Inauguration de la 2e Mine de lithium du Mali : L’adresse du général d’Armée Assimi Goïta aux communautés face à un contexte de crise

Bougouni, 5 nov (AMAP) Le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est exprimé, lundi, à Bougouni, à cœur ouvert avec les communautés de la région sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise des hydrocarbures et la sauvegarde de notre souveraineté. En marge de l’inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali de la société « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, le président de la Transition, au vu de l’impact positif attendu par les populations sur le développement économique et social de la Région de Bougouni, a fait le point sur la situation politique et sécuritaire que traverse notre pays. Dès l’entame de son intervention, le chef de l’Etat, parlant de cet évènement économique majeur, qui permettra à notre pays d’émerger et de se retrouver, dans cinq ans, au huitième rang mondial de production de lithium, a rappelé que c’est la seconde fois que « nous inaugurons, dans la Région de Bougouni, une mine de lithium après celle de Goulamina. » « Cela est dû à la clairvoyance et toute l’hospitalité des populations », a-t-il dit. Selon lui, le gouvernement a engagé des grandes actions et reformes dans plusieurs domaines « qui ont permis d’aboutir, aujourd’hui, à relever ce grand défi de développement de notre pays à travers cette richesse naturelle, le lithium », une matière première dans un monde énergétique en évolution. Il a, ensuite, fait le point sur les avantages et les retombés financiers de la première mine de Goulamina : 35% de part pour l’Etat dont 5% pour le secteur privé national et les 30% pour les caisses de l’Etat. Ainsi, 54 milliards de FCFA ont été versés dans les caisses de l’Etat, de l’inauguration de la mine à nos jours, 44 milliards pour les impôts, 8 milliards pour les taxes de douanes, 900 millions pour le ministère en charge des Domaines et du Cadastre, pour les fonds du Trésor plus de 400 millions de FCFA et 167 milliards pour les investissements en contenu local ont été réalisés. « Pour ce faire, a dit le chef de l’Etat, nos opérateurs économiques ont été mis à contribution afin que rien ne soit importé par tierce personne ou société, car la loi est claire la-dessus, dans nos engagements avec nos partenaires. » Pour la Région de Bougouni en infrastructures, éducation, santé, hydraulique avec des forages et développement sociale et solidaire, 1 milliard 400 millions ont été investis pour un meilleur cadre de vie des populations. Sur le plan de l’emploi 1146 maliens travaillent sur le site minier de Goulamina soit 95% de l’effectif total comme inscrit dans l’accord avec la mine. « Concernant N’Galana où nous sommes avec la mine « Les Mines de Lithium de Bougouni SA » LMLB SA, les mêmes paramètres seront respectés », a assuré le président de la Transition au vu du taux de production de lithium, en fonction du chiffre d’affaires. DEBOUT FACE A LA CRISE – Sur le volet sécurité nationale, il a tout d’abord fait observer uneminute de silence à la mémoire de toutes les victimes de la crise sécuritaire que traverse notre pays avant de remercier l’ensemble des Maliens « pour leur résilience face à une crise orchestrée par des sponsors internationaux pour déstabiliser notre pays. » « Pour notre nation, nous allons rester débout nuit et jour face à cette crise multidimensionnelle, chose comprise par l’ensemble des Maliens », s’est engagé le Chef de l’Etat. Il a ensuite salué « nos chauffeurs, les apprentis chauffeurs et les Forces de défense et de sécurité, nos opérateurs économiques, pour leur patriotisme qui a permis à notre pays de surmonter la crise en investissant leur vie et leurs ressources financières. » « Nous devrons rester vigilant a-t-il ajouté, car le souhait de ces sponsors est d’influencer les populations afin de conduire notre pays dans une crise profonde pour déstabiliser note Etat et nos institutiaons. Nous devrons rester dans la vision de nos prédécesseurs, car c’est cela qui nous permettra de bâtir un Mali fort face aux défis du moment », a lancé Assimi Goïta Selon le chef de l’Etat, « nous sommes dans une crise d’esprit et de mental et pour cela, nous ne devrons pas céder à leurs idéologies avec leur communication de diversion car leur ambition, c’est le Nord de notre pays, en posant des actes terroristes au Sud de notre pays. » PENURIE D’HYDROCARBURES – Pour la crise du carburant, « des efforts sont en cours et se poursuivront pour sécuriser l’approvisionnement de notre pays sans aucune forme de pitié face aux terroristes, et tout apatride qui sera face à nous en concert avec l’ennemi, nous trouvera face à lui », a assuré le général d’Armée Assimi Goïta. Il a lancé un appel à l’ensemble des Maliens « à rester soudés et résilients face à cette crise qui n’est que passagère. » « Nous leurs avons ouverts la porte pour les recevoir et, aujourd’hui, nous les faisons sortir par la fenêtre en la fermant » a martelé le chef de l’Etat. Il a, enfin, remercié le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et l’ensemble des populations de la région de Bougouni « dans un Mali de paix et de prospérité. » Des prières formulées par les églises catholiques et protestantes, et une « fatiha » de l’imam de la grande mosquée de Bougouni ont mis fin à la rencontre avec des communautés de la Région de Bougouni qui ont dit : « Merci » au chef de l’état. BHT/MD (AMAP)

Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.

Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. »  C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI,  qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni  (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)    

Youwarou : Bilan de la campagne contre l’épidémie de diphtérie, dans la Commune de Dongo (Centre)

Youwarou, 5 nov (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie, dans la commune de Dongo, dans le Centre du Mali, fait état 14 399 enfants, de 0 à 15 ans, qui ont été vaccinés sur les 12 774 enfants prévus, avec un taux de couverture vaccinale de 112,72 %, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. Lors de la réunion de la Commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes, faisant le compte rendu, le District sanitaire a précisé que 2 135 enfants ont été vaccinés pour la tranche d’âge de 11 mois, 5 422 enfants vaccinés pour la tranche de 12 à 59 mois et 6 842 enfants pour la tranche de 6 à 15 ans. La principale recommandation des participants a été le recrutement d’agents vaccinateurs par les Associations communautaires de santé (ASACO) pour éviter tout arrêt des vaccinations de routine « car mieux vaut prévenir que guérir. » La commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes du cercle de Youwarou s’est réunie à la Base de l’ONG International Rescue Committee (IRC), sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet empêché. Deux points figurent à l’ordre du jour :  la restitution des résultats de la campagne de vaccination contre la diphtérie dans l’aire de santé de Kormou et les Ddvers. La présentation de la situation de la campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie dans la commune de Dongo a pris en compte tous les aspects de la riposte, entre autres, les résultats par village, les constats, les contributions locales en nature, les ressources financières, la situation des vaccins, les difficultés et propositions de solutions, les leçons apprises, les recommandations. A l’ouverture des travaux, Oumar Albou, 1er adjoint au maire de la Commune de Dongo, victime de l’épidémie de diphtérie a souhaité la bienvenue aux participants et remercié tous les acteurs et partenaires dans cette riposte contre l’épidémie de diphtérie dans l’aire de santé de Kormou. SC/MD (AMAP)      

Ségou : Le couvre-feu prorogé (Communiqué)

Ségou, 5 nov (AMAP) Le couvre-feu, institué dans la Région de Ségou (Centre) depuis le 4 juin 2025, est prorogé pour une durée de 30 jours, reconductible, annonce un communiqué rendu public mardi 4 novembre. Le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, la même source, indique que « le couvre-feu sera en application du mardi 4 novembre au mercredi 3 décembre 2025, entre 23 heures 00 minute et 5 heures 00 minute. : La même source précise que « pendant la durée du couvre-feu, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, demeure restreinte. » « Toutefois, les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission, ne sont pas concernés par la mesure », ajoute-t-on Le commandant de la zone de défense N°2, le commandant de la région de gendarmerie N°5, le commandant de la 4 ème région de la garde, les directeurs régionaux de la police nationale et de la protection civile, « sont chargés de l’application de la décision (qui) fait suite à la recrudescence des attaques terroristes et vise donc à protéger les populations. » MS/MD (AMAP)

Dioila : Face à la pénurie d’hydrocarbures, la gouverneure sensibilise

‎Dioila, 4 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, a appelé, mardi, à plus de solidarité face à la crise des hydrocarbures, lors d’une rencontre, dans la salle de réunion du gouvernorat, visant à sensibiliser et partager avec les populations les dernières nouvelles sur la situation. Mme Coulibaly a rencontré l’ensemble des forces vives du Banico, les préfets de cercles, les sous-préfets, les leaders religieux, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), les chasseurs traditionnels « donsos », les directeurs régionaux, les chefs des services centraux, les femmes, les jeunes et la presse locale. Après l’hymne national et la minute de silence en la mémoire des victimes militaires, civiles et les transporteurs tués sur les différentes routes, le maire de la Commune rurale du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, a rappelé « les raisons profondes de ces différentes crises que connaissent les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). ‎Selon le maire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, « autrefois soumis à toutes sortes d’humiliation et d’exploitation ont décidé de prendre en main leur destin, en restaurant leur honneur et leur dignité, toute chose qui a mis le feu aux poudres. » « Afin de faire plier les autorités de ces pays, les ennemis de la souveraineté de ces trois nations mettent en oeuvre toutes sortes de moyens pour opposer les populations et leurs autorités souverainistes », a-t-il ajouté. ‎Dowélé Marico a salué « les initiatives des autorités maliennes pour explorer toutes les voies pour un Mali libre et prospère. »  Il a, en conclusion, invité les populations « à plus de résilience car, nous n’avons que le Mali. » ‎Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence, Fousseyni Koné, dans son intervention, a laissé entendre que le département et les autorités du Mali « sont à pied d’oeuvre pour écourter la crise dans un plus bref délai. » ‎Il a exprimé ses remerciements aux propriétaires de stations-service avant de leur rappeler la priorité, pour lui et les autorités du pays, de respecter « les prix à la pompe et les règles qui régissent (leur) secteur. » « La situation actuelle ne sera qu’un mauvais souvenir, tout comme le coronavirus, les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », a-t-il conclu. ‎Quant à la gouverneure, à l’initiative de la rencontre, elle a magnifié « les efforts inlassables » du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita et du gouvernement « pour mettre un terme à la crise qui leur coupe le sommeil. » ‎Elle a, également, rappelé « la volonté affichée des impérialistes à faire soulever les populations maliennes contre leurs propres autorités qui n’ont qu’un seul et unique agenda, restaurer au Mali son honneur, sa dignité, sa grandeur et sa souveraineté politique, économique et culturelle. » « Ces différentes crises sont orchestrées, planifiées, financées par des sponsors étrangers et nationaux à travers les mécanismes de manipulation d’une partie de notre propre population », a soutenu la gouverneure. Elle a invité les populations « à avoir une vision d’avenir, en se mettant ensemble pour bouter hors du Mali les sanguinaires sans foi ni loi qui sapent les efforts de développement de nos autorités. » ‎Elle a, pour finir, salué la résilience des populations de Dioila, des opérateurs économiques de la Région et a invité le Banico « à rester débout comme toujours et à soutenir les actions de développement de la Transition. » ‎Cette rencontre a pris fin par des questions-réponses et plusieurs motions de soutien aux autorités c du Mali. ‎DF/MD (AMAP)

Kangaba : un camion tombe du bac et s’enfonce dans le fleuve avec son chauffeur

Kangaba, 04 nov (AMAP) Un accident a fait un disparu, lundi, au petit soir, quand un camion sur le bac assurant la traversée des véhicules lourds et légers et des personnes est tombé dans le fleuve Niger, à Samaya, dans la Commune rurale de Nouga (Ouest). Après avoir envoyé les forces de l’ordre et la protection civile pour les premiers secours, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao s’est rendu sur les lieux, tôt ce mardi matin. Le premier constat est que le camion est toujours sous les eaux et le conducteur qui était seul à bord demeure introuvable. Une défaillance technique serait à l’origine de l’accident. Selon les conducteurs du bac, les freins du camion ont lâché et le véhicule a continué pour tomber dans le fleuve. Le préfet a présenté, au nom des autorités, les condoléances les plus attristées au grand frère du défunt. Il a invité les populations riveraines à tout mettre en œuvre pour sortir le camion et retrouver le corps. Entre le moment de l’accident et l’arrivée du préfet, plusieurs véhicules attendent de traverser. Pendant que les recherches se poursuivent, le préfet a donné l’ordre de reprendre vite la traversée avec le bac. Il a également prodigué des conseils aux transporteurs en les invitant à respecter scrupuleusement les visites techniques des véhicules pour éviter de tels incidents. SD/MD (AMAP)

Faits divers : Un vol de moto avorté dans une station service à Ouélessébougou

Ouélessébougou 04 nov (AMAP) La pénurie de carburant qui frappe le pays crée un terrain propice aux malfaiteurs. Une station-service a été le théâtre d’un vol de moto de marque Djakarta, ce mardi, aux environs de 08 h à Ouélessébougou, près de Bamako. Alors que le propriétaire de l’engin patientait dans la longue file d’attente pour s’approvisionner, s’est absenté brièvement pour une course, à son retour, sa moto avait tout simplement disparu. Le voleur, après s’être enfui avec le deux-roues, s’est rendu compte que le réservoir était presque vide. Ne pouvant plus aller loin, au risque d’être appréhendé, il a abandonné le deux-roues dans une maison inachevée, à proximité de la station. Heureusement, le propriétaire a pu retrouver sa moto intacte, après quelques heures de recherches mais vidée du peu d’essence qu’elle contenait. Cet incident, heureusement résolu, est un sérieux avertissement et un appel à la plus grande vigilance des populations. Il est donc fortement recommandé de ne jamais quitter son véhicule des yeux, même pour un court instant, et de s’assurer qu’il est correctement verrouillé en cas d’absence. AC/MD (AMAP)

Kangaba : La société minière australienne Toubani Resources veut relancer le projet Kobada

Kangaba, 04 nov (AMAP) Le comité local de réinstallation du projet minier Kobada, désormais détenu par la société minière australienne Toubani Resources, a tenu, lundi, à Kangaba, une réunion de prise de contact et pour expliquer le rôle de ses membres, a constaté l’AMAP sur place. Toubani Resources souhaite relancer le projet Kobada, situé sur la rive droite du fleuve Niger et construire une grande mine sur ce permis, initialement détenu, tout comme le permis d’exploitation, par la Société minière African Gold Group (AGG) qui y a mené des recherches, pendant plusieurs années. La société minière australienne, qui dispose d’assez de moyens, doit, pour réaliser le projet minier à son compte, renouveler le permis environnemental qui a expiré après trois ans d’existence. D’où cette réunion du comité, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Le comité a été mis en place par décision du préfet du Cercle de Kangaba portant mise en place de la commission technique locale d’évaluation des impacts dans le cadre de la préparation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet minier de Kobada de la société Toubani Resources. Selon le directeur du Bureau d’études Africa Business Consulting Mali (ABCOM), Fousseyni Traoré, représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnemental du projet minier de Kobada, le comité local joue un rôle très important. « Il est, non seulement, l’interface entre la mine et les autorités locales, mais, aussi, le premier interlocuteur des communautés, notamment les personnes qui seront affectées par le projet minier », a-t-il expliqué. Cette rencontre, aux allures de pré consultation, sera suivie d’autres jusqu’à la tenue d’une consultation publique afin d’obtenir le nouveau permis environnemental. Le 1er adjoint au préfet a invité les membres du comité « à travailler correctement avec la nouvelle société minière qui est dans la légalité » et a appelé la société minière à « travailler dans la transparence avec les membres du comité. » L’installation de cette deuxième grande mine individuelle ferait du Cercle de Kangaba, dans quelques années, une zone aurifère industrielle par excellence. SD/MD (AMAP)

Campagne agricole à Youwarou (Centre) : Les producteurs récoltent les fruits de leur détermination

Par Sadou CISSE Youwarou 04 nov (AMAP) Les producteurs dans le Cercle de Youwarou, dans le Centre du Mali, ont entamé la campagne agricole 2025-2026, déterminés à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte caractérisé par une pluviométrie moyenne et une insécurité persistante. Selon le chef secteur d’Agriculture, Macky Traoré, les superficies réalisées, au cours de la campagne, ont été de 23 000 hectares sur les 23 000 prévus en riz de maîtrise totale d’eau, 12 156 hectares en riz de submersion libre, 4 300 hectares sur une prévision de 4 300 en riz de bas fond, 11 hectares pour le maïs, 500 hectares pour le sorgho sur les 500 prévus. Quant au mil, quelque 6 065 hectares ont été réalisés sur les 6 000 prévus, 150 hectares d’arachide sur les 150 prévus, 615 hectares de niébé sur 620, 75 hectares de voandzou sur 75, 05 hectares de manioc et 1,5 hectare d’arachide sur 1 hectare prévu. « Le cumul pluviométrique a été de 419 mm en 31 jours contre 568 mm en 32 jours en 2024 », a ajouté le technicien. « Les récoltes sont en cours dans plusieurs communes du Cercle. Les premières estimations font état d’une production moyenne en riz, de rendements allant de moyens à bons pour le mil et le sorgho ainsi que de baisses de rendement pour le niébé », a indiqué M. Traoré. Cependant, dans les Communes de Farimaké et de Bimbere Tama, des attaques d’oiseaux granivores ont été signalées entraînant des légères pertes. Des difficultés ont été rencontrées par les paysans. Il s’agit, notamment, de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition des pluies dans le temps, des attaques d’oiseaux granivores, de la cherté des intrants sur le marché, de l’insécurité persistante dans la zone. De l’appréciation générale et des perspectives du Chef secteur d’Agriculture de Youwarou, « la campagne agricole 2025-2026 se caractérise par la résilience remarquable des producteurs, une bonne exécution des prévisions de superficies et une collaboration effective entre les acteurs. » « Elle reste, globalement, moyenne et marque un tournant vers une agriculture plus résiliente et organisée », a-t-il conclu. SC/MD (AMAP)

Dioila : Le couvre-feu reconduit par la gouverneure

Dioila, 3 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly a reconduit le couvre-feu sur toute l’étendue du territoire de la région, du 1er au 30 novembre 2025, de 00 heure à 06 heures du matin, dans une décision rendue publique lundi,. Cette décision constitue l’une des mesures préventives en vue de mieux sécuriser les populations de la région où, depuis fin juin, les premiers groupes armés ont été signalés dans la Commune de Nangola, frontalière de Bougouni et Koutiala (Sud). Quelques mois après, leur présence ne fait l’ombre d’aucun doute dans plusieurs communes de la Région. C’est toutes ces raisons qui motivent la décision de reconduite du couvre-feu de La restriction des libertés de mouvement des populations, de 00 heures à 06 heures, instituée par la décision fait partie des moyens préventifs permettant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de bien mener leur mission de protection des personnes et de leurs biens. Depuis leur arrivée sur le territoire de la treizième Région administrative du Mali (Dioila), ces hommes armés ont mené des campagnes de sensibilisation, invitant les populations à fédérer leurs efforts contre l’Administration et les FDS. Ils se sont montrés, souvent généreux, dans certaines localités. Cependant, selon des sources locales, la plupart de leurs combattants sont des jeunes (enfants de la rue, talibés) facilement manipulables. Quant aux autorités administratives et sécuritaires, elles assurent organiser des patrouilles, « régulièrement, de jour comme de nuit, afin de traquer ces ennemis de la paix au Mali. » DF/MD (AMAP)