Kayes : Le couvre-feu prolongé d’un mois dans la région

KAYES, 01 fev (AMAP) – Le Général de Brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la région de Kayes, a prolongé le couvre-feu pour une nouvelle période de 30 jours, du vendredi 30 janvier 2026 au samedi 28 février 2026, entre 00 h 00 et 05 h 00, a annoncé un communiqué officiel publié le 30 janvier. « Au regard de la fragilité de la situation sécuritaire, les autorités régionales ont maintenu le couvre-feu dans la région de Kayes pour une nouvelle période de 30 jours allant du vendredi 30 janvier au samedi 28 février 2026, de 00 h à 05 heures », indique le texte. Pendant cette période, la circulation des personnes et de tous les engins de transport reste strictement restreinte, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que des ambulances munies d’un ordre de mission. Cette mesure, en vigueur depuis les attaques terroristes du 1er juillet 2025 à Kayes et dans d’autres localités de la région, vise à « sécuriser davantage les personnes et leurs biens ». Elle intervient notamment quelques jours après l’incendie de certaines unités industrielles dans le cercle de Bafoulabé, qualifié d’« actes barbares » destinés à « étouffer l’économie de la région, en particulier, et celle du Mali, en général ». Le couvre-feu a été instauré dans la région de Kayes, située à l’ouest du Mali, à la suite des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la capitale régionale et plusieurs autres localités. Il est régulièrement reconduit depuis lors en réponse à la persistance des risques sécuritaires. BMS/MMD/OS (AMAP)

Taekwondo : Sy Aminata Makou Traoré élue présidente de la Fédération malienne

BAMAKO, 01 fev (AMAP) – Mme Sy Aminata Makou Traoré, ceinture noire 4ème dan et première Malienne médaillée d’or aux Jeux Africains de Maputo, a été élue présidente de la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT) à l’issue d’une assemblée générale élective historique tenue samedi dernier dans la salle « Le Coin Chinois » de la Bibliothèque nationale. Face au président sortant Maître Alioune Badara Traoré (8ème dan) et à Maître Yacouba Oumar Samaké (7ème dan), Mme Traoré a obtenu 4 voix contre 2 pour son prédécesseur. Elle entame un mandat de quatre ans avec l’ambition d’instaurer une gouvernance transparente et inclusive. « Le taekwondo a montré ses valeurs de maturité. Le fardeau est lourd, mais pas impossible. Notre discipline a besoin d’une gouvernance transparente et nous y travaillerons. Je ferai mon possible pour rassembler tous les fils du taekwondo, à Bamako comme dans la diaspora », a déclaré la nouvelle présidente.Dans un geste de fair-play, Maître Alioune Badara Traoré a félicité sa successeure : « J’ai perdu, mais je tiens à féliciter sincèrement ma fille. Je serai toujours là pour l’accompagner et faire la promotion de cette discipline. » La cérémonie d’installation a été conduite par Dianguina Keïta, représentant de la direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP), au nom du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Née le 31 mars 1990, Mme Sy Aminata Makou Traoré allie un parcours sportif de haut niveau à une expertise professionnelle en tant qu’ingénieure en audit et contrôle de gestion, et directrice marketing chez Petro-Bama. Elle est déjà active dans le développement sportif à travers son « Forum international sur le sport ». Cette élection marque un tournant pour la FEMAT, avec une première assemblée générale élective conforme aux textes de la fédération. Elle intervient dans un contexte où le taekwondo malien cherche à renforcer sa structuration et son rayonnement, en valorisant des figures comme Mme Traoré, pionnière féminine dans une discipline historiquement masculine. DB/OS (AMAP)

Le Festival Didadi de Bougouni, un rendez-vous culturel au service de la paix et de l’unité malienne

BOUGOUNI, 30 jan (AMAP)– Au cœur de la région de Bougouni, le long des berges du fleuve Baoulé, le Festival International du Didadi s’impose depuis treize ans comme un temps fort de célébration du patrimoine local et de promotion des valeurs de paix. Sous le thème « La culture, facteur de paix et d’unité dans un Mali multiethnique », cette édition 2026 propose un programme dense qui conjugue tradition et dynamisme contemporain. Au menu : une grande foire économique et artisanale valorisant les savoir-faire régionaux, des conférences-débats sur les enjeux culturels et sociétaux, des concerts géants réunissant artistes locaux et nationaux, des courses de pirogues spectaculaires sur le fleuve, ainsi que des visites touristiques mettant en lumière les sites historiques et naturels du terroir. « Le Festival Didadi est l’un des piliers essentiels de notre riche culture régionale, un havre de paix et de cohésion sociale », a déclaré Seydou Coulibaly, directeur et promoteur de l’événement, soulignant le rôle du rassemblement comme espace de dialogue et de vivre-ensemble au-delà des différences ethniques et sociales. L’événement s’inscrit dans un contexte plus large où le Mali poursuit ses efforts de réconciliation nationale et de stabilisation. En plaçant la culture au centre, les organisateurs entendent contribuer à la construction d’un « Mali kura » (nouveau Mali) fondé sur des bases culturelles solides, capables de transcender les clivages. Le festival attire chaque année des milliers de visiteurs venus de diverses régions du pays et parfois de l’étranger, générant des retombées économiques pour les artisans, commerçants et prestataires locaux. La foire-exposition, en particulier, constitue un moment clé pour la mise en valeur des produits du terroir et le renforcement des échanges commerciaux intra-régionaux. La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue le 29 janvier sur le site traditionnel du festival, présidée par Salia Mallé, chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en présence du gouverneur de la région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Après le discours inaugural et la coupure du ruban symbolique donnant accès aux stands, les autorités ont salué la qualité de l’organisation et l’impact attendu sur l’économie locale. Le festival se poursuit plusieurs jours durant, offrant aux participants une immersion dans la diversité culturelle malienne à travers musique, danse, sports traditionnels et échanges intercommunautaires. BHT/OS

Concours de la Fonction publique d’État 2025 : Plus de 40 000 candidats en lice

Bamako, 31 janv (AMAP) Quelque 43 103 candidats ont démarré, ce samedi, au Lycée Askia Mohamed de Bamako, les concours directs d’entrée dans la Fonction publique d’État au titre de l’exercice budgétaire 2025, a constaté l’AMAP. Pour cette première journée, la capitale compte 1 656 candidats répartis entre deux centres. Le lycée Askia Mohamed (LAM) accueille le corps de l’agriculture et du génie rural ainsi que les eaux et forêts. Au Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), les vétérinaires et ingénieurs de l’élevage et techniciens de l’élevage font le concours. Pour les six journées de concours, les 43 104 candidats sont répartis entre les régions de Kayes (Ouest), Sikasso (Sud), Ségou, Mopti (Centre), Tombouctou, Gao (Nord) et Bamako qui enregistre 30.086 candidats soit 70%. 824 postes sont à pourvoir entre 42 corps et environ 120 spécialités. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, qui a donné le départ ce 31 janvier 2026, était accompagné de ses collègues chargés de l’Agriculture, Daniel Simeon Kelema, du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara et de l’Éducation nationale Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Fonction publique a assuré que les épreuves ont démarré dans tous les centres à 8 heures. « Nous avons placé ces concours sous le sceau de la transparence, l’équité et l’égalité des citoyens devant l’emploi public ainsi que de la fiabilité des résultats », a déclaré M. Coulibaly avant d’énumérer les efforts consentis pour y arriver en termes de lutte contre la fraude. Il s’agit de notamment de l’interdiction des sacs et autres équipements qui favorisent la tricherie et la sensibilisation des parents et enseignants sur l’abandon des pratiques frauduleuses. MD/MD (AMAP)

Ansongo : Le Koukia basketball club prêt a relever le défi de sa première saison dans l’élite

Ansongo, 30 janv (AMP) Le Koukia basketball club d’Ansongo (Nord) prépare sérieusement sa première saison dans l’élite du basket national dont le démarrage officiel, le 6 mars prochain, a été annoncé par le président de la Fédération malienne de basketball à travers une correspondance aux différentes ligues. A Ansongo, cette saison 2025-2026 est prise très au sérieux par le club de basket de la ville qui intensifie les préparatifs pour sa première participation en première division. Selon Soumaila Abdoulaye Maiga, premier vice-président du district de basket d’Ansongo, l’objectif principal demeure le maintien. Confiant dans le potentiel de ses joueurs qu’il qualifie de « talentueux » ainsi que dans l’encadrement technique, il estime, néanmoins, que « ces atouts doivent être accompagnés d’un solide soutien matériel et financier. » « Il est indispensable de bénéficier de l’appui de partenaires engagés pour soutenir les jeunes », a-t-il déclaré. Le responsable du District de basket d’Ansongo a, également,  appelé à la solidarité des filles et fils de la Région de Gao (Nord), des opérateurs économiques ainsi que des autorités locales et nationales, « afin d’apporter un appui au club et de lui permettre de concourir dans de meilleures conditions. » Soumaila Abdoulaye MAIGA sollicite aussi l’accompagnement des autorités de la Transition, notamment du ministre en charge des Sports, pour la réhabilitation du terrain d’entrainement du Koukia basket club d’Ansongo. Datant des années 1980, cette infrastructure ne répond plus aux normes nationales en vigueur. Pour rappel, le Koukia basket club d’Ansongo a décroché, pour la première fois de son histoire, son accession en division senior du championnat national. Cette performance a été réalisée a l’l’issue du championnat de montée organisé en décembre dernier à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et au stade du 26 Mars de Bamako. Un exploit unanimement salué par les responsables locaux et les populations de la région qui y voient le résultat de l’engagement constant et de l’esprit d’équipe. MM/MD (AMAP)

Kangaba: Fin de la grève des enseignants après le paiement des salaires

Kangaba, 30 jan (AMAP) Les enseignants de Kangaba ont mis fin à leur grève jeudi après le règlement des arriérés de salaires, avec une reprise des cours ce vendredi 30 janvier, selon les autorités locales. L’arrêt de travail, entamé le lundi 26 janvier, avait été déclenché par les syndicats signataires de l’accord du 15 octobre 2016 ainsi que par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC). Les enseignants protestaient contre le retard dans le paiement des salaires du mois de janvier et dans le traitement des dossiers administratifs nécessaires aux virements. À la suite du mouvement, le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué une rencontre avec les acteurs de l’école le mardi 27 janvier afin de situer les responsabilités et de trouver des solutions. Il a ensuite saisi sa hiérarchie, ce qui a conduit à l’intervention du gouverneur de la région de Koulikoro et des services financiers régionaux. Les autorités ont indiqué que l’ensemble des virements a été effectué à la date du 28 janvier, permettant un règlement rapide du différend. Lors d’une seconde rencontre tenue le jeudi, le préfet a salué la promptitude avec laquelle les autorités régionales ont géré la situation et a invité les syndicats à privilégier le dialogue pour la résolution des difficultés. « Le salaire est sacré », a-t-il déclaré, tout en regrettant que le préavis de grève ait été diffusé sur les réseaux sociaux avant que l’administration n’en soit officiellement informée. Les responsables syndicaux se sont félicités de l’issue des discussions et ont remercié le préfet pour ses efforts, lui demandant de transmettre leur reconnaissance au gouverneur et au conseil régional de Koulikoro. Contexte : Les retards de paiement des salaires ont régulièrement provoqué des mouvements sociaux dans le secteur de l’éducation au Mali. À Kangaba, la rencontre entre les autorités et les syndicats a recommandé la poursuite de cadres de concertation réguliers afin d’éviter de nouveaux retards de salaires et des arrêts de travail inopinés. SD/OS (AMAP)

Kayes: Le Mali renforce la lutte antidrogue dans la région de Kayes

Kayes, 29 jan (AMAP) – L’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) du Mali a interpellé 121 personnes et saisi d’importantes quantités de drogue dans la région de Kayes au cours de l’année 2025, dans le cadre d’une intensification des efforts visant à enrayer le trafic et la consommation de stupéfiants, que les autorités estiment être à l’origine de la délinquance juvénile et de violences. Selon les statistiques de l’antenne régionale de l’OCS, parmi les personnes arrêtées figurent trois femmes, dont une ressortissante nigériane. Les saisies ont été effectuées sous la direction du colonel Moumine Bengaly, chef de l’antenne régionale de Kayes, à l’issue d’opérations menées principalement sur les axes routiers, où des trafiquants dissimulaient les produits illicites dans des véhicules. Les produits saisis comprennent 24 355 comprimés de tramadol de différents dosages, 104 comprimés d’une substance connue sous le nom de « mirage serpent », ainsi que 132 sachets et 358 doses de crack, un dérivé de la cocaïne. D’autres substances ont également été confisquées, notamment diverses doses de drogues, de l’alcool frelaté et des produits pharmaceutiques. L’ensemble de ces produits a été détruit par incinération le 18 novembre, selon l’OCS. L’Office a indiqué que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées dans cette lutte, soulignant que la consommation de drogue peut conduire à la violence et à des troubles à l’ordre public. « Au total, 121 personnes ont été interpellées au cours de l’année », a indiqué l’OCS dans un bilan de ses opérations de 2025. Parallèlement aux actions répressives, l’OCS a précisé travailler avec des partenaires, dont l’Académie d’enseignement de Kayes et des associations locales, afin de prévenir l’usage de la drogue chez les jeunes. Des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation ont été menées dans les écoles et les quartiers, ainsi que des activités sportives, dont un cross-country ayant rassemblé des élèves et étudiants du primaire, du secondaire et du supérieur. La consommation et le trafic de stupéfiants constituent une préoccupation croissante dans la région de Kayes, en particulier dans la capitale régionale, souvent appelée la « cité des rails ». Les autorités locales estiment que ce phénomène menace les établissements scolaires et l’ordre public, rappelant que des cours avaient été perturbés l’an dernier au lycée public de Kayes N’Di en raison de l’indiscipline de certains élèves. Les responsables soulignent que la lutte contre ce fléau nécessite des actions durables impliquant les forces de sécurité, les communautés et la justice. BMS/OS (AMAP)

Affaires des marchés d’armement « Paramount » et « Embraer » : La défense demande d’acquitter les accusés 

Bamako, 29 janv (AMAP) Les avocats de la défense dans le procès de marché public « Paramount » et « Embraer » ont plaidé, jeudi, devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako, l’acquittement de l’ancien ministre de la Défense  Tiéna Coulibaly et coaccusés pour « faute de preuve irréfutable et absence d’éléments matériels », a constaté l’AMAP. Dans sa plaidoirie, Me Malick Coulibaly, ex-ministre, de la Justice a, après avoir  décrit le déroulement des faits, expliqué que la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a le devoir d’acquitter l’accusé Tiéna Coulibaly et ses coaccusés. Selon lui, « il y a pas eu de preuves irréfutables » contre son client. « Jugez les comme vous aurez aimé qu’on vous juge », a dit Me Coulibaly, citant le célèbre juge sénégalais Keba M’baye. « Vous avez entre vos mains l’honneur de ces accusés », a-t-il dit. « Tiéna Coulibaly et coaccusés ne se reprochent absolument rien. C’est la défaillance de l’Etat qui les a incriminés », a plaidé Me Mamadou Tounkara. « Au regard de toutes les observations, il faut acquitter M. Tiéna Coulibaly et coaccusés, parce qu’il n y a pas d’éléments matériel et intentionnel », a-t-il fait savoir. Outre Me Malick Coulibaly Me Malick Coulibaly et Me Mamadou Tounkara, la  defense était constituée de l’ex-ministre, Me Mountaga Tall ainsi que de Mes Ladji Traoré, Mamadou Bobo Diallo, Dianguina Tounkara. ST/MD (AMAP)          

Institut universitaire de gestion : les résultats du test d’entrée annulés pour irrégularités (ministère)

Bamako, 29 janv (AMAP) Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annulé les résultats du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion (IUG), selon un communiqué publié ce mardi 29 janvier 2026. La décision de proclamation des résultats « du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako », datée du 09 janvier 2026, est annulée « en raison des irrégularités constatées concernant les moyennes d’admission », précise le communiqué. Un « nouveau test sera organisé ultérieurement », indique la meme source. MMD/MD (AMAP)

3ème édition de la Semaine du numérique : Sous le thème « le E-Gouvernement a l’ère de l’Intelligence artificielle »

Bamako, 29 janv (AMAP) La 3ème édition de la Semaine du numérique, s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Le E Gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle, a constaté l’Amap Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’évènement prévu pour trois jours, était accompagné par ses homologuesen chargés du Numérique du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, et du Niger,  Adji Ali Salatou, La Semaine a pour objectif de favoriser la compétitivité, la créativité et l’exposition du savoir-faire malien dans les domaines des TIC entre tous les acteurs. La cérémonie a été marquée par la présentation remarquable d’une nouvelle application de réseaux sociaux dénommés « NIAGA ». Cette application, qui a été créée par les experts burkinabè, maliens et nigériens), traduit trois langues de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Elle permet de parler Bamanan, Moré et Haoussa pour commencer. L’application est téléchargeable  sur Playstore, App store, entre autres. Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, « le numérique est, aujourd’hui, un instrument de souveraineté, un outil de continuité de l’Etat, un puissant accélérateur d’inclusion  et, de plus en plus, un espace stratégique où se un joue notre capacité collective a décidé par nous-même. « La reconquête de notre souveraineté doit se jouer également dans le domaine du numérique. Cette souveraineté commence par une réalité simple mais déterminant la maitrise de nos infrastructures de nos plateformes et, surtout, de nos données. Et cette maitrise conditionne notre sécurité et notre stabilité » a expliqué le ministre burkinabè Pour le ministre, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information du Niger, Adji Ali Salatou, le thème de cette édition, « résonne avec une pertinence particulière pour nos nations. » « Alors que le Mali a célébré 2025 comme l’année de la culture, nous devons reconnaître que le numérique n’est plus une simple option technique, mais un levier de transformation sociétale majeur », a fait savoir Adji Ali Salatou.  Ajoutant que l’Intelligence artificielle (IA) « nous offre aujourd’hui des opportunités sans précédent pour moderniser nos administrations et les rendre plus transparentes et performantes au service de nos citoyens. » Mais au-delà de l’Administration, l’IA est une sentinelle pour notre patrimoine., a estimé le ministre. « Elle permet de documenter et préserver nos langues nationales et nos traditions orales face à l’érosion du temps, démocratiser l’accès à la culture en rendant nos musées et nos sites historiques accessibles à chaque jeune sahélien et, enfin, propulser l’économie créative, en offrant à nos artistes et start-ups des outils de production et de diffusion mondiaux. » Pour sa part, leur hôte malien a dit que la Semaine du numérique  est un rendez-vous stratégique pour notre pays. « Elle permet d’aligner la vision politique, les capacités techniques et les attentes des citoyens autour d’un même objectif, qui est de bâtir un État moderne, efficace et protecteur ». Selon Alhamdou Ag Ilyene, « le numérique n’est pas une vitrine, il est une infrastructure stratégique qui touche à la sécurité, à l’économie, à l’éducation, à la santé, à la culture, à la justice et aux finances publiques. » Il touche surtout à la relation entre l’État et le citoyen. Cette 3ème édition, pour le ministre en charge du Numérique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, « car elle est conçue comme un espace de mobilisation, de partage et de décision. Cette première journée a, aussi, été marquée par la visite des stands et un panel ministériel inaugural BT/MD (AMAP)