Kayes : le gouvernorat inaugure un nouveau siège moderne à 325 millions de FCFA

Kayes, 25 jan (AMAP) Le gouvernorat de la région de Kayes dispose désormais d’un bâtiment administratif flambant neuf, inauguré ce 23 janvier 2026. D’un coût de 325 millions de FCFA, cette infrastructure moderne vise à renforcer l’autorité de l’État et à améliorer les services publics. « Ces réalisations constituent un signal fort en faveur du renforcement de l’autorité de l’Etat, de la modernisation de l’administration territoriale et de la promotion d’un service public de qualité », a déclaré le gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie. Le nouvel édifice de type R+1, construit sur 330 m², remplace l’ancien bâtiment colonial jugé vétuste et peu fonctionnel. Il comprend des bureaux pour le chef de l’exécutif régional et ses collaborateurs, deux salles de conférence, un hall et une terrasse. Un projet aux multiples facettes Au-delà du bâtiment principal, le projet inclut plusieurs annexes : un parking couvert, une loge de gardien, des toilettes et un nouveau système d’éclairage public. Un bosquet a également été aménagé dans l’arrière-cour avec l’appui des Eaux et Forêts. Sur le plan social, un forage et un château d’eau ont été installés pour approvisionner en eau potable trois écoles voisines. Par ailleurs, l’entreprise Moussa Traoré a offert la réhabilitation du mât de drapeau. Une alimentation électrique sécurisée et verte Le site bénéficie d’une alimentation électrique triple source : le réseau national, un champ solaire de 18 kWc avec batterie lithium, et un groupe électrogène de 110 kVA offert par la société minière SEMOS-SA. Ce dispositif garantit une continuité de service. Le gouverneur Soumaré a tenu à remercier les plus hautes autorités de la Transition, dont le président Assimi Goïta, pour leur soutien à ce projet qui, selon lui, est essentiel pour « une administration performante, proche des citoyens et orientée vers les résultats ». BMS/OS (AMAP)
Frappes aériennes des FAMa : plusieurs motocyclistes neutralisés au nord-est de Niono

Bamako, le 24 janv (AMAP) Plusieurs motocyclistes ont été neutralisés et du matériel détruit lors de frappes aériennes menées par les Forces armées maliennes (FAMa), dans la soirée du 23 janvier 2026, au nord-est de Niono, a annoncé l’État-Major général des Armées. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la surveillance du territoire national. « Les vecteurs aériens des FAMa ont effectué avec succès des frappes ciblées sur une dizaine de motos », précise l’État-Major dans un communiqué. Le bilan fait état de plusieurs motocyclistes neutralisés ainsi que de matériels détruits. Le Chef d’État-Major général des Armées a, par ailleurs, rassuré l’opinion nationale sur la poursuite des opérations. « La recherche et la neutralisation coordonnées des terroristes se poursuivent », a-t-il déclaré. OS (AMAP)
Frappes aériennes des FAMa : Deux véhicules terroristes détruits au sud de Kidal (Communiqué)

Bamako,23 janv (AMAP) Deux véhicules appartenant à des groupes armés terroristes ont été détruits lors de frappes aériennes de précision menées par les Forces armées maliennes (FAMa), le 22 janvier 2026, au sud de la ville de Kidal, a annoncé vendredi l’état-major général des Armées. Selon le communiqué officiel, « à l’issue d’une surveillance minutieuse du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené deux frappes de précision sur des véhicules terroristes camouflés ». Les deux engins ont été totalement détruits, précise la même source. L’État-Major Général souligne que cette opération s’inscrit dans le cadre des actions permanentes de sécurisation du territoire. Le Chef d’État-Major Général des Armées assure que « les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation des groupes terroristes se poursuivent sur l’ensemble du territoire national ». Le haut commandement militaire a également tenu à rassurer l’opinion nationale quant à la détermination des forces armées à restaurer durablement la sécurité. « Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué. OS/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Le Cercle de Tominian en panne sèche

Tominian, 23 janv (AMAP) Le cercle de Tominian (Centre) connait une grave pénurie de carburant qui paralyse l’économie locale et suscite un profond sentiment d’abandon au sein de la population, a constaté l’AMAP sur place. Depuis le début de la crise des hydrocarbures au Mali, aucune livraison d’essence n’a été enregistrée à Tominian, en dehors de la dotation réservée à la centrale d’Energie du Mali (EDM). Au début du mois de décembre 2020, la ville a réceptionné, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale de l’EDM, officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, devait permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Au démarrage de la crise, les habitants avaient trouvé un répit de courte durée, grâce à l’unique station-service de la localité. Mais celle-ci a brusquement fermé ses portes, pour des raisons jamais élucidées. Depuis, aucune reprise d’activité n’a été constatée, plongeant la population dans une détresse totale. Face à ce vide, les revendeurs informels ont pris le contrôle du marché, imposant des prix excessifs à des ménages déjà éprouvés. « Aujourd’hui, l’essence est devenue un luxe que la majorité des habitants ne peut plus s’offrir », confie un habitant de Tominian. Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreuses activités économiques, rendu les déplacements difficiles et perturbé plusieurs services essentiels. De nombreuses questions taraudent les esprits des populations qui vivent difficilement cette situation. « Tominian a besoin d’essence, Tominian a besoin d’être entendu », disent les habitants, rappelant que le développement local, la mobilité des citoyens et la survie économique du cercle en dépendent. Pour rappel, le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a effectué une visite de courtoisie dans le Cercle de Tominian le 19 mai 2021. En cette occasion, les représentants de la société civile avaient déjà alerté sur la marginalisation du cercle et demandé aux autorités de prendre des mesures ST/OS/MD (AMAP)
Mines : Hilaire Bebian Diarra nommé commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre

Bamako , 23janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a nommé Hilaire Bebian Diarra commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre, selon un décret signé le 19 janvier 2026 à Bamako. Spécialiste en sciences de la Terre, M. Hilaire Rebian Diarra prend la tête du Commissariat chargé des Activités minières, un organe stratégique dans un contexte de réforme et de valorisation du secteur extractif malien. Selon l’article premier du décret, « M. Hilaire Bebian DIARRA, spécialiste en sciences de la Terre, est nommé commissaire chargé des Activités minières, avec rang de ministre ». Le texte précise que cette nomination s’inscrit dans le cadre de l’application du nouveau Code minier et de la loi sur le contenu local adoptés en août 2023. OS/MD (AMAP)
Bamako : le PNUD et le Mali lancent un atelier stratégique pour le programme pays 2027-2031

Bamako, 21 jan (AMAP) – Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a lancé, mardi à Bamako, un atelier de planification stratégique de deux jours consacré à la formulation du programme pays 2027-2031. Selon les organisateurs, cet atelier vise à « identifier les orientations et priorités stratégiques permettant de définir la future offre du bureau du PNUD au Mali dans le cadre de l’élaboration du document de programme pays 2027-2031, en s’appuyant sur l’approche portefeuille ». S’exprimant à l’ouverture des travaux, le chef du cabinet du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amadou Macina, a souligné que « la tenue de cet atelier intervient à un moment charnière de la trajectoire nationale de développement du Mali ». Il a rappelé que le pays s’est doté « d’un cadre de référence ambitieux à long terme à travers la vision Mali 2063, qui consacre la souveraineté nationale, l’appropriation par les acteurs nationaux et la responsabilité collective comme fondements essentiels du développement durable ». Cette vision, a-t-il précisé, est mise en œuvre à travers les cadres nationaux de développement, notamment la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), ainsi que divers instruments de planification sectorielle et territoriale. Pour sa part, le représentant résident du PNUD au Mali, Maleye Diop, a indiqué que « cet atelier marque une étape déterminante ». « Il nous offre l’opportunité non seulement de nous projeter vers l’avenir, mais aussi de porter un regard objectif sur le chemin parcouru », a-t-il déclaré, estimant que les résultats du cycle de programmation 2020-2026 sont « tangibles, significatifs et riches d’enseignements pour guider notre action future ». Il a également souligné que « le partenariat entre le Mali et le PNUD a posé des bases solides pour une résilience durable, même dans un contexte de fragilités et de pressions multiples ». La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants des ministères, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. MMD/OS
Diéma : le « Diakouma diourou », un ustensile ancestral en voie de disparition

Par Ouka Ba Diéma, 21 janv (AMAP) À Diéma, le « Diakouma diourou », un instrument traditionnel de conservation des aliments, tend à disparaître des ménages, malgré son efficacité et son faible coût. Aussi appelé « corde du chat », le Diakouma diourou est un support ancien, utilisé depuis des siècles. De forme triangulaire et généralement confectionné à partir de tissus ou de feuilles de rônier, il sert à conserver les condiments et aliments à l’abri des nuisibles, notamment les souris et les cafards. Le récipient contenant les denrées est placé à l’intérieur puis suspendu au plafond de la cuisine. Aujourd’hui, son usage se fait rare. « Les femmes qui utilisent encore le Diakouma diourou se comptent sur le bout des doigts », constate-t-on à Diéma. Pourtant, cet outil reste plus économique et parfois plus pratique que certains équipements modernes comme les buffets ou garde-manger, souvent coûteux. La mésaventure de Diaba Sylla illustre ce constat. Après qu’un chat a dévoré le poisson fumé qu’elle avait préparé pour le repas familial, la ménagère a décidé de revenir à cette méthode traditionnelle. Pour Mme Néné Dia, membre de l’Association Sabougnouman, le débat est clair : « Certaines femmes sont extravagantes. Il leur faut tout, garde-manger, buffet… pourtant le Diakouma diourou suffit pour conserver nos aliments », affirme-t-elle. Un avis que ne partage pas une autre habitante : « L’utilisation du Diakouma diourou est dépassée. En ville, on n’ose même pas y penser. Il faut évoluer », soutient-elle. Mais pour Mohamed Fofana, conducteur de gros porteurs, la modernité a ses limites : « Si l’évolution nous fait perdre nos identités culturelles, qu’allons-nous devenir ? », s’interroge-t-il. Symbole d’un savoir-faire domestique transmis de génération en génération, le Diakouma diourou semble aujourd’hui relégué aux oubliettes. Pour de nombreux observateurs, sa revalorisation apparaît nécessaire afin de préserver une partie du patrimoine culturel local. OB/OS (AMAP)
65ᵉ anniversaire de l’Armée malienne : Assimi Goïta annonce le renforcement de la lutte contre les terroristes

Bamako, 20 janv (AMAP) Le Président de la Transition, Chef suprême des armées, le général d’armée Assimi Goïta, annonce le renforcement des opérations de lutte contre les groupes terroristes, à l’occasion de la commémoration du 65ᵉ anniversaire de la création de l’Armée malienne, célébrée le mardi 20 janvier à Bamako. Le Chef de l’État préside la prise d’armes sur la place d’armes du génie militaire, en présence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’armée Malick Diaw, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement. Aux environs de 10 h 12, le Président Goïta arrive sur les lieux à bord du véhicule de commandement. À sa descente, il dépose une gerbe de fleurs sur la stèle du mémorial militaire. Il salue ensuite le drapeau sous les notes de l’hymne national avant de passer en revue les troupes. Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra, remet ensuite, au nom du Président de la Transition, des décorations militaires à une quinzaine d’éléments des forces armées et de sécurité. Le Chef de l’État remet également un chèque géant d’un montant de 17,213 milliards de FCFA au ministre de la Défense et des Anciens Combattants, au profit des ayants droit des militaires tombés au champ d’honneur. La cérémonie se poursuit avec les défilés militaires et motorisés, suivis d’une parade aérienne. À l’issue de l’événement, le Président de la Transition accorde une interview à la presse. Il indique que la commémoration du 20 janvier constitue « un moment de communion entre le peuple et son armée ». Il rend hommage aux militaires tombés au front et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Chef de l’État salue la résilience du peuple malien, qui permet d’engager des réformes en profondeur pour bâtir une armée aguerrie et professionnelle. Il rappelle la récupération de près des deux tiers du territoire national ainsi que le retour progressif de l’administration dans plusieurs localités. Le Président de la Transition félicite les Forces armées maliennes (FAMa) pour les résultats obtenus sur le terrain, notamment la destruction de plusieurs sanctuaires terroristes et la neutralisation de nombreux combattants ennemis. Il affirme que les opérations militaires se renforcent cette année et annonce le redéploiement des forces armées sur l’ensemble du territoire, avec la construction de nouveaux camps. « Cette guerre sera menée jusqu’à la victoire totale », assure-t-il. Concernant la réconciliation nationale, Assimi Goïta précise que le processus reste ouvert à tous ceux qui acceptent de déposer les armes. Il prévient toutefois : « À défaut, vous serez combattus ». Il invite enfin l’Armée à rester vigilante et mobilisée face aux menaces terroristes et à leurs soutiens étatiques. BD/OS
65ᵉ anniversaire de l’Armée malienne : un chèque historique de 17 milliards FCFA pour les familles des soldats tombés

Bamako 20 janv (AMAP) – Le Mali a célébré ce mardi le 65ᵉ anniversaire de son Armée nationale au 34ᵉ régiment du Génie militaire, lors d’une cérémonie présidée par le Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. Fait marquant de la journée : la remise d’un chèque exceptionnel de 17 milliards de FCFA au Service social des Armées, destiné aux ayants droit des militaires morts au champ d’honneur. « Ce geste traduit la reconnaissance éternelle de la Nation envers ceux qui ont donné leur vie pour le Mali », a déclaré le président Goïta, sous les applaudissements nourris de l’assistance. Le montant, équivalent à dix années de salaire forfaitaire, constitue une première dans l’histoire des Forces armées maliennes. Dès l’aube, la caserne du Génie militaire a vibré au rythme des préparatifs, dans un dispositif de sécurité renforcé. Les troupes peaufinaient leurs uniformes tandis que familles et proches immortalisaient l’événement dans une atmosphère à la fois solennelle et populaire. Parmi la foule, le capitaine à la retraite Mamadou Tangara, engagé en 1975, partageait son émotion aux côtés de jeunes recrues. « Voir cette jeunesse prête à servir me rassure sur l’avenir de notre Armée », confiait-il. Des jeunes patriotes comme Assimi Sidibé et Amadou Katilé étaient également présents pour rendre hommage aux soldats. Après la remise des décorations aux militaires les plus méritants, la cérémonie s’est poursuivie par un défilé militaire empreint de symboles de souveraineté. Unités spéciales, anciens combattants et troupes en activité ont défilé dans une parfaite cohésion, sous les chants patriotiques et les ovations du public. La journée s’est achevée par un bain de foule du président de la Transition, scellant une célébration placée sous le signe de l’unité nationale et de la reconnaissance envers l’Armée, pilier de la stabilité et de l’espoir du Mali. SS/OS (AMAP)
L’AES annonce avoir neutralisé des combattants armés dans le nord-est du Mali

Bamako, 18 janv (AMAP) – Les forces aériennes de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont neutralisé plusieurs combattants armés et détruit un tricycle lors d’une opération de surveillance menée vendredi dans le nord-est du Mali, a annoncé l’état-major. Selon le communiqué, l’opération a visé « un groupe de terroristes armés dans la zone boisée de Tasoubarate, à 19 km au nord-ouest d’Akbar, dans le cercle d’Anderamboucane ». L’état-major a indiqué que « la recherche et la neutralisation coordonnées des groupes terroristes se poursuivent dans l’espace AES ». OS

