Salif Sanogo, du micro au front de l’information
Salif Sanogo a récemment été nommé coordinateur général de la Télévision de l’Alliance des États du Sahel (AES TV) Son adjoint est Sékou Tangara, l’une des figures bien connues de l’audiovisuel malien. Eléments de biographie Par Oumar SANKARÉ Bamako, 14 déc (AMAP) Ancien patron de l’ORTM, réformateur des médias publics maliens et formateur infatigable des sociétés civiles, Salif Sanogo a consacré sa carrière à faire de l’information un outil de dialogue et de cohésion dans un Mali en crise. Le 30 novembre 2025, lors d’une interview sur Advance TV, il accuse publiquement l’Agence France Presse (AFP) d’avoir diffusé une fausse information sur une prise imminente de Bamako par les djihadistes du JNIM, une affirmation démentie quelques jours plus tard par un fact-check de France 24. Portrait d’un homme de conviction, passeur de vérité dans un paysage médiatique tumultueux. Imaginez un homme assis dans un studio de télévision à Bamako, face à une caméra, expliquant calmement pourquoi une information circulant sur les réseaux sociaux est fausse, tout en appelant au dialogue et à la vérification des faits. C’est là une scène typique de Salif Sanogo, ce journaliste chevronné qui, tout au long de sa carrière, a navigué entre les exigences de l’information publique et la nécessité de bâtir la confiance dans un pays marqué par les crises. Salif Sanogo est né et a grandi au Mali, dans un environnement où l’information et la communication ont tôt fait partie de son quotidien. Dès les années 1990, il entame un parcours journalistique solide. De 1991 à 1994, il intègre le CESTI (Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information) à Dakar, au Sénégal, où il se spécialise en télévision et sort major de sa promotion, décrochant un diplôme supérieur de journalisme avec les félicitations du jury. Une reconnaissance qui marque déjà son talent et son sérieux. Poursuivant sur cette lancée, il rejoint l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille, en France, de 1997 à 1999, pour un troisième cycle en journalisme, toujours orienté télévision, qu’il achève avec mention Bien. Ces formations, complétées par des séminaires en Chine, aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Éthiopie, lui forgent une expertise internationale et une maîtrise des outils audiovisuels. Sa carrière débute vraiment sur le terrain malien. Dès 1995, il est reporter et présentateur du journal télévisé à l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), tout en étant correspondant permanent d’Africa n°1. De 1999 à 2008, il devient chef de section Débats et Enquêtes à la télévision nationale, période où il anime aussi, de 2000 à 2011, l’émission CyberNTIC, dédiée à l’actualité des technologies de l’information et de la communication, un sujet visionnaire à l’époque au Mali. En parallèle, il collabore avec des médias internationaux : correspondant de BBC Afrique au Mali de 2004 à 2009, puis chroniqueur à « Médias d’Afrique » sur RFI jusqu’en 2010. Les années 2010 marquent un tournant diplomatique et managérial. De 2011 à 2017, il est conseiller à la communication à l’ambassade du Mali à Washington DC, tout en restant correspondant ORTM. En 2018, il rejoint BBC Afrique à Dakar comme journaliste multimédia, présentant des journaux et animant des débats. Mais c’est en 2019 qu’il prend la direction générale de l’ORTM, un poste qu’il occupe jusqu’en 2021. Là, il mène une réforme ambitieuse : promotion de formats participatifs, développement de débats citoyens, ouverture aux préoccupations locales, et numérisation du réseau de diffusion à hauteur de 80 % sur le territoire national. Comme il aime le dire, « l’information doit être un pont entre les citoyens et les institutions, pas une barrière ». Dans les périodes de transition, son expertise en communication stratégique est sollicitée au plus haut niveau. En mai 2021, il devient conseiller spécial et coordinateur de la cellule de communication de la Présidence de la Transition. Plus récemment, depuis 2024, il est membre du Comité indépendant de mise en oeuvre des recommandations des forums nationaux de la refondation (CINSERE-FNR), responsable thématique, et a agi comme rapporteur pour la Commission communication dans la rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que pour le Dialogue inter-maliens. Parallèlement à ces fonctions officielles, Salif Sanogo s’investit profondément dans le renforcement des Organisations de la société civile (OSC). Depuis des années, il anime des formations sur la communication communautaire, la lutte contre la désinformation, la modération des contenus en ligne et le leadership associatif. Parmi ses interventions notables : des sessions pour Search for Common Ground en janvier 2025, AJCAD en novembre 2024, AMEED en octobre 2024, TUWINDI en 2023-2024, Ségou Vert en février 2025, ou encore Mali Folkecenter en 2023 pour une stratégie sur les énergies renouvelables. Il collabore aussi avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) pour renforcer les liens entre forces de défense, médias et citoyens. Ces actions révèlent une personnalité pédagogue, rigoureuse et humaine, animée par des valeurs de dialogue, de transparence et de cohésion sociale. Polyglotte, excellent en français, bon en anglais, et maîtrisant parfaitement le bambara parlé, Salif Sanogo excelle dans les environnements sensibles. Son engagement constant contre la désinformation culmine récemment dans une intervention publique : le 30 novembre 2025, lors d’une interview sur la chaîne Advance TV, il accuse l’Agence France Presse (AFP) d’avoir diffusé une information fausse sur une prise imminente de Bamako par des groupes djihadistes du JNIM, dans un contexte de tensions sécuritaires. Cette dénonciation, relayée par des médias comme France 24 qui publie un fact-check le 3 décembre 2025 pour démentir l’accusation, illustre son rôle de défenseur d’une information fiable au service de la stabilité nationale. Aujourd’hui, à travers Salsa Consulting et ses missions actuelles, Salif Sanogo continue d’accompagner les acteurs maliens vers une communication éthique et participative. Son parcours, du reporter de terrain au stratège institutionnel, trace le fil rouge d’un homme dévoué à l’information comme outil de paix et de développement. Dans un Mali en quête de refondation, il reste une figure de référence, alliant expérience et humanité pour éclairer les débats citoyens. OS/MD (AMAP)
2ème phase du concours de recrutement des auditeurs de justice-2025 : Sous le signe de la transparence, l’objectivité et récompense du mérite
Bamako, 13 déc (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, ce samedi, matin, 13 décembre 2025, à l’ex Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), sur la colline de Badalabougou, au démarrage de la 2ème phase du concours de recrutement des auteurs de justice, session 2025, a constaté l’AMAP. « Sur les sept mille candidats de la première phase, il ne reste que les 396 candidats pour cette deuxième phase (314 candidats pour l’ordre judiciaire et 82 candidats pour l’ordre administratif) parmi lesquels 140 chanceux et méritants seront retenus. » « C’est la transparence qui va entourer la gestion de ce concours et la rigueur va être observée non seulement dans la fouille pour l’entrée dans les salles de classe, mais aussi la surveillance, et par la suite au niveau de la correction, du dépouillement, du secrétariat et à toutes les étapes jusqu’à la délibération du jury. » « C’est un système que nous sommes en train de suivre avec beaucoup de rigueur », a souligné le Chef du département en charge de la Justice. Mamoudou Kassogué a expliqué que « cette 2ème phase du concours, comme la première, est placée sous le signe de la transparence, de l’objectivité et de la récompense du mérite », rappelant la vision du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita Il a rappelé que lors de la première phase, « nous avons eu 48 cas de tentatives de fraude que nous avons détectés et les personnes ont été mises hors de course. » « La même rigueur continue pour cette deuxième phase », a ajouté le ministre. Il a fait savoir que le sujet de culture générale de cette 2ème phase porte sur la corruption : « la lutte contre la corruption est une responsabilité partagée. Expliquez » Les deux ordres administratifs (trois salles de classe) et judiciaire (18 salles de classe) traiteront de ce sujet. Le ministre a prodigué des conseils d’usages, notamment, aux candidats « de lire les sujets avec beaucoup de rigueur et de s’assurer d’avoir compris le sujet et, après avoir traité le sujet, de prendre toutes les précautions pour corriger les coquilles et d’éviter les ratures. » Mamoudou Kassogué a souhaité chance à tous les candidats. ST/MD (AMAP)
Douanes : 2oo recrues à la leçon inaugurale de formation de six mois
Bamako, 12 déc (AMAP Quelque 200 nouveaux agents des douaniers dont 150 agents de constatation et 50 contrôleurs. Ces nouveaux douaniers de la promotion 2O25 ont suivi, vendredi, à la leçon inaugurale de formation de six mois sur le thème : « Mission des douanes : Dimension sécuritaire et défis de modernisation », a constaté l’AMAP. Lors de cette formation, dont la cérémonie de lancement a eu lieu au bloc pédagogique de l’Ecole nationale d’administration (ENA), les recrues seront initiées aux valeurs, vision et missions de la douane malienne de la formation. Le thème de la rentrée de cette promotion 2025 a été succinctement exposé, par le directeur général sortant de la douane, Amadou Konaté, en trois grandes parties : une administration moderne au service de l’Etat, un dispositif de surveillance spécifique adapté à la dimension sécuritaire, des orientations stratégiques et des réformes au niveau de la direction générale de la douane et, enfin, des engagements professionnels. Avant l’exposé du thème, l’inspecteur général des douanes Konaté a, dans son discours d’ouverture, a signalé que « cet événement marque, non seulement, le début de la formation pour les nouvelles recrues mais, aussi, permet de les familiariser avec les enjeux actuels essentiels à l’exercice de leurs futures fonctions. » Selon Amadou Konaté, « cette activité s’inscrit dans le plan d’action du Centre de formation et de perfectionnement dans la rubrique des conférences de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). » « Vous faites un choix fort : celui de servir dans l’un des piliers stratégiques de l’Etat. Vous ne venez pas simplement occuper un poste, vous vous engagez à devenir les gardiens des frontières économiques, les sentinelles du patrimoine national et les premières lignes de défense contre les trafics qui menacent notre sécurité collective et, enfin, à contribuer à alimenter le budget de l’Etat », a lancé aux recrues, le directeur général sortant des douanes du Mali. « Votre présence à cette formation n’est ni un hasard ni une faveur. Elle est la conséquence d’un choix : celui de rejoindre une administration d’exigence, de discipline et de rigueur. Chez nous, l’uniforme n’est pas un décor, Il impose une conduite irréprochable », a poursuivi le chef sortant des Douanes du Mali « L’autorité que vous incarnerez, exige intégrité, loyauté, courage et sens du devoir. Vous serez jugés non seulement sur votre compétence mais, d’abord, sur votre moralité, votre honnêteté et votre solidité face à la tentation », a-t-il averti « Les défis qui vous attendent sont immenses. Les trafics se complexifient du fait de l’évolution du commerce international, conséquemment les menaces, elles aussi, évoluent. Les attentes du peuple malien grandissent. Face à ces mutations, nous devons être une douane plus moderne, plus professionnelle, plus efficace, une douane qui inspire confiance parce qu’elle incarne l’exemplarité. Je souhaite que vous soyez cette génération qui relève le niveau, qui refuse la facilité, qui choisit l’honneur », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Vous entrez aujourd’hui dans une famille, mais une famille d’exigences. Ici, on ne se contente pas de faire, on fait bien. On ne se contente pas d’être présent, on s’engage. On ne se contente pas d’obéir, on comprend, on maîtrise, on performe, on propose. » « Les instructeurs vous accompagneront, mais la réussite dépendra de votre volonté. Que cette formation soit pour vous le début d’un parcours marqué par l’effort, la discipline et la grandeur du service public », a-t-il conclu. ST/MD (AMAP)
Prévention et détection de la corruption : Atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacité
Bamako, 12 déc (AMAP) L’atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines chargées de la prévention et de la détection de la corruption au Mali, s’est ouvert, vendredi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Simpara. Cet atelier a pour objectif de mettre en place un plan de formation structuré, pertinent et opérationnelle afin de partager les principales conclusions et recueillir les pertinentes contributions. Ce qui est basé sur une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption, dans une perspective d’amélioration de la performance et de synergie interinstitutionnelle. Selon le secrétaire général du département chargé de la Refondation de l’Etat, c’est conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027, en vue de doter notre pays de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau. Soulignant la nécessité « de mettre en place un dispositif structuré de renforcement des capacités des ressources humaines » impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption. « L’atteinte de cet objectif, selon Ibrahim Simpara, requiert une évaluation rigoureuse des besoins en matière de formation, de perfectionnement et de spécialisation des ressources humaines engagées dans les missions de prévention et de détection. » Dans cette perspective, faut-il noter, le ministère de la Refondation de l’État, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-Phase 2 (LUCCEI-2), a engagé un consultant national pour réaliser une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités. Les résultats de cette mission permettront de proposer un plan de renforcement des capacités structuré, adapté aux profils des différents acteurs, et orienté vers une meilleure efficacité dans la prévention et la détection des faits de corruption et d’infractions connexes. BT/MD (AMAP)
Bamako : Lancement du Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali
Bamako, 12 déc (AMAP) Le Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali, en phase pilote, d’une durée de trois ans, dont l’objectif est de « contribuer à l’amélioration de la productivité des cultures, d’améliorer les revenus des agriculteurs et de contribuer à la sécurité alimentaire dans les pays membres » a été lancé, vendredi, dans les locaux de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako. Il est financé à travers un prêt en dollars américains, soit environ 5,6 milliards de francs Cfa contracté auprès du groupe de la Banque islamique de développement (BID). La contribution du Mali s’élève à 1,5 million de dollars américains, soit environ 840 millions de FCFA. « La baisse de la fertilité des sols est une contrainte majeure à la production agricole et contribue directement à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté en Afrique subsaharienne. Les exploitants agricoles ont besoin de données fiables sur les principales propriétés des sols pour prendre des décisions en matière de gestion de la productivité des terres », a dit le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Amadou Cheick Traoré, qui a présidé la cérémonie de lancement. « Il faut signaler que, de nos jours, les formules d’engrais utilisées ne tiennent pas suffisamment compte de la diversité des sols selon les zones agroécologiques. Il s’avère nécessaire de mettre au point de nouvelles formules d’engrais en fonction de l’état de la fertilité des sols, des zones agroécologiques et des cultures », a-t-il estimé. C’est ainsi que les équipes de recherche de la Gambie, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Leone ont élaboré « un projet commun, en collaboration avec des responsables du groupe de la BID. Ses objectifs principaux sont « l’élaboration de la carte de fertilité des sols et l’adaptation des doses de fertilisation pour les principales cultures, en vue d’une agriculture durable et plus productive », a précisé le représentant du ministre de l’Agriculture. Quant au directeur général de l’IER) de Sotuba, Dr Kalifa Traoré, il a expliqué que le projet comprend cinq composantes, à savoir : le plan d’échantillonnage, les prélèvements et analyses, les essais courbes de réponse, la cartographie des contraintes majeures des sols, et le renforcement des capacités et la formation. Dr Clément Illa, le représentant régional de la BID à Dakar, a rappelé que « depuis l’adhésion du Mali à la banque, le 15 mars 1978, jusqu’à ce jour, les approbations du Groupe de la Banque Islamique de Développement pour le Mali ont atteint un volume total de 1 250 milliards de Fcfa. » « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et traduisent le dynamisme des relations de coopération entre la banque et le Mali », a ajouté. M. Illa Il a souligné que « le portefeuille actif de la BID au Mali compte quinze projets, dont cinq projets agricoles. La stratégie décennale de la banque 2026-2035 accorde une place de choix à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire », avant de réaffirmer l’engagement de la banque à soutenir le Mali pour la réalisation du projet. Les travaux vont concerner la zone cotonnière de Mali-Sud (CMDT et OHVN), la zone de riziculture de l’Office du Niger et Opération riz Ségou (ORS), ainsi que les zones de production de céréales sèches de la Région de Koulikoro, sous le leadership de l’IER, à travers le Laboratoire Sols Eaux Plantes (LABOSEP) de Sotuba. MMD/MD (AMAP)
Bafoulabé (Ouest) : Alerte sur le fleuve Bakoye
Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 12 déc (AMAP) Le fleuve » Bakoye » autrefois fierté des populations riveraines et source de vie, est devenu aujourd’hui, une source de danger, arborant une teinte beigne, reflet des déversements chimiques continus, selon le constat des riverains. La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques, lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate. » Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, Puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie », dit Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye. Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. « L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse », poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau}, s’indigne-t-il. Mariam Fofana, ménagère à Tintila, dit qu’« à défaut de la maman, on tête sa grand-mère « . Cette eau est tout pour la population. « Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et, souvent, des maladies urinaires. De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. « Aujourd’hui, ceux qui ont quelque moyen utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires », se désole la ménagère. Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence. BM/MD (AMAP)
Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés
Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)
Union nationale des travailleurs du Mali présente son bilan aux délégués syndicaux
Bamako, 11 déc (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a tenu, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), son 20è Conseil central statutaire afin de présenter le bilan des activités de la plus grande centrale syndicale du Mali à ses délégués venus de plusieurs régions du pays. Cette rencontre dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly a accueilli, également, le colloque national du Comité national des jeunes travailleurs de l’UNTM et les différentes formations dispensées à ses militants avec souvent l’appui technique du ministère en charge du Travail. Selon le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, ce Conseil s’inscrit dans cette tradition de redevabilité, de transparence, et de fidélité aux engagements pris devant les militants. « Il nous revient aujourd’hui d’évaluer objectivement notre action, de renforcer notre unité et de définir le cap pour les mois et années à venir », a poursuivi M. Katilé. Il a fait remarquer que le Mali « traverse des défis qui affectent la vie des travailleurs, les activités économiques et la stabilité sociale. » Au nombre desquels, les pressions économiques fortes liées aux changements géopolitiques, aux sanctions passées, au ralentissement du commerce et aux difficultés financières de l’État et des entreprises. Le premier responsable de l’UNTM a souligné « l’urgence de prendre des mesures en faveur du travailleur face à une inflation qui érode son revenu. » Pour sa part, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, a indiqué que le gouvernement et les partenaires sociaux ont, « dans un bel esprit, consolidé les bases de notre démocratie sociale. » M. Coulibaly a félicité l’UNTM pour son engagement dans la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, le 25 août 2023, les négociations tenues au sein du cadre permanent de concertation sur la revalorisation salariale dans la Fonction publique. » Toutes choses qui ont permis d’aboutir à l’adoption en juillet 2025 d’un décret portant majoration de la valeur du point d’indice, de 400 Fcfa à 470 Fcfa « et cela de façon progressive dès janvier 2026. » Y compris la signature du Protocole le 4 novembre 2025 avec les Associations de partants volontaires à la retraite. MD/MD (AMAP)
Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale
Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)
11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records
Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. L’impact social est tout aussi important : »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)

