ONU : le Burkina Faso appelle à condamner les soutiens au terrorisme

Bamako, 29 septembre (AMAP) Le Burkina Faso a appelé lundi la communauté internationale à condamner « sans calcul géopolitique » ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les groupes terroristes, dans une déclaration prononcée au nom de la Confédération des États du Sahel (AES) par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, devant la 81e Assemblée générale de l’ONU. Le chef de la diplomatie burkinabè a affirmé que l’AES faisait face à « une entreprise persistante de déstabilisation », soutenue selon lui par des moyens considérables. Il a notamment cité plusieurs attaques survenues au Mali et au Niger en 2026. « Nous demandons à la communauté internationale de regarder les faits en face, d’enquêter avec sérieux et de condamner, sans calcul géopolitique, tous ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les terroristes », a-t-il déclaré. M.Traoré a également défendu la dynamique confédérale entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, estimant qu’elle cons tituait « le refus de la fatalité et de la tutelle chronique ». Il a rappelé que les trois pays avaient adopté la Charte du Liptako-Gourma le 16 septembre 2023, avant la création de la Confédération des États du Sahel le 6 juillet 2024. OS/KM(AMAP)
Koulikoro : Un citoyen répare toutes les table- bancs endommagées d’un établissement scolaire

Koulikoro, 28 septembre (AMAP) Les table- bancs du second cycle de l’école fondamentale du plateau 3, commandant Nako ont été réparées par une personne, ayant requis l’anonymat, après le cri de cœur du Comité de gestion scolaire de l’école, a constaté l’AMAP. Le comité de gestion scolaire (CGS)de ladite école s’est réjouie de la réparation par un Koulikorois de toutes les table-bancs endommagées. « Notre école dispose désormais de 96 table-bancs pour 235 élèves soit 2,44 élèves par table-banc, telle était notre objectif pour mettre au maximum 3 élèves par table-banc, une condition nécessaire pour une éducation de qualité » a déclaré le président du CGS, Sidi Coulibaly. Le président du CDQ a fait savoir que cela vient s’ajouter aux 10 tables que la Mairie avait remises cette année à son l’établissement. Aussi il a, au nom du CGS, des parents, des élèves, du corps professoral, remercié l’ensemble des personnes pour cette noble action au profit des enfants, afin qu’ils puissent étudier dans les meilleures conditions possibles. Pour rappel, les comités de gestion scolaire sont chargés de la gestion de l’école, ce sont des intermédiaires entre les écoles et tous les acteurs de l’éducation dans le cadre de la décentralisation de l’éducation nationale et de la gestion de l’école par les collectivités territoriales. ALD/KM (AMAP)
Tenenkou : l’élaboration du plan d’action quinquennal de la chambre locale d’Agriculture au centre d’une rencontre

Tenenkou, 28 septembre (AMAP) Les travaux de l’atelier de concertation sur l’élaboration du tout premier plan d’action de la chambre locale d’Agriculture de Tenenkou, ont officiellement démarré ce lundi, à la maison des jeunes, a constaté l’AMAP. Organisé par la délégation locale de la chambre d’Agriculture avec l’appui de l’ONG IRC, cet évènement rassemble une diversité de producteurs, d’éleveurs, de leaders d’organisations paysannes, d’élus consulaires ainsi que des partenaires techniques et financiers du secteur. L’objectif principal de cette rencontre de trois jours est d’élaborer de manière participative le plan d’action quinquennal 2027-2031 de la délégation locale de la chambre locale d’Agriculture de Tenenkou. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par le deuxième adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé. Dans son discours, le représentant du chef de l’exécutif local a souligné l’importance d’adopter une approche participative qui permettra de donner la parole directement aux acteurs du terrain. Il a également rappelé la place prépondérante qu’occupe les activités agro-sylvopastorale dans le cercle de Tenenkou avant de réaffirmer que l’Administration continuera à soutenir et accompagner toutes les initiatives qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine deTenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, en prenant la parole s’est félicité de la tenue de cet atelier qui offre l’occasion aux acteurs du monde rural d’échanger sur les besoins et préoccupations des éleveurs, agriculteurs, pêcheurs et exploitants forestiers du cercle. Pour le tout nouveau président de la chambre locale d’Agriculture, Hamboye Diall, le document qui sortira de ces trois jours d’échanges servira de boussole à la chambre locale d’Agriculture pour relever les défis de la productivité, de la modernisation des exploitations et de l’adaptation aux changements climatiques. Tout en remerciant l’ONG IRC pour cet appui d’une importance capitale, il a réitéré sa ferme détermination à tout mettre en œuvre pour relever les défis auxquels sont confrontés les acteurs du monde rural du cercle. Durant trois jour,s les participants venus de divers horizons vont se pencher sur la situation du secteur agro-sylvopastoral et halieutique du cercle, tirer les leçons des interventions passées, identifier les besoins, contraintes et opportunités du secteur, définir des axes stratégiques d’intervention pour les cinq prochaines années, élaborer des activités prioritaires de mise en œuvre et enfin valider le plan d’action quinquennal 2027-2031. Enfin il est à noter que le nouveau bureau de la délégation locale de la chambre d’Agriculture de Tenenkou a été mis en place lors de l’assemblée générale des délégués consulaires, tenue le 20 juin 2026. Avec cet atelier d’élaboration du plan d’action qui lance les activités de la nouvelle chambre, la délégation locale et son Président, Hamboye Diall, avec l’appui de son conseiller technique, Issa Thindé, Technicien d’Agriculture ,expert des questions agricoles entendent se mettre rapidement au travail pour le bonheur des éleveurs, agriculteurs, pêcheurs et exploitants forestiers du cercle de Tenenkou. AS/KM (AMAP)
Coopération Mali-Egypte : le ministre Alhamdou Ag Ilyène au Caire

Bamako, 28 septembre (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, effectue une visite de travail au Caire, en Égypte, du 24 au 30 septembre 2026, a appris l’AMAP de sa cellule de communication. Pour la circonstance, il a échangé avec son homologue égyptien sur le renforcement de la coopération dans les communications et la transformation numérique. Il était accompagné de l’ambassadeur du Mali en Égypte, Son Excellence Samba Alhamdou Baby, et des membres de la délégation malienne. Cette rencontre a permis d’identifier plusieurs priorités communes, avec une attention particulière portée à la digitalisation des services publics, à l’intelligence artificielle et à la formation des ressources humaines. Le Mali entend notamment bénéficier de l’expérience égyptienne pour accompagner la modernisation de son administration et développer les compétences dans les métiers du numérique. Les échanges ont porté sur la formation dans les domaines de la fibre optique et de l’intelligence artificielle, ainsi que sur le partage d’expertise en matière de télécommunications, notamment la 5G. Le secteur audiovisuel figure également parmi les axes envisagés, à travers la formation du personnel au montage, à l’exploitation et à la maintenance des équipements numériques. Sur ces chantiers, les deux ministres ont souligné l’importance des échanges entre institutions spécialisées, des visites d’étude et du partage de bonnes pratiques. Ils ont convenu de poursuivre les consultations techniques afin de traduire les priorités identifiées en projets conjoints. Des conventions et accords de coopération pourront être conclus lorsque les conditions seront réunies, par les canaux institutionnels appropriés. À travers cette visite, le Mali et l’Égypte réaffirment leur volonté de renforcer une coopération tournée vers le développement des compétences, l’amélioration des services publics et la mise du numérique au service des populations. KM (AMAP)
Burkina Faso : le président Traoré inaugure la première raffinerie d’or

Bamako, 28 septembre (AMAP) Le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré lundi à Ouagadougou la Raffinerie nationale d’or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF), une infrastructure réalisée pour plus de 11 milliards de francs CFA sur fonds de l’État burkinabè, selon la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Construite sur cinq hectares, l’usine dispose d’une capacité initiale de 164 tonnes par an, appelée à atteindre 515 tonnes à terme. Selon le ministre chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, cette infrastructure doit notamment renforcer la traçabilité de la production, créer des emplois qualifiés, améliorer le contrôle des flux financiers et contribuer à lutter contre la fraude, le commerce clandestin et le blanchiment de capitaux. « Notre ambition n’est plus d’être juste un pays qui extrait et qui amène sa matière première dehors, nous voulons affiner tous nos métaux sur place », a déclaré le président Traoré, appelant également la jeunesse à acquérir les compétences nécessaires à la maîtrise de la chaîne de valeur minière. La RAFFINOR-BF est présentée par les autorités comme un outil de transformation locale des ressources minières et de développement des compétences nationales. Le gouvernement ambitionne de traiter la production aurifère nationale, industrielle et artisanale, et de renforcer les capacités du pays dans le secteur minier. OS/KM(AMAP)
Royaume-Uni : Andy Burnham propose la gratuité des soins sociaux en Angleterre

Bamako, 28 septembre (AMAP) Le Premier ministre britannique Andy Burnham souhaite instaurer la gratuité des soins sociaux pour tous en Angleterre et soumettre cette réforme aux électeurs lors des prochaines élections générales, a-t-il déclaré dimanche à la BBC. Le projet s’inspirerait des principes du National Health Service (NHS), avec un système où « tout le monde contribue, tout le monde est couvert ». M. Burnham n’exclut pas une hausse des impôts pour financer la réforme, tout en reconnaissant qu’une telle mesure pourrait être « difficile ou impopulaire ». Contrairement au NHS, les soins sociaux pour adultes en Angleterre sont actuellement soumis à des conditions de ressources. M. Burnham estime que ce système fait peser un « coût énorme » sur les personnes et les familles et contribue aux difficultés de sortie d’hôpital de patients faute de services sociaux disponibles. Il doit présenter plus en détail sa vision mardi, sans avoir encore précisé le financement du dispositif ni indiqué si une hausse des impôts serait nécessaire. OS/KM(AMAP)
Afrique de l’Ouest : adoption d’une feuille de route régionale sur l’eau à Abidjan

Bamako, 27 septembre (AMAP) La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) ont adopté, à l’issue du premier Forum régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO), une déclaration commune et une feuille de route régionale sur la sécurité hydrique, selon un communiqué des organisateurs. Tenue les 24 et 25 septembre à Port-Bouët, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sous le thème « Valoriser l’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest », la rencontre a réuni des chefs de gouvernement, des ministres, des institutions régionales, des organisations de bassins fluviaux, des partenaires au développement, des universitaires, des représentants du secteur privé et de la société civile. Les participants ont également désigné le Cabo Verde pour accueillir la prochaine édition du Forum régional de l’eau. Les discussions ont porté notamment sur la gestion intégrée des ressources en eau, le financement durable du secteur, la résilience climatique, la diplomatie de l’eau et la coopération transfrontalière. À l’ouverture du Forum, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé, s’exprimant au nom du gouvernement de Côte d’Ivoire, a appelé à renforcer la coopération dans la gestion des ressources en eau partagées, présentant la gouvernance de l’eau comme « un choix politique stratégique » et un pilier de la stabilité régionale. Au nom du président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, le commissaire Amin Amidu Sulemani a présenté le Forum comme « un appel régional à l’action » pour renforcer la sécurité hydrique et la résilience climatique. Le président du Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW) et ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a, pour sa part, établi un lien entre les travaux du Forum et l’agenda continental de l’eau ainsi que les préparatifs de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Le Forum régional de l’eau s’inscrit dans les efforts de la CEDEAO, de l’UEMOA et du CILSS visant à promouvoir une approche commune des enjeux liés à l’eau en Afrique de l’Ouest. La déclaration d’Abidjan et la feuille de route adoptées à cette occasion placent la sécurité hydrique, la résilience climatique, le développement durable et l’intégration régionale au cœur de cet agenda commun. OS/KM (AMAP)
Bamako : les cordonniers d’amulettes, entre risques, croyances et gagne-pain

Bamako, 27 septembre (AMAP) Peu visibles dans le paysage artisanal, les fabricants de cordons d’amulettes exercent pourtant un métier sollicité quotidiennement dans plusieurs marchés de Bamako. Entre contraintes liées aux croyances, conditions parfois inhabituelles imposées par certains clients et revenus qui permettent de faire vivre des familles, ces artisans évoluent dans un univers où le risque côtoie les avantages économiques. Bamako, ils sont moins visibles que certains artisans, notamment les peintres, les tisserands ou les teinturiers. Pourtant, leur savoir-faire est régulièrement sollicité, parfois dans la plus grande discrétion. Installés dans certains marchés ou dans des recoins de rues de la capitale, ces artisans fabriquent et cousent des protections destinées à contenir des amulettes, communément appelées gris-gris ou talismans. Les amulettes sont parfois remises par des marabouts ou d’autres praticiens traditionnels comme remède à certains maux ou comme objets auxquels leurs détenteurs attribuent une fonction protectrice ou porte-bonheur. Mais ceux qui fabriquent les cordons et les protections destinés à les contenir ne sont pas toujours à l’abri de situations difficiles ou risquées. Le témoignage de Sékou Dramé, artisan installé au marché de Yirimadio, illustre les réalités parfois surprenantes de cette activité. Au cœur du marché de Yirimadio Ce 26 septembre, aux environs de 17 heures, le marché de Yirimadio grouille de monde. La circulation sur la route qui traverse le marché, reliant notamment la zone de l’Hôpital du Mali au centre-ville, est fortement perturbée par les embouteillages. Des haut-parleurs installés devant certaines boutiques diffusent des messages invitant les passants à acheter les différents produits proposés. Dans cette ambiance bruyante et animée, une question est posée aux commerçants : où trouver les artisans qui fabriquent les cordons d’amulettes ? Sans hésitation, plusieurs personnes indiquent la direction où ils sont installés. Sékou Dramé fait partie des premiers artisans rencontrés. Originaire de Bandiagara, dans le pays dogon, il exerce ce métier depuis une dizaine d’années et fait partie des premiers cordonniers installés au marché de Yirimadio. Selon lui, certaines commandes peuvent placer l’artisan dans des situations délicates. « Une femme résidant aux États-Unis est venue me voir pour que j’aille fabriquer une protection pour son amulette chez elle. Mais elle avait précisé que le travail devait se faire nu. Je devais me déshabiller et elle également. Nous devions être seuls dans une chambre avant que je commence le travail. Elle était prête à me donner une importante somme d’argent. J’ai refusé sa proposition », raconte-t-il. Selon son témoignage, la femme aurait finalement trouvé un autre artisan pour effectuer le travail. Elle aurait lui donné une moto mais l’artisan est décédé après. Pour Sékou Dramé, certaines exigences formulées par les clients constituent l’un des aspects les plus délicats de cette profession. Héritier de ce savoir-faire transmis par ses ancêtres, il affirme néanmoins avoir beaucoup bénéficié de cette activité. « C’est une activité héréditaire qui m’a permis de réaliser beaucoup de choses. J’ai construit une maison à Bamako il y a cinq ans. Je paie les frais de scolarité de mes enfants grâce à ce métier. Je peux donc dire que c’est une activité rentable », explique-t-il. Entre 300 Fcfa et plusieurs dizaines de milliers Le prix de fabrication d’une protection d’amulette peut commencer à partir de 300 FCFA. Mais le montant final dépend souvent de la négociation entre le client et l’artisan, ainsi que des conditions dans lesquelles le travail doit être réalisé. « Pour certaines amulettes, tu dois travailler sans parler. Pour d’autres, tu dois respecter certaines consignes particulières. Il arrive également que certains clients exigent que l’artisan soit en état d’ablution avant de commencer le travail », explique Sékou Dramé. Ces exigences, liées aux croyances des clients, constituent l’une des particularités du métier. Selon lui, les revenus peuvent varier considérablement d’une journée à une autre. « Il y a des jours où je peux gagner entre 5 000 et 50 000 FCFA », affirme-t-il. Un métier hérité des parents À quelques mètres de là, Sidi Sylla exerce également comme fabricant de cordons d’amulettes au marché de Yirimadio. Âgé de 25 ans, ce jeune artisan, issu d’une famille de garankés, explique avoir hérité cette activité de ses parents. Aujourd’hui, ce métier constitue sa principale source de revenus. « Je fais ce travail pour gagner ma vie. Tout ce que je possède aujourd’hui, c’est grâce à ce métier », témoigne-t-il. Comme Sékou Dramé, il souligne cependant l’irrégularité des revenus. « Parfois, je peux gagner 20 000 FCFA dans une journée. D’autres fois, je ne gagne que 3 000 FCFA », explique-t-il. Il affirme que certaines périodes sont particulièrement favorables à l’activité, notamment lors de grandes célébrations religieuses comme le Mawlid. Pour ces jeunes artisans, le métier représente donc une véritable opportunité économique, malgré l’instabilité des revenus. L’inquiétude pour la relève Au marché de Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, Lassina Kouyaté, âgé de 76 ans, attend tranquillement l’arrivée des clients. Assis sur un petit banc, son matériel posé à proximité, le vieil artisan observe les mouvements du marché. Il est environ 9 heures, mais aucun client ne s’est encore présenté. Pour lui, l’une des principales inquiétudes concerne la transmission de ce savoir-faire. « Je n’ai connu aucune autre activité à part ce métier. Je l’ai appris auprès de mes parents. Mais aujourd’hui, je crains qu’il n’y ait pas suffisamment de relève », confie-t-il. Il évoque également les difficultés liées à l’approvisionnement en matières premières, notamment la peau utilisée dans certaines réalisations. « Nous rencontrons parfois des difficultés pour trouver la matière première, avant les peaux utilisées étaient moins chers mais aujourd’hui tel n’est plus le cas», explique-t-il. Malgré son âge et les contraintes du métier, Lassina Kouyaté reste convaincu de son importance économique. « Je peux dire que c’est rentable. Toute activité exercée avec passion finit toujours par porter ses fruits », estime-t-il. Des commandes parfois inhabituelles À Tiéguena, Ahamadou Traoré exerce cette activité depuis près de dix ans. Natif de Dioïla, il s’est retrouvé à Bamako après avoir perdu son précédent emploi. C’est progressivement, en observant un ami artisan, qu’il a
Musique : La Foire aux disques, un espace de dialogue entre mémoire et modernité

Bamako, 27 septembre (AMAP) L’Union des Associations des Artistes, Producteurs et Éditeurs du Mali (UAAPREM) a lancé la première édition de la Foire aux Disques, a constaté l’AMAP. La cérémonie de lancement officiel s’est tenue jeudi dernier à l’esplanade du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, en présence du Secrétaire Général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, du président de l’UAAPREM, Mbaye Boubacar Diarra, de l’ambassadrice de Cuba au Mali, Viviana Hernández Fonseca. Étaient également présents le directeur du Palais de la Culture, Souleymane Bathiono, la cantatrice Kandia Kouyaté, marraine de l’événement, maître Demba Traoré parrain, ainsi que de nombreux artistes, amateurs de culture et un public venu nombreux. Prévue du 24 au 27 septembre 2025, cette foire qui se tient sous le thème : « La Musique : hier, aujourd’hui et demain », est une initiative qui vise à créer un espace de découverte, de dialogue et de rencontre autour de la musique malienne. Dans son discours d’ouverture, Mbaye Boubacar Diarra a remercié toutes les bonnes volontés ayant contribué à l’organisation de cet événement. « La Foire aux Disques rend hommage au patrimoine musical du Mali, célèbre les grands artistes qui ont marqué l’histoire, évalue le chemin parcouru et réfléchit sur les perspectives », a-t-il affirmé. Et au président de l’UAAPREM de préciser que durant quatre jours, le public découvrira une exposition de disques vinyles, CD, photographies et objets culturels retraçant différentes périodes de l’histoire musicale malienne. Au programme figurent des conférences et débats sur la production et les enjeux de l’industrie musicale, des concerts inter générationnels, des projections de films sur les grandes figures de la musique malienne, une nuit spéciale dédiée aux vétérans, ainsi que des distinctions honorifiques aux anciennes gloires de la musique, aux anciens producteurs et aux acteurs culturels a ajouté Mbaye Boubacar Diarra. De son côté, l’ambassadrice de Cuba a salué le partenariat historique entre la République de Cuba et le Mali. « Cuba est très honoré d’accompagner la Foire aux Disques, une activité qui valorise le patrimoine culturel du pays », a affirmé Viviana Hernández Fonseca, avant d’ajouter que le partenariat culturel entre les deux pays a toujours été gagnant-gagnant. Pour sa part, Mahamadou dit Koumbouna Diarra a salué une initiative qui offre un rendez-vous exceptionnel avec le patrimoine musical. « Cette foire n’est pas simplement une exposition de disques, CD ou photographies. C’est un rendez-vous avec notre mémoire, une invitation à regarder le passé et à mesurer le chemin parcouru par la musique malienne », a déclaré le représentant du ministre. Il a rappelé que l’histoire musicale constitue une part de l’identité malienne dont la sauvegarde est un véritable enjeu culturel. S’inscrivant dans le cadre de l’Année de la Culture, cette foire met en lumière les artistes d’aujourd’hui et crée un pont entre mémoire et modernité a-t-il poursuivi. Mamadou dit Koumbouna Diarra, a invité l’UAAPREM à pérenniser l’événement et a assuré que son département ne ménagera aucun effort pour accompagner les projets culturels. Des visites des stands et la remise des attestations de reconnaissance aux grandes figures de la culture malienne a mis fin à la cérémonie MLHD/KM (AMAP)
Koulikoro : La Cité du Meguétan célèbre le mois du tourisme

Koulikoro 27 septembre (AMAP) Dans le cadre de la célébration du mois du tourisme au Mali, la salle de conférence du Gouvernorat de Koulikoro, a abrité le vendredi 25 septembre, une conférence autour du thème « Le tourisme interne vecteur de promotion de l’économie locale et de renforcement du patriotisme », a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, M. Mahamadou dit Koumbouna Diarra, en présence du gouverneur de la région Koulikoro, le Colonel major Lamine Kapory Sanogo, des autorités administrative , des collectivités ,des organisations de la société civile, des Légitimités et autorités coutumières, ainsi que des acteurs du secteur touristique. Selon les organisateurs, cette conférence constitue un cadre privilégié de dialogue et de partage d’expériences avec pour ambition d’identifier des pistes d’action concrètes en faveur de la relance et du développement durable du secteur touristique. Le Secrétaire général du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme a indiqué que voyager chez soi, c’est aller à la rencontre de son histoire, de ses traditions, de ses cultures et de ses paysages. Il a aussi souligné que le tourisme interne constitue un choix stratégique, une démarche de découverte et de valorisation de notre identité et de notre patrimoine. Il a également rappelé que le mois du tourisme est une dynamique qui s’inscrit dans la vision du président de la transition, le Général d’armée Assimi Goita à promouvoir le patrimoine national, renforcer le patriotisme et faire aussi de la culture et du tourisme des leviers du développement de notre pays. Le Secrétaire général du ministère chargé du tourisme a, au nom de son chef de département, félicité les organisateurs, salué l’ensemble des participants pour la qualité des échanges et leur engagement en faveur de la promotion du tourisme interne au Mali, avant de remercier les autorités de la région de Koulikoro pour leur contribution pour la réussite de l’événement Les communications ont permis d’édifier les participants sur les enjeux du tourisme interne, son importance dans la promotion de l’économie locale, le développement des territoires et la valorisation des richesses culturelles et touristiques des différentes localités de notre pays. Dans une démarche Interactive avec les participants, plusieurs questions ont été répondues à la satisfaction de tous. Les contributions et les recommandations ont permis d’enrichir les réflexions autour des défis, des contraintes, mais également des opportunités offertes par le développement du tourisme interne. Tous se sont réjouis qu’à travers cette dynamique, le Ministère chargé de la question entend faire du tourisme interne « un véritable levier de développement de nos territoires, de valorisation de notre patrimoine et de renforcement du patriotisme » Cette journée a également été marquée par une visite touristique dans la cité du Méguetan. Elle a conduit les visiteurs sur certains sites historiques et culturels de koulikoro qui sont entre autres, le lieu de l’arrestation de Modibo Keita, premier président du Mali indépendant, le monument Faro à Kayo, Le site Nianankoulou, le massif gréseux qui culmine au-dessus de la ville de Koulikoro. Les traditions considèrent que c’est dans cette grotte que Soumangourou Kanté, empereur du Sosso aurait disparu en 1235 à la suite de la bataille de Kirina contre Soundiata Keita. C’est un site qui occupe toujours une place importante dans l’histoire du Mandé et du Sosso et est toujours vénéré par les populations de Koulikoro, le Fara bulon de Bakarybougou, le site Faramisiri ou Djinè misiri, littéralement la mosquée de Pierre. Il s’agit d’une grotte où d’après les croyances populaires était un lieu cultuel et culturel qui a été par la suite occupé par des grands marabouts. Aujourd’hui le site est devenu un lieu de recueillement pour les marabouts. ALD/KM (AMAP)

