Communauté humanitaire : Présentation du rapport de réalisations des ONG internationales 2024

Bamako, 24 sept (AMAP) Le Forum des ONG internationales du Mali (FONGIM) a présenté, mercredi, à Bamako, son deuxième rapport de réalisation des ONG internationales membres pour 2024 qui met en lumière les efforts des ONG internationales pour répondre aux défis multidimensionnels au Mali pour la période considérée. Ce rapport compile les données et les résultats de 82 ONG sur les 110 membres du FONGIM. « Il n’est pas un simple document », selon le président du FONGIM, Mamadou Diop. « Il est le reflet d’un engagement collectif, le témoignage concret de l’impact des ONG internationales qui œuvrent sans relâche, chaque jour au service des populations maliennes », a-t-il dit. L’année 2024 a été jalonnée de défis multiples et complexes. L’insécurité persistante dans le Nord et le Centre du Mali a considérablement restreint l’accès humanitaire, tandis que la baisse du financement et des contraintes logistiques et administratives ont accentué les difficultés. « Malgré ces contraintes, les ONG se sont mobilisées, sans relâche, pour répondre aux urgences et accompagner les dynamiques locales de développement », a expliqué le président. Le rapport illustre les réalisations des ONG dans plusieurs domaines tels que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. Au sujet des différentes réalisations, le président du FONGIM a indiqué : « Nous avons pu mobiliser 277 milliards de Fcfa dont 11 milliards de Fcfa versés en impôts et taxes à l’État malien. Nos organisations ont employé 6 347 personnes dont 94 % de personnel national, témoignant de notre engagement pour l’emploi local et le renforcement des capacités. »  Il a ajouté que les ONG internationales ont touché directement près de 5 millions de bénéficiaires. Derrière ces chiffres, il y a des vies transformées. Plus de 100 points d’eau et 1 631 latrines ont été construites ou réhabilitées, améliorant l’accès à l’eau potable et à l’hygiène. Plus de 1 589 écoles ont été appuyées pour garantir la continuité et la qualité de l’apprentissage. À cela s’ajoute la construction de 2 388 abris d’urgence, dont 988 bâtiments permanents. Selon Mamadou Diop, 5 666 ménages ont été soutenus par des kits essentiels, 288 centres de formation construits et réhabilités et plus de 143 575 enfants malnutris ont été pris en charge. Il a, également, mentionné qu’en 2024, plus de 160 projets ont été mis en œuvre, avec une collaboration étroite avec 170 organisations nationales et 70 services techniques de l’État. « Au-delà de ces résultats, ce rapport témoigne de notre volonté de bâtir une relation de confiance durable entre les acteurs humanitaires, les autorités maliennes et les communautés. » « Il traduit, aussi, l’engagement des ONG à travailler en harmonie avec les priorités nationales, à renforcer la coordination entre les membres et à promouvoir une meilleure mutualisation des ressources », a-t-il indiqué Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Pamanta, il a indiqué que la présentation de ce rapport « constitue un témoignage précieux des réalisations et met en lumière l’impact de la collaboration fructueuse entre les organisations nationales et internationales, ainsi qu’avec les services techniques de l’État. » « Cette présentation est également une invitation à poursuivre et à renforcer le dialogue entre les autorités maliennes et les organisations internationales », a-t-il indiqué. « Avec des ressources limitées mais une détermination sans faille, ces organisations ont poursuivi leur objectif premier : celui de sauver des vies et renforcer la résilience des communautés vulnérables. Leur rôle est essentiel dans le développement, dans la promotion des droits de l’homme et dans l’amélioration des conditions de vie des populations. » Étaient présents à l’atelier, les représentants des organisations nationales et internationales, l’ambassadeur de Palestine, Hassan Al Balawi, l’ambassadeur de la Türkiye, Efe Ceylan, les représentants du corps diplomatique, les représentants des agences des Nations Unies et des directeurs nationaux généraux de services centraux. FK/MD (AMAP)  

Lancement des activités de la Semaine nationale de la réconciliation.

Mopti, 17 sept (AMAP) Les activités de la 4e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », ont démarré, mercredi 17 septembre 2025, au gouvernorat de Mopti (Nord). Instituée par la loi n 2019-042 du 24 juillet 2019 portant loi d’entente nationale, la SENARE est célébrée du 15 au 21 septembre de chaque année. Dans la Région de Mopti, plusieurs activités sont au programme comme des émissions radios, une conférence-débat sur le thème : « Femme : vecteur de paix et de réconciliation », une plantation d’arbres au Bosquet de la paix, des prières dans les lieux de culte et des activités sportives dominées par la lutte traditionnelle. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, qui a présidé le début des activités, a rappelé que le thème de cette édition vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques et en faire un levier de développement et de cohésion sociale. L’objectif recherché étant aussi de valoriser et promouvoir l’héritage culturel sahélien comme levier de paix, de réconciliation et de cohésion dans l’espace AES. En présence des chefs de services régionaux, les autorités militaires, les légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les femmes et les jeunes, Abdoulaye Daga Théra a engagé les populations « à valoriser et à promouvoir notre riche héritage culturel durant cette année de la Culture. » La cérémonie d’ouverture a été suivie de la conférence sur le thème « Femme : vecteur de paix et de réconciliation » animée par Mme Coulibaly Salimata Sanogo de la direction régionale de la femme et Mme Ouédraogo Aissata Baby, chef sous bureau UNFPA- Mopti. Selon le chef de l’équipe d’appui à la réconciliation, Ali Kampo, la 4e édition de la SENARE est placé sous le sceau de la réconciliation « avec une base de l’héritage culturel de notre pays cité comme une terre des civilisations, de culture qui a fécondé l’humanisme et l’humanité des siècles durant, nous renvoie à nos fondements. » Le sous thème « Femme vecteur de paix et de réconciliation » traité en conférence interpelle « pour que les femmes qui doivent être à la pointe du combat pour asseoir la paix ne soient pas des sujets de seconde zone », a indiqué M. Kampo. Il a rappelé que « c’est aussi un appel du pied pour que les hommes, les femmes et les jeunes mettent du sien afin que la paix ne soit pas un vain mot » DC/MD (AMAP)

Système intégré de gestion des ressources humaines : 36 enseignants de Youwarou non enrôlés

Youwaro, 17 sept (AMAP) Les enseignants du Centre d’Animation pédagogique (CAP) de Youwarou (Centre) victimes de non enrôlement sont au nombre de trente-six (36) dont trois (3) femmes, a appris, mardi, l’AMAP sur place. Dès l’annonce de la nouvelle, les enseignants concernés ont communiqué à travers les réseaux sociaux pour trouver la solution à leur problème. La plupart d’entre eux détiennent, pourtant, le récépissé attestant qu’ils ont été enrôlés. Les différents syndicats d’enseignants représentés à Youwarou indiquent avoir saisi « qui de droit « pour un nouvel enrôlement des concernés au CAP de Youwarou. Il règne parmi les enseignants une ambiance et un sentiment de peur, de crainte de ne pas percevoir le salaire du mois en cours. Ils se regroupent, souvent, en petits nombres pour parler de leur omission sur la liste des fonctionnaires et agents enrôlés dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) de l’Etat. Beaucoup de ces enseignants s’apprêtent à se rendre à Bamako afin de reprendre l’enrôlement bien que l’ouverture des écoles arrive bientôt. SC/MD (AMAP)

Koutiala : Semaine nationale de la réconciliation (SENARE)

Koutiala, 15 sept (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koutiala (Sud), le général de Division Abdoulaye Cissé a lancé officiellement la 4°Édition Semaine nationale de la réconciliation, au gouvernorat sous le thème de l’« Héritage  culturel : Facteur  de paix  et de cohésion  sociale dans l’espaces AES. » Au menu une conférence débat sur le thème principal et celui de la « Mobilisation citoyenne autour des valeurs de solidarité et de paix. »  Durant plusieurs heures, les conférenciers Adama Kouyaté, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), Yacouba Dao, 1er adjoint au maire de Koutiala et ancien député et Ben chérif Diarra, juriste ont mis l’accent sur l’importance du vivre-ensemble, la paix et la cohésion sociale dans l’espace commun de l’AES. Pour le général de division Abdoulaye Cissé, « cette célébration nationale vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques, à renforcer la souveraineté culturelle du pays et la cohésion sociale », d’où le thème « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES. » Et le gouverneur d ’ajouter qu’avec le thème de la SENARE, « il s’agira de mettre en avant les valeurs, les normes, les traditions, les symboles et les récits partagés qui ont façonné la mémoire collective des communautés du Mali et des autres pays de l’AES (Burkina Faso et Niger), afin d’en faire des instruments concrets de réconciliation et de résilience, d’une part, puis de reconstruction de la paix d’autre part. » Cette Semaine veut tenir toutes les promesses de l’institution d’un système efficient, en vue de mettre en exergue le dialogue permanent entre les cultures de l’espace sahélien, pour renforcer l’intégration et la fraternité au sein de l’AES. « Un Espace nouveau, bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble et respectueux  des droits  de l’Homme et des valeurs socio- culturelles », a-t-il conclu. ID/MD (AMAP)

Kéniéba : Arrestation de six braqueurs présumés avec un important butin

Kéniéba, 13 sept (AMAP) La Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba (Ouest) a saisi, dans la nuit du 4 au 5 septembre, vingt-quatre millions six cent cinquante mille Francs CFA des armes, des munitions, des motos et douze téléphones Androïd et accessoires sur six braqueurs arrêtés à Mankouké, dans la Commune rurale de Dabia, a appris l’AMAP de sources proches de l’enquête. Cette arrestation est intervenue dans le cadre de la sécurisation de la circonscription administrative et de la protection de ses populations et de leurs biens, à travers des patrouilles diurnes et nocturnes, menées par le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Kéniéba, Falaye Fodé Keïta, son adjoint Mamadou B, Diallo et leurs hommes, Les suspects sont tous de nationalité étrangère, qui, soumis à des interrogatoires ont tout nié. Continuant leurs recherches, les gendarmes, à leur tête leur commandant, ont découvert, la nuit du Maouloud, dans une grotte, un arsenal comprenant un PM, un PA  artisanal, des munitions (balles et cartouches de fusil de chasse), douze téléphones Androïd, un Power bank, des motos et la somme de vingt-quatre millions six cent cinquante mille, qui serait le fruit de la vente de l’or volé sur différents sites d’orpaillage appartenant à de ressortissants chinois, leurs zones de prédilection pour opérer. De sources sécuritaires, le chef présumé du gang est ressortissant d’un pays francophone où il aurait purgé cinq ans de prison pour, ensuite, se retrouver dans un pays francophone limitrophe du Mali. Les cinq autres sont, également, originaires de notre sous-région. Ils ont reconnu, devant les enquêteurs, être au Mali, depuis deux ans. Leurs théâtres d’opérations sont Sitakily, Tabacoto et Mankouké, précisément sur des sites d’orpaillage de Chinois qu’ils connaissent parfaitement. Leur dernière opération a eu lieu à Taya, dans la Commune rurale de Faléa. Les six hommes ont été présentés au Tribunal d’instance de Kéniéba. Le commandant de la Brigade territoriale, Falaye Fodé Keïta, au nom de tous ses agents, a remercié « sincèrement toute la population du Cercle, en particulier les chasseurs et toutes les bonnes volontés dont la parfaite collaboration, à travers la fourniture d’informations crédibles et l’appui logistique », leur ont permis de réaliser cette arrestation. Il a souhaité que ces « devoirs citoyens continuent pour mettre hors d’état de nuire, les malfrats et redonner confiance et quiétude aux paisibles populations. » MFS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de la 1ère et 2ème année, dans le cadre du PRODEC 2

Ouélessébougou, 09 sept (AMAP) La Direction nationale de la pédagogie (DNP), avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA) a ouvert, ce mardi, l’atelier d’élaboration et de validation des livrets de lecture et de mathématiques en français et en bamanankan, pour les classes de 1ère et 2ème année, a constaté l’AMAP. Pendant deux semaines, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou, l’atelier va produire ces livrets « afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Selon le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré, représentant le ministre de l’Education nationale, « cette première session durera 15 jours. Cet intrant est élaboré dans le cadre du Programme décennal de développement de l’éducation, deuxième génération (PRODEC 2). » La session. qui regroupe des personnes ressources des Directions nationales de la pédagogie et de l’Enseignement fondamental, des conseillers pédagogiques, des inspecteurs de l’enseignement et de nombreux autres acteurs clés du système éducatif malien, « est importante pour le département de l’Education dans la mesure où elle contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’apprentissage au niveau du fondamental, a déclaré M. Niaré. Il a, également, rappelé son devoir en tant que représentant d’une structure technique du ministère de l’Education nationale, chargée de la politique de conception, d’élaboration, du suivi, de la mise en œuvre des manuels scolaires et des matériels didactiques, « à veiller au bon déroulement de la session. » Il a, ensuite, sollicité « l’implication de tous les participants pour pouvoir honorer les attentes et relever les défis afin que nos enfants des classes concernées puissent bénéficier d’un document pour améliorer leur condition d’apprentissage. » De son côté, Mme Fatoumata Bah, Coordinatrice du MIQRA, a réaffirmé l’engagement constant de son organisation « aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. » Dans son discours, le préfet du Cercle de Ouélessébougou, Moussa Sagara, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a insisté sur le caractère stratégique de cet atelier. « La confection de ces manuels est bien plus qu’un simple exercice académique », a déclaré M. Sagara. « C’est un acte fondateur pour l’avenir de nos enfants. En leur offrant des outils dans une langue qu’ils comprennent et maîtrisent, élaborés par nos experts de l’Education nationale. Nous levons une barrière à l’apprentissage et nous plantons la graine de la réussite scolaire », a indiqué le préfet. Il a salué l’engagement des autorités du Mali pour le secteur de l’éducation, à travers la DNP, déclarant   que « cet effort cadre bien avec les objectifs » du MIQRA. Il a rendu hommage « à tous les partenaires techniques et financiers de l’Education nationale qui accompagnent, au quotidien, le gouvernement et les collectivités territoriales dans la promotion de l’Education et l’amélioration de la qualité de l’enseignement » et souhaité pleins de succès à la première session de cet atelier. Les travaux de l’atelier consisteront en des sessions de conception, de rédaction, de relecture critique et de validation collégiale des contenus des différents livrets AC/MD (AMAP)  

Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés

Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)

Diéma : Concombres à gogo !!!

Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands.  « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient  inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)

Mali : Libération de six routiers sénégalais (Communiqué)

Bamako, 6 sept (AMAP) Six chauffeurs routiers sénégalais enlevés, jeudi, dans la région de Kayes (Ouest) ont été libérés, a annoncé, samedi, l’Union des routiers du Sénégal, dans un dans un communiqué. « Nous remercions vivement les autorités, l’ensemble des acteurs routiers pour leur soutien, ainsi que notre Secrétaire général Gora Khouma pour son engagement constant », a déclaré l’organisation. Les routiers sénégalais ont été enlevés par des hommes armés, jihadistes présumés, dans l’Ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. L’attaque s’est produite alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe affilié à Al-Qaïda, a annoncé un blocus visant les échanges commerciaux dans la région. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal. Les chauffeurs circulaient à bord de camions transportant des marchandises dans cette région dans laquelle la violence islamiste s’est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi soir, GSIM, affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’Ouest du Mali. Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises, dont du carburant. OS/MD (AMAP)

Un bus de transport en commun incendié dans la Région de Koutiala (Sud)

Koutiala, 05 sept (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont incendié, vendredi, un car de la Compagnie Diarra transport, qu’ils ont intercepté, entre 10 h et 11 h, près de l’usine de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Karangana, sur la route de Koury, entre 10 et 11 h. Selon des sources proches de la compagnie, après avoir fait descendre les passagers du véhicule, qui rallie Bamako et le Burkina Faso, les assaillants y ont mis le feu. Aucune perte en vie humaine ni blessé parmi les passagers. Samedi matin, les différentes gares de la compagnie de transport à Koutiala sont fermées. Approché par nos soins, un responsable qui a préféré garder l’anonymat, affirme avoir  reçu  « des instructions de sa hiérarchie d’annuler tous les voyages des bus de Diarra Transport  jusqu’à nouvel ordre. » IB/MD (AMAP)