de la première édition du championnat professionnel Ligue 1 Orange, a constaté l’AMAP. Le coach stadiste, à l’absence du directeur général, Alassane Souleymane empêché, a été reçu par la directrice générale adjointe Mme Mariko Christiane Diallo, le directeur des Publications en Français de l’Agence, Souleymane Bobo Tounkara et le Rédacteur en Chef de l’Agence Nationale de Presse, Kader MAIGA en présence du chef de desk Sport, Ladji Diaby. Les responsables ont salué, l’initiative de l’entraineur de Sotuba et souhaité bonne chance au Stade malien de Bamako dans la perspective de la prochaine Ligue des champions d’Afrique. La directrice générale adjointe, Mme Mariko Christiane Diallo et Souleymane Bobo Tounkara dit SBT ont saisi l’occasion pour réitérer le soutien et l’accompagnement de l’Amap à l’ensemble des acteurs du sport national, toutes disciplines confondues. «C’est ma première fois de soulever un trophée de football. C’est un honneur et une fierté pour nous de vous recevoir aujourd’hui (hier, ndlr) à l’Amap. Merci de votre confiance», a déclaré Mme Mariko Christiane Diallo sous les applaudissements des travailleurs de l’Amap, notamment les supporters des Blancs de Bamako. Des inconditionnels qui ont pour la circonstance fait des photos avec l’ntraineur des blancs de Sotuba, Mamoutou Kané «Mourlé», afin d’immortaliser cet événement rare. Kader MAIGA (AMAP)
Kolondièba : Les agents des Eaux et Forêts renforcent leurs capacités
Kolondièba, le 17 juin (AMAP) Un atelier de formation des agents forestiers sur la législation et la réglementation de la faune et des ressources forestières s’est tenu à Kolondièba, le 17 juin, et a regroupé les agents des services locaux des Eaux et Forêts des Cercles de Kolondièba , Kadiana et Fakola. Il fait suite à un autre de formation des formateurs sur la législation et la réglementation en matière de gestion de la faune et des ressources forestières tenu à Tabakoro, du 17 au 26 février 2025. Le Directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, Ibrahim Maïga, le chef du Cantonnement forestier de Kolondièba se sont joints aux agents des services locaux des Eaux et Forêts des 3 cercles pour les travaux présidés par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré. Selon le formateur Youssouf Théra, chef du Cantonnement forestier de Kolondièba, cet atelier « vise à renforcer les capacités des agents de protection de l’environnement. » Il s’agissait pour les agents des eaux et forêts de corriger les insuffisances constatées dans la maitrise des textes par la majorité des agents chargés de leur application. La présentation des thèmes, à travers les diapositives et les discussions, ont édifié les participants sur la réglementation de la gestion des ressources forestières. NK/MD (AMAP)
Journée de l’enfant africain : La campagne « Ensemble pour elle » a démarré (Communiqué)
Bamako, 18 juin (AMAP) Sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont, à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin, lancé la campagne régionale dénommée : « Ensemble pour Elle », une initiative majeure pour promouvoir les droits, la santé et l’autonomisation des filles et des femmes, rapporte, mardi, un communiqué des initiateurs. Portée par les gouvernements du Burkina Faso, de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal, du Tchad et du Togo, la Banque mondiale, le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et de nombreux jeunes activistes, cette campagne s’inscrit dans le cadre du Projet autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+). Elle vise à lutter contre le mariage précoce, les grossesses non désirées, les mutilations génitales féminines et l’exclusion scolaire, en s’attaquant aux normes sociales néfastes. Lors de la conférence ministérielle de lancement, le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, a souligné que SWEDD+ « vise à autonomiser les filles adolescentes et les femmes, avec un objectif ambitieux d’atteindre directement 2,5 millions de filles adolescentes. » Pour la Banque mondiale, il s’agit d’un « mouvement qui appelle à écouter les filles, investir dans leurs rêves et accompagner un changement systémique ». En Afrique subsaharienne, les défis restent immenses. Au Niger par exemple, 76 % des jeunes femmes sont mariées avant 18 ans, au Tchad, 78 % des filles ne vont pas au secondaire, tandis qu’en Mauritanie, plus de la moitié des jeunes femmes ne sont ni scolarisées, ni en emploi, ni en formation. À travers « Ensemble pour Elle », les pays s’engagent à mobiliser les communautés, les leaders religieux, les médias, et surtout la jeunesse, pour changer durablement les mentalités. La campagne s’appuie sur une Stratégie régionale de communication pour le changement social (CCSC), avec des actions locales : clubs de maris, espaces sûrs pour filles, formations professionnelles, campagnes médiatiques. Ces espaces visent à encourager un engagement communautaire fort en valorisant le rôle essentiel des hommes et leaders communautaires dans la transformation sociale et la réduction des inégalités de genre. En les impliquant activement, la campagne cherche à instaurer un changement durable au sein des familles et des communautés. Depuis 2015, le projet a permis à plus de 1,1 million de filles de rester à l’école, à 255 000 jeunes femmes d’acquérir des compétences et à plus de 1,5 million de femmes d’accéder à la contraception. Près de 20 000 leaders communautaires ont été mobilisés pour promouvoir des normes de genre positives. Avec « Ensemble pour Elle », l’Afrique de l’Ouest et du Centre affirme une volonté collective : bâtir un avenir où chaque fille peut exercer pleinement ses droits et réaliser son potentiel. Cette campagne médiatique fait suite à celle de 2021 : Stronger Together, lancée par le projet précédent, le SWEDD. Celle campagne, menée dans le cadre de la réponse à la Covid-19 pour réduire les effets néfastes de la crise sanitaire sur le bien-être des femmes et filles, a touché plus de 1,5 million de personnes de la population cible. TC/MD (AMAP)
Huitième journée de la session spéciale de la Cour d’assise de Bamako : Dépositions de témoins
Bamako, 17 juin 2025 (AMAP) A la huitième journée du procès de la deuxième session de « l’affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », ce mardi 17 juin, Ousmane Bouaré, l’assistant du directeur général de la société Guo star, à l’époque des faits, a comparu, en qualité de témoin pour expliquer le rôle de sa structure lors de l’exécution du contrat. Dans sa déposition, il a souligné que le contrat a exécuté 18 livraisons sur l’ensemble des matériels précisés dans le protocole d’accord. En réponse à une question du parquet général, Koké Coulibaly, sur le montant total payé par le Trésor à Guo Star, Ousmane Bouaré a répondu : « Plus de 69 milliards de Fcfa. » Il a rappelé que la société a été créée en 2008 un capital ne dépassant pas 400 millions. Il a précisé que ce contrat de « l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » était le premier gros contrat et marché de la structure depuis sa création. « J’assistais et signais souvent certains dossiers à la place du directeur général de Guo star. C’est dans ce sens que j’ai signé trois conventions de financement et sur la base de ces documents 33 milliards de francs Cfa ont été mis à la disposition de la société Guo star », a-t-il avoué. Concernant son rapport avec Sidi Mohamed Kagnassi, Il a expliqué qu’il ne le connaissait pas avant la signature du contrat. Par ailleurs, a dit l’agent de la société Guo star, « Sidi Mohamed Kagnassi avait le rôle de veiller à la bonne exécution du protocole d’accord en sa qualité de mandataire de la présidence de la République. » Quant au témoin, le colonel-major à la retraite, Amadou Makan Sidibé, ex directeur des finances et du matériel (DFM) au ministère de la Défense, il a précisé de ne pas avoir été associé à l’élaboration du contrat. Il a seulement reçu une copie du contrat. « Je n’ai jamais échangé sur ce contrat avec le ministre de la Défense à l’époque des faits », a-t-il dit. Selon M. Sidibé, au total il a passé 15 mois (2012-début 2013) en qualité de DFM au département de la Défense et des anciens Combattants. L’ancien DFM a signalé qu’au niveau du ministère de la Défense, il existe deux formes de contrat : le contrat sous forme de marché et le contrat militaire. Il a expliqué que ce contrat n’est pas un contrat militaire, c’est un contrat qui relève de la procédure normale. « Je ne sais pas pourquoi ce contrat a échappé à la procédure normale », a-t-il dit. « Si ce n’est pas a travers ce contrat, je ne connaissais même pas la société Guo star ». Et de déclarer que sous sa signature, la commission de réception des matériels a été mise en place conformément au texte et règlement en vigueur. Pour ce qui concerne la comparution des témoins, l’ex Premier ministre, Oumar Tatam Ly et l’ancien ministre délégué au Budget, Madani Touré, compte tenu de leur indisponibilité et se trouvant hors du pays tous les moyens technologiques ont été mis en place pour qu’ils puissent faire leur déposition, jeudi prochain. Une décision que l’accusée, Mme Bouaré Fily Sissoko, n’a pas du tout apprécié. La Cour tranchera définitivement cette question, mercredi. ST/MD (AMAP)
San : Clôture de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement.
San, 17 juin (AMAP) La 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a clos, ce mardi 17 juin à la Maison des jeunes de San (Centre), lors d’une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de clôture, M. Diarra, a fait remarquer que le choix de San pour abriter les travaux de cette 26 è édition s’inscrit dans la volonté du gouvernement de décentraliser les grandes initiatives environnementales, de valoriser les territoires et les savoir-faire locaux, de mettre en lumière les solutions endogènes, les innovations communautaires et les dynamiques locales au service du développement durable. « L’édition de 2025, a-t-il souligné, s’est tenue dans un contexte marqué à la fois par des défis sécuritaires persistants, une exigence écologique croissante et un besoin impérieux d’engagement collectif pour la résilience climatique du Mali. » Au cours de cette édition a souligné M. Diarra « les grandes problématiques environnementales ont été abordées avec rigueur et pédagogie, entre autres la pollution plastique et la gestion des déchets, la déforestation, de la désertification, de la dégradation des terres, la sauvegarde du fleuve Niger, la préservation de la biodiversité et la valorisation des ressources naturelles, l’amélioration du cadre de vie, la promotion du civisme environnemental. Le département chargé de l’Environnement, a indiqué Moussa Diarra a exprimé sa reconnaissance au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir accepté de parrainer cette édition Le secrétaire général du ministère de tutelle a remercié le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga pour sa présence à la cérémonie de lancement et pour l’acte fort qu’il a posé en offrant des mobiliers scolaires fabriqués à partir des sachets plastiques recyclés. En outre, il a adressé ses chaleureuses salutations au Gouverneur de la région de San pour l’accueil, la mobilisation exceptionnelle et l’engagement « qui ont contribué à faire de cette édition une réussite incontestable. » Il a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, les partenaires techniques et financiers, les anciens ministres et parlementaires, ainsi que les hommes et les femmes de médias mobilisés pour la cause, « car il s’agit avant tout, selon lui, d’une campagne de communication et de conscientisation pour un changement de comportement. » La Quinzaine de l’environnement est une campagne nationale de sensibilisation, de communication et de mobilisation. À travers des activités variées, dont les journées portes ouvertes, les conférences-débats, les campagnes de reboisement, les visites de terrain, les émissions médiatiques, les expositions, les formations, les démonstrations, entre autres, organisés sur tout le territoire national, le gouvernement du Mali, par le département chargé de l’Environnement, a porté le message environnemental à toutes les autres couches sociales. Selon le représentant du ministre, nous devons garder à l’esprit que la protection de l’environnement ne se résume pas à une quinzaine d’activités par an. Elle doit s’inscrire dans la gouvernance, les politiques sectorielles, l’économie et les comportements de chaque citoyen. « Nous devons désormais capitaliser les recommandations issues des échanges, renforcer les synergies entre les différents acteurs, pérenniser la dynamique territoriale de protection de l’environnement. Cette cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, des cadres du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales de San. L’évènement a été marqué par la plantation symbolique d’arbres dans la cour de l’école Santoro Extension, du sketch de la troupe théâtrale Clinzan sur les deux thèmes de cette année : la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres. NC/MD (AMAP)

