Kangaba: Fin de la grève des enseignants après le paiement des salaires

Kangaba, 30 jan (AMAP) Les enseignants de Kangaba ont mis fin à leur grève jeudi après le règlement des arriérés de salaires, avec une reprise des cours ce vendredi 30 janvier, selon les autorités locales. L’arrêt de travail, entamé le lundi 26 janvier, avait été déclenché par les syndicats signataires de l’accord du 15 octobre 2016 ainsi que par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC). Les enseignants protestaient contre le retard dans le paiement des salaires du mois de janvier et dans le traitement des dossiers administratifs nécessaires aux virements. À la suite du mouvement, le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué une rencontre avec les acteurs de l’école le mardi 27 janvier afin de situer les responsabilités et de trouver des solutions. Il a ensuite saisi sa hiérarchie, ce qui a conduit à l’intervention du gouverneur de la région de Koulikoro et des services financiers régionaux. Les autorités ont indiqué que l’ensemble des virements a été effectué à la date du 28 janvier, permettant un règlement rapide du différend. Lors d’une seconde rencontre tenue le jeudi, le préfet a salué la promptitude avec laquelle les autorités régionales ont géré la situation et a invité les syndicats à privilégier le dialogue pour la résolution des difficultés. « Le salaire est sacré », a-t-il déclaré, tout en regrettant que le préavis de grève ait été diffusé sur les réseaux sociaux avant que l’administration n’en soit officiellement informée. Les responsables syndicaux se sont félicités de l’issue des discussions et ont remercié le préfet pour ses efforts, lui demandant de transmettre leur reconnaissance au gouverneur et au conseil régional de Koulikoro. Contexte : Les retards de paiement des salaires ont régulièrement provoqué des mouvements sociaux dans le secteur de l’éducation au Mali. À Kangaba, la rencontre entre les autorités et les syndicats a recommandé la poursuite de cadres de concertation réguliers afin d’éviter de nouveaux retards de salaires et des arrêts de travail inopinés. SD/OS (AMAP)
Kayes: Le Mali renforce la lutte antidrogue dans la région de Kayes

Kayes, 29 jan (AMAP) – L’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) du Mali a interpellé 121 personnes et saisi d’importantes quantités de drogue dans la région de Kayes au cours de l’année 2025, dans le cadre d’une intensification des efforts visant à enrayer le trafic et la consommation de stupéfiants, que les autorités estiment être à l’origine de la délinquance juvénile et de violences. Selon les statistiques de l’antenne régionale de l’OCS, parmi les personnes arrêtées figurent trois femmes, dont une ressortissante nigériane. Les saisies ont été effectuées sous la direction du colonel Moumine Bengaly, chef de l’antenne régionale de Kayes, à l’issue d’opérations menées principalement sur les axes routiers, où des trafiquants dissimulaient les produits illicites dans des véhicules. Les produits saisis comprennent 24 355 comprimés de tramadol de différents dosages, 104 comprimés d’une substance connue sous le nom de « mirage serpent », ainsi que 132 sachets et 358 doses de crack, un dérivé de la cocaïne. D’autres substances ont également été confisquées, notamment diverses doses de drogues, de l’alcool frelaté et des produits pharmaceutiques. L’ensemble de ces produits a été détruit par incinération le 18 novembre, selon l’OCS. L’Office a indiqué que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées dans cette lutte, soulignant que la consommation de drogue peut conduire à la violence et à des troubles à l’ordre public. « Au total, 121 personnes ont été interpellées au cours de l’année », a indiqué l’OCS dans un bilan de ses opérations de 2025. Parallèlement aux actions répressives, l’OCS a précisé travailler avec des partenaires, dont l’Académie d’enseignement de Kayes et des associations locales, afin de prévenir l’usage de la drogue chez les jeunes. Des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation ont été menées dans les écoles et les quartiers, ainsi que des activités sportives, dont un cross-country ayant rassemblé des élèves et étudiants du primaire, du secondaire et du supérieur. La consommation et le trafic de stupéfiants constituent une préoccupation croissante dans la région de Kayes, en particulier dans la capitale régionale, souvent appelée la « cité des rails ». Les autorités locales estiment que ce phénomène menace les établissements scolaires et l’ordre public, rappelant que des cours avaient été perturbés l’an dernier au lycée public de Kayes N’Di en raison de l’indiscipline de certains élèves. Les responsables soulignent que la lutte contre ce fléau nécessite des actions durables impliquant les forces de sécurité, les communautés et la justice. BMS/OS (AMAP)
Affaires des marchés d’armement « Paramount » et « Embraer » : La défense demande d’acquitter les accusés

Bamako, 29 janv (AMAP) Les avocats de la défense dans le procès de marché public « Paramount » et « Embraer » ont plaidé, jeudi, devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako, l’acquittement de l’ancien ministre de la Défense Tiéna Coulibaly et coaccusés pour « faute de preuve irréfutable et absence d’éléments matériels », a constaté l’AMAP. Dans sa plaidoirie, Me Malick Coulibaly, ex-ministre, de la Justice a, après avoir décrit le déroulement des faits, expliqué que la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a le devoir d’acquitter l’accusé Tiéna Coulibaly et ses coaccusés. Selon lui, « il y a pas eu de preuves irréfutables » contre son client. « Jugez les comme vous aurez aimé qu’on vous juge », a dit Me Coulibaly, citant le célèbre juge sénégalais Keba M’baye. « Vous avez entre vos mains l’honneur de ces accusés », a-t-il dit. « Tiéna Coulibaly et coaccusés ne se reprochent absolument rien. C’est la défaillance de l’Etat qui les a incriminés », a plaidé Me Mamadou Tounkara. « Au regard de toutes les observations, il faut acquitter M. Tiéna Coulibaly et coaccusés, parce qu’il n y a pas d’éléments matériel et intentionnel », a-t-il fait savoir. Outre Me Malick Coulibaly Me Malick Coulibaly et Me Mamadou Tounkara, la defense était constituée de l’ex-ministre, Me Mountaga Tall ainsi que de Mes Ladji Traoré, Mamadou Bobo Diallo, Dianguina Tounkara. ST/MD (AMAP)
Institut universitaire de gestion : les résultats du test d’entrée annulés pour irrégularités (ministère)

Bamako, 29 janv (AMAP) Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annulé les résultats du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion (IUG), selon un communiqué publié ce mardi 29 janvier 2026. La décision de proclamation des résultats « du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako », datée du 09 janvier 2026, est annulée « en raison des irrégularités constatées concernant les moyennes d’admission », précise le communiqué. Un « nouveau test sera organisé ultérieurement », indique la meme source. MMD/MD (AMAP)
3ème édition de la Semaine du numérique : Sous le thème « le E-Gouvernement a l’ère de l’Intelligence artificielle »

Bamako, 29 janv (AMAP) La 3ème édition de la Semaine du numérique, s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Le E Gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle, a constaté l’Amap Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’évènement prévu pour trois jours, était accompagné par ses homologuesen chargés du Numérique du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, et du Niger, Adji Ali Salatou, La Semaine a pour objectif de favoriser la compétitivité, la créativité et l’exposition du savoir-faire malien dans les domaines des TIC entre tous les acteurs. La cérémonie a été marquée par la présentation remarquable d’une nouvelle application de réseaux sociaux dénommés « NIAGA ». Cette application, qui a été créée par les experts burkinabè, maliens et nigériens), traduit trois langues de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Elle permet de parler Bamanan, Moré et Haoussa pour commencer. L’application est téléchargeable sur Playstore, App store, entre autres. Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, « le numérique est, aujourd’hui, un instrument de souveraineté, un outil de continuité de l’Etat, un puissant accélérateur d’inclusion et, de plus en plus, un espace stratégique où se un joue notre capacité collective a décidé par nous-même. « La reconquête de notre souveraineté doit se jouer également dans le domaine du numérique. Cette souveraineté commence par une réalité simple mais déterminant la maitrise de nos infrastructures de nos plateformes et, surtout, de nos données. Et cette maitrise conditionne notre sécurité et notre stabilité » a expliqué le ministre burkinabè Pour le ministre, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information du Niger, Adji Ali Salatou, le thème de cette édition, « résonne avec une pertinence particulière pour nos nations. » « Alors que le Mali a célébré 2025 comme l’année de la culture, nous devons reconnaître que le numérique n’est plus une simple option technique, mais un levier de transformation sociétale majeur », a fait savoir Adji Ali Salatou. Ajoutant que l’Intelligence artificielle (IA) « nous offre aujourd’hui des opportunités sans précédent pour moderniser nos administrations et les rendre plus transparentes et performantes au service de nos citoyens. » Mais au-delà de l’Administration, l’IA est une sentinelle pour notre patrimoine., a estimé le ministre. « Elle permet de documenter et préserver nos langues nationales et nos traditions orales face à l’érosion du temps, démocratiser l’accès à la culture en rendant nos musées et nos sites historiques accessibles à chaque jeune sahélien et, enfin, propulser l’économie créative, en offrant à nos artistes et start-ups des outils de production et de diffusion mondiaux. » Pour sa part, leur hôte malien a dit que la Semaine du numérique est un rendez-vous stratégique pour notre pays. « Elle permet d’aligner la vision politique, les capacités techniques et les attentes des citoyens autour d’un même objectif, qui est de bâtir un État moderne, efficace et protecteur ». Selon Alhamdou Ag Ilyene, « le numérique n’est pas une vitrine, il est une infrastructure stratégique qui touche à la sécurité, à l’économie, à l’éducation, à la santé, à la culture, à la justice et aux finances publiques. » Il touche surtout à la relation entre l’État et le citoyen. Cette 3ème édition, pour le ministre en charge du Numérique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, « car elle est conçue comme un espace de mobilisation, de partage et de décision. Cette première journée a, aussi, été marquée par la visite des stands et un panel ministériel inaugural BT/MD (AMAP)
Ouverture à Bamako de la 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna

Bamako, 26 jan (AMAP) La 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna a été officiellement ouverte lundi à Bamako, un événement annuel consacré à la promotion du dialogue culturel et de la cohésion sociale, selon les organisateurs. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à la Place du Cinquantenaire, en Commune III du district de Bamako, sous la présidence du ministre en charge de la Culture. Le festival se déroule du 26 janvier au 1er février 2026 autour du thème : « Culture du Mali : dialogue, créativité et résilience pour un développement durable ». S’exprimant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a indiqué que le festival avait dépassé le cadre d’un simple événement culturel depuis sa création en 2016. « Depuis sa création en 2016, Ogobagna s’est imposé comme bien plus qu’un festival. Il est devenu un espace de mémoire, de dialogue et de projection », a-t-il déclaré, soulignant le rôle du festival comme lieu d’échanges entre la culture dogon et les autres expressions culturelles du Mali et d’Afrique. Le ministre a également évoqué l’orientation récente de l’action publique, rappelant que l’année 2025 avait constitué un tournant. « La culture est le socle de la souveraineté, de la cohésion sociale et du développement durable », a-t-il affirmé, ajoutant que cette dynamique se poursuivait en 2026. Le président de l’association Guina Dogon, organisatrice du festival, Nouhoum Tapili, a pour sa part mis en avant l’objectif de renforcement des liens sociaux. « Pour la 11ᵉ année consécutive, le festival culturel Ogobagna nous offre encore une fois l’occasion de nous ressourcer dans un espace ouvert à toutes les communautés », a-t-il déclaré, invitant les participants à s’approprier le thème central à travers conférences, causeries intergénérationnelles et soirées de cohésion sociale. La communauté bozo est l’invitée d’honneur de cette édition. Son représentant, Almamy Koureichy, a remercié la communauté dogon pour ce choix et a invité le public « à découvrir le riche patrimoine bozo dans toute sa diversité pendant une semaine ». La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des prestations artistiques des troupes bozo et dogon. Elle a réuni, outre le ministre de la Culture, la ministre de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, le conseiller spécial du Président de la Transition, des ambassadeurs accrédités au Mali, ainsi que des autorités administratives, locales et de nombreux invités. Créé en 2016 par l’association Guina Dogon, le festival culturel Ogobagna vise à promouvoir la culture dogon tout en favorisant le dialogue avec les autres communautés du Mali. Organisé chaque année à Bamako, l’événement s’est progressivement élargi pour inclure des débats, des échanges et des prestations artistiques destinés à renforcer la cohésion sociale et à mettre en avant la culture comme levier de l’unité nationale et du développement. MMD/OS
À Nioro du Sahel, 1 300 actes de naissance remis et 30 mariages officialisés

NIORO DU SAHEL 27 jan (AMAP) – Les autorités de Nioro du Sahel ont procédé dimanche à la remise de 1 300 actes de naissance et à l’officialisation de 30 mariages lors d’une cérémonie publique organisée dans la salle de spectacle de la ville, communément appelée la « Maison Rose », selon des responsables locaux. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du gouverneur de la région, le général de brigade Aly Annaji, et a rassemblé des responsables administratifs, des leaders communautaires et d’autres représentants des forces vives de la région, venus marquer ce que les organisateurs ont présenté comme une initiative citoyenne majeure. L’opération a été initiée par la mairie de la commune urbaine de Nioro, en coordination avec les autorités régionales. Elle a été entièrement financée à hauteur de 14 millions de francs CFA par des personnes de bonne volonté et des ressortissants de la région. Les organisateurs ont indiqué que l’objectif était d’encourager les familles à déclarer les naissances et à légaliser les mariages. Au cours de la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont également été remises à plusieurs personnalités saluées pour leur engagement en faveur du développement de la localité. Prenant la parole, le maire chargé de l’état civil, Tiamba Diakité, a rappelé l’importance juridique des documents d’état civil. « L’acte de naissance est un document juridique authentique désignant la première reconnaissance officielle de l’existence d’un enfant par l’État, et l’acte de mariage protège la femme et garantit ses droits », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour chaque citoyen d’en disposer. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Aly Annaji a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans la vision et l’engagement des autorités de la transition. Selon lui, elle reflète la volonté du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de placer la justice sociale, la protection des populations vulnérables et le respect de la dignité humaine au cœur de l’action publique. Il a salué les initiateurs et les sources de financement, tout en appelant d’autres bonnes volontés à soutenir des actions similaires. L’enregistrement à l’état civil demeure un enjeu important dans plusieurs régions du Mali, où l’absence de documents officiels peut limiter l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection juridique. Les autorités locales et des initiatives communautaires organisent régulièrement des campagnes de sensibilisation et de remise de documents afin de réduire le nombre de personnes non enregistrées et de promouvoir les droits civiques. MD/OS (AMAP)
Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible. « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle
L’armée malienne annonce la mort de plus de 100 terroristes dans une frappe aérienne sur une base forestière

BAMAKO, 26 jan (AMAP) – L’armée malienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne ayant tué plus d’une centaine de terroristes dans une région forestière du centre du Mali dimanche, une opération d’envergure revendiquée contre les groupes armés actifs dans cette zone. Dans un communiqué publié lundi, l’État-Major Général des Armées (FAMa) a déclaré que dans le cadre d’une mission de reconnaissance et de surveillance aériennes du territoire en date du 25 janvier, ses « vecteurs aériens ont traité avec succès » une base de groupes armés terroristes. La cible était située dans la forêt de Soussan, à l’ouest de Dioila et au sud-ouest de Zantiguila. « Le bilan fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés ainsi que de matériel détruit », indique le communiqué militaire. La déclaration incluait un message destiné à rassurer le public de la part du Chef d’État-Major Général. « Le Chef d’État-Major Général des Armées rassure la population de la détermination des FAMa à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », précise l’annonce. Le Mali est engagé depuis 2012 dans une lutte prolongée contre des insurrections jihadistes liées à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré diverses opérations militaires et interventions internationales, les groupes militants restent actifs dans des zones rurales, en particulier dans les régions du centre et du nord. La zone proche de la région tri-frontalière de Dioila a historiquement connu une activité et une instabilité militantes sporadiques. Les FAMa, qui ont pris le pouvoir politique lors d’une série de coups d’État à partir de 2020, ont fait de la restauration de la sécurité nationale un pilier central de leur gouvernance. OS
Mali : les FAMa frappent un important mouvement terroriste près de Mourdiah

Bamako, 25 jan (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès des frappes aériennes contre un important mouvement de groupes armés terroristes., a annoncé l’état-major général des Armées, dans un communiqué rendu public ce jour,, Cette action s’est déroulée le 24 janvier dans la zone de Mourdiah (Ouest), plus précisément au sud-est du camp de Mourdiah, dans le cadre d’une mission de reconnaissance aérienne. Le Chef d’état-major général des Armées a réaffirmé que les FAMa restent constantes dans leur vigilance et dans la poursuite « sans relâche de la lutte contre le terrorisme. » MMD/OS

