Koulikoro : Recommandations de l’espace d’échanges sur la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre
Koulikoro, 3 sept (AMAP) Les participants à l’espace d’échanges sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre, tenu du 3 au 4 septembre, à la Maison de la femme de Koulikoro, ont recommandé d’afficher les prix et tarifs des prestations au niveau des services publics. Ils ont, aussi, demandé de « mettre des boîtes à suggestions au niveau des services publics, renforcer la sensibilisation des populations sur le lien entre genre et la corruption, mener auprès des usagers des enquêtes ponctuelles sur la gestion et le fonctionnement des services publics. » Tout comme « insister sur la protection des dénonciateurs, organiser des espaces d’échanges sur la corruption et l’enrichissement illicite à l’endroit de tous. » Ces échanges ont été organisés dans le cadre du Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite phase 2 (LUCCEI 2) financé par le Royaume des Pays-Bas et l’ambassade royale du Danemark. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin d’appuyer la participation des hommes et des femmes à la prévention et la lutte contre la corruption, a initié, en partenariat avec le ministère de la Refondation de l’État, celui de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ainsi que la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté, cet espace d’échanges entre les autorités administratives, les hommes, femmes, jeunes, organisations de la Société civile, représentants du secteur privés et médias ces discussions sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre. Selon le président de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSLCCP), Ahmed Sékou Diallo, « ces espaces d’échanges engagerons la discussion au sein des communautés et aborderont spécifiquement les questions de genre, de corruption et celles de Violences basées sur le genre que les femmes et les différentes couches vulnérables subissent dans l’accès aux services sociaux de base à tous les niveaux ». « Ils permettront, aussi, de savoir comment les cas de corruption sont traitées dans les sphères publiques, selon les localités, quel type de corruption touche le plus les hommes et les femmes, comment contribuer à la prévention et à la lutte contre le fléau, quels sont les mécanismes de dénonciation et de plaintes ? » Et, également, de connaître le système de communication et de suivi des dénonciations et plaintes, les mesures de protection contre les représailles, le rôle et la responsabilité des acteurs, les mesures pour une lutte décentralisée et participative de la corruption et les cas de détournement, l’importance de la déclaration des biens Le directeur de cabinet, Mohammar Haïdara, représentant le gouverneur de la Région, qui a présidé l’ouverture des travaux, s’est réjoui de l’initiative du PNUD et de ses partenaires qui « mérite pleinement notre accompagnement car, elle s’inscrit en droite ligne dans les trois principes qui guident les relations de coopération du Mali.» Selon le directeur de cabinet, le gouvernement du Mali a toujours inscrit la lutte contre la corruption parmi ses priorités comme en témoigne l’adoption de la SNLCC, l’opérationnalisation de l’Observatoire national de lutte contre la corruption ainsi que l’adoption du nouveau Code pénal et du procédure pénale intégrant des dispositions innovantes pour la protection des dénonciateurs. La représentante du PNUD, porte-parole des partenaires de mise œuvre, Aminata Mariko , s’est réjouie « de voir tous unis pour convenir ensemble comm ent, en tant que Société civile ou citoyen malien, nous pouvons contribuer, non seulement à la prévention mais, aussi, à la lutte contre la corruption. » « Cet espace, c’est pour présenter ensemble des approches, des techniques et aussi les moyens », a-t-elle continué. Selon elle, l’activité du jour est un début. Elle annonce un processus qui continuera tout au long du Projet d’appui à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans lequel le PNUD et ses partenaires interviennent sur la 2e phase qui couvre 5 Régions du Mali : Ségou, Mopti (Centre), Bougouni, Sikasso (Sud), Koulikoro et le district de Bamako. Et de d’espérer qu’à la fin de cette session, « nous aurons défini comment nous allons encore soutenir les efforts des autorités du Mali, car le gouvernement a déjà, avec les partenaires, adopté une stratégie de lutte contre le fléau. Selon de récentes enquêtes, notamment, sur l’indice de perception de la corruption 2024 de Transparency international (TI), le Mali se place à la 135e place sur 180 et selon les tendances relevées par les données du Mali-Mètre 2025, « la situation de la corruption a connu une certaine amélioration dû aux efforts du gouvernement et ses partenaires soit 24,3% très élevée et 33,4% élevée contre 43% très élevée et 39% élevée en 2022. » Selon la même source, dans le Rapport de l’enquête d’opinion « Que pensent les Maliens ? », sur un total de 2 220 réponses 33,6% de femmes contre 51,5% des hommes connaissent le bureau du Vérificateur général, 30,1% des femmes contre 16,0% des hommes connaissent l’OCLEI, 18,8% de femmes contre 23,3 des hommes connaissent le Contrôle général des services publics, 0,7 % des femmes contre 3,1% d’hommes connaissent le Pôle nationale économique et financier et 50,0% de femmes contre 32,1% des hommes ne connaissent aucun des services et institutions de lutte contre la corruption. Plusieurs thématiques ont été présentées par des personnes ressources des ministères concernés, du BVG, de OCLEI et des experts de la COSPLCCP dont la présentation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le lien entre la corruption et le genre, notamment les causes et les conséquences, ensuite les rapports annuels 2023 du BVG et de l’OCLEI. ALD/MD (AMAP)
Le gouvernement accorde un délai de grâce de trois mois pour l’identification biométrique des agents publics
Bamako, 3 sept (AMAP) Le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, a annoncé un délai supplémentaire de trois mois, du 8 septembre au 8 décembre 2025, pour permettre aux agents publics non encore identifiés de régulariser leur situation administrative dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), selon une source officielle. « Ce délai de grâce vise à offrir une nouvelle opportunité à tous les agents, y compris ceux recrutés après septembre 2024, afin de se conformer aux exigences d’identification biométrique », précise un communiqué signé par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré. Les agents concernés devront se présenter, à Bamako ou dans les services déconcentrés compétents, munis de pièces justificatives dont une fiche individuelle de collecte de données, une copie de l’arrêté d’intégration, une carte NINA ou un acte de naissance. « Ceux qui ne disposent pas de numéro NINA devront, au préalable, s’enrôler dans le système ‘Mali Kura Biométrie’ auprès de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. » La liste des sites d’enrôlement et de retrait des fiches descriptives inclut les commissariats de police dans les six Communes du District de Bamako, les Cellules techniques d’accueil citoyen (CTAC) dans les régions et cercles, ainsi que les missions diplomatiques et consulaires pour les agents à l’étranger. « Passé ce délai, tout agent non identifié sera radié des fichiers des effectifs de la Fonction publique de l’État et des collectivités territoriales », avertit le ministère qui appelle à la « compréhension et la pleine implication des agents concernés. » OS/MD (AMAP)
Détection des fautes de gestion : Des conseillers de la section des comptes de la Cour suprême renforcent leurs capacités
Bamako, le 4 sept (AMAP) La Cour suprême a tenu, ce jeudi 4 septembre, dans ses locaux, un atelier de formation sur le fonctionnement et les procédures devant la Chambre de discipline financière et budgétaire par les acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques, a constaté l’AMAP. Cette formation permettra d’informer et de sensibiliser les différents acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques sur la discipline financière et budgétaire. Elle va, également, renforcer les capacités des conseillers et auditeurs de la section des comptes dans la détection des fautes de gestion, afin d’avoir la même compréhension de la notion « de faute de gestion » par les différents acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques. Selon le président de la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, cet atelier, animé par le président par intérim de la Section des Comptes, Abdoulaye Sow, et le Procureur général près la Cour suprême, Mamoudou Timbo, « s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités et de clarification des rôles respectifs des juridictions financières et pénales dans le traitement des infractions économiques et budgétaires. » Il a rappelé que le jugement des infractions financières et budgétaires ne relève pas d’une simple procédure disciplinaire. « Il s’agit d’un véritable contentieux juridictionnel, encadré par des règles strictes où les droits de la défense sont garantis, les faits rigoureusement instruits et les responsabilités clairement établies », a précisé le président de la Cour suprême. « Nous attendons de cet atelier, a-t-il dit, qu’il permette un partage d’expériences, une clarification des procédures et une meilleure appropriation des outils juridiques et institutionnels disponibles. « Il s’agit aussi de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les juridictions financières et pénales, dans le respect des compétences de chacun », a indiqué Dr Fatoma Théra. OD/MD (AMAP)
Fin du Programme d’appui à l’inclusion scolaire : Hausse de 15,9% des inscriptions scolaires, un taux de rétention de 92,5% et 93% d’élèves satisfaits des repas servis
Bamako, 4 sept (AMAP) Le Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) « a connu une hausse de 15,9% des inscriptions scolaires dans les Régions de mise en œuvre, un taux de rétention de 92,5% et 93% de satisfaction des élèves pour les repas servis, des cantines fonctionnelles dans plus de trois quarts des écoles, avec un approvisionnement local à 95% », a déclaré, jeudi, à Bamako, le directeur-pays adjoint du Programme alimentaire mondiale (PAM) au Mali, Michel De-Knoop. Citant les résultats de l’évaluation finale du PAIS, lors de l’atelier de clôture du Programme, M. De-Knoop a rappelé que « le gouvernement du Mali et la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali ont conçu le Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) dont l’objectif est de promouvoir un accès équitable à une éducation fondamentale de qualité au Mali. » Un de ses objectifs spécifiques était « de pérenniser le fonctionnement des cantines scolaires dans les communes ayant les plus faibles indicateurs éducatifs et de sécurité alimentaire. Les zones d’interventions sont Gao, Ménaka (Nord), Kayes (Ouest), Koulikoro, Mopti, Ségou (Centre) Et de réaffirmer l’engagement de l’UE « à accompagner le Mali et à soutenir ses efforts pour offrir à chaque enfant une éducation de qualité. » Le chargé de mission du ministère de l’Education nationale, Banna Moussa Bakhaga qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a, également indiquer que l’objectif du PAIS « était d’offrir des cantines aux enfants dans les milieux ruraux, afin qu’ils puissent étudier dans les bonnes conditions. » « Ensemble, grâce à une synergie d’actions, nous avons pu mener à terme ce projet au bénéfice de nos enfants. Nous saluons l’engagement, la détermination et la solidarité sans faille du Programme alimentaire mondiale (PAM) », a fait savoir le chargé de mission du ministère de l’Education. Selon lui, le PAM est « un partenaire fidèle qui a toujours accompagné les actions du département par l’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants vulnérables à travers une alimentation de qualité » Il a souhaité « que ce projet qui vient d’être bouclé ne soit pas la fin du partenariat fécond et enrichissantes que nous avons tissé. Qu’il ouvre de nouvelles perspectives pour nous, afin de poursuivre notre combat commun au bénéfice de l’école malienne. » Quant au directeur-pays adjoint du PAM, Ibrahim Diallo, il a rappelé : « Il y a sept ans, nous avons posé les premières pierres d’un projet ambitieux. À l’époque, dans certaines écoles, les enfants arrivaient le vendre vide, les bancs étaient clairsemés et l’idée même d’un repas quotidien semblait lointaine. Pourtant, nous avons osé croire qu’un autre avenir était possible. » Il a ajouté que « le projet est né de cette conviction que l’école ne doit pas être un lieu de privation, mais un espace de dignité, d’apprentissage et de cohésion. » « Nous avons voulu que chaque enfant, dans chacune des 63 communes ciblées, puisse non seulement apprendre mais manger, s’épanouir et rester », a ajouté M. Diallo. Pour rappel, le Programme d’A\appui de l’inclusion scolaire du PAM est financé par l’UE, en partenariat avec le ministère malien de l’Education nationale. L’atelier sur le bilan du PAIS a réuni des acteurs de l’Education et les bénéficiaires du projet. MMD/Md (AMAP)
Mustapha Sangaré confiant avant le match contre les Comores
Propos recueillis par Ladji Madihéry DIABY L’attaquant des Aigles se confie à L’AMPAP avant le match crucial contre les Comores. Il évoque l’importance de la victoire, le respect de l’adversaire et le soutien indéfectible du public malien, malgré la délocalisation de la rencontre AMAP : Le Mali affronte les Comores aujourd’hui jeudi au Stade municipal de Berkane. Au regard des enjeux, ressentez-vous une pression particulière ? Mustapha Sangaré : Oui, c’est une grande responsabilité. Il n’y a pas de choix, on a l’obligation de gagner et de ramener les trois points. On sait que si on gagne, on peut espérer s’assurer la deuxième place et, pourquoi pas, viser la première. Mais pour l’instant, il faut d’abord s’assurer cette première victoire et, ensuite ,on pensera au match de lundi contre le Ghana. AMAP : Le public malien pourrait croire que la victoire est acquise, surtout après la victoire 3-0 l’année dernière. Partagez-vous cet optimisme ? M S : Non, il n’y a rien d’acquis. Les Comores ne sont pas deuxièmes par hasard. On sait ce qu’on doit faire et qu’on doit gagner mais, ce ne sera pas un match facile. On ne les prend absolument pas de haut. On sait que si on les sous-estime, ça ne se passera pas bien. On va tout faire pour prendre ce match sérieusement et le remporter. AMAP : Le match a été délocalisé mais, le public malien reste derrière vous. Quel message avez-vous à leur adresser ? M S : On sait que partout où l’on va, on peut compter sur le peuple malien, que ce soit en France, au Maroc ou au Mali. On n’est pas au Mali pour ce match mais, on compte sur le soutien de ceux qui seront sur place et de ceux qui nous soutiendront depuis le pays. On a la confiance et le soutien de tous les Maliens, et ça, c’est quelque chose de très important pour nous.
Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)
Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. » Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe. Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)
Faire le marché : La croix et la bannière pour ménagères
Par Fadi CISSE Bamako, 04 sept (AMAP) Jeudi, il est presque 6 heures du matin. Une fine pluie arrose le quartier Samanko II, dans la Commune du Mandé. Je suis la première personne à me réveiller dans la famille Touré. Je fais ma toilette, ma prière de l’aube, direction la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je pose une marmite sur une bouteille de gaz. À peine mis en marche, le feu baisse progressivement jusqu’à disparaître. Heureusement, on avait du bois de chauffe en réserve dans la cuisine. En principe, trois à quatre tas suffisent pour faire la bouillie, le petit-déjeuner de ce matin. Mais, attention ! Il ne faut pas vite se réjouir. En cette saison des pluies, les fagots de bois sont humides. Hélas ! Je dois surmonter cette difficulté. Le feu mettra une vingtaine de minutes avant de prendre. Au prix de gros efforts physiques, j’y arrive, avec ou sans éventail. La fumée qui s’en est suivie, a provoqué chez la cuisinière un écoulement nasal et des larmoiements. Une heure après, la bouillie est prête et servie aux membres de la famille. Quelques temps plus tard, je prends ma douche pour ne plus sentir la fumée avant de me rendre au marché du quartier qui semble être le moins cher. J’enfile une belle robe africaine, chausse des ballerines, après m’être parfumée, je prends le chemin avec ma petite sœur Aïda, âgée de 14 ans. On sort la moto sans oublier notre ami, en cette période, notre imperméable. En ce moment, il était déjà 8 h et un quart. Ce marché situé à une dizaine de minutes de notre domicile s’appelle « Sougoudjan », en français (le marché éloigné ou au lointain). Il accueille hommes et femmes. Sur place, il est déjà plein de monde, comme « les dents d’une bouche. » Au rythme de de tam-tam, des vendeurs de friperies chantent et dansent pour accrocher les clients, comme au grand marché de Bamako (Suguba). Les cris des vendeurs ambulants submergent les lieux, en cette période de vacances. Plusieurs enfants aident leurs parents commerçants en tenant des plateaux en équilibre sur leur tête, parcourant les coins et recoins du marché afin d’écouler leur marchandise. En ce matin, panier en mains, j’avais, en tout et pour tout, 4 000 Fcfa comme prix de condiment, pour une famille de douze personnes, sans compter les imprévus, solidarité et hospitalité obligent. Cette nourriture servira, aussi, pour le dîner. Mais (re) attention !!! Comme complément, j’ai caché 1 000 Fcfa derrière la pochette de mon téléphone, en cas de besoin, vue la cherté du marché. Cap pour l’achat des condiments pour la sauce d’oignons à la viande, communément appelé en Bambara (Nandji Sogoman). D’abord, on arrive chez le vendeur de viande Yakou où le prix du kilogramme de viande, avec os, est notoirement connu de tout le monde : 3 500 Fcfa. Il me sert un demi kilo et pour 500 Fcfa à part, en tout 2 250 Fcfa. Un peu plus loin, nous nous dirigeons chez la vendeuse d’oignons. « Combien fait le kilo ? Elle répond, 550 Fcfa pour les plus petits et 600 Fcfa pour les gros. Je négocie. Chère belle maman, réduisez un peu le prix, s’il vous plaît. J’ai besoin d’un kilo de gros oignons. », dis-je. Après d’âpres et longs échanges, la vendeuse Aïssatou accepte de me céder l’oignon à 550 Fcfa, « compatissante et solidaire », de la cause des femmes sur le fait que l’argent que donnent les chefs de famille n’est jamais suffisant. Satisfaites de notre achat, Aïda et moi, nous nous dirigeons vers les vendeuses de légumes frais. A la maison, il faut absolument quelques légumes dans la sauce car les convives en raffolent, exceptée l’aubergine africaine. Une longue file s‘est formée devant l‘étable de la vendeuse Maïmouna aidée par ses filles. Elle est la meilleure du marché et connue pour la qualité de ses légumes et, aussi, leur prix abordable. Après quelques bousculades, on a pu se frayer une place. La table est remplie de toutes sortes et de toutes les couleurs de légumes. La vendeuse nous remet une assiette où mettre les condiments. Du chou, de la tomate, du piment, de la courge, de l’aubergine, du gombo frais, des céleris et persils, du poivron etc. Le tout nous a couté 1 000 Fcfa. Ce n’est pas encore fini. Il nous reste les condiments secs. Là, également, on se fait une place chez Adja qui semble être la moins chère du marché. Ici, on achète de la tomate concentrée à raison de 350 Fcfa, du soumbala, de la poudre de poivre, du poisson sec, des épices d’assaisonnement, de la poudre de gombo, de l’ail, du laurier de l’huile, de l’oignon sec etc. Cela m’a couté 1 200 Fcfa. Et de 4 000 Fcfa, je suis à 5 000 Fcfa, Sans surprise ! Et sans l’argent du charbon de bois pour cuire la sauce ainsi que le bois de chauffe pour préparer le riz. Ceux qui sont à la maison sont tous humides. De retour à la maison, il est déjà 10 heures passées de quelques minutes. Je me change, cherchant quelques pièces dans la chambre pour aller acheter du charbon et du bois pour aussitôt commencer à cuisiner. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté ce jour. Que faire ! Le chef de famille a déjà donné son prix de condiment qui est déjà fixé. Après expliqué la situation à la maman, elle me donne 500 Fcfa pour acheter 300 Fcfa de charbon et 200 Fcfa de bois. « Il faut vous débrouiller avec cela, coûte que coûte. Pendant des années, je me suis toujours débrouillée ainsi pour vous faire à manger. Ton père pense que ce qu’il donne est toujours suffisant. Il ignore la cherté du marché et ce qu’on ajoute à l’argent de popote pour manger une bonne sauce », éructe-t-elle. Chaque femme au foyer investit au-delà du prix de popote, dans l’ignorance des hommes. Et celles qui n’ont pas de quoi ajouter, sont dénigrées dans la famille, selon elle. Souvent, il arrive que sa
Un berger tué par des hommes armés non identifiés près de Goundam (Nord)
Goundam, 3 sept (AMAP) Dans la nuit du 02 au 03 septembre 2025, un berger, la cinquantaine, ressortissant de la Commune de Essakane (Nord), en transhumance dans le secteur sud de Goundam, a été abattu par des hommes armés non identifiés, selon des informations recueillies dans la zone. Selon les mêmes sources, des hommes armés non identifiés ont été vus qui tournent, régulièrement, dans la zone. Ils demandent iaux bergers qui y sont installés d’évacuer impérativement, les lieux et les accusent de collaborer avec les Forces armées maliennes (FAMa). Ce cas d’assassinat a affligé tous les proches du défunt. Ce dernier vivait avec femme et enfants au moment de son assassinat. Les autorités se sont rendues sur les lieux du drame et ont pris les dispositions qui s’imposent. (AMAP)
Le nouveau bureau de l’Association des éditeurs de la presse privée en audience chez le président du Haut conseil des collectivités territoriales
Bamako, 3 sept (AMAP) Le président du Haut conseil des collectivités territoriales, (HCCT), Mamadou Satigui Diakité, a reçu, en audience, mercredi, le nouveau bureau de l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP), conduit par son président, Boubacar Yalcouyé. Les éditeurs de la presse privée sont venus présenter le nouveau bureau de l’A, mis en place le 16 août 2025 mais, aussi, mettre en place un cadre de collaboration entre le HCCT et l’ASSEP. « Je suis très satisfait de l’audience que le président du HCCT et ses collaborateurs nous ont accordée parce que l’accueilli a été à la hauteur. On savait déjà ce qui nous attendait », a souligné le président de l’ASSEP. « Nous étions dans le cadre d’une visite de courtoisie, suite à la mise en place de notre nouveau bureau mise en place le 16 août dernier par consensus à la Maison de la presse et à la suite d’une Assemblée générale élective convoquée par le bureau sortant », a déclaré Boubacar Yalcouyé. Il a ajouté : « Le principe chez nous est qu’à chaque fois qu’un nouveau bureau s’installe, nous partons vers les institutions, les partenaires des médias pour le présenter et voir, aussi, dans la mesure du possible, comment mettre en place un cadre de collaboration. » « Il y a quelques années, nous étions dans les locaux du Haut conseil des collectivités territoriales, ici, pour présenter un bureau. On était convenu, aussi, comment parvenir à un partenariat. Juste après, il y a eu une crise au niveau de notre faitière qui a vraiment eu un impact considérable sur la marche de l’association durant quelques années », a-t-il rappelé. « Dieu merci, le 16 août 2025 nous avons mis en place un bureau consensuel avec la contribution significative du président sortant de l’ASSEP, Ousmane Daou, et une commission de facilitation composée par les anciens de notre organe », s’est-il réjoui. M. Yalcouyé a remercié le président du HCCT et ses collaborateurs pour l’intérêt qu’ils s’accordent aux médias, notamment la presse privée. « Nous sommes très satisfaits. Nous tiendrons compte de ses bons conseils dans l’exercice de la profession. Nous sommes conscients du rôle éminent que joue le HCCT dans la marche de la Nation, pour laquelle notre accompagnement et disponibilité ne feront pas défaut », a, également dit M. Yalcouyé. Le président du HCCT a rappelé la place de la presse dans un Etat. Mamadou Satigui Diakité a donné des conseils aux membres de l’ASSEP. Il leur a demandé « de tenir compte de l’état dans lequel se trouve le pays, en termes de diffusion des informations. » ST/MD (AMAP)
Kangaba: Finale de la 5e édition de la Coupe de soutien à la Transition à Balanzan
Kangaba, 02 sept (AMAP) La finale de la 5e édition de la Coupe de soutien à la Transition malienne jouée, lundi, à Balanzan, dans la Commune rurale de Kaniogo cercle de Kangaba a été remporté par le FC Touramakan devangt le FC Touré et les deux finalistes ont reçu des équipements, a constaté l’AMAP. Organisée par Mamadou Traoré dit M’Ba, 2e adjoint au maire de la Commune et natif de Balanzan, cet évènement porté sur plusieurs activités. Déjà à 7 heures du matin, les fidèles musulmans ont procédé à la lecture du saint Coran et ont formulé des bénédictions à l’endroit des Forces armées maliennes (FAMA) dans la grande mosquée du village de Balanzan. Au même moment, un don de sang s’est déroulé au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Balanzan toujours pour les FAMA. A partir de 10 heures, les forces vives de Balanzan et celles des autres localités de la Commune et du Cercle ont pris d’assaut le terrain de football pour assister à la conférence débat sur le projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Mais, avant, le chef de village de Balanzan et le 1er adjoint au maire de Kaniogo ont souhaité la bienvenue à tous les invités. Dans une brève allocution, l’initiateur de l’événement a dit que son « intention est d’inviter la jeunesse à faire bloc derrière les FAMA et les autorités de la Transition dans leur combat de libération du territoire national, pour la recherche de la souveraineté et contre le terrorisme et le crime organisé. » C’est le président de l’Alliance Mali Tagné « Tous pour le Mali, le Mali pour tous » (AMATA) Badra Aliou Sangaré qui aexpliqué les grandes lignes du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Les échanges ont porté sur la vision, les objectifs, les objets et les formules d’engagement, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion nationale, le vivre ensemble, les modes traditionnels et alternatifs de règlement des conflits. M. Sangaré a insisté aussi sur les mécanismes endogènes de règlement des conflits, les bonnes pratiques en matière de prévention de gestion et de règlement des conflits et la justice traditionnelle. La présence des délégations du Collectif pour la défense des militaires (CDM) et du Haut conseil N’gara nani (FCNG) et allié mandingue a illustré la communauté d’idéaux à savoir « le soutien indéfectible à la Transition malienne. » Vers 16 heures, le terrain de football a renoué avec l’ambiance d’une belle finale de Coupe dédiée à la Transition malienne. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition. SD/MD (AMAP)

