Mali : Inauguration du centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC)

Bamako, 21 septembre (AMAP)Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a été inauguré ce lundi, à Bamako, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, en présence de plusieurs directeurs généraux rattachés au département. Grâce à cette modernisation d’envergure, le CECOGEC renforce ses capacités opérationnelles afin d’optimiser la coordination interministérielle, d’affiner la surveillance du territoire national et d’offrir des conditions de travail optimales aux équipes engagées. Lors de la cérémonie, les invités ont assisté à la présentation des chantiers réalisés, à la traditionnelle coupure du ruban et à une simulation d’intervention diffusée en direct sur écrans géants, illustrant l’efficacité immédiate du nouveau dispositif. Organe de coordination de l’État en situation d’urgence, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles, de crises sanitaires ou sécuritaires, le CECOGEC opère sous l’autorité du Premier ministre et le pilotage quotidien du ministère de la Sécurité. Cette transformation concrétise les instructions fermes données par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, visant à hisser cet outil stratégique aux plus hauts standards internationaux. Réalisée avec l’appui technique et financier du groupe Huawei, cette rénovation positionne désormais le centre parmi les infrastructures les plus modernes d’Afrique de l’Ouest. Le Général de division Daoud Aly Mohammedine s’est félicité de cette avancée majeure qui permettra d’accentuer l’anticipation et la rapidité de réaction des forces de défense et de sécurité. Rappelant le rôle crucial joué par le centre lors des inondations de 2024 et de la crise du carburant, le ministre a souligné que ces installations garantissent la centralisation et la remontée en temps réel des informations vers les départements ministériels et l’État-major général des Armées. Pour sa part, le directeur du CECOGEC, le Colonel Issa Raoul Dana Dabo, a détaillé les avancées techniques qui permettent de tourner définitivement la page des équipements obsolètes datant de 2012. Le centre s’appuie désormais sur un mur d’écrans géant de 360 pouces (180 m² d’affichage) capable de centraliser plus de 74 flux vidéo simultanés, un numéroteur d’urgence traitant des dizaines d’appels quotidiens, des technologies de géoréférencement radio et une couverture vidéo étendue à des régions stratégiques comme Ségou, Sikasso et Mopti. De plus, l’aménagement d’espaces dédiés aux différentes forces de sécurité et aux experts, adossé à une alimentation de secours permanente, garantit une continuité de service 24h/24. En se dotant d’un tel bouclier technologique, le Mali réaffirme sa volonté d’adosser sa souveraineté sécuritaire à des outils modernes, plaçant plus que jamais l’anticipation et la protection des populations au cœur des priorités nationales. SS/KM (AMAP)
Kayes : La Cité des rails aux couleurs nationales en cette veille de la célébration de la souveraineté de notre pays

Kayes, le 21 septembre(AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a fait confectionner des drapeaux en grands, moyens et petits formats à accrocher à la devanture de chaque service et à hisser sur les mâts dans la cour, a constaté l’AMAP. La Cité des rails est au rythme des festivités de la célébration de la 66è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Les monuments, les grands artères, les devantures des directions régionales des services étatiques sont, entre autres, aux couleurs nationales. Le Général de brigade Moussa Soumaré s’est personnellement investi pour Kayes ne reste pas à la traine dans le cadre de cette fête nationale. Pour ce faire, depuis le vendredi dernier, le Chef de l’exécutif régional a invité tous les responsables administratifs régionaux d’enlever, au gouvernorat, des drapeaux de grand, moyen et petit format à accrocher aux devantures et aux mâts des structures étatiques. «Mesdames et Messieurs les chefs de services, j’ai l’honneur de vous informer qu’à l’occasion de la célébration du 22 septembre, des drapeaux ont été confectionnés au profit des services régionaux. ll est demandé à chacun de vous de faire enlever pour votre service auprès du comptable matière du gouvernorat demain vendredi 18 septembre à partir de 08h00», invite le Gouverneur dans sa note. Et de préciser que les grands formats et les petits formats sont à accrocher à la devanture du service tandis que les moyens formats sont à hisser sur les mâts dans la cour. Très attaché au respect de cette action patriotique, le Général de brigade Soumaré a rappelé, ce lundi matin, qu’une mission passera dans tous les services régionaux pour s’assurer de l’applicabilité de la décision. OD/KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 18 septembre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2027. Le projet de loi de Finances pour l’exercice 2027 est préparé en application de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances. Les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 3 866,635 milliards de Francs CFA contre 3 372,895 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une augmentation de 493,740 milliards de Francs CFA correspondant à une hausse de 14,64%. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2027 s’élèvent à 4 462,646 milliards de Francs CFA contre 3 993,319 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une hausse de 469,326 milliards de Francs CFA correspondant à une progression de 11,75%. Le Budget de l’Etat 2027 présente un déficit de 596,011 milliards de Francs CFA contre 620,425 milliards de Francs CFA dans la loi de Finances rectifiée 2026, soit une baisse de 3,93%. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 12 août 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Politique nationale pénitentiaire du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette politique a pour objectif de doter le Mali d’un document de référence et d’orientation en matière d’administration pénitentiaire dans le respect des normes nationales et internationales. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chargé de mission : Monsieur Abdoul Razak MAIGA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Amadou MACINA, Juriste. – Chargés de mission : Monsieur Issiaka Sadou MAIGA, Inspecteur des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée ; Madame Namatou AROUBONCANA, Gestionnaire ; Monsieur Alfousseiny SIDIBE, Journaliste ; Monsieur Mahamane Amadou MAIGA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries légères et textiles : Monsieur Zoumana TRAORE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Conseiller technique : Madame Fafa FOFANA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Directeur général de l’Agence de l’Environnement et du Développement durable : Monsieur Mamadou GOUMANE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 1èreEdition du Grand Forum de la Jeunesse malienne, tenue du 5 au 6 septembre 2026, à Philadelphie aux Etats-Unis d’Amérique. Cette 1ère Edition, placée sous le thème : « Jeunesse malienne de la Diaspora : leadership, innovation, engagement citoyen et contribution au développement durable du Mali », a constitué un cadre de réflexion autour des enjeux liés à la contribution de la communauté malienne établie aux Etats-Unis d’Amérique. Au cours de cette édition, les participants ont échangé sur des thématiques relatives au rôle de la jeunesse malienne établie à l’extérieur dans la dynamique de développement du Mali, notamment à travers l’entrepreneuriat, le mentorat, la transformation numérique, le leadership et l’engagement citoyen. Les travaux ont été sanctionnés par l’adoption de la Déclaration de Philadelphie, par laquelle les participants ont exprimé leur engagement à mettre leurs compétences et leurs expertises au service du développement national. Leministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement de la Plateforme numérique dédiée au répertoire des compétences des Maliens établis à l’Extérieur, le 22 août 2026, à Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Cette plateforme, conçue pour recenser et valoriser les compétences de la Diaspora malienne, est accessible à l’adresse www.malidiaspora.org. Au cours de la cérémonie de lancement, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a salué l’engagement et la mobilisation de la Diaspora malienne en faveur de la Nation ainsi que l’octroi de la distinction « Champion de la Diaspora » au Président de la Transition, Chef de l’Etat. Le lancement de cette plateforme vient renforcer les dispositifs déjà mis en place, notamment le programme TOKTEN, le Forum International de la Diaspora et la Cellule d’appui à la capitalisation de l’expertise de la Diaspora et ouvre également des perspectives de coopération et de mise en synergie des compétences des Diasporas du Mali, du Burkina et du Niger. Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 7èmeRéunion du Dialogue entre les Agences de Coopération technique des pays membres de la Banque Islamique de Développement, tenue du 6 au 8 septembre 2026, au Caire en Egypte. La réunion a porté sur le renforcement de la coopération Sud-Sud et triangulaire, la réponse aux crises et la construction de partenariats durables et mutuellement bénéfiques. Elle a également mis l’accent sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et la réalisation de projets concrets, notamment dans les domaines du capital humain, des infrastructures, de l’intelligence artificielle et de la Formation professionnelle. Dans son intervention à l’ouverture, le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a mis l’accent sur l’importance de l’entrepreneuriat, de la formation professionnelle et de l’insertion
Italie : 12 régions placées en vigilance face aux fortes pluies et aux orages

Rome, 21 septembre 2026 (AMAP) Les autorités italiennes ont émis vendredi des alertes météorologiques dans 12 régions du pays, en raison de violents orages et de fortes précipitations, notamment à Florence, a rapporté la chaîne Sky TG24. Le département de la Protection civile a placé en vigilance jaune certaines zones des Abruzzes, de la Basilicate, du Latium, de la Campanie, de la Lombardie, des Marches, du Molise, des Pouilles, de la Sardaigne, de la Sicile, de l’Ombrie et de la Toscane. Un système météorologique atlantique traversant l’Europe centrale a provoqué jeudi de violents orages dans le nord et le centre de l’Italie, avec de nouvelles fortes précipitations attendues. Des orages ont touché ou étaient prévus notamment en Ligurie, en Émilie-Romagne, en Lombardie, en Vénétie, dans le Frioul-Vénétie Julienne, en Toscane et en Campanie. Les autorités ont mis en garde contre « des précipitations intenses, de fortes rafales de vent et des éclairs fréquents ». Des alertes orange étaient également en vigueur jeudi dans une grande partie de la Ligurie et dans certaines zones de l’Émilie-Romagne, tandis que plusieurs autres régions étaient placées en vigilance jaune. À Florence, les pluies ont été particulièrement intenses, les médias les décrivant comme une « bombe à eau ». À la galerie des Offices, de l’eau s’est infiltrée dans le musée et a éclaboussé la face extérieure de la vitrine protégeant le Bacchus du Caravage. Aucun dommage à l’œuvre n’a été signalé. Les conditions météorologiques perturbées sont liées au passage d’un système atlantique sur l’Europe centrale, qui a favorisé jeudi des orages intenses dans plusieurs secteurs du nord et du centre de l’Italie. De nouvelles précipitations importantes étaient attendues vendredi dans plusieurs régions. OS/KM(AMAP)
Œuvres sociales du président de la transition à Sikasso: remise des panneaux solaires à l’hôpital et à des artisans

Sikasso 19 septembre 2026 (AMAP) Le conseiller spécial du Président de la Transition Aguibou Dembélé a procédé, samedi dans la cité verte du Kénédougou, à l’inauguration des installations solaires de l’hôpital de Sikasso et à la remise officielle d’autres installations solaires à dix (10) maîtres artisans, a constaté l’AMAP. L’évènement a enregistré la présence des autorités régionales de Sikasso dont la cheffe de l’exécutif régional Mme Kanté Marie Claire Dembélé et les membres de son cabinet, les forces de défense et de sécurité ainsi que la directrice générale de l’hôpital de Sikasso Dr Assetou Cissouma. Ont pris part à la rencontre, le président du conseil régional Yaya Bamba, le préfet du cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé, les chefs des services techniques régionaux et plusieurs agents de la santé. L’installation solaire photovoltaïque de pointe de l’hôpital de Sikasso est composée des panneaux solaires de dernière génération, des batteries de stockages à haute performance et des onduleurs intelligents. Elle a une capacité de 1075 kilowattheure. A l’entame de son intervention, Aguibou Dembélé a indiqué que ces gestes du Président de la Transition témoignent de sa solidarité et de son patriotisme envers la population de Sikasso. A l’en croire, actuellement le financement de ses œuvres sociales dépasse les deux tiers du fonds de souveraineté du Président de la Transition alloués à la solidarité nationale. « Les œuvres sociales sont surtout axées sur les écoles et les centres de santé. C’est pourquoi, nous avons installé des panneaux solaires à l’hôpital du Mali, à l’hôpital Gabriel Touré, au centre dermatologique…Nous ne voulons plus d’arrêt des soins à cause du manque d’électricité », a-t-il souligné. Également, a-t-il poursuivi, Sikasso est la première région à recevoir ces installations. Par ailleurs, Aguibou Dembélé a ajouté que le Président de la Transition a instruit l’installation des panneaux solaires dans 100 centres sanitaires. S’exprimant sur l’entretien des panneaux de Sikasso, le conseiller spécial du Président de la Transition a affirmé qu’après le temps de la garantie qui sera assuré par les installateurs, des gens seront formés sur l’entretien et la maintenance desdits panneaux. Pour la gouverneure de la région, la disponibilité permanente de l’électricité est une condition essentielle au bon fonctionnement des services. A cet effet, elle a évoqué l’éclairage des salles de soins, la conservation des produits et médicaments nécessitant une chaîne de froid, le fonctionnement des équipements médicaux …S’agissant de l’artisanat, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a souligné que l’accès à l’énergie solaire contribuera à offrir aux artisans, de meilleures conditions de travail et à renforcer leur capacité de production. La cheffe de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour remercier le Président de la Transition pour toutes ses bonnes œuvres et pour l’attention qu’il accorde aux préoccupations des populations. Elle a, ensuite, sollicité le Président de la Transition à octroyer des ambulances à l’hôpital de Sikasso qui se trouve actuellement dans ce besoin. Quant aux bénéficiaires, l’artisan Sory Diaby et la directrice générale de l’hôpital de Sikasso Dr Assetou Cissouma, ils ont exprimé leur immense joie. Selon Sory Diaby, auparavant, il était confronté à un sérieux problème d’électricité et il avait de la peine à travailler à la hauteur de ses souhaits. Ces panneaux, selon lui, permettront de donner un nouvel élan à sa capacité de production. Pour la directrice générale de l’hôpital de Sikasso, ces installations solaires permettront de renforcer la capacité d’alimentation de l’hôpital en électricité. A ses dires, l’installation est capable de fournir de l’électricité en continu à l’ensemble de l’établissement hospitalier. Toute chose qui garantit une autonomie énergétique totale. « Ce geste hautement significatif contribuera à améliorer considérablement la prise en charge des patients… », a-t-elle conclu. La remise officielle des installations solaires au profit de dix (10) maîtres artisans dont 8 menuisiers métalliques, un menuisier bois et un tailleur, la coupure du ruban et la visite des installations solaires ont été les temps forts de l’évènement. MD/KM (AMAP)
Musique : Mah Kouyaté n°2, icône du Djélia, figure emblématique de la musique malienne

Bamako, 19 septembre (AMAP) Sur la liste des grandes voix qui ont fait briller la musique malienne figure, la très célèbre griotte Mah Kouyaté N°2. Cantatrice talentueuse et humble, connue pour sa parfaite maîtrise des histoires du Mandé, Mah Kouyaté N°2 était une figure emblématique de la musique malienne. Le Djelia son héritage familial Née en 1976 à Bamako, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une prestigieuse famille de griots. Fille d’Alpha Kabiné Kouyaté, virtuose de la guitare, et de Fanta Kamissoko, à la voix sublime, celle que l’on surnommait affectueusement Djéli Farima a été très tôt baignée dans l’art et la musique. Petite-fille de la grande griotte, Mariam Kouyaté, elle est la digne héritière de cantatrices de référence comme Fanta Kamissoko, Nanteninblen Kamissoko, Manamba Kamissoko, Fanta Damba et Bako Dagnon. C’est dans ce creuset où la parole est sacrée et la mémoire est un devoir qu’elle forgea son talent inimitable. Très tôt, elle a compris que le griot n’est pas seulement un chanteur, mais le gardien de l’histoire, le médiateur social et le conseiller de tous. Une responsabilité qu’elle portera avec honneur durant toute sa carrière. Une riche discographie Avec une trentaine d’œuvres, dont 11 albums, sortis entre 1996 et son décès, Mah Kouyaté N°2 a construit une discographie d’une richesse exceptionnelle. Chaque sortie d’album était un véritable événement national. Icône du Djaliya, elle naviguait avec une aisance merveilleuse entre deux univers. D’un côté, la tradition pure, avec les louanges adressées à ses diatiguiw, ces familles nobles dont elle chantait la généalogie et les hauts faits. De l’autre, un style purement artistique, moderne et engagé. Elle n’hésitait pas à dénoncer, avec courage , les tares de notre société : la méchanceté , l’égoïsme, l’hypocrisie et la trahison. En contrepartie, elle célébrait avec ferveur les vertus qui fondent le Mandé : la fraternité, la solidarité, la bravoure, l’amour du prochain et la fidélité. Si son talent était déjà reconnu, c’est avec les deux volumes du « Sumu » qu’elle s’imposa définitivement dans le cœur des mélomanes maliens. Le volume 1, sorti en 2005, et le volume 2, en 2006, furent un raz-de-marée. Pendant des années, ces deux opus sont restés au sommet des hits sur la bande FM malienne. De Bamako à Kayes, de Sikasso à Tombouctou, il n’y avait pas une cérémonie de mariage, un baptême ou une fête où ne résonnait pas la voix cristalline de Mah Kouyaté N°2. Ces albums ont révélé au grand public toute l’étendue de sa virtuosité, sa capacité à transmettre l’émotion et sa maîtrise parfaite du Manden Foly. l’incarnation de l’humilité et des valeurs Malgré sa superbe voix et cet immense talent qui aurait pu lui faire perdre la tête, Mah Kouyaté N°2 est toujours restée à cheval sur les valeurs de son métier et de sa caste. Très humble, discrète et respectueuse, elle n’a jamais cédé aux caprices du temps ni à une rivalité malsaine qui a poussé de nombreuses jeunes griottes et artistes à renier les valeurs traditionnelles de leurs familles pour une gloire éphémère. Elle a su rester authentique, fidèle à son éducation de Djéli. Ceux qui l’ont côtoyée retiennent d’elle bien plus qu’une artiste. Ils retiennent une femme de cœur, engagée en faveur des causes nobles : l’éducation des enfants, l’émancipation féminine, la paix et la cohésion sociale. Elle mettait sa voix au service de l’unité nationale. Mah Kouyaté N°2 s’est éteinte le 7 novembre 2022 à Bamako, à l’âge de 46 ans, des suites d’une maladie, après une riche et intense carrière. Selon des témoignages proches de la famille, Hadja Mah Kouyaté, comme on l’appelait avec respect, avait mis fin à sa carrière musicale juste avant son décès. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans le monde culturel malien. Le célèbre avocat et ancien ministre de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, lui a rendu un hommage poignant qui résume tout : « Une superbe diva de la musique mandingue cesse désormais de donner de la voix ! Elle ne chantera plus l’amour, le pardon, les vertus de la sagesse et de l’amitié ! Elle ne parlera plus à ses diatiguiw, ne chantera plus leurs louanges ». Aujourd’hui, près de quatre ans après son départ, l’héritage de Mah Kouyaté N°2 continue d’inspirer les jeunes générations de griottes et des musiciens au Mali et ailleurs. MLD/KM (AMAP)
Prostitution : à Bamako, quand le recrutement des adolescentes passe par les réseaux sociaux

Bamako, 19 septembre (AMAP) Il est un peu plus de 15 heures dans un quartier animé de Bamako. Une moto-taxi s’arrête devant un immeuble anonyme, de ceux qui louent des chambres meublées à l’heure ou à la nuitée. Une adolescente en descend, jupe kaki, chemisier plié sur le bras, cartable dans le dos — l’uniforme encore sur elle, comme si elle sortait tout juste des cours. Elle compose un numéro. Moins d’une minute plus tard, un homme descend à sa rencontre, règle la course et l’accompagne à l’intérieur. La scène ne dure que quelques secondes. Elle illustre pourtant l’un des mécanismes décrits par plusieurs jeunes filles rencontrées au cours d’une enquête menée pendant près d’un an : à Bamako, des adolescentes peuvent être recrutées ou mises en relation avec des clients non seulement dans la rue, mais aussi à travers Facebook, WhatsApp, Snapchat et TikTok. Derrière les écrans, les mêmes mécanismes se retrouvent : recherche de revenus, influence des pairs, promesses d’argent, intermédiaires, négociation des tarifs et, dans certains cas, violences et exploitation. Le premier pas F., élève dans un lycée de la capitale, raconte avoir découvert ce milieu par l’intermédiaire de camarades de classe. Selon son témoignage, aucune d’elles n’avait alors plus de 18 ans. Ce qui l’avait attirée, dit-elle, était d’abord l’apparence de leurs vies : téléphones, vêtements et chaussures qu’elle ne pouvait pas s’offrir. « Elles avaient toujours de nouveaux téléphones, des habits, des chaussures », raconte-t-elle. F. accepte finalement un premier rendez-vous. La somme annoncée est de 60 000 FCFA. Après la rencontre, le client ne lui remet toutefois que 15 000 FCFA. La déception ne suffit pas à la détourner du milieu. Ses camarades minimisent l’incident et lui promettent de lui trouver un autre client. « Ce n’est pas grave, on va te trouver quelqu’un d’autre », lui auraient-elles dit. Pour F., ce premier épisode devient ainsi moins une rupture qu’une entrée dans un système où les rencontres sont organisées, les montants négociés et les nouvelles recrues orientées vers d’autres clients. Quand un rendez-vous devient un piège Toutes les jeunes filles interrogées ne décrivent pas les mêmes trajectoires. Certaines racontent avoir commencé dans la rue avant d’être progressivement orientées vers des rendez-vous organisés dans des appartements, des chambres meublées ou dans des champs verger e périphérie de Bamako. L’une d’elles explique avoir été confrontée à des violences de la part de filles plus âgées qui, selon son récit, considéraient les nouvelles venues comme des concurrentes pour la clientèle. « Il est vrai que les hommes aiment la chair fraîche », témoigne-t-elle. D’autres récits montrent cependant un autre niveau de risque : celui des rendez-vous qui ne se déroulent plus selon les conditions initialement convenues. A.S. raconte ainsi avoir accepté une rencontre avec deux garçons âgés, selon son estimation, de 16 et 18 ans. Une fois dans l’appartement, elle affirme s’être retrouvée face à cinq personnes. Selon son témoignage, certaines consommaient du chanvre indien et de l’alcool. « Ils ont tous abusé de moi de 17h jusqu’au lendemain dans l’après-midi », affirme-t-elle. Ce récit, comme les autres témoignages recueillis, est présenté comme le témoignage de la personne concernée. Il n’a pas pu être soumis à une procédure judiciaire dans le cadre de cette enquête. Des trajectoires fragilisées avant le premier rendez-vous Les récits recueillis montrent également que l’entrée dans ce milieu intervient parfois après une succession de ruptures familiales, économiques ou scolaires. Une jeune fille raconte être née d’un viol et avoir été élevée par sa grand-mère. Après le décès de celle-ci, elle affirme avoir été chassée du domicile familial par des membres de sa famille maternelle. Elle dit également avoir subi des abus sexuels de la part d’un voisin sans oser en parler. Livrée à elle-même, elle explique avoir trouvé dans ce milieu un toit et une forme de solidarité entre jeunes filles. D’autres témoignages évoquent des situations familiales difficiles : père absent ou consommant régulièrement de l’alcool, précarité économique ou, dans certains cas, implication d’un proche dans l’activité. Une jeune fille explique notamment que sa mère vend des condiments au marché et que son père ne contribue est abonné absent. Elle affirme utiliser les revenus tirés de cette activité pour financer la scolarité de ses frères cadets. « Sois je le fais, soit pas d’éducation », résume-t-elle. Ces témoignages ne permettent pas de réduire les parcours à une seule cause. Ils font cependant apparaître plusieurs facteurs de vulnérabilité : précarité, rupture familiale, décrochage scolaire, violences antérieures et pression économique. Le téléphone comme nouvel intermédiaire C’est dans cette partie du phénomène que l’enquête fait apparaître une évolution importante. Pour documenter les circuits numériques, nous avons, avec l’accord de la personne concernée, créé et utilisé un compte de réseau social permettant d’échanger avec des intermédiaires présentés comme des recruteurs. Plusieurs conversations ont été conservées. L’objectif était de vérifier concrètement comment une personne intéressée pouvait être orientée vers des jeunes filles et comment étaient négociées les prestations. Au cours de cette démarche, trois groupes WhatsApp ont été intégrés après paiement des droits d’accès demandés. Des échanges avec des administrateurs et certains membres ont permis d’observer les modalités de mise en relation, les tarifs et les commissions évoqués. Nous avons également appelé quinze établissements présentés comme des « salons de massage » afin de savoir s’ils proposaient des prestations sexuelles derrière cette appellation. Des échanges ont par ailleurs été engagés avec certains comptes afin de déterminer s’il était possible d’avoir accès à des jeunes filles. Ces démarches ont permis de constater que les réseaux sociaux et les messageries privées ne servent pas uniquement à diffuser des annonces. Ils peuvent aussi fonctionner comme des espaces de prise de contact, de sélection et de négociation. Des « salons de massage » aux messageries privées Sur Facebook, notre enquête a identifié plusieurs pages se présentant comme des salons de massage et utilisant des photographies de jeunes femmes pour attirer des clients. Le premier contact se fait généralement dans un langage consacré au bien-être et à la détente. La discussion peut
Mopti : environ 3,285 milliards décaissés pour le développement régional en 2026

Mopti, 17 septembre (AMAP)– Sur les 5,197 milliards de FCFA de fonds prévisionnels consacrés au développement régional au titre de l’exercice 2026, environ 3,285 milliards ont été décaissés, soit un taux d’exécution de 63,22 %. Ces ressources sont mobilisées par l’État à travers le FNACT/ANICT, le Conseil régional de Mopti et des partenaires, notamment dans le cadre des projets et programmes PartICIP, PAGI, PROTECT, PASEM2 et CulturAct. Ces informations ont été communiquées lors de la deuxième session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Mopti, tenue jeudi dans la salle de conférence du gouvernorat. Les travaux, présidés par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, ont réuni les représentants de la mairie de la Commune urbaine de Mopti, du Conseil régional, ainsi que les membres du comité et les acteurs du développement régional. Les participants ont examiné l’état d’exécution des recommandations de la première session, le Plan opérationnel 2026 du Conseil régional et les projets d’investissement à soumettre au financement du Fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT), à travers l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT). À l’ouverture de la session, Mamadou Seydou Diarra a salué la mobilisation des acteurs et réaffirmé l’engagement des autorités régionales à assurer une meilleure coordination des actions de développement au bénéfice des populations. DC/CMT (AMAP)
Kayes : l’alphabétisation au cœur de l’éducation et de la culture

Kayes, 18 septembre (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a présidé, vendredi, au gouvernorat, la cérémonie de lancement des activités de la Journée internationale de l’Alphabétisation, a constaté l’AMAP. La 60e édition est placée sous le thème national : «L’Alphabétisation au service d’une Année de l’Éducation et de la Culture réussie». Selon le chef de l’exécutif régional, l’alphabétisation permet aux citoyens de mieux comprendre leur environnement, d’exercer leurs droits et responsabilités et de participer à la vie de leur communauté et de la Nation. Dans la Région de Kayes, elle contribue également à la valorisation des langues nationales, du patrimoine et des savoirs locaux, a indiqué le Général de brigade Moussa Soumaré. Il a souligné l’importance de cette démarche pour les femmes, les jeunes et les personnes n’ayant pas eu accès à l’éducation formelle. La Directrice adjointe de l’Académie d’enseignement de Kayes, Kamissoko Aïssata Sow, a indiqué que 30 centres d’alphabétisation, entièrement financés par le budget de l’État, ont été ouverts au cours des trois dernières années. Ils ont permis à 738 auditeurs, dont 598 femmes, de bénéficier de formations dans les langues nationales. Au titre de la campagne écoulée, dix animateurs et animatrices ont également été formés aux techniques de transcription du bamanankan, du khassonké, du soninké et du fulfulde, ainsi qu’aux techniques d’animation des centres d’alphabétisation. OD/CMT (AMAP
Mopti : 14 condamnations prononcées à la première session criminelle

Mopti, 17 sept (AMAP)– La première session de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mopti s’est achevée jeudi 17 septembre 2026 avec 14 condamnations, deux acquittements et le renvoi de trois dossiers à une audience ultérieure, a constaté l’AMAP. Ouverte lundi 14 septembre au siège du tribunal, au quartier administratif de Komoguel I, la session avait inscrit 12 affaires au rôle, impliquant 20 accusés, dont 12 détenus et huit non détenus. Les dossiers concernaient notamment des atteintes aux mœurs et aux propriétés privées, un coup mortel, une détention illégale ainsi qu’une séquestration ayant entraîné la mort d’un homme. Selon le procureur près le tribunal de grande instance de Mopti, Seyba Lamine Koné, neuf des 12 affaires ont été jugées. Les verdicts ont abouti à trois condamnations à 20 ans de réclusion criminelle, six à 10 ans de réclusion criminelle, deux à cinq ans d’emprisonnement ferme et trois peines d’emprisonnement avec sursis. Deux accusés ont été acquittés. Trois dossiers ont été renvoyés à une audience ultérieure, dont deux pour non-comparution des accusés et un pour composition irrégulière du tribunal. Quatre mandats ont également été décernés, dont trois mandats d’arrêt dans les dossiers renvoyés et un contre un accusé jugé par défaut. À l’ouverture de la session, le procureur avait invité la chambre criminelle à appliquer les sanctions prévues par la loi lorsque la culpabilité était établie et à prononcer l’acquittement lorsque les faits n’étaient pas suffisamment démontrés. Le représentant du barreau, Me Mahamadou A. Sidibé, avait salué la tenue de cette session, tandis que le président du tribunal, Boubacar Fofana, avait rappelé son inscription dans le cadre des réformes de la justice malienne. La session a également mis en évidence des difficultés liées à la non-opérationnalisation du collège des libertés et de la détention chargé notamment de décerner les ordonnances de prise de corps. Le procureur a invité les magistrats instructeurs à prendre ces ordonnances à la clôture des procédures, en attendant la mise en place effective du collège conformément aux textes en vigueur. DC/CMT (AMAP)

