Kéniéba : Renforcement des capacités des femmes, filles, jeunes et légitimités traditionnelles
Kéniéba, 05 sept (AMAP) Le service local de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Kéniéba, a organisé, du 1er au 04 septembre 2025, une série de formations au profit de 200 femmes et filles, 50 jeunes et de légitimités traditionnelles du Cercle de Kéniéba (Ouest) sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle, dans la salle de conférence de l’ex-conseil de Cercle. En partenariat avec la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et l’appui technique et financier du Pôle des actions d’intégration des droits humains en Afrique (PACINDHA), ONU-Femmes, l’Agence italienne de coopération et le gouvernement malien, cet atelier était placé sous la présidence du 1er adjoint, assurant l’intérim du préfet, Sékou Kanta. La formation a porté sur le thème : « Formation des femmes médiatrices défenseurs de la paix, des jeunes et de légitimité traditionnelle sur la prévention, la gestion des conflits et la cohésion sociale dans le Cercle de Kéniéba. » Du 1er au 02 septembre 2025, 50 femmes ont été formés sur la paix, la prévention et la gestion des conflits dans le cercle de Kéniéba ; le 02 septembre 202 ; la formation sur les Violences basées sur le genre (VBG)a concerné 50 jeunes; du 03 au 04 septembre 2025, celle de 50 leaders femmes sur la paix, la prévention et la gestion des conflits; et le 04 septembre 2025, 50 leaders femmes et le légitimité traditionnelle ont été formés sur les VBG. Ces activités saluées par les autorités et les populations du Cercle de Kéniéba sont le point de départ d’un vaste programme que le PACINDHA et ses partenaires compte exécuter dans le Cercle à travers le Projet d’appui au renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones frontalières Mali-Sénégal. MFS/MD (AMAP)
Macina : Réunion préparatoire de la Semaine régionale artistique et culturelle
Macina, 04 sept (AMAP) Une rencontre du préfet de Macina (Centre), Albaraka Ag Amarizag, avec les acteurs et partenaires, s’est tenue, jeudi, sur la préparation de la Semaine régionale artistique et culturelle Ségou du 16 au 20 septembre Le préfet à rencontré d’abord, dans la matinée, la troupe artistique et culturelle et son encadrement dans la salle de conférence de la mairie, Accompagné des chefs de service techniques impliqué, il a donné des conseils et les a sensibilisés « afin de réussir le pari de l’organisation et une participation de qualité à cette fête. » Le porte-parole des acteurs est intervenu pour assurer l’administration qu’ils donneront « le meilleur d’eux-mêmes en vue de rehausser la culture de Macina dans toutes sa diversité. » Il a, cependant, attiré l’attention des autorités sur leur prise en charge totale durant l’internat et le séjour à Ségou La seconde rencontre avec les forces vives et partenaires a porté sur la mobilisation des ressources nécessaires pour l’organisation et la participation jusqu’à de Ségou. Un soutien est demandé à tous sans exception : organisation de la Société civile, services techniques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté. Sur place, on a pu collecter un peu d’argent et sacs de Paddy. La quête continue. Sept sous-commissions ont été créées (accueil et hébergement, finances, arts et culture, transport de la délégation, sous-commissions presse et information, santé, sécurité) DG/MD (AMAP)
Macina : Double réunions du Comité de veille et sur la prévention des risques et catastrophes
Macina, 04 sept (AMAP) Les réunions du Comité de veille et sur les crises et catastrophes, sous la présidence du préfet de Macina (Centre), le lieutenant-colonel Albaraka Ag Amarizag ont eu lieu dans la salle de conférence du Cercle, a constaté l’AMAP sur place Les membres des deux comités ont fait le point sur la situation globale du Cercle de Macina et sur les activités prévues dans le cadre de la prévention de crises et catastrophes il en présence du maire adjoint Dian Diallo, le chef du service local de Développement et de l’Economie solidaire, le coordinateur des Forces armées maliennes (FAMa, Abordant le premier point, le chef service local de développement et de l’économie solidaire, Drissa Traoré a passé en revue les activités menées, notamment r la mise en place des relais par quartier comme point focal en cas d’inondation, Les villages de Founou, Damidié et Ouani ont enregistré de nouveaux mouvements de Personnes déplacées Internes (PDI). Quant aux assistances apportées aux populations, quelque 200 ménages PDI et hôtes vulnérables ont été appuyés par des partenaires : (Alphalog, Centre d’études et de coopération internationale (CECI-Mali : ACF (Action contre la faim) : Assistance en vivres à 103 ménages sur 104 PDI, Le Conseil appui à l’éducation de base (CAEB) a doté 10 enfants en situation difficile en kits alimentaires Une prise en charge sanitaire et nutritionnelle à été realisée au profit de ménages PDI à Macina à travers l’ONG Alima et l’équipe mobile Terre des hommes (TDH) et Aide pour l’émergence et le développement (IEDA). Comme difficultés, la réunion a relevé l’enregistrement en compte-gouttes des PDI et leur prise en charge ainsi que la gestion des informations sur les sites. Le 2e point inscrit à l’ordre du jour a porté sur la prévention des risques et catastrophes sur laquelle la réunion a noté la mise en place de comités par quartier pour identifier les victimes en cas d’inondation. La rencontre a fait remarquer qu’aucun cas d’inondation n’a été relevé « car les pluies tombent de manière modérée dans le temps et dans l’espace à Macina et les services techniques impliqués nous rassurent que cette année on ne connaitra pas d’inondation. » L’ONG allemande Wilfe Hunger Hilfe (WHH), « Pour un monde sans faim), a pris contact avec le maire en vue de faire face au même problème. WHH intervient contre le réchauffement climatique et les urgences. Elle a déjà sélectionné quelques jeunes pour les former Enfin, en recommandation, la mairie est invitée à chercher un site pour les PDI avant la rentrée scolaire pour libérer les salles de classe. Ont pris part à la rencontre, les forces de défense et de sécurité, les faitières de la Société civile, les chefs de service technique et les autres membres des comités. DG/MD (AMAP)
Région de Kayes (Ouest) : Démenti de menace terroriste (Gouvernorat)
Kayes, 6 sept (AMAP) La Cellule de communication du Gouvernorat de Kayes (Ouest) a démenti, samedi, sur les réseaux sociaux, une menace terroriste, face à la persistance de rumeurs ou « fausses nouvelles » qui risquent de troubler la quiétude dans la Cité des rails, voire toute la Région de Kayes. Les populations de la ville de Kayes (Ouest) et certains villages voisins vivent, ces temps-ci, dans la crainte d’une éventuelle attaque terroriste visant leurs localités. « L’information qui circule dans la ville de Kayes est infondée », indique le message. Au regard de la situation qui prévaut actuellement au niveau de certains carrefours de la Route internationale Bamako-Kayes-Dakar, notamment les tronçons Kayes-Diéma-Didiéni-Kolokani, et de la route Kayes-Yélimané, l’Etat continue à renforcer le dispositif sécuritaire dans ces zones afin de sécuriser les personnes et leurs biens. La Zone de défense N°4, qui regroupe les Régions de Kayes, Nioro et Kita (Ouest) reçoivent régulièrement des renforts afin qu’elle puisse bien mener sa mission de défense du territoire dans un contexte marqué par une guerre asymétrique à laquelle elle fait face. Selon des témoignages recueillis à travers la ville, des individus armés non identifiés, portant souvent des turbans, auraient arrêté des bus et autres moyens de transport en commun au niveau de certains carrefours, faisant descendre les occupants. Après avoir procédé à la vérification de l’identité des passagers, ces inconnus ont relâché ceux qui sont de Bamako, en leur demandant de changer de véhicule. Ceux de Kayes auraient été détenus, puis libérés plus tard. D’après d’autres témoignages, les assaillants retiennent les voyageurs originaires de Kayes et de Nioro. « Les travaux de notre chantier prendront fin bientôt. De ce fait, nous avons décidé de redéployer certains maçons à Bamako. Ils ont quitté Kayes hier (Ndlr, vendredi 5 septembre 2025). Ils sont arrivés dans la capitale le lendemain », a indiqué un entrepreneur « Des hommes armés non identifiés ont intercepté leur car. Ces derniers ont demandé aux passagers kayésiens de se mettre de côté et ont libéré les autres. Notre maçon et d’autres passagers qui ne sont pas de la région, ont été relâchés », a-t-il ajouté. Ce samedi 6 septembre 2025, les riverains du carrefour des logements sociaux de Kayes ou ATTbougou ont eu vent d’une rumeur sur une présence « djihadiste » dans la partie nord du Cercle de Kayes, précisément entre Kayes et Goumera. Entre 14 heures et 17 heures, les gens étaient sur le qui-vive. Du haut de certaines maisons de Soutoucoulé (côté Ouest des logements sociaux de Kayes), on apercevait des gens regardant vers la Route internationale. Il y a eu plus de peur que de mal. Et pas de panique, surtout que les Forces de sécurité mènent discrètement et régulièrement leur patrouille. Ce samedi matin, entre 9 heures et 10 heures, un cortège de pickups, suivi d’un autre de pickups et de camions, remplis d’éléments des Forces de défense et de sécurité, se dirigeait vers une destination inconnue. A leur passage dans le quartier de Kayes N’Di et environnant, ces troupes étaient ovationnées par les riverains qui faisaient aussi des bénédictions pour elles. D’après certaines informations relayées sur les réseaux sociaux, les commanditaires des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la ville de Kayes et d’autres villages des régions de Kayes et Nioro, n’auraient pas apprécié le soutien des populations de la cité des rails aux Forces de défense et de sécurité. BMS/MD (AMAP)
Bougouni : Le capitaine Moulaye Ould Gouba élu président de la Ligue régionale de Badminton
Bougouni 05 sept (AMAP) Le capitaine Moulaye Ould Gouba a été élu par consensus, jeudi, président de la Ligue régionale de Badminton, lors d’une Assemblée générale, dans la salle de réunion du gouvernorat de Bougouni (Centre), a constaté l’AMAP. Cette élection du capitaine Moulaye Ould Gouba, commandant du groupement de la Garde nationale de Bougouni par intérim, a été supervisée par le directeur régional de la Jeunesse et des sports de Bougouni, Lamine Konaté, en présence des délégués des dix Cercles de la Région. Il dirige, désormais, un bureau de 18 membres regroupant plusieurs responsables de clubs de cette discipline sportive avec une présence remarquable de genre. Le Badminton est un jeu de raquette et de volant (son ballon de jeu) pratiqué sur un terrain par deux joueurs ou deux équipes de double. Ce sport tient son nom de la Badminton House, la résidence du Duc de Beaufort dans le comté anglais du Gloucestershire. La Région de Bougouni dispose déjà de plusieurs clubs de badminton à travers les différents cercles. Investi dans ses nouvelles fonctions de président, le capitaine Moulaye Ould Gouba a appelé les membres du bureau « au travail afin de relever les défis et que la Région se hisse au sommet de cette pratique sportive » et occuper les premières places lors de futures compétitions. Il a assuré les membres du bureau qu’« un plan d’action sera mis en œuvre, en synergie avec la Fédération nationale de Badminton afin que ce sport soit vulgarisé dans toute la Région de Bougouni. » Cela nécessite la réalisation d’infrastructures, l’obtention d’équipements et, surtout, de la formation des pratiquants du badminton. Il les a, enfin, remerciés « pour la confiance portée à (sa) personne pour gagner les grands chalenges dans une Région de Bougouni où le Badminton occupera une place de choix dans le domaine du sport. » Le directeur régional de la Jeunesse, Lamine Konaté, s’est félicité du mode consensuel de la mise en place de ce bureau tout en félicitant le nouveau président élu. Il a mis l’accent sur le respect des textes et du Règlement intérieur de cette discipline. « La formation continue doit être le cheval de batail de ce bureau », a-t-il dit, insistant sur « la discipline et la cohésion sociale parfaite entre les membres. » Il a ensuite annoncé qu’une rencontre pour présenter le bureau au gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wele « se tiendra dans les tous prochains jours. » Des questions-réponses ont permis d’édifier les acteurs du Badminton de la Région de Bougouni sur la discipline, elle-même, sa pratique, ses outils et ses infrastructures. La Fédération malienne de Badminton (FEMABAD) est l’organisme qui régit le « Badminton » au Mali. Le bureau de la FEMABAD a été officiellement présenté en juillet 2025. Elle est dirigée par le chef d’état-major de la Garde nationale du Mali, le général de Brigade Famouké Camara depuis mardi 15 juillet 2025. BHT/MD (AMAP)
Bla : Lourds dégâts matériels, pas de perte en vie humaine ni de blessé
Bla, le 05 sept (AMAP) Le bilan matériel de l’attaque terroriste du commissariat de police de Bla (Centre), dans la nuit du 4 au 5 septembre 2025, par des hommes armés non identifiés, est de deux véhicules pick-up emportés par les assaillants, un autre incendié dans la cour, a appris l’AMAP vendredi lors d’une visite des locaux par une délégation conduite par le 2e adjoint au préfet du Cercle, Boureima Tembely. La Brigade de recherche a été entièrement calcinée, 25 motos brûlées dont certaines appartenant aux policiers de garde, un PKM et des munitions emportés, ainsi qu’une moto de modèle asiatique subtilisée. Les bureaux du commissariat ont, également, été saccagés. Toutefois, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été enregistré La délégation, qui a constaté les dégâts causés par cette attaque, comprenait notamment le maire de Bla, Mamadou Samaké, ainsi que les responsables locaux de la gendarmerie, de la garde nationale et de la protection civile en présence des commissaires. Selon les témoignages recueillis auprès des agents en poste, une dizaine de policiers étaient de garde lorsque les assaillants, à bord de deux pick-up armés et de plusieurs motos, ont ouvert le feu sur le commissariat. « Ils se sont positionnés face au bâtiment, côté goudron, et ont commencé à tirer. Nous avons riposté avec les moyens à notre disposition, notamment des PM et un PKM. Malgré notre résistance et l’appui des renforts de la gendarmerie, de la garde et du régisseur de la Maison d’arrêt, les assaillants, plus nombreux et mieux armés, sont parvenus à pénétrer dans l’enceinte du commissariat », a expliqué le commissaire de police Yaya Traoré. Au terme de la visite, le 2e adjoint au préfet a salué « l’acte de bravoure des forces de défense et de sécurité de Bla face à cette barbarie ». Il a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité, notamment à travers le renseignement, afin de mieux prévenir de telles attaques. « Au nom de Mme le préfet empêché et des plus hautes autorités de la Transition, je remercie toutes les forces présentes à Bla. Face à ces menaces, il est essentiel de conjuguer nos efforts », a déclaré Boureima Tembely. La délégation s’est ensuite rendue à la préfecture où une réunion d’urgence a été convoquée pour envisager des mesures destinées à minimiser des attaques similaires dans le Cercle. MO/MD (AMAP)
Bla : Le commissariat visé par une attaque armée
Bla, 4 sept (AMAP) Une attaque armée a visé le commissariat de police de Bla (Centre) dans la soirée du jeudi 4 septembre 2025, sans qu’on puisse établir un bilan. Les premiers tirs ont retenti vers 22h, brisant le calme de la ville. Les affrontements ont duré environ 30 minutes, avant qu’une accalmie ne s’installe. Cependant, la situation s’est de nouveau tendue à 23h30 avec la reprise des hostilités. Les assaillants, des « hommes armés non identifiés », présumés terroristes, ont mené un acte de violence qualifié de barbare par les témoins sur place. L’attaque est survenue alors qu’un couvre-feu a été reconduit dans la Région de Ségou (Centre), du 3 septembre au 2 octobre, de minuit à 5h du matin. Pour l’instant, peu de détails sont disponibles, Les habitants et les forces de sécurité s’étaient retranchés. Les autorités appellent la population « au calme » et leur demandent « de rester à l’abri afin de ne pas entraver le travail des forces de défense et de sécurité ». Les opérations sont en cours pour sécuriser la zone et repousser les assaillants. MO/MD (AMAP)
Koulikoro : Recommandations de l’espace d’échanges sur la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre
Koulikoro, 3 sept (AMAP) Les participants à l’espace d’échanges sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre, tenu du 3 au 4 septembre, à la Maison de la femme de Koulikoro, ont recommandé d’afficher les prix et tarifs des prestations au niveau des services publics. Ils ont, aussi, demandé de « mettre des boîtes à suggestions au niveau des services publics, renforcer la sensibilisation des populations sur le lien entre genre et la corruption, mener auprès des usagers des enquêtes ponctuelles sur la gestion et le fonctionnement des services publics. » Tout comme « insister sur la protection des dénonciateurs, organiser des espaces d’échanges sur la corruption et l’enrichissement illicite à l’endroit de tous. » Ces échanges ont été organisés dans le cadre du Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite phase 2 (LUCCEI 2) financé par le Royaume des Pays-Bas et l’ambassade royale du Danemark. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin d’appuyer la participation des hommes et des femmes à la prévention et la lutte contre la corruption, a initié, en partenariat avec le ministère de la Refondation de l’État, celui de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ainsi que la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté, cet espace d’échanges entre les autorités administratives, les hommes, femmes, jeunes, organisations de la Société civile, représentants du secteur privés et médias ces discussions sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre. Selon le président de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSLCCP), Ahmed Sékou Diallo, « ces espaces d’échanges engagerons la discussion au sein des communautés et aborderont spécifiquement les questions de genre, de corruption et celles de Violences basées sur le genre que les femmes et les différentes couches vulnérables subissent dans l’accès aux services sociaux de base à tous les niveaux ». « Ils permettront, aussi, de savoir comment les cas de corruption sont traitées dans les sphères publiques, selon les localités, quel type de corruption touche le plus les hommes et les femmes, comment contribuer à la prévention et à la lutte contre le fléau, quels sont les mécanismes de dénonciation et de plaintes ? » Et, également, de connaître le système de communication et de suivi des dénonciations et plaintes, les mesures de protection contre les représailles, le rôle et la responsabilité des acteurs, les mesures pour une lutte décentralisée et participative de la corruption et les cas de détournement, l’importance de la déclaration des biens Le directeur de cabinet, Mohammar Haïdara, représentant le gouverneur de la Région, qui a présidé l’ouverture des travaux, s’est réjoui de l’initiative du PNUD et de ses partenaires qui « mérite pleinement notre accompagnement car, elle s’inscrit en droite ligne dans les trois principes qui guident les relations de coopération du Mali.» Selon le directeur de cabinet, le gouvernement du Mali a toujours inscrit la lutte contre la corruption parmi ses priorités comme en témoigne l’adoption de la SNLCC, l’opérationnalisation de l’Observatoire national de lutte contre la corruption ainsi que l’adoption du nouveau Code pénal et du procédure pénale intégrant des dispositions innovantes pour la protection des dénonciateurs. La représentante du PNUD, porte-parole des partenaires de mise œuvre, Aminata Mariko , s’est réjouie « de voir tous unis pour convenir ensemble comm ent, en tant que Société civile ou citoyen malien, nous pouvons contribuer, non seulement à la prévention mais, aussi, à la lutte contre la corruption. » « Cet espace, c’est pour présenter ensemble des approches, des techniques et aussi les moyens », a-t-elle continué. Selon elle, l’activité du jour est un début. Elle annonce un processus qui continuera tout au long du Projet d’appui à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans lequel le PNUD et ses partenaires interviennent sur la 2e phase qui couvre 5 Régions du Mali : Ségou, Mopti (Centre), Bougouni, Sikasso (Sud), Koulikoro et le district de Bamako. Et de d’espérer qu’à la fin de cette session, « nous aurons défini comment nous allons encore soutenir les efforts des autorités du Mali, car le gouvernement a déjà, avec les partenaires, adopté une stratégie de lutte contre le fléau. Selon de récentes enquêtes, notamment, sur l’indice de perception de la corruption 2024 de Transparency international (TI), le Mali se place à la 135e place sur 180 et selon les tendances relevées par les données du Mali-Mètre 2025, « la situation de la corruption a connu une certaine amélioration dû aux efforts du gouvernement et ses partenaires soit 24,3% très élevée et 33,4% élevée contre 43% très élevée et 39% élevée en 2022. » Selon la même source, dans le Rapport de l’enquête d’opinion « Que pensent les Maliens ? », sur un total de 2 220 réponses 33,6% de femmes contre 51,5% des hommes connaissent le bureau du Vérificateur général, 30,1% des femmes contre 16,0% des hommes connaissent l’OCLEI, 18,8% de femmes contre 23,3 des hommes connaissent le Contrôle général des services publics, 0,7 % des femmes contre 3,1% d’hommes connaissent le Pôle nationale économique et financier et 50,0% de femmes contre 32,1% des hommes ne connaissent aucun des services et institutions de lutte contre la corruption. Plusieurs thématiques ont été présentées par des personnes ressources des ministères concernés, du BVG, de OCLEI et des experts de la COSPLCCP dont la présentation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le lien entre la corruption et le genre, notamment les causes et les conséquences, ensuite les rapports annuels 2023 du BVG et de l’OCLEI. ALD/MD (AMAP)
Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)
Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. » Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe. Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)
Un berger tué par des hommes armés non identifiés près de Goundam (Nord)
Goundam, 3 sept (AMAP) Dans la nuit du 02 au 03 septembre 2025, un berger, la cinquantaine, ressortissant de la Commune de Essakane (Nord), en transhumance dans le secteur sud de Goundam, a été abattu par des hommes armés non identifiés, selon des informations recueillies dans la zone. Selon les mêmes sources, des hommes armés non identifiés ont été vus qui tournent, régulièrement, dans la zone. Ils demandent iaux bergers qui y sont installés d’évacuer impérativement, les lieux et les accusent de collaborer avec les Forces armées maliennes (FAMa). Ce cas d’assassinat a affligé tous les proches du défunt. Ce dernier vivait avec femme et enfants au moment de son assassinat. Les autorités se sont rendues sur les lieux du drame et ont pris les dispositions qui s’imposent. (AMAP)

