Guerre USA- Iran : Flambée des prix du pétrole, chute des actions aériennes et explosion des billets d’avion

Bamako, 9 mars (AMAP) La guerre qui oppose les Etats unis et l’Iran ont entrainé ce lundi une flambée des prix du pétrole, la chute des actions aériennes et l’augmentation des billets d’avion, a appris l’AMAP de Reuters qui précisent que cette hausse brutale des prix du pétrole, alimentent les craintes d’un effondrement du trafic aérien et d’une immobilisation massive d’appareils. Le Brent a grimpé de plus de 15 % – jusqu’à +29 % en séance – à des niveaux inédits depuis 2022, sous l’effet de réductions d’approvisionnement et de craintes de perturbations maritimes prolongées. En Asie, Korean Air a perdu 8,6 %, Air New Zealand 7,8 % et Cathay Pacific 5 %. En Europe, Air France-KLM, IAG et Lufthansa ont cédé 4 à 6 %, tandis que les grandes compagnies américaines reculaient d’environ 4 % en pré-marché. A titre d’exemple, le prix d’avion d’un vol direct Séoul-Londres avec Korean Air, est passé ce lundi de 564 $ à 4 359 $ en une semaine, selon Google Flights. « La demande de voyages risque d’être fortement freinée car les coûts qui deviennent prohibitifs pour les loisirs et que les entreprises limitent les déplacements professionnels face à l’incertitude », a déclaré Lorraine Tan, directrice de la recherche – actions Asie chez Morningstar. Le carburant, deuxième poste de dépenses après les salaires (20-25 % des coûts), renchérit encore plus vite que le brut. « Si le brut monte de 20 %, le kérosène augmente plusieurs fois plus », a souligné Subhas Menon, directeur de l’Association des compagnies aériennes Asie-Pacifique. Depuis le 28 février, plus de 37 000 vols vers le Moyen-Orient ont été annulés (Cirium). Les compagnies réroutent, emportent plus de carburant ou ajoutent des escales. « Sans soulagement rapide, des milliers d’avions pourraient être cloués au sol et les transporteurs les plus fragiles pourraient cesser leurs opérations », avertissent les analystes de Deutsche Bank, rappelant les faillites de Delta et Northwest en 2005 après la flambée des prix post-Katrina. OS/KM(AMAP)
Santé : Dr Djénéba Koumba Dabitao, première femme maître de conférences agrégé en Biologie moléculaire

Bamako, 9 mars (AMAP) – Des talents féminins emblématiques se révèlent de plus en plus au Mali. Dans le domaine de la pharmacie, Dr Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta a inscrit son nom en lettre d’or dans la discipline «biologiemoléculaire» en tant que première femme maître de conférences agrégée du pays. Cette spécialité qui «a révolutionné la médecine moderne» est l’étude des molécules qui portent le message héréditaire tels que l’ADN. Celle-ci permet, par exemple, de faire le diagnostic de certains microbes dans le corps. Notre équipe de reportage a rencontré l’enseignante chercheure de la Faculté de pharmacie (Faph) le jeudi 5 mars au Centre universitaire de recherche clinique (en anglais UCRC). Là-bas, elle était chef de laboratoire avant d’être nommée, en janvier dernier, directrice du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Sa passion pour l’enseignement date de l’adolescence. «C’estun rêve d’enfance de devenir enseignant comme ma défunte mère. J’ai également eu la chance de côtoyer, depuis le début de ma carrière professionnelle, des enseignants chercheurs de haut niveau dont le parcours m’a inspirée à embrasser ce domaine», révèle l’ancienne élève du groupe scolaire Bahaben Santara de Korofina nord en Commune I du District de Bamako. Cette passion la motive à aller à la conquête de l’agrégation organisée par le Centre africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). «Avant 2024, notre pays n’avait pas de maître de conférences agrégé en biologie moléculaire. Maintenant, le Mali est représenté dans cette discipline à travers le Dr Antoine Dara et ma personne», précise-t-elle avant de souligner que l’agrégation en biologie moléculaire est très stratégique. Sur le plan personnel, commente la chercheure senior, la préparation pour le concours d’agrégation leur a permis de revisiter les coins et les recoins de «notre discipline sous la supervision de nos maitres qui nous ont formés de façon rigoureuse sur la pédagogie universitaire». L’avantage, poursuit-elle, est que cette formation leur a permis de faciliter l’apprentissage des étudiants dans la pratique de la discipline. Sur le plan institutionnel, c’est très stratégique. Celle qui a fréquenté le Lycée Ba Aminata Diallo (Lbad) argumente que le Mali compte trois femmes agrégées au niveau de la Faph à commencer par son maître Pr Rokia Sanogo, professeur titulaire en pharmacognosie, Dr Dinkorma Ouologuem spécialiste en biologie cellulaire et elle-même. Cependant, le parcours de la quadragénaire a été parsemé de défis au Mali aussi bien qu’aux États-Unis d’Amérique (USA). «En 2003, dans mon programme de recherche, j’étais la seule femme parmi les hommes. Il a fallu se battre tous les jours pour montrer qu’on est à sa place et briser les stéréotypes», relève-t-elle avant de citer également les difficultés linguistiques qui ont marqué son insertion académique aux USA. Selon la pharmacienne, la patience intrinsèque l’a aidée à faire face à ces obstacles. PRIX NOBEL DE CHIMIE- Pendant son parcours, un événement lui aura marqué. «Le jour de ma soutenance aux USA en 2015, j’ai reçu les félicitations du Prix Nobel de Chimie 2003, Dr Peter Agre, médecin et biologistemoléculaire. c’est un moment inoubliable de voir une perle aussi rare venir célébrer avec une étudiante le parachèvement de plusieurs années de travail». Très discrète, la nouvelle directrice du LBMA est détentrice de plusieurs distinctions honorifiques dont les Prix de mobilité en santé globale, Foundation Bill and Melinda Gates, Symposium Keystone, USA décroché en 2024, Abdool Karim, Académie mondiale des sciences (TWAS), Unesco en 2021. Elle a été nominée en 2018 sur la liste des 300 femmes francophones leaders en santé mondiale. Membre de plusieurs sociétés savantes au Mali et aux USA, la native de Bamako a fait des publications dans des revues asiatiques, maliennes et américaines. « Mon parcours est un témoignage sur l’importance de l’investissement sur l’humain. Après le Mali, l’Amérique est le pays qui m’a donné le plus en matière de développement de capacités», explique-t-elle. L’universitaire souhaite créer une structure pour les meilleurs étudiants, avec une parité de représentation entre homme et femme, afin qu’ils développent des thématiques intéressantes pour le pays. Le Pr Djibril Mamadou Coulibaly, pharmacien-Biologiste, a collaboré pendant plusieurs années avec Mme Keïta Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta. Il témoigne qu’elle fait partie des premières femmes scientifiques dont la réputation a transcendé les frontières du Mali depuis plusieurs années. «Elle est parmi l’équipe qui a inauguré le LBMA qui était la structure de rêve de tous les jeunes pharmaciens aspirant à la recherche. L’enseignant -chercheur de Biochimie à la Faph souligne que «la chercheure senior» a publié des articles dans des revues de haut impact et le passage au Centre de recherche et de formation sur le VIH/Sida et la tuberculose(Serefo), faisant actuellement parti de l’UCRC (Centre Universitaire de Recherche Clinique), un des prestigieux centres de recherche dans notre pays prouvent à suffisance sa valeur scientifique admirable. Sa camarade de promotion Dr Aïssata Aboubakar Cissé, pharmacienne microbiologiste, affirme n’avoir pas été surprise de la réussite du Dr Dabitao à l’agrégation Cames. Elle argumente que c’est la concrétisation de plusieurs années de travail. Elle a su suivre le «chemin d’étudiante modèle et studieuse qu’elle s’était tracée». Son parcours incarne la patience et constitue une source d’inspiration pour les filles afin qu’elle embrasse des disciplines essentielles pour le bonheur de notre pays. MD/KM (AMAP)
Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)
Iran : Mojtaba Khamenei, nouveau Guide suprême

Bamako, 09 mars (AMAP) L’Assemblée des experts d’Iran a choisi Mojtaba Khamenei comme nouveau Guide suprême du pays, succédant à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, décédé fin février dans un contexte de fortes tensions régionales, selon des informations rapportées dimanche par plusieurs médias internationaux, la télévision d’état Iranienne IRIB. La décision a été prise par l’Assemblée des experts, l’organe religieux composé de 88 membres chargé par la Constitution iranienne de nommer et de superviser le Guide suprême. Les responsables de cette instance ont indiqué qu’un consensus avait été atteint sur un successeur, dont l’annonce officielle devait intervenir après des consultations internes. Selon des médias iraniens et l’agence de presse de Türkiye Anadolu, le choix s’est porté sur Mojtaba Khamenei, un religieux de 56 ans et deuxième fils de l’ancien dirigeant. S’il est confirmé, ce transfert de pouvoir marquerait la première succession quasi dynastique depuis la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie du shah. Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de fonction élective majeure, mais il est considéré depuis plusieurs années comme une figure influente dans les cercles du pouvoir, notamment en raison de ses relations avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique et avec plusieurs responsables religieuxconservateurs. OS (AMAP)
Agence Mali-Météo : Annonce d’une hausse des températures sur l’ensemble du territoire national, à partir de ce lundi.

Bamako, 8 mars (AMAP) – L’Agence Mali-Météo a annoncé ce dimanche dans la hausse des températures sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de ce lundi, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié par la structure. Ainsi, il sera enregistré des températures entre 34°c à 45°c au cours de la période du lundi 9 au dimanche 15 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, Mali-Météo conseil de bien s’hydrater aux heures autorisées, choisir les bons aliments, limiter l’exposition au soleil, rafraichir le corps au besoin et veiller sur les personnes vulnérables. OS/KM (AMAP)
Le ministre chinois des Affaires étrangères : la guerre en Iran « n’aurait jamais dû avoir lieu »

Bamako, 8 mars (AMAP) — Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré dimanche que la guerre au Moyen-Orient « n’aurait jamais dû avoir lieu », en référence aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran. S’exprimant en marge des « deux sessions », il a jugé que les tentatives de changement de régime « ne trouveraient aucun soutien populaire » et a averti : « Un poing fort ne signifie pas une raison forte. Le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle. » rapporte le média britannique The Guardian. Wang a évité de critiquer directement Donald Trump, préférant souligner le « respect mutuel » dans les relations sino-américaines. Il a qualifié les récents entretiens Trump-Xi de « encourageants » et présenté 2026 comme une « grande année » pour les deux pays, appelant à la « sincérité et à la bonne foi ». Il a ajouté que « glisser vers le conflit pourrait entraîner la chute du monde entier » et que « ni l’un ni l’autre ne peut remodeler l’autre ». Ces propos interviennent alors que les États-Unis et Israël mènent des frappes contre l’Iran depuis fin février 2026, risquant une escalade régionale et des perturbations énergétiques mondiales. La Chine, partenaire important de Téhéran, n’a pas reporté la visite de Trump à Pékin prévue du 31 mars au 2 avril. Sur Taïwan, Wang a réaffirmé que la réunification « est un processus historique qui ne peut être arrêté » et que « ceux qui s’y opposent périront ». Il a également critiqué le Japon, accusant la Première ministre Sanae Takaichi de vouloir « vider de sa substance » la constitution pacifiste japonaise en évoquant une possible intervention en cas de crise taïwanaise. Le conflit en Iran a débuté le 28 février 2026 avec des frappes conjointes américano-israéliennes. La Chine appelle à l’arrêt des hostilités et soutient la souveraineté iranienne, tout en maintenant le dialogue avec Washington dans un contexte de trêve commerciale fragile. OS (AMAP)
Mali : Le Premier Ministre est arrivé ce dimanche à Bandiagara pour le lancement des activités du 8 Mars

Bandiagara, Mali, 8 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, est arrivé ce dimanche à Bandiagara où il va lancer les activités commémoratives du 8 mars et procédera également à la pose de la première pierre du vestibule des Légitimités traditionnelles, a constaté l’AMAP. Arrivé dans la matinée dans la Cité de Nangabanou Timbely, le Chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives régionales ainsi que par les forces vives de la localité. Avant de rejoindre Bandiagara, le Général Maiga a effectué une halte à Mopti pour une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles de cette région. Au nom du Chef de l’État, le Premier ministre doit procéder à la pose de la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, un édifice dont la construction vise à renforcer la place des coutumes dans le paysage institutionnel local. Après cet acte, il échangera avec les forces vives de la région avant de présider officiellement la cérémonie de lancement des activités marquant la Journée du 8 mars. « Le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, va poser la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, échanger avec les forces vives de la région avant de présider la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la journée internationale des droits de la femme », indique le communiqué de la primature. Ce déplacement dans le centre du Mali s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale de consolidation de la paix et de promotion du rôle des femmes, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires dans cette région. OS/KM(AMAP)
Dioila : La gouverneure organise une rupture collective à la grande Mosquée de Bolinana

Dioïla, 7 mars (AMAP) Une rupture collective avec les fidèles musulmans a été organisée vendredi par mme le Gouverneur, Coulibaly, Mariam Coulibaly, à la Grande Mosquée de Bolibana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs régionaux, des élus locaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité et des fidèles chrétiens. Après l’annonce de la rupture du jeûne à la radio Mali, l’exécutif régional et les fidèles ont savouré des mets composés de «widjila» avec sauce de poulet accompagnés de dessert. L’Imam de la grande Mosquée de Bolibana, Elhadj Almoustapha Sangaré, a salué l’initiative du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui permet aux fidèles de passer un bon mois de Ramadan. Il a également rappelé les multiples œuvres sociales du Chef de l’Etat au profit des autres localités du Mali en ce mois béni de Ramadan. L’imam a appelé les Maliens à l’unité tout en formulant des bénédictions pour notre pays. Abondant dans le même sens, le Pasteur à l’Église évangélique de Dioïla, Yacouba Koné, a rappelé les dons divers du Président de la Transition durant ce mois de carême chrétien qui est de plusieurs tonnes de riz. Il a assuré de l’accompagnement inconditionnel des fidèles de la région. Mme le gouverneur a, pour sa part, précisé que cette rupture collective est une volonté affichée des autorités visant à permettre à l’ensemble des Maliens de passer un bon mois de Ramadan. « C’est aussi un facteur de cohésion, d’aide mutuelle et symbolique d’une vie harmonieuse en communauté», a le chef de l’exécutif régional. Mme Coulibaly Mariam Coulibaly a salué la mise à la disposition de 20 tonnes de riz pour les couches vulnérables de la région à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire en ce mois béni de Ramadan. Elle a formulé ses vœux de voir un Mali réconcilié et prospère. DF/CMT (AMAP)
Communication : Le premier Forum panafricain des médias est prévu du 3 au 10 mai 2026 à Bamako

Bamako, 8 mars (AMAP) Le premier Forum panafricain des médias aura lieu à Bamako du 3 au 10 mai 2026, à l’occasion de la Semaine de la Liberté de la Presse, a appris l’AMAP des organisateurs. L’information a été donnée vendredi à la Maison de la Presse par le Comité d’organisation du Forum panafricain des médias. Placé sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta avec pour thème : «Unir les voix : les liens entre les médias d’Afrique», le Forum panafricain des Médias ambitionne de créer un cadre panafricain et institutionnel de dialogue réunissant les professionnels des médias du Mali, de l’AES et des autres régions d’Afrique afin de réfléchir aux défis du secteur. Selon le journaliste Salif Sanogo, président des sous-commissions, l’initiative répond à une volonté du Chef de l’État de favoriser un cadre de dialogue entre les professionnels des médias africains. «Au niveau continental, il faut que nous nous donnions la main afin de pouvoir répondre au besoin. L’Afrique dispose de nombreux médias, mais ils restent souvent dispersés», a expliqué M. Sanogo qui est également Coordinateur général de la télévision AES. Il a insisté sur le fait que le Forum ne vise pas à imposer une vision unique : «L’objectif est de rassembler les acteurs africains des médias afin de réfléchir ensemble aux défis communs.» Le forum prévoit ainsi la participation d’invités venus de toutes les régions du Mali, de l’espace de l’AES ainsi que d’une quarantaine d’invités qui viendront d’autres pays africains. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en pleine mutation […] Nous nous sommes dits qu’il est important de démocratiser ce débat, de réunir autour d’une même table, différentes conceptions et lectures de la question de la liberté de la presse et surtout du droit du citoyen à une information juste et indépendante», a déclaré Bandjougou Danté, coordinateur général du Forum et président de la Maison de la presse. Pour Hamey Cissé, président du Comité scientifique, le Mali possède une tradition d’accueil de grandes rencontres panafricaines comme le Festival Homme de Liberté qui a marqué l’histoire. «Ce forum est un label malien au service de l’AES et du continent appelé à se perpétuer», a-t-il souligné. Le Forum panafricain des médias vise à créer un espace durable de concertation entre les acteurs médiatiques du continent. Il permettra également de renforcer les compétences d’au moins 250 professionnels des médias à travers des panels, ateliers et sessions techniques portant sur la désinformation, l’innovation numérique, la souveraineté médiatique et la sécurité des journalistes. À l’issue des travaux, un rapport continental de recommandations sera produit, accompagné de la mise en place de partenariats inter-médias et d’une plateforme collaborative destinée à promouvoir un narratif africain. KD/CMT (AMAP)
Guinée : 40 partis politiques dissouts pour non-respect des obligations légales

Bamako, le 8 mars (AMAP) Le ministre guinéen de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé la dissolution de 40 partis politiques pour «manquements à leurs obligations légales», selon un décret lu vendredi soir à la Télévision nationale. Parmi les partis concernés figurent plusieurs grandes formations politiques du pays ouest-africain, notamment l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien Premier Ministre Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG Arc-en-ciel) de l’ancien Président Alpha Condé, et l’Union des Forces Républicaines (UFR) présidée par l’ancien Premier ministre Sidya Touré. Le décret émis par le ministère en charge de l’Administration du territoire précise que la dissolution prend effet immédiatement. Selon le texte, cette mesure entraîne la «perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique» des partis politiques visés. «En conséquence, toutes les activités politiques menées au nom de ces partis sont interdites sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les missions diplomatiques», indique le décret. La décision prévoit également des mesures administratives concernant les biens et les infrastructures des organisations dissoutes. Les sièges nationaux et les antennes régionales des partis concernés seront scellés, tandis que leurs avoirs seront placés sous séquestre en attendant la nomination d’un liquidateur chargé de superviser la répartition de leurs biens. Cette dissolution intervient dans un contexte politique tendu alors que la Guinée se prépare à organiser des élections législatives et municipales prévues le 24 mai 2026. OS/CMT (AMAP)

