Attaques terroristes : Le PM rend visite aux blessés au CHU Pr Bocar Sidy Sall à Kati

Bamako, 27 avril (AMAP) Accompagné du président du Conseil National de Transition, Malick Diaw, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, a rendu visite, ce lundi 27 avril 2026, aux blessés des attaques du 25 avril dernier, au Centre Hospitalier Universitaire, Pr Bocar Sidy Sall à Kati, a appris l’AMAP d’une note d’information de la Primature. Selon le bilan présenté par les autorités samedi, les attaques ont fait 16 blessés. Pris en charge par le centre hospitalier universitaire (CHU) Pr Bocar Sidy Sall, ils sont pour la plupart gardés en réanimation et en traumatologie. Selon les déclarations du Premier ministre, « la majorité des victimes ont pu regagner leur domicile, tandis que les cas graves restent pris en charge ». « Après avoir souhaité un prompt rétablissement aux blessés, il a affirmé qu’au-delà des soins, des abris temporaires seront offerts aux personnes dont les logements ont été affectés, en attendant des solutions définitives », rapporte une note d’information du gouvernement. Par ailleurs, le Premier ministre a profité de l’occasion pour condamner « les actes de terrorisme lâches et barbares, avant de saluer le professionnalisme et l’engagement du corps médical ». KM (AMAP)

Attaques au Mali : condamnations internationales et assurances de l’armée sur une situation “sous contrôle”

Bamako, 27 avril (AMAP)  Plusieurs partenaires internationaux ont fermement condamné les attaques terroristes coordonnées survenues le 25 avril dans plusieurs localités du Mali, dont Bamako, Kati, Gao, Sévaré et Kidal, tandis que les autorités militaires maliennes affirment que « la situation est sous contrôle » et que les opérations se poursuivent sur le terrain. Dans un communiqué, la Chine a condamné « avec la plus grande fermeté ces attaques terroristes », exprimant ses « profondes condoléances aux victimes » et ses « sincères sympathies à leurs familles ». Pékin a également réaffirmé son opposition « à toute forme de terrorisme ainsi qu’à ses commanditaires », tout en soutenant « résolument les efforts du gouvernement malien visant à préserver la souveraineté nationale, la sécurité et la stabilité du pays ». Les États-Unis ont, pour leur part, déclaré : « Nous condamnons fermement l’attaque terroriste d’aujourd’hui au Mali », présentant leurs « plus sincères condoléances aux victimes, à leurs familles et à toutes les personnes touchées ». Washington a aussi indiqué rester « déterminé à soutenir les efforts visant à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans tout le Mali et la région ». L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a exprimé sa « grande préoccupation » face à ces attaques visant la capitale et d’autres régions. Son secrétaire général a « fermement condamné ces opérations militaires qui mettent gravement en danger la vie des civils et menacent la paix, la sécurité et la stabilité », tout en réitérant « la volonté de l’OCI de restaurer la paix » et sa « solidarité avec le peuple malien ». Le Royaume du Maroc, par la voix d’une source diplomatique, a indiqué suivre « avec vive préoccupation les attaques terroristes et séparatistes visant délibérément des zones civiles et militaires », condamnant « avec la plus grande vigueur ces actes lâches et criminels » et réaffirmant son « appui plein et entier à la souveraineté, la sécurité, la stabilité et l’intégrité territoriale du Mali ». Dans un communiqué publié le 27 avril, le gouvernement du Ghana a exprimé sa préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel et aux attaques coordonnées au Mali, qui ont notamment entraîné plusieurs victimes civils et militaires ainsi que de nombreux blessés. OS/KM(AMAP)

Mali : l’armée annonce la neutralisation de plus de 200 terroristes

Bamako, 27 avril (AMAP)  Le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général Oumar Diarra, a annoncé que les Forces Armées maliennes ont neutralisé plus de 200 terroristes et récupéré d’importants équipements militaires, en réponse à plus de vingt attaques menées à travers le pays. Selon le Général Diarra, la riposte des Forces Armées a été « appropriée et proportionnée », avec des opérations conduites dans la quasi-totalité des localités visées. Il a indiqué que les groupes armés utilisent désormais des uniformes militaires pour infiltrer les populations civiles et s’approvisionner à proximité des villes et villages. La stratégie globale consiste à renforcer les positions défensives dans les zones touchées comme dans celles épargnées, tout en conservant une grande flexibilité opérationnelle. Le Chef d’Etat-Major a précisé que l’objectif principal des groupes armés est de déstabiliser le pays en exerçant une pression continue sur les communautés locales et les axes d’approvisionnement. S’adressant à la population, le Général Diarra a appelé au calme et à la vigilance, exhortant les citoyens à laisser les forces de défense et de sécurité accomplir leur mission. « Nous demandons à la population de rester calme et de ne pas céder aux rumeurs ou aux fausses informations, mais de se référer uniquement aux communiqués officiels de l’état-major », a-t-il déclaré, invitant également à signaler toute activité suspecte aux autorités. OS/KM(AMAP)

Mopti : Attaque terroriste vigoureusement repoussée par les FAMa

Mopti, 27 avril (AMAP) Les positions militaires de la zone de défense numéro 6 qui correspond à la 5eme région administrative de notre pays a été aussi une des cibles potentielles de l’attaque terroriste cordonnée du samedi 25 avril dernier, a constaté l’AMAP. Peut avant 6 heures du matin les détonations de tirs nourris d’armes de guerre et des explosions ont été entendus à Mopti et environs. Toute la journée de violents combats ont opposé, les forces armées maliennes à des groupes terroristes à Mopti et les positions stratégiques militaires de Sévaré situé à 12 km de Mopti. Avec l’ étiage des fleuves, ils étaient des milliers d’assaillants entrés de tous les côtés pour  prendre d’assaut la ville. Une situation qui a davantage rendu complexe la riposte des FAMa. A Mopti, des centaines de djihadistes qui se sont infiltrés par le sud, se sont attaqués au commissariat de police de Mopti, à la brigade territoriale de gendarmerie et à certaines banques dont la BCEAO, tandis que ceux venus du nord-est se sont attaqués à la résidence du gouverneur, au camp de garde de la peloton, au Gouvernorat et à brigade fluviale de gendarmerie. Du côté de Sévaré, ils sont aussi des milliers lourdement armés avec des drones et plusieurs véhicules kamikazes bourrés d’explosifs. Les hostilités ont pris fin aux environs de 22 heures avec des frappes chirurgicales avec succès des vecteurs aériens et des tirs sporadiques d’armes. Les FAMa résolument engagées à traquer et à détruire les obscurantistes terroristes et leurs complices contrôlent la situation et sont dans une vaste opération de ratissage du terrain. Le dimanche matin les populations ont repris à vaquer à leurs occupations. DC/KM (AMAP)

Réfection du Kamablon: près de 3000 jeunes baptisés, vendredi à Kangaba

Kangaba, 25 avril (AMAP)   Près de 3000 jeunes filles et garçons, âgés  de 13 à 17 ans, ont été baptisés vendredi à Kangaba, pour les  travaux d’intérêt public, qui s’inscrivent  dans le cadre de la réfection septennale de la case sacrée (Kamablon), à Kangaba, a constaté l’AMAP. Après avoir réalisé le curage de près de 3 km de fossé, le nettoyage des abords de la pierre blanche (Faragué) et le transport de matériaux pour le wassi, ces jeunes ont reçu des sages le nom sacré de «Bambassi», attribué par Drissa Bagayogo, patriarche né vers 1944. La cérémonie s’est tenue dans la cour du Kamablon, où les sages ont formulé des bénédictions pour les jeunes et pour le Mali, tout en saluant l’appui du préfet du cercle, Abou Dao. Pour rappel, les travaux de réfection septennale de la toiture de la case sacrée débutent le 4 mai 2026, à Kangaba, sous la Présidence du Préfet de Cercle, en présence des représentants des municipalités, des autorités légitimes et coutumières,  des associations de jeunes et des femmes et de plusieurs invités de marque. SD/CMT (AMAP)

Sécurité : Plusieurs assaillants neutralisés lors des attaques terroristes repoussées, dans plusieurs localités du pays

Bamako, 25 avril (AMAP) Les Forces Nationales de Défense ont neutralisés tôt ce samedi, plusieurs terroristes dans des attaques repoussées, dans plusieurs localités du pays et détruit leurs équipements, a appris l’AMAP de source sécuritaire. L’Etat Major des Armées précise que les opérations de ratissage se poursuivent et que «la situation est sous contrôle », Avant d’inviter les populations à ne se référer qu’aux canaux officiels pour toute information. CMT (AMAP)

Mali : Des attaques en cours à Bamako et à l’intérieur du pays, les Forces Armées engagées pour neutraliser les assaillants

Bamako, 25 avril (AMAP)  L’Etat-Major Général des Armées informe l’opinio, nationale et internationale que des groupes armés terroristes non encore identifiés ont pris pour cibles, tôt ce matin, certains points et casernes de la capitale ainsi que de l’intérieur du pays, a appris l’AMAP. Selon la même source, « les combats sont en cours » et les Forces armées maliennes sont «engagées à anéantir les assaillants». L’Etat-major général appelle la population «au calme et à la vigilance» et indique que des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement. CMT (AMAP)

Mopti : Visite du Gouverneur de région à l’abattoir très tôt ce vendredi pour s’enquérir de son fonctionnement

Mopti, 24 avril (AMAP) Le gouverneur de la région de Mopti, le Général de brigade Daouda Dembélé, accompagné d’une forte délégation composée des membres de son cabinet , les élus et les services techniques de Mopti, s’est rendu très tôt, ce vendredi , à l’abattoir régional de Mopti, a constaté l’AMAP. Implanté à Sévaré sur une superficie de 8 ha, l’abattoir de Mopti a une capacité journalière de 100 bovins et environ 200 petits ruminants avec une offre d’emplois de plus de 100 personnes. Il est en gestion déléguée conviée à Body distribution sarl pour 5 ans. Cette visite du gouverneur a pour objectif de s’enquérir du fonctionnement de la structure et des conditions de travail des agents et des usagers ; de s’assurer des conditions d’hygiène, de qualité de viande mis à la disposition des consommateurs et s’imprégner des difficultés. Arrivée aux environ de 6 heures le matin, le personnel de l’abattoir était en pleine activité. A travers la visite guidée conduite par Cheick Oumar Sy, chargé de la supervision des activités d’inspection de l’abattoir, l’hôte du jour a suivi le trajectoire de l’animal du parc d’attente à la pesée de la viande en passant par le couloir de forçage, la salle d’habillage et éviscération, la phase fente et la loge de l’inspection. Il a aussi visité le site de gestion des sous produits de l’abattage, des eaux usées, la fosse destinée aux viandes atteintes de maladies impropres à la consommation. La visite du chef de l’exécutif régional a pris fin par des échanges avec les services techniques, les bouchers, les travailleurs et les responsables de l’abattoir qui  ont évoqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ces difficultés sont entre autres, la vétusté des installations, l’insuffisance des agents techniques pour le suivi des activités, le retard de paiement des salaires. Le concessionnaire Samba Yatassaye a mis l’accent sur le manque de financement pour l’acquisition de matériels et l’accompagnement de la filière bétail- viande . Selon lui, 70% des abattages se font clandestinement en dehors de l’abattoir, toute chose qui qui reste un défi malgré les efforts. A l’issue de la visite , le Gouverneur a félicité le concessionnaire pour l’entretien des lieux, salué et encouragé les travailleurs pour leur dévouement et leur disponibilité. Concernant les observations par rapport à l’amélioration des prestations de l’abattoir « nous allons mettre en place un cadre d’ échanges avec le concessionnaire, les usagers pour trouver ensemble une mise en œuvre des recommandations » a il indiqué. En ces moments de flambée du prix de la viande, le général de brigade Daouda Dembélé a exhorté le concessionnaire Yatassaye à se conformer aux termes de référence et au cahier de charge de la concession. En s’adressant aux services techniques, il leur a demandé de travailler dans le cadre de la réglementation et rassurer les populations que la viande qui provient de l’abattoir de Mopti est de très bonne qualité. Aussi, a-t-il soutenue, que l’abattoir constitue une solution contre la prolifération des aires d’abattage impropres. DC/KM (AMAP)

Musique : Le Super Biton de Ségou, une formation nationale qui a su imposer une signature sonore unique

Ségou, 24 avril (AMAP) En cette année dédiée, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la Culture et de l’Education, l’Agence Nationale de Presse du Mali, a décidé de faire un regard sur nos formations musicales qui ont marqué notre histoire, en termes de rayonnement. Après le Bronkoni de Niono, nous allons faire un dossier sur le Super Biton de Ségou. Dans l’histoire de la musique, certains noms résonnent comme des symboles d’une époque. Parmi eux, le Super Biton de Ségou occupe une place particulière. Issu de la fusion de plusieurs orchestres dont l’Alliance Jazz de Ségou et l’Orchestre régional de Ségou, le Super Biton de Ségou a traversé plusieurs époques. Depuis 1973, il évolue sous ce nom, année où  un jeune étudiant, Zoumana Sacko, décida de rebaptiser la formation en hommage au mythique roi du Royaume Bambara de Ségou, Mamari Biton Coulibaly.  Le groupe a su imposer une signature sonore unique, marquant durablement la scène musicale avec son style mêlant jazz, rythmes traditionnels bambara et influences afro-cubaines. D’après les archives couvrant la période 1970-1990, l’orchestre affiche un répertoire riche de plus d’une centaine de titres. Ces morceaux, qui font le bonheur des mélomanes, couvrent une grande diversité de styles comme l’afro-jazz, la biguine, le boléro, la rumba, le donso folk ou encore la salsa. Le Super Biton nommé orchestre national le 18 mars 1976, après plusieurs reconnaissances Au cœur de cette formation, figure le regretté Amadou Bah, surnommé «Armstrong». Ce chef d’orchestre a su fédérer autour de lui, une équipe d’élite de 19 musiciens. Le talent  et le savoir-faire du Super Biton de Ségou lui ont valu une reconnaissance majeure, le hissant au rang des meilleurs orchestres du Mali, avec à la clé les victoires aux biennales de 1970, 1972, 1974 et surtout celle de 1976. Lors de cette dernière biennale, le 18 mars très exactement, le Super Biton est nommé Orchestre National et déclaré hors-compétition. Cette reconnaissance au niveau national marque le début d’un rayonnement qui s’étendra à l’échelle africaine, puis internationale. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique : Mamadou Sissoko, Modibo Diarra dit «Bebel» et Mamadou Guindo. Figure incontournable de cette génération, Modibo Diarra, pianiste fait son entrée dans le groupe en 1973. Formé à l’INA et  aujourd’hui âgé de 74 ans, il dit avoir été séduit par la cohésion qui régnait au sein du groupe et la passion commune qu’ils avaient pour la musique. Selon Modibo Diarra, auparavant, les orchestres interprétaient les morceaux Maliens avec des accompagnements étrangers comme le rythme afro-cubain. «C’est en 1970, avec le titre Damonzon que le Super Biton a été le premier orchestre à transposer la musique de Ségou sur des instruments de nos terroirs», a-t-il indiqué. Grâce à cela, ils ont eu l’occasion de se produire dans la sous-région. Senghor, après une visite en 1980, a tenu que le Biton fasse une tournée au Sénégal, après ce fut le Nigérien Seyni Kountié «Quand Léopold Sédar Senghor est venu au Mali en 1980, il a entendu le Super Biton chanter. Par la suite, il  a tenu à ce qu’on aille faire une tournée au Sénégal. Cela nous a également valu une invitation du président du Niger, Seyni Kountché», nous a-t-il raconté. Le leitmotiv du groupe, c’était d’aller de l’avant et continuer à créer. Pour la petite anecdote, dans le morceau «Bakaridjan», on entend un effet sonore reproduisant des bruits de chevaux en train de courir. L’effet est tellement parfait qu’on pourrait croire à de vrais chevaux, alors que tout a été réalisé avec des instruments sans électronique, nous a confié Modibo Diarra., Avec sa guitare comme fidèle alliée, Mama Sissoko assurait les arrangements au sein du groupe, tandis que Karamoko Niang s’occupait de la composition des morceaux. Mama, le virtuose de la guitare se rend souvent en France pour des prestations grâce à l’appui de sa protégée de longue date, la photographe française Francoise Huguier. Son album Diamond Fingers, composé de 13 titres, a été produit par cette dernière. Sacré Orchestre National au même titre que le Balai national du Mali et l’ensemble instrumental, le Super Biton de Ségou n’a jamais bénéficié des mêmes privilèges. Le Super Biton n’a jamais pu bénéficier des avantages étant Orchestre National», a déploré Mama Sissoko. Enseignant à la retraite et homme de culture, Moctar Saïdou Tall a longtemps côtoyé plusieurs membres du groupe depuis l’époque de l’orchestre régional. Il estime que les performances sur scène et la singularité des productions sont des éléments qui l’ont le plus marqué du Super Biton de Ségou qui «nous a recentrés sur des rythmes du terroir». Et d’ajouter qu’il y avait un cheminement très clair pour la revalorisation du patrimoine national. Le Super Biton reste une légende vivante Parlant de la portée éducative des morceaux du Super Biton de Ségou, Moctar Saïdou Tall a révélé que les titres comme «Nyeleni», «Bakaridjan», «Labamfè» et «kamalenwari» renferment des valeurs telles que le travail, l’amour, le patriotisme, etc. Notre interlocuteur a toutefois déploré la situation actuelle du Super Biton de Ségou qui est relégué au rang de souvenirs. Comme solution, il propose de constituer un vivier de jeunes et de les former afin de redonner vie à cet orchestre. À Ségou, comme dans tout le pays, le Super Biton reste une légende vivante. Une mélodie qui traverse le temps sans jamais perdre son sens. Et si cette année, dédiée à l’éducation et à la culture, devenait le point de départ d’une renaissance de nos orchestres régionaux, témoins de notre héritage artistique et culturel. MS/KM (AMAP)

Kayes : Le directeur régional du Commerce, de la consommation et de la concurrence fait le point de la situation des hydrocarbures

Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le Directeur Régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de la Région de Kayes, Robo Bayo, fait le point de la situation des hydrocarbures en 1ère région.   L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont les  missions de la Direction Nationale du Commerce, de la consommation et de la Concurrence ?  Robo Bayo : La Direction Régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence est un service déconcentré de la DGCCC (Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence), créée par décret n°2025-0211/PT-RM du 03 avril 2025. Elle a pour mission de mettre en œuvre les politiques nationales en matière de Commerce, de Consommation et de Concurrence et d’assurer la coordination et le contrôle de leur exécution par les services subrégionaux. A ce titre, elle est chargée de suivre l’approvisionnement du marché local en produits de consommation courante et l’évolution de leurs prix ; de délivrer les titres du commerce extérieur. Notre structure doit aussi veiller au respect de la réglementation en matière de commerce, de consommation et de concurrence ; rechercher, constater, poursuivre et sanctionner les infractions en matière de commerce, de protection du consommateur et de concurrence…  L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est la part des hydrocarbures, en particulier, et du commerce en général dans l’économie de la Région de Kayes ? Robo Bayo :  D’abord, Kayes, une région à vocation agro-sylvo-pastorale, est le second corridor commercial du Mali. La Région connait également une croissance urbaine importante et une économie informelle dense concentrée autour des secteurs secondaires et tertiaires. Le commerce étant une activité transversale, il touche tous ces secteurs. Ce secteur est soit au début soit au milieu ou à la fin de chaque activité économique. Les hydrocarbures sont des produits essentiels, c’est la raison pour laquelle le gouvernement continue de déployer des efforts colossaux pour assurer leur livraison et accessibilité. Car, la disponibilité des hydrocarbures est cruciale pour le bien-être de la population et la stabilité de l’économie. L’Agence Nationale de Presse du Mali :Qu’est-ce qui a provoqué la crise d’hydrocarbures dans la ville de Kayes?                                       Robo Bayo :  Certaines personnes se demandent pourquoi Kayes est tombée dans une telle crise ? En réalité, c’est un phénomène mondial et la plupart de nos produits proviennent de l’extérieur. Beaucoup de nos opérateurs économiques vont chercher des marchandises à Dakar (Sénégal) et à Banjul (Gambie). La grève des transporteurs ou des chauffeurs a sérieusement affecté la mobilisation des chauffeurs et de leurs citernes pour l’importation du carburant. L’autre problème demeure le niveau international. Le stock peut être disponible à Dakar, mais si la quantité n’est pas suffisante, cela peut nous poser quelques soucis. L’Agence Nationale de Presse du Mali: Comment êtes-vous parvenus à surmonter ces difficultés ? Robo Bayo : Nous avions anticipé la gestion de cette crise. Sous l’égide du Gouverneur de la Région de Kayes, nous avons mis en place un Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures. Cette structure comprend les services techniques, les forces de sécurité, les opérateurs économiques, les responsables des stations-services et des points de ventes, les Douanes, l’Association des consommateurs. C’est un ensemble, un cadre de concertation, qui se réunit régulièrement pour faire le point de la situation et prendre des mesures qui s’imposent afin de soulager les populations. Ce comité nous permet d’analyser les stocks (hydrocarbures) disponibles, les prix et la délivrance des autorisations. La Douane nous a donné des fiches de sortie pour faire le dépotage, une manière d’assurer la traçabilité des livraisons et autres transactions. La mise en place de ce comité dirigé par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, nous a beaucoup aidé à maintenir le cap. Au niveau national, l’État a joué un grand rôle dans la gestion de cette crise, en revoyant les prix à la hausse. C’est un phénomène mondial et nous constatons que dans certains pays, les prix sont beaucoup plus élevés qu’au Mali.   Au-delà de ces efforts, les FAMa (Forces Armées Maliennes) assurent l’escorte des citernes qui acheminent le carburant. L’Agence Nationale de Presse: Quelles dispositions avez-vous prises pour que la situation reste stable dans la ville de Kayes ? Robo Bayo :  Nous veillons à la gestion des stocks, en mesurant toujours les quantités. Des informations sont données au fur et à mesure sur les différents stocks que nous disposons, sans oublier ceux qui sont en cours d’acheminement. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quel appel avez-vous à lancer aux populations ? Robo Bayo : Nous demandons toujours à la population d’être sereine, tout en l’invitant à respecter les consignes. Si le stock atteint un certain niveau, c’est-à-dire le seuil d’alerte, nous allons faire des communications sur les programmes des stations-services. Nous disons également à la population de ne pas céder aux spéculations, à la désinformation. Nous leur demandons d’éviter la constitution de stocks. Car, ces pratiques peuvent vraiment provoquer d’énormes dégâts. Ceux qui vendent du carburant dans les bouteilles, sont tenus de respecter la réglementation en vigueur pour éviter d’évoluer dans le secteur informel. Ils doivent aussi se conformer aux normes sécuritaires. Nous invitons toujours la population à nous accompagner, à nous informer, sans oublier la police ou toute autre administration, sur toute pratique qu’elle trouve anormale. Enfin, je remercie la population ainsi que le Gouverneur, premier responsable de la région, qui est la cheville ouvrière. On ne peut ne pas saluer les Forces de Défense et de Sécurité qui œuvrent inlassablement pour l’acheminement et le bon déroulement des opérations de vente dans les stations-services. Aussi, j’adresse mes sincères reconnaissances aux services qui n’ont ménagé aucun effort dans la gestion de cette crise. Nos remerciements vont à l’endroit des opérateurs économiques et de tous les membres du Comité de gestion des crises et catastrophes de la Région de Kayes.  Entretien réalisé par Oumar DIAKITÉ et Bandé Moussa SISSOKO (AMAP)