Primature : 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques
Bamako, le 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a invité, jeudi, la 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) à formuler des recommandations pertinentes qui permettront de mieux orienter l’organe dans sa mission, a constaté l’AMAP sur place. « u regard du contexte marqué par la progression du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale organisée, il faut réfléchir aux moyens adéquats permettant au Centre de suivre l’évolution de ces problématiques et de proposer des réponses adaptées », a déclaré le chef du gouvernement qui présidait la session dans les locaux de la primature. Les participants dont des membres du gouvernement et ceux du CNAP ont donc adopté des résolutions pertinentes en vue de renforcer la capacité d’anticipation et de mise en cohérence des réponses pour contrer les menaces à la bonne gouvernance, à la sécurité et à la paix au Mali et au Sahel. « Nous examinerons l’état d’exécution des recommandations de la précédente session. Nous formulerons, par la même occasion, des recommandations en vue d’aider le CNAP à relever les défis majeurs auxquels il est confronté », a indiqué le Premier ministre. On rappelle que le CNAP a pour rôle principal d’alerter les autorités nationales sur les risques émergents et de coordonner les réponses appropriées. En dépit d’un environnement marqué, selon le général Maiga , par des menaces à la paix et à la sécurité, « le Centre a pleinement contribué à l’orientation des politiques publiques, à travers des diagnostics et des pronostics sur des questions de sécurité humaine ainsi que des propositions de mesures d’atténuation. » OD/MD (AMAP)
Youwarou : La nouvelle crue s’annonce trop tôt, la population s’inquiète
Par Sadou CISSE Youwarou, 19 juin (AMAP) La nouvelle crue de 2025, depuis le mois de mai, s’est annoncée à Youwarou (Centre), suscitant l’angoisse de la laborieuse population de la contrée qui s’inquiète des conséquences qu’elle peut engendrer si elle devenait plus importante. Avec la crue de 2024, des cas d’inondations ont été constatés dans les sept Communes rurales du cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou.) Des concessions entières ont été réduites à néant, de grandes superficies de pâturage, de culture ont été submergées. Les récoltes n’ont pas été fameuses occasionnant le déplacement interne d’une frange importante de la population (hameaux de culture, campements de pêche, villages riverains du fleuve et du lac Débo). La population a fait face à des dépenses considérables, entre autres, pour la confection de diguettes avec des sacs remplis de terre en banco et à de pertes de vivres, de matériels de maison, On a aussi comptabilisé des victimes de maladies liées à l’eau. Les ressortissants du Cercle résidant à Bamako, à Mopti, (Centre) capitale régionale et des personnes de bonne volonté ne sont pas restés indifférents à cette situation. Ils ont fourni, comme aide à la population, 5 000 sacs vides de 100 kg, une somme de près d’un million de francs Cfa. La crue, généralement, commence au début du mois de juillet. Elle arrive cette année plus tôt ! D’où les inquiétudes de la population du Cercle de Youwarou situé en plein Delta du Niger devant de multiples risques d’inondations, de faibles récoltes, de maladies. SC/MD (AMAP)
Rencontre entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles de Ouélessébougou
Ouélessébougou 19 juin (AMAP) La réunion du cadre d’échange entre l’administration et les légitimités traditionnelles de la commune de Ouélessébougou, au titre du deuxième trimestre de l’an 2025, s’est tenue jeudi 19 juin 2025 dans la salle de délibération du Centre féminin de formation et d’appui au développement en milieu rural (CFADR) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette rencontre, sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, qui se tient chaque trimestre, a pour objectif : expliquer les grandes décisions prises par le gouvernement dans les trois derniers mois et recueillir l’avis des légitimités traditionnelles sur ces orientations, échanger également sur les problèmes auxquels la commune fait face, tout en proposant des solutions passives. On y a noté la présence du 1er adjoint au maire, Noko Samaké, les représentants des 44 chefs de villages de la Commune de Ouélessébougou, de la Confrérie des chasseurs, des représentants des leaders religieux, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et la jeunesse communale. Dans son intervention, Mme Mounkoro, a tout d’abord salué les notabilités, soulignant que leur présence témoigne de leur disponibilité pour l’administration, malgré les occupations en cette veille d’hivernage. Elle a, ensuite, rendu un hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) « qui se battent jours et nuits pour la défense de notre patrie. » Elle a également sollicité le soutien et l’accompagnement de toute la population aux autorités nationales, surtout en cette période d’insécurité. S’agissant des grandes initiatives gouvernementales, la sous-préfète centrale a évoqué, l’adoption du Projet de loi portant révision de la Charte de la Transition pour accorder au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, un mandat de 5 ans renouvelables, à partir de 2025, l’abrogation de la loi relative à la Charte des partis politiques, le Décret portant dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique en, la suppression du statut de chef de fil de l’opposition et l’annulation du financement des partis politique. Mme la sous-préfète a aussi cité la création de l’hymne de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la pose de la première pierre de la première raffinerie d’or, à Senou, d’une capacité de 200 tonnes par an, dont l’État détient une part de 62% du capital social, dans le cadre du partenariat entre l’État malien et la société russe Yadran. « Cette initiative est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a sollicité que notre or puisse briller pour nous les Maliens », a ajouté Mme Mounkoro. Il y a eu plusieurs intervenants dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké, et le représentant du chef de village Daba Samaké qui ont ouvert la réunion, en saluant cette initiative du représentant de L’Etat qui vise à informer les populations sur l’état actuel du pays. Lassine Soumaoro, représentant le Haut conseil islamique local, a invité les imams à plus de vigilance et de dénoncer auprès des Forces de sécurité, toute personne suspecte détectée dans les mosquées. Il a rappelé la grande prière initiée par le bureau national du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), à l’intention de toute la communauté musulmane pour la stabilité du pays et un bon hivernage. A l’issue de cette rencontre, les notabilités de Ouélessébougou ont souligné leur adhésion à toutes les initiatives gouvernementales évoquées par la représentante de l’Etat et se sont dit favorables au mandat de 5 ans renouvelable, accordé au général d’Armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)
Les Aéroports du Mali étrennent un nouveau siège et une passerelle
Bamako, 19 juin (AMAP) Les Aéroports du Mali (ADM) ont inauguré, ce jeudi, leur nouveau siège social et une passerelle à l’Aéroport international Modibo Keita de Bamako-Senou, d’un coût total estimé à 6 219 491 103 Fcfa et un délai d’exécution de 24 mois, a constaté l’AMAP. Quant à la passerelle, son coût s’élève à 749 000 000 Fcfa, avec un délai d’exécution de 10 mois. L’ensemble du projet a été financé entièrement sur fonds propres par les ADM L’objectif global est d’améliorer les conditions de travail du personnel, de moderniser les infrastructures, de renforcer la notoriété des ADM et de mettre à disposition des outils performants. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie , en accompagné du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et du Président-directeur général des Aéroports du Mali, le colonel Lassana Togola, a déclaré: « l’inauguration de la passerelle reliant le terminal 2 au terminal 1 permettra d’accroître la capacité d’accueil, de moderniser les infrastructures aéroportuaires et de rehausser le niveau de confort à l’aéroport. Le nouveau siège social contribuera, sans doute, à renforcer l’efficacité de cette entreprise. » Le Premier ministre a ajouté que « toutes ces actions cohérentes et articulées traduisent l’engagement, la détermination et l’implication du chef de l’État à promouvoir le secteur aérien, désenclaver notre pays et renforcer la sécurité et la sûreté aéroportuaire ». Il a, également, souligné que « toutes ces infrastructures ont été réalisées sur fonds propres de l’État et par des entreprises maliennes. » Le Pdg des ADM, a expliqué que la construction du nouveau siège s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions de travail, à travers le regroupement de tout le personnel sur un même site. Ce choix permet, selon lui, d’optimiser les ressources de l’établissement, d’apporter plus d’efficacité et de célérité dans le traitement des dossiers. Il a précisé que le siège est bâti sur un terrain de 1,5 hectare, situé sur une parcelle rectangulaire de 104 mètres en façade sur l’avenue de l’AES et de 150 mètres de profondeur. Le bâtiment principal est un R+2 avec une terrasse supérieure, pour une surface bâtie totale de 6 510 m² et une emprise au sol de 2 193 m². Le complexe comprend également un magasin de stockage, des postes d’entrée, des blocs sanitaires, 72 bureaux, 17 blocs de toilette, une salle de conférence, une cantine et 11 locaux techniques équipés. De son côté, la ministre des Transports et des Infrastructures, a rappelé que ADM est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), chargé de la gestion des aérodromes, de l’exploitation et du développement des installations, ouvrages et services commerciaux des aéroports. Elle a indiqué que la réalisation de ce bâtiment R+3 pour abriter l’ensemble des services des ADM constitue « un témoignage fort de l’engagement souverain des plus hautes autorités à doter le personnel d’un cadre approprié, afin qu’il puisse fournir des services de qualité en matière de gestion aéroportuaire. » MMD/MD (AMAP)
Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase
Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD). La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 juin 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes enclenchées au sein des Forces Armées et de Sécurité, pour faire face aux défis sécuritaires, plusieurs Unités des Forces spéciales ont été créées, notamment : – le Bataillon Autonome des Forces Spéciales et des Centres d’Aguerrissement ; – les Forces Anti-terroristes ; – la Force Spéciale Air ; – le Groupement de Reconnaissance et d’Intervention. L’emploi de ces différentes Unités des Forces spéciales en opérations a mis en exergue certaines insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent le Commandement des Opérations Spéciales qui sera articulé autour d’un organe de Commandement et d’un Centre de Planification et de Conduite des Opérations spéciales en vue d’une meilleure exécution des opérations militaires menées par les Forces spéciales. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Commandement des Opérations Spéciales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de la Station de Traitement des Boues de Vidange de Tienfala et l’aménagement des voies d’accès. Ce marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement CCB SAS/TOUJA SAS pour un montant de 3 milliards 997 millions 914 mille 222 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 10 mois hors saison des pluies. La réalisation de ces travaux s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2 « Amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène » du Projet de résilience urbaine de Bamako. Le projet de décret, adopté, permettra la réalisation d’une Station de traitement des boues de vidange à Tienfala avec une capacité de 140 871 m3 par an et 2 194 066 kg de matières sèches par an. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret portant affectation au Ministère de la Défense et des anciens Combattants, de parcelles de terrain dans les Cercles de Mopti, Diéma, Kita, Bougouni, Koutiala et San. Les parcelles de terrain, objet des Titres fonciers : – n°15079 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 10 hectares 00 are 05 centiares, sise à Nantaka, Commune rurale de Socoura, Région de Mopti ; – n°841 du Cercle de Diéma, d’une superficie de 500 hectares 00 are 00 centiare, sise à Diéma, Commune rurale et Cercle de Diéma, Région de Nioro ; – n°4527 et n°5245 du Cercle de Kita, respectivement d’une superficie de 50 hectares 61 ares 26 centiares et 449 hectares 39 ares 33 centiares, sise à Doumba, Commune rurale de Benkadi, Région de Kita ; – n°1483 du Cercle de Bougouni, d’une superficie de 747 hectares 42 ares 49 centiares, sise à Bougouni, Commune urbaine, Cercle et Région de Bougouni ; – n°7809 du Cercle de Koutiala, d’une superficie de 675 hectares 29 ares 33 centiares, sise à Koutiala, Commune urbaine, Cercle et Région de Koutiala ; – n°3580 du Cercle de San, d’une superficie de 500 hectares 00 are 01 centiare, sise à Bougoudara, Commune urbaine, Cercle et Région de San. Ces affectations sont destinées à satisfaire les besoins de réalisation d’infrastructures au profit des Forces Armées. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des ministres, en sa Session du 28 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Cette stratégie vise à stabiliser et sécuriser, à l’horizon 2034, le cheptel malien sur des espaces aménagés avec une production optimale. Elle est bâtie autour des 4 axes stratégiques suivants : – l’aménagement et la gestion des ressources pastorales ; – la promotion des cultures fourragères ; – l’amélioration de la contribution du bétail à la création de richesses et d’emplois ; – le renforcement des mécanismes de suivi et des mesures d’accompagnement. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de ladite stratégie et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions prévues dans son Plan d’actions couvrant la période 2025-2029. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028. Conformément aux dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances, le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du 2ème trimestre de l’année. Il permet au Gouvernement d’informer le Parlement sur les perspectives d’évolution des finances publiques et de partager, avec lui, les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028 s’appuie sur « Mali kura ɲɛtaasira ka ben 2063 ma » et les orientations stratégiques définies dans la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement
Démarrage du Système de gestion de l’information sur la protection de l’enfant (CPIMS+)
Bamako, 18 juin (AMAP) Le Système de gestion de l’information sur la protection de l’enfant (CPIMS+) a été officiellement lancé ce mercredi à Bamako, lors d’une cérémonie au cours de laquelle 50 tablettes ont été remises pour digitaliser la gestion des cas de protection des enfants. Cette plateforme « va considérablement améliorer le traitement des dossiers de gestion des cas de protection des enfants en situation difficile », s’ est réjoui Madani Tall, secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en présence de représentants de l’UNICEF et de Terre des Hommes-Lausanne. Le CPIMS+, basé sur la plateforme web Primero, remplace un système papier obsolète, permettant une gestion plus efficace, sécurisée et coordonnée des données. Initié en 2019, ce projet a franchi des étapes clés : la validation des outils de gestion des cas le 21 avril 2021 et la signature d’un protocole d’accord entre le ministère et l’UNICEF le 29 avril 2025. « Protéger et promouvoir les droits de l’enfant nécessite des outils modernes comme le CPIMS+, qui garantit une meilleure coordination et une réponse adaptée aux besoins des enfants vulnérables », a souligné Alassane Ouedraogo, représentant par intérim de l’UNICEF au Mali. L’UNICEF a fourni un soutien matériel significatif, incluant 15 ordinateurs de bureau, 10 ordinateurs portables, 10 imprimantes multifonctions et 50 tablettes. Cet appui s’accompagne d’un renforcement des capacités des gestionnaires de cas et des administrateurs décentralisés pour assurer une utilisation optimale du système. Madani Tall a rappelé l’engagement du gouvernement malien, sous l’égide du président de la Transition, le Général Assimi Goïta, et du Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, à promouvoir les droits et le bien-être des enfants. Il a également insisté sur l’application stricte de la décision ministérielle du 28 avril 2021, qui impose l’utilisation des outils harmonisés de gestion des cas dans toutes les structures concernées. « J’invite tous les acteurs à s’approprier le CPIMS+ pour disposer de données fiables sur la situation des enfants à travers le pays », a conclu Madani Tall, avant de déclarer officiellement lancés le CPIMS+ et la plateforme de protection des enfants au Mali. Ce système permettra d’améliorer la prise en charge des enfants victimes de violence, d’abus, d’exploitation ou en conflit avec la loi, tout en respectant les normes de confidentialité. OS/MD (AMAP)
Sikasso : la mendicité des enfants, entre tradition, pauvreté et exploitation
Par Aïssata DEMBELE Stagiaire Amap-Sikasso Sikasso, 19 juin (AMAP) À Sikasso (Sud), comme dans de nombreuses régions du Mali, la mendicité est une pratique ancrée, souvent perçue comme un moyen rapide de subvenir à ses besoins. Cette tradition, particulièrement répandue parmi les enfants talibés âgés de 6 à 12 ans et les personnes en situation de handicap, soulève des questions complexes mêlant religion, pauvreté et exploitation. Chaque jour, dans les rues de la cité verte du Kénédougou, des enfants pieds nus, vêtus de haillons, tendent la main aux passants devant les mosquées, les restaurants, les marchés ou le long des routes. « Dalagarib ! Dalagarib ! », s’écrie Yaya Bamba, 6 ans, dès 7 heures du matin devant une porte du quartier Bougoula-ville. Originaire de Loulouni, à une cinquantaine de kilomètres de Sikasso, Yaya a été confié à un maître coranique pour apprendre le Coran. « Si je ne ramène ni argent ni nourriture, on me punit. Je veux apprendre, pas mendier », confie-t-il, la voix empreinte de tristesse. Boubacar, venu de Mopti, partage une histoire similaire. Confié à un maître coranique, il est souvent contraint de mendier pour rapporter de quoi subsister. « Parfois, je passe la journée sans rien. J’aimerais retourner chez moi, mais je ne peux pas sans l’autorisation de mon maître », explique-t-il. Karim, 38 ans, marié et père de trois garçons, illustre une autre facette du phénomène. Pour lui, la mendicité est devenue un métier. « J’emmène parfois mes enfants, car les gens donnent plus facilement. Ce n’est pas bien, mais c’est pour survivre », admet-il. Aïssata Diallo, mère abandonnée par son mari, envoie son fils Kalifa, 10 ans, mendier au grand marché. « Je sais que ce n’est pas une vie pour lui, mais je n’ai pas d’autre choix », confesse-t-elle, désemparée. Le maître coranique Amadou Diallo, qui encadre plus de 40 enfants depuis vingt ans, reconnaît la nécessité d’un changement. « Autrefois, mendier enseignait l’humilité. Aujourd’hui, certains maîtres exploitent les enfants comme une source de revenus. Nous devons les protéger », insiste-t-il, appelant le gouvernement à sanctionner les abus. L’imam Oumar Sissoko, de la mosquée du quartier Médine, rappelle que l’islam valorise le travail et non la mendicité forcée. « Exploiter des enfants va à l’encontre des enseignements du Prophète », affirme-t-il, plaidant pour une éducation axée sur la responsabilité. Ousmane Keita, chef de la division promotion de l’enfant et de la famille à Sikasso, souligne que la mendicité des talibés reste un défi majeur malgré les campagnes de sensibilisation. « Certains maîtres coraniques considèrent cette pratique comme une loi divine », déplore-t-il. Il note que, par le passé, la mendicité répondait à des besoins alimentaires, mais qu’elle est aujourd’hui devenue une profession pour certains. En 2024, sa direction a accompagné une dizaine d’enfants talibés vers leurs localités d’origine, comme Kadiana, Bougouni, Ségou ou la Côte d’Ivoire. Entre 2011 et 2012, des débats réunissant imams, maîtres coraniques et chefs de quartier avaient permis des avancées, mais ces initiatives se sont essoufflées. La mendicité des enfants à Sikasso est un fléau qui interpelle toute la société. Les parents doivent assumer leurs responsabilités, les maîtres coraniques cesser l’exploitation, et les autorités intensifier leurs efforts pour protéger ces enfants vulnérables et freiner un phénomène qui alimente l’insécurité. AD/MFD/OS/MD (AMAP)
Forum Job Cluster : les ONG au cœur de la création d’emplois inclusifs au Mali
Bamako, 19 juin (AMAP) Le Forum des ONG du Job Cluster, prévu du 19 au 20 juin, a été lancé ce jeudi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous le thème : « Le rôle des ONG dans la création d’emplois globaux au Mali : Forum ONG et création d’emplois, défis, opportunités et partenariats pour un développement inclusif », a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, qui a présidéela cérémonie a indiqué que ce forum se veut un espace stratégique de concertation, de reconnaissance et de synergie, afin de renforcer les convergences entre les initiatives des ONG, les politiques publiques de l’emploi et les dynamiques entrepreneuriales du secteur privé. Selon elle, l’objectif est de mieux faire connaître les mécanismes de formation et les emplois créés par les ONG, mais aussi de consolider et structurer leur contribution à travers l’instauration d’un cadre de dialogue permanent associant les institutions publiques, les ONG, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les opérateurs économiques. Toujours selon Mme Oumou Sall Seck, le Forum Job Cluster constitue une avancée majeure dans l’ambition collective de bâtir un Mali solidaire, prospère et inclusif. Il s’inscrit pleinement dans une vision gouvernementale ambitieuse, où l’emploi devient un socle fondamental de la reconstruction nationale. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Adama Cissouma, a précisé que ces deux journées seront marquées par des conférences, des panels de discussion et des échanges de bonnes pratiques. Il a souligné que le forum vise à mettre en lumière la contribution des ONG à la création d’emplois au Mali, leur impact sur la création d’opportunités économiques, l’amélioration des compétences humaines et l’accès à un emploi décent. Il a rappelé que « l’emploi, notamment celui des jeunes et des femmes, constitue l’un des défis majeurs de notre époque. » « Il est, à ce titre, au cœur de l’Axe 3 du Programme d’Action du Gouvernement, qui vise la satisfaction des besoins fondamentaux des populations ». À ses yeux, ce forum « représente une opportunité essentielle pour encourager l’innovation, fédérer les initiatives, et catalyser les énergies en faveur d’un avenir où chaque Malien pourra vivre dignement de son travail. » Enfin, il a insisté sur l’importance de l’approche partenariale portée par Job Cluster qui appelle à repenser les mécanismes d’intervention, à valoriser les savoir-faire locaux et à harmoniser les actions pour un impact collectif renforcé. L’activité a également enregistré la présence de la directrice du Forum, Fanta Sadibou Koné. AC/MD (AMAP)
Quinzaine de l’Environnement à Kayes : Démarrage du curage des caniveaux
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 18 juin (AMAP) « Le plastique, autrefois considéré comme une innovation, est aujourd’hui devenu l’un des plus grands fléaux de notre époque. Les sachets et autres déchets plastiques jonchent nos rues, bouchent nos caniveaux, polluent nos cours d’eau, détruisent nos terres agricoles et menacent notre santé ». Ces propos prononcés le 18 juin 2025 par le gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine de l’Environnement, sont révélateurs de la dégradation et du recul de de la salubrité et de l’hygiène publique dont souffre la Cité des rails. Cette année, la Quinzaine de l’Environnement a été organisée autour de deux thèmes d’une pertinence et d’une urgence indiscutables dans la Région de Kayes. Cette activité s’articulait autour de deux sujets : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » pour la Journée mondiale de l’Environnement (6 Juin) et « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 Juin). Cette partie de l’Ouest du Mali, malgré son éloignement des grands centres industriels, n’est pas épargnée par les problèmes environnementaux. « Nos marchés, nos villages, nos quartiers en sont envahis. Il est donc temps d’agir, collectivement et avec détermination. » Pour cela, le général de brigade Moussa Soumaré invite les habitants à adopter des comportements responsables, sensibiliser, éduquer, trier, recycler et réduire notre consommation. D’après lui, autorités et populations doivent également conjuguer leurs efforts, tout comme cela nécessité l’encouragement de l’innovation locale dans la transformation des déchets plastiques, et la promotion des alternatives durables comme les emballages biodégradables et les paniers artisanaux. Par ailleurs, autorités et populations de la Région de Kayes se voient toutes interpellées par le deuxième thème au regard des effets du changement climatique (progression de la désertification, accentuation de l’érosion et appauvrissement des terres agricoles. Des terres qui regorgent, pourtant, d’immenses potentiels agricole destiné à l’alimentation et économique pour la création des emplois ruraux et écologique régénérer nos écosystèmes. Les activités de la quinzaine ont surtout porté sur la diffusion de messages de sensibilisation par les médias, notamment sur les conséquencesde l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage ; l’éducation environnementale en milieu scolaire. Le programme de la présente quinzaine prévoyait également la distribution des matériels d’assainissement (brouettes, pelles, poubelles) aux quartiers de Kayes et aux services régionaux. Lors de la cérémonie, le chef de l’exécutif régional a, aussi, procédé au lancement officiel des travaux de curage des caniveaux dans la ville de Kayes, en prévision de l’hivernage qui est souvent marqué par des inondations. Le gouvernorat a, aussi offert, des équipements aux Comités de développement des quartiers (CDQ) pour les encourager dans leurs efforts d’assainissement de leur environnement. S’agissant de la protection de l’environnement, les populations, notamment les femmes et les jeunes, sont invitées à multiplier les initiatives locales de reboisement, de compostage, de gestion des déchets et à soutenir les effortsde revalorisation des terres dégradées. « L’environnement est notre bien commun et sa préservation est une responsabilité collective et intergénérationnelle », a conclu le général de brigade Moussa Soumaré qui, lors d’une rencontre du Comité régional de veille sur la prévention et la gestion des inondations et des catastrophes, a envisagé de lancer les activités d’assainissement. Selon lui, cette activité doit être permanente pendant toute l’année. « Nous nous engageons à soutenir cette initiative du Gouverneur. Nous sommes les premiers bénéficiaires et les premières victimes. Il est bien d’assainir et il est aussi bien de ne pas salir », a-t-il dit, en faisant allusion aux tas d’ordures qui parsèment plusieurs rues de la cité des rails. En recevant ces équipements, Souleymane Bamba, président du CDQ, a exprimé toute sa satisfaction et a assuré que les Comités de Développement des Quartiers seronten première en matière d’assainissement. On a l’impression que cette question se limite aux seules activités de curage des caniveaux et au balayage des rues. Les agents de la mairie mettent souvent du temps sans ramasser les ordures et des déchets provenant de ces caniveaux et certains collecteurs ne sont pas réparés, depuis belle lurette. En attendant l’évacuation de ces déchets, c’est le vent qui fait son travail, c’est-à-dire l’éparpiller selon sa direction. Quand il y a une tornade, la cour de certaines concessions, voir l’intérieure des chambres, est souvent envahie par de vague de poussière sablonneuse et de déchets plastiques jetés à tort et à travers dans les carrés et même sur les principales artères de la ville. Du haut de leur toiture, certaines personnes ne se gênent point de déverser des tas d’ordure dans la cour voisine, surtout si la concession n’est pas achevée ou habitée. BMS/MD (AMAP)

