Actualité : Une employée de l’UNICEF tuée dans une attaque de drone à Goma, en RDC

Bamako, 11 mars (AMAP) Une employée de l’UNICEF, répondant au nom de Karine Buisset, a été tuée mercredi, dans une attaque de drone qui a frappé une résidence à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris l’AMAP  de l’ Organisation des Nations unies. L’explosion a touché une résidence située, dans un quartier occupé par des expatriés et des travailleurs humanitaires. Selon la mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), l’attaque a tué deux autres civils en plus de Mme Buisset et endommagé des habitations. La directrice exécutive de l’UNICEF, Catherine Russell, a fait part de son indignation sur X : « Nous sommes tous dévastés et outrés par le meurtre de notre collègue Karine Buisset dans une attaque de drone signalée à Goma, en RDC. Les civils, y compris les travailleurs humanitaires, ne doivent jamais être pris pour cible. » Le chef intérimaire de la MONUSCO, Bruno Lemarquis, a condamné l’escalade de la violence. « Je condamne dans les termes les plus forts l’utilisation d’armes, y compris de drones armés, qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations unies », a-t-il déclaré. Il a ajouté que de telles attaques contre le personnel onusien pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome, et a appelé à une enquête rapide, indépendante et crédible pour identifier les responsables et les traduire en justice. Le vice-porte-parole du gouvernement rwandais, Jean Maurice Uwera, a commenté sur X que « l’attaque de drone à Goma souligne la menace près de la frontière rwandaise ». OS/KM (AMAP)

Incendie au marché de Médine : le Gouvernement remet 3 000 kits alimentaires aux sinistrés

Bamako, 11 mars (AMAP)  Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a procédé mercredi, au marché Dossolo Traoré de Bamako, à la remise d’un don de vivres aux victimes de l’incendie survenu à la mi-février 2026 au marché de Médina – Coura a constaté l’AMAP. Le don est composé de 3 000 kits alimentaires, répartis entre 1 000 sacs de riz de 25 kg, 1 000 sacs de sucre de 25 kg et 1 000 bidons d’huile de 5 litres, destinés à soutenir les commerçants et commerçantes affectés par le sinistre. À cette occasion, le ministre a invité la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à procéder rapidement à la distribution de ces vivres aux bénéficiaires. « Nous invitons la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à mettre immédiatement ces dons à la disposition des victimes avant la fin du mois de Ramadan », a déclaré le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly. Le ministre a également indiqué que des enquêtes sont en cours afin de déterminer les causes de cet incendie ainsi que celles d’autres sinistres enregistrés au cours des dernières décennies. Selon lui, les autorités de la Transition, sous la conduite du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, entendent trouver des solutions durables pour prévenir ce type de drame. Dans cette perspective, le marché de Sougouni-Coura pourrait servir de projet pilote pour la modernisation des infrastructures commerciales. « À travers la mairie, nous travaillerons à reconstruire des marchés modernes que les commerçants pourront occuper. L’objectif n’est pas d’exclure les premiers occupants, mais de créer un marché mixte où vendeurs de légumes, de fruits, de prêt-à-porter et d’autres produits pourront exercer leurs activités », a expliqué le ministre. Le chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune II du District de Bamako, Zoumana Sissoko, a salué l’initiative du gouvernement et les efforts déployés pour venir en aide aux victimes. Selon lui, cette assistance constitue un soutien important pour les commerçants et commerçantes durement touchés par l’incendie, qui a causé d’importants dégâts matériels au sein du marché. KDKM (AMAP)

Mopti : Démarrage des travaux de la première session ordinaire du Conseil Régional, année 2026

Mopti, 11 mars (AMAP) Le Conseil Régional de Mopti en charge de la maîtrise d’ouvrage du développement local tient du 10 au 14 mars 2026 sa première session ordinaire au titre de l’année 2026, a constaté l’AMAP. L’ouverture des travaux s’est déroulée mardi à Mopti, sous la présidence de son président, Abdoulaye Garba Maiga, en présence des conseillers régionaux élus des régions de Bandiagara, Douentza et Mopti qui constituent toujours le ressort du conseil régional de Mopti et le personnel administratif. Après vérification des mandats et la présence des conseillers, le président a salué le courage de ses collègues pour avoir bravé les défis de l’heure pour consacrer un temps au processus de développement de la région et du bien être des communautés. Dans son mot introductif, il a rappelé que la tenue de cette session ordinaire est une exigence faite aux collectivités par la Loi N°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des collectivités territoriales au Mali dans le cadre de la libre administration territoriale dont l’objectif est d’insuffler une nouvelle dynamique au développement institutionnel. A sa suite le conseiller Aynè Soumboro élu à Bankass a été désigné par ses pairs pour présider les travaux de cette première session ordinaire qui  a, à son ordre du jour, l’examen et l’adoption du compte administratif 2025 du Conseil régional de Mopti ; l’adoption du plan de passation 2026 ; l’analyse des plans opérationnels des programmes du Conseil, financés par les partenaires, la DDC exercice 2026 ; PAGI ; PROTECT ; CulturAct et PartICIP. Pour la première journée consacrée à l’examen du compte administratif 2025, suite aux présentations détaillées du Secrétaire général et des services financiers du Conseil régional, le bilan fait état d’une réalisation en recettes de plus de  4,227 milliards sur une prévision de 6,006 milliards, soit un taux de réalisation de 70,37%. Dans le même registre, en dépense sur une prévision de de 6,006 milliards, les réalisations ont été de 3,640 milliards, soit un taux de 60,60%. Les conseillers ont à l’unanimité adopté le compte administratif et salué le score engrangé par le Conseil Régional en dépit des contraintes sécuritaire exacerbées par les crises énergétiques et de carburant. Ils ont rendu un hommage mérité au Conseil Régional pour le paiement régulier des salaires des agents, des enseignants et les prestations des fournisseurs. A en croire les techniciens, pour l’année 2026, les plans opérationnels qui constitueront la boussole du fonctionnement de l’institution définit les priorités et les orientations majeures du développement des différentes régions (Bandiagara, Douentza, Mopti) et dans tous les domaines. Les actions et les activités proposées à cet effet prennent en compte en plus de la situation sécuritaire et ses effets collatéraux (les déplacées internes, les infrastructures sociaux de base), le changement climatique et la réalisation d’équipements structurants. La mobilisation des seules ressources propres de la collectivité ne peut suffire pour l’atteinte des objectifs. Pour le Secrétaire général du Conseil régional, Abdoul Karim Tembiné, son institution compte beaucoup sur les partenaires techniques et financiers pour combler le gap comme ils l’ont toujours fait. Il a au nom de la région, salué l’accompagnement multiformes des partenaires qui ont positivement impacté la vie des communautés entre autres, l’électrification en solaire de l’Unité Mobile de lait dans la région (PASEM), l’électrification en solaire du Conseil Régional par (PAGI), l’équipement de quatre centres de formation professionnelle par (PartICIP) et le lancement de l’appel à proposition en soutien aux acteurs culturels et la consolidation de la cohésion sociale et le vivre ensemble par la DDC à travers le  programme CulturAct . Pour le président de la séance, Aynè Soumboro, cette session s’inscrit dans la dynamique de relance des activités du Conseil Régional. Au nom des élus régionaux, il s’est réjouit de la qualité des échanges , remercié le Secrétaire général, les services techniques pour le travail abattu et pour le service rendu au Conseil Régional. Un hommage à été rendu au président, Abdoulaye Garba Maiga pour son esprit d’équipe, ses qualités d’écoute, de franche collaboration ayant permis au Conseil Régional de briller en tout lieu et en toutes circonstances . « Je vous exhorte à la solidarité et à l’unité d’actions pour le développement intégral de la région. » a-t-il conclu  DC/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 11 Mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1.Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, en sa session du 19 décembre 2025, a pris acte de la communication écrite relative au Plan stratégique de Développement de la Météorologie et son Plan d’actions. Ce plan a pour objectif de positionner la météorologie nationale comme un pilier technologique de la durabilité et de la souveraineté du pays, par la génération d’informations climatiques et météorologiques fiables pour la gestion des risques, la sécurisation des infrastructures critiques et l’optimisation économique des secteurs stratégiques. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. 2.Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Brigade spéciale des Mines. Le secteur minier, qui constitue l’un des piliers essentiels de l’économie nationale, est confronté à des défis majeurs, notamment la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières. Malgré l’existence d’un cadre juridique renforcé et les actions de répression menées depuis 2020, par les départements en charge des Mines et de l’Environnement, les infractions dans le secteur minier persistent et présentent de plus en plus un caractère structuré. Face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences sur la faune, la flore et le bien-être des populations, il est apparu nécessaire de créer une structure spécialisée à compétence nationale, investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression. Les projets de texte, adoptés, créent la Brigade spéciale des Mines avec pour mission d’assurer la Police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière. 3.Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°5113 du Cercle de Koutiala. La parcelle de terrain, d’une superficie de 92 hectares 42 ares 94 centiares, sise à Koumbé, Commune urbaine de Koutiala, Cercle de Koutiala, est destinée à la délocalisation d’une partie de la population du village de Koumbé, victime d’inondations récurrentes. Cette délocalisation permettra d’offrir un meilleur cadre de vie à la population dudit village. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : 1.de la signature du Mémorandum d’adhésion du Mali au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, le 12 février 2026. Dans le cadre de son engagement à lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le Mali à l’instar des autres Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, a décidé du maintien de sa participation et de son adhésion au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que cette adhésion a été formalisée à travers la signature d’un Mémorandum entre le Groupe et le Mali. du démarrage des travaux de l’Evaluation nationale des risques de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux, le Financement du Terrorisme et le Financement de la Prolifération des Armes de destruction massive, prévue le 20 mars 2026. A l’instar de la Communauté internationale, notre pays s’est doté d’un dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce dispositif fait l’objet d’évaluation, dont les conclusions sont consignées dans un rapport mis à jour tous les deux ans ou à une fréquence plus rapprochée lorsque les circonstances le justifient. Pour l’évaluation mutuelle attendue en 2027, il est nécessaire de procéder à une évaluation nationale des risques qui implique nécessairement un engagement politique de haut niveau. 2.Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : de l’organisation d’une tournée de projection du film documentaire intitulé : « Yambo OUOLOGUEM, la blessure », du 26 au 31 mars 2026. Ce film, réalisé par le cinéaste sénégalais Kalidou SY, consacré à l’écrivain malien Yambo OUOLOGUEM, se présente comme une démarche de relecture critique et de réhabilitation d’une figure majeure du patrimoine intellectuel malien. Dans un contexte de refondation et d’affirmation de la souveraineté culturelle du Mali, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation de nos icônes culturelles, de restauration de la vérité historique et de promotion de l’image du pays. A cet effet, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers le Centre national de la Cinématographie du Mali, entend, entre autres : – assurer l’organisation pratique de l’évènement ; – apporter un appui logistique et technique à l’organisation des projections ; – faciliter la mobilisation des acteurs culturels et universitaires. 1.de l’organisation de la 12ème Conférence des ministres de l’Organisation pour le Développement et la Promotion de l’Artisanat africain, à Bamako. Cette 12ème Conférence, qui s’inscrit dans la vision de souveraineté et de développement endogène prônée par les Autorités de la Transition, a pour objectif de mobiliser une large opinion africaine autour du secteur de l’Artisanat et de susciter sa prise en compte dans les

Tominian : Déficit d’enseignants et des heures supplémentaires impayées au Lycée public

Tominian, 11 mars (AMAP)  Le Lycée public de Tominian est confronté, depuis plusieurs années, à un manque d’enseignants et l’accumulation d’heures supplémentaires impayées, a appris l’AMAP, le 7 mars, auprès de l’administration scolaire. Cette situation suscite de nombreuses préoccupations au sein de la communauté éducative. «Le lycée dispose actuellement de 23 enseignants pour assurer plus de 18 matières. Une charge jugée particulièrement lourde pour le personnel enseignant, dont plusieurs assurent plus de 20 heures de cours par semaine», explique M. Bakary Abou Diassana, proviseur de l’établissement. Face à la situation, tout le personnel administratif est contraint d’enseigner, afin de combler les insuffisances et permettre aux élèves de suivre les programmes scolaires. Les heures supplémentaires faites à cet effet restaient impayées depuis 2018, malgré les efforts fournis par les enseignants pour assurer la continuité des cours. Créé en 2011, avec comme 1er proviseur M. Yempegué Coulibaly, le Lycée public de Tominian a présenté sa première promotion au baccalauréat en 2014. Entre 2014 et 2016, l’établissement s’était illustré par d’excellents résultats au niveau national. Aujourd’hui, le lycée public de Tominian (LTom), ne compte plus parmi les établissements les plus performants de l’Académie d’enseignement de San dont il relève. La communauté éducative espère que «des mesures appropriées seront envisagées pour redonner au lycée son niveau de performance d’antan et garantir un meilleur encadrement» pédagogique aux élèves. ST/CMT (AMAP)

Kangaba : Reprise des travaux de construction du tronçon reliant la RN 24 à la R N5, à Kaniogo

Kangaba, 11 mars (AMAP) Après une période d’arrêt liée à la crise du carburant, les travaux de construction du tronçon (long de 43 km), reliant la Route nationale (RN) 24 à la RN 5 ont repris mardi 10 mars par la construction des ouvrages, a constaté l’AMAP. Le préfet du Cercle de Kangaba,  Abou Dao, a participé au lancement des activités. Ces ouvrages concernent deux ponts dont un grand pont de 25 mètres et un second de 7 mètres. Les travaux de terrassement et de dégagement étant réalisés à plus de 90%. Les travaux coûteront au fonds villageois de Salamalé plus de 300 millions Fcfa. Les 43 km de routes relient Salamalé à tous ces hameaux jusqu’à Kouremalé à la frontière guinéenne. En effet, Salamalé est un village de la Commune rurale de Kaniogo. C’est une zone d’orpaillage par excellence. Au niveau des placers, le village reçoit des taxes prélevées sur les orpailleurs. Ce sont ces fonds qui permettent au village de financer des travaux de développement notamment l’éducation, la santé et les infrastructures. Le Chef de l’exécutif local a apporté les salutations des autorités du pays car ces travaux s’inscrivent, selon lui, en droite ligne de leurs aspirations. Avant de se réjouir de la présence du chef de la subdivision des routes qui suit les travaux. Le préfet de Cercle a saisi l’occasion pour inviter les autres communes et villages à emboiter le pas aux populations de Salamalé pour participer au développement local, régional et national.  SD/CMT (AMAP)

Tenenkou : Des hommes armés non identifiés ferment les écoles à Dia

Tenenkou, 11 mars (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont fermé mardi, les écoles de la localité de Dia dans le Cercle de Tenenkou (Centre du pays). La localité de Dia, chef lieu de la Commune rurale de Diaka, est située à une dizaine de kilomètres au Sud-Ouest de la ville de Tenenkou. Selon nos informations, confirmées par plusieurs sources sur place, des individus armés se sont présentés au cours de la journée du mardi 10 mars au niveau de l’Ecole Almamy Koureïchi, premier cycle de Dia. Ils ont sommé les enseignants d’arrêter de dispenser les cours et de fermer toutes les classes, avant de disparaitre dans la nature. Aucun incident n’est à déplorer. Cette situation arrive alors que les épreuves du 2ème trimestre 2025-2026 devaient débuter ce mercredi 11 mars au niveau du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Tenenkou. Pour rappel, depuis le mois de décembre 2018, un enseignant de l’école Almamy Koureïchi 2è cycle, a été enlevé sur l’axe Tenenkou.- Mopti. Dès lors aucune nouvelle le concernant.  (AMAP)

Iran : les Gardiens de la révolution menacent des centres économiques liés aux États-Unis et à Israël

Bamako, 11 mars (AMAP) Les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé mercredi de viser des « centres économiques et des banques » liés aux États-Unis et à Israël dans la région, affirmant répondre à ce qu’ils qualifient d’attaque contre une banque en Iran, alors que le conflit en cours est entré dans son douzième jour, rapporte le média qatari Al Jazeera. Dans une déclaration, un porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya, une entité décrite par les Nations unies comme appartenant au Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), a indiqué que « l’ennemi nous a laissé les mains libres pour cibler les centres économiques et les banques appartenant aux États-Unis et au régime sioniste dans la région ». La même source a averti que « les populations de la région ne doivent pas se trouver dans un rayon d’un kilomètre des banques », ajoutant que « les Américains doivent attendre notre contre-mesure et notre réponse douloureuse ». Ces menaces interviennent alors que les contre-attaques iraniennes se poursuivent et que des explosions ont été signalées à Téhéran. Selon les autorités iraniennes, les forces américaines et israéliennes ont bombardé près de 10 000 sites civils dans le pays et tué plus de 1 300 civils depuis le début de la guerre le 28 février. Par ailleurs, Israël affirme chercher à détruire le Hezbollah et ses capacités opérationnelles. Selon les informations disponibles, les opérations militaires ont fait au moins 570 morts et déplacé environ 780 000 personnes au Liban. OS/KM (AMAP)

Bourem et Bamba : 3 tonnes de riz offertes aux populations dans le cadre de «Sounkalo solidarité»

Bourem, 11 Mars (AMAP) Les Cercles de Bourem et Bamba ont reçu, mardi, trois tonnes de riz à raison de 1,5 tonne par circonscription dans le cadre de l’opération «Sounkalo solidarité»,  initiée par les autorités du pays pour soutenir les ménages nécessiteux en ce mois béni de Ramadan, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée à l’antenne de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) à Bourem, sis au quartier Plateau sous la présidence du préfet de Bourem, Kassoum Sanogo, en présence des Sous-préfets de Temere et de Taboye, de la 2è adjointe au maire de la Commune urbaine de Bourem, de certains chefs de services techniques déconcentrés de l’État, des leaders religieux, des femmes et des jeunes. Dans son intervention, le préfet du Cercle de Bourem, Kassoum Sanogo a rappelé que cette action humanitaire impactera positivement les bénéficiaires. Enfin, le Chef de l’exécutif local à inviter les uns et les autres de prier pour le pays. La part du Cercle de Bamba a été remise au Sous-préfet de Temera. Concernant le Cercle de Bourem, une commission locale a été mise en place par le préfet de Cercle, qui a décidé de remettre une tonne de riz au Haut Conseil Islamique de Bourem qui se chargera du partage entre les ménages démunis. 500 kilogrammes a été remis au maire de la Commune rurale de Taboye pour le même exercice. TMT/CMT (AMAP)

Sikasso : Les grottes de Missirikoro, entre légende, mystères et assouvissement de souhaits

Intérieur des grottes Sikasso, 11 mars (AMAP) Le Mali est l’un des pays au monde disposant d’un patrimoine culturel impressionnant et diversifié depuis des temps immémoriaux. En cette année de la culture et de l’éducation décrétée par le président de la Transition, la rédaction de l’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé de faire des reportages vivants sur nos sites. Après Saneye à Gao, aujourd’hui notre regard porte sur les Grottes de Missirikoro à Sikasso, un lieu emblématique, une légende, des mystères et assouvissements de souhaits. Les grottes de Missirikoro, rocher imposant d’environ 80 mètres de hauteur, constituent l’un des importants sites historiques et culturels de la région de Sikasso. Situé dans la commune rurale de Missirikoro, ce site est fréquenté, de nos jours, par de nombreux Maliens et des ressortissants des pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et les touristes européens. Les grottes de Missirikoro constituent un trésor culturel inestimable où cohabitent plusieurs croyances notamment les animistes et les musulmans. Elles sont constituées de plusieurs blocs entreposés les uns à côté des autres et situées à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Sikasso. La légende Dans le passé, les rois de Sikasso n’entreprenaient jamais une expédition guerrière sans consulter, au préalable, les génies de ces grottes. Unanimement, tout le monde était d’accord que les grottes abritaient des génies. A l’intérieur de ces grottes, il y’a une partie à droite qui est considérée comme la mosquée. C’est là que les marabouts organisent les retraits spirituels ou « Kaloua ». Ils y séjournent pendant des mois ou des quarantaines de jours selon leurs besoins. Encore en profondeur se trouvent des traces de serpents (pythons) qui habitaient le lieu dans le passé. Ces pythons sortaient très rarement. C’était vraiment les chanceux qui avaient l’opportunité de rencontrer ces serpents mystiques. C’est là également que les génies offraient de la nourriture aux visiteurs. Le totem serait de ne pas chercher à connaître celui qui a déposé ou ramassé les tasses après le repas. Toujours à l’intérieur, il y’a également des traces de pas humains qui se trouvent sur les grottes. Elles sont supposées être le signe du passage des premiers présentateurs des grottes de Missirikoro. En bas de la Mosquée des musulmans se trouve le lieu de culte des animistes. Un peu plus haut de là, existe un vestibule qui servait de réfectoire pour les populations en temps de guerre. Il y a, enfin, le sommet des grottes qu’on ne peut atteindre que par échelles superposées. Au-dessus de la grotte, le visiteur a une vue panoramique de la ville de Sikasso et des villages qui l’entourent. Aspect mystique                                                                        Vestibule  Aux dires du directeur régional de la culture de Sikasso, Souleymane   Sanogo, peu importe la façon par laquelle le site a été formé, il faut reconnaître que c’est un lieu mystérieux. « Quand vous entrez dans ces grottes, on voit plusieurs compartiments… Arrivez à un certain niveau, quand vous regardez en haut, là où le soleil pénètre vous allez apercevoir la carte géographique de l’Afrique. Mais ce n’est pas ce que vous verrez étant à l’extérieur et au sommet des grottes (80m) ». Par ailleurs, les habitants du village de Missirikoro font le guide pour les touristes. Ils les aident à visiter le site gratuitement et de façon volontaire. Le lieu reçoit beaucoup de visiteurs notamment des délégations des pays frontaliers comme le Burkina Faso, des journalistes Maliens, le groupe city tour 2025, entre autres. Sur le plan national, c’est un espace de rencontre de toutes les confessions religieuses et de toutes les ethnies du Mali. « Des mariages et des amitiés sont celés grâce à l’existence de ce site mystérieux. Aussi, il y’a des opportunités d’emploi qui sont créées à travers ce lieu et même, des conflits sont anéantis là-bas. Réalisation des vœux. Depuis la nuit des temps, ces grottes de Missirikoro sont toujours envahies. 12mois/12 et 24h/24 les lieux de culte des grottes de Missirikoro ne désemplissent pas. Les touristes viennent de partout. D’autres viennent pour des actes d’adoration. Parmi ces derniers, beaucoup confirment que leurs vœux ont été exaucés. Ainsi, ils retournent pour honorer leur promesse envers les génies ou les marabouts des mystérieuses grottes. Également, à l’approche des examens, de nombreux candidats consultent le site. S’y ajoutent les jeunes chômeurs qui sont à la quête d’emploi, les femmes en quête d’époux, celles qui sont à la recherche d’enfant etc. « Au moment des élections, l’endroit ne désemplit pas », nous a-t-on dit. Certains vont du côté de la Mosquée et d’autres vers les animistes ou plusieurs peaux d’animaux immolés sont en putréfaction. Là, les animaux sont immolés et consommés sur place. Sauvegarde, protection et valorisation des grottes de Missirikoro Les grottes de Missirikoro, demeurent un trésor culturel et touristique à protéger et sauvegarder, tant sa renommée dépasse nos frontières. Sa sauvegarde, protection et valorisation incombe à tout le monde car ce site touristique incarne la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Partie des animistes Selon le directeur régional de la culture Souleymane Sanogo, beaucoup de sites touristiques de la région doivent être inscrits au patrimoine culturel, compte tenu de leur valeur. Pour le cas des grottes de Missirikoro, les habitants du village (autorités de la commune rurale de Missirikoro, légitimités ainsi que les autochtones) valorisent déjà le site. Le ministère de la culture, à travers sa direction régionale, est en train d’œuvrer indirectement pour préserver et sauvegarder ce site. Le travail d’inventaire des grottes a déjà été réalisé par la direction régionale de la culture. Pour l’heure, elle est à pied d’œuvre pour proposer l’inscription du site au niveau du patrimoine national. Le directeur régional de la culture appelle, d’une part, les autorités régionales à la sauvegarde et à la protection du site pour que les générations futures puissent bien en profiter dans l’avenir et,