Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale

Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)    

11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records

Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. ‎Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. ‎ ‎L’impact social est tout aussi important :  »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. ‎Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)

Journées du poisson : Le Mali mise sur la pisciculture pour renforcer la résilience climatique

Bamako, 11 déc (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées du poisson a s’est ouverte, ce jeudi 11 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, de Bamako, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a ouvert les travaux placés sous le thème de la valorisation de la production piscicole face aux impacts du changement climatique. Prévue du 11 au 13 décembre 2025, l’initiative vise à promouvoir la pêche et l’aquaculture, conformément à la vision stratégique du gouvernement. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, ces Journées « offriront un espace d’échanges entre acteurs et permettront de présenter une large gamme de produits halieutiques, tout en sensibilisant sur la dégradation des écosystèmes aquatiques. » Le Mali dispose d’un important potentiel hydrographique, mais les sécheresses, le changement climatique et les pratiques illégales comme le dragage ont fortement réduit les captures. Pour y faire face, le gouvernement a engagé plusieurs programmes, évalués à plus d’un milliard de F CFA, et des investissements supplémentaires sont prévus. La production a atteint 120 382 tonnes en novembre 2025, incluant 7 039 tonnes issues de la pisciculture. Des infrastructures comme des unités de fabrication de glace et des appuis en aliments poissons ont également été mises en place. Pour sa part, le Premier ministre a salué l’organisation de ces Journées et remercié les partenaires, notamment la Banque mondiale. Le général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé que la filière représente 4 % du Produit intérieur brut (PIB), mais reste en deçà des besoins nationaux estimés à 300 000 tonnes par an. Le chef du gouvernement a appelé les investisseurs à renforcer leur engagement pour réduire le chômage et consolider la sécurité alimentaire. De son côté, le président de l’Interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga, a salué les avancées enregistrées et exhorté à une plus grande implication des acteurs, tout en remerciant les autorités pour les mesures contre les pratiques illégales. SS/MD (AMAP)

Guerre de l’information : Le Centre d’information gouvernementale du Mali sonne la mobilisation médiatique

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en partenariat avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et la Maison de la presse, a organisé jeudi, à Bamako, un panel de haut niveau sur les conséquences de la désinformation sur l’opinion nationale. Cette rencontre intervient dans un contexte de cabale médiatique visant le Mali, marquée par des campagnes de désinformation et des rumeurs destinées à influencer l’opinion publique, et face à laquelle le gouvernement a décidé de mobiliser l’ensemble des acteurs médiatiques. Elle a réuni journalistes et responsables de communication, et a discuté de plusieurs thématiques, notamment la communication institutionnelle en temps de crise, le rôle des médias publics, les défis de la presse privée et des médias sociaux, ainsi que la veille et la riposte médiatique face aux campagnes hostiles. Les travaux dont l’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence du directeur général du CIGMA, Ibrahima Traoré, du directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, ainsi que de plusieurs personnalités. Selon le ministre chargé de la Communication, « le Mali fait face depuis plusieurs mois à une offensive d’un genre nouveau. » « Une guerre silencieuse mais redoutable : la guerre de l’information. Un acharnement médiatique multiforme international, régional et même interne cherche à déformer la réalité, à manipuler l’opinion, à démoraliser nos populations et à saper la confiance en nos Forces de défense et de sécurité », a déclaré Alhamdou Ag Ilyène. Pour lui, « la désinformation est une arme aux effets dévastateurs et la presse malienne publique, privée, en ligne ou communautaire se trouve en première ligne. » Il a rappelé que l’Armée malienne mène une lutte héroïque contre le terrorisme, une lutte exigeante et parfois incomprise, mais cruciale pour la survie de la nation. « Dans ce combat, a-t-il insisté, les Forces armées maliennes (FAMa) ont besoin du soutien franc, responsable et patriotique des médias nationaux. » Le ministre chargé de l’Economie numérique a indiqué que ce panel répond à l’exigence de renforcer « la résilience informationnelle des journalistes », de susciter un meilleur soutien national aux FAMa, de clarifier les responsabilités des médias dans la lutte contre le terrorisme, de comprendre les enjeux politico-sécuritaires liés à la diffusion d’informations sensibles et de prendre conscience des dangers réels de la désinformation. Affirmant que « ces objectifs sont au cœur de la souveraineté médiatique que nous devons consolider. » « Dans ce contexte de crise multiforme, vous n’êtes pas de simples transmetteurs d’information. Vous êtes des acteurs de la sécurité nationale. Vous êtes les gardiens du narratif national, les protecteurs du moral des populations », a-t-il lancé. Et d’ajouter que le Mali a besoin « d’une presse forte, responsable, vigilante et consciente de son pouvoir. » Au nom du Premier ministre, le ministre Ag Ilyène a encouragé les participants à faire bloc contre la désinformation, dont l’objectif, selon lui, « est d’affaiblir notre Nation. » Il a assuré que l’État, à travers son département, « continuera de renforcer la formation, la coordination et les outils nécessaires pour consolider la souveraineté informationnelle du pays. » Il a formulé le vœu que ce panel soit un moment d’échanges fructueux, d’apprentissage, de vérité et d’engagement collectif au sein d’une famille de communicants unie et solidaire. Pour sa part, le directeur du CIGMA a rappelé que l’objectif est de sonner la mobilisation générale de la presse nationale autour de l’action du gouvernement, « afin d’informer et de donner la bonne information dans un contexte de cabale médiatique sans précédent contre le Mali. » Ibrahima Traoré a également souligné l’importance de l’échange direct entre la presse publique, la presse privée et les structures gouvernementales chargées de la communication. AG/MD (AMAP)

Le Premier ministre du Niger à Bamako pour l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale de l‘AES

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, est arrivé, ce jeudi matin aux environs de 9h10, à Bamako, où il a participé à l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) Cette Assemblée générale constitutive, dans le cadre de l’opérationnalisation de la Banque confédérale, permettra de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, de valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens. La rencontre ministérielle de Bamako marque un jalon historique dans la marche collective et symbolise la volonté des États de la Confédération de renforcer la coopération économique et financière Le Premier ministre nigérien, accompagné d’une forte délégation, a été chaleureusement accueilli, sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keita, par son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga. Le chef du gouvernement malien, était entouré de plusieurs membres du gouvernement et des représentants nigériens en poste au Mali. Après la revue des troupes, sous un vent frais et un soleil déjà haut, Ali Mahaman Lamine Zeine a salué les différentes délégations présentes. Le protocole d’accueil terminé, les deux Premiers ministres se sont entretenus en tête-à-tête dans le Salon officiel. À l’issue de cet échange, le Premier ministre nigérien a quitté l’aéroport pour regagner son hôtel. SS/BC/MD (AMAP)  

Venezuela :  Des militants socialistes maliens disent non à l’impérialisme 

Bamako, le 10 déc (AMAP) Des dizaines de militants socialistes, anti-impérialistes maliens, empêchés de prendre part à l’Assemblée internationale des peuples pour la paix et la souveraineté des peuples vénézuéliens, devant s’ouvrir à Caracas, ce jour, ont animé, jeudi 10 décembre, à l’ambassade vénézuélienne au Mali, une conférence de presse pour fustiger les sanctions imposées au Venezuela, a constaté l’AMAP. , « C’est une stratégie délibérée, une tentative brutale d’empêcher un Peuple de parler, de respirer et de construire son propre avenir, conformément à sa dignité », a déclaré Ibrahim Kébé qui a animé les échanges, en présence de l’ambassadeur du Venezuela au Mali, Elio Francisco Colmenares Goyo. Selon M. Kébé, « les mêmes forces, les mêmes intérêts impérialistes, les mêmes puissances malsaines tentent d’étouffer la souveraineté de nos peuples, d’imposer leur agenda, leurs bases militaires, leurs programmes d’ingérence et de péage ». « Nous devrions nous rendre à Caracas pour participer à l’Assemblée internationale des peuples pour la souveraineté et la paix, du 9 au 11 décembre de cette année. Mais un blocus aérien arbitraire et illégal, imposé au Venezuela, a empêché la participation physique de nombreux militants… », a expliqué Ibrahim Kébé. Il a déclaré que « cela ne (leur) fera pas taire. » « Les peuples ont le droit de défendre leurs terres, de contrôler leurs ressources, de choisir librement et logiquement leurs alliances et leur ligne politique ou leur mode de gestion politique, conformément à leurs aspirations profondes. Surtout de bâtir un monde où la dignité n’est pas un privilège, mais un droit universel », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)

Bafoulabé : Le maire et les chefs de village s’engagent pour un développement local inclusif avec les Comités de développement villageois

Bafoulabé, 10 déc (AMAP) le Maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a organisé une rencontre avec l’ensemble des chefs de village de sa circonscription, mercredi, dans la salle de conférence de la Mairie, pour discuter et valider le processus de mise en place des Comités de développement villageois (CDV), « dans une démarche de renforcement de la gouvernance locale et d’implication des populations. » Dans son exposé, le chef service local du Développement social et de l’économie solidaire, Adama Traoré, a expliqué aux chefs de village l’idée de création de l’association, son rôle et sa mission. Il s’est engagé à les accompagner, notamment dans le cadre du renforcement de capacités et de l’appui technique. Le maire Kandé Doucouré s’est réjoui de la tenue de cette rencontre importante. 
Selon lui, cette elle « marque une étape clé dans la décentralisation et la proximité avec les citoyens, plaçant les chefs de village au cœur de la stratégie de développement de la commune. » Le Maire a souligné l’importance de ces instances pour l’identification des besoins réels, l’élaboration et le suivi des projets (infrastructures, éducation, santé, etc.) qui impactent directement le quotidien des habitants. Il a invité les populations « à s’impliquer activement dans cette mission noble, compte tenu de son importance. » Le chef de service local du développement social, répondant aux questions de compréhension posées par les chefs de village, les a mis à l’aise. Mamadou Touré, chef de village de Bakoye, au nom de ses pairs, a remercié le maire et le gouvernement « pour cette initiative qui consiste à les mettre au centre du processus de leur développement communautaire. »  « Nous nous engageons à faire un compte rendu fidèle pour l’atteinte de nos objectifs et travaillerons avec le maire pour fixer les dates d’installation des comités »,  a-t-il promis. BM/MD (AMAP)  

Le 2e Festival international « Chant des Linguère » de l’artiste sénégalaise Coumba Gawlo Seck : Le top départ des activités

Bamako, 10 déc (AMAP) Les activités de la 2e édition du Festival international « Chant des Linguère », ont démarré, mercredi après-midi,, par une conférence de presse, au Centre international de Bamako (CICB), présidée par le chef de Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a constaté l’AMAP sur place. Cette 2ème édition qui se déroulera, du 10 au 12 décembre au CICB, porte comme thème « La culture, levier et facteur de développement. » Lors de la rencontre avec la presse, l’initiatrice de ce festival, la chanteuse sénégalaise,  Coumba Gawlo Seck, a rappelé les activités prévues.  Il s’agit de la tenue d’un forum, un diner gala suivi d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Mais, aussi, des discussions sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment des filles avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants et la lutte contre la migration irrégulière. Au nom du ministre en charge de la Culture, Salia Mallé a remercié l’artiste Coumba Gawlo Seck pour l’initiative de ce festival. En faisant référence aux sous-thèmes qui seront développés pendant ce festival, notamment l’autonomisation des femmes, le chef de Cabinet a qualifié les femmes comme « des éclairantes des hommes. » « Se battre pour leur cause ainsi que celle des enfants pour qu’elles puissent occuper le rôle qui leur revient dans nos sociétés est un noble combat », a souligné M. Mallé. Selon lui, « nous sommes en train de boucler l’année de la Culture 2025, qui a été décrété epar le Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. De ce point de vue, c’est une volonté forte de faire en sorte que la culture soit un moyen de se développer, de notre façon de voir le monde et notre façon de se comporter avec les autres ou la façon dont nous voudrons que les autres nous voient », a fait savoir le chef de cabinet du ministère de la Culture. Avant de souhaiter que l’événement se passe « dans les meilleures conditions ». Des artistes comme Djeneba Seck, Mariam Ba, Kalam, « la reine du Kunde » étaient présentes à cette conférence de presse. ST/MD (AMAP)

Centre de santé de référence de Tenenkou : Un nouveau bloc opératoire financé par Médecins sans frontières (MSF) pour 250 millions de Fcfa

Tenenkou, 10 déc (AMA) Le nouveau bloc opératoire du Centre de santé de référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), financée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ,à hauteur de 250 000 000 de Fcfa, a été inauguré, ce mercredi 10 décembre 2025, par le 2e adjoint au préfet, le capitaine Boubacar Sissoko, a constaté l’AMAP. L’infrastructure, dont la pose de la première pierre, par le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, le 02 mai 2025, fait aujourd’hui la fierté des Tenenkois. Avant la coupure du ruban symbolique par le 2e adjoint au préfet accompagné du Coordinateur du projet (CP) MSF, Jean Marie, et de plusieurs autres personnalités, une visite guidée du bloc a permis de mesurer l’étendue du travail, d’apprécier et d’admirer la qualité des locaux. Ce nouveau bloc opératoire bâtie sur une superficie de 435,35 m2 est composé de deux salles d’opération, une salle de réveil, une pharmacie, un service de stérilisation et un service de laboratoire répondant aux normes en vigueur. Auparavant, intervenant après les mots de bienvenue du chef de village de Tenenkou, le 2e  adjoint au maire, représentant le maire de la Commune, Soumaïla Bocar Coulibaly, s’est réjoui de l’inauguration de ce joyau architectural « qui améliora, à coup sûr le plateau technique du CSRéf de Tenenkou. » Quant au CP-MSF, il a salué la bonne collaboration entre l’ONG et les principaux acteurs communautaires. Il a égrené les principales actions de l’ONG dans le district sanitaire de Tenenkou qui portent entre autres sur la prise en charge des patients, la construction du nouveau bloc opératoire, la mise à disposition de deux groupes électrogènes de 65 kwa, le rehaussement de la clôture du CSRéf et la réhabilitation du logement des accompagnants des malades sans oublier la réhabilitation des latrines de la maternité et de certaines toilettes. En 2026, il a annoncé que l’ONG va s’investir dans la construction d’une nouvelle maternité de 20 lits, d’une buanderie, d’un incinérateur et l’installation de panneaux solaires pour le bloc opératoire et la maternité. Les autres intervenants, notamment le président de la FELASCOM, le médecin-chef du CSRéf, ont, également, tous salué la réalisation de ce gigantesque projet avant de réitérer leur profonde gratitude à MSF. Les différents intervenants ont également à tour de rôle salué l’implication et l’engagement du pour l’aboutissement de cet immense chantier devenu une réalité aujourd’hui. Le représentant du Gouverneur de la Région de Mopti et du préfet du Cercle de Tenenkou, le 2e adjoint, le capitaine Boubacar Sissoko, a exprimé « toute (sa) fierté et (son) émotion de voir ce grand projet devenir une réalité. » Il a ajouté que « ce projet symbolise notre engagement indéfectible envers la santé et le bien-être des communautés. » Et « une étape majeure dans le renforcement de notre système local de santé et dans l’accès aux soins pour nos populations. » Au nom des autorités administratives, Il a adressé ses remerciements à MSF « pour son engagement continu en faveur du bien-être des communautés du Cercle de Tenenkou. » A la fin de la visite, l’imam de la grande mosquée de Tenenkou accompagné d’autres dignitaires religieux ont recité des prières et fait des bénédictions, mettant ainsi fin à cette cérémonie inaugurale du CSREF de Tenenkou. Il faut rappeler que les travaux ont été exécutés par l’Entreprise technique des travaux publics (ETTP).  

Sebabougou, dans le Cercle de Diéma (Ouest) : Les Forces armées maliennes détruisent un pick-up camouflé et une base terroriste (Communiqué)

Bamako, 10 déc (AMAP) « Dans le cadre des opérations de surveillance du territoire menées le 9 décembre, des vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé un pick-up camouflé sous un couvert végétal à Sebabougou, dans le Cercle de Diéma (Ouest) », a indiqué, mardi, l’état-major général des Armées. Selon un communiqué officiel, le véhicule contenait des fûts d’essence. Plus tard, dans l’après-midi, dans la même zone, les vecteurs aériens ont également détruit une base terroriste où un autre pick-up, du carburant et plusieurs individus étaient dissimulés dans une forêt dense. L’état-major assure que les FAMa restent « déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire ». OS/MD (AMAP)