Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)

Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, ⁠faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)

Diéma : Une campagne agricole prometteuse !

Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné !  D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)

Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)

Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP)   Ccom/M. Mines

Kayes : 10 millions de Fcfa offerts aux femmes entrepreneures à l’occasion de la Journée panafricaine de la femme

Kayes, 05 août (AMAP) À l’occasion de la Journée panafricaine de la femme, célébrée vendredi dernier à Kayes, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a remis, au nom du président de la Transition et du Premier ministre, une enveloppe de 10 millions de Fcfa à dix associations et groupements de femmes de la région. « Ce geste traduit la volonté des plus hautes autorités de soutenir et de valoriser l’engagement et le courage de ces braves femmes », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie. Chaque groupement bénéficiaire a reçu une enveloppe symbolique d’un million de francs cfa. Les associations soutenues viennent des localités de Kayes, Tafacirga, Sobokou, Sony, Médine, Sabouciré et Lontou. Mme Oumou Sall Seck a rappelé que la problématique de l’emploi, en particulier celle de l’insertion des jeunes et des femmes, demeure un enjeu majeur pour le Mali. Elle a souligné que le gouvernement a lancé plusieurs réformes et programmes pour promouvoir l’emploi, développer les compétences et encourager l’initiative privée. La porte-parole des associations bénéficiaires, Mme Afsétou Traoré, a salué cette aide tout en exprimant les besoins persistants du terrain. « Nous avons un centre de formation. On a besoin d’équipements et de machines pour renforcer les compétences dans la transformation et la sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué. À Sobokou, où les femmes disposent d’un périmètre maraîcher de 4 hectares, un seul est actuellement aménagé. Le chef de village, Thierno Saounera, a plaidé pour l’appui de l’État afin de réaliser un projet de centrale solaire d’un coût estimé à 410 millions de FCFA. La délégation ministérielle s’est également rendue à Médine pour procéder à des remises symboliques et rencontrer les légitimités traditionnelles. « Il n’y a pas de sot métier et l’État doit aider les gens à voler de leurs propres ailes », a déclaré Mme Coulibaly Cissé Touré, l’une des bénéficiaires. En marge de la célébration, le maire de la Commune de Liberté Dembaya, Djibril N’Diaye, a attiré l’attention du ministère sur le rôle des partenaires privés, notamment la société Albatros et la Centrale éolienne, qui participent activement à la lutte contre le chômage dans la commune en employant de nombreux jeunes. BMS/OS/MD (AMAP)  

Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025

Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)

Région de Sikasso : Le couvre-feu prorogé jusqu’au 03 septembre 2025 (Officiel)

Bamako, 04 août (AMAP) Le gouverneur de Sikasso (Sud) a prorogé le couvre-feu dans la Région, pour une période de trente jours, à partir de ce mardi 05 août, selon une source officielle Dans un communiqué, rendu public, lundi 04 août, le chef de l’Exécutif régionale annonce que  « le couvre-feu a été prorogé pour une période de trente (30) jours pour compter du 05 août au 03 septembre 2025, sur toute l’étendue de la Région de Sikasso, de 00 heure à 05 heures du matin. » Le texte précise que la décision intervient « en raison du contexte sécuritaire et dans le souci de préserver l’ordre public, la quiétude des citoyens ainsi que la sécurité des personnes et des biens.} « Durant cette période, tout déplacement non autorisé est formellement interdit entre 00 heure et 05 heures du matin », poursuit-il. « Des mesures de contrôle seront mises en place par les forces de défense et de sécurité pour veiller au strict respect de cette disposition. Des autorisations spéciales pourront être délivrées, au cas par cas, pour les services essentiels et les situations d’urgence dûment justifiées», a indiqué le gouverneur dans son communiqué. Le gouverneur « appelle au civisme, à la compréhension et à la collaboration de toutes et de tous pour le respect strict de cette mesure, dans l’intérêt de la sécurité collective». MMD/MD (AMAP)

Clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction

Bamako, 3 août (AMAP) Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a procédé, dimanche, à la clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Imrane Abdoulaye Touré avait à ses côtés ses homologues du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, et du Niger, le colonel Abdoul Kadri Amadou, dont les pays sont invités d’honneur. A l’issue de quatre de travaux, les participants ont fait une déclaration lue par l’architecte Badara Diarra et qui sera officiellement remis « à qui de droit dans les jours qui suivent. » Selon le ministre Imrane Abdoulaye Touré, « pendant quatre jours intenses et riches, ce Salon a démontré, avec éclat, que l’architecture est bien plus qu’une affaire de bâtisseur : elle est une œuvre d’identité, de dignité et de solidarité. » « Le SAMAC 2025 a accueilli une constellation de savoirs et de visions venues de divers horizons : il s’agit des présidents des Ordres d’architectes et d’architectes agréés venus du Sénégal, de Singapour, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et d’autres pays partenaires qui ont enrichi les échanges ». Le ministre malien en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat a ajouté que des exposants venus des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), représentants de services publics et du secteur privé, « ont animé des stands d’exposition attractifs et pédagogiques, tout au long de ces quatre jours. » Il a rappelé que le thème de cette édition « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali » s’est transformé en une déclaration d’engagement collectif pour bâtir avec conscience et identité, construire en harmonie avec notre climat, innover « sans renier nos racines et pour faire de l’architecture une réponse aux vulnérabilités de notre temps. » Pour sa part, la présidente du SAMAC. Mariam Keita, a évoqué qu’à travers se salon « nous avons souhaité réaffirmer avec force le rôle stratégique de l’architecte dans la conduite de la croissance nationale ». A ce propos, elle a fait noter que cela suppose plusieurs chantiers : « renforcer le cadre réglementaire de la profession pour protéger le titre d’architecte, valoriser la commande publique de qualité et veiller à la conformité des pratiques » Il s’agit, aussi, d’« intégrer systématiquement les architectes dans les grands projets d’infrastructure et les politiques de planification urbaine, revaloriser la place des concours d’architecture, garants de transparence, d’innovation et de mérite » ,entre autres, a souligné Mme Keita. Elle a ajouté : « Le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, encore plus forte, plus engagée en intégrant les recommandations issues de cette première édition. » Des remises de cadeaux aux délégations des pays participants ont été les temps forts de la cérémonie. ST/MD (AMAP)

SBC/PAFEEM : Un projet ambitieux pour promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE)

Bamako, 4 août (AMAP) Depuis novembre 2024, le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD Canada), en partenariat avec l’UNICEF, multiplie les activités de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE).. C’est dans le cadre de la composante 3 du Projet de promotion des pratiques familiales essentielles (PAFEEM) et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions au Centre et au Nord du Mali ». Financé par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali et mis en œuvre par l’UNICEF, le Projet SBC découle de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement à travers l’entrepreneuriat et l’emploi au Mali (PAFEEM). Il est focalisé sur la promotion des pratiques familiales essentielles (PFE) » en vue d’un changement social et comportemental des populations. Il couvre les régions du centre et du nord du Mali, notamment Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudéni, Gao et Kidal. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du plan de communication sociale (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE) et mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons ; de définir un label « communautés favorables aux PFE » basé sur des critères consensuels définis avec la communauté et faire le suivi pour amener les communautés vers ce statut. Ainsi, depuis le lancement, les activités de promotion des PFE se multiplient dans les 21 communes couvertes par le projet SBC dans les régions du nord et du centre, sous la houlette des autorités régionales, locales et communales. L’atelier d’informations et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune pour la promotion des Pratiques familiales essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, qui s’est tenu, dans les chefs-lieux de région, a servi de cadre pour le lancement du Projet SBC dans les différentes régions. Aussi, des missions de prise de contact avec les Mamans Yelen, en charge d’informer les communautés sur les PFE, ont permis de mettre en place des Groupes WhatsApp des jeunes et des comités de suivi des activités des Mamans Yelen. Les jeunes sont chargés de relayer les informations véhiculées par les Mamans Yelen sur leur propre plateforme, mais aussi sur d’autres plateformes afin de sensibiliser les jeunes en particulier et la communauté de façon générale à adopter les pratiques familiales essentielles. Toujours dans la promotion des PFE, CIAUD Canada a tenu plusieurs tables avec des radios partenaires sur des thèmes spécifiques comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains au savon, la lutte contre le paludisme, la vaccination des enfants, l’enregistrement des naissances, les espacements des naissances… Dans cette campagne de sensibilisation et au-delà des Mamans Yelen, d’autres acteurs ont été mis à contribution, notamment les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et coutumiers, le Recotrade, les conseils communaux des jeunes, les collectivités territoriales, la CAFO et les services techniques. Les localités concernées ont vibré au rythme des caravanes de sensibilisation et des émissions publiques en partenariat avec l’ORTM. Aussi, en plus des spots de sensibilisation diffusés sur les radios de proximité et l’ORTM, en différentes langues nationales, une campagne d’affichage de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE), en partenariat avec l’AMAP, est en cours dans les régions du nord (Tombouctou, Gao, Kidal) et du centre (Mopti, Bandiagara et Douentza). Cette campagne médiatique de promotion des PFE et la sensibilisation des Mamans Yelen devraient aboutir à l’autre objectif du projet, notamment la définition du label « Communautés favorables aux PFE ». KM (AMAP)  

Kayes : Lancement de formations et remise de kits pour l’entrepreneuriat des jeunes et femmes

Kayes, 4 août (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, du 30 juillet au 3 août 2025, plusieurs initiatives de formation et de remise d’équipements à Kayes (Ouest) pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « Ces actions traduisent l’engagement de l’État à offrir des opportunités concrètes d’emploi et d’autonomie économique », a déclaré la ministre lors de son séjour. Dès le 30 juillet, Mme Sall Seck a débuté son séjour par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses, suivies d’échanges avec les responsables des services relevant de son département. Le 31 juillet, à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), elle a présidé le lancement d’une formation en entrepreneuriat pour 500 jeunes, visant à développer une culture de l’initiative privée. À l’Atelier école de Diyala, dans la Commune rurale de Liberté Dembaya, la ministre a remis des attestations et des kits d’insertion à 293 jeunes formés en énergies renouvelables, agroforesterie et fabrication de foyers améliorés, dans le cadre du projet Taama, financé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au total, 360 jeunes de Kayes, parmi les 610 formés à l’échelle nationale, bénéficieront de kits d’une valeur de plus de 102 millions de Fcfa. Mme Sall Seck a, également, posé la première pierre du dortoir de l’Atelier école. Dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026, le ministère prévoit de placer 1 700 jeunes déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage et de former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs. Un symposium national sur l’emploi et un système intégré de gestion de la formation professionnelle sont également en préparation. « Ces initiatives visent à lutter contre la migration irrégulière, protéger l’environnement et développer des compétences adaptées aux réalités locales », a ajouté la ministre. Mme Sall Seck a salué l’engagement de l’OIM et appelé à une coopération renforcée pour des projets durables. Daniele Vivian, représentant de l’OIM au Mali, a souligné que ces formations, également déployées à Sikasso, favoriseront la création d’entreprises et d’emplois locaux. En 2025, 12 520 jeunes seront soutenus à travers 39 activités, pour un budget de 5,8 milliards de FCFA. BMS/OS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Bafoulabé célèbre la culture

Bafoulabé, 3 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 s’est achevée dans la ferveur, ce dimanche, au Centre culturel des jeunes de Bafoulabé, après trois jours d’intenses festivités artistiques. Présidée par le préfet Siaka Souleymane Sanogo, la cérémonie a mis à l’honneur les talents artistiques et la richesse culturelle des arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. Organisée du 1er au 3 août, cette édition locale a vu s’affronter les arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. À l’issue des compétitions, l’arrondissement de Mahina a été sacré vainqueur, suivi de Bafoulabé et de Bamafélé. Chaque groupe a reçu une attestation, de même que certains citoyens engagés dans le développement local. Placée sous le thème national « La culture, socle pour l’ancrage de la 4ᵉ République », cette biennale avait pour objectifs de préserver l’identité culturelle nationale, de valoriser la richesse du patrimoine artistique et de contribuer au rayonnement de la culture malienne. Dans son intervention, le président du jury, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a salué la qualité des prestations et félicité les troupes pour leur engagement. Il a encouragé les encadreurs à corriger les insuffisances observées en vue de la participation à la phase régionale prévue à Kayes. Au-delà de la compétition, cette phase locale, a été une occasion unique de mettre en valeur la richesse et la diversité du patrimoine, tout en consolidant l’unité de la nation malienne. Par sa dimension participative et son ancrage local, cet événement a contribué à la valorisation de l’identité culturelle de Bafoulabé et au renforcement du vivre ensemble. BM/AC/MD (AMAP)