Crise des hydrocarbures à Bamako : L’embellie se poursuit
Bamako, 26 nov (AMAP) Ha oui ! Tout indique, ce matin du mercredi 26 novembre 2025, que la situation s’est améliorée ces derniers quant à l’approvisionnement en carburant dans la ville de Bamako. La circulation reprend. Les embouteillages aussi. La légendaire « incivisme dans la circulation bamakoise » a refait surface. Des insultes entre usagers de la route pour se faire respecter ou se rendre justice contre tout non-respect du Code de la route rendent nostalgique déjà de ces petits matins cames des derniers jours où la circulation était clairsemée et très fluide. Sur la route de Samè, en Commune III du District de Bamako, devant le ministère de l’Éducation nationale, en empruntant la voie de Koulouba, en passant devant le ministère de la Défense, le stade Ouezzin Coulibaly, le Lycée Aminata Bâ (ex- lycée des jeunes filles) et l’ÉCICA, jusqu’au quartier de Médina Coura, en Commune II du District de Bamako…la vie a repris ! Ainsi, depuis 07h du matin, sur la route principale de Kati, côté Samè, c’est le même engouement des usagers de la route. Déjà à 08h, sur notre engin à deux roues, un litre et demi d’essence à 1 000 Fcfa dans le réservoir, vendu ces derniers mois, clandestinement, à 3 000, 4 000, voire 5 000 Fcfa avec de « jeunes crapules : devenus des contre-bandiens urbains. Bref…de 08 à 09 heures nous nous sommes rendus compte que l’embellie a commencé, Les quelques stations de service sur le trajet servent le liquide précieux. Pas de files interminables. Des populations un peu plus joyeuses. « Bina, ce clown, trouves-le moi, je lui ferai un sort moins enviable… », crie fièrement Fatim, rencontrée à la station-service Oryx, au quartier Badialan I non loin du stade Mamadou Konaté. Cohésion nationale dans la difficulté, l’adversité. Patriotisme ambiant. Tout indique qu’on est prêt à tout « contre n’importe quel ennemi du pays. » Au niveau du camp des sapeurs-pompiers, un sergent-chef de police, Bernard Denon, nous dit que les autorités de la Transition « font face actuellement à deux priorités : la lutte contre le terrorisme ainsi que la crise du carburant et ceux qui font la surenchère ». A califourchon à la place arrière de ma moto, au carrefour du Grand hôtel, le jeune policier se nous dit avoir laissé sa moto hier (Ndlr, mardi) à son lieu de garde, vers 16 heures, en raison d’une panne sèche. Outre l’embouteillage de ce matin, beaucoup de motos sont au parking du stade Ouezzin Coulibaly. Pour confirmer que le liquide précieux est disponible dans d’autres quartiers du District de Bamako en dehors de ceux des communes III et II. Circulation alternée oblige, sur la voie traversant le quartier de Bagadadji, passant devant l’Assemblée nationale et la grande Mosquée de Bamako, tout est normal, L’embouteillage habituel des jours ordinaires est revenu. « Depuis hier 19 heures, j’ai fais le plein…Fini de rallier mon lieu de travail à pied…A bas les terroristes…Vive le Mali…», crie aussi fort qu’il peut Modibo dit Van, devant le Carrefour des jeunes. Ici, aussi, tout semble revenir à la normale. Mieux, au cours de reportage, nous avons constaté des camions citernes approvisionnant d’autres stations-service, dans la même Commune III. Bon présage pour les Bamakoises. OD/MD (AMAP)
Pénurie de carburant : Grosse lueur d’espoir à Bamako
Bamako, le 25 nov (AMAP) Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue aussi vite que celle qui annonçait, ces derniers mois, l’arrivée de camions citernes dans une station-service ! Moins de files devant les points de distribution d’essence, contrairement à la période du pic de la crise des hydrocarbures. Fluidité devant les pompes… du moins dans certaines stations-service en Commune III du District de Bamako. Les quelques clients en rang n’ont plus l’angoisse, ce mardi 25 novembre, de s’entendre dire : « A bana » (C’est fini)… Chacun est ravi d’être servi en moins de 20 minutes. Jean, pantalon moulant, tee-shirt rose mettant, teint un peu clair, éclairci, pour être exact Aïcha Touré, âgée 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocuteur affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ». « Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses » dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle. Non, loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au bas de la colline du quartier, pas de file. « C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant…On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela », se réjouit un jeune homme. À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres … c’est le soulagement. OD/MD (AMAP)
Mopti (Centre) : L’armée neutralise un dépôt de carburant terroriste, selon l’Etat-major
Bamako, 26 nov (AMAP) L’état-major général des Armées annonce que les vecteurs aériens des FAMa ont répéré et neutralisé, mardi, « avec efficacité un dépôt de carburant appartenant aux terroristes, situé à 19 km au nord de Sofara, dans la Région de Mopti (Centre). Des frappes, dans le « cadre de la surveillance du territoire » ont, également, détruit « une base des Groupes armés terroristes à 30 km à l’est de Tidermène et à 80 km au nord de Menaka », dans le Nord du Mali, ajoute le communiqué de l’armée. L’état-major général des Armées rassure la population du plein «engagement des Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre les terroristes sur l’ensemble du territoire.) MMD/MD (AMAP)
Journée des Droits de l’Enfant à San : Plaidoyers de haut niveau en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant
San, 26 nov (AMAP) La Journée internationale des droits de l’enfant dont la 36e anniversaire a été célébrée, mardi, 25 novembre 2025 à Santoro et Karantéla, est destinée à mener des plaidoyers de haut niveau pour renforcer les mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a indiqué le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de San (Centre), Seydou Bagayoko. M. Bagayoko, qui a présidé la cérémonie, a poursuivi : « Les objectifs spécifiques visent à favoriser la participation active des enfants à travers l’élaboration d’un mémorandum contenant des recommandations concrètes, pertinentes et actionnables, formulées par les enfants eux-mêmes, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance (novembre 2025), » Il s’agit, aussi, de renforcer les capacités des enfants à porter le plaidoyer sur la planification et la budgétisation sensibles aux enfants, réaliser des sessions de plaidoyer auprès des autorités (présidence, gouvernement, Conseil national de la Transition, Conseil économique, social, culturel et environnemental). Il s’agit, tout aussi, à travers cette édition, « d’organiser un atelier impliquant tous les acteurs étatiques concernés, les Partenaires techniques et financiers et les enfants pour élaborer des notes budgétaires sectorielles selon les priorités choisies par les enfants et la finalisation du document de plaidoyer avec des recommandations fortes et actionnables. » Il faut, également informer et sensibiliser les décideurs, la population, le secteur privé, les femmes et les enfants aux niveaux national, régional et local sur la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Parlant de la situation des droits de l’enfant au Mali, M. Bagayoko a dit, à cet effet, que « notre pays a enregistré, ces dernières années, des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, contribuant à l’amélioration des droits de l’enfant. » « Toutefois, de nombreux enfants restent confrontés à des privations majeures limitant la pleine réalisation de leurs droits’, a alerté. le conseiller aux Affaires économiques et financières. Les données de pauvreté révèlent, également une forte exposition des enfants aux privations multiples : en 2021, 28 % des enfants manquaient d’au moins trois services importants pour leur bien-être, (santé, éducation, eau, hygiène, nourriture, logement sûr, énergie et protection). Ce taux a augmenté pour atteindre 35,6 % en 2024, selon les données provisoires. S’agissant de l’intégration des droits de l’enfant dans la planification à l’échelle sectorielle, plusieurs documents de planification prennent en compte les problématiques spécifiques aux enfants, notamment le Programme de développement socio-sanitaire (PRODESS), depuis sa première génération en 1998 jusqu’à la cinquième actuellement en cours, couvre notamment la santé maternelle et infantile. La Politique nationale de nutrition (2011–2021), en cours de révision, continue de cibler la malnutrition des enfants de moins de cinq ans de manière holistique ; le Programme décennal de l’éducation (PRODEC II) propose des réformes éducatives multisectorielles, la stratégie WASH en milieu scolaire (2018–2025), révisée en 2021, prend en compte les enjeux d’hygiène menstruelle. « Depuis 2010, l’intégration des enjeux liés aux enfants dans les documents de planification s’est renforcée, avec des interventions de plus en plus multisectorielles, sensibles au genre et inclusives des enfants vulnérables ou marginalisés », a fait remarquer le conseiller aux affaires économiques et financières. En ce qui concerne la budgétisation sensible aux droits de l’enfant, le représentant du gouverneur a affirmé que dans le secteur de l’Education, les dépenses ont plus que doublé, passant de 233 milliards Fcfa en 2010 à 558 milliards Fcfa en 2025 (+105 %). L’éducation de base représente près de la moitié de ces dépenses, avec une croissance de 19% entre 2018 et 2024. L’éducation secondaire générale, bien que modestement financée, est passée de 9 à 65 milliards Fcfa sur la même période. Toutefois, la part du budget national consacrée à l’Education est restée relativement stable, autour de 19–20 %. Les dépenses dans le secteur de la Santé ont augmenté de 29% entre 2011 et 2025, passant de 120 à 154,4 milliards FCFA. Malgré cette hausse, leur part dans le budget total reste autour de 7 %. Les programmes de Soins de santé primaires et de lutte contre la maladie en absorbent environ un tiers. Les dépenses pour la disponibilité de médicaments et de vaccins, bien qu’en forte progression (de 9 à 65 milliards Fcfa entre 2018 et 2024), demeurent insuffisantes face aux besoins. Les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille tenus dans toutes les Régions du Mali et du District de Bamako ont, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des enfants, notamment des filles et des enfants en situation de vulnérabilité, entre autres, recommandé la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Outre des autorités administratives, on notait aussi la présence, à cette célébration, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, des légitimités traditionnelles, des organisations de la Société civile, des enfants venus majoritairement d’écoles professionnelles et de l’orphelinat Dofini de Parana. NC/MD (AMAP)
Journalisme de solution, lutte contre la désinformation et discours de haine : 90 journalistes outillés
Bamako, 25 nov (AMAP) Quelque 90 journalistes et blogueurs, ont été formés en journalisme de solution, sur la lutte contre la désinformation et les discours de haine, pendant deux jours (24-25 novembre 2025), au centre Abbé David, de Sébénicoro, à Bamako. Cette session de formation est une initiative du groupe de presse Mali-Tribune, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’appui aux moteurs de changement (FAMOC), dans le cadre du projet : Campagne de communication sur « la coexistence pacifique ». La responsable du projet, Aminata Yattara s’est rejouie de la réussite de la formation. « Nous sommes dans un pays qui traverse aujourd’hui une multitude de crises et comment nous, journalistes, on peut faire face à ces crises, comment apaiser la population tout en faisant notre travail, en étant intègres et équilibres dans le traitement de l’information », a dit Mme Yattara. Elle a fait savoir que ce projet de formation a été orienté sur « le journalisme de solution » pour renforcer les capacités, non seulement, des journalistes de la rédaction de Mali-Tribune mais, aussi, des journalistes d’autres rédactions et certains blogueurs. La première journée a été consacrée au « journalisme de solution », exposé par le Alex Kalambry, directeur du Groupe de presse Mali-Tribune. Dans ses explications M. Kalambry a développé les modulessur « comprendre le journalisme de solution », « repenser le rôle du journalisme », « identifier un sujet solutionnable », entre autres. Il a souligné que le journalisme de solution « est une démarche journalistique rigoureuse qui consiste à enquêter sur les problèmes et sur les réponses apportées à ces problèmes, en évaluant leur efficacité, leurs limites et les enseignements qu’elles offrent. » Selon le journaliste formateur, il ne s’agit pas d’un journalisme « de compliments, ni de communication intentionnelle, c’est un journalisme d’enquête, fondé sur des faits vérifiables et qui cherche à répondre à une question simple. » « Il n’est pas centré sur l’émotion, il est centré sur l’impact réel, sur les mécanismes qui expliquent les résultats et sur les limites de la réponse étudiée », a-t-il précisé. Lors de deuxième journée, les échanges ont porté sur l’éthique et la responsabilité sociale du journalisme (la définition de la déontologie du journalisme, le respect de la vérité, l’honnêteté et l’exactitude, l’impartialité et l’indépendance, l’équité, la protection des sources) et sur la désinformation et vérification des faits. Ces sujets ont été présentés par le directeur technique de l’Agence nationale de presse du Mali, Moussa Diarra. ST/MD (AMAP)
16 jours d’activisme : le Mali mobilisé contre les violences faites aux femmes et aux filles
Bamako, 25 nov (AMAP) La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, a démarré, mardi, Journée internationale contre les violences faites aux femmes, celebree au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo. Dans son intervention, Mme Diarra a rappelé que la communauté internationale a décidé, cette année, de mettre l’accent sur les violences numériques, à travers le thème : « Unité pour mettre fin à la violence numérique contre toutes les femmes et les filles ». Elle a souligné qu’à l’échelle mondiale, une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. En 2025, 117 pays ont déclaré agir contre les violences numériques, mais les efforts demeurent dispersés face à un phénomène transnational. Le Mali, pour sa part, a retenu le thème national : « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et de préservation des valeurs culturelles des femmes et des filles au Mali ». Selon Mme Diarra Djénéba Sanogo, l’objectif est de sensibiliser les autorités politiques, administratives, religieuses ainsi que les populations sur les violences numériques, afin d’assurer une meilleure prévention et des réponses adéquates à toutes les formes de violences dirigées contre les femmes et les filles. De son côté, le représentant de l’UNICEF, Pierre Ngom, a rappelé que « la violence numérique constitue une forme de violence en pleine expansion, amplifiée par les nouvelles technologies et difficile à encadrer juridiquement. Selon lui, « ces violences en ligne réduisent au silence les femmes, les isolent et fragilisent leur participation à la vie publique mais, aussi, leur accès aux opportunités sociales, éducatives, économiques et politiques. » Le représentant résident de l’UNICEF a, également, précisé que, « malgré les progrès, une femme sur trois dans le monde continue de subir des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. » L’espace numérique, quant à lui, génère de nouvelles formes de menaces : abus d’images, deepfakes, désinformation sexiste, harcèlement coordonné, traque numérique, entre autres. Les données disponibles indiquent que la violence numérique touche entre 16 et 58% des femmes et des filles, selon les contextes, et qu’elle est souvent liée à des violences hors ligne, y compris des féminicides. Les femmes journalistes, responsables politiques, défenseures des droits humains et jeunes femmes figurent parmi les cibles les plus exposées. AC/MD (AMAP)
Primature : Réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes ce mardi
Bamako, 25 novembre (AMAP) La réunion ordinaire du Comité interministériel de Gestion des crises et catastrophes, s’est déroulée ce mardi, à la Cité administrative sous la présidence du Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a appris l’AMAP de source proche de la Primature. La même source précise que les participants ont échangé sur, entre autyres, le ravitaillement du pays en hydrocarbures et en denrées de première nécessité. La réunion a salué les progrès obtenus ces derniers jours dans l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Le Premier ministre s’est réjoui de la signature du protocole d’accord entre l’Etat et les pétroliers, un document qui permet désormais de réduire significativement les délais de stationnement des citernes à l’Office Malien des Produits Pétroliers, OMAP. Il a été noté de mettre fin aux files d’attente au niveau des stations-service. La situation des Régions non fournies en carburant et la solution de leur ravitaillement ont été également été abordées au cours de la rencontre. Le Général de Division Abdoulaye Maïga a saisi l’occasion pour féliciter les membres du gouvernement et les opérateurs pétroliers pour la mise en œuvre diligente du protocole d’accord relatif au dédouanement en 24h des camions citernes. La réunion a fixé des objectifs à atteindre avant la prochaine session qui se tient mardi prochain. KM (AMAP
Environnement : Tenue de la 3ème session ordinaire du comité de pilotage du projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali)
Bamako, 25 Novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 3ème session ordinaire du comité de pilotage du projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali) s’est tenue ce mardi, à l’Hôtel Azalaï, sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement, et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a constaté l’AMAP. C’était en présence du coordinateur du PRTD-Mali, Mamadou Diallo, des Gouverneurs de région et de plusieurs invités de marque. La session a procédé à la validation du bilan annuel 2025 et approuver le projet de plan de travail et de budget annuel 2026. Au cours de la cérémonie, deux films documentaires ont été projetés sur la réhabilitation de ville de Mopti, et sur la coopérative des femmes de Niamé sur les techniques de pêche. Selon la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, du démarrage du projet à la date du 15 octobre dernier, le taux global de décaissement est de 33,7% soit plus de 30,5 milliards Fcfa, décaissé sur un total d’environ 90,5 milliards Fcfa. Poursuivant que ce taux est satisfaisant et encourageant au regard du temps restant avant la fin du projet. « Ces efforts nous conduisent aujourd’hui à l’élaboration du PTBA 2026, un document stratégique, qui orientera la trajectoire du projet pour la prochaine année. Je note avec satisfaction que le montant prévisionnel du PTBA 2026, s’élève à plus de 23,4 milliards de Fcfa, un budget à la hauteur des ambitions que nous portons collectivement ». Depuis le lancement du projet, il y a 2ans, a-t-elle expliqué, le PRTD, a enregistré des résultats significatifs malgré un contexte difficile. Au nombre des progrès, Mme Doumbia Mariam Tangara a cité, le renforcement massif des capacités avec plus de 700 personnes formées dont 104 femmes dans le domaine de l’environnement, du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Y compris la mise en place d’un Master en ingénierie du développement durable, l’élaboration et l’adoption de 87 plans de développement économique et social, la restauration de plus de 1.800 hectares de pâturages et la finalisation de 44 plans d’aménagement et de gestion forestières couvrant plus 340.000 hectares, la signature de contrat pour 48 sous projet de restauration représentant 2.581 hectares et bénéficient à plus de 88.616 personnes dont plus de 45.863 femmes. En termes d’avancées majeures relatives aux infrastructures hydrauliques, elle a énuméré notamment le dragage du quai de Mopti, l’élargissement et le rehaussement de la digue-route du gouvernorat. Selon la patronne du département en charge du Développement durable, l’aménagement du chenal du port de pêche de Konan dans la filière des produits forestiers non lignés produit plus 400 plans d’affaires subventionnés représentant plus de 9 milliards Fcfa. Sur le plan de la gestion, a-t-elle fait savoir, les acquis ont trait à la mise en place des unités régionales, le suivi en temps réel des activités et l’exécution rigoureuse du plan de passation des marchés. BT/KM (AMAP)
Le Mali et Barrick Gold règlent leur différend minier, ouvrant la voie à une normalisation des opérations (Communiqué)
Bamako, 24 nov (AMAP) La société Barrick Mining Corporation a annoncé, lundi, être parvenue à un accord mettant fin à tous les différends avec le gouvernement malien concernant les mines de Loulo et de Gounkoto, marquant une avancée majeure dans l’un des bras de fer économiques les plus sensibles du pays. « Toutes les charges retenues contre Barrick, ses filiales et ses employés seront abandonnées », a indiqué la compagnie, dans un communiqué publié sur son site, confirmant que les démarches judiciaires pour la libération de quatre employés détenus ont déjà commencé. Ce règlement met un terme à plusieurs mois de tension entre le Mali et l’un de ses plus importants investisseurs étrangers, permettra de restituer à Barrick le contrôle opérationnel complet du complexe Loulo-Gounkoto après une période d’administration provisoire imposée par l’État. Selon le communiqué de presse, l’accord inclut également le retrait par Barrick des recours en arbitrage en cours devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), signe d’un retour de confiance entre les parties et d’un virage vers la coopération après une période marquée par des frictions juridiques, financières et politiques. La crise trouve son origine dans des désaccords sur les évaluations fiscales, les déclarations de production et les obligations de partage des revenus. Les autorités maliennes reprochaient à Barrick de sous-déclarer certains volumes d’exportation et d’être redevable de paiements fiscaux supplémentaires. L’entreprise rejetait ces accusations, affirmant avoir respecté ses conventions minières et accusant le gouvernement de remettre en cause des accords précédemment conclus. OS/MD (AMAP)
Mali : Formation de deux jours en journalisme de solution, sur la lutte contre la désinformation et les discours de haine
Bamako, 24 nov (AMAP) Le groupe de presse Mali-Tribune, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC), organise, depuis lundi matin, au centre Abbé David, de Sébénicoro, une session de formation au profit d’une cinquantaine de journalistes et bloggeurs sur le journalisme de solution, la lutte contre la désinformation et les discours de haine. Selon Aminata Yattara du Grouge de presse Mali-Tribune, cette session de formation de formation de deux jours (24-25 novembrec2025)a été initiée dans le cadre de la subvention que « nous avons obtenue sur le thème : La coexistence pacifique ». « Notre pays traverse, depuis des années, des tensions, des fractures sociales, des incompréhensions communautaires et des crises multiformes qui ont profondément affecté la cohésion nationale », a-t-elle rappelé. « Pourtant, au cœur de ces épreuves, de nombreuses initiatives locales, citoyennes, religieuses, institutionnelles ou traditionnelles œuvrent chaque jour pour maintenir des ponts, rétablir la confiance, apaiser les conflits et reconstruire des liens de paix », a dit Aminata Yattara. Mais, « malheureusement, ces efforts restent souvent invisibles dans l’espace médiatique », a-t-elle déploré. « Notre responsabilité, en tant que journalistes, est de les rendre visibles. Il ne s’agit pas d’embellir la réalité ou de produire des récits naïfs, il s’agit de chercher, documenter et expliquer ce qui fonctionne, ce qui apaise, ce qui redonne de l’espoir avec la même rigueur que celle que nous appliquons lorsque nous enquêtons sur les problèmes. » Elle a expliqué que « le journalisme de solutions n’est pas un journalisme de bonne nouvelle. C’est un journalisme rigoureux, utile, responsable, et constructif. » Elle a précisé que les résultats attendus de cette formation sont d’identifier des réponses crédibles et pertinentes aux défis de coexistence pacifique, d’enquêter sur les initiatives porteuses, d’analyser leurs résultats, leurs limites et leurs enseignements et de produire des articles approfondis, équilibrés et inspirants, au service du public. Aminata Yattara a exprimé sa gratitude au FAMOC pour la confiance placée en sa rédaction. « Cette subvention n’est pas seulement un appui financier, elle représente un investissement dans une presse engagée, rigoureuse et capable d’apporter un regard neuf sur les défis auxquels notre pays est confronté », a fait savoir Mme Yattara. ST/MD (AMAP)

