Ouélessébougou : Le Syndicat national de l’éducation et la culture outille ses membres sur la Défense et la protection des droits de l’enfant

Ouélessébougou, 5 mars (AMAP) Le Bureau exécutif du Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) renforce, depuis jeudi, à Ouélessébougou (sud-ouest) les capacités de ses membres sur les textes et conventions relatives à la défense et la protection des droits de l’enfant afin de faire de ces éducateurs des acteurs de premier plan dans la défense et le respect de ces droits-là. L’ouverture des travaux s’est déroulée sous la présidence du préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, en présence du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de la localité. Le Chef de l’exécutif local a exhorté les participants à s’investir pleinement dans les échanges afin d’en tirer le meilleur profit pour leurs pratiques pédagogiques et citoyennes. « Cette initiative est essentielle pour l’avenir de nos enfants et le respect de leur dignité», a-t-il dit. Les échanges qui dureront deux jours portent spécifiquement sur la compréhension et l’appropriation des conventions internationales qui protègent les enfants. «Cette session de travail porte sur le travail des enfants, les conventions 138, 182 ,189 et l’approche Zone libre de tout travail d’enfants. L’élimination de toute forme de travail des enfants est un objectif clé du mouvement syndical international, régional et national», a précisé le secrétaire général du bureau exécutif national du SNEC, Moustapha Djitteye. Rappelant que l’ambition affichée par le syndicat est d’outiller ses membres pour leur permettre de sensibiliser leurs communautés, le leader syndical a salué les résultats déjà engrangés dans ce sens. « Le SNEC avec ses partenaires techniques et financiers a, depuis 2014, embrassé un programme de lutte contre le travail des enfants dans les zones de Niono, Macina, Bla, Dioila, San, Ouélessébougou, Bougouni et Yanfolila. Ce programme a permis de retirer 3.662 enfants du travail et de former 3.978 enseignants sur le concept du travail des enfants», s’est réjoui M. Djitteye, qui a salué l’accompagnement des autorités administratives, communales et scolaires de Ouélessébougou pour la réussite de cet atelier. AC/CMT (AMAP)
Diéma : Le Yogoro, un jeu de bouffon, exercé à partir du 10ème jour du mois de ramadan
Diéma, 04 mars (AMAP) A Diéma, s’il existe une tradition, loin de tomber dans les oubliettes, il s’agit bien du Yogoro. Le Yogoro, comme son nom l’indique en bamanankan, est un jeu bouffon, qui consiste à porter des accoutrements confectionnés de façon artisanale avec des sacs en plastique, pour se rendre nuitamment , en petits groupes disparates, dans les maisons, à partir du dixième jour du mois de Ramadan, Durant cette période, de nombreux garçons, âgés de 8 à 12 ans, s’adonnent à cette pratique ancestrale, qui constitue une véritable distraction pour les tout-petits. Pour les filles, c’est le Salala walé, il est différent du Yogoro, dont les rôles sont répartis comme suit : un garçon est chargé de tapoter sur un vieux bidon ou une vieille boîte, à l’aide d’une ballonnettte, pour émettre des sons endiablés. Au même moment, un autre entre en transe, se jette brutalement sur le sol en se roulant sur les côtés, puis, subitement, se calme, faisant semblant d’être mort. Alors, s’en suit un chant entonné, pour supplier la bonne mère à faire un geste, seule condition pour ramener en vie le défunt imaginaire « Siaka sara, a tolila, a sou dona, doromé kélé ta wili, doromé fila ta wili, doromé dourou ta wili, doromé tan ta wili… ». Littéralement traduit « Siaka est mort. Il est pourri. Il est enterré. 5 F ne le ramène pas à la vie, encore moins 10 F, 25 F, 50 F…>>. Concernant le Salala walé, il n’y a pas de changement notoire sur le plan vestimentaire, les filles portent généralement leurs habits ordinaires, sans aucun masque. Une fille tapote, de ses mains, une calebasse renversée dans une baignoire remplie d’eau, tandis que ses petites camarades chantent en cœur le Salala walé, une note d’espoir et d’imploration. Dans ces conditions, rares sont ceux qui refusent de servir les enfants qui viennent vers eux, car ayant toujours à l’idée que tout ce que l’on donne en aumône, sera récompensée dans l’au-delà. Aussi, en glissant des jetons dans les moignons des enfants, Lakami Coulibaly, leur demande, à chaque fois, de faire des bénédictions pour le retour de son fils parti en catimini avec ses compagnons vers les côtes de la méditerranée. « Le monde subit de plein fouet des bouleversements. Chacun se sent heureux chez soi », déclare le quinquagénaire . Adama Berthé, un allochtone, lui, craint surtout les bagarres, c’est pourquoi, depuis la nuit où son garçon est rentré avec des larmes aux yeux, il ne le laisse plus sortir pour, d’après lui, des futilités. C’est un plaisir pour Madame Tounko Diarra, vendeuse de galettes, de soumettre des enfants au récital consacré au Yogoro et au Salala walé, afin de corriger les imperfections. Interrogée sur la destination de leurs butins, la petite Maïmouna, qui joue le rôle de trésorière au sein de son groupe, affirme que c’est pour préparer un festin. OB/KM (AMAP)
Kangaba : la traversée par bac interrompue entre la rive droite et gauche du fleuve Niger

Kangaba, 06 mars (AMAP) L’unique bac qui assure la traversée des personnes et leurs biens , des véhicules légers et lourds s’est abîmé dans le fleuve le dimanche 1er mars 2026, a constaté l’AMAP. Ce bac qui est conçu pour transporter 20 tonnes avait à son bord plus de 40 tonnes dont une mini citerne de 14 tonnes et une machine pelleteuses de plus de 30 tonnes. C’est sous ce poids que le bac s’est abîmé en plein milieu du trajet. Pour enlever les charges, il a fallu faire recours à deux pelleteuses qui ont mis deux jours pour faire sortir les charges et le bac. Ces travaux se sont déroulés en présence du préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao. Ce dernier a invité les employés et le comité de gestion du bac à faire tout pour que la traversée redémarre aussitôt pour mettre fin à la souffrance des dizaines de passagers et des véhicules immobilisés depuis trois jours. Il faut signaler que la société minière Toubani Ressources se trouve sur la rive droite du fleuve Niger. Tout leur carburant, matériaux et machines sont acheminés par le bac. D’où la pression du préfet pour un redémarrage rapide de la traversée. Le comité de gestion s’apprête à punir les coupables afin que de tels incidents ne se reproduisent plus. Si les travailleurs du bac sont coupables, force est de reconnaître que ce bac ne convient plus pour la traversée au niveau de Samaya. Le préfet a affirmé avoir mentionné dans ses rapports que Samaya a besoin aujourd’hui d’un bac de 40 à 50 tonnes. SD/KM (AMAP)
Ramadan : Poursuite de l’opération « ramadan Tour » du Touly’s groupe

Ramadan : Poursuite de l’opération « ramadan Tour » du Touly’s groupe Bamako, 5 mars (AMAP) Après le lancement des activités, samedi dernier en Commune IV du district de Bamako, l’opération « ramadan tour » du Touly’s goupe se poursuit à travers le pays, à Bamako et Kati. La vice présidente du Touly’s groupe Mme Touré Binta Niane a présidé les 22, 23, 24 et 25 février dernier, la remise des kits alimentaires à des bénéficiaires, dans les Communes III, V, I et au service social des Armées dans le Cercle de Kati. Ce sont plusieurs centaines de famille en situation difficile, aux blessés de guerres, veuves militaires et orphelins des militaires et paramilitaires, qui ont bénéficié déjà en ce début de ramadan des dons notamment des sacs de sucre et de riz, ainsi que des bidons d’huile. Cette remise a étéinitiée par la présidente du Touly’s groupe, Mme Fatoumata Niane dite Batouly. Oumar Sinayoko, est l’un des bénéficiaires de ces kits en Commune V du district de Bamako. Il a expliqué que cette aide leur a été d’un grand soutien. « Ces actions se poursuivront, aussi, lors des grandes fêtes religieuses, notamment, Tabaski, période durant laquelle elle organise des distributions de dons de mouton », a fait savoir Oumar Sinayoko. Il a formulé des voeux afin que cette initiative se poursuive, pour permettre aux donateurs d’aider davantage les personnes démunies. Selon lui, il est important que chacun se joigne à cette initiative pour accompagner les organisateurs dans leurs actions. Au nom des bénéficiaires il a prié pour la réussite et la continuité de ce projet solidaire. « Nous devons avoir à l’esprit que ce mois est aussi celui de la solidarité, ne cesse de répéter Fatoumata Niane dite Batouly. C’est dans cet esprit de solidarité qu’elle a initiée cette opération Ramadan Tour, qui a pour but d’aider nos concitoyens en situation de précarité pour bien passer le mois de ramadan », a expliqué Mme Touré Binta Niane. ST/KM (AMAP)
Kangaba : Le préfet de cercle sur le terrain

Kangaba, 04 mars (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné d’une délégation, s’est rendu à l’école de Salamalé dans la commune rurale de Kaniogo, a constaté l’AMAP. Sur place, le Chef de l’exécutif local a pris contact avec le personnel enseignant et les élèves en classe. Dans la classe de 9ème année, composée d’une soixantaine d’élèves, le préfet s’est réjoui de la présence de cet effectif au second cycle de Salamalé. Dans les années 2000 à 2012, les élèves du 2ème cycle partaient tous dans les placers. Cette situation faisait que les populations n’avaient pas assez de considération pour l’entretien des locaux. Il a salué les efforts de la population et des comités de gestion scolaire (CGS), pour les énormes efforts fournis afin de résoudre ces difficultés. Le préfet de Cercle a encouragé les élèves à se préparer pour les épreuves du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) qui auront lieu au mois de juin. Selon lui, se saisir de l’essentiel veut dire être assidu, apprendre régulièrement les leçons car le DEF se prépare dès la rentrée, respecter les enseignants, la propriété à l’école et dans les comportements etc. Avant son départ pour Kangaba, le Chef de l’exécutif local s’est entretenu avec le personnel enseignant. Il a affirmé que sa visite s’inscrit en droite ligne des aspirations de sa hiérarchie à savoir être toujours plus proche des communautés. Les visites vont se poursuivre jusqu’à la fin des examens. SD/KM (AMAP)
Société : Conducteurs de moto taxi, entre débrouillardise quotidienne et difficultés

Bamako, 4 mars (AMAP) Les Moto-Taxis ont apporté une véritable touche au paysage du transport urbain de la capitale à partir de 2018, avec le lancement de la start-up Telimani, a constaté l’AMAP. Ce type de transport s’est ensuite généralisé au début de l’année 2021 avec l’apparition d’autres acteurs dans le secteur. Depuis, la ville de Bamako est envahie par ces engins, devenus un moyen facile pour la mobilité des personnes. À Niamana, en ce début de matinée, certains conducteurs de moto-taxi se regroupent en petits groupes au bord des routes. Les uns échangent pelle mêle sur l’activité national ou internationale et d’autres klaxonnent pour attirer des clients. En face d’une station-service de la place, une quinzaine de conducteurs patientent sur leurs motos. Moins de cinq conducteurs ont encore trouvé de clients. « Depuis 5 h 30, j’ai quitté la maison. J’ai déjà parcouru plus de 20 km sans trouver un seul client », confie Sidiki Doumbia, 29 ans, conducteur depuis plus de cinq ans. Il ajoute qu’aujourd’hui, c’est une activité qu’ils font juste pour ne pas rester les bras croisés. Commerçant reconverti, Sidiki raconte avoir pu acheter une maison grâce à son ancien métier. Mais le Taxi-Moto, dit-il, est très précaire. « Il m’arrive parfois de ne même pas gagner mes frais d’essence dans la journée », déplore-t-il. Un autre conducteur s’exprime : « Ce n’est plus rentable. Il y a trop de conducteurs de moto-taxi. En plus, les policiers nous fatiguent beaucoup. On nous demande de prendre de l’assurance que nous jugeons moins intéressant. Parce qu’on n’est pas assisté quand nous faisons un accident», se plaint Diakaria Doumbia, conducteur de moto-taxi. Daouda Keita, étudiant en Master, conduit sa moto-taxi le matin avant ses cours de 16h à 20h. « C’est très compliqué de mener ces deux activités, mais nous n’avons pas le choix. Ce sont les problèmes financiers qui nous poussent à faire ce métier. Le travail de Taxi-Moto est une question de chance. Parfois, on peut gagner rapidement de l’argent, mais il nous arrive aussi souvent de passer toute une journée sans trouver un rond », explique Daouda. Au départ des moto-taxis, l’activité était jugée rentable par les usagers. Mais avec le temps, la multiplication des conducteurs a réduit les opportunités. Pour beaucoup, elle n’est plus qu’une activité secondaire. On y retrouve des enseignants du secteur privé, des étudiants et des ouvriers qui mènent une autre activité en parallèle. Ce travail devient de plus en plus un véritable casse-tête, de l’avis de nombreux conducteurs. Sur la colline du savoir, Drissa Konaté, jeune diplômé sans emploi, complète ses revenus de repassage et de photocopies en menant cette activité. « J’ai débuté en novembre dernier, parce que c’est difficile de vivre avec un seul métier. Depuis, j’ai pu économiser un peu », se réjouit Drissa Konaté qui reconnaît que ce n’est jamais facile de cumuler plusieurs activités. Au rond-point de Banankabougou, le constat est similaire. La plupart des conducteurs exercent d’autres métiers. Yalcouyé, ouvrier journalier dans une usine, raconte qu’en 2022, il a commencé ce travail pour subvenir à ses besoins. Il travaille à l’usine le jour et conduit de 17h à 22h. Selon lui, la forte affluence dans le secteur s’explique par le manque d’emploi. « Avant, pour transporter un client de Banankabougou à Sokorodji, on pouvait gagner 500 Fcfa ou plus. Aujourd’hui, le prix varie entre 200 et 300 Fcfa », chiffre Yalcouyé. Amadou Saye est fabricant de briques. Il se tourne vers la moto-taxi lorsqu’il n’a pas de marché. « Au début, je pouvais gagner entre 10 000 et 25.000 Fcfa par jour. Aujourd’hui, il m’arrive de passer toute une journée sans atteindre 3.000 Fcfa. Les clients discutent et contestent les prix. Si tu refuses, un autre collègue accepte en dessous, ce qui complique notre travail », regrette-t-il.Du côté des clients, certains affirment que la prolifération des moto-taxis a fait baisser les prix de transport de ces engins à deux roues. Avant, Wassa, une cliente, payait 3.000 Fcfa pour ses courses. Aujourd’hui, elle négocie à 1.500 Fcfa. Elle rappelle que la veille, un conducteur a fait un trajet de 3.000 Fcfa (Missabougou-Tiéguena) à 1.500 Fcfa. Telle est aussi la dure réalité liée à l’offre et à la demande. Abdramane Traoré, enseignant du secteur privé, est également client de Telimani. Il abonde dans le même sens. Il réside à Yirimadio et se rend à Badalabougou pour dispenser des cours dans une école privée. Il reconnaît qu’il arrive à économiser un peu avec la baisse du prix de transport. « Chaque semaine, je pouvais dépenser plus de 15.000 Fcfa dans le transport. Mais aujourd’hui, même 7.000 Fcfa peuvent suffire », précise l’enseignant. Contrairement à ses prédécesseurs, Aminata Thera, journaliste, souligne que certains conducteurs de Taxi-Moto ne sont pas raisonnables. En dépit du nombre croissant des conducteurs, il ne voit pas assez d’impact positif sur les frais. Selon elle, il y a toujours des gens qui aiment imposer des difficultés à leurs prochains. « Ils se cachent derrière la pénurie de carburant pour augmenter le prix du transport », affirme-t-elle avec certitude. Adama Traoré, Président du Syndicat national des acteurs de moto-taxi du Mali, a affirmé : « Notre objectif est de valoriser le métier de conducteur de moto-taxi et de défendre nos droits auprès des services compétents. Nous menons des actions de sensibilisation afin que les conducteurs se conforment aux règlements en vigueur, dans le but de réduire les risques d’accidents et de garantir la sécurité de tous ». Il reconnaît que ce n’est pas un travail facile, parce que les conducteurs sont plus nombreux, avec toutes genres de personnes. « Aujourd’hui, ils sont au nombre de moins de 6 millions conducteurs à travers le pays. Mais certains ne sont pas prêts pour une collaboration. Beaucoup ne font pas leur paiement », explique Adama Traoré. À ce jour, en dehors de la décision de la mairie, l’État n’a pas encore adopté une loi spécifique concernant l’activité des moto-taxis. « La mairie délivre des vignettes et perçoit des taxes, tandis que l’impôt est également exigé.
Marchés gaziers en alerte : l’escalade au Moyen-Orient perturbe les flux de GNL

Bamako, 3 mars (AMAP) Les prix du gaz en Europe ont fortement augmenté lundi, avec le contrat benchmark TTF, atteignant environ 39 euros soit 25 582 Fcfa par mégawatt-heure le 2 mars, contre environ 32 euros soit 20 991 Fcfa la semaine précédente, suite à l’escalade des tensions au Moyen-Orient impliquant un blocage effectif du détroit d’Ormuz par l’Iran et l’arrêt de la production de Gaz Naturel Liquéfié au Qatar après des attaques, rapporte l’agence Anadolu. Cet événement représente le choc le plus important sur les marchés depuis l’arrêt des exportations russes de gaz vers l’Europe en 2022, exposant particulièrement l’Asie de l’Est à une vulnérabilité accrue en raison de sa forte dépendance aux volumes qataris. Tom Marzec-Manser, directeur Europe Gas & LNG chez Wood Mackenzie, a déclaré à Anadolu que le Qatar a exporté 81 millions de tonnes de GNL en 2025, les Émirats arabes unis en fournissant 5 millions supplémentaires, tandis que le Koweït en a importé 8 millions. “Le bilan mondial est donc effectivement déficitaire de 78 millions de tonnes en raison des événements récents”, a-t-il expliqué. Il a ajouté que cette flambée des prix devrait freiner la demande en Asie du Sud, tandis que la consommation déjà faible de GNL en Chine contribuera à rééquilibrer le marché. “Wood Mackenzie prévoit 35 millions de tonnes de nouvelle production de GNL en 2026, ce qui aidera également à combler le déséquilibre actuel offre-demande. Mais il est raisonnable de supposer que plus le détroit d’Ormuz restera fermé longtemps, plus les prix du gaz augmenteront”, a souligné Marzec-Manser. Mehdy Touil, spécialiste principal du GNL et actionnaire chez Calypso Commodities, a noté que le blocus iranien du détroit d’Ormuz a bloqué plus de 83 millions de tonnes de GNL. Il a souligné que la vulnérabilité se situe principalement en Asie, la Chine représentant la plus grande concentration d’exposition contractuelle. Il a également évoqué la question d’un possible report du projet de l’UE d’interdire le GNL russe. Giovanni Bettinelli, consultant énergétique basé à Dubaï chez GFB Insight, a averti qu’une escalade supplémentaire entraînerait un resserrement rapide du marché spot, avec une demande accrue en Asie de la part de la Chine et de l’Inde pour remplacer les volumes perturbés. L’Europe resterait une destination premium pour les cargaisons spot, aggravée par les retraits importants des stocks ces derniers mois. Alex Froley, analyste senior GNL chez ICIS à Londres, a rappelé qu’environ 20 % du GNL mondial transite à l’ouest du détroit d’Ormuz, principalement depuis le Qatar et les Émirats. Depuis samedi après-midi, les navires évitent le détroit, les tankers qataris se détournant et attendant au large d’Oman. La plupart des cargaisons qataries allant vers l’Asie, une concurrence accrue pour les volumes restants pousserait les prix à la hausse, y compris en Europe. Les experts s’accordent à dire que la durée de la perturbation sera déterminante : les stocks peuvent absorber une interruption brève, mais une prolongation entraînerait des hausses plus marquées des prix, bien que ceux-ci restent loin des records de 2022. OS/KM(AMAP)
Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale : L’ancien Premier ministre Ousmane Isssoufi Maïga nommé à la tête

Observatoire de la paix et de la réconciliation nationale : L’ancien Premier ministre Ousmane Isssoufi Maïga nommé à la tête Bamako, le 3 mars (AMAP) L’ancien Premier Ministre, Ousmane Issoufi Maïga a été nommé président de l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation et le Général Mody Béréthé comme Vice-président, a appris l’AMAP de source officielle. Cette nomination a été faite par le décret N°2026-0101/PT-RM du 02 mars 2026, du Président de la Transition Dans ce texte figurent plusieurs personnalités de la Commission nationale de rédaction de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Parmi lesquels des anciens ministres, des représentants des organisations de la société civile, de confessions religieuses, et de porteurs d’uniforme. Ils sont au total 30 membres y compris le Président et son Vice-président. Il s’agit notamment de Lalla Moulaye Haidara, Moussa Pamanta, Boubacar Mariko, le colonel sapeur-pompier Sidiki Togo, Abdoul Kassim Diallo, Kalifa Coulibaly, Sory Ousmane Koïta, Ibrahima Alpha Touré, Saoudatou Camara Demblé, Moutaga Soumaré, Tahia Walet. Aussi, faut-il noter que Mossa Luc Sangaré, Fatoumata Sékou Dicko, Maliki Attaher Cissé, Oumar Traoré, Mamadou Sissoko, Zeini Moulaye en font partie. Sans oublier Oumarou Bocar, Moulaye Aly Kalil Ascofarė, Abel Diarra, Almoudene Ag Ikamass, Mamadou Bouya Simpara, Tiémoko Coulibaly, Aboubacar Doucouré, Thierno Hady Thiam, Fodé Moussa Sidibé, Gole Toungara et Djénéba Sidibé Diop. Créé par décret en octobre 2025, l’Observatoire de la Paix et de la Réconciliation nationale est chargé d’accompagner la mise en œuvre des engagements contenus dans la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de la Transition de consolider la cohésion nationale. OD/KM (AMAP)
Kangaba : la réfection septennale de la Case sacrée (Kamablon) au centre de plusieurs rencontres

Kangaba, 04 mars (AMAP) Depuis trois (3) mois, les réunions se succèdent sur la réfection septennale de la Case sacrée, dans le vestibule du chef de village de Kangaba et sur la place sacrée des sages contiguës à la Case sacrée, a constaté l’AMAP. En effet, la dernière cérémonie de la réfection septennale remonte à mars-avril 2019. Selon un dignitaire du clan des Kéïta, propriétaire du Kamablon, la cérémonie de réfection se déroulera cette année 2026, 07 ans après jour pour jour. Déjà, les informations sont en train d’être véhiculées afin que les uns et les autres puissent prendre des dispositions pour le bon déroulement de la cérémonie prévue entre fin mars et début avril 2026. Cette réfection coïncide avec l’année de la culture et de l’éducation décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. La réfection septennale de la Case sacrée de Kangaba est un événement rituel d’une haute portée culturelle et symbolique. Au cours de cet événement, la tradition orale tient une place de choix. Les maitres de la parole que sont les griots de Kéla racontent à la jeune génération l’histoire du mandé des origines à notre époque. Cette jeune génération est composée de filles et garçons de 14 à 18 ans. Ces jeunes garçons qui seront baptisés après avoir accompli des travaux d’intérêt public étaient naguère les guerriers protecteurs de la cité. Après leur baptême, ces jeunes adolescents prendront en main le développement économique, social et culturel de la région. Ils vont constituer ce qui est convenu d’appeler Kari qui signifie groupe d’âge. La réfection du Kamablon consacre la réunification du clan autour de leur identité culturelle. Vu l’importance culturelle de la Case sacrée et de sa réfection septennale, les gouvernements successifs ont pris plusieurs décrets et décisions. Ainsi, le Kamablon figure sur la liste des biens du Mandé inscrits à l’inventaire par Décision No 0444/MC-SG du 07 mai 2001. La Case sacrée de Kangaba est classée dans le patrimoine culturel national par Décret No 05-547/P-RM du 20 décembre 2005. Le Kamablon est classé sur la liste des biens culturels du Mandé inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le 30 septembre 2009 et sur la liste des biens culturels immatériels du Mali par Décret No 2011-237/P-RM du 12 mai 2011. Signalons que la Case sacrée de Kangaba a été construite vers les années 1653. Depuis, elle tient grâce à la réfection septennale. Elle est faite de banco et la toiture est en paille. Comme son nom l’indique, c’est une case ronde dans laquelle est gardée des objets et des mobiliers d’une grande richesse culturelle. Il faut retenir également que la Case sacrée de Kangaba est tout sauf un fétiche. L’occasion est bonne pour remercier le chef de service local du patrimoine culturel de Kangaba pour son apport inestimable dans la production de cet article. SD/KM (AMAP)
Ouélesséboubou : Elaboration de fascicules pédagogiques des classes de la 7è, 8è et 9ème années

Ouélessébougou, 03 mars (AMAP) Le projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous a Mali (MIQRA) pour son accompagnement visant à doter les classes de la 7è, 8è et 9è années du fondamental de fascicules de français, de mathématiques, de sciences physiques et de sciences naturelles a été salué mardi, par le Directeur national de la pédagogie, Mahamadou Niaré. L’atelier a réuni des acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des maîtres d’écoles expérimentés et des personnes ressources. Au cours de cet atelier, les participants ont mis en commun leur expertise pour produire des outils pédagogiques qui tiennent compte du contexte culturel. Ils ont souligné l’importance des outils élaborés pour ces matières qui sont nécessaires pour les classes du second cycle fondamental tout en exprimant leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité collaborative des travaux. Le Préfet de Cercle, Moussa A. Sagara, a réitéré la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant en matière de promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « Durant cet atelier de travaux intenses, vous avez conjugué vos efforts et expertises pour produire des outils pédagogiques de qualité qui ne sont pas de simples documents, ils constituent des éléments stratégiques au service de l’amélioration des apprentissages et du renforcement de compétences fondamentales de nos élèves. Grâce à un effort commun cet atelier a été une nette réussite », a souligné M. Niaré. Il s’exprimait en marge de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration, de validation et de relecture de ces outils pédagogiques dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Le représentant du projet MIQRA, Dr Amidou Namaparé, a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. AC/CMT (AMAP)

