Mali : B2Gold met en avant le succès de la mine de Fekola au PDAC 2026 à Toronto

Bamako, 5 mars (AMAP) – Birama Cissé, Directeur Pays de B2Gold Mali, a participé au Forum PDAC 2026 (Prospectors and Developers Association of Canada), tenu du 1er au 4 mars à Toronto, pour valoriser les performances de la mine de Fekola, renforcer l’attractivité du Mali comme destination minière et explorer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest, rapporte Mali-EcoFinews. Le PDAC, principal rendez-vous mondial de l’exploration minière, a réuni plus de 30 000 participants de plus de 135 pays, près de 1 100 exposants et 700 conférenciers, autour de panels, sessions techniques, formations et rencontres B2B. M. Cissé est intervenu lors de la Table ronde sur les Opportunités d’Affaires en Afrique de l’Ouest, organisée par le Service des Délégués Commerciaux des Ambassades du Canada en Afrique francophone, ainsi que dans un panel de Mine Africa en collaboration avec la Chambre de commerce Canada–Afrique. Ces échanges, en présence de Mme Lee-Anne Hermannet, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada, et de M. Ernest Akpoue, délégué commercial, ont réuni représentants gouvernementaux, délégués commerciaux et entreprises minières actives en Afrique. La mine de Fekola, projet phare de B2Gold au Mali, a été présentée comme une « success story » de l’investissement canadien. Après dix ans d’exploitation, elle affiche une production annuelle moyenne de 400 000 à 500 000 onces d’or, avec une production cumulée dépassant 4 millions d’onces fin 2025. Fekola représente plus de 50 % des activités globales du groupe B2Gold, confirmant son statut d’actif stratégique. M. Cissé a mis en avant les retombées socio-économiques : plus de 3 000 emplois (98 % occupés par des Maliens), un transfert continu de compétences et plus de 6 milliards de FCFA investis dans des projets communautaires. Dans un contexte de couverture internationale parfois défavorable, il a défendu une image factuelle du Mali : « Notre responsabilité, c’est de parler du Mali tel qu’il est sur le terrain : un pays de ressources, de compétences et d’opportunités, où des projets structurants peuvent réussir lorsqu’ils sont conduits avec rigueur, conformité et dialogue », a-t-il déclaré en marge des échanges. Il a également évoqué le nouveau Code minier de 2023 et le renforcement des dispositions sur le contenu local, qui priorisent les nationaux, communautés locales, entreprises maliennes et intrants produits sur place. B2Gold, engagé dans cette voie avant même la loi, a salué la collaboration avec les autorités et réaffirmé son soutien aux orientations nationales : élargissement des opportunités de sous-traitance aux champions nationaux, développement des compétences et partenariats structurants. Les présentations ont donné lieu à des discussions interactives sur les besoins en sous-traitance, équipements, services, financement et collaborations. Le PDAC est la plateforme mondiale de référence pour mobiliser des investissements miniers. La participation de B2Gold Mali intervient après l’adoption du Code minier 2023 au Mali, qui renforce le contenu local et l’implication de l’État, dans un secteur stratégique pour l’économie malienne. OS(AMAP)
Kita : Inauguration du camp militaire du 35è Régiment d’Infanterie motorisée

La cérémonie officielle d’inauguration du 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre s’est déroulée jeudi à Kita, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattant, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara. C’était en présence d’une importante délégation de son département, de l’Etat-major Général des Armées, de l’administration locale, des notabilités et de plusieurs autres invités. Cette inauguration s’inscrit dans la continuité du renforcement du dispositif militaire national, après celles des camps de Bougouni, Koutiala et San réalisées en 2025. L’événement, a été marqué également par une forte mobilisation des populations qui ont exprimé leur satisfaction à travers chants, danse et youyous, face à l’installation de ce camp militaire dans leur région. Prenant la parole, le Gouverneur de Région, Daouda Maïga, a affirmé : « j’exprime ici la gratitude et la fierté de la population aux plus hautes autorités pour avoir pensé à instaurer un camp ici afin de répondre aux défis sécuritaires et permettre aux populations de vaquer librement à leurs occupations. » Le Chef d’Etat-major de l’armée de Terre, le Général de Brigade Toumani a, pour ce qui le concerne, indiqué que ce nouveau camp qui abrite désormais le 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre a vu le jour pour assurer un maillage territorial cohérent. Selon lui, l’installation de cette infrastructure militaire constitue un signal stratégique clair de l’Etat-major général face aux défis sécuritaires actuels. Il a souligné que les réponses doivent être anticipées et territorialement cohérentes afin de mieux protéger les populations et le territoire. Dans son allocution, le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a d’abord salué les autorités régionales et rendu hommage à la résilience des populations de Kita. Il a rappelé l’importance stratégique de la ville dans la nouvelle architecture de défense du pays. « lors de la pose de la première pierre de cet édifice, il y a deux ans, nous avions souligné l’importance stratégique de Kita pour l’édification d’une architecture géographique cohérente et efficace, afin de rapprocher les forces de défense et de sécurité des populations. » Le ministre a également évoqué l’évolution du contexte géopolitique au cours des dernières années, rappelant les défis auxquels le Mali a dû faire face. « En deux ans, la situation géopolitique nationale, régionale et internationale a beaucoup évolué. Notre pays a affronté et vaincu l’adversité la plus vicieuse. Sous le leadership du Général Assimi GOITA et grâce au soutien du peuple malien, nous avons la capacité du Mali à s’affirmer sur l’échiquier mondial », a-t-il déclaré, avant d’ insister sur l’importance d’un Etat fort soutenu par une armée forte appuyée par son peuple. Le ministre d’Etat a, par ailleurs, affirmé que ce camp militaire appartient avant tout aux populations de Kita et constitue une réponse aux préoccupations sécuritaires exprimées mainte fois par les autorités administratives, religieuses et coutumières de la région. Selon lui, la position stratégique de la région de Kita en fait une cible pour les ennemis de la Nation malienne et l’installation de ce camp contribuera ainsi à renforcer la sécurité et à mettre en échec les tentatives de déstabilisation dans cette partie du pays. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban marquant l’inauguration officielle du camp et une visite des infrastructures. Les populations exprimé leur reconnaissance à travers le porte-parole des chefs des villages de la commune de Benkady Founia, qui a salué cette initiative perçue comme un gage de sécurité et de stabilité pour toute la région. CCOM/MDAC
Tenenkou : attaque d’un convoi de pinasses aux environs de Diafarabé

Tenenkou, 6 mars (AMAP) Un convoi de plusieurs pinasses chargées de denrées alimentaires aux populations de Diafarabé et Nouh- Bozo,, sous embargo depuis plus de 10 mois, a été la cible jeudi, d’hommes armés non identifiés, aux environs de Kouli à une dizaine de kilomètres au nord de Diafarabé, a appris l’AMAP de source locale. La réaction de l’armée ne s’est pas attendre par l’utilisation d’un drone qui a permis de repousser les assaillants. Selon des informations recueillies, deux (2) civils ont perdu la vie au cours de cette attaque terroriste. Selon les mêmes informations, le convoi a pu regagner Diafarabé. Depuis l’embargo imposé aux localités de Diafarabé et Nouh- Bozo, de convois de ravitaillement sont organisés régulièrement à Macina pour approvisionner les populations en denrées alimentaires lourdement impactées par cette situation sécuritaire. (AMAP –Tenenkou)
Renaissance culturelle et citoyenne : Le leadership féminin au cœur de la Refondation

Maye Niaré, artiste plasticienne Bamako, 6 mars (AMAP) Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques. Elles constituent le socle de l’éveil de la conscience nationale. Cette renaissance de la Nation malienne est-elle possible sans les femmes? Au Mali comme dans le reste du monde, les femmes représentent un élément nécessaire pour le changement de comportement. Au-delà de ses tâches quotidiennes, elles participent à toutes les grandes mutations socio-politiques depuis 1960, notamment l’accession de notre pays à l’indépendance politique, la restauration de la démocratie au Mali, ainsi que les mouvements récents que notre pays a connus pour retrouver sa souveraineté. Ainsi, les femmes font la fierté d’un Mali débout, prospère et souverain. Leur engagement et leur volonté de bâtir une nation équitable marquent une rupture historique avec les pratiques du passé et engage notre pays dans le futur, conformément aux aspirations légitimes des gouvernants et des gouvernés. Plusieurs d’entre elles se font remarquer à travers leurs domaines d’intervention dans la lutte contre l’injustice sociale. Parmi les noms connus, on peut mentionner l’écrivaine Fatoumata Keïta, la journaliste Aiché Baba Keïta, la communicante Maye Niaré, la plasticienne Massira Touré, la photographe Rokia Cissé, l’ancienne ministre et écrivaine Aminata Dramane Traoré. Ces femmes et plusieurs autres font entendre des voix puissantes dans le processus de valorisation de nos cultures. Il convient de rappeler que des femmes comme feues Aoua Keïta et Sira Diop étaient toujours au premier rang pour défendre les valeurs du pays et celles des femmes. Pour la présidente de la Force de soutien aux actions de la transition (FORSAT civile), Mme Aiché Baba Keïta, la refondation ne peut pas être uniquement institutionnelle ou sécuritaire. Elle doit être culturelle, morale et citoyenne. Elle souligne que les années 2025 et 2026, déclarées Années de la culture et de l’éducation, renforcent le rôle stratégique du leadership féminin. «Les femmes sont les premières gardiennes de la culture. Elles transmettent les langues nationales, les valeurs traditionnelles, les codes sociaux et les pratiques communautaires», a laissé entendre la journaliste de la télévision nationale. Selon elle, l’éducation familiale aux cérémonies traditionnelles, les femmes œuvrent pour la promotion des langues nationales, la valorisation de l’artisanat, de la musique et la lutte contre l’acculturation des jeunes. «Ainsi, notre renaissance culturelle passera nécessairement par les femmes », déclare Mme Aïché Baba. Aussi, poursuit-elle, «le civisme commence à la maison avec la mère qui inculque le respect de l’autorité, l’amour de la patrie, la discipline, l’honnêteté et le respect du bien commun». La présidente de la FORSAT civile reconnaît les efforts des autorités, mais elle évoque des défis persistants qui ne favorisent pas les femmes, notamment les pesanteurs socioculturels, l’accès limité à l’éducation, les inégalités économiques, la sous-représentation dans les sphères décisionnelles et les préjugés liés au leadership féminin. Elle plaide pour la promotion de l’éducation des filles, l’autonomisation économique, l’accès aux postes de responsabilité dans les institutions culturelles et un changement progressif des mentalités. Quant à la communicante Maye Niaré, artiste plasticienne, la refondation concerne tous les domaines de la vie, à savoir l’éducation, la culture, la gouvernance, le sport, la diplomatie… C’est un processus continu, transversal et progressif nécessitant engagement et une participation collective. L’artiste plasticienne soutien que les femmes constituent le pilier de la famille et occupent le premier plan dans l’encadrement des enfants. « C’est au sein de la famille que s’inculquent les bases de la citoyenneté. Le civisme est le sentiment qui amène à reconnaître que la Cité est régie par des règles visant à préserver l’intérêt général et le bien commun. Il inculque le sens de la responsabilité et la discipline», dira-t-elle. L’écrivaine Fatoumata Keïta qui a consacré une grande partie de ses œuvres à la défense des droits des femmes, aborde dans la même direction. Depuis 2020, les autorités ont affiché une volonté de renforcer la souveraineté nationale, de réformer les institutions, de lutter contre la corruption et de consolider l’autorité de l’État à travers l’adoption d’une nouvelle Constitution. «La refondation ne peut être durable sans la participation effective des femmes», affirme Fatoumata Keïta,. Et de faire remarquer que ce sont les femmes qui assurent la transmission des langues maternelles, les récits traditionnels, les contes, les valeurs morales et sociales, ainsi que nos pratiques culinaires et vestimentaires. MLHD (AMAP)
Ouélessébougou : Le Syndicat national de l’éducation et la culture outille ses membres sur la Défense et la protection des droits de l’enfant

Ouélessébougou, 5 mars (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) renforce, depuis jeudi, à Ouélessébougou (sud-ouest) les capacités de ses membres sur les textes et conventions relatives à la défense et la protection des droits de l’enfant afin de faire de ces éducateurs des acteurs de premier plan dans la défense et le respect de ces droits-là. L’ouverture des travaux s’est déroulée sous la présidence du préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, en présence du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de la localité. Le Chef de l’exécutif local a exhorté les participants à s’investir pleinement dans les échanges afin d’en tirer le meilleur profit pour leurs pratiques pédagogiques et citoyennes. « Cette initiative est essentielle pour l’avenir de nos enfants et le respect de leur dignité», a-t-il dit. Les échanges qui dureront deux jours portent spécifiquement sur la compréhension et l’appropriation des conventions internationales qui protègent les enfants. «Cette session de travail porte sur le travail des enfants, les conventions 138, 182 ,189 et l’approche Zone libre de tout travail d’enfants. L’élimination de toute forme de travail des enfants est un objectif clé du mouvement syndical international, régional et national», a précisé le secrétaire général du bureau exécutif national du SNEC, Moustapha Djitteye. Rappelant que l’ambition affichée par le syndicat est d’outiller ses membres pour leur permettre de sensibiliser leurs communautés, le leader syndical a salué les résultats déjà engrangés dans ce sens. « Le SNEC avec ses partenaires techniques et financiers a, depuis 2014, embrassé un programme de lutte contre le travail des enfants dans les zones de Niono, Macina, Bla, Dioila, San, Ouélessébougou, Bougouni et Yanfolila. Ce programme a permis de retirer 3.662 enfants du travail et de former 3.978 enseignants sur le concept du travail des enfants», s’est réjoui M. Djitteye, qui a salué l’accompagnement des autorités administratives, communales et scolaires de Ouélessébougou pour la réussite de cet atelier. AC/CMT (AMAP)
Diéma : Le Yogoro, un jeu de bouffon, exercé à partir du 10ème jour du mois de ramadan
Diéma, 04 mars (AMAP) A Diéma, s’il existe une tradition, loin de tomber dans les oubliettes, il s’agit bien du Yogoro. Le Yogoro, comme son nom l’indique en bamanankan, est un jeu bouffon, qui consiste à porter des accoutrements confectionnés de façon artisanale avec des sacs en plastique, pour se rendre nuitamment , en petits groupes disparates, dans les maisons, à partir du dixième jour du mois de Ramadan, Durant cette période, de nombreux garçons, âgés de 8 à 12 ans, s’adonnent à cette pratique ancestrale, qui constitue une véritable distraction pour les tout-petits. Pour les filles, c’est le Salala walé, il est différent du Yogoro, dont les rôles sont répartis comme suit : un garçon est chargé de tapoter sur un vieux bidon ou une vieille boîte, à l’aide d’une ballonnettte, pour émettre des sons endiablés. Au même moment, un autre entre en transe, se jette brutalement sur le sol en se roulant sur les côtés, puis, subitement, se calme, faisant semblant d’être mort. Alors, s’en suit un chant entonné, pour supplier la bonne mère à faire un geste, seule condition pour ramener en vie le défunt imaginaire « Siaka sara, a tolila, a sou dona, doromé kélé ta wili, doromé fila ta wili, doromé dourou ta wili, doromé tan ta wili… ». Littéralement traduit « Siaka est mort. Il est pourri. Il est enterré. 5 F ne le ramène pas à la vie, encore moins 10 F, 25 F, 50 F…>>. Concernant le Salala walé, il n’y a pas de changement notoire sur le plan vestimentaire, les filles portent généralement leurs habits ordinaires, sans aucun masque. Une fille tapote, de ses mains, une calebasse renversée dans une baignoire remplie d’eau, tandis que ses petites camarades chantent en cœur le Salala walé, une note d’espoir et d’imploration. Dans ces conditions, rares sont ceux qui refusent de servir les enfants qui viennent vers eux, car ayant toujours à l’idée que tout ce que l’on donne en aumône, sera récompensée dans l’au-delà. Aussi, en glissant des jetons dans les moignons des enfants, Lakami Coulibaly, leur demande, à chaque fois, de faire des bénédictions pour le retour de son fils parti en catimini avec ses compagnons vers les côtes de la méditerranée. « Le monde subit de plein fouet des bouleversements. Chacun se sent heureux chez soi », déclare le quinquagénaire . Adama Berthé, un allochtone, lui, craint surtout les bagarres, c’est pourquoi, depuis la nuit où son garçon est rentré avec des larmes aux yeux, il ne le laisse plus sortir pour, d’après lui, des futilités. C’est un plaisir pour Madame Tounko Diarra, vendeuse de galettes, de soumettre des enfants au récital consacré au Yogoro et au Salala walé, afin de corriger les imperfections. Interrogée sur la destination de leurs butins, la petite Maïmouna, qui joue le rôle de trésorière au sein de son groupe, affirme que c’est pour préparer un festin. OB/KM (AMAP)
Partenariat : Le nouveau directeur de l’information d’Africable Télévision en visite à l’AMAP

Bamako, 6 mars (AMAP) Le nouveau directeur de l’information et chef d’antenne d’Africable Télévision, Robert Dissa a été reçu jeudi par le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane, en présence du directeur de l’Agence nationale de presse, Kader Maïga, a constaté l’AMAP. Pendant une vingtaine de minutes, Alassane Souleymane s’est entretenu avec son confrère Robert Dissa sur les perspectives de collaboration entre Africable Télévision, l’Agence et le Quotidien national L’Essor. Le nouveau directeur de l’information a placé cette visite sous le signe du respect institutionnel. «Je ne pouvais pas commencer cette mission sans rendre visite aux grands symboles de la presse et de l’information au Mali», a-t-il confié à l’issue de l’entretien. Pour lui, l’AMAP représente bien plus qu’une Agence de presse. C’est une des grandes mémoires de notre pays. Satisfait des échanges avec son collègue, l’hôte du jour a évoqué une relation ancienne empreinte de respect. «Nous nous sommes très bien compris et avons réalisé que nous pouvons vraiment travailler ensemble», a-t-il affirmé, annonçant des initiatives concrètes «très bientôt» au bénéfice du grand public. Au cœur de cette future coopération, figure la valorisation des dépêches produites quotidiennement par l’Amap. Robert Dissa a tenu à souligner le rôle essentiel mais parfois méconnu de l’Agence nationale. «Beaucoup de Maliens ne connaissent pas l’ampleur du travail de l’Amap, qui récolte chaque jour des informations venant du Mali profond et des grandes villes», a-t-il expliqué. Ces dépêches constituent, selon lui, des sources «sûres et très sûres», susceptibles d’enrichir l’offre éditoriale d’Africable. Une collaboration quotidienne autour des dépêches de l’Amap est d’ailleurs annoncée. Le directeur de l’information et de l’antenne d’Africable Télévision, Robert Dissa promet «beaucoup de changements positifs» : Nouveaux projets d’émissions, multiplication des contacts et partenariats avec les acteurs des médias pour renforcer sa présence et son influence. TC/KM (AMAP)
Administration : Signature d’un protocole sur la Facilitation de l’accès des femmes et des enfants aux documents administratifs

Bamako, 6 mars (AMAP) La cérémonie de signature du protocole de collaboration interministériel relatif à la facilitation de l’accès des femmes et des enfants aux documents administratifs civil, a été présidée jeudi, par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djènèba Sanogo, a constaté l’AMAP. Ce projet sera mis en œuvre à travers une synergie d’action entre les ministères de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ; de la Justice et des Droits de l’Homme ; de l’Administration territoriale, et de la Décentralisation ; de la Santé ; des Transports, et des Infrastructures ; et celui des Maliens établie à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Dans cette synergie d’action, chaque ministère va désigner des points focaux à Bamako et dans les différentes Région de notre pays. Il s’agit de faciliter l’accès aux documents administratifs civils à au moins 80% des femmes et enfants vulnérables identifiés dans les trois prochaines années. Selon le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djènèba Sanogo, l’absence de documents administratifs civils entrave la jouissance des droits fondamentaux de l’être humain, en particulier les femmes et les enfants. « Pour des milliers de femmes et d’enfants en milieu rural comme urbain, l’accès à ces documents essentiels ressemble encore à un parcours du combattant », a-t-elle affirmé. Ajoutant que l’éloignement des centres administratifs, la complexité des procédures et parfois le manque d’informations créent une barrière invisible entre l’administration et les administrés les plus vulnérables. « En apposant notre signature au bas de ce protocole de collaboration, nous ne signons pas simplement un document administratif, mais plutôt un acte concret d’engagement collectif pour la promotion de l’égalité des sexes, l’autonomisation de la femme, l’épanouissement de l’enfant et le bien-être familial », a conclu Mme le ministre. BT/KM (AMAP)
Actualité : Quinze (15 soldats) ont trouvé la mort dans une attaque armée près de Karimama, au Bénin

Bamako, 6 mars (AMAP) Quinze soldats des Forces armées béninoises ont trouvé la morts et quatre autres blessés dans une attaque menée par des hommes armés mercredi dans le village de Kofonou, près de la commune de Karimama dans le nord du Bénin, selon l’armée. Cette information a été confirmée aujourd’hui par le porte-parole des Forces armées béninoises, le colonel James Johnson. D’après le bilan provisoire publié par l’armée, les quatre soldats blessés ont reçu des soins médicaux et leur vie n’est pas en danger. Après l’attaque, une colonne d’hommes armés aurait tenté de se retirer de la zone de combat. Ils ont été repérés et visés par des aéronefs des Forces armées béninoises, qui ont neutralisé quatre combattants au cours de l’opération. « L’intervention de nos aéronefs a permis de neutraliser quatre combattants », a déclaré le colonel James Johnson, ajoutant que des opérations militaires étaient en cours pour empêcher les assaillants de prendre la fuite et pour sécuriser la zone après l’assaut. Au moment où le bilan provisoire a été communiqué, les forces béninoises poursuivaient leurs opérations de contrôle dans la zone. Le nord du Bénin, en particulier les zones frontalières avec d’autres pays de la région, subit, depuis plusieurs années, une pression sécuritaire croissante en raison des incursions de groupes armés. Les autorités ont renforcé les déploiements militaires et les opérations de surveillance dans ces zones en réponse aux attaques visant les forces de sécurité et les communautés frontalières. OS/KM (AMAP)
Kangaba : la traversée par bac interrompue entre la rive droite et gauche du fleuve Niger

Kangaba, 06 mars (AMAP) L’unique bac qui assure la traversée des personnes et leurs biens , des véhicules légers et lourds s’est abîmé dans le fleuve le dimanche 1er mars 2026, a constaté l’AMAP. Ce bac qui est conçu pour transporter 20 tonnes avait à son bord plus de 40 tonnes dont une mini citerne de 14 tonnes et une machine pelleteuses de plus de 30 tonnes. C’est sous ce poids que le bac s’est abîmé en plein milieu du trajet. Pour enlever les charges, il a fallu faire recours à deux pelleteuses qui ont mis deux jours pour faire sortir les charges et le bac. Ces travaux se sont déroulés en présence du préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao. Ce dernier a invité les employés et le comité de gestion du bac à faire tout pour que la traversée redémarre aussitôt pour mettre fin à la souffrance des dizaines de passagers et des véhicules immobilisés depuis trois jours. Il faut signaler que la société minière Toubani Ressources se trouve sur la rive droite du fleuve Niger. Tout leur carburant, matériaux et machines sont acheminés par le bac. D’où la pression du préfet pour un redémarrage rapide de la traversée. Le comité de gestion s’apprête à punir les coupables afin que de tels incidents ne se reproduisent plus. Si les travailleurs du bac sont coupables, force est de reconnaître que ce bac ne convient plus pour la traversée au niveau de Samaya. Le préfet a affirmé avoir mentionné dans ses rapports que Samaya a besoin aujourd’hui d’un bac de 40 à 50 tonnes. SD/KM (AMAP)

