Kayes (Ouest) : Le couvre-feu reconduit pour un mois

Kayes, 1er nov (AMAP) Le couvre-feu a été reconduit pour un mois, pour la troisième fois, dans la Région de Kayes (Ouest), victime d’attaques terroristes le 1er juillet 2025, indique une décision du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Selon la décision n°000524/GRK-CAB du 1er juillet 2025, le couvre-feu s’étendra du vendredi 31 octobre au dimanche 30 novembre 2025, de minuit à cinq heures du matin. Le chef de l’exécutif régional, a pris cette décision au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans cette zone. La décision implique une restriction de « la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, à l’exception des véhicules et engins des Forces de défense et de sécurité et des ambulances munies d’un ordre de mission. » Dans la ville, on se réjouit de cette mesure qui permet de maintenir la quiétude et la stabilité. Certains estiment qu’au lieu de procéder, chaque fois, à la reconduction du couvre-feu, le gouverneur devrait prendre une décision restrictive des mouvements « jusqu’à nouvel ordre. » « Car, malgré les efforts fournis par les Forces armées et de sécurité, la paix demeure fragile dans certaines localités de la région. » « La situation devient compliquée pour moi. On me demande de ne pas m’éloigner de la ville. Car, les forces du mal menacent souvent les voyageurs sur les axes routiers. Ils prennent même certains en otage. Je ne sais pas comment faire pour aller à Kayes », déplore un étudiant d’une université privée de Kayes, en fin de cycle. Ce couvre-feu intervient au moment où la Direction régionale de la police de Kayes, sous la conduire de son directeur, Tapa Oury Demba Diallo, intensifie les patrouilles dans le cadre de l’opération « Kokadjié » au cours desquelles, les policiers procèdent à une fouille systématique de tous les engins. La plupart des marchandises importées transite par cette partie Ouest du Mali, frontalière avec le Sénégal. BMS/MD (AMAP)  

Mali : Le président de la Transition attendu à Bougouni (Sud) pour inaugurer une mine de lithium

Bougouni, 1er nov (AMAP) La société Mines de lithium de Bougouni S.A, située à N’Ganala, à quelques kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali, sur la route vers Garalo, sera officiellement inaugurée, lundi, sous la haute présidence du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. La ville de Bougouni s’apprête à vivre ce démarrage des activités de la société. A cet effet une grande mobilisation se manifeste sous la conduite du gouverneur de Région, le général de Brigade Ousmane Welle pour réussir cet évènement d’envergure nationale voire internationale. Après le 1er juin 2024 à Tiagadougou Dialakoro, dans le Cercle de Sélingué, lors de la pose du 1er panneau et le 15 décembre 2024 à Goulamina, dans le Cercle de Bougouni, lors l’inauguration de la mine de Lithium Mali-SA de Goulamina, la Région de Bougouni recevra, pour la troisième fois, le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. BHT/MD (AMAP)  

Adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara, le Roi Mohammed VI salue un « tournant décisif »

Bamako, 1er nov (AMAP) Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, vendredi, une résolution qui marque, selon le Roi Mohammed VI, un tournant décisif dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, rapporte vendredi Maghreb arabe presse (MAP)  . Dans un discours prononcé juste après l’adoption de cette résolution, le Souverain s’est dit satisfait de la teneur de cette décision qui ouvre un « nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la Marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement le dossier de ce conflit artificiel, par une solution consensuelle fondée sur l’Initiative d’Autonomie ». Il s’agit d’une étape charnière et d’un tournant décisif dans l’Histoire du Maroc moderne, s’est félicité le Souverain cité par la MAP et pour qui le temps est venu du « Maroc uni qui s’étend de Tanger à Lagouira et celui dont nul ne s’avisera de bafouer les droits, ni de transgresser les frontières historiques. » Ces dernières années, poursuit le souverain chérifien, la dynamique impulsée a commencé à porter ses fruits sur tous les plans, précisant que les deux-tiers des Etats-membres des Nations Unies « considèrent désormais que l’Initiative d’Autonomie est le seul cadre qui vaille pour parvenir au règlement de ce conflit ». Par ailleurs, la reconnaissance de la souveraineté économique du Royaume sur ses provinces du Sud s’est largement étendue après que de grandes puissances économiques, comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Espagne et l’Union européenne, ont décidé d’encourager les investissements dans ces provinces et de promouvoir les échanges commerciaux avec elles, a-t-il soutenu. Avec un tel atout, ces provinces peuvent désormais s’affirmer au sein de leur environnement régional, y compris la région du Sahel et du Sahara, comme un pôle de développement et de stabilité et un axe central de l’activité économique, a fait observer le Roi du Maroc. « Dans le droit fil de la Résolution onusienne, le Maroc procédera à l’actualisation et à la formulation détaillée de la Proposition d’Autonomie en vue d’une soumission ultérieure aux Nations Unies », a-t-il affirmé, ajoutant qu’ « en tant que solution réaliste et applicable, elle devra constituer la seule base de négociation. » Le Souverain a tenu à remercier tous les pays qui, par leurs positions constructives et leurs efforts soutenus en faveur du bon droit et de la légitimité, ont contribué à l’avènement de ce changement avec une mention spéciale aux Etats-Unis d’Amérique, sous le leadership du président Donald Trump, dont « les efforts ont permis d’ouvrir la voie à un règlement définitif de ce conflit ». Le Roi Mohammed VI a également exprimé ses remerciements à la Grande-Bretagne et à l’Espagne, et plus spécialement, à la France, « dont les efforts ont concouru à faire aboutir ce processus pacifique ». Le Souverain n’a pas manqué d’adresser ses vifs remerciements à « tous les pays arabes et africains frères qui n’ont jamais cessé d’exprimer leur soutien inconditionnel à la Marocanité du Sahara, ainsi qu’aux différents pays du monde qui appuient l’Initiative d’Autonomie ». Pour le Souverain, le Maroc, au-delà de ces évolutions positives, demeure attaché à la nécessité de parvenir à « une solution qui sauve la face de toutes les parties, sans vainqueur, ni vaincu », assurant que le Royaume « ne brandit pas ces changements comme un trophée et ne souhaite nullement attiser les antagonismes ou accentuer les divisions ». Dans ce contexte, il a appelé sincèrement les populations des camps de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) à saisir cette opportunité historique pour retrouver les leurs et jouir de la possibilité que leur offre l’Initiative d’autonomie de contribuer à la gestion des affaires locales, au développement de leur patrie et à la construction de leur avenir, dans le giron du Maroc uni. « En Ma qualité de Roi, garant des droits et des libertés des citoyens, J’affirme solennellement que les Marocains, étant tous égaux, il n’y a pas de différence entre les personnes rentrées des camps de Tindouf et leurs frères installés dans le reste du territoire national », a-t-il lancé. Par ailleurs, il a invité le président algérien Abdelmadjid Tebboune à « un dialogue fraternel sincère entre le Maroc et l’Algérie afin que, nos différends dépassés, nous jetions les bases de relations nouvelles fondées sur la confiance, la fraternité et le bon voisinage », réitérant l’engagement du Maroc à continuer d’œuvrer à la relance de l’Union du Maghreb, sur la base du respect mutuel, de la coopération et de la complémentarité entre ses cinq Etats-membres. MD (AMAP)    

Kolondièba : La crise du carburant s’annonce

Kolondièba, 1er nov (AMAP) La pénurie d’essence s’annonce à Kolondièba où, depuis vendredi soir, la population commence à s’inquiéter, a constaté l’AMAP. Ce samedi matin, les pompistes de la station SOTRAKA sont à pied d’oeuvre pour satisfaire les clients, pour le moment. L’ approvisionnement se poursuit normalement à la seule station SOTRAKA. NMK/MD (AMAP)

Bamba : Incendie sur le quai, pas de victimes humaines

Bamba, 31 vendredi (AMAP) Un incendie s’est déclaré, vendredi, dans la ville de Bamba (Nord) quand des fûts de carburant entreposées sur le quai ont pris feu dont l’origine n’est pas encore connue, a constaté l’AMAP. Selon les populations, si personne ne peut expliquer la cause du sinistre, tout le monde s’attendait à un incendie en ces lieux, au regard au nombre important de barils d’essence et gaz oil entassés sur le pont. Le site du sinistre est l’endroit où accostaient les bateaux mais présentement réservé aux pinasses. L’incendie a été maîtrisé car plusieurs fûts ont brûlé dans le fleuve et non sur terre. Des enquêtes sont en cours malgré l’absence de l’armée à Bamba où le réseau de téléphonie mobile a été saccagé depuis les attaques de la ville, le 7 septembre 2023. TT/MD (AMAP)      

Mali: L’ancien député de Koutiala, Abdou Agouzer Maïga, liberé par ses ravisseurs

Koutiala, 1er nov (AMAP) L’ancien député malien, Abdou Agouzer Maïga, enlevé le 23 avril 2023, par le groupe terroriste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM/Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), a été libéré, vendredi 31 octobre 2025, par ses ravisseurs. De sources proches de sa famille, il a regagné un de ses domiciles à Bamako. Abdou Maiga avait été enlevé, dans la mosquée où il prie régulièrement, par des hommes armés, il y a de cela deux ans L’opérateur économique et ancien député élu à Koutiala (Sud) sous les couleurs du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), parti de l’ancien Premier ministre Choguel Kokala Maiga, avait été kidnappé par un groupe d’hommes armés à bord d’un pick-up dans sa mosquée à Koutiala. ID/MD (AMAP)

Mali : Ouverture 24h/24 obligatoire des stations-service jusqu’à nouvel ordre (gouvernement)

Bamako, 31 oct (AMAP) Un arrêté interministériel, signé le 30 octobre 2025 par six ministères maliens, impose l’ouverture permanente, 24h/24, de toutes les stations-service et stations de distribution de produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, « jusqu’à nouvel ordre. » « Les établissements visés par le présent arrêté interministériel sont tenus d’être ouverts en permanence, 24 heures sur 24 heures, à compter de sa date de signature et jusqu’à nouvel ordre, pour assurer le ravitaillement des populations » indique le texte. Il vise « à assurer le ravitaillement des populations dans un contexte de forte demande. Les établissements doivent respecter les normes techniques et commerciales en vigueur. Ils sont tenus de communiquer, chaque semaine, aux services du Commerce la situation de leurs stocks, en précisant les quantités réceptionnées et vendues par catégorie de produit. « La vente de carburant en bidons ou autres récipients est formellement interdite, sauf pour alimenter groupes électrogènes et machines à usage professionnel ou domestique, sur présentation d’un justificatif », dit l’arrêté interministériel. Les forces de Sécurité et de Protection civile sont appelées à renforcer la sécurité des sites. L’exécution de l’arrêté est confiée aux directeurs généraux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, de la Géologie et des Mines, de l’Office malien des produits pétroliers, ainsi qu’aux chefs des directions de la Police, de la Gendarmerie, de la Garde nationale et de la Protection civile. OS/MD (AMAP)

Riyad accueillera le 1er Forum international « BEYOND PROFIT » pour façonner l’avenir du secteur non lucratif

Bamako, 31 oct (AMAP) Riyad, la capitale saoudienne, accueillera, du 3 au 5 décembre 2025, la toute première édition du Forum international Beyond profit qui réunira des dirigeants mondiaux d’organisations à but non lucratif, d’entreprises du secteur privé, de gouvernements, d’organismes de régulation, d’ONG et d’autres acteurs du changement venus du monde entier, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Organisé par le Centre national pour le secteur à but non lucratif (NCNP), l’événement est « conçu comme un catalyseur du dialogue et de l’innovation à l’échelle mondiale (…) mettra en exergue les dernières tendances, technologies et meilleures pratiques qui orientent le secteur non lucratif vers un avenir plus durable et porteur d’impact », indique un communiqué parvenu à l’AMAP. Les principales discussions porteront sur les stratégies de financement, le rôle de l’entrepreneuriat social et de l’innovation dans la création d’emplois, ainsi que sur des études de cas réussies favorisant le développement social et économique. Rassemblant plus de 80 intervenants et 1 500 participants venus du monde entier, le forum réunira des dirigeants d’organisations à but non lucratif, des agences de développement, des institutions internationales, des entrepreneurs sociaux, des chercheurs, des décideurs politiques, des responsables gouvernementaux, de jeunes innovateurs, des spécialistes des données, des institutions financières et des dirigeants en matière de responsabilité sociétale des entreprises, « tous unis par une vision commune d’autonomisation de l’écosystème non lucratif. » « À travers cette diversité de perspectives, le forum mettra l’accent sur les principales stratégies façonnant l’avenir du secteur et encouragera une collaboration intersectorielle renforcée. » Il soulignera, également, l’émergence de l’Arabie saoudite « comme un centre mondial de l’innovation, du renforcement des capacités et de la croissance durable dans le domaine non lucratif. » Le Beyond Profit Forum servira, tout aussi, de plateforme dynamique pour la formation de partenariats stratégiques, l’échange de connaissances et le renforcement de la coopération internationale, garantissant que « les progrès du secteur non lucratif se traduisent par un impact concret aux niveaux local, régional et mondial. » En accueillant « cet événement d’envergure, l’Arabie saoudite réaffirme son engagement envers l’innovation, la durabilité et la collaboration mondiale, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de leadership, de financement et de partenariat qui reflètent la transformation rapide du paysage mondial du secteur non lucratif », écrit le texte. MD (AMAP)

Pénurie de carburant à Bamako : 24 heures pour une goutte d’or noir

Par Anta CISSE Bamako, 31 oct (AMAP) Il est mardi 28 octobre à 10h15 quand je quitte la maison avec mon frère Makan, déterminés à trouver du carburant. La mission s’annonçait simple. Elle durera finalement près de vingt-quatre heures. Dans l’une des stations service de Baco djicoroni Golf, la file s’étend à perte de vue. Des voitures immobiles, des visages aux traits tirés et cette lente avancée, mètre par mètre, puis deux par deux, avant de s’arrêter à nouveau. Les plus impatients n’hésitent pas à se faufiler devant, provoquant parfois des tensions vite apaisées par un mot, un sourire ou un arrangement improvisé. Entre résignation et solidarité, chacun trouvait sa manière de patienter. Vers 13h, les « demi-dieux », comme on surnomme les gérants et les pompistes, annoncent la fin du service, Il n y’a plus de carburant. La station ferme. Soupirs, colère, découragement. Trois heures plus tard, les pompes rouvrent, mais pour peu de temps à 19h, nouveau rideau car les gens, fatigués de les voir remplir des centaines de bidons sous leurs yeux, ont commencé à riposter de peur que l’essence ne finisse avant leur tour. Il est clair que beaucoup passeront la nuit sur place. Ces bidons de 20l seront revendus à 80 000 ou 100 000 FCFA. La nuit tombe, et la station devient un petit village. Certains allument du charbon pour le thé, d’autres sortent du lait ou des biscuits. Quelques-uns dorment dans leur voiture, d’autres sous moustiquaire à même le sol, guettant le moindre mouvement à l’avant de la file. Les feux arrière des voitures deviennent des lueurs d’espoirs, ça avance, un peu, lentement, mais ça avance quand même. Comme on le dirait si bien, l’hospitalité malienne s’est manifestée : des tapis de prière et des bouilloires pour les ablutions sont partagés entre qui voulait prier. Les familles environnantes, elles, laissaient leurs portes ouvertes pour les besoins naturels, un geste simple mais profondément humain. C’est d’ailleurs là, entre deux klaxons et trois bâillements, que j’ai accueilli mon nouvel an et mon anniversaire du 29 octobre. Pas dans une salle de fête, mais dans une voiture, à la recherche d’essence. Vers minuit et demi, tout le monde a compris : impossible de rentrer sans essence au risque de repartir à zéro et passer par pertes et profits l’effort fourni jusque-là. Les liens se créent, la confiance s’installe. On se relaie, on garde la place des autres. Avec mon jeune frère, nous gérons deux véhicules, une pratique devenue courante face à la rareté du carburant. Il rentre vers 23h pour se reposer et revenir plus tard. Épuisée, je décide à mon tour de rentrer, confiant nos deux voitures à un voisin rencontré sur place, pour ne pas perdre place et notre chance d’avancer quand l’occasion se présenterait. À 6h, retour à la station service, prête pour le travail, habillée pour le bureau, essence ou pas, il faudra y aller. Le gérant avait promis une reprise à 6h. Ils le feront mais uniquement pour servir les porteurs d’uniformes qui ont rempli 40 bidons de 20 litres derrières leur pick-up et le gérant a aussi fait de même avec le même nombre devant nous autres curieux, hébétés et impuissants qui faisaient les va et vient à la pompe. Et ce n’est qu’à 8h44 que les pompes se remettent en marche après avoir attendu les forces de l’ordre pour remettre l’ordre, dégager ceux qui tenaient des bidons afin de faciliter la distribution (ceux-ci se sont regroupés devant la boutique « Bonjour » déterminés à avoir leurs bidons remplis. Cachés dans la boutique, ils venaient même réclamer aux pompistes qui leur demandait d’attendre au risque de voir la foule s’énerver à nouveau et de leur demander de quitter l’enceinte de la station. Enfin, le mercredi 29 octobre à 9h44, près de vingt-quatre heures d’attente, le précieux liquide coule dans les réservoirs. Mais impossible de faire le plein. La direction de la station rationne à 10 000 francs CFA par véhicule, pour « donner un peu plus à chacun ». Une règle frustrante, mais compréhensible dans le contexte. Ce jour-là, plus que du carburant, on aura trouvé un peu d’humanité. AC/MD (AMAP)  

Forum national sur la Justice : Le secteur à la loupe

Bamako, 30 oct (AMAP) Les travaux du Forum sur la justice ont démarré ce jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sur le thème : « Pour une justice efficace, transparente et accessible au service du citoyen et de la Nation » et dont l’objectif est de permettre aux participants, durant deux jours, « d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la justice », selon les organisateurs. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a rappelé lors de la cérémonie d’ouverture que « la justice représente, aujourd’hui, l’une des aspirations les plus profondes et les plus légitimes du peuple malien. » « En effet, après des années marquées par l’instabilité, les crises sécuritaires, la corruption et l’impunité, les citoyens maliens ont exprimé de façon unanime lors des différentes consultations nationales, leur soif de vérité, d’équité, de justice et de respect de leurs droits fondamentaux », a dit le chef du gouvernement. « La tenue de ce Forum national sur la Justice marque une étape déterminante dans la refondation de l’Etat. Les recommandations, fruits de vos échanges, devront permettre de consolider les importants acquis et moderniser l’appareil judiciaire pour le hisser à la hauteur des enjeux et des défis contemporains », a déclaré Abdoulaye Maiga. A cet égard, le gouvernement veillera, selon le général Maïga, à ce que « les recommandations issues de ce Forum soient examinées avec le plus grand intérêt dans le but de les traduire en actions concrètes pour l’essor et le développement du secteur judiciaire de notre pays. » Il a conclu que ce Forum national de la justice est, assurément, un rendez-vous historique, en cette année déclarée « année de la Culture » pour questionner « nos réalités culturelles, sociales et sociétales dans l’optique d’en tirer des éléments pour renforcer et exprimer notre identité culturelle à travers les différents symboles pouvant caractériser la posture de la justice de notre pays ». Les objectifs principaux du forum, precédé des concertations régionales qui ont posé les bases de la discussion, sont de définir une vision commune du service public de la justice, faire la synergie les actions entre les différents acteurs judiciaires, rendre la justice plus efficace et transparente, intégrer les enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel (AES), renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire. Les discussions portent sur les conditions de distribution de la justice, la gestion pénitentiaire et la protection des droits de l’Homme, le rôle de la justice dans la paix et la stabilité sociale, le lien entre justice et culture. « Le Forum national sur la justice se tient à un moment charnière marqué par le renouveau de la justice et la refondation de l’État », a affirmé le président de la Commission d’organisation, Aboubacar S, Diarrah. « C’est une époque où notre pays s’est engagé dans un vaste chantier de refondation de l’État où l’institution judiciaire cherche à restaurer et à renforcer la confiance entre elle et les citoyens », a ajouté, le secrétaire général du ministre en charge de la Justice. Il a ajouté que la justice « renait de ses cendres avec un nouveau visage qui se caractérise par des réformes législatives, structurelles, institutionnelles, de gouvernance, générationnelles, atypiques, inédites. » « Le forum national sur la justice, premier du genre financé exclusivement sur le budget  national, regroupera 200 participants, représentant des autorités administratives, le secteur privé, le monde universitaire, les forces vives de la nation et les acteurs judiciaires.», a fait savoir M. Diarra. ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires internationaux.  Lors de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Abdoulaye Maïga, avait à ses côtés, le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux. Mamoudou Kassogué, et le Président de la Cour suprême, Dr. Fatoma Théra. Étaient, également, présents les gouverneurs des 19 régions du Mali, des légitimités traditionnelles et d’autres invités de marque. Le Forum national sur la justice malienne est une grande concertation nationale organisée par le gouvernement malien pour débattre des problèmes fondamentaux de la justice et proposer des solutions pour une justice plus efficace et moderne. Il vise à restaurer la confiance des citoyens, à renforcer le rôle de la justice dans la paix sociale, et à améliorer la gestion pénitentiaire, le tout dans le cadre d’une transition politique en cours sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)