Macina : Double réunions du Comité de veille et sur la prévention des risques et catastrophes
Macina, 04 sept (AMAP) Les réunions du Comité de veille et sur les crises et catastrophes, sous la présidence du préfet de Macina (Centre), le lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizag ont eu lieu dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP sur place Les membres des deux comités ont fait le point sur la situation globale du Cercle de Macina et sur les activités prévues dans le cadre de la prévention de crises et catastrophes il en présence du maire adjoint Dian Diallo, le chef du service local de Développement et de l’Economie solidaire, le coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa, Abordant le premier point, le chef service local de développement et de l’économie solidaire, Drissa Traoré a passé en revue les activités menées, notamment r la mise en place des relais par quartier comme point focal en cas d’inondation, Les villages de Founou, Damidié et Ouani ont enregistré de nouveaux mouvements de Personnes déplacées Internes (PDI). Quant aux assistances apportées aux populations, quelque 200 ménages PDI et hôtes vulnérables ont été appuyés par des partenaires : (Alphalog, Centre d’études et de coopération internationale (CECI-Mali : ACF (Action contre la faim) : Assistance en vivres à 103 ménages sur 104 PDI, Le Conseil appui à l’éducation de base (CAEB) a doté 10 enfants en situation difficile en kits alimentaires Une prise en charge sanitaire et nutritionnelle à été realisée au profit de ménages PDI à Macina à travers l’ONG Alima et l’équipe mobile Terre des hommes (TDH) et Aide pour l’émergence et le développement (IEDA). Comme difficultés, la réunion a relevé l’enregistrement en compte-gouttes des PDI et leur prise en charge ainsi que la gestion des informations sur les sites. Le 2e point inscrit à l’ordre du jour a porté sur la prévention des risques et catastrophes sur laquelle la réunion a noté la mise en place de comités par quartier pour identifier les victimes en cas d’inondation. La rencontre a fait remarquer qu’aucun cas d’inondation n’a été relevé « car les pluies tombent de manière modérée dans le temps et dans l’espace à Macina et les services techniques impliqués nous rassurent que cette année on ne connaitra pas d’inondation. » L’ONG allemande Wilfe Hunger Hilfe (WHH), « Pour un monde sans faim), a pris contact avec le maire en vue de faire face au même problème. WHH intervient contre le réchauffement climatique et les urgences. Elle a déjà sélectionné quelques jeunes pour les former Enfin, en recommandation, la mairie est invitée à chercher un site pour les PDI avant la rentrée scolaire pour libérer les salles de classe. Ont pris part à la rencontre, les forces de défense et de sécurité, les faitières de la Société civile, les chefs de service technique et les autres membres des comités. DG/MD (AMAP)
Région de Kayes (Ouest) : Démenti de menace terroriste (Gouvernorat)
Kayes, 6 sept (AMAP) La Cellule de communication du Gouvernorat de Kayes (Ouest) a démenti, samedi, sur les réseaux sociaux, une menace terroriste, face à la persistance de rumeurs ou « fausses nouvelles » qui risquent de troubler la quiétude dans la Cité des rails, voire toute la Région de Kayes. Les populations de la ville de Kayes (Ouest) et certains villages voisins vivent, ces temps-ci, dans la crainte d’une éventuelle attaque terroriste visant leurs localités. « L’information qui circule dans la ville de Kayes est infondée », indique le message. Au regard de la situation qui prévaut actuellement au niveau de certains carrefours de la Route internationale Bamako-Kayes-Dakar, notamment les tronçons Kayes-Diéma-Didiéni-Kolokani, et de la route Kayes-Yélimané, l’Etat continue à renforcer le dispositif sécuritaire dans ces zones afin de sécuriser les personnes et leurs biens. La Zone de défense N°4, qui regroupe les Régions de Kayes, Nioro et Kita (Ouest) reçoivent régulièrement des renforts afin qu’elle puisse bien mener sa mission de défense du territoire dans un contexte marqué par une guerre asymétrique à laquelle elle fait face. Selon des témoignages recueillis à travers la ville, des individus armés non identifiés, portant souvent des turbans, auraient arrêté des bus et autres moyens de transport en commun au niveau de certains carrefours, faisant descendre les occupants. Après avoir procédé à la vérification de l’identité des passagers, ces inconnus ont relâché ceux qui sont de Bamako, en leur demandant de changer de véhicule. Ceux de Kayes auraient été détenus, puis libérés plus tard. D’après d’autres témoignages, les assaillants retiennent les voyageurs originaires de Kayes et de Nioro. « Les travaux de notre chantier prendront fin bientôt. De ce fait, nous avons décidé de redéployer certains maçons à Bamako. Ils ont quitté Kayes hier (Ndlr, vendredi 5 septembre 2025). Ils sont arrivés dans la capitale le lendemain », a indiqué un entrepreneur « Des hommes armés non identifiés ont intercepté leur car. Ces derniers ont demandé aux passagers kayésiens de se mettre de côté et ont libéré les autres. Notre maçon et d’autres passagers qui ne sont pas de la région, ont été relâchés », a-t-il ajouté. Ce samedi 6 septembre 2025, les riverains du carrefour des logements sociaux de Kayes ou ATTbougou ont eu vent d’une rumeur sur une présence « djihadiste » dans la partie nord du Cercle de Kayes, précisément entre Kayes et Goumera. Entre 14 heures et 17 heures, les gens étaient sur le qui-vive. Du haut de certaines maisons de Soutoucoulé (côté Ouest des logements sociaux de Kayes), on apercevait des gens regardant vers la Route internationale. Il y a eu plus de peur que de mal. Et pas de panique, surtout que les Forces de sécurité mènent discrètement et régulièrement leur patrouille. Ce samedi matin, entre 9 heures et 10 heures, un cortège de pickups, suivi d’un autre de pickups et de camions, remplis d’éléments des Forces de défense et de sécurité, se dirigeait vers une destination inconnue. A leur passage dans le quartier de Kayes N’Di et environnant, ces troupes étaient ovationnées par les riverains qui faisaient aussi des bénédictions pour elles. D’après certaines informations relayées sur les réseaux sociaux, les commanditaires des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la ville de Kayes et d’autres villages des régions de Kayes et Nioro, n’auraient pas apprécié le soutien des populations de la cité des rails aux Forces de défense et de sécurité. BMS/MD (AMAP)
Bougouni : Le capitaine Moulaye Ould Gouba élu président de la Ligue régionale de Badminton
Bougouni 05 sept (AMAP) Le capitaine Moulaye Ould Gouba a été élu par consensus, jeudi, président de la Ligue régionale de Badminton, lors d’une Assemblée générale, dans la salle de réunion du gouvernorat de Bougouni (Centre), a constaté l’AMAP. Cette élection du capitaine Moulaye Ould Gouba, commandant du groupement de la Garde nationale de Bougouni par intérim, a été supervisée par le directeur régional de la Jeunesse et des sports de Bougouni, Lamine Konaté, en présence des délégués des dix Cercles de la Région. Il dirige, désormais, un bureau de 18 membres regroupant plusieurs responsables de clubs de cette discipline sportive avec une présence remarquable de genre. Le Badminton est un jeu de raquette et de volant (son ballon de jeu) pratiqué sur un terrain par deux joueurs ou deux équipes de double. Ce sport tient son nom de la Badminton House, la résidence du Duc de Beaufort dans le comté anglais du Gloucestershire. La Région de Bougouni dispose déjà de plusieurs clubs de badminton à travers les différents cercles. Investi dans ses nouvelles fonctions de président, le capitaine Moulaye Ould Gouba a appelé les membres du bureau « au travail afin de relever les défis et que la Région se hisse au sommet de cette pratique sportive » et occuper les premières places lors de futures compétitions. Il a assuré les membres du bureau qu’« un plan d’action sera mis en œuvre, en synergie avec la Fédération nationale de Badminton afin que ce sport soit vulgarisé dans toute la Région de Bougouni. » Cela nécessite la réalisation d’infrastructures, l’obtention d’équipements et, surtout, de la formation des pratiquants du badminton. Il les a, enfin, remerciés « pour la confiance portée à (sa) personne pour gagner les grands chalenges dans une Région de Bougouni où le Badminton occupera une place de choix dans le domaine du sport. » Le directeur régional de la Jeunesse, Lamine Konaté, s’est félicité du mode consensuel de la mise en place de ce bureau tout en félicitant le nouveau président élu. Il a mis l’accent sur le respect des textes et du Règlement intérieur de cette discipline. « La formation continue doit être le cheval de batail de ce bureau », a-t-il dit, insistant sur « la discipline et la cohésion sociale parfaite entre les membres. » Il a ensuite annoncé qu’une rencontre pour présenter le bureau au gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wele « se tiendra dans les tous prochains jours. » Des questions-réponses ont permis d’édifier les acteurs du Badminton de la Région de Bougouni sur la discipline, elle-même, sa pratique, ses outils et ses infrastructures. La Fédération malienne de Badminton (FEMABAD) est l’organisme qui régit le « Badminton » au Mali. Le bureau de la FEMABAD a été officiellement présenté en juillet 2025. Elle est dirigée par le chef d’état-major de la Garde nationale du Mali, le général de Brigade Famouké Camara depuis mardi 15 juillet 2025. BHT/MD (AMAP)
Bla : Lourds dégâts matériels, pas de perte en vie humaine ni de blessé
Bla, le 05 sept (AMAP) Le bilan matériel de l’attaque terroriste du commissariat de police de Bla (Centre), dans la nuit du 4 au 5 septembre 2025, par des hommes armés non identifiés, est de deux véhicules pick-up emportés par les assaillants, un autre incendié dans la cour, a appris l’AMAP vendredi lors d’une visite des locaux par une délégation conduite par le 2e adjoint au préfet du Cercle, Boureima Tembely. La Brigade de recherche a été entièrement calcinée, 25 motos brûlées dont certaines appartenant aux policiers de garde, un PKM et des munitions emportés, ainsi qu’une moto de modèle asiatique subtilisée. Les bureaux du commissariat ont, également, été saccagés. Toutefois, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été enregistré La délégation, qui a constaté les dégâts causés par cette attaque, comprenait notamment le maire de Bla, Mamadou Samaké, ainsi que les responsables locaux de la gendarmerie, de la garde nationale et de la protection civile en présence des commissaires. Selon les témoignages recueillis auprès des agents en poste, une dizaine de policiers étaient de garde lorsque les assaillants, à bord de deux pick-up armés et de plusieurs motos, ont ouvert le feu sur le commissariat. « Ils se sont positionnés face au bâtiment, côté goudron, et ont commencé à tirer. Nous avons riposté avec les moyens à notre disposition, notamment des PM et un PKM. Malgré notre résistance et l’appui des renforts de la gendarmerie, de la garde et du régisseur de la Maison d’arrêt, les assaillants, plus nombreux et mieux armés, sont parvenus à pénétrer dans l’enceinte du commissariat », a expliqué le commissaire de police Yaya Traoré. Au terme de la visite, le 2e adjoint au préfet a salué « l’acte de bravoure des forces de défense et de sécurité de Bla face à cette barbarie ». Il a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité, notamment à travers le renseignement, afin de mieux prévenir de telles attaques. « Au nom de Mme le préfet empêché et des plus hautes autorités de la Transition, je remercie toutes les forces présentes à Bla. Face à ces menaces, il est essentiel de conjuguer nos efforts », a déclaré Boureima Tembely. La délégation s’est ensuite rendue à la préfecture où une réunion d’urgence a été convoquée pour envisager des mesures destinées à minimiser des attaques similaires dans le Cercle. MO/MD (AMAP)
Bla : Le commissariat visé par une attaque armée
Bla, 4 sept (AMAP) Une attaque armée a visé le commissariat de police de Bla (Centre) dans la soirée du jeudi 4 septembre 2025, sans qu’on puisse établir un bilan. Les premiers tirs ont retenti vers 22h, brisant le calme de la ville. Les affrontements ont duré environ 30 minutes, avant qu’une accalmie ne s’installe. Cependant, la situation s’est de nouveau tendue à 23h30 avec la reprise des hostilités. Les assaillants, des « hommes armés non identifiés », présumés terroristes, ont mené un acte de violence qualifié de barbare par les témoins sur place. L’attaque est survenue alors qu’un couvre-feu a été reconduit dans la Région de Ségou (Centre), du 3 septembre au 2 octobre, de minuit à 5h du matin. Pour l’instant, peu de détails sont disponibles, Les habitants et les forces de sécurité s’étaient retranchés. Les autorités appellent la population « au calme » et leur demandent « de rester à l’abri afin de ne pas entraver le travail des forces de défense et de sécurité ». Les opérations sont en cours pour sécuriser la zone et repousser les assaillants. MO/MD (AMAP)
Éliminatoires de la Coupe du monde 2026 : Le Mali s’impose aux Comores et s’offre la 3è place du groupe !
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Berkane, 6 sept (AMAP) Le Mali a réalisé une excellente opération, jeudi 4 septembre 2025, en s’imposant 3-0 face aux Comores, lors de la 7ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. La rencontre, délocalisée au stade municipal de Berkane, a permis aux Aigles de réitérer leur exploit du match aller, remporté sur le même score et sur la même pelouse le 20 mars dernier. L’ailier Nene Dorgeles a ouvert le score à la 28è minute après un service précis de Mustapha Sangaré. Les Aigles ont ensuite creusé l’écart en deuxième période, grâce à Kamory Doumbia (70è min, sur penalty) et Lassana Coulibaly (76è min), confirmant ainsi leur domination. CLASSEMENT FAVORABLE AUX AIGLES – Cette 7è journée a été particulièrement bénéfique pour le Mali. Avec cette victoire, les Aigles remontent à la 3è place du classement, à égalité de points avec les Comores (12 points). Cependant, le Mali prend l’avantage grâce à une meilleure différence de buts (+6 contre +2 pour les Comores) et conforte sa position en ayant battu les Comoriens à l’aller comme au retour. Le Ghana reste en tête avec 16 points malgré un match nul face au Tchad (1-1), tandis que Madagascar grimpe à la 2è place après sa victoire 2-0 contre la République Centrafricaine. LMD/MD (AMAP)
Le Mali saisit la Cour internationale de Justice contre l’Algérie (Communiqué gouvernemental)
Bamako, 4 sept (AMAP) Le gouvernement malien de Transition a annoncé, ce jeudi, avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre l’Algérie, à la suite de la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, indique une source officielle à Bamako. « La République du Mali a déposé, ce jeudi 4 septembre 2025, auprès de la Cour internationale de Justice, une requête introductive d’instance contre la République algérienne démocratique et populaire », précise le communiqué gouvernemental signé par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Selon Bamako, « le drone de reconnaissance immatriculé TZ-98D des Forces armées et de sécurité maliennes a été détruit dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, à l’intérieur du territoire malien ». Le gouvernement malien estime qu’il s’agit d’« une agression, un acte hostile et une violation manifeste du principe de non-recours à la force ». Les autorités maliennes affirment que cette action visait à entraver les opérations de neutralisation des Groupes armés terroristes (GAT) et dénoncent « une collusion malsaine entre les terroristes et le régime algérien qui leur accorde son protectorat. ? Avec cette requête à la CIJ, le Mali dit réaffirmer « l’impérieuse nécessité pour les États parrains et exportateurs du terrorisme au Sahel de cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales et de travailler de bonne foi pour contribuer à la stabilité ». OS/MD (AMAP)
Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)
Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)
Justice : 2e édition du Café des droits de l’Homme sur la réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral
Bamako, 4 sept (AMAP) « La réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral, gage de paix sociale » était le thème de la 2e édition du Café des droits de l’Homme, organisé par le ministère de la Justice, des droits de l’Homme et Garde des Sceaux, jeudi, a constaté l’AMAP. « Lancées le 11 décembre 2023, les causeries-débats du Café des droits de l’Homme visent à améliorer la compréhension des droits humains par la population en abordant des thématiques sectorielles essentielles telles que les droits des femmes, les droits des enfants, les droits des personnes privées de liberté et bien d’autres », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge des droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah. Selon lui, la tenue de cette 2e édition vise à renforcer l’engagement citoyen et à promouvoir un dialogue constructif entre les institutions et la population malienne. M. Diarrah a précisé que « cette activité s’inscrit dans le cadre des missions assignées à la Direction nationale des droits de l’Homme avec comme objectif principal de favoriser l’information, la sensibilisation et la responsabilisation des citoyens. » Ce Café est présenté comme une plateforme de choix pour sensibiliser les citoyens, renforcer les capacités des acteurs locaux et aligner les pratiques nationales sur les normes internationales en matière de droits humains. « En associant d’une manière interactive un expert et en instaurant un cadre d’échanges, de réflexion, de propositions et de suggestions à travers une approche du donner et du recevoir entre les participants, le Café des droits de l’Homme encourage une meilleure appropriation des droits humains et renforce la prévention des violations », a-t-il dit. « La personne détenue doit bénéficier de divers programmes d’inspiration cognitivo-comportementale, en ciblant les facteurs identifiés comme étant à l’origine du comportement délinquant », a indiqué M. Diarrah. Ces programmes peuvent opportunément porter sur « la gestion de la colère », « la prévention de la violence », « le traitement de l’alcoolisme » ou de « la toxicomanie », tout comme ils peuvent, aussi, porter sur divers domaines en visant « l’acquisition d’habiletés sociales » permettant une bonne congruence de l’individu avec les convenances sociales du pays, selon Boubacar Sidiki Diarrah. « Il s’agit d’offrir aux personnes détenues des activités professionnelles qui leur permettent d’acquérir des compétences facilement transférables à l’extérieur », a-t-il ajouté. « De ce point de vue, il faudrait un volontarisme remarquable de la part des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée disposant d’espace et de moyens pour l’organisation des activités », a souligné le secrétaire général, relevant « la nécessité pour la prison de générer auprès des détenus des attitudes favorables à une véritable prise de conscience et à l’engagement dans un autre rapport avec la loi et les autres membres de la société. ST/MD (AMAP)
Sécurité routière au Mali : une formation pour les pupilles de la République
Bamako, 4 sept (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a organisé, ce mercredi, une session de formation pour inculquer à une centaine de pupilles, en partenariat avec l’Office national des pupilles du Mali (ONAPUMA), au siège de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), a constaté l’AMAP. Sous la présidence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, cette formation vise à sensibiliser les participants aux risques associés à l’usage de la route et à améliorer leur comportement sur le trajet de l’école. « La présente session de formation sur la sécurité routière s’inscrit pleinement dans la dynamique des activités éducatives que l’ONAPUMA anime habituellement pendant les vacances, afin de permettre aux enfants de bien entamer la nouvelle année scolaire », a déclré la ministre Sissoko. Elle a ajouté que cette activité « contribuera à asseoir méthodiquement et progressivement la capacité des pupilles en sécurité routière et dans la construction de leur responsabilité. » L’ANASER et l’ONAPUMA manifestent ainsi leur engagement à la protection et à la sécurité des pupilles sur le chemin de l’école et dans la ville en leur attribuant cette formation. Selon la ministre des Transports et des Infrastructures, les accidents de la route portent de graves atteintes à l’intégrité de la personne humaine, provoquent de sérieuses dégradations du patrimoine routier et d’importants dommages aux biens matériels. De ce fait, pour amoindrir les dégâts, la stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 vise à mettre en place un programme de sécurité routière plus efficace et fixe comme objectif de réduire le taux de mortalité dû aux accidents de la route d’ici 2030. « La psychopédagogie nous apprend que les enfants ne sont pas imprégnés de la réalité du risque routier. Ils ne se rendent compte du risque auquel ils sont exposés que lorsque l’accident est effectif », a indiqué Mme Dembélé, soulignant l’importance de la sensibilisation des enfants aux risques associés à l’usage de la route. Comme l’a dit une phrase simple, « quand le feu tricolore est rouge pour les automobilistes, il doit être vert pour les piétons », a rappelé la ministre Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, à son tour, a indiqué que « cette formation n’est pas seulement un apprentissage des notions de sécurité routière mais, c’est aussi un acte citoyen et de civisme qu’on leur inculque. » Les agents de sécurité ont contribué à la formation, en montrant quelques gestes de sauvetage en cas d’accident. Ils ont, également, souligné l’importance pour tout enfant et tout citoyen de connaître le numéro vert pour appeler les services de sécurité en cas d’accident. La ministre Sissoko a conseillé aux pupilles de s’approprier les différents cours qui seront dispensés en vue de comprendre le concept et l’intérêt de la circulation routière. Elle a clos son discours en lançant un message de sensibilisation à la population : « En cette période d’hivernage abondant où les risques sont multiples, j’exhorte l’ensemble des usagers de la route à faire preuve de patience, de vigilance, de courtoisie, de civisme et à tenir compte des conseils donnés par les services météorologiques avant tout déplacement. » La cérémonie d’ouverture a pris fin par une remise symbolique de casques aux pupilles par les deux ministres. Y étaient présents le délégué général aux activités aéronautiques, Ibrahim Traoré, le directeur général de l’ANASER), Ousmane Maïga, la directrice générale de l’ONAPUMA, Mme Koné Sissi Odile Dackouo, ainsi que les membres des cabinets des secrétariats généraux et des départements ministériels. FK/MD (AMAP)

