Visite officielle du Chef de l’État en Russie : Le Tatarstan ouvre ses industries automobiles civiles et militaires au Président Assimi Goïta
Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) La délégation présidentielle malienne a visité, jeudi, à Kazan, l’atelier de l’entreprise Rostec, géant mondial de construction d’hélicoptères dont la renommée parcourt les quatre coins du monde et a, aussi, reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la construction de la raffinerie d’or de Sénou, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta et la forte délégation qui l’accompagne ont eu droit en cette matinée du 26 juin, à Kazan, à une visite guidée des hauts responsables de ce géant mondial de construction d’hélicoptère dont la renommée parcourt les quatre coins du monde. Les hélicoptères Mi s’imposent pour la plupart par leur envergure notamment le transport de troupes ou de personnalités. « Le président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu que la délégation qui l’accompagne s’inspire de l’expérience et l’expertise russes pour un développement durable, une économie résiliente, une souveraineté renforcée. Pour donner corps aux protocoles d’accords signés dans plusieurs domaines, il était important de toucher certains aspects comme le transfert de compétences », a déclaré le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara. « C’est ce qui explique le choix de l’industrie, en particulier l’industrie militaire pour laquelle le Mali a de grandes ambitions. Dans un esprit de confiance, le partenaire russe a ouvert toutes les portes à la délégation malienne pour faire profiter de son expérience de développement et la mise en œuvre d’une stratégie d’équipement et d’industrialisation efficace », a ajouté le ministre de la Défense et des anciens Combattants. Pour le général de corps d’armée Sadio Camara, l’industrie du Tatarstan inspire dans ce sens : « Le gouvernement du Tatarstan, qui est une République de la Fédération de Russie, a voulu nous montrer les capacités industrielles remarquables sur son territoire, notamment les usines de construction d’hélicoptères et de véhicules utilitaires. Nous sommes très impressionnés par l’organisation et la qualité de ces usines. » « Nous comprenons ce qui fait la qualité et la robustesse des appareils russes que nous utilisons au combat. Nous avons compris la grande efficacité de ces appareils sur le terrain, sur le théâtre des opérations. C’est une source d’inspiration pour emprunter le même chemin », s’est enthousiasmé Sadio Camara. Le président Assimi Goïta a eu droit à une exhibition des véhicules blindés de combat et de transport de la compagnie Remdizel, spécialisée en solutions de défense. L’on pouvait admirer l’allure du blindé polyvalent K5385. Le chargé des Activités extérieures de la compagnie, Bulat Zainutdinov, a dit à la presse malienne toute leur fierté de l’intérêt que les autorités du Mali accordent à leurs solutions. Ce qui va les encourager à produire davantage d’engins appropriés pour la clientèle, dans un secteur à forte concurrence. Aux côtés des engins de Remdizel, se trouvaient des prototypes de véhicules de l’usine de construction de camions à usage civil, Kamaz qui entend s’ouvrir davantage au Mali et à l’Afrique. Elle est déjà réputée pour avoir remporté des victoires au Rallye Paris-Dakar. Dans le grand atelier de l’entreprise Rostec, les bruits assourdissants de soudeuses, de chalumeaux, de marteaux géants sur les composites et autres formes de métaux contrastent avec le décor qui s’offre à la vue des visiteurs du jour. De part et d’autres des allées, des ouvriers s’affairent à l’assemblage. Ici, une cabine prend forme, là des hélices entreposées, devant des matériaux de fuselage. Les membres du gouvernement présents, ceux du cabinet du Chef de l’État et autres collaborateurs techniques tentent de capter les quelques mots qui résistent au grand bruit des lieux, venant des explications traduites en français du guide russe affecté au Président de la Transition. Tout de même, chacun trouve son compte avec les panneaux descriptifs des appareils proposés à être visités. Ici les colosses toisés sont des hélicoptères utilitaires lourds Mi-8MTV-1, des hélicoptères utilitaires légers Mi-24, des hélicoptères de polices, de secourisme. Dans la matinée, le Président de la Transition a reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la constitution de la raffinerie d’or de Sénou. Le groupe a présenté au Général d’armée Assimi Goïta une maquette, élément sensible, de la future plate-forme industrielle tant attendue, et dont la première pierre a été posée le 16 juin dernier. Sur le projet, le ministre des Mines, Amadou Keïta, dit que le Mali porte une attention particulière au transfert de compétences, volet important du projet. Le Mali et la Fédération de Russie ont entamé le processus de développement accéléré de leur coopération économique. Les deux Chefs d’État veulent faire du potentiel industriel du Tatarstan un levier stratégique. AS/MD (AMAP)
Journée internationale de lutte contre la drogue : Plus de 76 Tonnes de stupéfiants incinérées par l’OCS à Dio-Gare
Bamako, 26 juin (AMAP) L’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, jeudi, à l’incinération de plus 76 tonnes de produits stupéfiants à Dio-Gare, dans le Cercle de Kati, près de Bamako, a l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, « cette année, l’incinération porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies, du 27 juin 2024 à juin 2025, par les antennes OCS Bamako rive droite, gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT) ». S’y ajoutent les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la Police, la Gendarmerie et la Douane nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens. Pour le District de Bamako seul, a précisé le Colonel-major Keïta, l’opération porte sur 76, 605 tonnes de drogues. Les produits détruits, sont entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du Diazépam, du prototyde, de l’azote, ainsi que des appareils chicha et des goûts d’arôme. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millards de Fcfa. Cette édition 2025 est placée sous le thème international : « Les faits sont là: Investissez dans la prévention ». Au plan national le thème s’intitule « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali ». La cérémonie a été présidée par le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané, des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le fléau. La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. AT/MD (AMAP)
Jeux de l’AES : Le Niger remporte la lutte africaine et le tir à l’arc
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Niger a été le grand vainqueur, jeudi 26 juin 2025, d’une 6è journée marathon des 1ers Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (JAES) avec au programme trois compétitions (bras de fer sportif, lutte africaine et tir à l’arc). La lutte africaine s’est déroulée au stade Mamadou Konaté. Le Niger a fait honneur à son statut en remportant le tournoi avec 4 médailles d’or, 2 médailles de bronze devant le Burkina Faso (1 médaille d’or, 4 médailles d’argent et 1 médaille de bronze) et le Mali (1 médaille d’or, 2 médailles d’argent et 3 médailles de bronze). Les athlètes des trois pays se sont également affrontés au tir à l’arc sur le terrain annexe du stade du 26 Mars. Le Niger a remporté le tournoi avec 111 points contre 59 points pour le Burkina Faso et 45 points pour le Mali qui ont occupé respectivement les 2è et 3è places.La compétition du bras de fer sportif s’est déroulée au Palais des sports Salamatou Maïga. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont chacun engagé cinq athlètes qui étaient repartis entre six catégories de poids : -60kg, -72kg et +72kg (bras gauche et droit) chez les Hommes et -58kg, -65kg et +75kg (bras gauche et bras droit) chez les Femmes. Au classement général, le Mali s’est classé premier avec 8 médailles d’or, 2 médailles d’argent devant le Burkina Faso qui a décroché 2 médailles d’or et 8 médailles d’argent et le Niger (2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 2 médailles de bronze). Chez les Femmes, Moussokoura Sissoko du Mali s’est illustrée en remportant les deux médailles d’or de la catégorie des -65kg (bras droit et bras gauche) devant Martiale Sawadogo du Burkina Faso. Ali Nana Adija du Niger a remporté les deux finales bras droit et bras gauche de la catégorie des -58kg devant sa compatriote Kadija Abdoul Garba. La compétition s’est poursuivra ce vendredi 27 juin avec l’athlétisme au stade du 26 Mars, le karaté au Palais des sports Salamatou Maïga et la finale du tournoi de football qui mettra aux prises le Mali et le Niger au stade Mamadou Konaté. LD/MD (AMAP)
Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, en Espagne
Bamako, 26 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, représentera le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), du 30 juin au 3 juillet à Séville, en Espagne, a appris l’AMAP, de source officielle « Cette conférence est une opportunité unique pour présenter la vision du Mali en matière de développement durable et attirer des partenaires stratégiques », a indiqué un communiqué du Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA). À la tête d’une délégation comprenant les ministres des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou et de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, le Premier ministre portera la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Ces initiatives visent à moderniser le Mali, promouvoir l’innovation et renforcer son intégration régionale et internationale. La Vision Mali Kura 2063 repose sur onze projets structurants dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour un accès universel à l’électricité, et Industrialiser le Mali pour relancer le secteur industriel. La SNEDD, quant à elle, s’articule autour de cinq priorités : souveraineté et sécurité, refondation de la gouvernance, transformation économique, développement du capital humain et gestion durable de l’environnement. Le coût total de cette stratégie s’élève à 61 232,1 milliards de Fcfa, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de Fcfa. À Séville, la délégation malienne participera à des panels stratégiques de haut niveau et le Premier ministre tiendra des rencontres bilatérales avec des dirigeants et partenaires. La conférence vise à réformer l’architecture financière internationale et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour les objectifs de développement durable. En marge de l’événement, le général Maïga rencontrera la diaspora malienne en Espagne, pour renforcer les liens avec les communautés expatriées. OS/MD (AMAP)
La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable
Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel
Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP), tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)
La Grande muraille verte : Une 10 session du Conseil des ministres stratégique à Bamako
Bamako, 26 juin (AMAP) La 10è session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) tenue, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) revêt une importance stratégique, marquant une étape décisive pour adopter les principaux documents de planification et de gestion de l’Agence, a annoncé le premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture des travaux. Cette session devra aussi apprécier l’état d’avancement du processus de recrutement du nouveau secrétaire exécutif et faire le point sur les contributions des États membres. À cela s’ajoutent l’examen de la nouvelle stratégie continentale de la Grande muraille verte (GMV), les discussions des modalités de construction du futur siège de l’Agence à Nouakchott (Mauritanie) et la préparation, dans les meilleures conditions, de la prochaine conférence des chefs d’État et de gouvernement, prévue ici même au Mali, à partir du 25 octobre 2025. Le Mali assure la présidence en exercice de cette initiative d’envergure continentale, fondée sur une vision partagée de résilience, de durabilité et de prospérité pour les territoires sahélo-sahariens. Elle vise à lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la pauvreté à travers la création d’une ceinture verte de 8 000 km de long et 15 km de large, s’étendant du Sénégal à Djibouti. Le premier ministre malien a fait savoir que depuis sa création, l’APGMV incarne une ambition collective de restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la résilience des communautés rurales et construire une économie verte inclusive dans notre espace sahélien. Elle est l’engagement commun d’inverser le processus de dégradation des terres en vue d’atteindre la neutralité en termes de dégradation des terres. Selon le général de Division Abdoulaye Maïga, pour matérialiser cet engagement, les chefs d’État ont créé, le 17 juin 2010, à N’Djamena, au Tchad, cette Agence panafricaine sous l’égide de l’Union africaine (UA). Le chef du gouvernement a dit que le Mali, « conscient des responsabilités qui lui incombent, réaffirme son engagement à œuvrer pour une Grande Muraille Verte plus performante, plus inclusive et davantage orientée vers des résultats concrets, au bénéfice direct de nos populations. » Et d’ajouter qu’au delà des enjeux environnementaux, « cette initiative constitue un véritable corridor écologique et socio-économique en Afrique, une source d’inspiration mondiale pour d’autres initiatives de régénération écologique. » Il a, enfin, souhaité que cette session contribue de manière décisive à consolider les actions collectives, à affiner les visions stratégiques et à renforcer la coopération, dans l’intérêt supérieur des peuples. Pour le représentant des Partenaires techniques et financiers et représentant-résident du PNUD, Malaye Diop, les États africains subissent régulièrement les conséquences du changement climatiques, notamment la sécheresse, les inondations et autres dégâts naturels. « La Grande muraille verte lutte pour relever ces défis », a dit M. Diop. Il a salué le leadership des États africains qui se sont mobilisés pour cette initiative panafricaine et a réitéré « le dévouement des partenaires financiers à ne ménager aucun effort pour aider les pays membres de cette initiative. » De son côté, le ministre sénégalais de l’Environnement, Daouda Ngom, a expliqué que la Grande muraille verte n’est pas seulement une barrière contre la désertification, « mais une stratégie géopolitique économique, sociale et écologique pour l’Afrique. » Le ministre sénégalais a fait remarquer que la Grande muraille verte « est comme le levier de la souveraineté écologique et économique en reconnectant les territoires et en formant les nouvelles générations. » Il a remercié les autorités maliennes pour l’organisation de cette rencontre et réitéré l’engagement du gouvernement sénégalais à jouer pleinement son rôle dans la redynamisation de l’initiative Grande muraille verte. Quant à la ministre de l’Environnement de la Mauritanie, Mme Messoude Baham Mohamed Lagdhaf, elle a trouvé que l’initiative de la GMV est « l’expression d’une identité sahélo saharienne partagée symbolisant la résilience de nos peuples et la volonté commune de faire face ensemble aux défis de changement climatique, de la désertification et de la pauvreté. » « Elle incarne une ambition panafricaine profondément enracinée dans l’histoire, la géographie, l’aspiration légitime des communautés du Sahel », a dit la ministre de l’Environnement de la Mauritanie. Elle a expliqué que cette session intervient dans un contexte particulier, après la session extraordinaire tenue à Dakar, en février dernier, avec la participation active de tous les pays membres de l’Agence, des avancées notables ont été enregistrées. Elle a ajouté que la Mauritanie a fait de la lutte contre la désertification, la restauration des terres dégradées et l’adaptation au changement climatique, une priorité majeure du développement durable. À cet égard, l’initiative de la GMV constitue un levier stratégique, fondamental de la transformation du territoire, la promotion d’une économie verte inclusive et la prévention d’opportunité durable au bénéfice des populations. L’ouverture des travaux a noté la présence du ministre malien de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara et le secrétaire exécutif de l’APGMV, Dr. Brahim Said. NK/MD (AMAP)
Police de proximité : Validation du document de l’avant-projet
Bamako, 26 juin (AMAP) Les travaux de validation de l’avant-projet de cadre stratégique de la Police de proximité au Mali et son plan d’action 2025-2029 se tiennent, ce jeudi 26 juin, au gouvernorat du District de Bamako, sous la présidence du Commissariat à la réforme de la sécurité, a constaté l’AMAP. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly, la rencontre aura comme finalité l’élaboration d’un outil indispensable de planification qui s’aligne sur les priorités du Programme d’action gouvernemental 2025-2026. « Cette stratégie vise à engager sur des bases consensuelles profonde réforme pour des besoins d’anticipation », a-t-il soutenu. Le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Olivier Tshibola Mukuma, a apprécié cette occasion ‘d’enrichir le contenu du document et de poser les fondations d’un dispositif national de Police de proximité au service des communautés.’ Cette session vise à examiner le document de l’avant-projet du cadre stratégique afin de recueillir les observations, les recommandations et contributions des Organisations de la société civile (OSC) et des Partenaires techniques et financiers. Et, surtout, de renforcer la compréhension partagée de la vision malienne des objectifs principaux et mécanismes de la Police de proximité. Il s’agit, aussi, de finaliser et de valider un document inclusif et consensuel pour une mise en oeuvre à l’échelle nationale. Le concept « Police de proximité » est une démarche visant à rapprocher pacifiquement les institutions de sécurité des populations, dans le cadre de la gestion intégrée des questions de sécurité. Plusieurs initiatives ont vu le jour pour rapprocher les citoyens des services de sécurité avec plus ou moins de succès. OD/MD (AMAP)
Mairie du district de Bamako : Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est de plus de soixante milliards
Bamako, 26 juin (AMAP) Le budget additionnel de la Délégation spéciale de la mairie du district de Bamako est arrêté, en recettes et en dépenses, à la somme de Soixante un milliards cinquante-sept millions cent vingt-six mille neuf cent soixante-sept Fcfa, a appris jeudi l’AMAP, de source officielle La 2ème vice-présidente de la Délégation spéciale, Mme Maiga Djeneba Sacko, qui intervenait devant la 2ème session ordinaire, au titre de l’année 2025, portant sur l’examen et adoption du budget additionnel et d’autres sujets marquant la vie de la collectivité, a précisé que ce budget qui est soumis à l’appréciation « doit être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice auquel il s’applique. » Mme Maiga Djeneba Sacko, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de la quasi-totalité des membres, a rappelé que conformément aux dispositions de l’article 193 de la loi n°2023-004 du 13 mars 2023, portant Code des collectivités territoriales, le budget additionnel de la collectivité territoriale est établi en cours d’exercice, lorsque les résultats de l’exercice précédent sont connus. Ce budget « est destiné à réajuster les prévisions du budget primitif. Le budget additionnel est établi et voté dans les mêmes formes que le budget primitif. Le budget additionnel est un budget rectificatif du budget primitif qui se manifeste par, soit des compléments ou des réductions, soit par, des opérations nouvelles tant en recettes qu’en dépenses », a expliqué Mme Maiga. Elle a, aussi, ajouté que le budget additionnel, permet de réajuster les prévisions initiales en prenant en compte, dans le budget en cours, les décisions modificatives, les titres annulés ou admis en non-valeur, les mandats annulés ou atteints par la déchéance, le résultat du compte administratif. Mme Maiga a, aussi, indiqué qu’en ce début d’hivernage et, conformément aux instructions des autorités nationales, la collectivité a engagé l’opération de curage de caniveaux et des traversées sous chaussée. « Une opération qui contribuera à minimiser les dégâts liés aux inondations qui constituent une source d’insécurité pour les populations de la capitale », a-t-elle fait savoir. Elle a, ensuite rappelé les objectifs de la feuille de route que la Délégation spéciale s’est fixée, qui sont d’œuvrer pour l’assainissement et l’embellissement de la ville de Bamako ; d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’administration municipale et de rendre des services de meilleure qualité aux populations. ST/MD AMAP)

