Sikasso : Les grottes de Missirikoro, entre légende, mystères et assouvissement de souhaits

Intérieur des grottes Sikasso, 11 mars (AMAP) Le Mali est l’un des pays au monde disposant d’un patrimoine culturel impressionnant et diversifié depuis des temps immémoriaux. En cette année de la culture et de l’éducation décrétée par le président de la Transition, la rédaction de l’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé de faire des reportages vivants sur nos sites. Après Saneye à Gao, aujourd’hui notre regard porte sur les Grottes de Missirikoro à Sikasso, un lieu emblématique, une légende, des mystères et assouvissements de souhaits. Les grottes de Missirikoro, rocher imposant d’environ 80 mètres de hauteur, constituent l’un des importants sites historiques et culturels de la région de Sikasso. Situé dans la commune rurale de Missirikoro, ce site est fréquenté, de nos jours, par de nombreux Maliens et des ressortissants des pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et les touristes européens. Les grottes de Missirikoro constituent un trésor culturel inestimable où cohabitent plusieurs croyances notamment les animistes et les musulmans. Elles sont constituées de plusieurs blocs entreposés les uns à côté des autres et situées à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Sikasso. La légende Dans le passé, les rois de Sikasso n’entreprenaient jamais une expédition guerrière sans consulter, au préalable, les génies de ces grottes. Unanimement, tout le monde était d’accord que les grottes abritaient des génies. A l’intérieur de ces grottes, il y’a une partie à droite qui est considérée comme la mosquée. C’est là que les marabouts organisent les retraits spirituels ou « Kaloua ». Ils y séjournent pendant des mois ou des quarantaines de jours selon leurs besoins. Encore en profondeur se trouvent des traces de serpents (pythons) qui habitaient le lieu dans le passé. Ces pythons sortaient très rarement. C’était vraiment les chanceux qui avaient l’opportunité de rencontrer ces serpents mystiques. C’est là également que les génies offraient de la nourriture aux visiteurs. Le totem serait de ne pas chercher à connaître celui qui a déposé ou ramassé les tasses après le repas. Toujours à l’intérieur, il y’a également des traces de pas humains qui se trouvent sur les grottes. Elles sont supposées être le signe du passage des premiers présentateurs des grottes de Missirikoro. En bas de la Mosquée des musulmans se trouve le lieu de culte des animistes. Un peu plus haut de là, existe un vestibule qui servait de réfectoire pour les populations en temps de guerre. Il y a, enfin, le sommet des grottes qu’on ne peut atteindre que par échelles superposées. Au-dessus de la grotte, le visiteur a une vue panoramique de la ville de Sikasso et des villages qui l’entourent. Aspect mystique Vestibule Aux dires du directeur régional de la culture de Sikasso, Souleymane Sanogo, peu importe la façon par laquelle le site a été formé, il faut reconnaître que c’est un lieu mystérieux. « Quand vous entrez dans ces grottes, on voit plusieurs compartiments… Arrivez à un certain niveau, quand vous regardez en haut, là où le soleil pénètre vous allez apercevoir la carte géographique de l’Afrique. Mais ce n’est pas ce que vous verrez étant à l’extérieur et au sommet des grottes (80m) ». Par ailleurs, les habitants du village de Missirikoro font le guide pour les touristes. Ils les aident à visiter le site gratuitement et de façon volontaire. Le lieu reçoit beaucoup de visiteurs notamment des délégations des pays frontaliers comme le Burkina Faso, des journalistes Maliens, le groupe city tour 2025, entre autres. Sur le plan national, c’est un espace de rencontre de toutes les confessions religieuses et de toutes les ethnies du Mali. « Des mariages et des amitiés sont celés grâce à l’existence de ce site mystérieux. Aussi, il y’a des opportunités d’emploi qui sont créées à travers ce lieu et même, des conflits sont anéantis là-bas. Réalisation des vœux. Depuis la nuit des temps, ces grottes de Missirikoro sont toujours envahies. 12mois/12 et 24h/24 les lieux de culte des grottes de Missirikoro ne désemplissent pas. Les touristes viennent de partout. D’autres viennent pour des actes d’adoration. Parmi ces derniers, beaucoup confirment que leurs vœux ont été exaucés. Ainsi, ils retournent pour honorer leur promesse envers les génies ou les marabouts des mystérieuses grottes. Également, à l’approche des examens, de nombreux candidats consultent le site. S’y ajoutent les jeunes chômeurs qui sont à la quête d’emploi, les femmes en quête d’époux, celles qui sont à la recherche d’enfant etc. « Au moment des élections, l’endroit ne désemplit pas », nous a-t-on dit. Certains vont du côté de la Mosquée et d’autres vers les animistes ou plusieurs peaux d’animaux immolés sont en putréfaction. Là, les animaux sont immolés et consommés sur place. Sauvegarde, protection et valorisation des grottes de Missirikoro Les grottes de Missirikoro, demeurent un trésor culturel et touristique à protéger et sauvegarder, tant sa renommée dépasse nos frontières. Sa sauvegarde, protection et valorisation incombe à tout le monde car ce site touristique incarne la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Partie des animistes Selon le directeur régional de la culture Souleymane Sanogo, beaucoup de sites touristiques de la région doivent être inscrits au patrimoine culturel, compte tenu de leur valeur. Pour le cas des grottes de Missirikoro, les habitants du village (autorités de la commune rurale de Missirikoro, légitimités ainsi que les autochtones) valorisent déjà le site. Le ministère de la culture, à travers sa direction régionale, est en train d’œuvrer indirectement pour préserver et sauvegarder ce site. Le travail d’inventaire des grottes a déjà été réalisé par la direction régionale de la culture. Pour l’heure, elle est à pied d’œuvre pour proposer l’inscription du site au niveau du patrimoine national. Le directeur régional de la culture appelle, d’une part, les autorités régionales à la sauvegarde et à la protection du site pour que les générations futures puissent bien en profiter dans l’avenir et,
Portrait : Kansountou Kanouté, Directrice régionale de l’ORTM à Kayes, une amazone des médias

Kayes , 11 mars (AMAP) L’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali regorge de femmes talentueuses tant à Bamako que dans les régions. Parmi ces braves dames qui font la fierté de Bozola, figure Mme Kansountou Kanouté, Directrice régionale de l’ORTM de Kayes. Elle a forgé son chemin dans le paysage médiatique et culturel, grâce à sa voix captivante, son courage et sa rigueur au travail. Elle a passé une bonne partie de son enfance en Côte d’Ivoire, chez son grand frère. C’est dans ce pays, qu’elle fa fait ses premiers pas dans la communication grâce à son diplôme de Brevet de Technicien obtenu après deux années d’études supérieures. Auparavant, cette dame Khassonké de la cité des rails avait décroché son Bac en 1983 au Lycée Moderne de San Pedro. Se demandant comment, en tant que fille d’un commis de la compagnie Morel, elle a pu embraser le métier de la communication, sa grande sœur Fatou lui a rappelé cette anecdote : « Tu es surprise de ça ! Souviens-toi de ton enfance. Tu lisais les journaux de Papa et le bic te servait de micro pour imiter les journalistes et les animateurs ». Elle admirait des journalistes et animateurs de renom, comme Roger Fulgence Kessy (RFK), Thérèse Yoboue, Levy Niamkey et Habibatou Dembélé. La jeune Kanouté est revenue dans son pays natal, en compagnie de certains de ses frères et sœurs, à la demande de leur père. Mais, elle est restée seule dans la capitale de la 1ère région administrative du pays, quand ces derniers ont rejoint la Côte d’Ivoire. Fait du hasard ou du destin, ce retour lui a rouvert les portes de la communication. « Un tailleur m’a conseillé de travailler dans une radio. Puis, un ami m’a suggéré la même chose. Avec lui, je suis allée dans une radio privée où on m’a confié une émission matinale – Bonjour Kayes – entre 1997 et 1998 », se souvient notre consœur. Après avoir repéré cette amazone de la radio, Madani Ba, animateur à l’ORTM à l’époque, n’a pas hésité à solliciter ses services. Surtout que le doyen Seydou Baba Traoré, Directeur Régional de l’ORTM à l’époque, la suivait. « On m’a recruté vers 2 000 comme animatrice. Ensuite, j’ai suivi une formation pour obtenir une licence en journalisme », précise Kansoutou Kanouté. Qui s’est révélée à travers son leadership, en devenant successivement responsable du syndicat à l’ORTM de Kayes, Cheffe des Programmes de la Chaîne2 de 2017 à 2018, à Bamako, puis, directrice régionale de la station régionale de Koulikoro pendant deux ans. Dans la capitale de la 2ème Région administrative du Mali, ses reportages et enquêtes, notamment sur les exploitantes de sable, ont émerveillé les autorités et les populations et donné un nouveau souffle à l’économie locale. De 2021 à nos jours, Kansoutou Kanouté dirige l’antenne régionale de l’ORTM de Kayes. Elle se plait beaucoup dans l’animation au lieu de passer toute sa journée de travail entre les quatre murs de son bureau. La nouvelle directrice consacre une bonne partie de son temps en couvrant les évènements et à l’animation des émissions comme « La Belle Epoque » destinée généralement aux personnes du troisième âge et « Bè ki ka hakè don ». Elle est aussi la fondatrice de l’Association des femmes communicatrices et animatrices de Kayes. Au cours de la phase régionale de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025, Kansoutou Kanouté était la présidente du jury à Kayes. Cette femme battante s’entend bien avec son entourage. « Je ne me sens pas supérieure aux autres. Je suis toujours à côté de mes collègues. Il y a un respect réciproque entre nous », assure-t-elle. Kansoutou conseille à la jeune génération d’aimer ce métier, de lire et de faire des recherches. « C’est en lisant qu’on se perfectionne », estime-t-elle. BMS/KM (AMAP)
OCI : L’UNA lance un écosystème médiatique numérique intégré pour renforcer la transformation numérique et lutter contre la désinformation

Mise en ligne Abdourahamane Salifou Niamey, 10 mars (ANP-UNA) L’Union des agences de presse des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a lancé un écosystème médiatique numérique intégré comprenant une série de projets et de plateformes technologiques avancées. Cette initiative vise à renforcer la transformation numérique dans le secteur des médias, à améliorer l’efficacité de la production de contenu d’information et à lutter contre la désinformation médiatique, conformément aux exigences de l’ère numérique et afin de renforcer la présence médiatique dans les États membres de l’OCI. Le Directeur général de l’Union, Mohammed bin Abdulrabbo Al-Yami, a expliqué que cet écosystème s’inscrit dans la mise en œuvre de la résolution adoptée par la Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères lors de sa dernière réunion tenue à Istanbul les 21 et 22 juin 2025. Cette résolution appelle l’Union à intensifier ses activités dans les domaines de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle, à moderniser les plateformes numériques de l’Union et de ses agences membres, et à développer les compétences professionnelles des journalistes dans les États membres. Al-Yami a souligné que cet écosystème s’inscrit également dans la vision de l’Union visant à développer la coopération médiatique entre les agences de presse membres à travers des projets numériques interconnectés reflétant une transformation institutionnelle vers des médias modernes fondés sur l’innovation et les technologies intelligentes. Cet environnement intégré soutient la production, l’échange et la diffusion mondiale de l’information. Il a indiqué que parmi les projets phares figure le nouveau site web de l’UNA, qui constitue la porte d’entrée numérique unifiée des médias des pays de l’OCI. La plateforme rassemble les actualités des États membres, des agences et des partenaires au sein d’un hub numérique moderne offrant une expérience utilisateur fluide et proposant un contenu fiable qui renforce la crédibilité du travail médiatique. Selon Al-Yami, le site se distingue par plusieurs fonctionnalités technologiques avancées, notamment la traduction neuronale instantanée des textes vers 51 langues, la lecture audio des articles d’actualité, un système de gestion des couvertures médiatiques, un moteur de recherche avancé ainsi qu’une compatibilité complète avec différents appareils. Il a également annoncé le lancement de « UNA Chatbot », un assistant intelligent reposant sur les technologies d’intelligence artificielle, conçu pour fournir des réponses instantanées et précises concernant les activités et les services de l’Union, 24 heures sur 24. Selon Al-Yami, ce projet vise à renforcer la communication avec le public et à fournir des informations provenant directement de sources fiables. Il prend en charge plusieurs langues, comprend différents dialectes et est relié directement aux autres plateformes de l’Union. L’écosystème comprend également « UNA Teams », un environnement de travail numérique destiné à gérer la correspondance, l’archivage et l’organisation des tâches au sein de l’Union, contribuant ainsi à améliorer l’efficacité institutionnelle, à accélérer la prise de décision et à renforcer la transparence dans la gestion administrative. Dans le cadre du développement des compétences professionnelles, Al-Yami a indiqué que l’Union a lancé le Réseau international des instituts de formation, une plateforme mondiale réunissant instituts de formation, formateurs, stagiaires et entreprises dans un réseau professionnel unifié proposant des programmes de formation accrédités et de larges opportunités de coopération et de développement de contenus pédagogiques. La plateforme prend en charge à la fois la formation présentielle et la formation numérique. Il a ajouté que l’Union a couronné ses initiatives technologiques dans le domaine médiatique par le lancement de « l’Éditeur intelligent », un outil journalistique basé sur l’intelligence artificielle et entraîné sur des milliers d’articles d’actualité officiels. Cet outil est capable de produire un contenu médiatique professionnel conforme au style rédactionnel des agences de presse, d’accélérer les processus éditoriaux, de réduire les erreurs et de permettre aux journalistes de se concentrer davantage sur la vérification et l’analyse approfondie. Le Directeur général de l’UNA a également indiqué que parmi les projets importants figure la plateforme de publication sur le site de l’Union, qui permet aux agences de presse et aux partenaires de publier directement leurs informations via un protocole sécurisé et rapide, garantissant ainsi une large diffusion internationale du contenu médiatique grâce à la traduction instantanée dans des dizaines de langues. L’Union a également lancé la plateforme des États membres, qui sert de portail de services intégré reliant l’Union aux agences de presse des États membres et offrant des services médiatiques et organisationnels incluant l’échange d’informations, la formation, la gestion des couvertures médiatiques internationales, les délégations médiatiques et les programmes de développement professionnel. Dans le cadre de la lutte contre la désinformation médiatique, Al-Yami a indiqué que l’Union a lancé UNA Fact Check, une plateforme spécialisée dans la vérification de l’information reposant sur des technologies avancées d’analyse linguistique couvrant plus de 120 langues. Ce système analyse rapidement des milliers de sources afin de produire des résultats fiables et publiables. Les projets comprennent également « PalestiFact (Palestine News Fact-Check) », un outil médiatique spécialisé destiné à vérifier les informations relatives à la question palestinienne et à révéler les récits trompeurs grâce à l’analyse de milliers de contenus médiatiques et à la production de rapports professionnels multilingues fondés sur des sources fiables. Il a également indiqué que l’écosystème comprend la plateforme d’adhésion médiatique, qui propose un programme complet destiné aux journalistes et aux institutions médiatiques du monde entier grâce à des adhésions à plusieurs niveaux offrant des opportunités de formation, de couverture médiatique et de participation à des événements internationaux, ainsi que des cartes numériques vérifiables instantanément. L’Union a également mis en œuvre le projet « News Processor », un système intelligent conçu pour traiter les informations émises par différentes entités et les reformuler dans un style journalistique conforme aux politiques éditoriales adoptées par les agences de presse, contribuant ainsi à l’unification du style rédactionnel et à l’amélioration de la qualité du contenu. Dans le domaine de la publication et de la distribution médiatique, Al-Yami a précisé que l’Union a mis en place un système spécialisé de publication et de distribution permettant d’envoyer des informations et des communiqués de presse à des milliers d’organisations et d’institutions
Actualité : Le président sud- africain, Cyril Ramaphosa en visite d’État au Brésil

Bamako, 10 avril (AMAP) Le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, est arrivé le 8 mars 2026 à Brasilia, capitale du Brésil, pour une visite d’État qui prendra fin 10 mars, à l’invitation de son homologue, Luiz Inácio Lula da Silva, a appris l’AMAP de source proche de la présidence sud – africaine. Selon la présidence sud-africaine, cette visite permettra aux deux dirigeants d’examiner plusieurs questions bilatérales et multilatérales, notamment le renforcement des relations diplomatiques, politiques et économiques ainsi que la coopération dans des secteurs tels que l’agrobusiness, l’énergie, la défense, les mines, la science et la technologie. Les échanges entre les deux personnalités ont également porté sur des priorités communes au sein de foras internationaux comme les BRICS, le G20 et l’Organisation des Nations unies. Le président Ramaphosa doit par ailleurs intervenir lors d’un Forum d’affaires Afrique du Sud–Brésil visant à promouvoir les échanges commerciaux. En 2025, le commerce bilatéral entre les deux pays a atteint 32,5 milliards de rands, dont 5,2 milliards d’exportations sud-africaines vers le Brésil. Les relations entre Pretoria et Brasilia reposent sur un partenariat stratégique signé en 2010 et s’inscrivent dans une coopération plus large entre pays du Sud global. Le Brésil, première économie d’Amérique latine, est considéré comme un partenaire clé de l’Afrique du Sud dans la région. OS/KM (AMAP)
Kangaba : 6 blessés et d’importants dégâts matériels, sans perte en vie humaine suite à un incendie dans le marché de Koflatié

Kangaba, 10 mars (AMAP) Un incendie déclaré lundi, dans le marché de Koflatié, dans la Commune de Kaniogo, cercle de Kangaba a fait 6 blessés dont 5 graves, occasionnant d’importants dégâts matériels, sans perte en vie humaine, a constaté l’AMAP. Vingt (20) hangars et leurs contenus (02 motos, un tricycle, une moto pompe, une importante somme d’argent, des vivres et non vivres) sont partis en fumés. La grande solidarité communautaire a permis de maitriser les feux et de réduire du coup les dégâts. Cette même solidarité communautaire a permis d’évacuer très rapidement les blessés au centre de santé de référence de Kangaba puis à Bamako. Une somme de 250 000 FCFA a été mobilisée par le village pour assurer les premiers soins des victimes. Aussitôt informé, le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné des services du Développement social et de la protection civile, s’est rendu sur les lieux pour apporter le soutien moral de l’Etat au village en général et aux victimes en particulier. Le Chef de l’exécutif local a remercié le chef de village et ses conseillers pour leur accompagnement des blessés. Il a également salué la bravoure de la population voisine qui a permis de maitriser à temps les flammes. Avant de quitter, le lieutenant sapeur-pompier chef de la protection civile a invité les populations à se munir d’instincteurs pour faire face aux feux. Les causes de l’incendie ne sont pas encore connues mais selon des témoignages recueillis sur place, l’usage du gaz pour les préparatifs de ramadan serait à la base du sinistre. SD/KM (AMAP)
Coopération : Le Mali n’est ni demandeur, ni preneur d’une coopération dans le domaine militaire avec les Etats Unis

Bamako, 10 mars (AMAP) De hauts Fonctionnaires américains en provenance de Washington ont eu des échanges avec des responsables Maliens, dans le cadre du dialogue politique régulier entre le Mali et les Etats Unis. Contrairement à des articles de presse diffusés par certains médias, des sources bien introduites confirment à notre rédaction que le Mali n’est ni demandeur, ni preneur, pour le moment, d’une coopération avec les États Unis d’Amérique dans le domaine militaire. Contactés par notre rédaction, des responsables en fonction réfutent ainsi toute allégation relative à une prétendue demande de coopération de la part de Bamako, et démentent également la perspective d’un prétendu « Accord ». Ils ont également rejeté la désinformation faisant état de la reprise de la coopération américaine, sous condition du départ d’Africa Corps. Cependant les communiqués et déclarations à la presse à la suite de ces rencontres indiquent que les échanges ont porté sur de nombreux sujets d’intérêt commun, notamment les questions sous régionales, la lutte contre le terrorisme, la promotion des échanges économiques et commerciaux etc… (AMAP)
Culture : La 9ème édition du Festival Ali Farka Touré se déroulera du 23 au 29 mars 2026 à Bamako

Bamako, 10 mars (AMAP) La 9ème édition du Festival Ali Farka Touré se déroulera du 23 au 29 mars 2026 à Bamako sous le thème « Ali, 20 ans d’Héritage », a appris l’AMAP des organisateurs de l’évènement. L’annonce a été faite samedi par le président de la Fondation, Vieux Farka Touré, le fils de l’illustre disparu, en présence des membres de la Commission d’organisation, Chef de Quartier de Lafiabougou, Elhadj Synali Traoré et de la représentante de la Mairie du District de Bamako, Mme Fatoumata Tandia. Au cours de cet évènement qui marque les 20 ans de la disparition de Aly Farka, plusieurs activités sont au programme. Parmi celles-ci l’Académie Aly Farka Touré, consacrée à des ateliers de formation, une table ronde autour du thème et des expositions entre autres. AS/KM (AMAP)
Actualité : L’Union africaine préoccupée par l’escalade dans le golfe Persique

Bamako, le 10 mars (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde inquiétude face aux tensions croissantes dans le golfe Persique et appelé à la retenue et au dialogue. Dans une déclaration publiée lundi, le président de la Commission de l’Union Africaine suit de près les incidents récents qui font monter les tensions et menacent la stabilité régionale. Il s’inquiète particulièrement des attaques contre des infrastructures critiques énergétiques et de transport, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement et menacent la stabilité économique mondiale. « De telles actions perturbent les chaînes d’approvisionnement vitales et ont des implications considérables pour le commerce international et les marchés énergétiques », a déclaré Mahmoud Ali Youssouf. Il condamne toute violation du droit international et des principes de souveraineté, appelle toutes les parties à la retenue maximale, au dialogue et à une désescalade rapide conformément à la Charte des Nations Unies. Le président souligne l’importance de la stabilité du Golfe pour la sécurité énergétique mondiale et les économies africaines, déjà touchées par la hausse des prix du pétrole, les perturbations des routes commerciales et de l’espace aérien. La Commission suit les impacts sur les chaînes d’approvisionnement, le commerce, ainsi que la sécurité des ressortissants et diasporas africains dans la région, notamment en Iran et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il appelle à la protection des civils et à garantir le passage sûr et le soutien aux Africains présents au Moyen-Orient. L’Union africaine réaffirme son attachement au droit international et à la résolution pacifique des différends. Elle continuera de suivre la situation de près. OS/KM (AMAP)
Sénégal : Création d’une coalition présidentielle autour de Bassirou Diomaye Faye suite au différend avec le Premier ministre Ousmane Sonko

Bamako, 10 mars (AMAP) Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé samedi à Dakar, l’assemblée générale inaugurale de la coalition « Diomaye Président », réunissant 500 à 600 partisans, dont des maires et deux ministres, selon le média sénégalis Walf Quotidien. Cette coalition, formée pour soutenir sa candidature en 2024, se structure désormais comme une force autonome vis-à-vis du Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko. Faye a affirmé que la coalition a « conquis le pouvoir avec vous », marquant une émancipation politique. Cette initiative intervient après des tensions accumulées depuis novembre 2025, lorsque Faye a limogé Aïssatou Mbodj, proche de Sonko, de la coordination de la coalition, et remplacée par sa conseillère Aminata Touré. Sonko a réagi en déclarant le 1er mars 2026 être prêt à retirer le Pastef du gouvernement si Faye déviait du projet commun, reconnaissant des « divergences » sur la gestion de la coalition et la stratégie politique. Cette menace pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure. Le discours de Faye marque une distance idéologique, notamment sur la justice et le souverainisme, en vue des élections de 2029. Élus en 2024 sur une plateforme commune anti-système, Faye et Sonko ont vu leurs relations se détériorer depuis fin 2025, avec des conflits sur la direction de la coalition et les orientations politiques, risquant de fragiliser la stabilité gouvernementale au Sénégal. OS/KM(AMAP)
Construction citoyenne : Le PM inaugure le Palais des pionniers en Commune VI du district de Bamako

Bamako, 10 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé, ce mardi , à Djanegela, en Commune VI du District de Bamako, à l’inauguration du Palais des pionniers, un symbole d’espoir pour la jeunesse qui participe de la volonté du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi GOÏTA, de former les bâtisseurs de demain, a constaté l’AMAP. Le Palais des Pionniers est désormais pleinement opérationnel. Il ne s’agit pas simplement d’un bâtiment, mais d’un dispositif institutionnel complet, conçu pour répondre aux exigences d’organisation, de formation, de structuration et de professionnalisation des initiatives de jeunesse. Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, ce complexe offre des espaces modernes de conférences, des salles de formation modulables et équipées, des infrastructures sportives de qualité, des capacités d’hébergement, répondant aux standards professionnels, ainsi qu’une autonomie énergétique et hydraulique garantissant la continuité des activités. Ainsi, il répond à une triple exigence : fonctionnalité, efficacité et durabilité. «Avec l’ouverture de ce Palais, nous franchissons une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique nationale de construction citoyenne. Notre ambition est claire : inscrire nos actions dans la continuité, la rigueur et la performance mesurable», a-t-il rassuré. Ajoutant que le Palais des Pionniers deviendra le temple de l’instruction civique, le cadre structurant des programmes de leadership et d’engagement citoyen, le point de convergence des grandes rencontres nationales de jeunesse, un espace permanent d’animation sportive, culturelle, éducative et de formation professionnelle. «Nous passons ainsi d’une logique d’activités ponctuelles à une approche institutionnalisée, structurée et durable», s’est-il réjoui. Et de rappeler que sa création est en droite ligne avec les recommandations issues des États Généraux de la Jeunesse, qui ont exprimé une demande claire à savoir plus d’espaces d’encadrement ; plus de formation civique ; plus d’opportunités d’expression et d’engagement ; plus d’infrastructures modernes adaptées aux ambitions de notre jeunesse. Érigé sur 3 hectares, ce site de haut standing comprend des salles de conférence modernes et une grande salle de spectacle; des centres d’hébergement de qualité; des salles de formation et d’ateliers modulables entièrement équipées ; un complexe sportif de dernière génération ; une piscine semi-olympique ; un terrain de football type « Maracana » aux normes, ainsi que des terrains de basketball et de handball. S’y ajoutent de vastes espaces aménageables pour forums, retraites stratégiques et événements institutionnels. Mieux, l’ensemble du complexe bénéficie d’une autonomie énergétique et hydraulique remarquable notamment des forages indépendants, des panneaux solaires avec batteries lithium, fibre Wi-Fi dédiée, un groupe électrogène de 500 KVA, un dispositif de sécurité intégral et un système de vidéosurveillance. Le Palais des Pionniers est conçu pour accueillir des séminaires, forums, retraites stratégiques, ateliers de formation et événements institutionnels d’envergure. Le Chef du gouvernement a annoncé que ce geste, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, s’inscrit à la fois dans le sillage de son prédécesseur, père de l’indépendance, Feu président Modibo KEÏTA, et il honore également un engagement à savoir que la construction d’un palais de pionniers est une recommandation issue des états généraux de la jeunesse. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a souligné que la jeunesse constitue le fer de lance, la cheville ouvrière de la refondation de notre pays. «Le Malikoura auquel nous aspirons ne peut se réaliser sans l’engagement, sans la mobilisation de la jeunesse. Je pense que jusqu’à présent la jeunesse, par la grâce de Dieu, la jeunesse malienne a joué pleinement son rôle. Je pense qu’il ne serait en être autrement vu son patriotisme, son sens du civisme qui mérite d’être renforcé», a-t-il salué. Selon lui, ce palais des pionniers est un lieu emblématique qui servira à la fois de promotion des activités socio-éducatives, également de renforcement du patriotisme et du civisme de notre jeunesse. «Le message que j’ai à passer, au nom de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, à la jeunesse malienne, c’est de l’ inviter à s’approprier pleinement ce lieu emblématique, en participant de manière effective aux activités, aux différentes formations qui auront lieu au palais des pionniers, mais également en contribuant de manière pleine et de manière efficace à l’entretien de ce lieu», a lancé le Premier ministre. Sans oublier de rappeler qu’une telle infrastructure mérite d’être bien entretenue, si nous voulons qu’elle soit pérenne pour la jeunesse d’aujourd’hui et également pour la jeunesse de demain. OD/KM (AMAP)

