Kangaba : Fin de la formation des jeunes ruraux ayant choisi les filières techniques de production maraîchère
Kangaba, 24 nov (AMAP) Quelque 37 jeunes ruraux dont 22 hommes et 15 femmes de Kangaba (Ouest), en attente de financement, ont pris part à une formation, du mardi au samedi, dans le cadre du deuxième Projet formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). Les apprenants qui ont choisi les filières techniques de production maraîchère, vont, durant cinq jours, planché sur trois thèmes principaux : les itinéraires techniques de la culture de la tomate, du gombo et de la pomme de terre, la fabrication et l’utilisation du compost liquide et le Bokachi, la fabrication et l’utilisation des bio pesticides. Les formations pratiques se sont déroulées dans le jardin maraîcher des femmes de Kangaba. Ces dernières ont partagé leur expérience avec les nouveaux apprenants qui viennent de boucler ainsi leur formation théorique. Ces jeunes hommes et femmes sont pressés d’avoir leur financement pour s’installer à leur propre compte afin de participer pleinement au développement local. Fini l’exode rural et les départs vers les pays étrangers pour ces jeunes ruraux. SD/MD (AMAP)
Crise d’adolescence : A prendre avec des pincettes
Par Maimouna SOW Bamako, 24 nov (AMAP) La puberté est la période d’adolescence durant lequel, le corps se modifie pour permettre la reproduction. Ces changements durent plusieurs années et influent sur l’ensemble de la personnalité, s’ils ne sont pas compris par les parents. Cela, assure le psychologue, crée des conflits parents-enfants. L’adolescent devient agressif et irrespectueux à l’école, par exemple. Triste comme la pluie, B.16 ans, prépare son couchage sous le regard indifférent du flot humain qui écume ce soir de février 2025 « vox da ». Il s’apprête à passer sa 32è nuit ici sur des morceaux de cartons recouverts d’un haillon en guise de drap. La nonchalance avec laquelle il fait son « lit », trahit son amertume de cette vie de clodo à laquelle sa fugue l’expose. « Je me retrouve ici à cause de l’hostilité entre mon oncle et moi. Il me battait sans arrêt et, souvent, pour des raisons que j’ignore toujours », se lamente-t-il. Il y a environ deux mois, ajoute l’adolescent, une dame m’a reconduit à la maison et en suppliant mon oncle de me pardonner mais, il a juré que même si le bon Dieu descendait sur terre, il ne me tolérerait pas. Dépité, le garçon déborde de rancœur et se résigne à vivre dans ce lieu dangereux qui est, pour lui, un havre de paix. Rassurez-vous, ce gamin n’est pas un délinquant. Au contraire, il travaille honnêtement comme apprenti de Sotrama (Véhicule de transport en commun), ces pataches dans lesquelles les Bamakois se serrent, tous les jours, qui pour aller au bureau, qui pour aller au marché. Issu d’une famille où sa mère est mariée à un autre, sevré de relation père-fils, Barou en est à sa troisième fugue en deux ans. Il affirme que sa grand-mère n’accepte pas qu’il soit dans la rue. Elle envoie des personnes le chercher souvent mais, le garçon ne se sent pas en sécurité avec son oncle. Il préfère prendre ses distances. Pourtant, son vœu est de vivre dans un environnement normal, en famille, comme tous les enfants. Comme lui, beaucoup d’adolescents rejoignent la rue alors qu’ils ont de la famille dont les revenus leur éviteraient l’aventure. A.A a suivi B., quand il était chef de division du Centre d’accueil et d’orientation (CEAO). Une structure qui, par manque de financement, a cessé d’exister. Mauvaise nouvelle pour la kyrielle d’adolescents qui boivent dans la grossière coupe de la vie de clochard. Barou fait partie des neuf adolescents dont Ali suivait la réconciliation et le retour en famille en 2022. « Ce n’est pas un enfant raté, rassure-t-il, parlant de Barou. « Ce sont juste les affres de l’adolescence qui ont pris le dessus sur lui », précise-t-il. « Le jeune homme vivait chez sa grand-mère avec son père et son oncle à Lafiabougou Bougoudani. J’ai été dans leur famille. L’oncle lui reproche de mauvaises fréquentations, son indiscipline, son manque de considération et un relâchement à l’école », dit le professionnel. « Il se pavane dans les champs avec des amis peu recommandables. Il a été une fois surpris en train de prendre de l’alcool avec les enfants du quartier lors d’une fête de Noël », a rapporté l’agent de CEAO. Pour le spécialiste, la plupart de ceux qu’il accompagne ont l’imagination débordante. « Exemple, relate-il, quand j’ai demandé à l’enfant, (B.) ce qu’il veut faire de sa vie, il me répond qu’il a un plan pour éradiquer la faim au Mali. Il veut se lancer dans l’agriculture et la pisciculture. » « Je l’ai écouté attentivement et lui ai expliqué que ce sont des rêves d’enfants, Je l’ai assuré qu’il mérite d’être accompagné même si c’est avec les mots. C’est, d’ailleurs, ce que j’ai expliqué à son oncle : il faut le comprendre, il est en période de puberté, et pense que ses idées et imaginations sont réalisables. D’un côté, sans ironiser ses propos, il faut le laisser tenter ses expériences car la vie va se charger de lui montrer ses limites. D’un autre côté, son oncle doit lui faire croire qu’il peut tout faire mais en parallèle avec les études qui sont prioritaires », a expliqué Ali. Selon le spécialiste, beaucoup de parents pensent qu’il suffit d’assurer la nourriture, la santé, le transport, etc. à l’enfant, pour qu’il soit sage. « Il faut, soutient-il, beaucoup plus que cela. » « L’enfant a besoin d’être rassuré, compris, protégé. En plus, il faut de la communication. C’est ce qui fait défaut dans nos familles. Les parents ont des enfants mais n’ont pas le temps pour eux », regrette-t-il. Ajoutant que les parents pensent que leur rôle, c’est d’imposer les choses et par la suite réprimander. « A l’adolescence, poursuit A., beaucoup se révoltent et deviennent parfois violents. C’est qui fait que l’enfant se sent mieux avec ses amis qu’avec ses parents. » PERIODE DE TRANSITION – Cependant, l’adolescence est une période de transition entre l’enfance et la vie adulte. Elle nécessite une transformation sur tous les plans : physique, psychologique, intellectuel et social. Elle commence avec le début de la puberté, de 10 à 19 ans. La crise d’adolescence est faite de troubles, de sautes d’humeurs, d’attitudes de défiance, d’affirmation de soi, d’opposition aux parents, besoin d’intimité et d’excès de confiance en soi face aux adultes. C’est, aussi, une période de créativité, de rêverie et d’expériences. Ce passage de la vie de l’enfant n’est très pour les parents qui veulent s’imposer. En effet, beaucoup de parents passent mal ce moment. Ils sont indignés, impuissants et voient leur autorité contestée et bafouée. Pour certains parents, comme Malado Kanté, cette crise laisse de bien mauvais souvenirs. Elle l’a pris de plein fouet avec le cas de sa fille. D’après cette maman, son enfant de 16 ans, est devenue « si bizarre », qu’elle l’avait crue envoutée. « Elle fréquentait une personne qui avait l’âge de son père. Quand on lui a interdit de le voir, elle passait plus de temps avec lui. Elle a été punie de toutes les manières possibles mais en vain », raconte Malado. « J’ai eu peur qu’elle fugue avec lui. Et, cerise sur le gâteau : elle a osé réunir toute la famille un
Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel et projet Malidenko: Session des Comités d’orientation et de pilotage
Bamako, 24 nov (AMAP) La 7ᵉ session du Comité d’orientation et de pilotage du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) et de la 2ᵉ session du Comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de services inclusifs au Mali (Malidenko) ont démarré ce lundi au ministère en charge de la Réconciliation nationale et de la Paix. Cette rencontre revêt une importance toute particulière, selon le ministre de la Réconciliation nationale et de la Paix, le général de corps d’Armée Ismaël Wagué, en ce qu’ « elle constitue un espace stratégique d’échanges, d’évaluation et d’orientation, permettant d’apprécier les avancées réalisées, de mettre en lumière les résultats probants enregistrés sur le terrain. » Elle permet, également, « d’identifier avec lucidité les défis persistants et de dégager des directives claires pour la poursuite harmonieuse et efficace de nos interventions. » Cette session, a précisé le ministre Wagué, permet d’examiner plusieurs documents essentiels relatifs à la poursuite de la mise en œuvre du PCRSS et du projet Malidenko pour l’exercice 2026. Il s’agit notamment de « l’état d’exécution des recommandations issues de la session précédente, de faire le compte rendu des travaux de ladite session, du rapport d’activités couvrant la période de janvier à septembre 2025, ainsi que du plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026. » « Au 30 septembre 2025, les résultats obtenus illustrent non seulement la pertinence et l’efficacité de l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) mais, également, la qualité de la coordination institutionnelle, la mobilisation soutenue de l’ensemble des acteurs et l’implication dynamique des communautés de base », a ajouté le ministre en charge de la Réconciliation nationale. « Si les avancées enregistrées méritent d’être saluées, elles nous interpellent aussi sur la nécessité de préserver cet élan, de redoubler d’efforts et d’accélérer l’exécution des activités afin d’atteindre pleinement les objectifs assignés », a-t-il reconnu. Par ailleurs, il a invité les participants à aborder les travaux de cette session avec « le sens de la responsabilité, la hauteur de vue et la rigueur méthodologique qui ont toujours caractérisé (leurs) engagements ». « Les orientations et décisions que nous adopterons, au terme de nos échanges, auront des répercussions directes sur la stabilité, le relèvement socio-économique et la cohésion des communautés dans les zones d’intervention », a-t-il ajouté. Le coordinateur du projet Malidenko, Amadou Traoré, a rappelé qu’il s’agit d’un projet dont l’objectif est de doter les communautés rurales d’infrastructures sociales de base, résilientes aux changements climatiques. Le projet a démarré en février 2025 pour une durée de quatre ans. Les zones d’intervention sont six régions dans le Nord du Mali (Kidal, Taoudénit, Tombouctou) et trois dans l’Ouest (Kayes, Nioro, Nara) Aliou N’Diaye, spécialiste du suivi-évaluation du projet PCRSS, a affirmé qu’« en termes d’acquis, le projet a beaucoup apporté dans les différents secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’hydraulique, le commerce dans ces zones d’intervention. Aujourd’hui, plus de 184 projets ont été réalisés dans ces zones. » MMD/MD (AMAP)
San : Un blessé grave et d’importants dégâts matériels suite à un incendie à Karantéla
San, 24 novembre (AMAP) Un camion transportant des céréales en provenance de Djibasso au Burkina Faso a pris feu samedi à Karantela, dans la commune urbaine de San, a constaté l’AMAP. Selon les premiers constats, un blessé grave qui est à déplorer a été évacué au Centre de Santé de Référence (Csréf) pour sa prise en charge et des dégâts matériels sont considérables. Selon des témoins et certains propriétaires de marchandises, le feu serait parti d’un bidon d’essence se trouvant dans le camion avant de se propager dans le quartier. L’incendie, d’une rare intensité, a mobilisé les agents de la protection civile, appuyés par les habitants du quartier qui ont réussi à maîtriser le feu après plusieurs heures d’effort. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)
Coordination des fréquences : Les pays de l’AES de signent un accord pour l’intégration numérique régionale
Bamako, 21 nov (AMAP) Les membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé, vendredi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, un accord de coordination des fréquences destiné à « renforcer l’harmonisation des politiques numériques régionales », a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services du ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cette signature à laquelle a pris part le ministre Alhamdou AG Ilyène, est intervenue en marge de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso, Cet accord, fruit de plusieurs mois de travaux techniques, prévoit notamment « l’harmonisation des paramètres et des procédures de coordination des fréquences, la mise en place de mécanismes d’échange d’informations entre les régulateurs nationaux, ainsi que l’organisation de réunions régulières pour résoudre les éventuelles interférences aux frontières. » « Ressource vitale pour les communications mobiles, la radiodiffusion, les services de sécurité et l’essor des technologies émergentes, le spectre nécessite une coordination rigoureuse pour éviter les interférences, améliorer la qualité des services et accompagner les transformations numériques en cours », indique un communiqué du ministère malien en charge de la Communication. Les ministres et les directeurs généraux des autorités de régulation ont rappelé « l’importance capitale de cet accord, destiné à garantir une gestion harmonisée et efficace du spectre radioélectrique dans les zones frontalières. : Les parties prenantes ont réaffirmé leur « volonté de traduire cet accord en actions concrètes dès les prochains mois, afin de garantir des communications fiables, modernes et sécurisées au service des populations du Sahel. » La cérémonie a enregistré la présence des ministres en charge de la Communication et du Numérique du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ainsi que du Ghana, invité d’honneur, aux côtés d’experts et de responsables des autorités nationales de régulation. Par ailleurs, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, a pris mardi 18 novembre 2025, dans la capitale burkinabè, à l’ouverture officielle de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso. Invité spécial aux côtés du Niger et du Ghana, invité d’honneur, le ministre était accompagné d’une forte délégation composée des principales structures de son département, ainsi que de représentants du secteur privé malien, témoignant de l’engagement du Mali à renforcer la coopération technologique et l’intégration numérique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers cette participation, le Mali réaffirme « son attachement à une transformation digitale souveraine, adaptée aux réalités du Sahel et à la dynamique d’intégration portée par les plus hautes autorités de nos États. » La cérémonie présidée par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, a également enregistré la présence du ministre nigérien en charge du Numérique. Ce qui marque la volonté des trois pays de l’AES de consolider une vision partagée : faire du numérique et de l’intelligence artificielle des leviers de transformation, de souveraineté technologique et de développement socio-économique. MMD/MD (AMAP) ‘’’ ‘’/ / Coordination des fréquences : Les pays de l’AES de signent un accord pour l’intégration numérique régionale Bamako, 21 nov (AMAP) Les membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont signé, vendredi, à Ouagadougou, au Burkina Faso, un accord de coordination des fréquences destiné à « renforcer l’harmonisation des politiques numériques régionales », a appris l’AMAP de source officielle. Selon les services du ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, cette signature à laquelle a pris part le ministre Alhamdou AG Ilyène, est intervenue en marge de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso, Cet accord, fruit de plusieurs mois de travaux techniques, prévoit notamment « l’harmonisation des paramètres et des procédures de coordination des fréquences, la mise en place de mécanismes d’échange d’informations entre les régulateurs nationaux, ainsi que l’organisation de réunions régulières pour résoudre les éventuelles interférences aux frontières. » « Ressource vitale pour les communications mobiles, la radiodiffusion, les services de sécurité et l’essor des technologies émergentes, le spectre nécessite une coordination rigoureuse pour éviter les interférences, améliorer la qualité des services et accompagner les transformations numériques en cours », indique un communiqué du ministère malien en charge de la Communication. Les ministres et les directeurs généraux des autorités de régulation ont rappelé « l’importance capitale de cet accord, destiné à garantir une gestion harmonisée et efficace du spectre radioélectrique dans les zones frontalières. : Les parties prenantes ont réaffirmé leur « volonté de traduire cet accord en actions concrètes dès les prochains mois, afin de garantir des communications fiables, modernes et sécurisées au service des populations du Sahel. » La cérémonie a enregistré la présence des ministres en charge de la Communication et du Numérique du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ainsi que du Ghana, invité d’honneur, aux côtés d’experts et de responsables des autorités nationales de régulation. Par ailleurs, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou AG Ilyène, a pris mardi 18 novembre 2025, dans la capitale burkinabè, à l’ouverture officielle de la 20ᵉ édition de la Semaine du numérique du Burkina Faso. Invité spécial aux côtés du Niger et du Ghana, invité d’honneur, le ministre était accompagné d’une forte délégation composée des principales structures de son département, ainsi que de représentants du secteur privé malien, témoignant de l’engagement du Mali à renforcer la coopération technologique et l’intégration numérique au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers cette participation, le Mali réaffirme « son attachement à une transformation digitale souveraine, adaptée aux réalités du Sahel et à la dynamique d’intégration portée par les plus hautes autorités
Frappes aériennes des FAMa dans la Région de Kidal (Communiqué)
Bamako, 23 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené samedi, 21 novembre 2025, deux frappes ciblées dans la Région de Kidal (Nord), a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué. À 5 km au sud d’Abeïbara, un véhicule logistique terroriste camouflé sous une bâche a été détruit par une frappe aérienne, provoquant une violente explosion. Dans la foulée, un second objectif abritant un regroupement de terroristes a été neutralisé par une frappe distincte, selon la même source. « Ces objectifs, précise le communiqué, avaient fait l’objet d’une observation prolongée avant leur traitement. » L’état-major général des Armées indique que les opérations de recherche et de destruction des refuges terroristes « se poursuivent activement sur l’ensemble du théâtre nord. » OS/MD (AMAP)
Tenenkou : Démarrage d’un nouveau projet en faveur des jeunes
Tenenkou, 22 nov (AMAP) Le projet citoyen Actif destiné aux jeunes a été lancé, ce samedi 22 novembre 2025, dans la salle de spectacle de la Maison des jeunes de Tenenkou, lors d’une cérémonie présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko. Le projet a pour objectifs, entre autres, « la formation d’une centaine de jeunes au leadership, sur la décentralisation, la participation citoyenne et le genre », Et, aussi, sur l’organisation de cafés citoyens et débats publics entre jeunes et autorités locales, de camp pour la citoyenneté active et la cohésion sociale, de campagne digitale pour la paix et la gouvernance inclusive et, enfin, l’organisation de la Coupe de la paix et de la cohésion sociale. Ce nouveau projet couvrira quatre Communes du Cercle de Tenenkou : Diaka, Diafarabé, Ouro Ardo et Ténenkou pour une durée de 10 mois. En présence de représentants des services techniques, des organisations de la société civile et des leaders des jeunes des communes bénéficiaires du projet, plusieurs interventions ont ponctué cette cérémonie dont celle du maire de la Commune urbaine, Allaye Cissé, qui a salué le lancement du projet citoyen Actif dans sa commune. « Une initiative qui contribuera, à coup sûr, à renforcer la gouvernance locale et d’améliorer la cohésion sociale », a-t-il espéré. Il a adressé ses « vifs remerciements : au projet citoyen Actif ainsi qu’à son partenaire, le Fonds d’appui au moteur du changement (FAMOC II) pour le choix porté sur sa Commune, avant de réaffirmer son « engagement à tout mettre en oeuvre pour la réussite du projet. » Le porteur du projet, Ousmane Kébé, s’est félicité de la forte mobilisation des populations, notamment des jeunes, preuve de leur engagement et leur détermination à promouvoir et défendre les intérêts de leurs communautés. Il a affirmé que cette cérémonie marque le démarrage officiel des activités du projet dans le Cercle de Tenenkou. Il a invité les jeunes et l’ensemble des parties prenantes « à se mobiliser autour des objectifs du projet. » Le 2e adjoint au préfet s’est, également réjoui du lancement du projet citoyen Actif dans le cercle de Tenenkou. Le capitaine Boubacar Sissoko a indiqué que c’est « une aubaine pour améliorer la gouvernance locale et la participation inclusive des jeunes dans la gestion des affaires publiques. » Il a adressé ses « remerciements sincères », non seulement au porteur du projet f mais aussi son partenaire FAMOC II ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères du Danemark. » Il a rappelé que » l’Administration restera toujours disposée à accompagner toutes les initiatives qui concourent à l’amélioration du cadre de vie des populations. » Une prestation d’artistes locaux a donné une saveur particulière à l’évènement. AS/MD (AMAP)
Kolondièba : La situation du carburant inquiète la population
Kolondièba, 22 nov (AMAP) Sur huit grandes stations à Kolondieba, seule la station Petro Sy est en service, suscitant l’inquiétude qui se lit sur le visage des clients. Malgré tout, le prix du carburant est à 775 Fcfa le litre. Des efforts sont en cours pour améliorer la situation, selon les autorités. NMK/MD (AMAP)
Sénégal-Mali : Audience du président Bassirou Diomaye Faye à Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre malien en charge des Transports
Bamako, 22 nov (AMAP) Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé, vendredi, après-midi, à Dakar, une audience à Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre malien des Transports et des Infrastructures, qui conduit une mission dans la capitale sénégalaise, du 17 au 21 novembre 2025, a annoncé la Radio télévision sénégalaise (RTS). Mme Dembélé a transmis au chef de l’État sénégalais « les remerciements du gouvernement et du peuple maliens à la suite des mesures prises par les autorités sénégalaises ayant permis de lever les obstacles liés aux conteneurs maliens au port de Dakar. » Cette démarche des deux pays illustre la solidité de leurs relations et « la volonté partagée de préserver une coopération fluide et fraternelle. » Composée de membres de son cabinet, des représentants des chargeurs maliens, des transporteurs et des opérateurs économiques, la délégation malienne a multiplié des rencontres avec les autorités et acteurs portuaires du Sénégal, a annoncé, vendredi, un communiqué de la Cellule de communication du ministère malien des Transports et des Infrastructures (MTI). Ce séjour sénégalais du ministre des Transports et des Infrastructures a commencé par la rencontre ministérielle conjointe sur les marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar. Elle était animée par le ministre sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime, Dr Fatou Diouf, et son homologue, Mme Dembélé Madina Sissoko. Dr Fatou Diouf a rappelé la profonde unité entre les deux pays, « Le Sénégal et le Mali sont un seul et même peuple, liés par l’histoire, la géographie et des familles qui se retrouvent de part et d’autre des frontières artificielles », a-t-elle déclaré. Au regard de ces « liens forts », le Sénégal et le Mali ont eu des échanges fructueux et constructifs. Les deux pays conviennent « de la mise en place d’un plan d’action pragmatique en deux volets pour désengorger le Port autonome de Dakar et fluidifier cet axe stratégique, car, près des deux tiers des échanges commerciaux maliens passent par le Sénégal. » La situation des 2 400 conteneurs maliens bloqués au port de Dakar a été largement évoquée. Bamako et Dakar ont insisté « sur la nécessité de trouver rapidement des solutions immédiates et durables. » Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, indiqué que les relations entre le Mali et le Sénégal « reposent sur une communauté de destin due à l’histoire et à la géographie, soutenue par la volonté populaire et entretenue par une coopération multiforme. » « Nos deux pays, a-t-elle poursuivi, sont absolument appelés à assumer, sans jamais fléchir, le destin de fraternité et de voisinage associés. » Rappelant que près de 60 % du commerce extérieur malien passe par le corridor Dakar-Bamako, Mme Dembélé a souligné que « cette artère vitale symbolise l’interdépendance des deux économies et doit devenir un modèle de coopération régionale ». Elle a, également, rendu hommage aux opérateurs économiques et chauffeurs des deux pays, tout en observant une minute de silence en mémoire des victimes de l’insécurité sur le corridor. Les deux parties ont placé ces échanges sous le leadership des deux chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita et Bassirou Diomaye Faye, visant « à instaurer une gouvernance partagée pour un corridor plus fluide, sécurisé et compétitif, au bénéfice des populations maliennes et sénégalaises » Les discussions se sont poursuivies avec les interventions des experts techniques et des représentants des deux délégations. OS/MD (AMAP)
Lancement de la Plateforme des femmes de la Confédération des Etats du Sahel (AES), section du Mali
Bamako, 21 nov (AMAP) Le lancement de la Plateforme des femmes de la Confédération des Etats du Sahel (AES), section du Mali, a eu lieu vendredi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) lors d’une la cérémonie festive présidée par le ministre de Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille Mme Diarra Djénébou Sanogo, en présence de nombreux invités. Toutes habillées en pagne tissé vert et blanc, les drapeaux du Burkina Faso, du Mali et du Niger a la main les femmes du Mali sont venues massivement à cette cérémonie, « d’une importance capitale pour notre pays. » « La Plateforme a pour but de mettre en place un cadre de concertation et d’échange en vue de mener des réflexions, de prendre des initiatives et actions de développement, économique sociale culturelle et environnementale », a déclaré le ministre. Ces objectifs seront réalisés « en tenant compte de l’égalité, du genre, de l’autonomisation et de la participation des femmes dans toutes les sphères de la vie sociale. » Egalement, la Platedforme « vise à réaliser des activités communes aux trois Etats pour une plus grande participation des femmes dans la mise en œuvre de la vision des chefs d’Etats de la Confédération des Etats du Sahel. » Pour sa part, la présidente du Plateforme, Mme Dembélé Aissata M’baye, a dit que « l’objectif est de fédérer les expériences et les forces pour mener, dans l’unité d’action, la lutte pour la défense de la patrie et l’unification des peuples de l’AES. » « Je mesure la hauteur des attentes et l’ampleur des missions qui viennent de nous être confiées. Ainsi, je placerais ce mandat sous le sine du rassemblement, de l’ouverture, de la transparence et, surtout, de l’écoute avec l’accompagnement des pionnières », a précisé Mme Dembélé. Le ministre de la Promotion, de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a indiqué que la mise en place de cette plateforme nationale « s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de participation active des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle, au processus de paix de sécurité, de stabilité, de cohésion, de développement durable dans l’espace AES pour faire jouer à la femme son rôle de premier plan. » Elle a ajouté que cette structure est la concrétisation des engagements pris par les ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre de la Confédération des Etats du sahel (AES), lors de la Déclaration de Bamako, le 1er aout 2024, et celle de Niamey, le 17 juin 2025. Cependant, selon le ministre, la Déclaration de Niamey prévoit, également, la mise en place d’un Cadre de concertation des ministres en charge de la Promotion de la femme et du genre, d’un Comité national technique et d’une Plateforme régionale des organisations des femmes et de la Confédération. « Je voudrais inviter toutes les organisations de la Société civile féminine à travailler, main dans la main, pour soutenir toutes les initiatives et actions de notre Plateforme nationale. Et, aussi, des organisations de femme « afin qu’elles soient un véritable outil de travail et un levier de développement pour nos autorités », a plaidé Mme Diarra Djénébou Sanogo. BT/MD (AMAP)

