Ouverture de la 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire de Mopti (Centre).

Mopti, 18 août (AMAP) La 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire (TM) de Mopti (Centre), au titre de l’année 2025 a commencé ses audiences, lundi 18 août 2025, au siège de la juridiction à Sévaré, au quartier village CAN, a constaté l’AMAP. Cette 4e session du genre ont commencé durera 5 jours avec 29 dossiers iau rôle impliquant 48 prévenus dont 3 civils. Parmi les prévenus 18 militaires et un civil sont sous mandat de dépôt tandis que 29 autres dont 2 civils non détenus sont poursuivis. Dans son allocution d’ouverture, présidée par le général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti, le substitut du procureur, le capitaine Mamadou T. Koné, a indiqué que les infractions reprochées aux prévenus sont le vol, la vente illégale, perte et détournement d’armes et de munitions de guerre, désertion, détournement d’argent, détention et vente illégale de stupéfiants et le refus d’obéissance. Le magistrat-militaire a expliqué que le TM de Mopti « est une juridiction pénale spécialisée, compétente à juger les infractions spécifiquement militaires prévues et réprimées par le Code de justice militaire et certaines du droit commun commis par les militaires et leurs complices. » Il a, aussi, rappelé que la création de la justice militaire, avec l’adoption et la promulgation de la loi 95-042du 20 avril 1995 portant code de justice au Mali, « joue un rôle crucial dans la stabilité et la sécurité du pays, avec une contribution significative au redressement de la conduite des militaires qui commettent des fautes graves dans l’exercice de leurs missions. » Selon lui, les audiences correctionnelles des tribunaux militaires s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’Homme. Elles « témoignent, également, la fonctionnalité des tribunaux qui ont déjà jugé plusieurs affaires concernant les militaires », a-t-il fait savoir. Il a exprimé sa reconnaissance envers l’autorité hiérarchique, en occurrence le ministre de la Défense et des anciens Combattants « pour son leadership et son soutien. » Le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Mahamadou Sidibé, a salué l’organisation de cette session qui « permettra aux prévenus d’être fixés sur leur sort après de longues périodes de privation de liberté ». Il a, cependant, sollicité l’implication du procureur général près la Cour d’appel de Mopti pour que la Chambre d’instruction du TM puisse « fonctionner régulièrement pour éviter que les ordonnances rendues par les cabinets d’instruction ne soient, de tout temps, frappées d’appel soit par le procureur, les avocats ou par les inculpés eux-mêmes. » Pour le gouverneur, le général de Brigade Daouda Dembélé, la consolidation d’ « un système de justice efficace, performant, crédible et jouissant de la confiance de la population (…) ne se fera qu’avec la tenue régulière des différentes sessions du tribunal militaire. » Car au-delà des causes jugées, ces sessions « permettront de tirer les enseignements pour l’amélioration du fonctionnement de la justice militaire et sa connexion avec la justice de façon générale. » L’ouverture de ces assises s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le commandant de la Zone de défense n-6, le colonel Abdoulaye Coulibaly représentant le directeur de la Justice militaire, le président du Conseil régional, Abdoulaye Garba Maiga, le Premier président du Tribunal militaire de Mopti, Boubacar Fofana et le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara. On notait, aussi, la présence des élus et des membres de la famille judiciaire, la hiérarchie militaire de la 6ème Région militaire et les chefs de services techniques. DC/MD (AMAP)

Championnats nationaux de cyclisme édition 2025 en junior, U23 et élite : Le maillot jaune à Tiémogo Diamouténé du club cycliste de Bougarla (Kigna)

Bougouni, 16 aout (AMAP) Tiémogo Diamouténé du club cycliste de Bougarla (Kigna) a remporté le maillot jaune de la saison 2025 du championnat national de cyclisme, catégorie U23-Elite sur une distance de 92 km en 2h 29 s 90 ts, a constaté l’AMAP. Il remporte cette victoire avec un chronomètre de 170km/h, suivi de Yaya Diallo du club Airness de Nièna et en 3ème place, Moussa Togola de Airness Bamako. Le coup d’envoi des compétitions a été donné, samedi, à Bougouni, avec les clubs affiliés à jour de leurs engagements avec la Fédération malienne de cyclisme. L’évènement sportif inscrit à l’agenda annuel de la Fédération a été placé, pour cette première journé, sous la présidence du Directeur régional de la jeunesse de Bougouni, Lamine Konaté, en présence du président de la Fédération malienne de cyclisme, Sidi Bagayogo, des responsables administratifs et politiques régionaux et d’un public des grands jours. Pour cette première journée les cyclistes ont couru au contre la montre individuel sur 16 km remporté par Yaya Diallo de l’équipe Airness de Niena en 19 minutes 25 secondes, suivi de Tiémogo Diallo en 21 minutes 17 secondes et au pied du podium, pour la 3ème place. Sidiki Diarra en 21 minutes 29 secondes. L’après-midi a vu le déroulement du contre la montre par équipe sur une distance de 32 km. A l’arrivée de cette course, une fois de plus, c’est l’équipe Airness de Niéna en 42 minutes 58 secondes 59 tierces, en 2e place Airness Bamako en 43 minutes 29 secondes 71 tièrces et la 3ème place est revenue à l’équipe de Sikasso en 44 minutes 16 secondes 24 tierces. Rappelons que l’évènement est placé sous le patronage du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, et sous le parrainage du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. La compétition s’est poursuivie le lendemain dimanche au bonheur d’un public passionné de vélo et avec au programme en junior la course de la distance de 73 km et celui des U23 et élite pour le titre de Champion national du cyclisme sur une distance de 160 km. BHT/MD (AMAP)  

Bafoulabé : Les pluies torrentielles paralysent le trafic routier

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 18 août (AMAP) Le Cercle de Bafoulabé (Ouest) est relié à la capitale, Bamako, par deux Routes régionales : la voie « Babaroto-Toukoto.-Kita » et celle  » Manantali-Tambaga-Kita »
. Si la seule compagnie « Sissoko » transport, disposant de quatre cars, rejoint Bamako par l’axe « Babaroto-Kita » pour une fréquence de deux fois dans la semaine à l’aller et au retour, seule la compagnie » Mandé Transport  » est fixée sur l’axe Mahinanding-Tambaga Kita « , quotidiennement dans un sens comme dans l’autre. Les récentes pluies, qui se sont abattues sur la région, ont causé d’importants dégâts au réseau routier, principalement le tronçon  » Mahinanding Manantali-Tambaga, contraignant la compagnie  » Mandé Transport  » à suspendre ses activités, depuis jeudi, 14 août 2025, fragilisant ainsi le trafic. Ainsi, la seule voie d’accès à la capitale malienne pour la population du Cercle demeure, pour l’instant, celle de Babaroto-Kita, qui devient un champ de boue et d’ornières. Malgré cet état de fait, « Sissoko » Transport se débrouille tant bien que mal à surmonter les difficultés de la piste afin de soulager la population. Selon des sources proches de la compagnie « Mandé Transport, l’état de la route, s’est fortement dégradé, rendant la conduite extrêmement dangereuse. « Nous avons été contraints de suspendre toutes nos opérations pour la sécurité de nos passagers et de nos chauffeurs », a déclaré un responsable de la compagnie « Mandé Transport ». Cette situation a eu un impact sur la population, notamment pour les déplacements quotidiens, l’accès au plateau technique sanitaire et le ravitaillement en denrées de première nécessité. Certains usagers, qui ont une urgence sur Bamako sont obligés d’attendre le lundi ou le jeudi pour emprunter « Sissoko’ Transport afin de rallier la capitale. Selon les mêmes sources, des travaux de réhabilitation sont en cours afin de permettre à « Mandé transport de reprendre ses activités. En attendant, les habitants de Bafoulabé appellent à une intervention rapide des autorités pour éviter une aggravation de la situation et minimiser les conséquences de cette crise du transport. Ils souhaitent, également, que des mesures soient prises pour améliorer l’entretien du réseau routier et prévenir de tels désagréments à l’avenir. BM/MD (AMAP)  

Mopti : Lancement de la campagne de reboisement

Mopti, 16 août (AMAP) La campagne régionale de reboisement à Mopti, (Centre) édition 2025, qui prévoit la production de 153 400 plants, toutes espèces confondues, s’est déroulée, vendredi à Sévaré, lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé. Le programme envisage, également, le reboisement de 130 hectares toutes technologies confondues et la régénération naturelle assistée (RNA) de 2 200 hectares. Les acteurs du développement environnemental de la Région ambitionnent, aussi, la réalisation de 15 km de pare-feu et la mise en œuvre de cinq plans d’aménagement et de gestion de massifs forestiers. A l’occasion de la cérémonie de lancement, en présence des chefs de services régionaux, les élus, les Partenaires techniques et financiers (PTF), avec comme chef de file l’ONG-NEF et les légitimités traditionnelles, le représentant de l’ONG-NEF, Daouda Cissé, a réitéré l’engagement des PTF « à toujours accompagner les efforts des pouvoirs publics dans le domaine de la restauration des terres dégradées, la conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. » Le général de brigade, Daouda Dembélé, a rappelé le thème de cette édition 2025 qui est : « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification ». Selon lui, ce thème « nous interpelle à cause de l’augmentation des terres stériles, une situation qui nous incite à planter et à entretenir des arbres pour notre avenir et celui des futurs générations. » En exhortant les populations de la Région à planter et à entretenir des arbres, le chef de l’exécutif régional a souligné que « l’atteinte des objectifs de la campagne au niveau de la Région passe par l’implication de tous. » Il a renouvelé ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs et des partenaires de la région pour n’avoir « ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. » Le général de brigade Daouda Dembélé a donné le top départ des activités de reboisement en plantant son arbre dans le bosquet initié pour la circonstance. Il a été suivi par les membres de la délégation qui l’accompagnait. A l’instar des autres pays du Sahel, les zones bioclimatiques du Mali sont perturbées par les effets conjugués du comportement de l’homme et de la sécheresse avec comme conséquences la dégradation et la réduction drastique du couvert forestier et l’ensablement des cours d’eau. Pour inverser cette tendance, le Mali, à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, organise chaque année une campagne nationale de reboisement. DC/MD (AMAP)      

Ouélessébougou : Sensibilisation sur le port du casque apr l’ANASER et un Club de motards burkinabè

Ouélessébougou 17 août (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), à travers la tournée du Club de motards burkinabè West Coast Adventure, en escale sur la place publique de Ouélessébougou, après avoir quitté Sikasso et Bougouni (Sud), en direction de Bamako, a organisé, dimanche, une Journée de sensibilisation à l’endroit des usagers, a constaté l’AMAP. L’opération, qui vise à transmettre des messages clés sur l’importance « du port du casque et les bonnes pratiques de conduite auprès des usagers de la route », s’est déroulée en présence des autorités communales dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké,. M. Samaké a souhaité une chaleureuse bienvenue aux hôtes, salué leur « engagement dans la lutte contre l’insécurité routière », avant d’adresser ses remerciements à l’ANASER et le Club de motards burkinabé, pour le choix de Ouélessébougou, comme point de sensibilisation, une localité à forte mobilité, traversée par la Route nationale 7 (RN7), située à 80 km de Bamako. Le président du West Coast Adventure, Adama Ouédraogo, a indiqué : « Notre association est créée en 2018 au Burkina Faso. Chaque année, elle organise une tournée de sensibilisation sur le port du casque et les actes de civisme routier dans les pays du Golf de Guinée. » « La première étape de la caravane a démarré du Burkina Faso à Sikasso, en passant par les grandes villes riverainnes, en direction de Bamako où des opérations similaires sont prévues », a souligné M. Ouédraogo. L’ANASER, dans sa mission de renforcement de la sécurité routière, a assisté, accompagné et facilité la traversée des motards et a profité de l’opportunité pour sensibiliser et distribuer des casques aux conducteurs de deux roues, pour encourager leur initiation. AC /MD (AMAP)  

Bougouni : Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs outille les acteurs régionaux

Bougouni, 16 août (AMAP) Les participants à la session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), tenue, jeudi 14 août 2025 à Bougouni (Sud), ont formulé des recommandations qui vont de l’implication des légitimités traditionnelles à l’introduction de modules sur les valeurs dans le programme scolaire, a constaté l’AMAP. Cette séance dont l’objectif est de promouvoir le document du PNEV dans la Région auprès de l’ensemble des acteurs de l’administration, de la Société civile et des Forces de défense et de sécurité, Initiée par le ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions. Elle a été présidée par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. Elle a permis d’aborder les thématiques relatives à l’éducation aux valeurs et la formulation de recommandations pertinentes sur la dissémination du document du PNEV dans la Région de Bougouni. A la suite des mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, le gouverneur a indiqué que c’est dans le but de poser les jalons d’un Mali nouveau que le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a instruit le gouvernement d’élaborer un « Programme d’enseignement et d’éducation civique et patriotique sur le respect des valeurs et la bonne gestion du bien public ». « Pour cela, les autorités de la Transition, a-t-il poursuivi, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, en deux volets, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. « Il est devenu impérieux de construire le citoyen malien de type nouveau, le Malidenkura, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir, tel que traduit dans la vision du cadre stratégique de la refondation de l’Etat », a dit le général Wélé. Le Dr Sory Ousmane Koita, conseiller technique au ministère en charge de la Refondation de l’Etat, a présenté les grands points du (PNEV) : la dégradation du tissu social, la consommation des stupéfiants et le domaine scolaire avec tous ses enjeux de harcèlement ainsi que la loi de régulation des médias sociaux, entre autres. Il a, au préalable, procédé officiellement à la remise du document du PNEV au chef de l’exécutif régional. Selon lui, le PNEV concerne tous les citoyens : les enfants en famille et les parents, les élèves, les éducateurs et enseignants, les animateurs socioculturels et la jeunesse, les autorités et légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, les artisans, le secteur privé, les travailleurs, les administrateurs et les administrés, les mandateurs et leur public, les représentants de l’Etat à tous les échelons, les magistrats, les forces de l’ordre et de la défense nationale, les professions libérales, les employés et les employeurs. Le gouverneur a vivement remercié le ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions pour l’organisation de cette rencontre sur la promotion du PNEV sur toute l’étendue du territoire national. BHT/MD (AMAP) .    

Démarrage de la campagne de vaccination contre la rage à Ouélessébougou

Ouélessébougou 16 août (AMAP) Les autorités administratives et sanitaires de Ouélessébougou, ont officiellement lancé, ce samedi, une campagne de vaccination antirabique dans l’enceinte de la mairie, en réponse aux multiples cas de morsures de chiens enragés sur au moins une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette campagne, en partenariat avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako et initiée par les autorités locales, vise à vacciner gratuitement les chiens afin de réduire les risques d’infection, circonscrire rapidement la menace et protéger les familles et le bétail. Après les mots de bienvenue du représentant du chef village, Daba Samaké et du maire, Bakary Samaké, le Directeur régional des services vétérinaires de Bougouni (Sud), Boureima Yalcouyé, a salué la forte mobilisation des autorités et l’association partenaire pour cette initiative. « Seule la vaccination peut nous protéger et protéger nos animaux », a-t-il déclaré Prenant la parole, Dr Nakany Diallo, présidente de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, a indiqué : « Nous sommes une association qui lutte contre les maladies zoonotiques, à travers tout le pays, avec l’appui des partenaires comme la Société d’importation de produits et matériels vétérinaires ( SIPROMAV-SARL) » Dr Diallo a salué les efforts des autorités administratives, communales et sanitaires, pour la prise en charge des personnes mordues par les chiens. La sous-préfète centrale, Mme Mounkoro Koura Koné, sous la présidence de laquelle était placée la cérémonie de lancement, a salué l’engagement général des autorités administratives sous le leadership du préfet Moussa A Sagara, les collectivités, la société  civile, le vétérinaire mandataire et les membres de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, pour la réussite de cette campagne. Elle a souligné l’importance de cette opération : « La rage tue encore dans notre pays. Cette campagne est un pas essentiel pour protéger nos familles et nos animaux. J’exhorte toute la population à y participer massivement. » Lors de la cérémonie, la première dose symbolique a été administrée en présence des autorités, des responsables vétérinaires et des habitants. Après le lancement officiel, les équipes vétérinaires se sont déployées sur quatre sites stratégiques de la ville pour faciliter l’accès à la vaccination. Les propriétaires d’animaux ont été invités à se rendre dans ces centres avec leurs chiens pour bénéficier de la gratuité du vaccin. AC/MD (AMAP)

Mandiakuy : Campagne de plantation d’arbres

Mandiakuy, 16 août (AMAP) Une opération de plantation, samedi matin, a planté 4 305 pieds d’arbres sur le site communautaire de Debere, dans la Commune rurale de Sanékuy, Cercle de Mandiakuy, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette activité dont l’objectif est de préserver les espèces locales en voie de disparition, s’inscrit dans le Programme de gouvernance locale des ressources forestières au Mali dénommé « Anw Ka Siguida ». Il s’agit du néré, du baobab, l’acacia Sénégal (gommier), l’anacardium occidental, le balanite et l’acacia colei. L’opération a porté sur 10 sites : Dittara, Konkorona et Duy dans la Commune de Mandiakuy ; Dèbèrè, Lébéré, Borokou, Doubakuy et Dokorokuy dans la Commune de Sanékuy et Beni-Bokuy et Mayoro dans la commune de Diora, selon le facilitateur Brahima Dakouo. Le chef de village de Dèbèrè, Kana Dakouo, a demandé à sa population de « se donner corps et âme » à cette opération (organisé par l’ONG Sahel éco en partenariat avec Tree Aid et financé par Darwin initiative) et le suivi des arbres qui vont, « un jour, servir la communauté. » Il a, ensuite, planté le premier pied. Puis, a exhorté la population à procéder, conformément aux consignes données. Durant six heures, hommes et femmes de Dèbèrè ont mené cette activité civique destinée à donner une belle nature, les jours à venir. Le facilitateur superviseur s’est dit « ravi du déroulement des travaux. » Il a clos le travail en annonçant que les 10 sites qui reçoivent ces plants seront mis en compétition et que les meilleurs vont être récompensés par le Programme Anw Ka Siguida. JD/MD (AMAP)

Kolondièba : Distribution des kits alimentaires aux déplacés internes

Kolondièba, 15 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kolondièba (Sud), Ibrahima Dougnon, a présidé, vendredi, la remise de kits alimentaires au profit des personnes déplacées et leurs familles d’accueil du cercle, a constaté l’AMAP. Cette distribution de denrées alimentaires a porté sur Selon M. Touré, Les bénéficiaires dans les trois Cercles (Kolondièba, Kadiana et Fakola) ont reçu, pour cette première tranche, 4 604 kg de riz, 395 litres d’huiles végétales, 573,5 kg de haricot, 98,75 kg de sel iodé, 14 cartons de 20 sachets+ 15 sachets soit 295 sachets de vitablé. La cérémonie a regroupé autour du premier adjoint les responsables des collectivités, des services techniques, les radios de proximité et la foule nombreuse de bénéficiaires. Après la remise symbolique d’un kit à un bénéficiaire, le représentant de l’État, Ibrahima Dougnon, a dit en somme que « tous les Maliens sont parents » et que « ce don est une contribution pour soulager la peine des bénéficiaires. » Il a salué les autorités du Mali et les ONG partenaires comme ADAC, Pain pour le monde Allemagne/Service protestant de développement et le projet « Renforcement de la résilience des populations vulnérables par le lien entre l’aide humanitaire, le développement durable et la consolidation de la paix (SPGRN). Abondant dans le même sens que le préfet adjoint, le maire de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a indiqué que « l’État et les collectivités ne peuvent pas tout faire » et que « ce geste des partenaires vient enlever une grosse épine de (leur) pied. » Il a demandé aux bénéficiaires « faire bon usage de ces denrées alimentaires, car le partenaire promet de faire d’autres donations si tout se déroule normalement. » Le porte-parole des bénéficiaires, Nabilaye Issa Touré, a salué les autorités, les partenaires et a souhaité la fin de cette situation d’insécurité au Mali NMK/MD (AMAP)

Accès à l’eau potable à Kita : Mission nationale de la SOMAGEP

Kita, 14 août (AMAP) Une mission nationale de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) a séjourné du 13 au 14 août 2025 à Kita où les populations sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, a constaté l’AMAP. La mission, conduite par Ismaila Maiga, Conseiller technique du Directeur général (DG) de la SOMAGEP, a rencontré les représentants des consommateurs. Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a été présidée par Mahamadou Hama Maiga, representant le gouverneur de Région. Sur la table, deux sortes d’eau : une de couleur jaunâtre prise directement dans le fleuve, l’autre traitée par la SOMAGEP qui arrive dans le robinet du consommateur. L’image met en évidence le travail que la SOMAGEP fait au quotidien, par le coordinateur Modibo Dia et son personnel, pour permettre aux Kitois d’avoir de l’eau de qualité. La rareté de l’eau dans les robinets existe, alors que les factures, parfois salées, continuent à tomber. Certains quartiers sont privés d’eau, souvent, pendant plusieurs jours voire des semaines. Les branchements promotionnels, leur devis et la qualité de l’eau : autant de problèmes soulevés au cours de cette rencontre. Le président de la Société civile, Mohamed Keita, a donné des details sur les revendications des communautés qui, le plus souvent, font le pied de grue devant le coordinateur pour réclamer de l’eau. D’autres dénoncent au niveau des autorités toutes sortes de dysfonctionnement et le manque d’eau. Selon lui, plus de 30 familles lui ont présenté « des factures incompréhensibles. »Le temps a été apparemment court pour les participants de la rencontre pour tout dire à la mission nationale. C’est le cas du vieux Diango Keita qui en main 3 factures de 2024 (de 8000 Fcfa, 100 000 Fcfa et l 7 000 Fcfa). Il dit ne pas comprendre l’écart dont la vérification n’a rien changé. Mme Sidibé Aminata Traoré signale qu’en cas de pluie, les robinets du quartier reçoivent directement l’eau boueuse. Certains intervenants ont réclamé la réduction des factures et une approche sociale par les agents de la SOMAGEP quant à la gestion des factures impayées. Pour le chef de mission, Ismaila Maiga, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Il a qualifié le diagnostic de la situation de « memo pour le redressement de la SOMAGEP de Kita », avant de saluer les efforts des agents qui se battent. Il a assuré que « la SOMAGEP mettra tout en oeuvre pour le bien-être de la population de Kita. » La situation géographique de Kita, selon Hamidou Giga, Directeur régional de l’hydraulique de Kita lui a fustigé les conséquences du dragage qui handicape le processus de ravitaillement d’eau. « Néanmoins, dit-il, tous les acteurs, à tous les niveaux, travaillent sans relâche, pour que Kita oublie les mauvais souvenirs de la pénurie d’eau. » Au nom du Gouverneur de la Région de Kita, le conseiller aux Affaires économiques et financiers. a invité la mission « à mettre tout en oeuvre pour apporter rapidement les solutions aux problèmes soulevés car il s’agit de l’eau : une question de vie ou de mort. » MFK/MD (AMAP)