Dialyse à Ségou : La gratuité des soins se heurte aux limites budgétaires

Par Aminata Dindi SISSOKO  Ségou, 22 déc (AMAP) La santé, dit-on, est la couronne du bien-portant que seuls les malades peuvent voir. Les patients sous dialyse ont fait leur ce proverbe qui, dès lors, prend tout son sens à l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre). Reliés aux machines dans la salle exigüe de l’unité  dialyse, certains dorment à point, d’autres observent silencieusement leur environnement. Leur santé, désormais fragile, ils ressentent combien elle reste le bien le plus précieux. F.N, allongée sur son lit de dialyse observe avec patience la machine qui filtre son sang. Elle n’a plus le choix : sans la dialyse, ses reins ne fonctionnent plus. L’adolescente de 16 ans et sa sœur cadette, 14 ans, viennent de Macina pour suivre les soins. Elles sont contraintes de faire cet exercice vital deux fois par semaine. « C’est l’année dernière après la fête de Tabaski, que je suis tombée malade. Cela a trouvé que ma sœur cadette était déjà sous dialyse. Bien avant la maladie, j’avais abandonné l’école mais ma sœur, elle, a dû abandonner l’école à cause de la maladie », confie F.N, innocente. Non loin d’elle, A. Koné relié à la machine par des tubulures garde une main immobilisée entourée de fils qui assurent la circulation du sang vers l’appareil. « La dialyse est indispensable pour nous maintenant. Sans quoi, on ne peut survivre en aucun cas », confie-t-il. L’enseignant semble avoir le moral. L’épreuve de la maladie n’a, en rien, altéré la clarté de sa voix, son dynamisme ni son éloquence pédagogique. « Je fais la navette entre Koutiala et Ségou, deux fois dans la semaine, pour suivre mes séances de dialyse. C’est en avril 2023 que je les ai débutées à l’hôpital du point G, avant de faire le transfert vers Ségou », nous explique-t-il. Koné, stoïque, assure que la séance de quatre heure, ne lui cause aucun désagrément. La joie, pour lui, est d’en bénéficier. Cependant, il déplore la disponibilité continu de kits. « Quand j’ai été transféré ici, l’ unité fonctionnait bien. Mais, au fil du temps, il y a eu des ruptures de kits. Nous avons dû payer certaines séances nous-mêmes », déplore-t-il. Il ajoute que tout récemment, les dialysés ont bénéficié de trois séances gratuites. Toutefois ces kits sont désormais épuisés. « On attend une autre occasion. Sans cela nous serons obligés de quémander auprès des parents ou de bonne volonté. On n’a pas d’autres solutions. La dialyse, ce sont des charges lourdes », indique-t-il, en lançant un cri de cœur aux hautes autorités nationales pour leur prise en charge. A côté de lui, M. Barry un résident de Fobogo ne va pas par le dos de la cuillère : « Sans la dialyse, c’est le calvaire. », dit-il. « C’est en décembre 2024 que j’ai été placé sous dialyse. Je ne pouvais marcher ni travailler. Sans les séances, je perds l’appétit, je suis incapable de boire, ou d’uriner. Je passe des nuits noires. Mes pieds et mes chevilles gonflent », a-t-il expliqué. Joignant sa voix à celle de Koné, il plaide pour une aide de l’Etat et des bonnes volontés. « La plupart d’entre nous ne travaille plus à cause de la maladie. C’est compliqué pour nous maintenant ». lance-t-il. Outre les problèmes d’approvisionnement en kits, les patients sous dialyse de la Région de Ségou font face à de nombreuses difficultés : absence d’accompagnants, problème de logement, déplacements compliqués, achat de nourriture de la rue, manque de donneur de sang pour certains. La majorité souffre d’anémie chronique et peine à réaliser les bilans de routine, faute de moyen. Les patients nécessitant une fistule artério-veineuse (FAV) doivent être référés à Bamako pour bénéficier de cet acte médical, faute de chirurgien vasculaire sur place. La dialyse est un traitement artificiel qui remplace la fonction des reins lorsqu’ils ne filtrent plus correctement le sang. Elle élimine les déchets et l’excès de liquide du corps. Conscient de son importance vitale, l’Etat, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, consent, depuis quelques années, d’énormes efforts pour assurer la prise en charge. Dans cette dynamique l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a été inaugurée en décembre 2019, avec 5 générateurs, afin de rapprocher ces soins des patients de la région. Les séances de dialyse ont débuté à Ségou avec 9 patients transférés de Bamako suivis de 3 nouveaux dialysés de Ségou soit un total de 12 patients dialysés en 2019. Du 1er janvier au 17 décembre 2025, 132 nouveaux dialysés ont été enregistrés dans la région. Leur prise en charge est assurée par deux médecins néphrologues, un infirmier spécialisé en néphrologie et un nombre insuffisant d’infirmiers. Présentement, sur les dix générateurs de dialyse fournis par le ministère de la Santé et du Développement social, avec l’appui de la Société du Pari mutuel urbain (PMU), huit sont fonctionnels. Cependant, nous confie un agent, « cette unité n’a pas été construite à cet effet ». Exiguë, elle occupe l’ancien bloc opératoire contigu aux urgences et ne dispose pas de service d’hospitalisation pour les malades. Ce qui limite le confort des patients et du personnel. Les problèmes d’approvisionnement en kits de dialyse, le nombre limité de personnel de bureaux, l’insuffisance de la subvention de l’État, le manque de formation continue du personnel restent les principaux défis. Malgré ces difficultés, le chef de Service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, Jacques Coulibaly, confie que l’unité poursuit son activité et offre un accès vital à la dialyse pour les patients de la région. Cependant, il sollicite la construction d’un centre de néphrologie et de dialyse avec hospitalisation « pour une meilleure prise en charge des patients ». « Le nombre de malade augmente de facon graduelle. Nous avons, en moyenne, 65 patients qui viennent de façon régulière. L’unité actuelle n’est pas adaptée pour les accueillir. La salle est restreinte », explique-t-il. Pour prévenir l’insuffisance rénale, le néphrologue insiste sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de cette pathologie. Pour le travail de terrain,

Biennale artistique et culturelle Tombouctou : Comment intégrer le marché de l’art

Tombouctou, 25 déc (AMAP) En marge de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le Consortium Fonds africain pour la culture (ACF) / Fonds Maaya a organisé, hier, une table ronde au village artisanal de la Biennale. La rencontre a réuni plusieurs acteurs culturels autour de la problématique de l’accès au marché pour les industries culturelles et créatives. La cérémonie officielle était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. À ses côtés figuraient le président du Réseau Kya, Djibril Guissé, la responsable de la communication du Consortium, Mme Gabdo Ouattara, ainsi que Salah Touré, Conseiller national de Transition. Plusieurs acteurs culturels ont également pris part à la rencontre. Les travaux ont été coanimés par le critique d’art Chab Touré, le président de la Fédération du Mali, Adama Traoré, et le directeur général de l’Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger, Maki Garba. Les échanges ont porté sur les enjeux de la professionnalisation du secteur culturel, en lien avec les normes nationales et internationales. La formation des artistes a été identifiée comme un facteur déterminant pour l’accès au marché de l’art et le développement durable des industries culturelles. À l’issue des discussions, quatre piliers majeurs pour la promotion du secteur ont été dégagés : la structuration, le financement, la diffusion et la promotion, ainsi que la création et la découverte d’espaces culturels. Il a également été relevé que l’accès au marché repose sur la qualité des productions et le respect des exigences du secteur. Les débats ont permis de formuler plusieurs recommandations, notamment la structuration du secteur culturel, le renforcement des capacités des acteurs, la mise en place d’une structure unique et la création d’un fonds d’urgence au profit des artistes. La question du droit d’auteur a également été abordée au cours des échanges. AC/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Dioïla et Mopti brillent sur scène

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (photos) Tombouctou, 23 déc (AMAP) « La population de Tombouctou était encore au rendez-vous à 19 heures, mercredi dernier, au terrain municipal de la ville, pour suivre le passage des troupes de Dioïla et Mopti », rapportent ls envoyés spéciaux de l’AMAP. C’est la Région de Dioïla qui a ouvert la compétition. Elle a présenté son ensemble instrumental intitulé « Mali Kura avancé », une composition évoquant les dynamiques déclenchées par les autorités du pays. Cette prestation a été suivie de la pièce de théâtre « La Patrie avant tout ». Ce récit met en scène un jeune chômeur qui décide de rejoindre les terroristes pour subvenir à ses besoins. Après une rencontre émouvante avec sa compagne, qui lui rappelle leurs souvenirs d’amour et le sens du patriotisme, il choisit d’abandonner sa révolte. Il est alors tué par ses compagnons terroristes, qui le qualifient de traître. Le solo de chant, intitulé « La croyance », incarne la dignité, le patriotisme, la paix, le sens du devoir, la souveraineté et l’attachement à nos valeurs culturelles. Il invite la jeunesse à adopter un comportement responsable pour l’avènement d’un « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Au-delà du divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et symbolise la paix, le vivre-ensemble, l’entente et la cohésion sociale. La région de Mopti a ensuite pris le relais. Son ensemble instrumental a ouvert avec « Nangonndiral juude », évoquant l’entente et la cohésion face aux défis de développement de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette chanson appelle les populations à s’unir, à regarder dans la même direction pour soutenir les efforts des dirigeants en matière de paix et de développement.Le solo de chant « Inè bè kôrôpa » (Retournons aux sources), interprété en langue bozo, est un appel vibrant au retour aux valeurs ancestrales. À travers cette composition, Mopti invite les populations déplacées et les Maliens de la diaspora à s’unir. Le passage s’est achevé avec la danse traditionnelle « Tawangal », une danse peulh originaire de la zone du Guimbala, située entre les régions de Mopti et Douentza. Traditionnellement exécutée au clair de lune pour célébrer le retour des jeunes bergers de la transhumance, elle est aussi l’occasion pour la plus belle jeune fille du village – marraine de la saison – de choisir le chef de la génération. À noter que les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont animé l’après-midi dans la salle Ali Farka Touré. AS/OS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Koutiala, Kita et San en piste

Envoyés spéciaux Amadou SOW, Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 21 dec (AMAP) Les Régions de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) sont passées samedi nuit devant le jury. Elles ont toutes présenté quatre numéros au lieu de cinq, contrairement à la première journée. Désormais, les orchestres vont compétir dans la salle. Après une première nuit de compétitions, marquée par une baisse drastique de la température, obligeant les organisateurs à renforcer le dispositif de protection contre le froid, les troupes de Koutiala, Kita et San ont présenté chacune quatre disciplines devant le jury. Et tout cela dans un dispositif sécuritaire impressionnant où rien n’était négligé par les forces de l’ordre. C’est dans cette atmosphère de sécurité que la Région de Koutiala a débuté la soirée avec son Ensemble instrumental qui a chanté son morceau en bamanan. Il parle de l’union et invite à la cohésion sociale. Le solo de chant évoque les problèmes courants de notre société particulièrement la déperdition de l’éducation. A travers cette discipline, la troupe plaide pour le retour à nos valeurs fondamentales. Elle sera suivie de la pièce de théâtre intitulée : « La colère de Djiné Massa ».  Le génie protecteur du village exprime sa colère contre la destruction massive des forêts, l’abatage des arbres, les feux de brousse. Et enfin, la danse traditionnelle appelée le « Kounpé ». C’est une danse sacrée, originaire de Kouri (Région de Koutiala). « Il a fallu beaucoup de sacrifices pour permettre à la troupe de venir danser », selon le directeur de la Troupe, Benoit Herve Diarra. La deuxième prestation de la soirée était celle la troupe de Kita. Elle a commencé avec l’ensemble instrumental. Le titre est « Yeredon », un morceau qui plonge au cœur de connaissance de soi et de la mémoire collective malienne. Ce titre se veut un hommage aux fondements culturels qui ont façonné notre identité au fil des siècles.  Il a été suivi du solo de chant titré : « Le Maliba », une œuvre d’interpellation et de prise de conscience collective. À travers une voix engagée et vibrante, il invite les Maliens à renouer avec la bravoure, la dignité et les valeurs fondamentales héritées de nos ancêtres. Il s’agit d’inciter les Maliens et maliennes à connaitre et aimer sa patrie. La pièce de théâtre intitulé « Soyons nous-mêmes », invite les populations à garder les traits qui caractérisent notre société. C’est une pièce de sensibilisation contre la perte de notre identité culturelle. Quant à la danse traditionnelle intitulée : « Namanikoudon», elle est issue des terroirs culturels du Briko (Kita). Elle constitue une expression artistique forte, ancrée dans les valeurs de bravoure, de solidarité et de cohésion communautaire. Elle est portée par de jeunes cultivateurs dans la force de l’âge, en pleine possession de leur santé et conscients de leur rôle de leaders au sein du village. Après une journée de travail collectif au champ, ces jeunes se retrouvent sur la place du village, accompagnés de jeunes filles, pour célébrer l’effort commun à travers la danse. La dernière prestation est revenue à la troupe de San qui a présenté une danse traditionnelle très originale et ovationnée par le public. Elle rend hommage à un griot décédé dans la localité de Tominian. Auparavant, la troupe avait présenté la pièce de théâtre sur le patriotisme, suivie de l’ensemble instrumental sur le thème : « Prendre soin de son patrimoine culturel ». La mélodie propose une réflexion profonde sur la fragilisation du patrimoine culturel national, aujourd’hui confronté à une dynamique de dévalorisation accélérée. « Redonner vigueur à notre culture » est le thème du solo de chant. Il parle de la revitalisation de la culture et invite l’ensemble des Maliens de l’intérieur comme de la diaspora, sans distinction d’âge ni de genre à réinvestir pleinement notre héritage culturel, en défendant l’idée selon laquelle, la culture constitue non seulement un lien identitaire fondamental mais, également, un levier de cohésion nationale et de résilience collective. AS/YD/MD (AMAP)  

Les FAMa neutralisent un groupe armé terroriste dans la Région de Nioro (Ouest) :  

Bamako, 21 déc (AMAP) « Le 19 décembre 2025, une unité de reconnaissance offensive des FAMa a neutralisé un groupe armé terroriste aux abords de Secoundé, localité située non loin de Nioro », a annoncé, ce samedi 20 décembre, l’état-major général des Forces armées maliennes (FAMa). Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major précise « qu’une quantité importante de matériels de guerre, plus d’une trentaine de motos, du matériel de communication, de vidéo et des dispositifs d’engins explosifs (ont été) récupérés. » La même source indique que l’état-major général des Armées a félicité les FAMa pour la réussite de « cette opération qui vient d’affliger un autre coup dur aux groupes armés terroristes qui perturbent la quiétude des populations. » MMD/MD (AMAP)

Koulikoro : Session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer des acteurs de la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED)

Koulikoro, 18 déc (AMAP) Une session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer a réuni, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED) Selon le directeur général adjoint de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) Modibo Diarra, ce régime est destiné à assurer la présence de l’État « pour secourir nos populations qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leurs dépenses de santé. » Le RAMED est un dispositif public du gouvernement du Mali dont les principaux acteurs de la mise en œuvre sont des entités comme les collectivités territoriales, la Santé et le développement social. Il vise à assurer une prise en charge médicale gratuite à l’ensemble des Maliens qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leur propre dépense de santé. Sa gestion est assurée par l’ANAM. Pour son opérationnalisation, des comités villageois ont été mis en place dans toutes les localités du Mali. « Je suis satisfait que les participants accordent de l’importance à cette rencontre et qu’ils s’engagent à aller dans la direction proposée par la mission de l’ANAM », s’est réjoui M. Diarra. Il a demandé « à l’ensemble des acteurs de s’impliquer, particulièrement les collectivités territoriales qui ont deux rôles principaux dans la mise en œuvre du RAMED. » A savoir l’établissement des listes des indigents de leurs communes, la contribution financière à hauteur de 15% de leur budget à ANAM. La rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar Haïdara, est organisée en collaboration avec la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, à travers son service local. Son représentant, Youssouf Coulibaly a participé. Tout comme ceux des services techniques, les maires du Cercle de Koulikoro, les chefs de quartiers, les femmes, les jeunes parmi d’autres. Au cours de la rencontre, plusieurs questions posées ont reçu des éléments de réponse, à la satisfaction des participants. ALD/MD (AMAP)             .

Forum mondial des civilisations à Tombouctou : Un espace de dialogue et de paix

Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 19 déc (AMAP) Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert vendredi l’Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, sous le thème « Dialogue et paix, prospérité partagée », en marge de la Biennale artistique et culturelle, Le Forum mondial des civilisations est un espace international de dialogue, d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre civilisations, Il se déroulera du 19 au 20 décembre dans la cité millénaire qu’est Tombouctou et offre l’occasion aux acteurs de partager les acquis et les défis des civilisations. Le ministre en charge de la Culture, qui a présidé la cérémonie officielle, s’est réjoui de la présence de scientifiques et acteurs culturels de très haut niveau pour débattre des défis de la paix et des civilisations des peuples. « Le thème de ce forum est d’une portée historique, culturelle et géopolitique. La culture, c’est notre humanité en partage et l’Afrique peut encore se retrouver pour comprendre comment nous pouvons cheminer ensemble pour notre souveraineté », a dit M. Daffé. « Ce forum se tient dans le cadre de l’Année de la culture, et c’est l’occasion de remercier le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta et le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga », a-t-il poursuivi. Il a, enfin, relevé « l’hospitalité de la population de Tombouctou » avant de la remercier pour l’accueil et l’engagement pour la réussite de l’Année de la culture, à travers la Biennale. Auparavant, le président de la Délégation spéciale de la ville des 333 Saints, Yaya Tandina,  a aussi salué l’initiative et exprimé son  intérêt pour cette rencontre de haut niveau. Il a, également, salué le ministre pour la réussite de la Biennale qui se tient, pour la première fois, dans le Nord du Mali, à Tombouctou, dans un contexte difficile. Le Pr Ibrahima Wane de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a introduit la conférence suivie du premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye du Mali et le Pr Yacouba Konaté de la Côte d’Ivoire. Le thème de ce premier panel sur : « Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité » a été au centre d’échanges intellectuels et culturels de haut niveau. Le Pr Konaté a axé sa communication sur le dialogue de la musique et l’art comme un passage universel. Et ;e Pr Ndiaye est parti, plutôt, des expériences de la vie et de la tradition orale qui brise tout barrière. Il a soutenu que l’être humain est structuré par trois concepts à savoir le corporel, le cœur et l’émotion. A travers ce panel, les participants ont été édifiés par rapport au dialogue interculturel et d’autres concepts liés à la civilisation. La cérémonie officielle de cet évènement placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est déroulée en présence des autorités de la Région de Tombouctou. Et de plusieurs scientifiques, artistes de renom et de touristes venus pour la circonstance. AS/YD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou :  Les compétitions sont ouvertes depuis vendredi

Envoyés spéciaux : Amadou SOW Youssou DOUMBIA Oumar DIOP (photos) Tombouctou, 20 déc (AMAP) Au lendemain de la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, jeudi, les compétitions ont commencé avec les régions de Bandiagara, Ségou (centre) et le district de Bamako. L’avant-gout été donné par  les orchestres régionaux de Kayes (Ouest) et Kidal  (Nord) qui ont presté dans la salle Aly Farka Touré. C’était en présence du  ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en compagnie des autorités des 19 régions dont le gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police, Bamou Kanté et plusieurs touristes venus des États unies et ailleurs. Les deux orchestres avaient chacun 45 minutes pour présenter leurs morceaux. La région de Kayes a ouvert la compétition avec 8 morceaux, suivi de Kidal qui a présenté 10 titres devant un public très enthousiaste. Le premier morceau de la 8è région, intitulé « La paix »  a séduit le public et la salle a été électrifiée, Le public a été très ravi n’a pas été avare en applaudissements, suivis des pas de danse, bras en l’air pour exprimer sa joie. Après cette introduction, les compétitions ont sérieusement commencé, dans la soirée, au terrain municipal Baba Alkaïrou Touré.  Chaque troupe a présenté cinq disciplines devant le jury. Il s’agit de l’orchestre, l’ensemble instrumental, le solo et la danse traditionnelle. Et les trois troupes programmées ont toutes rempli le format en présentant les différentes disciplines. Les sujets traités portent sur la paix, la patrie, la souveraineté, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la restauration de nos valeurs et la solidarité dans le Sahel. Malgré la température très basse, les population de Tombouctou ont tenu promesse en envahissant le terrain et montré que la Biennale de Tombouctou est un défi à relever. C’est sous un temps glacial, que la Région de Bandiagara (Centre) a donné le départ en présentent les différentes disciplines. Son solo intitulé « La Voix de la Patrie », est un vocal vibrant, porté par une artiste qui refuse le silence face aux mutations profondes que connaît le Mali. À travers une interprétation à la fois lyrique et engagée, la soliste nous entraîne dans une déclaration de foi patriotique, mêlant reconnaissance, éveil et appel au rassemblement national. La troupe de Bandiagara a été suivi de Ségou qui a, également, présenté les différentes disciplines de la compétition. L’un des temps forts a été la présentation de  sa pièce de théâtre sur la jeunesse en perte de repères. La soirée a été clôturée par la prestation du district de Bamako dont le solo esr un peu particulier par rapport à sa présentation traditionnelle. Intitulé le « Danbe », ce solo est une interpellation des parents et de la jeunesse face à la dégradation des mœurs dans notre société. C’est aux environs de deux  heures du matin que la soirée a été clôturée par  la danse traditionnelle du district de Bamako  intitulé   « Tièbletiè »,  une danse traditionnelle du  Bélédougou, Région  culturelle dans l’Ouest du Mali La deuxième journée de compétition se poursuivra ce samedi. Les orchestres de Ménaka (Nord) et Bougouni (Sud) vont jouer dans l’après-midi et la soirée sera consacrée aux passages des troupes de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) devant le jury au terrain municipal. AS/YD/MD (AMAP)  

Bafoulabé : Sensilisation pour la Semaine d’intensification des activités nutritionnelles (SIAN)

Bafoulabé, 18 déc (AMAP) Une rencontre d’information, en prélude de la Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN) prévue le 19 décembre a Bafoulabé (Ouest), s’est tenue, jeudi, afin de mobiliser les acteurs locaux et renforcer l’adhésion communautaire. Cette rencontre visait à amplement informer les parties prenantes sur les enjeux de la campagne SIAN, qui se déroulera du 19 au 22 décembre, dans toutes les aires de santé du district sanitaire et se concentrera sur la distribution de la vitamine A et de l’Albendazole. « L’objectif global est de réduire significativement la mortalité et la morbidité liées aux carences nutritionnelles dans le cercle », a précisé le médecin chef. Initié par le district sanitaire de Bafoulabé et mis en œuvre par Helen Keller International, s’est tenue a réuni, dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, l’administration, la collectivité de Bafoulabé, les services techniques, les leaders religieux et traditionnels, les Organisations de la société civile (OSC) et les Partenaires techniques et financiers. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire, Kandé Doucouré, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, ont remercié le médecin chef et ses partenaires du choix porté sur leur commune pour abriter l’événement. Les deux personnalités se sont engagés à accompagner le médecin-chef pour la réussite de sa mission Dans son exposé, le médecin chef, Youssouf Coulibaly, a indiqué que 4 120 enfants âgés de 6 à 12 mois et de 12 à 59 mois et 36 108 enfants, âgés de 1 an à 23 mois et 24 à 59 mois sont attendus pour recevoir leur dose de vitamine A et d’Albendazole. Le  médecin chef a remercié les partenaires pour leur accompagnement dans la réussite de cette mission. Prenant la parole, le Préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre visant « à assurer un développement optimal des enfants. » Il a félicité le médecin chef pour son implication stratégique dans l’amélioration des résultats dans le district sanitaire de Bafoulabé avant d’inviter les acteurs locaux à s’impliquer « davantage pour la réussite » de l’événement. BM/MD (AMAP)

Bafoulabé : Concertations sur la mise en place des mutuelles interprofessionnelles de cercle.

Bafoulabé, 18 déc (AMAP) Les élus locaux de Bafoulabé (Ouest) et les représentants de l’Agence malienne de la mutualité sociale du Mali, se sont rencontrés, jeudi, pour discuter de la mise en place des mutuelles interprofessionnelles de Cercle afin de garantir l’accès aux soins pour le secteur informel et le monde agricole. Cette rencontre stratégique, dans la salle de conférence de la mairie a été présidée par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, et a réuni l’administration, les collectivités, les services techniques, le personnels socio sanitaire, les Organisations de la société civile et les hommes de média. Le maire adjoint, Cheickna Sissoko, souhaitant la bienvenue aux participants, a salué les efforts ses professionnels dans le cadre de l’opérationalisation des mutuelles dans le Cercle de Bafoulabé. Il a invité les acteurs » à jouer pleinement leur rôle pour une couverture totale du Régime d’assurance maladie universelle. » Le préfet a relevé que « dans une zone où l’enclavement géographique reste un défi majeur, l’accès financier aux soins est une priorité absolue. »  La Stratégie nationale d’extension de la couverture maladie révisée préconise la création, la restructuration des mutuelles de santé à dimension cercle, « Un cercle, une mutuelle », a- t-il déclaré. Selon, Siaka Souleymane Sanogo, ce dispositif vise spécifiquement les agriculteurs et les travailleurs indépendants, qui représentent 78 % de la population active du cercle. Il a invité les acteurs à participer pleinement aux échanges, en faisant des propositions et contributions de qualité « afin qu’au sortir de rencontre, notre mutuelle puisse répondre aux attentes de l’ensemble des populations cibles. » Et en facilitant leur « accès à des soins de qualité, conformément à la vision de la Stratégie nationale de financement de la couverture sanitaire universelle dans « une société offrant un accès équitable aux services de santé de qualité à tous ses citoyens par la mobilisation de ressources suffisantes et pérennes, utilisées de façon optimale avec la pleine participation de tous les acteurs. » BM/MD (AMAP)