Actualité : L’Union africaine salue l’adoption par l’ONU d’une résolution reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme crime contre l’humanité

Bamako, 26 mars (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution A/80/L.48, présentée par la République du Ghana, qui reconnaît la traite transatlantique des esclaves comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité, a appris l’AMAP de source onusienne. Dans une déclaration, la présidente de l’UA, a félicité Son Excellence le président de la République du Ghana pour son leadership dans cette initiative, qui reflète l’appel de longue date de l’Afrique en faveur d’une pleine reconnaissance de la traite négrière et de ses conséquences durables. « Cette décision historique marque une étape importante vers la vérité, la justice et la guérison, et renforce le besoin urgent de s’attaquer à l’héritage persistant de l’esclavage », a déclaré la présidente. Le président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a réitéré l’appel de l’Union africaine à une reconnaissance complète des impacts historiques et contemporains de l’esclavage, y compris la poursuite d’une justice réparatrice, conformément à l’Agenda 2063 et aux décisions pertinentes de l’Assemblée. L’Union africaine reste déterminée à collaborer avec les Nations Unies, les États membres et ses partenaires pour faire progresser la justice historique et veiller à ce que de tels crimes ne soient ni oubliés ni répétés. Cette résolution, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, répond à un engagement de longue date de l’Afrique pour une reconnaissance internationale des atrocités liées à la traite transatlantique et à leurs effets persistants. OS/KM (AMAP)
Guinée : Décès en détention du Commandant Aboubacar Diakité, dit “Toumba”

Bamako, 25 mars (AMAP) Le Commandant Aboubacar Diakité, dit “Toumba”, condamné et incarcéré à la Maison d’arrêt de Coyah, est décédé mercredi à l’Hôpital militaire du Camp Samory Touré des suites d’une hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée. Selon un communiqué de la Direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion (DNAPR), le détenu exécutait sa peine dans le respect des lois et règlements régissant l’exécution des décisions de justice en République de Guinée. Un rapport médical établi le 4 mars 2026 par les professeurs Houssein Fofana (chirurgien) et Elhadj Yaya Baldé (cardiologue) du Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, en présence du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Coyah et de son avocat Me Lancinet Sylla, avait déjà signalé une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Dans la nuit du 23 mars 2026, à la suite d’un malaise survenu en milieu carcéral, Aboubacar Diakité a été évacué d’urgence vers l’Hôpital militaire du Camp Samory Touré, où il a bénéficié d’une prise en charge spécialisée sous supervision d’une équipe médicale qualifiée. Malgré les soins appropriés, son état s’est détérioré. « C’est dans ce contexte que, le mercredi 25 mars 2026 à 04 heures 35 minutes, le Commandant Aboubacar Diakité, dit “Toumba”, a été déclaré décédé », indique le communiqué, précisant que le diagnostic a été attesté par les médecins traitants. La DNAPR a annoncé qu’un rapport détaillé et circonstancié sera transmis sans délai aux autorités judiciaires compétentes « aux fins d’appréciation et pour toute suite de droit ». Aboubacar Sidiki Diakité, dit “Toumba”, ancien aide de camp de l’ex-chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, purgeait une peine de dix ans de prison prononcée en juillet 2024 pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Il avait été transféré à la prison de Coyah en février 2026. OS/KM (AMAP)
Kangaba: Première rencontre trimestrielle du cadre d’échanges avec les légitimités traditionnelles

Kangaba, 25 mars (AMAP) Conformément aux instructions du ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, la première rencontre trimestrielle du cadre d’échanges avec les légitimités traditionnelles du cercle de Kangaba s’est tenue ce mercredi 25 mars 2026 dans la salle de conférence du cercle sous la présidence du préfet de Cerclr, Abou Dao. Outre les chefs de village, les chefs coutumiers et les chefs religieux, les responsables des associations et organisations de la société civile, des services techniques et des forces de défense et de sécurité ont pris part à la rencontre. Selon le Chef de l’exécutif local, ce cadre, en plus de recueillir les besoins et les attentes des populations, doit être le lieu de discussions et d’informations sur les questions relatives à la cohésion et à la mobilisation sociale, à la prévention des conflits, à l’apaisement du climat social et à la sensibilisation des populations sur les grandes décisions prises par les plus hautes autorités. Avant de recueillir les besoins et attentes des participants, le préfet les a informés sur les grandes décisions prises par les autorités. Parmi celles-ci, le Décret portant règlementation des drones civils et leurs accessoires en République du Mali, le Décret portant approbation de la stratégie nationale de Cyber sécurité du Mali et son plan d’action 2026-2030. I y a également le projet de Décret autorisant le transfert à la société minière de Kobada-SA du permis d’exploitation de la grande mine d’or attribuée à la société African Gold Group Mali – SARL, le projet de Décret portant cession à titre gratuit à la République de Guinée d’une parcelle objet de titre foncier No 399 du cercle de Kangaba, sise à Tomodo-Koumacara, commune de Benkadi. Enfin, il y a le projet d’ordonnance portant statut général des fonctionnaires et les projets de textes relatifs à la création, l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la brigade spatiale des mines. Les participants ont exprimé des besoins et attentes dont la lutte contre le phénomène de la drogue et les débits de boisson qui pullulent dans les sites d’orpaillage et les villages environnants. Ils ont demandé à l’Etat de prendre des mesures draconiennes contre ces fléaux qui assombrissent l’avenir de la jeunesse. Signalons que par Décret No 2022-0128/PT-RM du 04 mars 2022 du Président de la Transition, chef de l’Etat, il a été institué en République du Mali, une journée nationale des Légitimités traditionnelles. Cette journée vise à valoriser les fonctions des Légitimités traditionnelles et à raffermir leur ancrage dans la société. SD/ KM (AMAP)
Actualité : Le président ghanéen Mahama appelle l’ONU à reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité et à soutenir la justice réparatrice

Bamako, 25 mars (AMAP) –S’exprimant à l’Organisation des Nations Unies, le président John Dramani Mahama a insisté sur la nécessité d’une reconnaissance historique claire des atrocités de l’esclavage, présentée comme un système de déshumanisation fondé sur une hiérarchie raciale injustifiée, a appris l’AMAP de source diplomatique. Dans un discours à forte portée symbolique, le Chef de l’État ghanéen a rappelé que la traite transatlantique reposait sur la négation de l’humanité des Africains, réduits à des objets et soumis à des violences extrêmes lors des traversées océaniques, dans les plantations et à travers des mécanismes juridiques et économiques qui ont perpétué ce système pendant des siècles. « Reconnaître ces crimes est une étape indispensable vers la guérison collective et la justice réparatrice », a déclaré le président Mahama, s’exprimant au nom du Ghana et en solidarité avec l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora africaine. Il a plaidé pour une mémoire assumée et une lutte contre l’oubli, dénonçant les représentations historiques qui minimisent ou déforment encore la réalité de l’esclavage. Le président a également mis en garde contre les tentatives contemporaines d’effacement ou de réécriture de cette histoire, notamment dans certains contenus éducatifs, et appelé à une vigilance accrue face aux discours qui banalisent ces faits. Une résolution actuellement en discussion à l’ONU vise à qualifier la traite des Africains et l’esclavage racialisé comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité. John Dramani Mahama a exhorté les États membres à l’adopter, soulignant que cette reconnaissance est essentielle pour bâtir un avenir fondé sur l’égalité, la dignité humaine et la vérité. OS/KM (AMAP)
Macina : Rencontre entre autorités et acteurs, sur l’augmentation du prix de la viande

Macina, 25 mars (AMAP) Une rencontre a réuni lundi à Macina, le maire de la commune, Mourzouk Yattara et les acteurs impliqués dans la filière viande fraîche, a constaté l’AMAP.. Parmi ces acteurs, figurent les responsables des services techniques impliqués ,le président de la coopérative des éleveurs, les bouchers, les faîtières de la société civile et la presse. Le seul point à l’ordre du jour était l’augmentation du prix de la viande fraîche à Macina, ces derniers jours. Dans un cercle à vocation Agro pastorale où le cheptel était abondant, la viande coûtait moins cher, ces derniers temps, le prix de la viande a connu une augmentation, provoquant un mécontentement dans la ville. Les bouchers justifient l’augmentation par la rareté du bétail et l’insécurité qui persistent, et les consommateurs trouvent une augmentation unilatérale sans tenir compte de la bourse des populations vulnérables Après concertation discussions, un consensus est trouvé, désormais le kilogramme de viande fraiche avec os sera vendu à 3250t et celui sans os à 3750f. Le maire avant de lever la séance a remercié et félicité les participants pour l’esprit de consensus qui a prévalu. DG/KM (AMAP)
Chambre criminelle spécialisée : le verdict du Procès des affaires dites Paramount-Embraer, est attendu ce vendredi

Bamako, le 25 mars (AMAP) Le procès des affaires dites Paramount-Embraer tire vers sa fin. Au cours de l’audience de ce mercredi 25 mars, ces affaires en cours de jugement devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier ont été mises en délibéré pour ce vendredi 27 mars où le verdict est attendu. L’audience qui y est consacrée aura lieu à 10h. Démarré depuis le 22 décembre 2025, ça sera donc l’épilogue d’un procès qui a duré environ 3 mois. Il concerne 18 personnalités militaires et civiles dont des officiers supérieurs et d’anciens ministres. Les charges retenues contre elles sont, entre autres, faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchissement et infractions assimilées. Selon le ministère public, ces infractions ont été commises dans l’élaboration et l’exécution de deux marchés d’équipements militaires conclus en 2015 entre l’État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer). Il est à rappeler, que dans son réquisitoire, le ministère public a requis la peine de 10 ans de prison contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l’encontre des 5 absents mis en cause. De son côté, les prétentions du Contentieux de l’État s’élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa, soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7,4 milliards pour le contrat Embraer. En plus, la partie civile a réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. Pour ce qui est des accusés, ils clament leur innocence. AC/KM (AMAP)
Santé : « la tuberculose est une maladie sociale à déclaration obligatoire dont la prévention et le traitement sont à la charge de l’État » dixit Dr Mamdou Diop

Bamako, le 25 mars (AMAP) Le traitement de la tuberculose (TB) est à la charge de l’État selon la loi N°98-036 du 18 mai 1998, régissant la lutte contre les épidémies et les vaccinations obligatoires contre certaines maladies. Comment ce mécanisme fonctionne et quelle est la situation actuelle de la disponibilité des médicaments antituberculeux dans notre pays ? Selon le coordinateur adjoint de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH), Dr Mamadou Diop, l’article 17 de la loi susmentionnée stipule que la tuberculose est une maladie sociale à déclaration obligatoire dont la prévention et le traitement sont à la charge de l’État. Il indique que le dispositif de gratuité de la tuberculose est une réalité dans tous les établissements de santé public et certains établissements privés. Cette gratuité concerne également l’examen pour la confirmation de la TB. Par ailleurs, il informe qu’au cours du traitement, certaines analyses ou traitements, en fonction de l’état du malade, n’entrent pas dans le cadre de la gratuité. Dr Mamadou Diop précise qu’à la date d’aujourd’hui, les médicaments antituberculeux sont disponibles sur toute l’étendue du territoire national avec un stock au niveau de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) centrale et ses magasins régionaux, pouvant couvrir entre 6 et 12 mois pour les médicaments les plus utilisés. Il admet que des ruptures liées au retard de la commande, aux insuffisances dans l’estimation des besoins peuvent survenir dans certains établissements de santé. Au nombre des difficultés dans l’approvisionnement des médicaments, le coordinateur adjoint de la CSLS-TBH cite, entre autres, le retard de livraison au niveau international pour des raisons logistiques, l’accessibilité de certaines zones en période hivernale et pour des raisons sécuritaires. Y compris des retards de livraison dans les régions du nord à cause des difficultés de transport terrestre. «En 2025, nous avons connu des tensions sur le stock au niveau national, ayant entrainé des ruptures momentanées par endroits», témoigne-t-il. Parlant de l’accès équitable aux traitements, notre source précise que les activités de traitement sont menées depuis l’agent de santé communautaire jusqu’aux hôpitaux de troisième référence. En outre, Dr Mamadou Diop annonce que le ministère de la Santé et du Développement social, à travers la CSLS-TBH, a élaboré un plan stratégique pour la période 2021-2026 qui est en cours d’évaluation. Une des stratégies de ce Plan est de rapprocher davantage les soins de la tuberculose auprès des populations. En plus, poursuit-il, ce plan privilégie l’approche centrée sur le patient. À la date d’aujourd’hui, le coordinateur adjoint indique que le pays compte 110 établissements disposant des moyens et des ressources humaines pour faire le diagnostic et le traitement de la tuberculose. Au niveau des communautés et des ménages, la CSLS-TBH signale qu’elle collabore avec des organisations de la société civile et des ONG pour la sensibilisation, l’orientation pour un diagnostic précoce et le suivi du traitement. Il faut préciser que le Mali enregistre des cas de tuberculose résistante. Selon Dr Mamadou Diop, notre pays peut s’estimer heureux en la matière. «On n’a jamais dépassé plus de 100 cas de résistances par an. Toutefois, le Mali s’est doté de tous les moyens pour faire face aux cas de résistance», se réjouit-il. Sur le plan du traitement, dit-il, jusqu’en 2017, il n’existait qu’un seul site de traitement de la tuberculose résistante au niveau du CHU de Point G. À la date d’aujourd’hui, il précise que le pays compte 25 centres de prise en charge de la tuberculose résistante. Et d’indiquer que la CSLS-TBH prévoit une extension à 36 sites vers fin 2027. MD/KM (AMAP)
USA : Washington transmet à Téhéran un plan en 15 points pour la résolution du conflit au Proche et Moyen-Orient

Bamako, 25 mars (AMAP) Deux responsables informés de la diplomatie, cité par New York Time, ont indiqué que cette proposition a été transmise via le Pakistan. Elle détaille des mesures concernant le programme nucléaire et balistique iranien ainsi que la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz. Il reste incertain, si l’Iran acceptera cette proposition ou si Israël la soutient, alors que la guerre, entrée dans sa quatrième semaine, se poursuit avec des frappes américano-israéliennes et des ripostes iraniennes. Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, est apparu comme un intermédiaire clé entre Washington et Téhéran. Islamabad a signalé sa disponibilité à accueillir des pourparlers si les deux parties s’entendent, selon des responsables cités par le rapport. Lundi, le président américain Donald Trump a annoncé une pause de cinq jours sur les frappes visant les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions très bonnes et productives » avec Téhéran au cours des deux derniers jours. OS/KM (AMAP)
Basket-ball : Performance de la Malienne, Aminata Sangaré, qui a amené son club Leganés à la victoire en Espagne

Bamako, 24 mars (AMAP) L’internationale malienne, Aminata Brahima Sangaré, a réalisé une performance remarquable dimanche, en menant son club de Leganés à une victoire serrée face à Jairis (73-71), lors de la 25e journée de la Liga Endesa féminine, en Espagne, a appris l’AMAP, de source proche de la FEMABB. La joueuse malienne s’est illustrée avec 19 points, 23 rebonds et 1 passe décisive, confirmant son rôle central dans le dispositif de son équipe. Présente dans tous les compartiments du jeu, Aminata Sangaré a dominé la raquette durant 33 minutes et 27 secondes, contribuant largement au succès de Leganés dans une rencontre très disputée. Cette prestation de haut niveau confirme l’impact croissant de la Malienne sur la scène du basketball féminin international. KD/KM (AMAP)
Basket : La Malienne Sika Koné, sacrée meilleure joueuse pour la troisième fois, avec 52 d’évaluation en Espagne

Bamako, 24 mars (AMAP) L’internationale malienne, Sika Koné, vient de décrocher son troisième titre de MVP (meilleure joueuse) de la semaine, lors de la saison en cours, avec son club de CAB Estepona en Espagne, confirmant sa régularité au plus haut niveau du basketball féminin, a appris l’AMAP de source proche de la Fédération Malienne de Basketball. Avec un total de 52 points d’évaluation, la joueuse malienne signe la meilleure performance de la saison et se hisse à la cinquième meilleure marque de l’histoire de la compétition, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis les 56 points réalisés en 2014. Lors de la même semaine, Sika Koné s’est également illustrée en terminant meilleure marqueuse et deuxième meilleure rebondeuse, derrière sa compatriote Aminata Brahima Sangaré. Cette nouvelle distinction vient confirmer le statut de référence de la Malienne, qui continue de s’imposer comme l’une des figures importantes du basketball féminin. KD/KM(AMAP)

