Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa

Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. ‎La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. ‎JD/MD (AMAP) ‎

Bougouni : L’aviation des Forces armées maliennes frappe deux bases terroristes lors d’une mission d’appui aérien (Communiqué)

Bamako, le 16 déc (AMAP) « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits », a indiqué l’état-major général des Armées dans un communiqué publié ce mardi 16 décembre 2025. « L’intervention s’est déroulée dans le cadre d’une mission d’appui aérien au profit d’un convoi de carburant sur l’axe Kadiana–Kolondiéba–Bougouni », ajoute le communiqué. Selon la même source, les frappes ont visé deux bases des Groupes armés terroristes (GAT) dissimulées en forêt, dont l’une à l’est de Kolondiéba et l’autre au sud-est de Wakoro, dans la région de Bougoun (Sud)i. L’état-major général des Armées s’est félicité de la proactivité des forces engagées et les a encouragées « à poursuivre leurs efforts sur l’ensemble du territoire national. » OS/MD (AMAP)

Sikasso : Démarrage lundi de la 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance

Sikasso, 15 déc (AMAP) La 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Sikasso (Sud) a démarré lundi 15 décembre et se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre 2025 pour juger cinq dossiers dont un cas de meurtre et quatre d’agression sexuelle (viols et pédophilies). Selon le procureur de la République près le TGI de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, c’est compte tenu des inconvénients de la lourdeur procédurale aux niveaux des sessions d’Assises, le coût élevé de ces sessions, la lenteur dans le traitement des dossiers criminels… que les pouvoirs publics ont adopté le nouveau schéma consacrant les chambres criminelles. Le Code de procédure pénal a été adopté en 2024 à travers la loi n°2024-0028 du 13 décembre. Cette loi a été adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance du 31 octobre 2024. Selon M. Coulibaly, c’est à travers la lettre circulaire du 2 septembre 2025 que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux a instruit tous les chefs de juridictions et de parquet aux niveaux des tribunaux de grande instance de mettre en place leurs chambres criminelles au plus tard le 1er novembre 2025. « La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso a été mise en place, nous sommes les premières à tenir notre audience », a-t-il souligné. S’agissant de la 1ère session de la Chambre criminelle du TGI de Sikasso, le procureur a dit que c’est après le passage des dossiers concernés au stade de l’instruction préparatoire qu’ils ont été introduits dans le circuit judiciaire de Sikasso courant 2025. Il a indiqué, que pour cette audience, les dossiers concernent les cercles de Sikasso, notamment Danderesso, Niéna, Kignan, Kadiolo et Loulouni. Selon lui, c’est sur instruction de la hiérarchie (Bamako) que le TGI de Sikasso peut se prononcer sur les dossiers des cercles de Kolondièba (Kadiana), Yanfolila et de Bougouni. Du point de vue du procureur de la République, la suite de la session de la Chambre criminelle, « c’est le jugement idoine. » « Les non coupables seront acquittés et les coupables seront condamnés. Ils purgeront leurs peines à Sikasso sauf en cas de transfert de la part de l’Administration pénitentiaire l’éducation surveillée », a-t-il expliqué. Ainsi, certains condamnés peuvent être transférés dans d’autres localités relevant du ressort de la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Sikasso. A un niveau supérieur, d’autres condamnés peuvent aussi être transférés à Bamako ou Kenieroba pour des raisons de sûreté. « Tout compte fait, les décisions peuvent être sujettes à l’appel. On peut interjeter l’appel contre les décisions qui seront prises par le Tribunal de grande instance statuant en matière criminelle », a-t-il précisé et de renchérir que cela n’était pas possible avec la Cour d’assise. Se prononçant sur les avantages de la chambre criminelle pour les accusés, Moussa N’Tji Coulibaly a dit que c’est une juridiction permanente et fixe, contrairement à la Cour d’assise qui se tenait auparavant. Cette dernière est une juridiction non permanente. Elle tenait, au minimum, deux sessions par an, en raison d’une session par semestre. Le magistrat a notamment évoqué la saisine de la Cour d’appel de Bamako par les parties, le principe du double degré de juridiction dont bénéficient les décisions rendues en matière criminelle, la réduction du coût des sessions de la chambre criminelle pour l’Etat, la suppression des assesseurs de la formation de la chambre criminelle et le rapprochement de la justice aux justiciables. Par ailleurs, le procureur Moussa N’Tji Coulibaly a sollicité, d’une part la hiérarchie judiciaire pour étoffer leur effectif et, d’autre part, la population à faire preuve de respect de nos lois. MFD/MD (AMAP)

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage

Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont  2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques,  1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres  et 1 642 370 500 Fcfa  pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)  

Diamou : le préfet Mamadou Coulibaly à l’écoute des préoccupations de la jeunesse

Diamou, 14 déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Diamou (Ouest), Mamadou Coulibaly, a rencontré, samedi, la jeunesse locale pour des échanges sur ses préoccupations et la recherche de réponses durables aux défis auxquels elle fait face, a constaté l’AMAP sur place.Les jeunes ont exprimé leurs attentes, notamment en matière d’emploi, de formation et d’insertion socioprofessionnelle. Des échanges, il ressort que la question de l’emploi demeure la principale préoccupation, au cœur des revendications de la jeunesse. S’exprimant au nom de ses camarades, le président de la jeunesse communale, Cheick Hamala Diakité, a salué l’initiative du préfet. Il a rappelé les nombreuses démarches entreprises auprès de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS SA) et de l’administration du barrage de Gouina pour des quotas d’emplois au profit des jeunes de Diamou, « restées jusqu’ici sans suite ». Une situation que le president de la jeunesse a jugée « préoccupante », d’autant plus que le barrage est implanté sur le territoire communal et que Diamou relève de la zone d’intervention de la SEMOS. Le maire de la Commune de Diamou, Habibou Diakité, a apporté plusieurs éclaircissements sur les démarches entreprises ainsi que sur les efforts déployés par la municipalité pour l’insertion professionnelle des jeunes. Prenant la parole, le préfet Mamadou Coulibaly a salué « la maturité et le sens de responsabilité des jeunes. » Il les a invités « à faire preuve de patience et à revendiquer leurs droits dans le strict respect de la légalité. » Il a également encouragé l’organisation en associations et coopératives, condition essentielle pour accéder aux formations et aux financements, en collaboration avec les services techniques compétents tels que l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Pour sa part, le coordinateur de la jeunesse, Sékou Camara, a proposé plusieurs pistes de solutions, notamment la relance de l’Intercommunalité entre les Communes de Diamou, Hawa Dembaya, Logo et Sadiola ainsi que le développement de formations en entrepreneuriat afin de renforcer l’employabilité des jeunes. Le chef de village de Diamou a, de son côté, félicité l’initiative et souhaité sa pérennisation. Il a exhorté les jeunes à s’engager davantage dans la formation, le développement communautaire et la lutte contre les stupéfiants. À l’issue des échanges, les jeunes ont salué l’initiative du préfet et espèrent des actions concrètes rapides. Cette rencontre illustre la volonté des autorités locales de maintenir un dialogue permanent avec la jeunesse, acteur clé du développement de Diamou. Plusieurs autres acteurs institutionnels et communautaires dont le sous-préfet, le chef de village de Tematessou, le chef du service local de la jeunesse, les responsables et représentants des jeunes des Communes de Diamou et de Logo, ainsi que des représentants de la presse, dans le cadre de la sensibilisation des jeunes pour la cohésion et la stabilité, étaient également présents à cette séance ATB/MD (AMAP)

Opérations des Forces armées maliennes : Des bases terroristes détruites entre le 12 et le 14 décembre (Etat-major)

Bamako, 15 déc (AMAP) L’état-major général des Armées a annoncé, lundi, le bilan des opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa) du 12 au 14 décembre 2025 sur plusieurs théâtres du territoire national. Dans un communiqué officiel, l’état-major général Armées précise que « le 12 décembre, lors d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes et récupéré divers matériels. » « Le 13 décembre, des vecteurs aériens ont assuré le suivi de terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, dans la région de Bougouni. Les individus ciblés ont été frappés avec précision et neutralisés », ajoute l’état-major. Selon la source militaire, le 14 décembre, sur la base de renseignements jugés fiables et d’une surveillance ciblée, les vecteurs aériens des FAMa « ont détruit plusieurs bases terroristes dans la région de Nioro. » Le bilan fait état de quatre bases complètement détruites, dont une à Dioka, au nord-est de Sandaré, deux au nord de Lakamané et une autre à l’ouest de Sandaré. Le même jour, des frappes aériennes ont également permis de détruire trois cibles terroristes situées au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, à la suite de renseignements confirmant des regroupements de groupes armés terroristes. Le Chef d’état-major général des Armées a félicité les FAMa pour la réussite de ces opérations et réaffirmé leur détermination à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national. OS/MD (AMAP)

Bafoulabé (Ouest) : Alerte sur le fleuve Bakoye

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 12 déc (AMAP) Le fleuve  » Bakoye  » autrefois fierté des populations riveraines et source de vie, est devenu aujourd’hui, une source de danger, arborant une teinte beigne, reflet des déversements chimiques continus, selon le constat des riverains. La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques, lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate.


 » Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, Puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie », dit Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye. Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. « L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse », poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau}, s’indigne-t-il. Mariam Fofana, ménagère à Tintila, dit qu’« à défaut de la maman, on tête sa grand-mère « . Cette eau est tout pour la population. « Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et, souvent, des maladies urinaires. De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. « Aujourd’hui, ceux qui ont quelque moyen utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires », se désole la ménagère. Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence. BM/MD (AMAP)  

Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés

Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)  

Bafoulabé : Le maire et les chefs de village s’engagent pour un développement local inclusif avec les Comités de développement villageois

Bafoulabé, 10 déc (AMAP) le Maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a organisé une rencontre avec l’ensemble des chefs de village de sa circonscription, mercredi, dans la salle de conférence de la Mairie, pour discuter et valider le processus de mise en place des Comités de développement villageois (CDV), « dans une démarche de renforcement de la gouvernance locale et d’implication des populations. » Dans son exposé, le chef service local du Développement social et de l’économie solidaire, Adama Traoré, a expliqué aux chefs de village l’idée de création de l’association, son rôle et sa mission. Il s’est engagé à les accompagner, notamment dans le cadre du renforcement de capacités et de l’appui technique. Le maire Kandé Doucouré s’est réjoui de la tenue de cette rencontre importante. 
Selon lui, cette elle « marque une étape clé dans la décentralisation et la proximité avec les citoyens, plaçant les chefs de village au cœur de la stratégie de développement de la commune. » Le Maire a souligné l’importance de ces instances pour l’identification des besoins réels, l’élaboration et le suivi des projets (infrastructures, éducation, santé, etc.) qui impactent directement le quotidien des habitants. Il a invité les populations « à s’impliquer activement dans cette mission noble, compte tenu de son importance. » Le chef de service local du développement social, répondant aux questions de compréhension posées par les chefs de village, les a mis à l’aise. Mamadou Touré, chef de village de Bakoye, au nom de ses pairs, a remercié le maire et le gouvernement « pour cette initiative qui consiste à les mettre au centre du processus de leur développement communautaire. »  « Nous nous engageons à faire un compte rendu fidèle pour l’atteinte de nos objectifs et travaillerons avec le maire pour fixer les dates d’installation des comités »,  a-t-il promis. BM/MD (AMAP)  

Centre de santé de référence de Tenenkou : Un nouveau bloc opératoire financé par Médecins sans frontières (MSF) pour 250 millions de Fcfa

Tenenkou, 10 déc (AMA) Le nouveau bloc opératoire du Centre de santé de référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), financée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ,à hauteur de 250 000 000 de Fcfa, a été inauguré, ce mercredi 10 décembre 2025, par le 2e adjoint au préfet, le capitaine Boubacar Sissoko, a constaté l’AMAP. L’infrastructure, dont la pose de la première pierre, par le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, le 02 mai 2025, fait aujourd’hui la fierté des Tenenkois. Avant la coupure du ruban symbolique par le 2e adjoint au préfet accompagné du Coordinateur du projet (CP) MSF, Jean Marie, et de plusieurs autres personnalités, une visite guidée du bloc a permis de mesurer l’étendue du travail, d’apprécier et d’admirer la qualité des locaux. Ce nouveau bloc opératoire bâtie sur une superficie de 435,35 m2 est composé de deux salles d’opération, une salle de réveil, une pharmacie, un service de stérilisation et un service de laboratoire répondant aux normes en vigueur. Auparavant, intervenant après les mots de bienvenue du chef de village de Tenenkou, le 2e  adjoint au maire, représentant le maire de la Commune, Soumaïla Bocar Coulibaly, s’est réjoui de l’inauguration de ce joyau architectural « qui améliora, à coup sûr le plateau technique du CSRéf de Tenenkou. » Quant au CP-MSF, il a salué la bonne collaboration entre l’ONG et les principaux acteurs communautaires. Il a égrené les principales actions de l’ONG dans le district sanitaire de Tenenkou qui portent entre autres sur la prise en charge des patients, la construction du nouveau bloc opératoire, la mise à disposition de deux groupes électrogènes de 65 kwa, le rehaussement de la clôture du CSRéf et la réhabilitation du logement des accompagnants des malades sans oublier la réhabilitation des latrines de la maternité et de certaines toilettes. En 2026, il a annoncé que l’ONG va s’investir dans la construction d’une nouvelle maternité de 20 lits, d’une buanderie, d’un incinérateur et l’installation de panneaux solaires pour le bloc opératoire et la maternité. Les autres intervenants, notamment le président de la FELASCOM, le médecin-chef du CSRéf, ont, également, tous salué la réalisation de ce gigantesque projet avant de réitérer leur profonde gratitude à MSF. Les différents intervenants ont également à tour de rôle salué l’implication et l’engagement du pour l’aboutissement de cet immense chantier devenu une réalité aujourd’hui. Le représentant du Gouverneur de la Région de Mopti et du préfet du Cercle de Tenenkou, le 2e adjoint, le capitaine Boubacar Sissoko, a exprimé « toute (sa) fierté et (son) émotion de voir ce grand projet devenir une réalité. » Il a ajouté que « ce projet symbolise notre engagement indéfectible envers la santé et le bien-être des communautés. » Et « une étape majeure dans le renforcement de notre système local de santé et dans l’accès aux soins pour nos populations. » Au nom des autorités administratives, Il a adressé ses remerciements à MSF « pour son engagement continu en faveur du bien-être des communautés du Cercle de Tenenkou. » A la fin de la visite, l’imam de la grande mosquée de Tenenkou accompagné d’autres dignitaires religieux ont recité des prières et fait des bénédictions, mettant ainsi fin à cette cérémonie inaugurale du CSREF de Tenenkou. Il faut rappeler que les travaux ont été exécutés par l’Entreprise technique des travaux publics (ETTP).