Campagne agricole à Youwarou (Centre) : Les producteurs récoltent les fruits de leur détermination

Par Sadou CISSE Youwarou 04 nov (AMAP) Les producteurs dans le Cercle de Youwarou, dans le Centre du Mali, ont entamé la campagne agricole 2025-2026, déterminés à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte caractérisé par une pluviométrie moyenne et une insécurité persistante. Selon le chef secteur d’Agriculture, Macky Traoré, les superficies réalisées, au cours de la campagne, ont été de 23 000 hectares sur les 23 000 prévus en riz de maîtrise totale d’eau, 12 156 hectares en riz de submersion libre, 4 300 hectares sur une prévision de 4 300 en riz de bas fond, 11 hectares pour le maïs, 500 hectares pour le sorgho sur les 500 prévus. Quant au mil, quelque 6 065 hectares ont été réalisés sur les 6 000 prévus, 150 hectares d’arachide sur les 150 prévus, 615 hectares de niébé sur 620, 75 hectares de voandzou sur 75, 05 hectares de manioc et 1,5 hectare d’arachide sur 1 hectare prévu. « Le cumul pluviométrique a été de 419 mm en 31 jours contre 568 mm en 32 jours en 2024 », a ajouté le technicien. « Les récoltes sont en cours dans plusieurs communes du Cercle. Les premières estimations font état d’une production moyenne en riz, de rendements allant de moyens à bons pour le mil et le sorgho ainsi que de baisses de rendement pour le niébé », a indiqué M. Traoré. Cependant, dans les Communes de Farimaké et de Bimbere Tama, des attaques d’oiseaux granivores ont été signalées entraînant des légères pertes. Des difficultés ont été rencontrées par les paysans. Il s’agit, notamment, de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition des pluies dans le temps, des attaques d’oiseaux granivores, de la cherté des intrants sur le marché, de l’insécurité persistante dans la zone. De l’appréciation générale et des perspectives du Chef secteur d’Agriculture de Youwarou, « la campagne agricole 2025-2026 se caractérise par la résilience remarquable des producteurs, une bonne exécution des prévisions de superficies et une collaboration effective entre les acteurs. » « Elle reste, globalement, moyenne et marque un tournant vers une agriculture plus résiliente et organisée », a-t-il conclu. SC/MD (AMAP)

Dioila : Le couvre-feu reconduit par la gouverneure

Dioila, 3 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly a reconduit le couvre-feu sur toute l’étendue du territoire de la région, du 1er au 30 novembre 2025, de 00 heure à 06 heures du matin, dans une décision rendue publique lundi,. Cette décision constitue l’une des mesures préventives en vue de mieux sécuriser les populations de la région où, depuis fin juin, les premiers groupes armés ont été signalés dans la Commune de Nangola, frontalière de Bougouni et Koutiala (Sud). Quelques mois après, leur présence ne fait l’ombre d’aucun doute dans plusieurs communes de la Région. C’est toutes ces raisons qui motivent la décision de reconduite du couvre-feu de La restriction des libertés de mouvement des populations, de 00 heures à 06 heures, instituée par la décision fait partie des moyens préventifs permettant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de bien mener leur mission de protection des personnes et de leurs biens. Depuis leur arrivée sur le territoire de la treizième Région administrative du Mali (Dioila), ces hommes armés ont mené des campagnes de sensibilisation, invitant les populations à fédérer leurs efforts contre l’Administration et les FDS. Ils se sont montrés, souvent généreux, dans certaines localités. Cependant, selon des sources locales, la plupart de leurs combattants sont des jeunes (enfants de la rue, talibés) facilement manipulables. Quant aux autorités administratives et sécuritaires, elles assurent organiser des patrouilles, « régulièrement, de jour comme de nuit, afin de traquer ces ennemis de la paix au Mali. » DF/MD (AMAP)

Région de Kayes : Des hommes armés enturbannés non identifiés aperçus dans le Cercle de Kéniéba (Ouest)

Kayes, 3 nov (AMAP) Des mouvements suspects d’hommes armés non identifiés ont été signalés dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), ont alerté des habitants de la localité qui ont vu les suspects aux alentours de Yatiya et d’autres localités situées sur la montagne. Le village de Yatiya est une zone d’orpaillage, dans la Commune rurale de Sitakily où opère l’une des plus importantes mines du Mali. Entre 10 heures et 11 heures, un orpailleur de Yatiyabougoudanding, qui partait à Tabacoto, aurait aperçu 12 hommes enturbannés et 6 motos près du marigot. « Certains étaient au bord de la route sur 6 motos. D’autres se cachaient dans la brousse et étaient invisibles à cause de hautes herbes. Il est difficile pour nous de connaître le motif de leur présence dans la zone. Je ne peux pas dire, avec certitude, que ces hommes armés non identifiés guettaient les gens qui quittaient la localité de Djidjan pour la ville minière de Tabacoto ou Kéniéba, le chef-lieu de Cercle ou s’ils avaient d’autres objectifs », a dit l’orpailleur à ses proches. Selon des sources locales, ces personnes « suspectes » auraient demandé à l’orpailleur ce qu’il faisait dans le parage, à trois cent mètres de Yatiya. Lorsque les hommes non identifiés ont su que l’orpailleur se rendait à Tabacoto pour acheter des sacs, ils lui ont demandé de rebrousser chemin. Pour sauver sa tête, l’homme a, dans un premier temps, suivi à la lettre l’injonction du groupe, avant de se rétracter et se rendre à Tabacoto. Le voyageur a rejoint le village afin d’indiquer aux « Tombolomas (maîtres des placers) » le lieu où se trouvaient les hommes enturbannés. Mais, quand ces « Tombolomas » sont arrivés sur le site indiqué,  les inconnus avaient déjà quitté le marigot pour se diriger vers les villages de Baroya et de Sitadiya, dans la partie ouest du Cercle. D’après certaines sources locales, des éléments des Forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la zone et y mènent des patrouilles et contrarier d’éventuels actes terroristes ou de banditisme. Le couvre-feu a été reconduit, samedi, 1er novembre, pour un mois, pour la troisième fois, dans la Région de Kayes, victime d’attaques terroristes le 1er juillet 2025, indique une décision du gouverneur, le général de brigade Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional, a pris cette décision au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans cette zone. D’après cette décision, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, à l’exception des véhicules et engins des Forces de Défense et de Sécurité et des ambulances munies d’un ordre de mission.

Tenenkou (Centre) : Tenenkou (Centre) : Starlink comme alternative à la panne de réseau mobile

Tenenkou, 3 nov (AMAP) Plusieurs jeunes opérateurs économiques de la ville de Tenenkou, dans la région de Mopti, au Centre du Mali, ont installé de nombreuses antennes Starlink, communément appelées Wifi satellitaire, comme alternatives et permettre aux populations de mieux utiliser les services de communication. Depuis le samedi 7 juin 2025, la ville est confrontée à une panne du groupe électrogène alimentant les installations du réseau Orange Mali. Conséquences de cette panne, les services Orange sont inaccessibles à Tenenkou. Une situation qui cause énormément de désagréments à tous les utilisateurs du réseau Orange. Pour le premier promoteur à installer une antenne Starlink, Gourdo Niangadou, cette initiative « n’a pas un but pécuniaire mais de permettre aux populations d’être en contact avec leurs proches nombreux à l’extérieur du pays. » Une fois installée, cette antenne a été une bouffée d’air pour les nombreux utilisateurs des téléphones. Face au succès et à l’impact de l’opération, plusieurs autres personnes ont emboîté le pas, en acheminant des antennes du même type à Tenenkou. Du matin au soir, les sites de connexion ne désemplissent. Pour des tarifs qui vont de 100 francs Cfa pour quelques heures à 5 000 francs Cfa par mois. Le réseau Orange est beaucoup plus utilisé par les populations, notamment à cause de son service Orange Money, principale solution de transfert monétaire pour les populations touchée, majoritairement par la perturbation. A côté, le réseau concurrent, Malitel, existe mais fonctionne de façon précaire et erratique. Le réseau Orange, premier opérateur dans la zone, dispose de beaucoup de clients et l’avènement de son service de transfert d’argent n’a fait que renforcer cette position dominante. Ici, comme partout dans le Cercle, la majorité de la population dépend des envois monétaires extérieurs qui se font surtout par Orange money. La panne du réseau en cours est très suivie par les autorités administratives. Le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, dès les premières heures qui ont suivi l’arrêt du réseau, a saisi les responsables d’Orange Mopti pour dénouer la situation. Malgré les différentes tentatives, le réseau Orange n’est pas encore rétabli. A Tenenkou plus que le carburant, c’est la connexion au réseau qui préoccupe le plus les populations. Même si les prix ont flambé, le carburant est disponible au quotidien pour les populations. Par contre, les réseaux de téléphonie mobile Orange et Malitel constituent un casse-tête tout aussi quotidien pour les populations. AS/MD (AMAP)

Dans le Sud du Mali, le président de la Transition, Assimi Goita inaugure la deuxième mine de lithium du pays

Bougouni, 3 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a inauguré, lundi, la deuxième mine de lithium du Mali de la société Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB), à N’Galana, Bougouni sud, d’un investissement de 35 millions de dollars américains, a constaté l’AMAP sur place. En combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet lithium des LMLB), à N’Galana, que le Chef de l’Etat a inauguré, ce lundi, et dans lequel le Mali détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique du pays dans le cercle des pays producteurs de lithium, substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transformation écologique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux qui atteindront un nombre de 800 emplois au démarrage de la seconde phase. Le Mali a fait le choix stratégique d’une vision cohérente et d’une gestion souveraine des ressources naturelles du pays « qui se traduit par un développement harmonieux dans lequel, le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. » Après la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique et la visite des installations, le chef de l’Etat a tenu une rencontre avec les communautés. Il s’est exprimé sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, « le terrorisme en général auquel fait face le Mali, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. » Lors de cette rencontre, Assimi Goita, qui effectue sa troisième visite dans la Région de Bougouni en moins d’un an, a tenu un discours destiné à sceller le rendez-vous de l’Armée malienne avec l’histoire, « dans sa mission régalienne de défense de l’intégrité du territoire national. » Les populations de Bougouni sont sorties massivement, lundi 3 novembre 2025 pour réserver un accueil des grands jours au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, arrivé à Bougouni, le même jour, pour inaugurer la deuxième mine de lithium du Mali. Au-delà de cette mobilisation massive des populations des 52 Communes de la Région de Bougouni, des légitimités traditionnelles, de la jeunesse, des femmes, on a aussi noté la présence de tous les préfets et sous-préfets de la Région, à leur tête, le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. BHT/MD (AMAP)

Kolondiéba : L’Armée neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)

Bamako, le 03 nov (AMAP) Plus d’une dizaine de terroristes ont été neutralisés lors de frappes aériennes sur une base terroriste, dans la journée du 2 novembre 2025, à l’ouest de Sirakoro, Cercle de Kolondiéba, dans la Région de Bougouni (Sud), a annoncé l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa). « Divers équipements calcinés, des motos et quelques armes ainsi que du matériel de communication récupérés », ajoute le bilan que donne un communiqué officiel. La base, cible de la frappe aérienne est présentée comme « servant à la planification d’attaques contre les convois de citernes de carburant. » Les observations aériennes ont permis de localiser la base « neutralisant plusieurs combattants terroristes et causant un immense dégât matériel. Les unités terrestres ont pris ensuite d’assaut la position frappée pour faire un ratissage minutieux », précise le communiqué. L’état-major général des armées s’est félicité de « la prompte réaction des unités aérienne et terrestre pour la réussite de cette opération qui, sans nul doute, aura des répercussions significatives sur l’approvisionnement en hydrocarbures des différentes localités ». MMD/MD (AMAP)

Kangaba: Travaux sur la professionnalisation de la fonction enseignante, l’amélioration de la gouvernance et de la gestion du personnel enseignant

Kangaba, 03 nov (AMAP) Les acteurs de l’Education nationale ont tenu, du mardi 28 octobre au samedi 1er novembre 2025, à Kangaba, deux ateliers dont les travaux ont porté sur le renforcement des capacités des acteurs nationaux à la production d’un tableau de bord des statistiques sur les enseignants et l’élaboration du contrat de performance de l’enseignant. Le Secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Boubacar Dembélé, qui a présidé les ateliers, a expliqué les travaux ont tourné autour « de deux éléments importants dans le dispositif de professionnalisation de la fonction enseignante et de l’amélioration de la gouvernance et de la gestion du personnel enseignant. Ces deux ateliers, organisés par le ministère de l’Education nationale (MEN), en collaboration avec l’UNESCO et avec le soutien financier de l’Union européenne (UE), s’inscrivent dans le cadre du projet « Améliorer l’enseignement dans les pays du Sahel ». Le premier atelier constitue une étape dans la mise en œuvre de la Politique enseignante en vue d’améliorer les enseignements-apprentissages. A l’issue des travaux les participants sont censés cerner le concept de contrat de performance de l’enseignant, s’approprier la démarche d’élaboration de ce contrat et d’en renseigner les différents segments. Le second atelier, relatif à l’élaboration du tableau de bord des enseignants du Mali, a consisté à renforcer les capacités des acteurs nationaux à la production d’un tableau de bord des statistiques sur les enseignants. A la cérémonie de clôture, le Secrétaire général du MEN, Boubacar Dembélé, a declaré que « le développement professionnel des enseignants, l’amélioration des pratiques de classe et des compétences didactiques de nos enseignants, le renforcement des compétences des formateurs et la disponibilité de données de qualité sont au cœur des préoccupations des plus hautes autorités de la transition. » « La mise en œuvre d’activités nous permettant de progresser dans cette dynamique est en parfaite cohérence avec les orientations du Programme décennal de développement de l’éducation et de la formation professionnelle-2e génération (PRODEC 2) 2019-2028 », a-t-il ajouté. Il s’est réjoui de la collaboration de l’UNESCO à travers « un partenariat dynamique et fructueux entretenu avec notre pays. » Après la mise à disposition du contrat de performance de l’enseignant et du tableau de bord, M. Dembélé a invité « chacun et chacune à participer à leur promotion et à leur utilisation efficace ». « Ce faisant, a-il-dit, ces outils nous permettront d’atteindre l’amélioration des résultats scolaires à travers celle des pratiques de classe et l’amélioration de la gouvernance et de la gestion des enseignants. » SD/MD (AMAP)

Inauguration de la mine de lithium de N’Ganala : Le ministre des Mines est arrivé ce matin à Bougouni (Sud)

Bougouni, 2 nov (AMAP) Le ministre des Mines, le Pr Amadou Keita, est arrivé, ce dimanche matin, à Bougouni (Sud) pour faire les dernières mises au point techniques de la cérémonie d’inauguration des Mines de lithium à N’Ganala, à quelques kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. Il a été accueilli par le gouverneur de la région de Bougouni le général de brigade Ousmane Wélé qui avait à ses côtés le chef d’état-major général des armées, le général de division Oumar Diarra et les forces de défense et de sécurité. La société Les Mines de lithium de Bougouni S.A, sera officiellement inaugurée, lundi, sous la haute présidence du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. BHT/MD (AMAP)  

Kangaba : Rencontre d’information et de sensibilisation des populations sur la crise du carburant

Kangaba, 2 nov (AMAP) Une rencontre d’information et de sensibilisation des populations sur la crise du carburant s’est tenue vendredi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba (Ouest), présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, qui a salué la résilience de la population et a apporté le message des plus autorités nationales. Le préfet a relayé ce message qui appelle la population « à ne pas écouter les ennemis du pays » « Ceux-ci, selon lui, cherchent à diviser la population malienne et à semer le doute dans les esprits. » Abou Dao a salué les efforts fournis par les stations SOTRAKA et KDF qui ne ménagent pas leurs efforts pour ravitailler en carburant Kangaba et les communes voisines. Il a invité les populations à la résilience et à avoir confiance aux Forces armées maliennes (FAMa) « qui mettront fin à cette crise passagère » qui frappe le Cercle de Kangaba, tout comme plusieurs régions du Mali. La quinzaine de stations-service de la ville de Kangaba a reçu une visite inopinée des autorités locales, afin de vérifier si elles ne font pas de la rétention des hydrocarbures pour augmenter les prix. La mission conduite par le préfet s’est rendue, ensuite, à Tégué, dans la Commune de Kaniogo où elle a saisi près de 40 bidons de carburant à la nouvelle station-service de cette localité. Le propriétaire du carburant saisi était absent mais les informations reçues sur place ont indiqué que ces bidons étaient destinés à la vente à raison de 3 000 à 4 000 FCFA le litre. Les participants à la rencontre ont invité les propriétaires des stations d’essence à fournir des efforts supplémentaires auprès de leurs fournisseurs pour ravitailler le cercle de Kangaba en carburant. Ils ont, à l’unanimité, réaffirmé leur soutien à la Transition malienne qui a comme priorité « le bien-être des populations. » Ont participé à cette rencontre, les forces vives du Cercle de Kangaba, les responsables des Forces de défense et de sécurité, les notabilités, les gérants des stations-service et les femmes. SD/MD (AMAP)

Crise des hydrocarbures : Les forces vives de Ségou soutiennent les autorités de la transition

Ségou, 2 nov (AMAP) Une rencontre de sensibilisation sur la crise des hydrocarbures tenue, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou (Centre) a permis à plusieurs intervenants d’exprimer leur détermination à rester résilient et leur engagement à accompagner les autorités de la transition à surpasser cette passe difficile que connait le Mali. « La situation que nous vivons n’est pas facile. Mais nous savons que c’est passager. Avec le courage on en viendra à bout. La résilience est là et nous allons tenir jusqu’au bout » a dit la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de la Région de Ségou, Oumou Sangaré. Elle a réitéré « tout le soutien des femmes de Ségou à accompagner les autorités dans ces moments difficiles de l’histoire du pays, en vue de trouver des solutions pérennes. » « Qu’est ce qui a provoqué cette crise de carburant. C’est la trahison. C’est pour que la population se soulève contre nos autorités. Nous en sommes conscient et nous restons résilients », a indiqué Tidiane Soumbounou, président de l’Association pour le développement du quartier d’Hamdallaye. « Si nous parvenons à avoir du carburant cela nous fera plaisir. Mais même si le carburant ne venait pas, nous l’accepterons et nous restons derrière les autorités. Nous prions que nos forces aient la victoire sur les ennemis, que les routes se libèrent et qu’enfin nous ayons du carburant », a-t-il indiqué. De son côté, le président par intérim du Conseil régional de la société civile à Ségou, Modibo Oumar Coulibaly, a invité la population à éviter les émotions : « Nous avons à faire avec des gens qui pilotent un système qui vise notre malheur et ils ne vont pas reculer. » « La crise du carburant est une étape. Tout sera mis en oeuvre par eux pour provoquer une paralysie générale de notre système économique. On doit être résilient, pouvoir se parler, élargir la base de compréhension. C’est la seule manière de s’en sortir car nous sommes en guerre soit on se bat pour s’en sortir soit on cède », a-t-il indiqué. Dans son intervention, le gouverneur de la Région, le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, qui a présidé la rencontre, a, d’abord a rendu un vibrant hommage aux victimes de la crise notamment aux chauffeurs de citernes attaqués par les Grouprs terroristes ainsi qu’aux Forces armées maliennes (FAMa) qui assurent l’escorte des convois d’approvisionnement. Au nom du Chef de l’Etat et du Premier ministre, il a salué la population pour sa résilience en cette période cruciale de crise d’hydrocarbures et l’a encouragé « à persévérer dans cette même direction et à faire preuve de cohésion. » Le chef de l’exécutif de la Région a souligné que les plus autorités « sont à pied d’œuvre. » Et au niveau de la région, les responsables ne restent pas les bras croisés. « Déjà une commission a été mise en place pour bien gérer l’approvisionnement de la région », a-t-il annoncé. La rencontre a regroupé outre les membres du cabinet du gouverneur, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Ségou, Ibrahima Doucouré, et les forces vives de la Région. ADS/MD (AMAP)