Bougouni : Première réunion préparatoire de la cérémonie de passation de témoin de la Biennale Artistique et Culturelle

Bougouni, 10 mars (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Bougouni, le Général de Brigade Ousmane Wélé a présidé lundi, dans la salle de réunion du cap, la première réunion sur les préparatoire de la cérémonie de passation de témoin de la Biennale Artistique et Culturelle Bougouni 2027 entre les régions de Tombouctou et de Bougouni. La cérémonie a regroupé des responsables administratifs et politiques régionaux, des acteurs des démembrements de la société civile, des représentants des forces de défense et de sécurité et de la presse. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur s’est tout d’abord réjoui de la présence massive des acteurs régionaux malgré que nous soyons en plein mois béni de ramadan. Il a ensuite évoqué les aspects organisationnels du premier acte qui est la cérémonie de passation de témoin de la BAC Bougouni 2027 qui se tiendra le 28 mars 2026 au stade Moussa Diakité dit UTA de Bougouni. Dans une vision des plus autorités de la Transition, le Gouverneur a ajouté que le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a décrété l’année 2026-2027 « An de l’Éducation et de la Culture ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. « Elle vise à renforcer la cohésion sociale, la souveraineté culturelle et l’excellence citoyenne. Ainsi, c’est sous cette vision que nous devrons unir nos efforts pour réussir l’organisation de la Biennale Artistique et Culturelle Bougouni 2027 avec l’implication de tous et de toutes .Aucune initiative ne sera de trop car nous devrons accueillir tout le Mali en une dizaine de journées d’activités de notre riche patrimoine culturel de Kayes à Kidal », a ajouté le Chef de l’exécutif régional. A la suite du Gouverneur, le Directeur régional de la culture de Bougouni, N’Faly Diallo a procédé à une présentation du programme de la cérémonie de passation de témoin de la mascotte entre les régions de Tombouctou et de Bougouni, du départ de Bamako au stade Moussa Diakité dit UTA de Bougouni. Plusieurs contributions et recommandations qui seront examinées ont été faites pour une cérémonie de passation de témoin réussie. BHT/KM (AMAP)  

Nigeria et Sierra Leone : Flambée des prix de l’essence due à la guerre au Moyen-Orient

Bamako, 10 mars (AMAP) Le prix du litre d’essence Au Nigeria est passé de 835 à 1 095 nairas (environ 439,49 FCFA) en moins d’une semaine, soit une hausse d’environ 20 %, selon des rapports publiés le 10 mars 2026 par globalpetrolprices.com. Ce site publie des informations fiables, actualisées et couvrant un large spectre sur les prix de l’énergie au détail dans le monde entier, y compris les prix des carburants automobiles, de l’électricité et du gaz naturel dans 150 pays et plus de 250 villes à travers le globe. Cette augmentation, la deuxième en une semaine, porte le prix moyen à 927,5 nairas (0.402 FCFA) par litre au 2 mars. Elle est attribuée à la hausse des cours mondiaux du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient, exacerbant les risques de pénurie dans le pays. En Sierra Leone, le gouvernement a annoncé une augmentation de 12,28 % effective à partir du 7 mars 2026, portant le prix du litre de pétrole et de diesel de 28,50 à 32 leones (environ0,85 FCFA), soit une hausse d’environ 15 %. Cette mesure, la deuxième en 2026 après une hausse en janvier, est également liée à l’escalade des prix mondiaux du brut. Au Nigeria, la raffinerie Dangote, principale productrice locale, a priorisé le marché intérieur pour éviter une pénurie, avec des prix passant de 830 à 1 050 nairas (425 FCFA) à Lagos. En Sierra Leone, les nouveaux tarifs incluent le kérosène à 26,76 leones (0,66 FCFA) et le fuel oil impacté de manière similaire. Ces hausses risquent d’alimenter l’inflation et les tensions sociales dans les deux pays, déjà confrontés à des défis économiques. Le Nigeria et la Sierra Leone, importateurs nets de carburant malgré leurs ressources pétrolières, sont vulnérables aux fluctuations mondiales du pétrole. OS/KM(AMAP)

Kati : Lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale

Kati, 10 mars (AMAP) La cérémonie de lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale, couplée à une campagne de sensibilisation sur le paiement des taxes a été présidée lundi à Kati, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont des membres du Conseil national de Transition, des représentants des conseils national et régional de la jeunesse, des légitimités traditionnelles ainsi que de nombreux habitants de Kati. Cette initiative vise à encourager les citoyens, en particulier les jeunes, à s’acquitter de leurs obligations fiscales afin de contribuer au développement de la commune. Cette campagne est organisée par le Conseil communal de la jeunesse de Kati en collaboration avec plusieurs organisations partenaires, notamment APDM, JCI Kati, JCI U Kati, ADSam, ACDS, entre autres. Le paiement des taxes constitue en effet un levier important pour la réalisation de nombreux projets de développement au bénéfice des populations. Prenant la parole, l’adjoint du préfet de Kati, Issa Plea, a indiqué que grâce au paiement des taxes, la commune de Kati a pu réaliser plus de dix projets sur fonds propres, démontrant ainsi l’importance de la contribution fiscale des citoyens. Au niveau national, l’objectif fixé pour cette campagne est d’atteindre 30 000 TDR payées. À tour de rôle, les différents intervenants, dont le ministre de la Jeunesse, ont salué cette initiative et ont invité l’ensemble de la population à s’acquitter de ses taxes afin de soutenir les efforts de développement local. Ce projet illustre l’engagement et le sens de responsabilité de la jeunesse de Kati, déterminée à contribuer activement au développement de sa communauté. ALK/KM (AMAP)

Bafoulabé : Mise en place d’un cadre de concertation au Centre d’Animation Pédagogique

Bafoulabé, 10 mars (AMAP) Après le résultat technique du premier trimestre 2025-2026, le centre d’animation pédagogique de Bafoulabé a mis en place lundi en son sein, un cadre d’échanges avec certains directeurs d’école, sous la présidence de Mamadou Ballo, directeur dudit centre, a constaté l’AMAP. Cette rencontre innovatrice qui visait spécifiquement à rappeler l’importance de l’envoi régulier et à temps réel des résultats techniques en vue de comprendre la situation réelle et de prendre des décisions pour améliorer la qualité des actions éducatives, a réuni le directeur du centre d’animation pédagogique (DCAP), les conseillers pédagogiques et quelques directeurs d’école. Le DCAP, Mamadou Ballo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permettra selon lui de renforcer la performance éducative. Il n’a pas manqué d’inviter les directeurs d’école à plus d’engagement pour relever les énormes défis. Les directeurs d’école se sont engagés à respecter les délais, vérifier la qualité et l’exactitude des données et à collaborer avec leurs collègues pour éviter les erreurs L’exécution et le suivi des résolutions assorties de cette rencontre garantira une éducation sûre dans le CAP de Bafoulabé.  BM/KM (AMAP)

Société : Vif sur le quotidien des femmes entre foyer et travail

Bamako, 10 mars (AMAP) À Bamako, lorsque la nuit n’a pas encore totalement cédé la place au jour, certaines maisons sont déjà animées par des bruits familiers. Le cliquetis des ustensiles, le murmure d’une bouilloire, le grésillement d’une poêle. Il est quatre heures quarante-cinq à Sabalibougou lorsque Aïssata Diarra, comptable dans une société de transport, se lève. La maison dort encore, mais sa journée a commencé. Elle chauffe de l’eau, prépare le petit déjeuner. Bouillie pour le plus jeune, tartines pour les aînés puis enchaîne avec le repas de midi. À six heures, elle réveille les enfants, vérifie les uniformes, sert la tisane à son mari et range les plats dans des contenants avant de quitter la maison vers sept heures quinze. « Si je ne fais pas tout le matin, je rentre trop tard pour cuisiner tranquillement », confie-t-elle, en ajustant son foulard avant de partir. À quelques kilomètres, à Magnambougou, Mariam Koné, infirmière dans une clinique privée, vit un autre rythme. Ses heures irrégulieres l’ont poussée à réorganiser sa cuisine. Le soir, après avoir aidé les enfants à faire leurs devoirs, elle passe souvent une heure supplémentaire derrière les fourneaux. Vers vingt-deux heures, les plats du lendemain sont prêts. Sauce et riz. Elle les laisse refroidir, les met au congélateur, puis, à cinq heures trente, elle se lève pour les décongeler, les réchauffer et remplir des thermos. « C’est la seule façon de m’en sortir. Le matin, tout va très vite », explique-t-elle. Le petit déjeuner est pris en famille vers six heures, puis chacun part de son côté. Le dîner, lui, est souvent rapide mais indispensable, ne serait-ce que pour partager quelques mots. Dans le quartier de Kalaban-Coura, Kadiatou Traoré, enseignante, a choisi une autre stratégie. Ses samedi et dimanche commencent très tôt, parfois dès huit heures, et se transforment en véritables journées de préparation. Elle cuisine en grande quantité : sauces, viandes, accompagnements qu’elle répartit en portions pour la semaine. Pendant la semaine, elle part dispenser des cours à sept heures et ne rentre qu’en fin d’après-midi. « Le week-end, je suis fatiguée, mais au moins, durant la semaine je peux me concentrer sur les enfants et mon travail », dit-elle. Le soir, elle complète parfois avec un repas simple, mais le plus gros est déjà fait. Malgré cette organisation, elle tient à préparer le petit déjeuner chaque matin, convaincue que « commencer la journée ensemble, même dix minutes, ça compte ». Toutes ne sont pas seules dans cette organisation. À Badalabougou, Fanta Coulibaly, vendeuse dans une boutique de tissus, peut compter sur sa belle-mère qui habite dans la concession familiale. Cette dernière surveille sa cuisine avec son aide-ménagère au cours de la journée. Tandis qu’elle ne prépare que le dîner vers dix-neuf heures. Mohamed Camara, haut cadre dans l’administration salue la bravoure des épouses qui gère avec engagement et détermination l’équilibre familial notamment l’entretien des enfants, le ménage et l’appui apporté au mari dans les dépenses mais aussi l’entretien du mari lui-même. Amadou Doumbia, commerçant de son état au Dabanani partage le même avis même si de son avis, il ya incompréhension dans le couple géré pour la stabilité de la famille. Pour comprendre cette réalité, le sociologue Moussa Tangara rappelle que l’évolution des modes de vie a profondément modifié l’organisation familiale. Selon lui, l’urbanisation et l’augmentation du travail féminin ont créé une situation où « les femmes cumulent les responsabilités productives et reproductives sans que la répartition domestique n’évolue au même rythme ». Il explique que la famille élargie, autrefois très présente pour soutenir les jeunes couples, joue un rôle moins central en milieu urbain, obligeant les femmes à développer des stratégies d’organisation plus individuelles. Il poursuit en argumentant que dans la littérature sociologique, cette réalité est souvent décrite comme la « double journée », concept largement étudié par des chercheurs tels que Arlie Hochschild, qui a montré comment le travail domestique, bien qu’invisible économiquement, constitue une seconde charge après la journée professionnelle. Cette charge ne se limite pas aux tâches physiques, elle inclut aussi la planification, l’anticipation et la gestion du temps, ce que certains spécialistes appellent la « charge mentale ». Dans le contexte malien, cette dimension est renforcée par les attentes sociales liées au rôle maternel et à la gestion du foyer. Le sociologue explique que cette organisation repose sur un équilibre fragile. Lorsque la fatigue s’accumule ou que le soutien familial manque, les femmes peuvent ressentir stress et épuisement. Pourtant, beaucoup expriment aussi une forme de fierté liée à leur capacité à « tenir la maison » tout en poursuivant une activité professionnelle. Cette résilience s’appuie sur des savoir-faire transmis entre générations, mais aussi sur une capacité d’adaptation constante aux contraintes modernes. AC/KM (AMAP)

Education : Un renforcement de capacité des agents techniques prévue du 23 au 30 mars 2026

Bamako, 10 mars (AMAP) Une session de formation destinée aux agents techniques des structures éducatives sur l’utilisation d’un outil numérique de collecte des données du personnel enseignant, sera organisée à Bamako, par le ministère de l’Éducation nationale, du 23 au 30 mars 2026, a appris l’AMAP d’une source proche du ministère de l’Education Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Décentralisation de l’Éducation au Mali (PADEM), qui vise à améliorer la gestion digitalisée de la présence et de la mobilité des enseignants, ainsi que le suivi de la fréquentation scolaire des élèves. Cet outil numérique développé à travers le Portail de l’Éducation du Mali permettra de mettre à jour et de centraliser les informations relatives au personnel enseignant sur l’ensemble du territoire. « À cet effet, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir informer et instruire vos agents techniques (AE et CAP) afin qu’ils prennent part à une session de formation technique portant sur l’utilisation et la maîtrise de cet outil, prévue du 23 au 30 mars 2026 dans les différents pôles régionaux de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Bamako », souligne la correspondance du département de l’Education nationale. Au niveau des Académies d’Enseignement, les participants attendus sont notamment le CDCAF, le Conseiller en Statistique et Planification (CSP), le chargé du personnel et l’informaticien. Dans les Centres d’Animation pédagogique (CAP), les Conseillers d’Orientation (CO) et leurs suppléants sont également concernés par cette session. KD/KM (AMAP)

Justice : L’affaire du directeur de publication du journal l’Alternance, Youssouf Sissoko mise en délibéré

Bamako, 10 mars (AMAP) Le procès du directeur de publication du journal L’Alternance, Youssouf Sissoko, s’est tenu lundi au Tribunal du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité de Bamako, a appris l’AMAP de source proche du dossier. « Après plusieurs heures de débats et l’audition des différentes parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire [Youssouf Sissoko, ndlr] en délibéré pour le 23 mars 2026 », a indiqué le Bureau de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP) dans un communiqué adressé aux directeurs de publication. Par ailleurs, la faitière a indiqué que « le procès opposant Séga Diabaté, directeur de publication du journal Sud Hebdo, à la famille Karagnara a été renvoyé au 13 avril 2026 ». Dans son communiqué, le Bureau de l’ASSEP a remercié l’ensemble des directeurs de publication pour leur mobilisation et leur solidarité à l’occasion de ces procédures judiciaires impliquant des responsables de la presse. Pour rappel, le directeur de publication du journal l’Alternance,Youssouf Sissoko est poursuivi pour « diffusion de fausses informations », « atteinte au crédit de l’État » et « offense à un chef d’État étranger » suite à la publication, le 2 février dernier, d’un article intitulé « Le Général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon », dans la rubrique “Contribution” du journal L’Alternance. KD/KM (AMAP)

Parfum : Un produit lucratif et bien convoité dans notre pays

Bamako, 9 mars (AMAP) Le parfum est un des produits les plus convoités dans notre pays. Son commerce est une activité́ devenue lucrative au fil des temps tant à Bamako qu’’ l’’intérieur du pays. Pour nombreux de nos compatriotes, il est impensable de se retrouver en public sans avoir auparavant mis son incontournable mélange de parfum. Pour cette catégorie de nos concitoyens, le parfum fait partie intégrante de l’hygiène corporelle quotidienne. Le parfum sur le marché malien vient du Maghreb, de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique en vrac ou emballé dans des pochettes de luxe, acheminé par avion ou par route en fonction de sa provenance. Aminata Koumaré fait partie de ce lot. Elle est une promotrice d’une boutique de luxe beauté à Hamdallaye, en Commune IV du district de Bamako. « J’ai des quantités de marques d’eau de toilette que je mélange pour ma douche du matin. Avec cela déjà̀, mon corps reste parfumé toute la journée. Mais, je ne me contente pas de ça. Après la douche, je me mets trois sortes différentes de parfum pour aller à mon lieu de travail, qui est ma boutique. Et une fois à ma boutique, à chaque deux heures, je mixe déodorant et parfums pour redonner de la fraicheur à mon odeur », explique-t-elle. Cette dame gaie, appartient aussi à cette frange de Maliens pour qui, se parfumer est un réflexe qui va au-delà̀ de l’élégance simple. « Vous savez, le parfum attire efficacement aussi la chance. Mes clients sont des gens qui aiment la propreté́ et le confort, et d’ailleurs, beaucoup d’entre eux me demandent de leur filer les noms de marque de mes parfums », dit-elle. Pour sa part, Seydou Coulibaly, agent immobilier, avoue être un véritable amoureux des eaux de parfums. « Sentir bon va de soi. Je préconise l’usage de parfum surtout chez les hommes, même si rares sont ceux d’entre nous qui l’utilisent. Personnellement, j’aime le parfum. Ça permet de dissiper la mauvaise odeur corporelle après une journée sous le soleil. Pour notre interlocuteur, « l’utilisation du parfum ne doit pas être un simple désir ou engouement mais une obligation car les personnes avec qui tu collabores, ne seront pas alors gênées par ta présence, car, personne ne supporte la mauvaise odeur. Oumou Keita, étudiante, une femme doit toujours avoir son petit pot de parfums dans son sac. « Il est un élément clé́ dans l’entretien corporel. Une femme doit toujours sentir bon, c’est très important. Le parfum est un facteur d’élégance », soutient-elle. Elle ajoute : « Je peux acheter un parfum à 25.000 FCFA sans regret, car il a une place immense dans mon cœur. J’aime surtout que les gens apprécient ma présence à travers mon odeur et surtout quand ils affirment que l’air a changé́ et qu’il règne une odeur agréable depuis mon arrivée », se plait- elle. Les parfums convoités dans la capitale malienne, qui fait que le circuit commercial s’y constitue une véritable manne, au bonheur de ces vendeurs et vendeuses. Assitan Kimbiry, une vendeuse de parfums depuis un bon temps. « J’ai commencé ce commerce il y a trois ans. Au début, je vendais seulement quelques parfums en petite quantité. Avec le temps, j’ai augmenté mon stock et j’ai pu fidéliser certains clients », précise-t-elle.  Elle vend le parfum en vrac et propose à sa clientèle différentes senteurs destinées aussi bien aux hommes qu’aux femmes. « Je vends les parfums en vrac et des déodorants, proposés dans différentes fioles. Les prix varient principalement selon la taille de la fiole et la qualité de la fragrance. Les prix commencent à 2 500f cfa et peuvent aller jusqu’à 10 000f cfa ou plus, parfois même plus, selon la fiole choisie », indique Assitan Kimbiry. Pour elle, le commerce de parfums est rentable, surtout, lorsqu’on a des clients fidèles et son commerce reste une activité intéressante, dit-elle. « Les gens aiment les bonnes senteurs et ils reviennent quand la qualité est bonne », souligne-t-elle. Yacouba Doumbia est également vendeur de parfums. Pour lui, « le marché́ du parfum est lent, mais c’est une activité́ généralement lucrative », fait-il constater. Et de nous confier : Ses clients favoris sont des hommes. Compte tenu du rôle que joue les variétés des produits parfums, qui permettent de sentir bon, un endroit (chambre ou salon), un être humain, son commerce reste rentable pour qui veut l’exercer et qui peut nourrir son homme. ST/KM (AMAP)  

Handicap et refondation : Mme Konaté Zeïnabou Guissé, une brave femme exemplaire

Bamako, 9 mars (AMAP) En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, un frisson d’espoir et de détermination traverse le Mali. Cette année, le monde entier résonne autour du puissant appel : « Droits, Justice. Action pour Toutes les femmes et les filles ». Au Mali, ce cri retentit avec une force particulière dans le cœur des Maliennes en situation de handicap. Car l’égalité n’est pas une belle parole, si elle laisse sur le bord du chemin celles qui portent déjà le poids invisible de l’exclusion. Aujourd’hui, leurs voix, longtemps étouffées, s’élèvent, vibrantes, courageuses, irrésistibles. Au premier rang de ce combat se tient une femme d’exception. Il s’agit de Mme Konaté Zeinabou Guissé, présidente de l’Union Malienne des Associations et Comités de Femmes Handicapées (UMAFH) et membre du Conseil National de Transition (CNT). Elle n’est pas seulement une dirigeante, elle est un symbole vivant, une flamme qui refuse de s’éteindre. Vivant en situation de handicap, elle-même, elle porte en elle les luttes de milliers de sœurs maliennes et, avec une énergie déterminante, elle nous rappelle que la refondation du Mali ne sera complète que lorsque toutes ses filles y auront leur place, dignes, libres et reconnues. Ces dernières années, quelque chose de beau s’est éveillé au Mali. Le regard sur les personnes vivant avec handicap change, doucement mais sûrement. Grâce à l’engagement des organisations comme l’UMAFH et la Fédération Malienne des Associations de Personnes Handicapées (FEMAPH), les campagnes de sensibilisation portent leurs fruits. La société commence à voir au-delà du handicap, elle découvre des femmes, des mères, des entrepreneuses, des citoyennes pleines de talents et de rêves. L’État malien a marqué un tournant historique en adoptant une loi de protection des personnes handicapées. Cette loi n’est pas un simple texte, elle ouvre des portes concrètes notamment l’accès à l’emploi, la facilitation des mariages, ainsi que la meilleure intégration familiale. C’est une victoire arrachée par la persévérance, et Mme Konaté en a été une actrice majeure. Aux Assises nationales de la refondation, elle a porté haut les droits et les devoirs des personnes en situation de handicap. Au sein du CNT où plusieurs d’entre elles siègent enfin, elle travaille sans relâche à la commission du développement rural, scrutant chaque loi, faisant entendre sa voix forte et juste. L’UMAFH célèbre chaque 8 mars avec ferveur, en harmonie avec le thème national, souvent main dans la main avec la FEMAPH et d’autres partenaires. En 2026, le Ramadan décalant les festivités à avril, l’élan reste intact. L’organisation tisse aussi des liens fraternels avec le Burkina Faso et le Niger : la solidarité régionale devient une force vive. Avec une grande tendresse, Mme Konaté s’adresse aux familles : « Traitez vos enfants en situation de handicap comme les autres, en tenant compte simplement de leurs spécificités ». Elle salue les progrès de l’État car sa propre nomination au CNT en est la preuve éclatante, tout comme l’accès des personnes handicapées à des fonctions dans la fonction publique. Et quel parcours ! Entrepreneuse autodidacte au courage impressionnant, elle a construit son indépendance pierre par pierre : un cybercafé, l’élevage de volailles, la vente de viande séchée exportée jusqu’en Chine, l’agriculture (mangues, céréales), des forages pour l’eau en sachets, et aujourd’hui une boutique florissante à Bagadadji. Tout cela par son seul labeur, sans attendre de financements extérieurs. Une leçon de résilience qui touche au cœur. Son message aux femmes en situation de handicap est un véritable appel d’amour et de confiance : « Ayez foi en vous-mêmes ! Regroupez-vous dans des associations solides, bannissez les divisions, faites confiance à vos responsables ». Elle déplore les querelles stériles et la course à l’argent facile, convaincue que des financements bien gérés auraient pu transformer bien des associations en véritables entreprises prospères. « Quand on dit ‘handicapée’, trop de gens ne voient que le handicap et oublient la personne. Pourtant, ce que les autres femmes accomplissent, nous aussi nous le pouvons ! », clame-t-elle avec force. Finie la mendicité imposée par le regard des autres, la sensibilisation libère, l’autonomie guérit. Le combat de l’AMALDEME Mais le combat est loin d’être gagné, surtout pour les femmes et filles vivant avec un déficit mental. À l’AMALDEM (Association Malienne de Lutte contre les Déficiences Mentales chez l’Enfant), Assitan Traoré, éducatrice spécialisée au grand cœur, se bat chaque jour pour leur dignité. Elle leur enseigne des formations dans la savonnerie, la teinture, la cuisine et les accompagne vers l’autonomie, rêve pour elles d’une vie sans dépendance constante. Certaines y parviennent magnifiquement, elles s’épanouissent, gagnent leur vie, se marient, fondent des familles. D’autres, hélas, subissent des drames terribles notamment des divorces motivés par l’appât du gain, violences basées sur le genre, abus sexuels qui les exposent à des maladies graves. Le cœur se serre devant tant de vulnérabilité. Assitan lance un appel vibrant et urgent aux autorités et à toutes les personnes de bonne volonté : « Aidez-nous à faire éclore ces femmes ! L’État fait déjà beaucoup, mais nous avons besoin d’un soutien renforcé pour que filles, femmes et enfants avec déficit mental puissent rayonner comme les autres». Elle supplie pour des mesures fermes contre ceux qui exploitent ou abusent de ces êtres fragiles, car dans leur cas, les violences de genre blessent encore plus profondément. À Sebenicoro, Kany Doumbia, 41 ans, vit avec un déficit mental survenu après une méningite dans l’enfance. Mariée deux fois, sans enfant, elle a enduré rejets et violences. Son premier mari la brutalisait chaque jour, l’insultait. Aujourd’hui, Kany travaille comme cuisinière à l’AMALDEME, gagne 15 000 FCFA par mois, un salaire modeste, mais un pas immense vers la liberté. Sa mère, Mme Doumbia Djènèba Doumbia, médecin anesthésiste à la retraite, raconte avec émotion ces mariages toxiques. Dans le premier, le conjoint a profité des aides (logement, meubles, frais quotidiens), puis a réclamé un taxi avant de disparaître. Le second a suivi le même scénario cruel : moto tricycle achetée, puis envol. « Ma fille est une battante, confie-t-elle, les larmes aux yeux. Elle se prépare seule,

NU : Nomination du Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes, Pr Abdoulaye Djimdé

Bamako, 9 mars (AMAP) Le Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes (PMRTC) de Bamako, le Professeur Abdoulaye Djimdé vient d’être nommé au Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations Unies, a appris l’AMAP de source proche du département en charge de la recherche scientifique. Le Comité scientifique consultatif des Nations Unies est composé de quinze membres. Il a pour mission de conseiller le Secrétaire général sur les questions liées à la science, à son évolution et à ses implications pour les sociétés. Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lui a réitéré ses vives félicitations pour cette distinction qui honore la communauté scientifique nationale et le Mali tout entier. Le professeur Djimdé est le directeur du Centre de recherche et de formation sur les parasites et les microbes à Bamako, où il dirige les efforts régionaux visant à faire progresser la génomique du paludisme, la surveillance de la résistance aux médicaments et la surveillance des agents pathogènes en Afrique de l’Ouest. Il est reconnu pour avoir identifié l’un des premiers marqueurs moléculaires du Plasmodium falciparum résistant à la chloroquine, contribuant ainsi de manière significative à la politique mondiale de traitement du paludisme et au renforcement des capacités de recherche génomique en Afrique. Il est président du réseau Pathogens Genomic Diversity Network Africa (PDNA) et président fondateur de l’Association africaine pour la recherche et le contrôle de la résistance aux antimicrobiens (AAAMR), qui soutient la collaboration scientifique et la formation sur l’ensemble du continent. En 2025, il a été récipiendaire du cinquième prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique et  Howard Hughes Medical institute International Scholar 2025. KD/KM (AMAP)