Koulikoro : «Furu Blon» pour promouvoir des relations conjugales harmonieuses

Koulikoro, 11 octobre (AMAP)– Les violences conjugales, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et les clés d’un mariage durable étaient au centre d’un espace d’échange dénommé «Furu Blon», organisé samedi après-midi à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Plus d’une dizaine de couples ont pris part à cette rencontre animée par Hadja Tenindié Samaké, cheffe de la composante civile de l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye. Initiée par le Consortium des organisations féminines pour la promotion et l’émergence (COFPEF) de Koulikoro, en partenariat avec la mairie, la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF) et un cabinet d’expertise, cette initiative vise à promouvoir des relations conjugales harmonieuses. Les échanges ont porté sur la prévention des violences, leurs conséquences sur les familles, les différentes formes de VBG et les sanctions prévues par le Code pénal malien. Le dialogue, la confiance et le respect mutuel ont également été abordés comme des facteurs essentiels à la stabilité du couple. La rencontre s’est achevée par la remise de calebasses et de paniers aux femmes participantes. Selon Hadja Tenindié Samaké, ces ustensiles ont une signification particulière dans le cadre du «Furu Blon». La calebasse doit rappeler à chacun les changements de comportement souhaités par son conjoint. Le panier symbolise, selon elle, les aspects positifs de la relation à préserver et à améliorer pour le bien-être du couple. L’experte a insisté sur la nécessité de pérenniser ce type d’initiative, qu’elle considère comme une véritable école de la vie conjugale. ALD/CMT (AMAP)
Dioïla : Le Général Kèba Sangaré lance les activités de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité

Dioïla, 10 octobre (AMAP)– Le gouverneur de la région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a lancé, jeudi 8 octobre, les activités de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale, placée sous le thème «La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne», a constaté l’AMAP. La cérémonie a réuni les autorités administratives et locales, les responsables des services techniques, les représentants de la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles, les jeunes, les femmes, les personnes en situation de handicap ainsi que les forces de défense et de sécurité. Le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé, a rappelé que le partage constitue l’une des valeurs cardinales de la société malienne. Le parrain de cette édition, Baba Togola, ancien président de l’Assemblée régionale de Koulikoro, s’est réjoui de sa désignation et a salué l’engagement du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, en faveur de la souveraineté du Mali. Dans son allocution, le gouverneur Kèba Sangaré a salué les actions des autorités nationales en faveur des couches vulnérables, notamment l’affectation des deux tiers du fonds de souveraineté du président de la Transition à leur profit, selon ses propos. Il a également remercié le Premier ministre pour son engagement dans cette dynamique de solidarité. Le chef de l’exécutif régional a, par ailleurs, salué l’élan de solidarité manifesté par le couple ayant accueilli des quadruplés au Centre de santé de référence de Dioïla une semaine auparavant. À l’occasion du lancement, le gouverneur a procédé à la remise symbolique d’un premier kit à Samou Sidibé. Il s’est ensuite rendu, avec une délégation, au domicile de Gnéssou Togola, âgée de 122 ans. La bénéficiaire a reçu deux sacs de riz, un bidon d’huile de cinq litres, une natte, un chapelet, des noix de cola, une paire de chaussures, un foulard et une enveloppe symbolique. Elle a formulé des bénédictions à l’endroit des autorités maliennes. Les activités de cette édition, qui se déroule du 1er au 31 octobre 2026, sont réparties en quatre semaines thématiques : celle des personnes âgées, du 1er au 7 octobre, parrainée par le colonel-major Sékou Doumbia ; celle des femmes et des enfants, du 8 au 14 octobre, parrainée par l’honorable Kadidia Sangaré ; celle des personnes vivant avec un handicap, du 15 au 21 octobre, parrainée par le colonel-major Dassé Marico ; et celle de la jeunesse, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, du 22 au 31 octobre, parrainée par Soumaïla Soumaïla. Pour cette édition, la région de Dioïla a bénéficié d’un appui du ministère de la Santé composé de 100 sacs de riz de 50 kg et de 100 bidons d’huile de cinq litres. Ces dons ont été distribués aux veuves, aux personnes vivant avec un handicap et à d’autres personnes vulnérables par la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire. L’UNICEF a également contribué à l’opération avec 200 kits scolaires. DF/CMT (AMAP)
Tominian: Les recommandations des états généraux de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture

Tominian, 10 octobre (AMAP) Les acteurs des filières animales, halieutiques et aquacoles du cercle de Tominian ont formulé des recommandations lors des concertations préparatoires aux états généraux de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (EGEPA), tenues les 9 et 10 octobre 2026 sous la présidence du préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les maires des communes concernées, les représentants des organisations socioprofessionnelles et les services techniques. Les échanges ont porté notamment sur la production et l’aménagement pastoral, la santé animale, la gouvernance, la commercialisation, la transformation, l’emploi et l’innovation. Les recommandations formulées contribueront à l’élaboration de la synthèse régionale, en prélude à la phase nationale des EGEPA prévue à Bamako. À la clôture des travaux, le préfet de cercle Kalifala Coulibaly a invité les acteurs à renforcer leur participation aux initiatives de développement du cercle et à privilégier la concertation pour trouver des solutions durables aux difficultés des filières animales et halieutiques. ST/CMT (AMAP)
Bourem : Almaimoune Alhoudourou, un éducateur émérite, avec le sens élevé du devoir

Bamako, 10 octobre (AMAP) L’ Agence Nationale de Presse du Mali, en cette année dédiée à la Culture et à l’Education, s’intéresse aujourd’hui à Almaimoune Alhoudourou de Bourem, un éducateur émérite, avec le sens élevé du devoir Dans le monde de l’éducation et de l’enseignement, il y a des hommes qui ont dédié leur existence à encadrer des générations d’enfants à travers le pays. Almaimoune Alhoudourou était de ceux -là , qui ont choisi le métier d’enseignant par amour et l’ont exercé avec rigueur et le sens du devoir. Les prémices d’une vocation d’élite Né vers 1947 à Bourem, dans la région de Gao, l’enfant de Dakana a fait ses premiers pas à l’école Bourem II dans les années 50. Brillant élève, il rejoignit le prestigieux Collège Askia Mohamed de Bamako au bénéfice d’une bourse en lettres classiques, peu après l’accession du Mali à l’indépendance en 1960. L’obtention du BEPC lui ouvre alors les portes d’une vocation et d’une passion à l’enseignement. Loin d’être la voie la plus facile, il s’agissait à l’époque d’un métier prisé et privilégié, au regard de la qualité pédagogique des enseignements vantée encore aujourd’hui. Après un parcours scolaire exceptionnel, le jeune diplômé est engagé dans l’enseignement pour faire partie des premiers instituteurs post-indépendance. Il devient alors l’un de ces relais indispensables et incontournables du nouvel Etat en construction, chargé de former les futurs cadres de la Nation. L’itinéraire d’un instituteur émérite L’histoire commence à Koutiala, où il fait ses premiers pas en tant qu’instituteur. Mais la nostalgie de son Bourem natal le gagne très vite. A la fin des années 60, il décida de se mettre au service de sa communauté qui l’a vu naître. D’abord à Bourem Djindo, où il forma plusieurs enfants, avant d’être muté dans le cercle d’Ansongo, à Boya, puis à Seyna, Bazi Haoussa et ensuite Talataye. Partout où il passe, il laissa des traces indélébiles en formant une nouvelle génération de jeunes cadres qui, jusqu’à sa mort, lui ont reconnu tous ses bienfaits. Toujours animé par le désir de contribuer à l’alphabétisation des siens, il décide de retourner au bercail à la fin des années 70 avec une expérience avérée comme directeur d’école et instituteur. Il prend la direction de l’école de Gangano qui venait d’ouvrir ses portes, avant d’être muté à Bourem IV, à quelques pas du cocon familial. Ensuite Directeur d’école à Bourem III puis à Bourem II, il marqua son temps par la rigueur et le don de soi pour former une nouvelle génération de jeunes cadres à Bourem. Loin d’être sa seule action louable, il obligea beaucoup de jeunes, sans aucune intention d’aller à l’école ou en total processus d’abandon scolaire à reprendre le chemin de l’école. Résultat : beaucoup de ces jeunes devenus aujourd’hui leaders, enseignants, humanitaires s’en réclament. Pour réussir à maintenir ses enfants à l’école, parce qu’il les considérait comme ses propres enfants, tous les moyens étaient bons. C’est l’homme que personne ne veut croiser dans la rue pour éviter les sanctions le lendemain. C’est l’homme aussi qui sait partager et donner pour recevoir. Les exercices sont corrigés avec à la clé des récompenses alimentaires (des dattes en priorité) et l’application de techniques d’apprentissage de co-construction sociale. Connaissait-il Vygotski avec son socioconstructivisme ou l’école Montessori et son approche centrée sur l’enfant à l’époque, ou appliquait-il ces approches pédagogiques intuitivement ? Lui seul aurait pu répondre. De l’enseignement à la politique, le parcours sobre d’un homme de devoir Du couloir de la didactique et de la pédagogie à la palissade de la politique, Almaimoune Alhoudourou fait partie des fidèles et loyaux de l’US- RDA. Fidélité qu’il a entretenue jusqu’à l’avènement du multipartisme avec la section locale de l’US-RDA qu’il dirigea à Bourem. De chef de section à conseiller municipal, il est devenu premier adjoint au maire en 2010, cinq ans après avoir définitivement déposé la craie. Après cette expérience politique, il décida d’y mettre fin pour s’occuper exclusivement de ses activités socio-économiques. Notamment ses champs et jardins qu’il cultivait avec fierté, comme pour inspirer les jeunes à aller vers l’agriculture pour vivre dignement des fruits de leurs labeurs. Almaimoune Alhoudourou est décédé en 2019 dans son Bourem natal, près des siens, après une carrière professionnelle et une vie sociale exemplaires. Il laisse derrière lui une épouse et sept enfants, dont deux garçons, devenus enseignants-chercheurs à son image, comme pour perpétuer son héritage. Ceux qui l’ont pratiqué gardent encore le souvenir d’un enseignant par vocation, d’un père disponible, d’un homme hospitalier et d’un fervent musulman. L’enseignant à la retraite Abdourahamane Kalilou dit Papa Konipo garde le souvenir d’un homme qui a suivi une très bonne formation, qui était respecté pour ses valeurs intellectuelles et qui aimait profondément le Mali qu’il a servi avec dévouement et intégrité. Quant à son ancien élève Mahamadou Yana, il témoigne en ces termes : « Almaimoune Alhoudourou était un grand paysan qui travaillait beaucoup les champs, les jardins depuis 1986. C’était un homme tolérant et solidaire qui a pu réunir toutes sortes de personnes dans sa famille : Kel Tamasheq, Sonrhaï, Sorkos, Bambaras, etc. » Aujourd’hui encore, le nom d’Almaimoune Alhoudourou est cité parmi les grandes figures de l’éducation dont le parcours empreint d’exemplarité et de sacrifice doit servir de référence pour les générations actuelles et futures. MLHD/KM (AMAP)
Tenenkou : les prix du transport revus à la baisse après concertation

Tenenkou, 10 octobre (AMAP) Une semaine après la grande rencontre présidée par le deuxième adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé , les résultats de la gestion de la cherté de vie, commencent à se faire sentir, a constaté l’AMAP. C’était l’engagement pris à la maison des jeunes de Tenenkou par les différents acteurs conviés à la rencontre du samedi03 Octobre 2026. Cet engagement est désormais tenu. A l’issue des travaux des sous commissions mises en place par le deuxième adjoint au préfet, Ousmane Diamouténé pour lutter contre la vie chère, les acteurs du transport ont annoncé une baisse du transport sur plusieurs axes reliant la ville de Tenenkou à d’autres localités. Ainsi le prix du transport Tenenkou- Bamako qui était à 18000f est revenu à 14000f; Tenenkou- Segou 8000f au lieu de 10000f; Tenenkou- Mopti à 8000f au lieu de 10000f; Tenenkou-Macina 5000f au lieu de 7500f ; Tenenkou-Niono 7500f au lieu de 10000f et Tenenkou-Diguiciré à 2000f au lieu 2500f. La destination la plus empruntée Bamako-Tenenkou enregistre une forte baisse avec une réduction de 4000f sur un trajet de moins 500km. Cette baisse a été rendue possible grâce à l’amélioration de l’approvisionnement du cercle en carburant dont le litre d’essence oscille entre 1150 et 1250f alors qu’il était à 3500f voire 4000f pendant une certaine période. Par ailleurs les propriétaires des machines décortiqueuses ont également accepté de revoir leurs prix. Désormais le décorticage du sac de 100kg de mil passe à 3500f et celui de riz à 1400f. Le deuxième adjoint au préfet a salué le patriotisme des différents acteurs qui ont tous compris que nous devons faire des efforts pour abréger les souffrances des populations. Il a invité toutes les parties au respect des engagements avant de rassurer que l’administration en collaboration avec les autorités locales vont maintenir le cap afin que toutes les préoccupations des populations puissent trouver une solution favorable. Pour les habitants de Tenenkou dont beaucoup vivent du commerce entre les régions de Mopti et Ségou, l’application de cette mesure est un véritable bol d’air frais. Les travaux des autres sous commissions notamment des boulangers se poursuivent pour les prix du pain. A Tenenkou le dialogue a prouvé son efficacité ; quand les acteurs se parlent, le panier de la ménagère respire. AS/KM (AMAP)
Kangaba : 12 d’enseignants formés au dépistage des troubles visuels chez les enfants en milieu scolaire

Kangaba, 10 octobre (AMAP) Une douzaine d’enseignants de Kangaba, dont huit du milieu rural et six du milieu urbain, ont été formés au dépistage des troubles visuels et à la prise en charge de l’acuité visuelle chez les enfants en milieu scolaire. L’atelier s’est tenu le vendredi 9 octobre 2026 au Centre de santé de référence (CSREF) de Kangaba, dans le cadre du projet «Santé oculaire inclusive» de Sightsavers, a constaté l’AMAP. Présidée par le médecin-chef du CSREF, Dr Moussa Sougané, la formation visait à renforcer les capacités des enseignants en matière de dépistage précoce des troubles de la réfraction et d’orientation des élèves vers les services de santé appropriés. Les enquêtes menées au Mali en 2023 et 2024 dans les régions de Ségou, Sikasso et Koulikoro ont mis en évidence des problèmes de santé oculaire. Chez les enfants, les troubles de la réfraction peuvent affecter l’apprentissage, la participation en classe et les performances scolaires. Un dépistage précoce permet de limiter les retards scolaires, l’amblyopie et d’autres complications évitables. Animée par l’assistant médical Zancouma Samaké, la formation a porté sur trois modules : la définition des concepts de base en santé oculaire, la mesure de l’acuité visuelle et les procédures de référence. Les participants ont notamment appris à utiliser l’échelle optométrique décimale pour mesurer l’acuité visuelle de loin, interpréter les résultats et orienter les élèves présentant des signes de troubles visuels. Ils ont également été formés au renseignement des outils de collecte et de remontée des données issues des écoles. À l’issue de l’atelier, les participants ont formulé une recommandation en faveur de la pérennisation de cette activité dans les établissements scolaires. Chacun a reçu une échelle optométrique décimale. SD/CMT (AMAP)
Tenenkou : le mois de la solidarité lancé avec un appel à l’éducation citoyenne

Tenenkou, 10 octobre (AMAP)– Le cercle de Tenenkou a lancé, vendredi, la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, placée sous le thème «La solidarité, levier de promotion de la culture et de l’éducation citoyenne», a constaté l’AMAP. La cérémonie, présidée par le 2ème adjoint au préfet, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, s’est déroulée au Centre de santé de référence (CSRéf) de Tenenkou, en présence des élus locaux, des services techniques, des forces de défense et de sécurité, des partenaires, des légitimités traditionnelles et des populations vulnérables. Dans son discours, Ousmane Diamouténé a souligné le rôle de la solidarité dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Il a appelé les forces vives du cercle à perpétuer les valeurs d’entraide, de cohésion sociale et de vivre-ensemble au-delà du mois d’octobre. Le 2è adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a, pour sa part, rappelé que le développement durable doit profiter à tous. La cheffe du service local du développement social et de l’économie solidaire, Aminata Asseydou Maïga, a annoncé plusieurs activités en faveur des personnes vulnérables. À l’issue de la cérémonie, des kits composés notamment de sucre, de moustiquaires, de tapis de prière, de chapelets et d’enveloppes symboliques ont été remis à des personnes âgées. La délégation s’est ensuite rendue au domicile de la doyenne d’âge de Tenenkou, la centenaire Anta Thiocary, pour lui remettre un kit similaire. Celle-ci a formulé des prières et des bénédictions pour le Mali et les Forces de défense et de sécurité. Les activités de cette 31ᵉ édition s’articuleront autour de quatre semaines thématiques consacrées aux personnes âgées, aux femmes et aux enfants, aux personnes vivant avec un handicap, ainsi qu’à la jeunesse, à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Le programme prévoit notamment des distributions de vivres, des consultations médicales gratuites au CSRéf, la remise de tricycles aux personnes vivant avec un handicap et une conférence-débat sur le handicap et la vie associative. AS/CMT (AMAP)
Bougouni : Clôture des concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture

Bougouni, 9 octobre (AMAP) Les travaux des concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture ont pris fin le jeudi 8 octobre 2026 sous la présidence du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. Des consultations à la base ont permis, durant deux jours de donner la parole aux producteurs, aux éleveurs, aux pêcheurs, aux aquaculteurs, aux organisations professionnelles, aux services techniques, aux collectivités et à l’ensemble des acteurs qui contribuent quotidiennement au développement économique et social de la région de Bougouni. Ainsi, ces concertations ont permis de constater que les secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture constituent des leviers importants pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création d’emploi, l’amélioration des revenus des ménages et le développement économique de la région. Pour cela, les différentes contributions issues des dix cercles de la région ont également mis en évidence la nécessité de renforcer l’accompagnement des acteurs, particulièrement les femmes et les jeunes, afin qu’ils puissent pleinement participer à la création de richesse et à la transformation de nos systèmes de production. A l’issue de leurs travaux , les participants ont formulé entre autres recommandations, la mise en œuvre intégrale du schéma pastoral ;le développement des chaines valeurs de produit d’élevage (poisson frais, transformé, viande, lait, cure et peau, œuf et poulet de race locale) ; la prise des mesures fortes pour la protection des cours d’eaux et ces bassins versants ; la promotion des cultures fourragères pour une bonne alimentation du cheptel ;promouvoir la pisciculture en cages et l’empoissonnement des cours d’eaux et la construction des abattoirs et des marchés à bétails pour assurer la sécurité alimentaire. Il a été aussi recommandé la réalisation des infrastructures de transformation, de conditionnement et de conservation (chaines de froid) dans les domaines des productions animales, de la santé animale, de la pêche et de l’aquaculture ; la création des souches (pisciculture et volaille) adaptées à nos conditions (recherche) ; la mise mettre en œuvre un programme de lutte contre des plantes envahissantes non appétées par les animaux particulièrement, le Hyptis suaeveolens, Mesosphaerum suaeveolens et doter en moyens logistiques les services techniques de l’élevage et de la pêche sont les recommandations fortes issues de ces concertations régionales des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture tenue à Bougouni. Dans son discours de clôture, le gouverneur a exhorté les organisations professionnelles à poursuivre leur structuration et à renforcer leur collaboration avec les services techniques, les collectivités territoriales et les partenaires au développement. Il a félicité les acteurs des dix cercles de la région de Bougouni qui ont participé aux concertations préalables avec des contributions qui ont constitué le socle de la présente rencontre régionale. Le chef de l’exécutif régional les a invités à maintenir la dynamique de concertation au-delà des présentes assises, car la responsabilité collective est désormais de faire en sorte que les recommandations formulées soient traduites en actions concrètes, réalistes et adaptées aux réalités de nos territoires. Il a enfin invité les services techniques compétents à poursuivre le travail de consolidation des recommandations issues des dix cercles et de la présente concertation régionale, afin que les préoccupations prioritaires de la région soient convenablement prises en compte dans les conclusions des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture au Mali. Ces deux jours de concertation de haut niveau ont permis de confronter les réalités vécues sur le terrain, d’identifier les contraintes majeures et de formuler des propositions concrètes. BHT/KM (AMAP)
Koulikoro : la transparence dans la gestion des ressources publiques au centre d’une rencontre

Koulikoro, 9 octobre (AMAP) Les travaux de la 1ère phase des travaux de l’atelier de renforcement des compétences des agents, la transparence dans la gestion des ressources publiques et de l’amélioration de la performance de l’administration, se sont achevés vendredi à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Etaient présents des sessions de formation initiées par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics et des Délégations de Service Public (ARMDS), les autorités contractantes et les acteurs du secteur privé de la région. Ces sessions sont organisées dans le cadre d’un programme prévu du 5 au 23 octobre, qui vise à renforcer les compétences des acteurs publics et privés, à améliorer la maîtrise des procédures et à promouvoir une gestion efficace et transparente des marchés publics. À l’issue de cette première étape, les participants ont reçu des attestations de participation ainsi que des documents pédagogiques relatifs aux thématiques abordées. ALD/KM (AMAP)
Gao : jugement de neuf (9) affaires criminelles impliquant 11 accusés

Gao, 9 octobre (AMAP) La première session de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao s’est achevée, le 8 octobre 2026 dans la Cité des Askias, a constaté l’AMAP. Débutée le 6 octobre, cette série d’audience avait pour objectif de traiter 9 affaires criminelle majeurs impliquant au total 11 accusés dont la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de la toute première audience de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao à savoir 2 assassinats, 3 pédophilies, 2 coups mortels, 1 viol et 1 meurtre. Au cours de ces audiences, la chambre criminelle du TGI de Gao a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont durant l’audience, rendu 9 verdicts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort. Ainsi, 3 accusés ont écopé de la peine capitale, 1 accusé à la réclusion à perpétuité, 4 accusés de la réclusion à temps (10, 15 voire à 20 ans de prison) et 3 acquittements. Les audiences de la chambre criminelle du TGI de Gao rendues et clôturées sous la présidence du président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo, en présence du procureur de la République prés le tribunal de grande instance de Gao, Mahamadou Coulibaly, du substitut du procureur, Hamadoun Bocoum et du représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mamadou Camara. Le coordinateur de l’observatoire des droits de l’Homme à Gao, Ibrahim Touré a salué les plus hautes autorités des institutions et toute la chaine pénale pour la tenue de la toute première audience de la chambre criminelle à Gao. Pour lui, c’était l’un de ses premier combat et ajoute que les hommes et femmes qui s’y au niveau de l’institution judiciaire de Gao sont capables d’assurer même une cour d’appel pourquoi pas. Il se dit très satisfait de voir que les crimes commises contre les paisibles citoyens de Gao seront jugées ici dans la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gao. Le ministère public, assuré par le substitut du procureur, Hamadoun Boucoum dira que malgré les contextes sécuritaires multidimensionnels auxquelles est confrontés leur ressort, elles n’ont pas empêché l’institution judiciaire d’accomplir sa mission régalienne. Pour lui, le parquet public a reçu le temps nécessaire qu’il fallait pour instruire les dossiers pour en faire les réquisitions. La chambre criminelle étant indépendante a rendu des décisions les meilleures par apport aux faits qui étaient stimulés à son appréciation au regard des règles de droit, a estimé, le défenseur de la partie civile. Selon lui, le parquet public n’a pas assisté une justice qui a été rendue par celle des rumeurs, par celle de l’émotion ou par celle de l’attente de l’opinion mais une justice qui examine les faits dans leur véracité et qui écouté et qui décide sur ce qui dit les règles de droit ont prévues. Selon lui, la chambre criminelle démontre à souhait que lorsque la justice veut quel qu’en soit les conditions, elle peut être tenue et dans les règles de l’art. Et ajoute que c’est à quoi le public a assisté. Et déclare que l’importance que les personnes poursuivies devant la barre présumées auteurs des faits qu’ils leur sont reprochés malgré qu’elles sont poursuivies ont bénéficié de tout le temps d’écoute et ont pu faire valoir équitablement leur droit de la défense pour que l’ensemble des accusations qui leur sont reprochées qu’ils puissent se défendre correctement sans perturbation en respectant toutes les règles qui leur sont conférées. Le président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo a félicité l’ensemble des organisateurs pour la bonne tenue de la toute première l’audience de la chambre criminelle du TGI de Gao tout en ajoutant que cette audience permet de faire le bilan de la justice de leur ressort et de se projeter dans l’avenir. Selon lui 9 dossiers inscrits au rôle ont été examinés à savoir des dossiers d’assassinats, de meurtre, des coups mortels, des viols et de pédophilies. Le président du tribunal estime que les audiences ont été conduites dans le respect des règles des procédures, le droit de la défense, des principes contradictoires, et des exigences de justice impartiale. Pour lui, les résultats obtenus sont les forts conjugués des magistrats, des greffiers, du représentant du barreau, des auxiliaires de justice, des services d’enquêtes ainsi que toutes les personnes qui concourent au bon fonctionnement de la justice. Il a aussi, remercié les membres de la chambre criminelle pour leur travail accompli dans la rigueur. Pour lui, la mission de la justice exige la compétence, le courage et l’impartialité. La justice criminelle doit demeurer une justice indépendante, équitable, accessible et doit protéger la société contre les infractions les plus graves tout en la garantissant une participation continue à un procès juste et respectueux de ses droits. Le président du tribunal de grande instance de Gao, Gaoussou Sanogo a conclu les audiences de la chambre criminelle du TGI de Gao en rassurant que des améliorations seront faites dans les prochaines audiences de la chambre criminelle. Le représentant du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mamadou Camara, a, au nom de l’ordre des avocats félicité les membres de la chambre criminelle du TGI de Gao pour la bonne organisation matérielle et intellectuelle de cette audience qu’il considère comme une toute première expérience. Pour lui, cette audience de la chambre criminelle à Gao traduit la volonté des institutions judicaires à rapprocher la justice des citoyens et de faire en sorte que le coût soit réduit pour les justiciables. Et reconnaît aussi que les débats ont été fastidieux mais ils ont été animés avec brio. Me Camara a beaucoup insisté sur le sens d’écoute du président du tribunal. Il a aussi réitéré ses félicitations à l’ensemble des membres de la chambre criminelle de Gao pour l’accueil réservé à sa personne. AT/KM (AMAP)

