San : Un Centre secondaire d’état-civil à Médine baptisé au nom de feu Issiaka Diallo.
San, 18 déc (AMAP) Le Centre secondaire d’état civil à Médine, que la Commune urbaine de San (Centre) a étrenné, jeudi, pour un coût global de 37 453 083 Fcfa, a été bâti sur une superficie de 2, 25 ha, comprend un bâtiment principal composé d’une grande salle de célébration, trois bureaux, un secrétariat et une salle de toilettes. Il est doté, aussi, une loge gardien, un bloc de 02 latrines, un mur de clôture de 240 ml et une source d’alimentation en eau potable avec un puits et un château d’eau de 02 m3. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de San, Seydou Bagayoko, qui a présidé l’inauguration a salué l’initiative du gouvernement et ses partenaires dont la Banque mondiale, la Coopération suisse et l’ambassade des Pays-Bas. Le projet soutient 102 Communes du Mali, dont 05 dans la région de San, pour améliorer les services publics, notamment à travers le Projet de déploiement des ressources de l’État pour l’amélioration des services et riposte locale (PDREAS). « L’objectif de ce projet, a-t-il souligné, est d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités territoriales pour la fourniture des services et renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et utilisateurs de services. » D’’où la motivation du choix de ce projet pour la région de San. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a indiqué que ce centre facilitera « les démarc hes de proximité pour ses usagers qui économiseront du temps dans l’acquisition de documents d’état civil. » L’infrastructure assurera désormais les mêmes prestations que le Centre principal de Bagadadji, dans le cadre de l’enregistrement des actes d’état civil (naissance, mariage et décès) et tout autre document lié à la vie juridique du citoyen. Déjà fonctionnel, ce nouveau centre secondaire porte désormais le nom de feu Issiaka Diallo, ancien maire de la Commune urbaine de San. Selon, Mme Félicité Diarra, le défunt a laissé une empreinte durable sur le progrès de la commune, « en agissant comme un moteur de changement, transformant ainsi le cadre de vie et le développement local. » Par son action, sa vision et son leadership, il a marqué son temps par des résultats concrets, conduisant Mme le maire a exprimé, « au nom du Conseil communal, sa gratitude à l’endroit des membres de sa famille », qui étaient présents à la cérémonie. Les travaux ont été entièrement financés par le PDREAS. Ils ont été exécutés par l’Entreprise Diaharra Travaux (EDITRA), suivis par le Bureau d’ingénieurs en Génie civil (BIGEC) et supervisés par l’antenne régionale de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) de Ségou. NC/MD (AMAP)
Segou : Une conférence-débat pour sensibiliser sur la santé au travail et le diabète
Ségou, 18 déc (AMAP) La problématique du stress au travail et du diabète était au cœur d’une conférence-débat, initiée par l’Association des diabétiques de Ségou et visant à sensibiliser les travailleurs sur les risques liés à cette maladie et promouvoir la prévention, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou (Centre). La conférence était principalement animée par le médecin spécialiste en santé et sécurité au travail, Dr Lamine Diakité, qui, d’entrée de jeu, a défini le diabète comme une maladie chronique caractérisée par la présence d’un excès du sucre dans le sang. Et le stress au travail comme une pression subie par le travailleur. Associé à l’environnement de travail, le stress peut être ponctuel ou chronique et augmenterait de 45 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude menée par les chercheurs de l’Université de Göteborg, en Suède, a fait savoir Dr Diakité. Et d’ajouter que le stress est un problème majeur qui touche toutes les couches socio-professionnelles du Mali. Parmi les causes du stress, le conférencier a évoqué entre autres le travail et la responsabilité, le changement, l’environnement, la santé et la relation interprofessionnelle. S’agissant du diabète, le Dr Diakité a dit qu’il se présente sous deux formes, la première de type 1 et la seconde de type 2. D’après l’enseignant associé à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS), le taux de prévalence du diabète au Mali est de 4,8 %, selon les données de la Fédération internationale du diabète (IDF 2014). Concernant le coût moyen de prise en charge du diabète non compliqué de type 2, il est de 71.000 à 196.000 Fcfa. Pour ce qui est du diabète de type 1, sa prise en charge est gratuite grâce à l’appui de l’ONG Santé Diabète. « Le stress au travail communément appelé stress professionnel a un lien avec le diabète de type 2 », a expliqué le conférencier. Comme solution, le Dr Diakité recommande la pratique quotidienne d’activité physique durant 30 minutes, un sommeil réparateur, le contrôle de son alimentation, la non sédentarité et l’instauration d’un bon climat social sur son milieu de travail. Il suggère également l’application de la Politique nationale de la santé et de la sécurité au travail (SST) adopté en septembre dernier. Pour le conférencier, il n’y a pas de recettes miracles universelles contre ce fléau. « L’approche la plus efficace est celle qui est personnalisée, adaptée à votre type de diabète, à votre source spécifique de stress », a conclu Dr Lamine Diakité. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé cette conférence-débat, a salué l’initiative permettant « de sensibiliser les acteurs de la région sur la maladie qui fait de plus en plus de ravages dans notre pays. » En plus des autorités administratives, la rencontre a enregistré la présence des autorités communales, des organisations de la société civile et des représentants des structures techniques de l’État. MS/MD (AMAP)
Mandiakuy : La vente locale du coton pour 2025 a démarré
Mandiakuy, 20 déc (AMAP) Le marché local du coton, pour l’année 2025 s’est ouvert, vendredi, dans le secteur de Diora (Centre), dernière zone à rester encore fidèle à la production du coton acheté, sur ce marché, à 300 Fcfa le kg pour la première qualité, 275 Fcfa, la deuxième et 200 Fcfa la troisième, a constaté l’AMAP sur place. Bakary Traoré, le chef de Zone de production agricole (ZPA) de Diora, a instruit les paysans, à travers leurs responsables de respecter les consignes de la vente. Ces critères sont, entre autres, la qualité du coton, l’équilibre de la balance et la bonne prise des poids pesés. Sur le marché, c’est le soulagement chez pas mal de paysans. La campagne agricole a souffert d’une insuffisance d’engrais et de la présence de la Jassides. Néanmoins, le paysan secrétaire Youssouf Sogoba affirme que la campagne a été « une réussite en termes de rendement. » Selon lui, cela est du aux efforts des responsables de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) qui a vite trouvé le produit pour circonscrire l’expansion des Jassides. Cet autre producteur, Issa Diarra, se dit « fier de (sa) récolte », car sur 12 hectares, sa récolte a été pesé à 14 tonnes 600 kg. Les paysans présent sur ce marché ont lancé un cri du cœur : que « l’argent de la vente du coton soit payé à temps. » L’usine CMDT de Koutiala 1, dans le Sud du Mali, a produit, le 29 septembre 2025, la toute première balle de coton fibre, après un essai à charge, pour le compte de la Campagne 2025-2026, selon la CMDT, sur sa page Facebook. Les autres usines ont enchaîné, dans une ambiance de compétition pour signer la meilleure performance, La Production agricole ou la Production industrielle ? La Compagnie a exprimé une certitude : la qualité, la rigueur et l’assiduité sont le sceau du personnel CMDT. Son Président directeur général (PDG), le Dr Kouloumégué Dembélé, a souhaité à toutes ses équipes une excellente campagne d’égrenage 2025-2026, « symbole de fierté et de performance pour le coton malien. » JD/MD (AMAP)
Ansongo : Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés renforce son action humanitaire.
Ansongo, 19 déc (AMAP) Une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dirigée par le chef de la sous-délégation de Gao (Nord), Mamadou Lamine Diop, a effectué une mission de quatre jours (du 16 au 19 décembre 2025) à Ansongo, dans le Nord du Mali. Dès leur arrivée, les membres de la délégation ont rencontré les autorités administratives, les maires, les forces de défense ainsi que les chefs des services techniques de l’Etat. Les échanges ont permis de rappeler le mandat du HCR, notamment en matière de protection internationale et d’aborder les défis actuels ainsi que les perspectives. La mission s’est poursuivie par des rencontres élargies aux associations de réfugiés, à des groupements mixtes réunissant réfugiés, déplacés internes et membres des communautés hôtes. Ces discutions ont permis de dresser le bilan des activités menées, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir les priorités pour 2026. A Ansongo, le HCR fait face à deux réalités : « certains réfugiés déjà enregistres bénéficient d’une assistance régulière, tandis qu’un grand nombre d’autres présents dans le cercle ne sont pas encore identifiés dans les bases de données ». Pour améliorer la prise en charge, une cartographie complète des organisations des refugies a été réalisée afin de faciliter leur regroupement et leur accompagnement. Selon M. Diop, près de 7 000 réfugiés sont recensés dans le Cercle d’Ansongo auxquels s’ajoutent environ 8 000 nouveaux arrivants signalés principalement dans les Communes de Tessit, à la frontière du Burkina Faso et Labbezanga, a proximité du Niger. Les maires concernés ont déjà sollicité le HCR et la Commission nationale chargée des réfugiés pour entamer le préenregistrement, puis l’enregistrement biométrique de ces personnes. Concernant les déplacés internes, Mamadou Lamine Diop, a souligné que leur prise en charge relève d’une responsabilité partagée entre l’Etat malien, le HCR et les autres organisations humanitaires. Sur le plan de l’assistance, le HCR privilégie actuellement l’aide financière à travers le cash dont le montant varie selon la taille des ménages. L’institution s’appuie également sur le Programme alimentaire mondial (PAM) pour l’appui à la sécurité alimentaire. A l’issue de cette mission, le HCR a réaffirmé son engagement à renforcer son dispositif d’intervention dans le Cercle d’Ansongo et à encourager la collaboration entre autorités locales, partenaires humanitaires et communautés afin d’apporter des réponses durables aux besoins des réfugiés et des déplacés internes. MHM/MD (AMAP)
Kati : Zanga Dao constate l’avancement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands
Kati, 16 déc (AMAP) L’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a effectué, mardi, une visite de terrain pour s’enquérir du déroulement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands, initié par la mairie afin de mieux maîtriser l’assiette fiscale locale. La visite a débuté au centre de coordination du processus, installé à l’ex-Conseil de cercle de Kati, où M. Dao, accompagné de ses collaborateurs et des responsables du cabinet de conseil Sabela, a échangé avec les équipes en charge de l’opération et visité la salle de coordination. Satisfait du dispositif mis en place, il a félicité le cabinet Sabela et les agents recenseurs pour la qualité du travail accompli. La délégation s’est ensuite rendue sur le terrain dans le quartier de Kati Kôkô, où elle a suivi une équipe de recensement lors d’une opération menée au sein d’une famille à Kôkô Plateau. Au terme de la visite, M. Zanga Dao a salué l’adhésion des populations, notamment des chefs de familles et des commerçants, et a souligné l’importance de cette opération pour la mobilisation des ressources locales. Il a indiqué que la commune entend disposer, à l’issue des travaux, d’une base de données fiable de la matière imposable et des équipements marchands. Selon les responsables, il s’agit de la première opération de recensement fiscal de cette ampleur menée dans la commune urbaine de Kati depuis 1992. Pour sa mise en œuvre, le cabinet Sabela a recruté, formé et déployé 80 agents, dont des superviseurs et des recenseurs, répartis dans les 13 quartiers de la ville. ALK/OS/MD (AMAP)
Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources
Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)
Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa
Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. JD/MD (AMAP)
Bougouni : L’aviation des Forces armées maliennes frappe deux bases terroristes lors d’une mission d’appui aérien (Communiqué)
Bamako, le 16 déc (AMAP) « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits », a indiqué l’état-major général des Armées dans un communiqué publié ce mardi 16 décembre 2025. « L’intervention s’est déroulée dans le cadre d’une mission d’appui aérien au profit d’un convoi de carburant sur l’axe Kadiana–Kolondiéba–Bougouni », ajoute le communiqué. Selon la même source, les frappes ont visé deux bases des Groupes armés terroristes (GAT) dissimulées en forêt, dont l’une à l’est de Kolondiéba et l’autre au sud-est de Wakoro, dans la région de Bougoun (Sud)i. L’état-major général des Armées s’est félicité de la proactivité des forces engagées et les a encouragées « à poursuivre leurs efforts sur l’ensemble du territoire national. » OS/MD (AMAP)
Sikasso : Démarrage lundi de la 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance
Sikasso, 15 déc (AMAP) La 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Sikasso (Sud) a démarré lundi 15 décembre et se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre 2025 pour juger cinq dossiers dont un cas de meurtre et quatre d’agression sexuelle (viols et pédophilies). Selon le procureur de la République près le TGI de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, c’est compte tenu des inconvénients de la lourdeur procédurale aux niveaux des sessions d’Assises, le coût élevé de ces sessions, la lenteur dans le traitement des dossiers criminels… que les pouvoirs publics ont adopté le nouveau schéma consacrant les chambres criminelles. Le Code de procédure pénal a été adopté en 2024 à travers la loi n°2024-0028 du 13 décembre. Cette loi a été adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance du 31 octobre 2024. Selon M. Coulibaly, c’est à travers la lettre circulaire du 2 septembre 2025 que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux a instruit tous les chefs de juridictions et de parquet aux niveaux des tribunaux de grande instance de mettre en place leurs chambres criminelles au plus tard le 1er novembre 2025. « La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso a été mise en place, nous sommes les premières à tenir notre audience », a-t-il souligné. S’agissant de la 1ère session de la Chambre criminelle du TGI de Sikasso, le procureur a dit que c’est après le passage des dossiers concernés au stade de l’instruction préparatoire qu’ils ont été introduits dans le circuit judiciaire de Sikasso courant 2025. Il a indiqué, que pour cette audience, les dossiers concernent les cercles de Sikasso, notamment Danderesso, Niéna, Kignan, Kadiolo et Loulouni. Selon lui, c’est sur instruction de la hiérarchie (Bamako) que le TGI de Sikasso peut se prononcer sur les dossiers des cercles de Kolondièba (Kadiana), Yanfolila et de Bougouni. Du point de vue du procureur de la République, la suite de la session de la Chambre criminelle, « c’est le jugement idoine. » « Les non coupables seront acquittés et les coupables seront condamnés. Ils purgeront leurs peines à Sikasso sauf en cas de transfert de la part de l’Administration pénitentiaire l’éducation surveillée », a-t-il expliqué. Ainsi, certains condamnés peuvent être transférés dans d’autres localités relevant du ressort de la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Sikasso. A un niveau supérieur, d’autres condamnés peuvent aussi être transférés à Bamako ou Kenieroba pour des raisons de sûreté. « Tout compte fait, les décisions peuvent être sujettes à l’appel. On peut interjeter l’appel contre les décisions qui seront prises par le Tribunal de grande instance statuant en matière criminelle », a-t-il précisé et de renchérir que cela n’était pas possible avec la Cour d’assise. Se prononçant sur les avantages de la chambre criminelle pour les accusés, Moussa N’Tji Coulibaly a dit que c’est une juridiction permanente et fixe, contrairement à la Cour d’assise qui se tenait auparavant. Cette dernière est une juridiction non permanente. Elle tenait, au minimum, deux sessions par an, en raison d’une session par semestre. Le magistrat a notamment évoqué la saisine de la Cour d’appel de Bamako par les parties, le principe du double degré de juridiction dont bénéficient les décisions rendues en matière criminelle, la réduction du coût des sessions de la chambre criminelle pour l’Etat, la suppression des assesseurs de la formation de la chambre criminelle et le rapprochement de la justice aux justiciables. Par ailleurs, le procureur Moussa N’Tji Coulibaly a sollicité, d’une part la hiérarchie judiciaire pour étoffer leur effectif et, d’autre part, la population à faire preuve de respect de nos lois. MFD/MD (AMAP)
Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali : Session du Comité de pilotage
Bamako, le 16 déc (AMAP) Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacole au Mali (PDIRAAM) phase 2 dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à la production avicole et aquacole des petits exploitants, a tenu ce mardi la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage des volets aviculture et aquaculture. Le programme veut aussi accroitre l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant les femmes et les jeunes petits producteurs. Au cours des travaux, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche Madi Matené Keïta, en présence du coordinateur du PDIRAAM, Sory Ibrahim Sidibé et de nombreux invités, les administrateurs ont examiné le procès-verbal de la dernière session du Comité de pilotage, Ils ont fait l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que le bilan du rapport 2025 et le plan de travail 2026 et son budget afin de proposer des recommandations. Le Plan de travail et du budget annuel (PTBA) 2026 du PDIRAAM est de 5 642 645 030 Fcfa dont 2 330 958 100 Fcfa, pour les réalisations physiques, 1 669 313 430, Fcfa pour les conventions, les renforcements de capacité et autres et 1 642 370 500 Fcfa pour la micro finance, le fonctionnement, le suivi-évaluation, etc. Selon le coordinateur Sory Ibrahim Sidibé, au Mali, les sous-secteurs de l’élevage et de la pêche, y compris l’aquaculture, « constituent un maillon clé de l’économie nationale » et sont pratiqués par plus de 85% de la population. Il a ajouté que le cheptel national est estimé à plus de 14 millions de bovins, 58 millions de petits ruminants 63 millions de volailles. La production halieutique du Mali, selon M. Sidibé, s’élève à 120 000 tonnes par an, y compris l’aquaculture dont la production est en plein essor économique, ces dernières années. « En matière de création de richesse et d’exportations nationales, l’élevage arrive en troisième position après l’or et le coton. Le sous-secteur de l’élevage et de la pêche sont la source de revenu d’environ 30% de la population et contribue à environ 19% du Produit interieur brut (PIB) national ». a précisé le coordinateur. Quant au secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, il a dit que l’objectif du PDIRAAM « sera atteint, grâce à l’amélioration de la résilience des systèmes avicoles et piscicoles, à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacole, ainsi qu’à un accès accru et une consommation équitable d’une alimentation nutritive. » A terme, selon Madi Matené Keita, « le financement doit permettre de produire 15 000 tonnes de poisson par an, 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulet par an, au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. En outre, le projet cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes. A rappeler que le PDIRAAM-2 qui est prévu pour une durée de 5 ans, est cofinancé par le gouvernement du Mali et la Banque islamique de développement (BID) pour un montant de plus de 15 milliards 300 millions de Fcfa, pour appuyer le développement des chaînes de valeur avicole et aquacole. BT/MD (AMAP)

