Niono : Tara Bouaré, le rossignol du Kala

Niono,  Juillet (AMAP)  Le cercle de Niono dans la région de Ségou a connu un rayonnement artistique et culturel sans précédent . Les semaines locales ,régionales, Nationales ou même les réjouissances populaires ont été l’occasion de découvrir les jeunes talents. Ainsi certains artistes comme Tara Bouare, Molobali Traoré, Ba Hawa Koita, Mamadou Diabate ou encore l’orchestre les  BRONCONI de Niono ont été révélés au public. Parmi eux il y a une, qui s’est distinguée par sa voix captivante, puissante, ses textes profonds ancrés dans la tradition bambara,  Tara Bouare le rossignol du Kala. Née vers 1935 à Molodo Bamana dans l’arrondissement central, Tara Bouaré est la fille de Zama et de Sorofe Tangara. Elle a eu  comme progénitures Abou et Djodjo Bouaré et seul le premier reste encore en vie à Molodo Bamana . Celle qu’on a nommé le rossignol du Kala a tiré sa révérence le 03 Juin 1974 à la maternité de Niono alors qu’elle s’apprêtait à donner la vie à un enfant. Sa mort a laissé « toute une nation dans le chagrin  » Tara Bouare c’est la voix  courte mais immense qui va marquer le Mali. En huit ans de carrière, elle est devenue une icône du folklore bambara et Sanou Negueni reste encore aujourd’hui un hymne. L’artiste Tara Bouaré a été découverte par hasard le 19 Mai 1966 par Boubacar Traoré  » Preneur de son  » à la Radio Mali alors qu’il était en mission pour collecter des chants traditionnels. Tara faisait partie des chœurs. Quand elle a chanté en solo le « Preneur de son  » a été subjugué et a dit à son chauffeur « Mission Terminée  » Juste sa voix plus le m’bolon plus les percussions, c’est du folklore pur Tara chantait en bambara avec une voix très grave et posée. Pas besoin d’effets . Juste sa voix plus le m’bolon plus les percussions, c’est du folklore pur. Tara Bouare a laissé derrière elle quelques titres qui ont été enregistrés à la Radio Mali entre 1966 et 1974. Quatre titres Il s’agit de Sanou Negueni son titre fétiche,  c’est une chanson d’amour mais aussi une chanson qui parle de la valeur de la personne humaine, Tossoni chanson traditionnelle sur la bravoure et la culture bambara; Aye Deme parle du monde et les difficultés de la vie et Saya Magni parle de la mort qui n’épargne personne ,c’est une chanson de danse, très rythmée. Aujourd’hui beaucoup d’artistes Maliens la reprennent en hommage à savoir  Oumou Sangare, Ami Koita et autres toutes citent Tara comme référence. Un centre multifonctionnel porte son nom A Niono un centre multifonctionnel est  dédié en son nom . Il sert de jardin d’enfant,de centre  de coupe et de couture,de salle de spectacles, aussi les femmes font leur savoir savoir-faire avec la teinture le travail de l’échalote et  autres. Pour la présidente du Collectif des Associations et Organisation Féminine  locale (CAFO) Koura Bagaya , Tara Bouare est une référence pour les jeunes artistes du folklore purement traditionnel. De son côté Sekou Bouare chef de village de Molodo Bamana se glorifie de sa défunte sœur,  grâce à elle, dit-il le nom de son village est connu au delà des »frontières  » Tara Bouare est vraiment une référence que les jeunes générations doivent s’inspirer pour le bonheur de la culture malienne.  MS/KM (AMAP)

Forum de la diaspora : « diplomatie économique, influence et rayonnement international du Mali, au centre des échanges

Bamako, 18 Juillet (AMAP) Le thème du panel I de la 2ème journée du Forum international de la Diaspora économique portait sur « diplomatie économique, influence et rayonnement international du Mali : comment faire de la diaspora un levier de rayonnement diplomatique, d’attractivité économique et d’influence internationale du Mali », a constaté l’AMAP. Ce panel a été développé par les ambassadeurs Driss Isbayène  du Royaume du Maroc au Mali, Efe Ceylan du Turkiye au Mali, de Li Xiang de la République populaire de Chine au Mali, de Alberto Cerezo de l’Union Européenne au Mali, qui ont partagé l’expérience de leur pays afin de permettre à notre pays de marcher sur ces expériences en matière d’investissement que la diaspora de ces pays. Les ambassadeurs du Mali auprès de la mission permanente des Nations Unies, Issa Konfourou et celui du Mali auprès de l’union Africaine, Dr Amadou Diallo faisaient partie des panelistes pour expliquer les voies à suivre par la diaspora malienne pour éviter des investissements risqués. Selon l’ambassadeur Dr Madou Diallo « la diaspora maliens au quotidien, font beaucoup d’efforts et soutiennent leur pays et leur communauté. Ce qui est important et justifie ce forum, qu’il faudrait  aller au-delà de cet appui. Parce que cet appui reste à niveau familial, du village, etc. Il faut aller beaucoup plus loin », a-t-il dit. Pour lui, pour la question de la diaspora, « il y a un rôle véritablement en matière de décision dans le développement économique, social et culturel du pays d’origine ». « Et à cet égard, quand on dit qu’il y a six millions de Maliens à l’extérieur, considérez que chacun de ces Maliens joue un rôle ». « La nouvelle constitution du Mali a permis à ce que désormais, quand il y aura des élections, les Maliens établis à l’extérieur soient représentés à l’Assemblée Nationale et du Sénat. Cela revient à une reconnaissance du rôle qu’elle joue pour le développement du Mali A la fin de ce panel le modérateur, le ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa Ag Ataher a résumé que ce panel constitue un partenariat stratégique et diplomatique indispensable pour renforcer le rayonnement international du Mali, attire les investissements et accompagner la transformation économique de notre nation ». « Les recommandations issues des échanges contribueront utilement aux conclusions de ce deuxième Forum de la diaspora malienne, a-t-il précisé. Le 2ème  panel de la journée avait pour thème « Diaspora : quels dispositifs pour des projets d’investissement au Mal ? ». Ce thème a été développé par des responsables des banques (banque pour le développement du Mali, banque nationale pour le développement agricole), et le fonds de garantie pour les secteurs privés. La démarche consistait à enregistrer l’ensemble des besoins relatifs aux projets d’investissement au profit de la diaspora, comme les propriétaires immobiliers pour avoir accès au crédit. Selon Mme Mariam Diop « les banques sont prêtes à financier les projets, mais il faut nous amener les projets nous apprécierons », a-t-elle précisé.  « Nous gouvernement du Mali, nous n’avons pas le droit de décevoir la diaspora malienne », a rassuré le modérateur de ce deuxième panel,  Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce. ST/KM (AMAP)

Niafunké : Rencontres de sensibilisation des populations sur les récents arrêtés interministériels

Niafunké, 18 juillet (AMAP) Le jeudi, jour de foire hebdomadaire a vu une grande mobilisation des acteurs de la société civile de Niafunké et de Saraféré pour écouter leurs Préfets, maires et chefs d’unités des forces de défense et de sécurité, a constaté l’AMAP. La salle de réunion du cercle de Niafunké a abrité la rencontre de Saraféré et la place publique de l’indépendance devant la mairie de Soboundou celle du cercle de Niafunké. Les Conseillers communaux, les chefs de villages et de fractions, les chefs de services techniques déconcentrés, les leaders communautaires, les représentants de la société civile, le RECOTRAD, les médias locaux, les syndicats des transporteurs, ont répondu massivement á l’appel de leurs autorités locales. Au cours des deux rencontres, il a été question de l’interdiction des forêts classées aux civils ; la suspension de circuler des motocyclettes de 125cm3 et plus hors des grandes agglomérations, leurs vente, transport et transit sur tout le territoire national ainsi que la vente de leurs accessoires ; l’immatriculation de motocyclettes et tricycles et vélomoteurs. Tous les arrêtés interministériels ont été expliquer en français et en langues locales afin que tous les acteurs comprennent et aillent faire des restitutions dans leurs localités : villages, fractions et hameaux respectifs. Durant 3 heures les populations ont posé des questions pertinentes sur les sujets et sont repartis satisfaits pour avoir été bien édifier. Les maires des 4 communes de Saraféré (Fittoga, Banikane, Koumaira et N’Gorkou) ceux de Niafunké( Soboundou et Soumpi) ont instruit aux chefs de villages, fractions et hameaux de convier leurs communautés  à des rencontres dans leur localité respective pour relayer fidèlement les arrêtés prises par les plus hautes autorités dans l’intérêt supérieur de la nation et faciliter la défense et la protection des populations et de leurs biens.  SAM/KM (AMAP)

Diamou : Sensibilisation sur les nouvelles mesures réglementaires

Diamou,  18 juillet (AMAP) Le préfet du cercle de Diamou, Mamadou Coulibaly, a présidé, le 16 juillet , une rencontre d’information et de sensibilisation consacrée aux récents arrêtés interministériels relatives à l’interdiction de circulation des motocycles de grosse cylindrée hors des grandes agglomérations, la suspension de l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution a titre gratuit des motocyclettes de cylindrée de 125 m3 et plus, les zones d’intérêts militaire d’accès interdit à la population civile et l’immatriculation des engins à deux et trois roues. La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion de l’ancien CSCOM de Diamou en présence des autorités administratives et communales, les chefs des services techniques, la société civile, les représentants des jeunes, les représentants des villages et la sécurité. A l’ouverture des travaux, le maire de la commune rurale de Diamou a souhaité la bienvenue aux participants. Il les a invités à suivre attentivement les échanges, compte tenu de l’importance des sujets abordés, avant de leur demander d’assurer une restitution fidèle des informations dans leurs villages respectifs. Prenant la parole, le préfet du cercle, Mamadou Coulibaly, a précisé que cette rencontre visait à informer les populations sur les nouvelles dispositions réglementaires portant sur l’interdiction des motocycles de cylindrée égale ou supérieure à 125 cm3 hors des grandes agglomérations, la restriction de l’accès à certaines zones forestières et l’opération spéciale d’immatriculation des engins motorisés. Il a expliqué en détail le contenu des arrêtés et instructions interministériels applicables à chacune de ces mesures. Sur la suspension de l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution a titre gratuit des motocyclettes de cylindrée de 125 m3 et plus, il a invité les commerçants détenant des stocks de motos concernées par cette mesure à les déclarer auprès des autorités compétentes avant l’expiration du délai fixé. Au cours des débats, le directeur technique du CSCOM de Diamou a fait part de ses inquiétudes concernant les activités de vaccination en stratégie avancée, habituellement réalisées à l’aide de motocycles de grosse cylindrée. En réponse, le préfet a invité la mairie et l’ASACO à se concerter afin de trouver une solution adaptée, notamment en mettant à disposition un moyen de déplacement conforme à la nouvelle réglementation pour assurer la continuité des activités de vaccination. La rencontre a pris fin par des prières pour le retour en toute sécurité des participants dans leurs localités respectives ainsi que pour un Mali apaisé, uni et prospère. ATB/KM (AMAP)

Kangaba : Le président du Conseil Régional de la Jeunesse de Koulikoro en visite d’échange et de travail

Kangaba, 15 juillet (AMAP) Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action du bureau régional de la jeunesse de Koulikoro, le Président du Conseil Régional de la Jeunesse monsieur Abdoulaye S. Guindo, accompagné par ses proches collaborateurs à effectué ce mercredi 15 juillet 2026, une visite d’échange et de travail à Kangaba, a constaté l’AMAP. Il a rencontré dans la salle de réunion du cercle, les 08 présidents des conseils communaux de la jeunesse du cercle de Kangaba, sous la présidence du premier adjoint au préfet de cercle, Drissa Konaré. L’objectif de ce cadre de concertation est de s’enquérir des préoccupations des jeunes de ces communes, les causes, afin de proposer des pistes de solutions. Le discours d’ouverture a été prononcé par le premier adjoint au préfet qui a souhaité la bienvenue à la délégation du Conseil Régional de la Jeunesse de Koulikoro. Selon lui, au moment où le président de la Transition le général compte sur la jeunesse, il est du devoir des représentants locaux de l’Etat d’accompagner les jeunes qui constituent un levier important dans le processus de développement. Juste après cette intervention du président de séance et son retrait, les 08 présidents communaux de la jeunesse du cercle de Kangaba se sont succédés pour présenter leurs préoccupations. Au nombre de ces préoccupations, on note dans l’ensemble la drogue, la difficile collaboration avec les maires, l’absence de débouchés pour les jeunes autres que l’orpaillage, la réhabilitation des anciens sites d’orpaillage, la destruction de l’environnement, la gestion des conflits frontaliers pour les communes frontalières, le dragage sur les cours d’eau, le financement des plans d’actions, la mauvaise formation dans les écoles due au manque d’enseignants. Dans son rôle de conseil et d’orientation, le président du Conseil Régional de la Jeunesse de Koulikoro a invité ses homologues des communes à travailler dans la dignité pour ne pas décevoir le Président de la Transition malienne. Il leur a rappelé les trois rôles importants de la jeunesse à savoir l’information, la sensibilisation et la mobilisation. Pour ce faire, les présidents doivent s’atteler à concevoir des projets et les soumettre aux partenaires. Entres autres projets que les présidents peuvent montrer, le Président du Conseil Régional a cité la recherche d’espaces pour construire des infrastructures sportives et culturelles. Il a, enfin, conseillé aux présidents communaux de la jeunesse de collaborer franchement avec les maires pour un développement harmonieux des communes. SD/KM (AMAP)

Sikasso : La récompense du mérite scolaire célébrée

Sikasso, 16 juillet (AMAP) Dans le but de promouvoir le mérite, célébrer l’excellence scolaire et encourager les élèves à redoubler d’efforts, les autorités régionales de Sikasso ont rendu un hommage bien mérité aux trois premiers du DEF et du baccalauréat de l’académie d’enseignement de Sikasso. C’était le mercredi dernier à l’Institut de Formation des maîtres, a constaté l’AMAP. La rencontre a regroupé les responsables de l’éducation, l’association malienne d’appui aux meilleurs élèves, les parents d’élèves, les élèves et bien d’autres invités. Faut-il le rappeler, pour la session de juin 2026, c’est Aminata Claudine Jules Coulibaly du complexe scolaire Amadou Sogodogo de Sikasso qui a été la première nationale avec une moyenne de 18,50. « Mon cœur bouillonne de gratitude et d’émotion. Être proclamée première nationale est un honneur que je ne mesure pas pour moi seulement. Ceci est un honneur pour le complexe scolaire Amadou Sogodogo et mes enseignants qui n’ont jamais baissé les bras… Ce résultat est le fruit du sacrifice des nuits de travail et de persévérance… », a déclaré la première nationale du DEF Aminata Claudine Jules Coulibaly. Elle a dédié son prix à Allah, à ses parents, à ses maîtres et à tous les élèves Maliens. Le directeur de l’académie d’enseignement de Sikasso, Mahamar Aguissa, a exprimé sa reconnaissance aux enseignants dont le professionnalisme, la patience, le dévouement et les compétences pédagogiques ont permis de révéler et de développer le potentiel de la lauréate. Il a saisi l’occasion pour féliciter la première nationale du DEF, les autres lauréats et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette belle réussite. En outre, Mahamar Aguissa a rassuré que l’académie d’enseignement de Sikasso poursuivra le renforcement du suivi administratif et pédagogique de proximité dans toutes les écoles et tous les établissements. « Nous intensifieront les visites de terrain, l’encadrement des équipes éducatives, l’évaluation régulière des performances… », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure la région Mme Kanté Marie Claire Dembélé a affirmé que cette cérémonie est un moment de reconnaissance du mérite, d’encouragement et d’espoir pour toute notre jeunesse. Ce moment, selon elle, rappelle que le travail, la discipline et la persévérance demeurent les clés de la réussite. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a indiqué que cette cérémonie célèbre les meilleurs élèves de l’académie d’enseignement de Sikasso. « Aminata Claudine Jules Coulibaly incarne les valeurs comme le sérieux, l’humilité et la persévérance. Son parcours est une source d’inspiration pour toute la jeunesse de Sikasso et tout le Mali », a précisé la cheffe de l’exécutif régional. Et de poursuivre que toute la région de Sikasso est fière de la lauréate. Elle a saisi l’occasion pour inviter les parents à poursuivre l’éducation des enfants et à préparer la prochaine rentrée scolaire. « Faisons en sorte que cette réussite soit le point de départ d’une tradition durable : l’excellence à Sikasso », a-t-elle souhaité avant de féliciter les acteurs de l’éducation de la région pour l’effort consentis. A l’issue de la cérémonie, des attestations de mérite ainsi que des enveloppes symboliques ont été décernées aux trois premiers du DEF et du baccalauréat de la région. Une attestation de reconnaissance a été également remise à la promotrice de l’école Amadou Sogodogo (Mme Sogodogo Odile Wa Maria). Quant à la lauréate, elle a bénéficié d’une moto (Hojoue) de la part du maire de la commune urbaine de Sikasso Kalifa Sanogo. La remise des attestations de reconnaissance et des matériels géométriques à la première nationale par l’association malienne d’appui aux meilleurs élèves, la remise d’une attestation d’excellence à la lauréate, des poèmes et chorégraphies ont notamment été les temps forts de l’événement. MFD/KM (AMAP)

Météo : des orages et pluies isolés attendus dans plusieurs régions du Mali, jeudi

Bamako, 16 juillet (AMAP)  Des orages isolés accompagnés de pluies sont attendus, jeudi après-midi et durant la nuit, dans les régions de Sikasso, Kita, Gao, Ménaka ainsi que dans le sud des régions de Kayes, Bougouni, Tombouctou et Kidal, selon le bulletin météorologique publié par l’Agence nationale de la météorologie (MALI-METEO). Le bulletin indique également qu’une visibilité assez bonne, comprise entre 8 et 10 kilomètres, prévaudra sur l’ensemble du pays. En revanche, elle sera réduite entre 3 et 6 kilomètres dans le nord des régions de Kidal et de Taoudéni en raison de la poussière en suspension. « Une visibilité assez bonne (8 à 10 km) [est attendue] sur l’ensemble du pays, excepté le Nord des régions de Kidal et Taoudéni où elle sera réduite (3 à 6 km) par la poussière en suspension », précise Mali-Météo dans son bulletin du 16 juillet 2026. L’Agence nationale de la météorologie prévoit par ailleurs des températures globalement similaires à celles enregistrées la veille sur l’ensemble du territoire. Les températures maximales devraient atteindre 46°C à Taoudéni, 39°C à Tombouctou et Kidal, 38°C à Ménaka et 37°C à Gao, tandis que Bamako devrait enregistrer une maximale de 31°C. Aucune vigilance particulière n’a été signalée dans le bulletin de prévision pour les prochaines 24 heures. OS/KM (AMAP)

Bandiagara : 7 morts et 87 blessés dont 45 graves, dans un accident de la circulation sur la RN 15

Bandiagara, 15 juillet (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort mardi et 87 blessés dont 45 graves, dans un accident de la circulation sur la Route Nationale (RN) 15 survenu mardi, entre Mandoli et Songobia, en provenance de Koro, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise qu’un camion – remorque contenant du fret et des passagers parmi lesquels plusieurs réfugiés burkinabè, s’est renversé aux environs de 13H, causant la mort de 7 personnes et 87 blessés dont 45 graves. Dès l’annonce de l’accident, les responsables régionaux ont mobilisé les agents et les ambulances du Centre de Santé de Référence ainsi que ceux de la Protection Civile de Bandiagara pour intervenir sur les lieux. Les personnes décédées ont été enterrées et les cas graves évacués vers l’hôpital Sominè DOLO de Sévaré. Face à cette épreuve difficile, une délégation conduite par le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur,r Issiaka Cissé, s’est rendue ce mercredi 15 juillet 2026 au Centre de Santé de Référence de Bandiagara, puis a poursuivi sa visite chez la famille Ouédraogo, située au 3ème quartier, pour présenter ses condoléances aux familles endeuillées et exprimer ses vœux de prompt rétablissement aux blessés. Sur place, il a été constaté que les blessés bénéficiaient d’une prise en charge adéquate et que leur état s’améliorait progressivement. Pendant la visite de la délégation, certains blessés étaient en cours d’évacuation, ce qui témoigne de la réactivité des équipes médicales. Selon le Directeur Régional de la Protection Civile, le Colonel Django Keïta, ainsi que le Commandant de la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Bandiagara, le Sous-Lieutenant Mamadou Doumbia, cet accident serait dû à un excès de vitesse et à l’état dégradé des routes. Avant d’appeler les usagers de la route à respecter scrupuleusement le code de la route afin d’éviter de telles tragédies à l’avenir. Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur Monsieur Issiaka Cissé, au nom du Gouverneur de la région, a souhaité un prompt rétablissement aux blessés et a présenté ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées. Il a souligné que le Mali et le Burkina Faso forment une seule et même famille au sein de la Confédération des États du Sahel, insistant sur le fait que cette tragédie ne saurait être vécue comme un événement isolé, mais comme une douleur partagée par tous. Il a également salué la rapidité et le courage des agents de santé et de la Protection Civile, ainsi que l’engagement des partenaires au développement tels que le HCR et Médecins Sans Frontières. À la population de Bandiagara, il a exprimé sa gratitude pour leur geste de solidarité inestimable. Enfin, il est à noter que les habitants de la région se sont mobilisés pour soutenir les familles des victimes lors de l’inhumation des corps, qui a eu lieu ce mercredi 16 juillet 2026 au cimetière de Bandiagara. Ce geste de compassion souligne l’esprit communautaire qui prévaut dans la région en ces temps difficiles. OG/KM (AMAP)

Bougouni : Destruction d’un refuge terroriste dans la forêt de Kékoro, par les FAMa

Bamako, 15 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes, appuyées par leurs partenaires, ont détecté et détruit mardi un important refuge terroriste dans la forêt de Kékoro, dans la région de Bougouni, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Après confirmation des renseignements, plusieurs frappes aériennes de précision ont été menées contre l’objectif. Le bilan provisoire fait état de nombreux terroristes neutralisés ainsi que de la destruction complète de l’infrastructure et des moyens logistiques ennemis. Des terroristes ayant tenté de fuir ont été poursuivis et neutralisés à proximité du village de Domba, près de Morila. Une dizaine de corps ont été formellement identifiés sur place. Du matériel ennemi a été détruit et des motos récupérées par les forces maliennes. Les opérations de ratissage se poursuivent pour consolider le bilan et maintenir la pression sur les éléments résiduels en fuite. L’État-Major Général des Armées a réaffirmé la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national et remercié les populations pour leur soutien et leur confiance. KD/KM (AMAP)

Portrait : Professeur Doulaye Konaté, une référence en histoire et en archéologie au Mali

Bamako, 15 juillet (AMAP) Dans le milieu de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, il y a des noms qui ont marqué le temps par leurs apports inestimables. Dr Doulaye Konaté est de ceux-là qui ont tout donné pour promotion d’une éducation de qualité au Mali. Historien, archéologue et chercheur, l’ancien ministre de l’éducation nationale est une figure de référence de l’histoire générale de l’Afrique. ‎Le parcours exceptionnel d’un enseignant par vocation ‎Né en 1952 à Yorosso, il effectue ses études primaires à l’école fondamentale de sa terre natale jusqu’à l’obtention de son diplôme d’études fondamentale (DEF) en 1968. Ses études secondaires sont partagées entre les lycées de Banankoro, Markala et celui de Badalabougou où il obtient le baccalauréat en 1971 en série lettres modernes technique (LMT). La même année, il obtient une bourse d’étude sur la France à l’université de Clermont-Ferrand, où il décroche successivement un DEUG en 1974, une licence spécialisée de l’Histoire de l’art et de l’Archéologie en 1975, une autre licence d’enseignement d’histoire en 1976 et une maîtrise d’Histoire de l’art et de l’Archéologie en 1977. Toujours animé du désir d’approfondir ses connaissances, il entre à l’Université de Provence (Aix Marseille l) où il obtient un DEA d’archéologie médiévale en 1978 et un doctorat de 3 ème cycle en sciences humaines, spécialité archéologie en 1981. Après son retour au bercail, Dr Doulaye Konaté a enseigné de 1983 à 1995 à l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) et l’Institut National des Arts (INA) de 1984 à 1990. De 1992 à 2012, Dr Konaté a occupé le poste d’inspecteur général de l’éducation nationale et Chef DER (Département d’enseignement et de recherches) d’Histoire et Géographie à l’ENSup de 1990 à 1993. En juillet 1997, il devient le Chef du département d’études et de recherches (DER) d’histoire et archéologie de la FLASH jusqu’à en juin 2000. De 2002 à 2004, il occupe le poste de Recteur de l’Université de Bamako. Professeur titulaire à la FLASH de 2004 à 2009 puis de la faculté d’histoire et géographie de 2010 à 2017. Depuis janvier 2014 il a été élu président du conseil d’administration de l’université des lettres, langues et sciences humaines de Bamako (U.L.S.H.B) et président de l’Académie des Sciences du Mali (A.S.M) depuis novembre 2016. Le professeur d’histoire et d’archéologie a aussi exercé le poste du ministère de l’Education Nationale d’octobre 2020 à juin 2021. Parallèlement à ses activités professionnelles, Dr Doulaye Konaté a participé à plusieurs travaux des recherches, études, colloques et séminaires au Mali et partout a travers le monde. Le natif de Yorosso a aussi une vie associative très riche : membre fondateur de l’académie des Sciences du Mali et président du collège des sciences humaines et sociales de cette académie pendant deux mandats consécutifs( soit de 2016 à 2022) . Les présidents des différents collèges de l’académie sont de fait les vices présidents de l’académie,  donc il a été l’un des vices présidents de l’académie de 2016 à 2022). Il a été l’ un des membres fondateurs de l’association des historiens du Mali ( ASHIMA ) qu’il préside aujourd’hui, fondateur de l’ASM et de ASHIMA, de l’association des historiens africains (AHA) et de plusieurs autres organisations et comités scientifiques. ‎Auteur de plusieurs publications ‎Le professeur Doulaye Konaté est l’auteur de plusieurs publications et articles scientifiques. Ses œuvres portent notamment sur la promotion du patrimoine culturel malien et africain, les questions identitaires anciennes et contemporaines. Parmi ses œuvres les plus célèbres on peut citer entre autres, « Le Mali entre doutes et espoirs ,réflexions sur la nation à l’épreuve de la crise du Nord ». Cet ouvrage a été publié aux éditions Tombouctou en 2013; « Le Mali contemporain sous la codirection de J B Jailly, J Charmes en 2014 »; Histoire contemporaine du Mali : « Contribution à la redécouverte de la Dynamique de Construction de l’État -Nation en 2018 ». ‎Professeur Doulaye Konaté a aussi participé en sa qualité de membre du comité scientifique internationale pour la rédaction des trois nouveaux volumes de l’histoire générale de l’Afrique -UNESCO (vol 9 à 11), il en a coordonné la section 2 et co-coordonné la section 4 du volume 9 paru en novembre 2025. ‎Distinctions honorifiques ‎Pour ses travaux des recherches sur l’histoire de l’Afrique et contributions à promotion de l’éducation et la recherche scientifique, le professeur Doulaye Konaté a obtenu plusieurs distinctions honorifiques, parmi ses reconnaissances on peut citer,  la médaille de chevalier de l’ordre national du Mali, officier de l’ordre du mérite national français, chevalier dans l’ordre des palmes académiques Françaises, et chevalier dans l’ordre des palmes académiques du CAMES. ‎Aujourd’hui encore du haut de ses 74 ans, le professeur Doulaye Konaté continue de servir son pays. Bien qu’à la retraite le spécialiste d’histoire et archéologie est consulté et apporte son expertise sur toutes les questions, réformes et projets éducatifs. ‎Selon ceux qui l’ont côtoyé, le professeur Doulaye Konaté est un enseignant dans l’âme, engagé disponible et qui se soucie de la réussite de ses étudiants. Ses collaborateurs retiennent de lui un homme sociable profondément attaché aux valeurs africaines. Sur le plan intellectuel, l’écrivain reste une figure de référence dont les œuvres constituent une source d’inspirer pour la jeune génération. ‎MLHD/KM (AMAP)