Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) menacé d’inondation
Youwarou 21 nov (AMAP) Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) est menacé par la montée des eaux du fleuve Niger qui ont atteint le centre du quartier « Kokolel » où des concessions et des jardins maraîchers sont exposés au sinistre, en cette mi-novembre, a constaté l’AMAP, En 2024, à la même période, les sept communes du Cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou) étaient inondées. Des dégâts importants y ont été notés. 1 991 ménages ont été sinistrés, pour 43 000 victimes répertoriées, 3 000 hectares de cultures sous les eaux, des dégâts sur le cheptel, la volaille, des boutiques, les stocks de céréales et divers équipements ont été également notés par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou. Depuis le 28 juin 2025, une session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation a eu lieu au cercle à l’intention des membres du Comité de crises et de gestion des catastrophes et animée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire car « mieux vaut prévenir que guérir. » En prévision de 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou sont à risque. « Une communication de masse s’avère nécessaire à travers les radios de proximité », a souligné le comité. En novembre 2020, en novembre 2022 et en novembre 2024, la ville de Youwarou a connu des inondations par les eaux du Niger avec des conséquences économiques importantes sur les communautés et sur la santé de la population en général. SC/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Remise de matériels d’assainissement aux Communes de Diema et de Nioro
Nioro, 21 nov (AMAP) Le gouverneur de la Région de Nioro (Ouest), le général de Brigade Aly Annaji, a présidé ce vendredi 21 novembre, la cérémonie de remise de matériels d’assainissement aux Communes de Diéma et de Nioro. Composés de tricycles, de poubelles, de brouettes, de bottes, de pelles, de râteaux et de gants, ces matériels permettront de renforcer la capacité des Communes bénéficiaires à mieux gérer les déchets solides dans leurs collectivités et localités. Initiée par Mme le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, avec l’appui du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) dans le processus d’accès à un assainissement durable, l’acquisition de ces matériels va assurer chez les bénéficiaires le droit à un environnement sain et durable tel que stipulé dans l’article 22 de la nouvelle Constitution. Dans son discours, le chef de l’exécutif régional a invité les bénéficiaires à faire « un usage correct » de ces matériels « et à tout mettre en oeuvre pour l’atteinte des objectifs fixés en rapport avec l’attente de la donatrice. » Le Directeur régional de l’Assainissement, Ibrahim Coulibaly, a exprimé sa reconnaissance au ministre en charge de l’Environnement et au partenaire PRUBA pour cette initiative à l’endroit de la Région de Nioro, Il a invité les Communes bénéficiaires à faire preuve de responsabilité « dans le souci d’avoir d’autres donations plus substantielles. » Au nom des populations bénéficiaires, le maire de Nioro, Mohamed Moctar Dicko, a salué les donateurs « pour ce geste noble » tout en leur demandant de songer aux 29 autres Communes de.la Région. La cérémonie, dans l’enceinte du gouvernorat, a eu lieu en présence des autorités politiques et administratives régionales, des représentants des organisations de la société civile et des bénéficiaires. MD/MD (AMAP)
Kangaba: Réunion du comité local de sécurité
Kangaba, 21 nov (AMAP) Le comité local de sécurité de Kangaba, s’est réuni, ce vendredi, dans le bureau du préfet, pour faire le point de la situation sécuritaire dans le Cercle de Kangaba (Ouest). La rencontre, à laquelle ont participé les responsables des services de sécurité (gendarmerie nationale, police nationale, garde nationale, protection civile, service pénitentiaire, eaux et forêts), a été élargie à la Société civile, aux responsables scolaires et aux syndicats de transporteurs y compris les conducteurs de tricycles et de motos taxi. Les représentants de la gendarmerie, de la police et de la garde nationale ont indiqué que la situation sécuritaire dans le cercle « est relativement calme. » Pour maintenir cette situation, ils ont invité les populations « à coopérer avec les forces de l’ordre » en fournissant des renseignements sur toute personne suspecte. Ensemble, les forces de sécurité mènent « normalement » les patrouilles et le maillage au des postes de contrôle et de sécurité. Avec la crise du carburant, les éléments des forces de l’ordre assurent le maintien d’ordre dans les stations-service à chaque arrivage. Ils ont remercié le préfet « qui ne ménage pas ses efforts » pour respecter les recommandations des autorités dans la gestion du carburant au niveau des stations. Le préfet a demandé aux gérants de stations-service de réserver une petite dotation en carburant pour la santé, la sécurité et la protection civile. Le chef service de la Protection civile a indiqué que son service a effectué 13 sorties pour les cas d’accident au cours desquelles ses éléments ont dénombré 39 victimes dont des blessés. Il n’y a pas eu de décès. Le lieutenant sapeur-pompier Djibril Coulibaly a invité les propriétaires de stations-service, d’hôtels, de boulangeries et de maquis à se doter de matériel pour prévenir les incendies et bénéficier de certificat de conformité. Le capitaine Dagnogo de la Maison d’arrêt et de Correction de Kangaba a dit que la prison de la ville vient après celle de Kati en termes d’effectifs. Il a déploré la sécurité dynamique qui est un peu touché à cause de la crise du carburant. La rencontre a pris fin par une recommandation à l’endroit des syndicats des transporteurs. Il leur a été recommandé de réduire la vitesse, de diminuer les bagages à transporter et d’éviter les surcharges. SD/MD (AMAP)
Mali : Reprise du service Premium du e-passeport AES dès le lundi 24 novembre (Officiel)
Bamako, 21 nov (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile annonce la reprise officielle des activités du Service Premium du « e-passeport AES » à partir du lundi 24 novembre 2025, dès 7 h 30. Dans un communiqué daté du jeudi 20 novembre, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile indique que « toutes les dispositions sont prises pour un redémarrage rapide de la production et de la délivrance du e-passeport dans les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, au bénéfice notamment aux Maliens de la Diaspora. » OS/MD (AMAP)
1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES : Cinq entreprises primées sur dix sélectionnées au concours de plans d’affaires
Bamako, 21 nov (AMAP) Le premier prix du concours de plans d’affaires de la 1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES, doté de 4 millions de Fcfa a été remporté par Mme Rokia Kanté, pour son business « Awn ka », lors d’une cérémonie sur sur le site du Salon, au stade du 26 Mars, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Elle intervient dans la « production et commercialisation de farine infantile localement enrichie sur la base de nos céréales locales sous la marque Rizolac destiné á lutter contre la malnutrition infantile », basé à Sikasso (Sud). Le deuxième prix, d’une valeur de 3 millions de Fcfa, a été remis à Fatoumata Moulaye Diallo, pour « Belle femme cosmétique » qui évolue dans la production et la commercialisation de savon à base de produits locaux comme le moringa. Quant au troisième prix (2 millions de Fcfa), il est revenu à Mme Aissata Sall et Abdoulaye Sall, dont le plan d’affaire, « Kodol », supporte la production du collier intelligent pour la gestion durable du bétail au Mali. Abbi Samba, avec son plan d’affaire, « Fida holding » intervenant dans la production de banane plantain. Il a reçu 1 million de Fcfa Et enfin, le cinquième rang doté de cinq cent mille Fcfa, a été occupé par Mamadou Ouattara dont le plan d’affaire « Eco solution » est dans le domaine de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets solides à Bamako. Ce concours de plans d’affaire, entre 208 postulants candidats, « m’encourage davantage à continuer la lutte que j’ai commencée, qui vise à valoriser nos produits locaux, lutter contre la malnutrition infantile, pour la création d’emplois et contribuer à la réduction de la malnutrition ici, au Mali », s’est réjouie Rokia Kanté, lauréate du 1er prix de ;a compétition entre plans d’affaires de la 1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES. ST/MD (AMAP)
Salon international de l’entrepreneuriat – AES: Un bilan jugé satisfaisant par les organisateurs
Bamako, 21 nov (AMAP) La 1ère édition du Salon international de l’entrepreneuriat-AES destiné à promouvoir l’entrepreneuriat comme levier de développement et d’intégration économique au sein de la Confédération, a pris fin ce vendredi, à l’esplanade du Stade du 26 Mars, sur des recommandations sur la mise en place de projets communs, a constaté l’AMAP. Les échanges entre entrepreneurs, universitaires et autres invités, pendant quatre jours, afin de trouver des pistes de solutions pour l’entrepreneuriat ont aussi recommandé la mutualisation des fonds de la Confédération, la création d’une commission de suivi pour les jeunes entrepreneurs de l’espace AES, une formation adaptée face au repositionnement du monde et, surtout, l’apport d’innovations majeures. Selon Amadou Bamba, conseiller technique du ministère en charge de l’Entrepreneuriat, rapporteur, d’autres recommandations ont été formulées pour les prochaines éditions, notamment l’organisation d’un concours entre les entreprises afin de permettre à un plus grand nombre d’entrepreneurs d’y participer. Il s’agit, d’après M. Bamba, de « mettre en place un dispositif de suivi individuel pour les lauréats et les finalistes non retenus afin de renforcer leurs capacités à mettre en œuvre leur plan d’affaires, intégrer les candidats sélectionnés dans un réseau d’entrepreneuriat AES permettant les échanges d’expériences, valoriser les meilleurs projets par une stratégie de visibilité ». Le thème retenu pour cette 1ère édition est « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération AES ». Amadou Bamba, a rappelé que « les activités déroulées pendant ces quatre jours sont, entre autres, la visite de dispositifs de formation professionnelle, des panels, un concours de plan d’affaires de jeunes entrepreneurs et des ateliers. » Mme Oumou Sall Seck, ministre en charge de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle du Mali, dont le département est le maître d’œuvre du Salon, a exprimé sa satisfaction avant d’inviter les jeunes entrepreneurs à se donner la main. « Le grand bilan, c’est que nous avons osé et nous avons réussi grâce à la mobilisation de tous les participants venant du Mali et d’ailleurs. Nous avons été orientés, accompagnés et soutenus par nos trois chefs d’État de la Confédération. Ce salon a, également, permis aux jeunes entrepreneurs de créer un réseau entre eux que nous allons entretenir », s’est réjoui Mme la ministre. Le ministre burkinabè de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Boubakar Sawadogo, a ajouté : « Nous avons vu beaucoup d’entrepreneurs au sein de notre espace confédéral et d’ailleurs venus exposer leur savoir-faire. Il y a eu beaucoup d’innovations à travers ce salon. » « Nos trois chefs d’Etat se battent pour que nous puissions transformer notre écosystème pour le bien-être des populations. En le transformant, nous impulsons une dynamique autour de l’Afrique. Ce que nous faisons, c’est pour l’ensemble des Africains du monde entier. » Il a également invité les jeunes « à se mettre à l’œuvre pour concrétiser les idéaux des trois chefs d’État de l’AES. » MMD/MD (AMAP)
Approvisionnement en carburant : Dioïla réceptionne 10 000 litres d’essence
Dioïla, 21 nov (AMAP) La ville de Dioïla a réceptionné, ce vendredi, 10 000 litres d’essence, où, depuis plus d’un mois, les stations-services n’avaient pas reçu une goutte de carburant, a constaté l’AMAP sur place. Tôt le matin, la station Petro-Or de Dioïla, a été prise d’assaut par les motocyclistes et les conducteurs de voitures à la recherche du liquide précieux pour leurs engins. L’opération de distribution était dirigée par le Directeur régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DRCCC), Fousseynou Koné. Il était épaulé par les Forces de défense et de sécurité et la jeunesse de la région du Banico Selon le DRCCC « la distribution se fait de façon rationnelle » : les motos Jakarta 2 000 Fcfa d’essence, les grosses motos 5 000 Fcfa et les voitures 10 000 à 15 000 Fcfa d’essence. Il s’agit de permettre à chaque propriétaire d’engin de se procurer un minimum de carburant afin de faciliter sa mobilité. Cette initiative du Gouverneur, Mme Mariam Coulibaly, a été saluée par les populations de Dioïla. L’arrivée de l’essence donne un coup de frein aux activités des vendeurs informels de carburant qui livraient le litre entre 2 000 et 3 000 Fcfa. DF/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Gouvernement et opérateurs signent un protocole pour accélérer l’approvisionnement
Bamako, 21 nov (AMAP) Le gouvernement du Mali et les deux principaux groupements de professionnels du pétrole ont signé, vendredi, à Bamako un protocole d’accord destiné à résorber la crise des hydrocarbures, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. « Ce protocole d’accord a pour objet de ramener de 72 heures à 24 heures le délai d’attente des citernes au niveau du Bureau des produits pétroliers », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le texte engage les opérateurs à déposer systématiquement les déclarations de mise à la consommation dès la levée du document de transit T1 à la frontière. Les parties conviennent également d’informer et de sensibiliser les acteurs sur les clauses du protocole, de faciliter les démarches administratives et de gérer les éventuels litiges à l’amiable. Le gouvernement accorde, par ailleurs, un délai global de 40 jours, dont 10 après la fermeture des émissions des droits et taxes, pour le traitement des opérations. « Nous sommes venus, aujourd’hui, pour finaliser ce processus par la signature de ce protocole d’accord », a affirmé Ibrahim Touré, secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). Il a indiqué que, malgré quelques « réserves » qui seront réglées lors de la mise en œuvre, le groupement adhère entièrement au texte et espère une sortie de crise « d’ici jeudi prochain ». De son côté, Bourahima Guindo, secrétaire général du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), a salué un document « formalisé » pour parvenir à une « solution définitive ». « Nous espérons que d’ici une semaine, tout ce que nous avons vécu comme souffrances sera du passé », a-t-il déclaré, assurant que les opérateurs « iront jusqu’au bout » pour stabiliser l’approvisionnement. Le ministre Diallo a, pour sa part, souligné que les volumes hebdomadaires de citernes entrant dans le pays sont désormais supérieurs à ceux observés avant la crise. Il a indiqué que les difficultés relèvent davantage de la « gestion » et du « pilotage » du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à « apporter les réponses les mieux appropriées » pour garantir l’accès régulier aux carburants, tout en alertant sur les impacts économiques potentiels du blocage. La signature du protocole, applicable sur toute l’étendue du territoire et pour toute la durée de la crise, s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des secrétaires généraux du GMPP et du GPP. Les parties ont annoncé une visite conjointe, dès lundi, au Bureau des produits pétroliers pour constater la mise en application des nouvelles mesures. OS/MD (AMAP)
Communiqué de Presse de l’UNICEF sur la Journée mondiale de l’enfance
Les enfants du Mali appellent à des budgets sensibles à leurs droits pour continuer à bâtir un Mali plus fort. Bamako, 20 novembre 2025 – À l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’enfant, le Parlement des Enfants du Mali, au nom de l’ensemble des enfants du pays, adresse un message fort aux autorités nationales : investir davantage et de manière ciblée dans les droits des enfants afin de continuer à construire un Mali plus fort, plus stable et plus prospère. Dans une note de plaidoyer présentée aujourd’hui, les enfants rappellent qu’ils représentent plus de la moitié de la population malienne et qu’ils rêvent d’un pays où chaque fille et chaque garçon est en sécurité, protégé contre la violence, bien nourri, scolarisé et en mesure de réaliser son plein potentiel. « Nous voulons un Mali où chaque enfant — fille ou garçon, riche ou pauvre, avec ou sans handicap, en ville ou en village — est protégé contre la violence, le mariage précoce et le travail des enfants », a déclaré la représentante de la présidente du Parlement des Enfants, Rokia, lors de la cérémonie officielle. « Un Mali où nous pouvons tous aller à l’école, apprendre, jouer et grandir en paix. Un Mali où nous sommes bien nourris et en bonne santé. » Les enfants ont présenté et remis la note de plaidoyer à Madame le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, marquant un moment fort de leur engagement en faveur de leurs droits. Cet acte symbolique illustre leur volonté de participer activement aux décisions qui les concernent et de faire entendre leur voix. « Au plan national, le thème retenu est planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Pour rappel encore, cette budgétisation a déjà commencé et figure dans les recommandations ressorties des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a rappelé le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Madame DIARRA Djénéba SANOGO. « Ce thème est d’une importance capitale car il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique et chaque programme. Il s’agirait également par cette approche de veiller à ce que des ressources suffisantes et équitables soient allouées pour que les services garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation des enfants. » Les enfants soulignent plusieurs avancées importantes : la gratuité des soins primaires pour les enfants de moins de cinq ans, l’éducation fondamentale gratuite et obligatoire, l’augmentation des dépenses publiques en éducation jusqu’à 20 % conformément à la Déclaration d’Abuja, la réduction des mariages précoces ainsi que la création d’institutions dédiées à la protection et à la participation de l’enfant. Toutefois, ils rappellent que les ressources restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins réels des enfants. Par ailleurs, des enfants à travers le Mali ont renforcé leurs capacités de plaidoyer en faveur d’une planification et d’une budgétisation sensibles à leurs droits. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfance (JME), des activités seront organisées dans plusieurs régions afin de partager la note avec les autorités locales et de poursuivre le dialogue sur la planification et la budgétisation favorables aux droits de l’enfant. Aujourd’hui encore, chaque heure, cinq enfants de moins de cinq ans meurent de maladies évitables. Plus de 4,27 millions d’enfants — soit 35,6 % — n’ont pas accès à trois besoins essentiels. Le budget national consacre moins de 1 % au Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, seulement 4,73 % à la santé (loin des 15 % recommandés) et moins de 1 % à la nutrition (minimum recommandé : 3 %). « Le thème national de cette année, planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, nous offre l’occasion d’examiner les mesures adoptées, d’évaluer les défis rencontrés et de tirer les enseignements utiles en vue d’une meilleure planification et d’une budgétisation plus favorable aux enfants », a rappelé le Représentant de l’UNICEF au Mali, Monsieur Pierre Ngom. « Ce choix est motivé par un contexte national marqué par une crise multidimensionnelle — sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire — ainsi que par les effets du changement climatique. Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent un investissement renforcé pour garantir leurs droits. » Face à ces défis, les enfants plaident pour une augmentation significative des budgets alloués à la santé, à l’éducation et à la protection sociale, ainsi que pour un renforcement de leur participation aux processus de planification et de budgétisation. Un budget véritablement sensible aux droits de l’enfant est indispensable pour réduire la mortalité infantile, garantir une éducation inclusive et de qualité et protéger chaque enfant contre les violences et les abus. L’UNICEF continuera à soutenir les enfants et les efforts du Gouvernement pour promouvoir des budgets sensibles à leurs droits, grâce à l’appui de ses partenaires.
36e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant sous le thème « Ma voix, mes droits »
Bamako, 20 nov (AMAP) La 36e Journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème international : « Ma voix, mes droits » et national : « Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant », a été célébrée, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo. Selon la ministre, la célébration de ce 36ème anniversaire par la communauté internationale sous le thème : « Ma voix, mes droits » traduit et renouvelle l’engagement mondial en faveur de la participation de l’enfant et de son droit de s’exprimer sur les questions qui le concernent au quotidien. « Ce thème, a-t-elle, dit, souligne l’importance d’écouter la voix des enfants et de leur donner un rôle actif dans la société ». Elle a estimé le thème national d’une importance capitale car, selon elle, « il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique, programme et document stratégique. » Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, « en s’engageant pour cette approche, le Mali vise à s’assurer qu’il poursuivra l’équité et l’accessibilité aux services qui garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation de l’enfant », Elle a ajouté que l’adoption de la Politique nationale genre, de la Stratégie nationale de planification et de budgétisation sensibles au genre, de l’approche de Gestion axée sur les résultats, la budgétisation en mode programme, la production régulière des politiques des autorités et les documents de référence « témoignent de la forte volonté des autorités et des partenaires pour la prise en compte des besoins et intérêts sexospécifiques pour un développement harmonieux, inclusif et durable du Mali », Mme Diarra Djénéba Sanogo a fait remarquer que « la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant est aussi une des recommandations adressées au Mali lors de la 96ème session du Comité des droits de l’enfant à Genève, en mai 2024 et des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, tout comme de la Politique nationale de l’enfant et de la famille (PONEEF) de Mali Kura, et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. D’où la pertinence du thème national. Le représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a, quant à lui, dit que le choix du thème nationalintervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle – sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire – aggravée par les effets du changement climatique. « Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent des investissements renforcés pour garantir leurs droits », a précisé M. Ngom. Il a salué « les efforts constants du Mali qui, malgré les défis, a réalisé des progrès importants au cours des dernières décennies en matière de droits de l’enfant ». « Parmi ces avancées figurent la vaccination en 2024 de plus de 180 000 enfants dits « zéro dose » et l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination de routine », a-t-il fait savoir. La première vice-présidente du Parlement des enfants, Rokia Camara, a reconnu les efforts accomplis par les autorités malgré le contexte difficile. Elle a, cependant, pointer « la réalité que vivent les enfants d’aujourd’hui, qui font face à beaucoup de défis, mettant en danger leurs droits. » Certains vivent au rythme des crises sécuritaires qui perturbent leur quotidien. « Beaucoup d’enfants se trouvent en situation de vulnérabilité. Qu’ils se trouvent dans des zones où la peur est devenue une routine ou qu’ils vivent dans des zones où ils manquent de manuels, d’infrastructures. D’autres manquent de matériels scolaires et, parfois, ne mangent pas pour pouvoir apprendre », a-t-elle déploré. ST/MD (AMAP)

