Ouverture à Bamako de la 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna

Bamako, 26 jan (AMAP) La 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna a été officiellement ouverte lundi à Bamako, un événement annuel consacré à la promotion du dialogue culturel et de la cohésion sociale, selon les organisateurs. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à la Place du Cinquantenaire, en Commune III du district de Bamako, sous la présidence du ministre en charge de la Culture. Le festival se déroule du 26 janvier au 1er février 2026 autour du thème : « Culture du Mali : dialogue, créativité et résilience pour un développement durable ». S’exprimant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a indiqué que le festival avait dépassé le cadre d’un simple événement culturel depuis sa création en 2016. « Depuis sa création en 2016, Ogobagna s’est imposé comme bien plus qu’un festival. Il est devenu un espace de mémoire, de dialogue et de projection », a-t-il déclaré, soulignant le rôle du festival comme lieu d’échanges entre la culture dogon et les autres expressions culturelles du Mali et d’Afrique. Le ministre a également évoqué l’orientation récente de l’action publique, rappelant que l’année 2025 avait constitué un tournant. « La culture est le socle de la souveraineté, de la cohésion sociale et du développement durable », a-t-il affirmé, ajoutant que cette dynamique se poursuivait en 2026. Le président de l’association Guina Dogon, organisatrice du festival, Nouhoum Tapili, a pour sa part mis en avant l’objectif de renforcement des liens sociaux. « Pour la 11ᵉ année consécutive, le festival culturel Ogobagna nous offre encore une fois l’occasion de nous ressourcer dans un espace ouvert à toutes les communautés », a-t-il déclaré, invitant les participants à s’approprier le thème central à travers conférences, causeries intergénérationnelles et soirées de cohésion sociale. La communauté bozo est l’invitée d’honneur de cette édition. Son représentant, Almamy Koureichy, a remercié la communauté dogon pour ce choix et a invité le public « à découvrir le riche patrimoine bozo dans toute sa diversité pendant une semaine ». La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des prestations artistiques des troupes bozo et dogon. Elle a réuni, outre le ministre de la Culture, la ministre de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, le conseiller spécial du Président de la Transition, des ambassadeurs accrédités au Mali, ainsi que des autorités administratives, locales et de nombreux invités. Créé en 2016 par l’association Guina Dogon, le festival culturel Ogobagna vise à promouvoir la culture dogon tout en favorisant le dialogue avec les autres communautés du Mali. Organisé chaque année à Bamako, l’événement s’est progressivement élargi pour inclure des débats, des échanges et des prestations artistiques destinés à renforcer la cohésion sociale et à mettre en avant la culture comme levier de l’unité nationale et du développement. MMD/OS
À Nioro du Sahel, 1 300 actes de naissance remis et 30 mariages officialisés

NIORO DU SAHEL 27 jan (AMAP) – Les autorités de Nioro du Sahel ont procédé dimanche à la remise de 1 300 actes de naissance et à l’officialisation de 30 mariages lors d’une cérémonie publique organisée dans la salle de spectacle de la ville, communément appelée la « Maison Rose », selon des responsables locaux. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du gouverneur de la région, le général de brigade Aly Annaji, et a rassemblé des responsables administratifs, des leaders communautaires et d’autres représentants des forces vives de la région, venus marquer ce que les organisateurs ont présenté comme une initiative citoyenne majeure. L’opération a été initiée par la mairie de la commune urbaine de Nioro, en coordination avec les autorités régionales. Elle a été entièrement financée à hauteur de 14 millions de francs CFA par des personnes de bonne volonté et des ressortissants de la région. Les organisateurs ont indiqué que l’objectif était d’encourager les familles à déclarer les naissances et à légaliser les mariages. Au cours de la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont également été remises à plusieurs personnalités saluées pour leur engagement en faveur du développement de la localité. Prenant la parole, le maire chargé de l’état civil, Tiamba Diakité, a rappelé l’importance juridique des documents d’état civil. « L’acte de naissance est un document juridique authentique désignant la première reconnaissance officielle de l’existence d’un enfant par l’État, et l’acte de mariage protège la femme et garantit ses droits », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour chaque citoyen d’en disposer. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Aly Annaji a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans la vision et l’engagement des autorités de la transition. Selon lui, elle reflète la volonté du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de placer la justice sociale, la protection des populations vulnérables et le respect de la dignité humaine au cœur de l’action publique. Il a salué les initiateurs et les sources de financement, tout en appelant d’autres bonnes volontés à soutenir des actions similaires. L’enregistrement à l’état civil demeure un enjeu important dans plusieurs régions du Mali, où l’absence de documents officiels peut limiter l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection juridique. Les autorités locales et des initiatives communautaires organisent régulièrement des campagnes de sensibilisation et de remise de documents afin de réduire le nombre de personnes non enregistrées et de promouvoir les droits civiques. MD/OS (AMAP)
Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible. « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle
L’armée malienne annonce la mort de plus de 100 terroristes dans une frappe aérienne sur une base forestière

BAMAKO, 26 jan (AMAP) – L’armée malienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne ayant tué plus d’une centaine de terroristes dans une région forestière du centre du Mali dimanche, une opération d’envergure revendiquée contre les groupes armés actifs dans cette zone. Dans un communiqué publié lundi, l’État-Major Général des Armées (FAMa) a déclaré que dans le cadre d’une mission de reconnaissance et de surveillance aériennes du territoire en date du 25 janvier, ses « vecteurs aériens ont traité avec succès » une base de groupes armés terroristes. La cible était située dans la forêt de Soussan, à l’ouest de Dioila et au sud-ouest de Zantiguila. « Le bilan fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés ainsi que de matériel détruit », indique le communiqué militaire. La déclaration incluait un message destiné à rassurer le public de la part du Chef d’État-Major Général. « Le Chef d’État-Major Général des Armées rassure la population de la détermination des FAMa à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », précise l’annonce. Le Mali est engagé depuis 2012 dans une lutte prolongée contre des insurrections jihadistes liées à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré diverses opérations militaires et interventions internationales, les groupes militants restent actifs dans des zones rurales, en particulier dans les régions du centre et du nord. La zone proche de la région tri-frontalière de Dioila a historiquement connu une activité et une instabilité militantes sporadiques. Les FAMa, qui ont pris le pouvoir politique lors d’une série de coups d’État à partir de 2020, ont fait de la restauration de la sécurité nationale un pilier central de leur gouvernance. OS
Mali : les FAMa frappent un important mouvement terroriste près de Mourdiah

Bamako, 25 jan (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené avec succès des frappes aériennes contre un important mouvement de groupes armés terroristes., a annoncé l’état-major général des Armées, dans un communiqué rendu public ce jour,, Cette action s’est déroulée le 24 janvier dans la zone de Mourdiah (Ouest), plus précisément au sud-est du camp de Mourdiah, dans le cadre d’une mission de reconnaissance aérienne. Le Chef d’état-major général des Armées a réaffirmé que les FAMa restent constantes dans leur vigilance et dans la poursuite « sans relâche de la lutte contre le terrorisme. » MMD/OS
Kayes : le gouvernorat inaugure un nouveau siège moderne à 325 millions de FCFA

Kayes, 25 jan (AMAP) Le gouvernorat de la région de Kayes dispose désormais d’un bâtiment administratif flambant neuf, inauguré ce 23 janvier 2026. D’un coût de 325 millions de FCFA, cette infrastructure moderne vise à renforcer l’autorité de l’État et à améliorer les services publics. « Ces réalisations constituent un signal fort en faveur du renforcement de l’autorité de l’Etat, de la modernisation de l’administration territoriale et de la promotion d’un service public de qualité », a déclaré le gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie. Le nouvel édifice de type R+1, construit sur 330 m², remplace l’ancien bâtiment colonial jugé vétuste et peu fonctionnel. Il comprend des bureaux pour le chef de l’exécutif régional et ses collaborateurs, deux salles de conférence, un hall et une terrasse. Un projet aux multiples facettes Au-delà du bâtiment principal, le projet inclut plusieurs annexes : un parking couvert, une loge de gardien, des toilettes et un nouveau système d’éclairage public. Un bosquet a également été aménagé dans l’arrière-cour avec l’appui des Eaux et Forêts. Sur le plan social, un forage et un château d’eau ont été installés pour approvisionner en eau potable trois écoles voisines. Par ailleurs, l’entreprise Moussa Traoré a offert la réhabilitation du mât de drapeau. Une alimentation électrique sécurisée et verte Le site bénéficie d’une alimentation électrique triple source : le réseau national, un champ solaire de 18 kWc avec batterie lithium, et un groupe électrogène de 110 kVA offert par la société minière SEMOS-SA. Ce dispositif garantit une continuité de service. Le gouverneur Soumaré a tenu à remercier les plus hautes autorités de la Transition, dont le président Assimi Goïta, pour leur soutien à ce projet qui, selon lui, est essentiel pour « une administration performante, proche des citoyens et orientée vers les résultats ». BMS/OS (AMAP)
Frappes aériennes des FAMa : plusieurs motocyclistes neutralisés au nord-est de Niono

Bamako, le 24 janv (AMAP) Plusieurs motocyclistes ont été neutralisés et du matériel détruit lors de frappes aériennes menées par les Forces armées maliennes (FAMa), dans la soirée du 23 janvier 2026, au nord-est de Niono, a annoncé l’État-Major général des Armées. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la surveillance du territoire national. « Les vecteurs aériens des FAMa ont effectué avec succès des frappes ciblées sur une dizaine de motos », précise l’État-Major dans un communiqué. Le bilan fait état de plusieurs motocyclistes neutralisés ainsi que de matériels détruits. Le Chef d’État-Major général des Armées a, par ailleurs, rassuré l’opinion nationale sur la poursuite des opérations. « La recherche et la neutralisation coordonnées des terroristes se poursuivent », a-t-il déclaré. OS (AMAP)
Frappes aériennes des FAMa : Deux véhicules terroristes détruits au sud de Kidal (Communiqué)

Bamako,23 janv (AMAP) Deux véhicules appartenant à des groupes armés terroristes ont été détruits lors de frappes aériennes de précision menées par les Forces armées maliennes (FAMa), le 22 janvier 2026, au sud de la ville de Kidal, a annoncé vendredi l’état-major général des Armées. Selon le communiqué officiel, « à l’issue d’une surveillance minutieuse du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené deux frappes de précision sur des véhicules terroristes camouflés ». Les deux engins ont été totalement détruits, précise la même source. L’État-Major Général souligne que cette opération s’inscrit dans le cadre des actions permanentes de sécurisation du territoire. Le Chef d’État-Major Général des Armées assure que « les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation des groupes terroristes se poursuivent sur l’ensemble du territoire national ». Le haut commandement militaire a également tenu à rassurer l’opinion nationale quant à la détermination des forces armées à restaurer durablement la sécurité. « Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué. OS/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures : Le Cercle de Tominian en panne sèche

Tominian, 23 janv (AMAP) Le cercle de Tominian (Centre) connait une grave pénurie de carburant qui paralyse l’économie locale et suscite un profond sentiment d’abandon au sein de la population, a constaté l’AMAP sur place. Depuis le début de la crise des hydrocarbures au Mali, aucune livraison d’essence n’a été enregistrée à Tominian, en dehors de la dotation réservée à la centrale d’Energie du Mali (EDM). Au début du mois de décembre 2020, la ville a réceptionné, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale de l’EDM, officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, devait permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Au démarrage de la crise, les habitants avaient trouvé un répit de courte durée, grâce à l’unique station-service de la localité. Mais celle-ci a brusquement fermé ses portes, pour des raisons jamais élucidées. Depuis, aucune reprise d’activité n’a été constatée, plongeant la population dans une détresse totale. Face à ce vide, les revendeurs informels ont pris le contrôle du marché, imposant des prix excessifs à des ménages déjà éprouvés. « Aujourd’hui, l’essence est devenue un luxe que la majorité des habitants ne peut plus s’offrir », confie un habitant de Tominian. Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreuses activités économiques, rendu les déplacements difficiles et perturbé plusieurs services essentiels. De nombreuses questions taraudent les esprits des populations qui vivent difficilement cette situation. « Tominian a besoin d’essence, Tominian a besoin d’être entendu », disent les habitants, rappelant que le développement local, la mobilité des citoyens et la survie économique du cercle en dépendent. Pour rappel, le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a effectué une visite de courtoisie dans le Cercle de Tominian le 19 mai 2021. En cette occasion, les représentants de la société civile avaient déjà alerté sur la marginalisation du cercle et demandé aux autorités de prendre des mesures ST/OS/MD (AMAP)
Mines : Hilaire Bebian Diarra nommé commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre

Bamako , 23janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a nommé Hilaire Bebian Diarra commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre, selon un décret signé le 19 janvier 2026 à Bamako. Spécialiste en sciences de la Terre, M. Hilaire Rebian Diarra prend la tête du Commissariat chargé des Activités minières, un organe stratégique dans un contexte de réforme et de valorisation du secteur extractif malien. Selon l’article premier du décret, « M. Hilaire Bebian DIARRA, spécialiste en sciences de la Terre, est nommé commissaire chargé des Activités minières, avec rang de ministre ». Le texte précise que cette nomination s’inscrit dans le cadre de l’application du nouveau Code minier et de la loi sur le contenu local adoptés en août 2023. OS/MD (AMAP)

