Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle : Elle se déroulera du 16 au 20 septembre à Ségou

Ségou, 15 août (AMAP) La Région de Ségou (Centre) entame les préparatifs de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » dont la première réunion de la Commission d’organisation s’est tenue, ce vendredi matin, dans la salle de conférence du gouvernorat de la région de Ségou, a constaté l’AMAP sur place. Cette phase régionale, après la phase locale, est prévue du 16 au 20 septembre prochain, La rencontre, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly, a été l’occasion pour les membres de la Commission de prendre attache et d’être briefé sur la Biennale artistique et culturelle édition « Tombouctou 2025 ». L’organisation de la Biennale traduit la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta de faire de cet évènement le cœur des stratégies et processus de développement du Mali. Un socle sur lequel se fondent l’organisation et le fonctionnement de la société, la culture détermine le style et le contenu économique et social de toute société. Les arts peuvent contribuer à instaurer une culture ouverte, plus résiliente et mieux à même de s’adapter aux changements induits par les différentes crises financière, économique, sociale, etc. Ainsi, la Biennale permet d’instaurer un dialogue entre les cultures, de désamorcer des conflits inter et intracommunautaires, la découverte de jeunes talents, la prise de conscience, la motivation, la responsabilisation pour un meilleur engagement au service de la communauté. L’édition 2025 sera placée, également, sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta à travers le projet intitulé « Culture Mali 2025 » qui a pour objectif global de faire de la Culture un levier de transformation sociale et économique, repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissanceculturelle. La Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, est placée sous le thème principal « la Culture, socle pour l’ancrage de la IVème République ». Ce thème se décline en plusieurs sous-thèmes, entre autres : « la culture, levier de la refondation de l’Etat » ; « la IVème République, reflet du Mali multiculturel »; « la culture, facteur de paix et d’unité dans la IVème République ». En plus de ces sous-thèmes, d’autres porteront sur les Institutions de la République, les symboles de l’Etat, la paix, la sécurité, le vivre-ensemble, la cohésion sociale, les vertus du patriotisme, le civisme, la citoyenneté, le sens du devoir, la responsabilité, la dignité, l’humanisme, les réformes institutionnelles, la gouvernance, les enjeux géopolitiques et géostratégiques, les questions monétaires et économiques, la souveraineté, l’éducation, la promotion de nos valeurs. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur a salué « l’engagement de tous au cours de la phase locale malgré certaines contraintes. » Pour cette phase qui s’ouvre il a invité à « une implication accrue. » Au cours de la rencontre, le directeur régional de la Culture, Adama Traoré, a rappelé l’objectif général de la Biennale qui consiste à faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Dans sa présentation, il a particulièrement insisté sur les résultats attendus de la Biennale, les différentes phases de son déroulement ainsi que les dates de ces phases. Il a, également, précisé les disciplines artistiques et culturelles en compétition, à savoir l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre/groupe (showcases), la danse traditionnelle. ADS/MD (AMAP)    

Vacances utiles : Les enfants occupés autrement

Par Anta CISSE Bamako, 15 août (AMAP) Il est un peu plus de 17 heures dans une mosquée de Baco-djicoroni Golf. Les voix enfantines s’élèvent en chœur, récitant les premières sourates du Coran. Assis par terre, une vingtaine d’enfants, âgés de 5 à 12 ans, participent à un groupe coranique de vacances mis en place par l’imam principal. Si d’autres viennent le cœur en joie comme le petit Abba, 7 ans, qui connait plus d’une vingtaine de sourates et fait prier ses petits cousins, sa grande sœur Aisha, 8 ans, se plaint que les vacances sont faites pour se reposer. « Malgré cela, elle n’est pas à la traine par rapport à son petit frère », explique leur mère. Pendant les vacances scolaires, Moussa Diall, un élève de la 10ème avec ses camarades, a préféré rester actif plutôt que d’attendre la rentrée et en se faisant de l’argent. « Nous avons constaté que beaucoup d’enfants traînent dans les rues pendant les vacances. Avec des camarades, on a monté ce groupe de rattrapage pour les occuper utilement. Les cours vont de la grammaire à la mathématique, selon la spécialité de tout un chacun », indique-t-il. Avec une vingtaine d’élèves, chacun payant 3 000 Fcfa, ils économiseront pour s’acheter des habits pour la rentrée scolaire. Aïssata Kiré, mère de cinq enfants à Ségou, envoie ses petits dans un de ces groupes improvisés à deux rues de chez elle. « Je ne peux pas payer une colonie de vacances. Ici, ils récitent le Coran, apprennent les bonnes manières et ils sont en sécurité. Moi, je peux travailler l’esprit tranquille et cela ne me coûte que 5 000 Fcfa le mois» dit-elle. Dans les rues de Djénné, les récitations de coran rythment les matinées. El Hadj Cissé, maître coranique, organise chaque année une session. « Beaucoup d’enfants viennent de Bamako pendant les vacances pour avancer dans leur apprentissage. Les parents y tiennent. C’est une façon de renforcer leur foi », affirme-t-il. Selon lui, ces efforts se heurtent parfois à la réalité des infrastructures précaires, sureffectifs, encadreurs non formés, chaleur accablante. Il déplore, cependant, que certains enfants passent plusieurs heures sous un soleil de plomb ou dans des espaces exigus. Parallèlement à ces groupes coraniques, d’autres initiatives se développent. Le Centre de formation groupe gastronomique professionnel (GGP) organise, chaque année, les « Vacances gastronomiques », une activité qui en est à sa 4ème édition. La première vague a commencé le 7 juillet et se terminera le 22 août 2025. Elle regroupe 25 adolescents âgés de 10 à 17 ans qui ont payé 70 000 Fcfa chacun. Pour le promoteur Souradje Moumouni, l’activité vise à offrir une formation culinaire enrichissante encadrée par des chefs cuisiniers et pâtissiers passionnés. L’objectif est de permettre aux enfants et adolescents d’apprendre les bases de la restauration et d’être utiles à la maison. Moussa, étudiant en première année universitaire, raconte son parcours avec fierté : « Depuis que j’étais en 6ème année, ma mère m’envoyait chaque été dans un atelier de couture à Torokorobougou pour ne pas que je traîne et prenne les mauvaises habitudes de mes voisins et amis. Elle disait qu’elle ne voulait pas que je devienne délinquant. Aujourd’hui, je sais coudre, et je gagne un peu d’argent en confectionnant des habits simples chez mon chef, en plus d’aller à l’école », a-t-il confié. AC/MD (AMAP)  

Kangaba : Campagne de sensibilisation de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite

Kangaba, 13 août (AMAP) L’atelier de sensibilisation et d’information des cadres de l’administration générale, financière et de la justice du Cercle de Kangaba (Ouest), organisé mercredi 13 août 2025, par (OCLEI) a interpellé les participants, en vue de les conscientiser sur la corruption et l’enrichissement illicite, a constaté l’AMAP. A l’issue des travaux sur la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite, les participants (responsables administratifs et politiques, financiers et judiciaires) ont qualifié ces pratiques de fléaux » compromettant la bonne gouvernance, la performance de l’administration publique et la dignité humaine. » Les participants ont, également, suivi deux conférences sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le système éducatif et sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le secteur minier. L’atelier, en partenariat avec le projet canadien Lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres (LUCEG), intervient dans le cadre d’une mission de l’OCLEI conduite par son président par intérim, Seydina Oumar Diarra, qui séjourne, depuis mardi 12 août 2025, à Kangaba, dans le cadre de la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite. La rencontre, qui s’est déroulée au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, vise à informer et sensibiliser les participants sur les pratiques corruptives et ses conséquences dans les domaines miniers et scolaires. Spécifiquement, il s’agit de renforcer les capacités des cadres de l’administration générale, financière et de la justice sur la connaissance des instruments juridiques nationaux et internationaux de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, d’impliquer d’avantage les participants à la culture de l’éthique et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, d’informer les participants sur les pratiques corruptives dans les secteurs miniers et scolaires, d’informer les participants sur les impacts négatifs des pratiques corruptives sur les services sociaux de base de développement. Une journée qui a permis aux participants d’être largement informés sur l’OCLEI, sa création et sa mission, ses attributions spécifiques, ses organes et ses pôles d’activité. Le représentant du préfet du Cercle et le maire de la Commune rurale de Minidian ont reçu, chacun, une écharpe de l’OCLEI et le rapport 2023 de l’OCLEI, pour leur « engagement dans la lutte et la prévention contre la corruption et l’enrichissement illicite. » SD/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Réunion préparatoire de la campagne de vaccination antirabique

Ouélessébougou 13 août (AMAP) Une réunion d’urgence s’est tenue, ce mercredi, dans le bureau du préfet, en réponse à la récente multiplication des cas de morsure par des chiens enragés sur une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, suscitant l’inquiétude des autorités administratives et sanitaires. Placée sous l’égide du préfet, Moussa A. Sagara, cette rencontre a réuni les acteurs clés de la santé publique, les services vétérinaires, les leaders communautaires et la société civile. Objectif : mettre en place une campagne de vaccination massive des chiens pour circonscrire la propagation de la rage, une maladie mortelle mais évitable. Le préfet Sagara, a insisté sur l’urgence de la situation : « La rage est une menace grave pour la population et pour le bétail. Nous devons agir rapidement pour vacciner tous les chiens errants et domestiques, tout en sensibilisant les habitants sur les dangers liés à la rage. » Il a appelé à la collaboration de tous pour éviter « une crise sanitaire. » « Je compte sur vous pour relayer l’information et participer massivement à cette campagne qui vise à protéger nos familles, nos enfants et notre bétail », a-t-il lancé. Les discussions ont porté sur le démarrage prochain de journées de vaccination des animaux qui cibleront prioritairement les zones les plus touchées et dont le lancement est prévu pour le samedi 16 août, ainsi que sur des séances d’information et de sensibilisation à la destination des populations. Le service vétérinaire local a rappelé l’importance de signaler tout comportement anormal chez un animal et d’éviter tout contact avec les chiens suspects. « La vaccination des chiens est la solution la plus efficace pour éliminer la rage à la source », a souligné Lassine Sangaré,  vétérinaire mandataire, avant de signaler la disponibilité de 800 doses acquises avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali, pour couvrir cette campagne de vaccination contre la rage. Les personnes mordues ont, quant à elles, « été prises en charge et ont reçu les premiers traitements post-exposition », a précisé, Abdoulaye Samaké, agent de santé au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou. Le maire Bakary Samaké, au nom du Conseil communal, a réaffirmé la totale disponibilité de la collectivité pour faciliter le bon déroulement de la campagne de vaccination. « Nous mettrons à disposition les moyens nécessaires pour assurer une large sensibilisation auprès des populations », assuré l’édile. AC/MD (AMAP)  

Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles

Braquage sanglant à Kita :  Le présumé auteur et ses complices arrêtés

Kita, 11 août (AMAP) La gendarmerie de Toukoto a arrêté, en fin de semaine dernière, l’auteur et ses complices présumés du braquage de Niantanso, dans le Cercle de Toukoto, Région de Kita (Ouest), le 1er août 2025, au cours duquel un homme a été abattu pour une somme de 35 millions de Fcfa, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les individus appréhendés ont été incarcérés à la gendarmerie de Toukoto. Un jour de vendredi 1er août, Mady Coulibaly, secrétaire général de l’Association villageoise des cotonculteurs de la localité de Faraba, Commune rurale de Niantanso, en compagnie de son adjoint, Sekouba Diakité, s’était rendu à Kita, à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT. Il devait y percevoir, au nom de l’AV de la zone de production, l’argent de tous les membres de son association, somme de la vente du coton de la saison dernière. Avec 35 millions de Fcfa, Mady Coulibaly et son adjoint ont pris le chemin du retour afin de remettre à chaque producteur son dû et lui permettre de mieux réussir la champagne agricole 2025-2026. Après avoir parcouru l’essentiel de la distance et amorcé la piste rurale reliant le village de Neroumba à Faraba, un de leur membre, un certain Lansana (sa zone de production devrait percevoir 10 millions de Fcfa), et d’autres assaillants armés de fusil de chasse ont intercepté les convoyeurs de fonds. Selon les premiers éléments, il était 22 heures. Les braqueurs auraient échangé avec eux sur le pactole, Puis, Mady Coulibaly fut abattu froidement à bout portant avec la seule munition de l’arme de son agresseur. Son adjoint, Sekouba Diakité, quant à lui a été roué de coups et laissé pour mort par les présumés assassins qui ont pris la poudre d’escampette, emportant avec eux, 35 millions de Fcfa. Les obsèques de Coulibaly se sont déroulées dans un désarroi total sans le moindre soupçon sur un proche parent qui serait l’auteur de ce crime. L’autre victime est toujours entre la vie et la mort au moment où nous écrivons ces lignes. Quarante-huit-heures après ce crime d’une violence inouïe, la compagnie de gendarmerie de Kita, à travers la Brigade de gendarmerie de Toukoto, a donc mis la main sur les présumés auteurs. En effet, selon l’adjudant-chef Issa Coulibaly commandant de la Brigade de gendarmerie de Toukoto, la brigade a reçu des instructions fermes du commandant de la Compagnie mixte de Kita. Il s’est agi, pour elle, de renforcer, les mesures de sécurité, de requérir la collaboration des populations, des forces sur place.  Et aussi d’intensifier les patrouilles dans la zone ciblée et ouvrir une enquête approfondie et minutieuse, en mobilisant toute la Brigade. « Nous nous sommes mis au travail qui a resulté sur l’interpellation d’un premier suspect puis, successivement, quatre autres. Ils avaient en possession la somme de trente-quatre millions huit-cent-dix mille francs CFA (34 810 000 Fcfa) sur les 35 millions emportés ainsi que l’arme du crime « , a dit l’adjudant-chef Coulibaly. Selon lui, l’enquête a mis en lumière l’existence d’un réseau plus vaste d’où la nécessité d’approfondir les investigations afin d’interpeller les complices. Les cotonculteurs de la zone auxquels était destiné cette grosse somme, malgré la perte d’un des leurs, se sont réjouis de cet exploit des gendarmes de la Région. «C ‘est un acte de réjouissance », a dit Oumar Coulibaly, directeur régional de la CMDT de Kita. Il a appelé les paysans « à plus d’attention » et « à garder la sérénité. » Le capitaine Alassane Ganaba du Groupement mixte de la compagnie de gendarmerie de Kita, représentant le commandant, a salué les populations pour leur collaboration à la réalisation de cette prouesse de ses éléments. Il a assuré toutes les parties de la poursuite des investigations pour permettre à la justice de sévir à la hauteur du crime. « Rien, selon lui, ne saurait expliquer ce crime sur de cotonculteurs de Kita par des auteurs, eux-mêmes cotonculteurs », a-t-il dit. FK/MD (AMAP)        

Restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS)

Ouélessébougou, 12 août (AMAP) La restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), dont le premier passage, du 17 au 21 juillet, ciblant environ 64 000 enfants de 3 à 59 mois dans le district sanitaire de Ouélessébougou, s’est tenue, ce mardi, dans la a salle de réunion du Centre de santé de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. La rencontre a permis de faire le bilan des actions menées dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui reste un défi majeur de santé publique, particulièrement pendant la saison des pluies. Elle a vu la participation, notamment, des leaders locaux, les agents de santé, les représentants des collectivités, de la chefferie, des légitimités religieuses, de la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), de la coordination des associations et organisations féminines (CAFO), sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, représentant le préfet. Après les salutations d’usage aux participants, Mme Mounkoro, a dans son intervention, donné des détails essentiels : « Cette campagne a concerné une cible de 64 566 enfants de 3 à 59 mois. Elle a mobilisé 322 distributeurs, 155 mobilisateurs de proximité, 42 superviseurs de proximité, 4 superviseurs du district et 3 agents pour assurer la permanence, pour un montant de 12 228 700 Fcfa. » « Nos résultats sont très satisfaisants et traduisent l’engagement sans faille de tous les acteurs à tous les niveaux. Ainsi, nous avons obtenu un taux de couverture de 84,7% lors du premier passage », a ajouté la représentante de l’Etat. Elle a, également, salué les énormes efforts du gouvernement dans la lutte contre le paludisme en termes de gratuité des Moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII), des kits de prise en charge des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, avant de solliciter « un engagement permanent de tous les acteurs et les partenaires techniques et financiers pour le deuxième passage » qui démarre ce jeudi 14 août. Les données présentées lors de cette restitution ont mis en lumière les activités de la campagne, les avancées significatives, les résultats obtenus dépassant ceux du premier passage de 2024, les difficultés, les contraintes et les recommandations. Le médecin-chef du CSRéf de Ouélessébougou, Dr Abdrahamane Dicko,  a salué l’engagement des équipes sanitaires, des relais communautaires et des partenaires techniques et financiers, dont l’appui a été déterminant pour la réussite de ce premier passage, tout en souhaitant « le même élan » pour la deuxième phase. AC/MD (AMAP)

Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !

Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)

Programme national d’éducation aux valeurs : L’Université de Ségou se familiarise avec le document

Ségou, 9 août (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) destinée aux universitaires a eu lieu, vendredi, à l’amphithéâtre R1 de l’Université de Ségou (centre), a constaté l’AMAP sur place. Initiée par le gouvernement, à travers le ministère de la Refondation de l’Etat, cette session intervenait après celle destinée aux forces vives de la nation le jeudi dernier. Elle a permis aux enseignants, étudiants, personnel administratif et technique de l’Université de Ségou de se familiariser avec le document et de s’approprier collectivement de ses principes et orientations afin de les intégrer dans leur fonctionnement quotidien. En se réjouissant de l’organisation de cette session au dans l’espace universitaire, Recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mody Sidibé, a souligné que le PNEV est une initiative d’envergure nationale, « qui vise à renforcer notre vivre-ensemble, à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’intégrité, de responsabilité et de solidarité, autant de repères indispensables à la consolidation de notre cohésion sociale. » En tant qu’institution publique d’enseignement supérieur, a-t-il dit, l’Université de Ségou a un rôle central à jouer dans ce processus. « Nos missions de formation, de recherche et de service à la communauté nous placent au cœur de la transmission et de l’incarnation de ces valeurs. Il nous revient, donc, de contribuer activement à la diffusion et à l’appropriation de ce programme, à travers nos enseignements, nos pratiques administratives et notre engagement citoyen » a-t-indiqué. A l’entame de sa présentation, le chef de la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat venue pour l’occasion, Sory Ousmane Koita, conseiller technique, a tout d’abord rappelé qu’aujourd’hui, dans le cadre de la Transition politique en cours, les Maliens s’emploient, à sortir de la crise multiforme, « pour reconstruire l’Etat déliquescent et rebâtir leur nation. » Il a, ensuite, souligné l’impérieuse nécessité de former un nouveau type de malien, le ‘Malidenkura’, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir le ‘Malikura’, tel que traduit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, à savoir : « Un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble, et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles. » « C’est dans cette optique a-t-il expliqué que les autorités de la Transition, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. » Il a, aussi, précisé que le PNEV, élaboré par le ministère de la Refondation de l’État, a un lien consubstantiel avec la « Charte de l’éthique et des valeurs », conçue par le Ministère chargé de la Culture. « Ce programme est le produit d’une large écoute de tous les acteurs des divers horizons de la société, qui a permis un diagnostic minutieux de la déchéance, des causes et facteurs de l’écroulement alarmant de nos valeurs. Il concerne concerne tous les citoyens », a encore dit M. Koita. Dans sa communication, Sory Ousmane Koita s’est appesanti sur les objectifs, vision et axes stratégiques du PNEV. Il a aussi partagé des valeurs caractéristiques positives afin que les participants puissent s’approprier. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Alym qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a invité les participants à s’approprier pleinement le PNEV et « de traduire ses valeurs en actions concrètes, au bénéfice du Mali. » Outre Sory Ousmane Koita, la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat était composée du colonel Djibril Tamboura, haut fonctionnaire de défense et Mariétou dite Diongolo Konaté, chargée de mission. DM/MD (AMAP)  

Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique

Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)