Mali : Des vents d’harmattan et hausse des températures attendus aujourd’hui

Bamako, 17 avril (AMAP) Le Mali sera marqué, vendredi, par des vents d’harmattan faibles à modérés sur la quasi-totalité du territoire, accompagnés d’une légère hausse des températures et d’une visibilité réduite dans certaines zones, selon le bulletin météorologique officiel. Selon les prévisions de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo), « des vents d’harmattan d’intensité faible à modérée, se renforçant par moments dans toutes les régions y compris le district de Bamako » sont attendus, à l’exception du sud des régions de Bougouni et de Sikasso où souffleront des vents de mousson de faible intensité. La visibilité sera affectée par la présence de poussière en suspension, notamment dans les régions du nord et de l’est où elle sera réduite entre 2 et 5 kilomètres. Elle restera « assez bonne », entre 5 et 8 kilomètres, dans le reste du pays. Les températures enregistreront une légère hausse par rapport à celles observées la veille sur l’ensemble du territoire. À Bamako, le thermomètre devrait atteindre 39°C, tandis que des pics de chaleur sont attendus dans plusieurs localités, notamment 43°C à Kayes, 42°C à Kita et 41°C à Nioro, Nara ou encore Bougouni. Dans les autres villes, les maximales oscilleront entre 34°C à Taoudéni et 40°C à Sikasso, Ségou et Mopti, avec des vents dominants de secteur nord-est variant entre 5 et 20 km/h, selon les zones. OS/ KM(AMAP)

Transport aérien : La compagnie Sky Mali annonce l’ajustement temporaire de ses tarifs

Bamako, 16 avril (AMAP) – La compagnie aérienne Sky Mali a annoncé ce jeudi un ajustement temporaire de ses tarifs, en raison de la hausse du prix du kérosène sur le marché international, a appris l’AMAP. Dans un communiqué rendu publique, la direction générale explique que  »le carburant représente une part importante des coûts d’exploitation, dont l’augmentation impacte directement le secteur aérien ». La compagnie précise que cette mesure est provisoire et que les tarifs habituels seront rétablis dès que les prix du kérosène reviendront à la normale. Sky Mali indique, par ailleurs, supporter une partie des coûts afin de limiter les répercussions pour les usagers, tout en poursuivant sa mission de desserte des régions parfois difficiles d’accès. KD/CMT (AMAP)

Kayes: Inauguration de la Salle de spectacles Massa Makan Diabaté rénovée

Kayes,  16 avril (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré,  a procédé, ce jeudi dans l’après-midi,  à l’inauguration de la Salle de spectacles Massa Makan Diabaté rénovée, couplée à la restitution de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 et au lancement régional des préparatifs de celle de Bougouni 2027, a constaté l’AMAP. La Salle de spectacles Massa Makan Diabaté a été rénovée, sur fonds propres à hauteur de 300 millions de francs Cfa, par le Conseil régional de la Kayes. Le Chef de l’exécutif régional a affiché un sentiment de fierté  à l’occasion de la double cérémonie de l’inauguration de la salle de spectacle Massa Makan Diabaté, après sa rénovation, et la restitution de la participation remarquable de la troupe régionale à la Biennale Artistique et Culturelle «Tombouctou 2025 ». « Cet évènement rime parfaitement avec les objectifs de l’Année 2026-2027, décrétée année de l’Education et de la Culture par le  Président de la Transition,  le Général d’Armée Assimi Goïta», a apprécié le Général de brigade Moussa Soumaré.  Selon lui,  les travaux  de la rénovation ont porté sur la réhabilitation du bâtiment principal, l’aménagement de la cour, ainsi que la réalisation d’un canal de drainage d’eau d’un kilomètre, contribuant ainsi à la durabilité et à la fonctionnalité de l’infrastructure. « Avec une capacité d’accueil de 1000 places, cette salle rénovée constitue désormais un espace moderne et digne pour l’expression artistique et culturelle. L’aménagement de la voie d’accès, prévu dans les prochaines étapes, viendra parachever cet important investissement», s’est-il réjoui. Au-delà de l’infrastructure,  le talent, la discipline et l’engagement de la jeunesse artistique kaysienne ont également été célébrés. Occasion de magnifier  la participation de la troupe régionale de Kayes à la Biennale Artistique et Culturelle « Tombouctou 2025 » qui a été couronnée de succès. Car, elle a brillamment occupé la première place en pièce de théâtre, remporté le prix du meilleur acteur de théâtre, et obtenu une honorable troisième place en solo de chant. «Ces résultats sont le fruit d’un travail rigoureux et d’une préparation méthodique. Les phases locales et régionales de la biennale ont permis d’identifier les talents, de sélectionner les thématiques pertinentes, et de construire une équipe solide», a salué le Gouverneur de la Cité des Rails. Le Président du Conseil régional de Kayes a rappelé que la Salle de spectacle Massa Makan Diabaté, inaugurée en 2008, a abrité les festivités de la Biennale Artistique et Culturelle organisée  dans la ville  à la même année. Bandiougou Diawara soutiendra que cette  réhabilitation s’inscrit dans la stratégie régionale de faire de la culture un levier pour le développement socio-culturel. «Il s’agit pour nous de doter la Région d’infrastructures modernes, fonctionnelles et adaptées aux besoins des populations», a-t-il indiqué. Et d’espérer que ce  joyeux culturel permettra de révéler à la jeunesse de la Cité des valeurs et identités culturelles en faisant d’elle de «Mali-Den Kura », dans un «Mali-Kura ». Aussi, elle offrira aux  artistes et acteurs culturels locaux un espace de révélation de talents, d’échanges culturels et également au  public d’accéder à des prestations culturelles dans un cadre approprié. Faut-il noter que  la cérémonie a été marquée également par la remise d’attestation aux personnalités régionales, de la prestation de la troupe régionale,  de la visite  des locaux, entre autres. OD/KM (AMAP)

Actualité : 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), à Lomé

Bamako, 16 avril (AMAP) Ils sont 250 acteurs de la filière cotonnière africaine à se réunir, depuis mardi à Lomé, dans le cadre de la 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), afin de proposer des solutions pour améliorer les rendements et les revenus des producteurs, rapporte l’agence de presse Savoir News. La rencontre rassemble chercheurs, responsables de sociétés cotonnières, d’organisations de producteurs et des partenaires issus des huit pays membres du programme, ainsi que d’autres acteurs africains et internationaux. À l’ouverture des travaux, le directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo, Martin Drevon, a insisté sur la nécessité d’aboutir à des résultats concrets. « L’objectif ultime demeure l’amélioration durable des rendements et des revenus des producteurs », a-t-il déclaré. Les travaux portent sur le bilan de la campagne 2025-2026, notamment la gestion des ravageurs, la fertilité des sols et l’adaptation aux variations climatiques. Le président du PR-PICA, Tetey Awokou, a rappelé que les infestations de jassides ont causé d’importantes pertes, tout en saluant les solutions apportées par la recherche. Des rencontres sont également prévues pour renforcer les synergies et promouvoir des solutions innovantes au sein de la filière. OS/KM(AMAP)

Kayes : Inauguration d’une école à Dioulafoundou

Bamako, 15 avril 2026 (AMAP) La cérémonie d’inauguration d’une nouvelle école s’est déroulée dimanche à Dioulafoundou, dans la région de Kayes, sous la présidence du Directeur de la Mine de Fekola, Daniel Clark, en présence des autorités éducatives, des leaders communautaires et des populations, a appris l’AMAP de source locale. Construite par la société B2Gold Mali, dans le cadre de ses investissements communautaires en faveur des populations locales, l’infrastructure a été réalisée pour un coût d’environ 44 millions de FCFA. Elle comprend trois salles de classe, un bloc de trois latrines et une clôture de 322 mètres. Elle vise à améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la sécurité des élèves et consolider la place de l’école dans la vie du village. Selon les responsables locaux et les acteurs du secteur éducatif, cette réalisation répond à des besoins en infrastructures scolaires dans une zone marquée par des risques de déscolarisation liés notamment à l’exploitation minière artisanale. Cette réalisation s’inscrit dans une série d’investissements réalisés entre 2023 et 2025 dans la zone de Menankoto Sud, pour un montant global d’environ 170 millions de FCFA, au profit de plusieurs localités dont Manankoto, Tintikabani, Sélou, Gonou et Dioulafoundou. La société B2Gold Mali poursuit par ailleurs des activités d’exploration sur le permis de Menankoto Sud et a engagé des démarches pour l’obtention d’un permis d’exploitation dans le cadre du projet du complexe de Fekola. KD/CMT (AMAP)

L’intelligence artificielle au service de l’apprentissage des enfants au Mali

Crédit photo : UNICEF/UNI922640/Keïta. Légende : Dans le cadre de la septième édition du SEBA, les enfants ont bénéficié d’ateliers pratiques en salle informatique à la Cité des Enfants, où ils ont été initiés à la construction et au montage de robots. Au Mali, de nombreux élèves font face à des classes surchargées et à un manque de manuels scolaires. Pourtant, une nouvelle technologie commence à changer leur façon d’apprendre : l’intelligence artificielle (IA). De plus en plus utilisée par les élèves, elle devient un soutien précieux pour mieux comprendre les cours et réussir à l’école. Pour Abdoulaye, élève, en 11e série Sciences, l’IA est devenue un véritable assistant scolaire : « J’utilise des outils comme ChatGPT, Gemini et DeepSeek pour m’aider en physique, chimie et mathématiques. Je prends une photo de mes exercices, j’explique ce que je n’ai pas compris et l’IA me montre la solution étape par étape », raconte-t-il. Grâce à cette méthode, Abdoulaye progresse à son propre rythme. Il peut revenir sur chaque étape, poser plusieurs questions et mieux consolider ses connaissances, même lorsqu’il étudie seul à la maison. Dans plusieurs localités du Mali, les enseignants doivent encadrer un grand nombre d’élèves avec peu de ressources pédagogiques. Pour Aïcha, élève du fondamental, l’IA est une aide rassurante : « Quand le professeur n’a pas le temps de tout expliquer, je demande à l’IA. Elle m’aide à comprendre sans avoir peur de me tromper », confie-t-elle. Au-delà de l’aide aux devoirs, l’IA favorise la créativité, l’autonomie et la pensée critique. Les élèves peuvent explorer différentes méthodes de résolution, tester leurs idées et apprendre autrement. Cependant, l’IA ne remplace pas les enseignants. Elle agit comme un complément à l’enseignement traditionnel. « Les professeurs sont là pour nous guider, nous encourager et nous expliquer la réalité », souligne Abdoulaye. « L’IA nous aide surtout à mieux comprendre et à pratiquer. » Les enseignants jouent donc un rôle central dans l’orientation, la motivation et le suivi des élèves, tandis que l’IA permet un apprentissage plus personnalisé. Utilisée de manière responsable, l’intelligence artificielle offre un potentiel énorme pour améliorer l’éducation des enfants au Mali. Des outils comme ChatGPT, Gemini ou DeepSeek permettent aux élèves de mieux comprendre leurs leçons, de résoudre des exercices complexes et de développer des compétences essentielles pour le monde de demain. L’IA devient ainsi un allié important pour préparer les jeunes Maliens aux défis du XXIe siècle. Amadou, 11 ans Enfant journaliste – Région de Mopti

Le calvaire des filles vendeuses ambulantes à Bamako : l’histoire bouleversante de Mariam

  Crédit photo : UNICEF/UN0293787/Keïta Légende : Image illustrative d’une fille travaillant sur un site d’orpaillage dans la région de Kayes.   À Bamako, derrière les rues animées et les étals colorés, se cachent des destins brisés. Celui de Mariam*, 13 ans, en est un exemple poignant. Retirée de l’école pour vendre de l’eau et des fruits, elle incarne la réalité de milliers d’enfants privés de leurs droits fondamentaux. Mariam* vit chez sa tante à Magnambougou à Bamako. Depuis l’âge de neuf ans, elle arpente les rues, chargée de bassines d’eau et de paniers de fruits. « Je peux passer deux jours sans manger un repas complet », confie-t-elle, la voix basse. Ses journées sont longues, pénibles, et souvent dangereuses. Dans son témoignage, Mariam raconte les humiliations subies : vols et violences physiques. Elle est aussi exposée aux accidents de la circulation. « Je rentre tard la nuit et avant de dormir, je prépare les produits pour le lendemain », dit-elle. Une routine qui ne laisse aucune place à l’insouciance. Un rêve simple : retourner à l’école Malgré son quotidien éprouvant, Mariam garde une lueur d’espoir : reprendre ses études. « Je veux apprendre, avoir une vie meilleure », murmure-t-elle. Mais comme elle, des milliers d’enfants à Bamako sont contraints de travailler, sacrifiant leur droit à l’éducation, à la protection et à la santé. 📊 Chiffres clés 12,3 % d’enfants travaillent au Mali, selon le rapport de l’EMOP 2023. Ce récit interpelle chacun de nous. Derrière chaque vendeuse ambulante, il y a une histoire, un rêve, une vie en suspens. Investir dans la protection des enfants, c’est investir dans l’avenir du Mali. Maimouna, 12 ans et Ousmane, 13 ans, Enfants Journalistes du district de Bamako. * Noms modifiés pour protéger l’identité des enfants.

Éducation pour tous au Mali : un droit fondamental encore à concrétiser

Crédit photo : UNICEF/UNI688160/Bamba. Légende : Célébration de la Journée Mondiale de l’Enfance 2024 au Centre International de Conférence de Bamako, en présence de l’artiste malienne et championne des droits de l’enfant pour l’UNICEF Mali, Fatoumata Diawara.     L’éducation est un droit fondamental qui devrait être garanti à chaque enfant, où qu’il vive. Au Mali, ce principe est reconnu par la loi. « Si l’éducation était vraiment pour tous, je serais avec ma famille. » Drissa, originaire de la région de Sikasso et élève à l’INAM à Bamako, vit difficilement l’inégalité d’accès à l’éducation : « Si l’éducation était vraiment accessible à tous, je ne passerais pas les vacances loin de ma famille. À Sikasso, il n’y a pas d’école adaptée pour moi. Je suis obligé de rester à Bamako », confie-t-il. Son témoignage met en lumière le manque d’inclusion à l’école dans certaines régions du pays, qui contraint des enfants à s’éloigner de leurs familles pour poursuivre leurs études. « Le Mali a fait des efforts, mais les défis restent énormes. » Pour Mme Bamba Alimata Dao, cheffe de division de l’éducation de base à l’académie de Sikasso, le principe de l’éducation pour tous existe bel et bien : « Depuis l’indépendance, le Mali dispose de lois, y compris dans sa Constitution, qui garantissent le droit à l’éducation gratuite pour tous les enfants, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Le pays a aussi signé des conventions internationales, comme la convention relative aux droits de l’enfant. » Cependant, elle reconnaît que de nombreux obstacles subsistent, notamment pour les enfants ayant des besoins spécifiques : « Les écoles spécialisées sont insuffisantes et ne couvrent pas tous les besoins. Les infrastructures scolaires ne sont pas toujours adaptées et les enseignants manquent souvent de formation en matière d’inclusion. » Selon elle, l’État malien s’efforce de promouvoir une éducation inclusive, mais les efforts doivent être intensifiés, en particulier dans les zones rurales. Des actions concrètes restent nécessaires pour garantir une éducation réellement inclusive. Pour rendre l’éducation accessible à tous les enfants du Mali, plusieurs actions sont essentielles. Celles-ci vont de la sensibilisation partenariats avec les acteurs locaux en passant par la formation des enseignants à la prise en charge des enfants à besoins spécifiques, a l’adaptation des infrastructures scolaires, au soutien des familles démunies et a l’intégration des langues nationales dans l’enseignement.  Garantir l’éducation pour tous aujourd’hui, c’est construire un avenir meilleur pour le pays demain.   Mamadou, 14 ans et Fata, 16 ans Enfants journalistes – District de Bamako

L’école fermée, l’avenir en suspens : récits d’enfants en zone de conflit

 Crédit photo : UNICEF/UNI430630/N’Daou Légende : Le Directeur Exécutif Adjoint de l’UNICEF, Ted Chaiban (chemise bleue), ici lors d’une visite d’un espace d’apprentissage temporaire aménagé par l’UNICEF avec le soutien de la République d’Allemagne en Aout 2023.   Dans la région de Gao, plusieurs écoles restent non fonctionnelles à cause de la crise sécuritaire et humanitaire. De nombreux enfants ne vont plus à l’école.  Depuis plus d’une décennie, notre pays connaît un conflit armé. Cette situation a affecté tous les secteurs socio-économiques et culturels. Ainsi, plusieurs familles ont été contraintes de quitter leur localité. Avec ce conflit les écoles sont non fonctionnelles. Cette situation touche plus particulièrement les enfants car elle les empêche de regagner les classes et cela peut entrainer leur déscolarisation. Gao est l’une des capitales régionales confrontée à cette situation qui a fait en sorte que beaucoup d’enfants sont déscolarisés. 12% soit 109 écoles sont fermées privant 333000 enfants de leur droit à l’éducation, selon le rapport d cluster de l’éducation de novembre 2025. Quand les enfants ne vont pas à l’école, cela peut les exposer à d’autres risques tels que le mariage précoce, l’exode rural ou l’engagement dans la délinquance. Ils peuvent être utilisés par des adultes de façons malintentionnées. À Gao, les autorités régionales, l’UNICEF et les partenaires travaillent ensemble pour que les enfants aient une bonne école où ils se sentent en sécurité. Un exemple est le programme Programme de Résilience Pluriannuel MYRP, dont la phase deux a été lancée le 15 mai 2025 grâce au soutien d’Education Cannot Wait. Ce programme couvre la région de Gao où il aide 717 écoles et touche plus de 55 000 enfants, dont 28 160 filles et 23 637 enfants vulnérables (PDI, réfugiés, en situation de handicap). Les actions aident les enfants à être en sécurité, à avoir de l’eau propre, une bonne hygiène et à mieux apprendre. Dans 178 écoles où les cours avaient été arrêtés, les Comités de Gestion Scolaire ont été renforcés et ont été renforcés et dotés de plans d’action pour rouvrir les écoles et faire revenir les élèves et les enseignants. L’UNICEF a aussi construit ou réparé des classes : 26 salles, 27 espaces temporaires et 7 centres pour les plus petits, pour que plus d’enfants puissent retourner en classe. Grâce à l’aide donnée aux familles, via des transferts monétaires, aux repas à l’école et aux stratégies de scolarisation accélérée, 44 550 enfants qui n’allaient plus à l’école ont pu y retourner. Et 351 adolescents apprennent maintenant un métier et reçoivent du matériel et un petit soutien pour commencer. Pour aider les enfants à mieux apprendre, 433 enseignants et animateurs ont été formés et ont reçu du matériel. Aussi 31 002 enfants ont eu des kits scolaires et des cours de soutien qui les aident à mieux comprendre leurs leçons. Assetou, 15 ans,  Enfant journaliste – Région de Gao

Kangaba : Les travaux préliminaires de la réfection septennale du Kamablon ont débuté samedi

Kangaba, 13 avril (AMAP) Les travaux préliminaires de la réfection septennale de la case sacrée de Kangaba (Kamablon) ont débuté samedi, avec la mobilisation de centaines de jeunes pour des travaux d’intérêt public, première étape de cette cérémonie traditionnelle organisée tous les sept ans, a constaté l’AMAP. Cette phase consiste en la participation des adolescents âgés de 13 à 17 ans à des travaux communautaires, avant les travaux de réfection proprement dits. Après concertation, les sages de Kangaba ont confié aux jeunes le curage du canal longeant la route goudronnée traversant la ville. Encadrés par leurs aînés, ces jeunes, venus de Kangaba et des localités environnantes, exécutent ces travaux dans le cadre d’un rite marquant leur passage à une nouvelle étape de leur vie. Le préfet du cercle, Abou Dao, s’est dit satisfait du démarrage des activités et a instruit les Forces de défense et de sécurité d’appuyer les jeunes. «La cérémonie de réfection septennale de la case sacrée de Kangaba est une tradition qui se situe en droite ligne des aspirations du Président de la Transition qui a fait des années 2025-2026 années de l’éducation et de la culture», a-t-il déclaré. Les jeunes participants ont, pour leur part, pris l’engagement de mener les travaux à terme dans les délais. «C’est l’union qui fait la force», ont-ils affirmé, promettant d’accomplir leur tâche «dans un bref délai pour passer à autres choses et être baptisé dans l’honneur et la dignité». Le Chef de l’exécutif local, accompagné d’une délégation, s’est également rendu chez le chef de village pour apporter la contribution des autorités administratives et sécuritaires à cette cérémonie. Les autorités traditionnelles ont salué l’initiative, estimant qu’«assister à une cérémonie de réfection septennale du Kamablon est une chance qui n’est pas donnée à n’importe qui», tout en formulant des bénédictions pour «un Mali apaisé, prospère, solidaire et enraciné dans la tradition». SD/CMT (AMAP)