Dioïla : la Direction régionale des Eaux et Forêts remet 6.000 plants à la jeunesse

Dioïla, 3 septembre 2026 (AMAP)– La Direction régionale des Eaux et Forêts de Dioïla a remis, jeudi, 6.000 plants à la Coordination régionale de la jeunesse (CRJ), dans le cadre de la Campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le signe de la jeunesse, a constaté l’AMAP. La remise symbolique s’est déroulée dans la cour du service local des Eaux et Forêts, en présence de forestiers et de représentants des organisations de jeunesse. Le représentant de la Direction régionale des Eaux et Forêts, le Capitaine Hamidou Bah, a remis symboliquement un plant au secrétaire général de la CRJ, Daouda Fomba. «Planter est un acte citoyen, mais l’entretien des plants constitue la phase la plus importante», a souligné le Capitaine Bah, invitant les jeunes à mettre en place des mécanismes d’entretien et de suivi des plants. Au nom de la jeunesse, Daouda Fomba a remercié les services des Eaux et Forêts pour leur accompagnement. Il s’est engagé à assurer l’entretien des plants mis en terre. Il a indiqué que la CRJ avait déjà planté 80.000 arbres, pour un quota régional de 55.000 plants. Le lot remis est composé de 3.048 fromagers, 1.966 nérés et 986 baobabs. DF/CMT (AMAP)

Bandiagara : la CNDH condamne les attaques contre Ningari et Sarédina

Bamako, 3 septembre (AMAP) La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a condamné jeudi les attaques perpétrées les 31 août et 1er septembre 2026 contre les villages de Ningari, dans le Cercle de Ningari, et de Sarédina, dans la commune de Diamnati, Région de Bandiagara, a appris l’AMAP à travers un communiqué de l’instance. Dans le document, la CNDH s’est dite préoccupée par les atteintes aux droits à la vie et à la propriété résultant de ces attaques, qu’elle qualifie de «barbares et ignobles» et constitutives de graves atteintes aux droits de l’Homme et au Droit international humanitaire (DIH). La Commission rappelle à l’État son obligation de veiller à la protection des droits fondamentaux des populations civiles «en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance». Elle invite également le Gouvernement à rechercher et à traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces attaques. La CNDH réitère, par ailleurs, son soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, dans le strict respect des droits de l’Homme et du DIH. Elle appelle les populations à davantage de vigilance et à collaborer avec les FAMa, estimant que la protection des droits de l’Homme constitue une responsabilité partagée. KD/CMT (AMAP)

Kidal : les FAMa frappent plusieurs positions de groupes armés terroristes

Bamako, 3 septembre (AMAP)– Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont ciblé jeudi plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes dans la localité de Kidal, a annoncé l’état-major de l’Armée dans un communiqué. Selon la même source, ces positions, détectées grâce à l’exploitation de renseignements précis, abritaient également d’importants matériels de guerre. Après analyse et évaluation de la situation, les sites identifiés ont été frappés avec précision. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles. L’état-major général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien aux forces engagées. KD/CMT (AMAP)

Nioro : L’Ismou Nabiyou (Maoulid) 2026 célébré dans une grande ferveur spirituelle

Nioro, 3 septembre (AMAP) La célébration de l’Ismou Nabiyou (Maoulid) 2026 s’est déroulée à Nioro dans une ambiance de grande ferveur spirituelle, de recueillement et de solennité. La Zawiya Cheickné Ahmada Hamahoullah a accueilli une foule immense composée de fidèles hamalistes et de sympathisants venus de différentes localités du Mali et de plusieurs pays étrangers pour prendre part à cette grande fête de la Oummah islamique. Les autorités régionales et locales étaient également présentes à cette importante cérémonie. Elles avaient à leur tête le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières (CAEF), Adama Sénou, représentant le Gouverneur de la région. L’occasion était bonne pour le Cherif Mohamed OuldnCheicnè dit Bouillé de saluer le courage des FAMa et d’inviter les musulmans à la tolérance, à l’entraide et au vivre ensemble tel qu’enseigné par son père Cheichnè Ahmada Hamma Oula, guide spirituel du Hammalisme. Dans son intervention, le représentant du Gouverneur, a adressé ses encouragements et ses remerciements aux fidèles et aux pèlerins ayant effectué le déplacement pour participer à cette grande célébration religieuse. Il a également salué les Forces de Défense et de Sécurité pour leur engagement et les efforts consentis afin d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens avant, pendant et après cet important rassemblement spirituel. Prenant la parole à son tour, le 2ᵉ adjoint au Maire, Cheickné dit Baté Bah, a souhaité la bienvenue aux nombreux pèlerins venus de différents horizons. Il les a rassurés de l’engagement et de la disponibilité des autorités locales à accompagner chaque année la bonne organisation de cette grande activité spirituelle. Le Commandant d’armes de la place, le Lieutenant-Colonel Siaka Koumaré, a quant à lui réaffirmé l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité à assurer la protection des pèlerins ainsi que leur sécurité ainsi que celle de leurs biens sera à cent pour cent assurée. Il a également adressé ses sincères remerciements à sa hiérarchie pour l’appui constant apporté aux dispositifs de sécurité, depuis le départ des pèlerins jusqu’à leur arrivée à Nioro et durant tout le déroulement de l’événement. Enfin, le Lieutenant-Colonel Koumaré a invité les fidèles et les pèlerins à profiter de ces moments de prières et de recueillement pour implorer Dieu afin qu’Il accorde au Mali la paix, la stabilité, la sécurité et la quiétude. Cette célébration de l’Ismou Nabiyou 2026 restera ainsi un grand moment de communion, de spiritualité et de fraternité entre les fidèles venus de divers horizons. MD/KM (AMAP)  

Kayes : Un taux de 87,36% de hausse du stock de l’essence

Kayes, 03 septembre (AMAP)La Région de Kayes a enregistré une augmentation du stock de l’essence de 823 401 litres pour un taux de 87,36% à la date du 02 septembre comparativement à la semaine surpassée, a appris l’AMAP, ce jeudi 03 septembre au gouvernorat, lors de la rencontre hebdomadaire du Comité de gestion des crises et catastrophes sur  la situation de prix et stocks des hydrocarbures à l’échelle régionale. Le représentant du Gouverneur, le Colonel Adama Bamba, a présidé la rencontre avec à ses côtés les représentants du Directeur régional du Commerce, le responsable de la réglementation commerce intérieur, Mohamed Cissé et celui en charge de la concurrence et de la consommation, Alahassane Camara. Les Forces de sécurité et de défense, les douanes, les pétroliers et les consommateurs étaient également représentés. Alahassane Camara a passé en revue la situation hebdomadaire des hydrocarbures dans notre Région. Selon le Chef de division réglementation concurrence et consommation, le stock de l’essence a été estimé à 1 765 970 litres contre 942 569 litres la situation passée, soit une hausse de 823 401 litres de plus (taux de 87,36%). Par contre, il informera que le stock du gas-oil a connu une baisse avec une estimation de 2 402 194 litres contre 2 703 245 litres au dernier rapport. Soit une baisse de 301 051 litres. « Il est à préciser que les stocks disponibles au niveau des stations-services couvrent largement les besoins de consommation pendant une longue période en essence et en gas-oil », a rassuré Alahassane Camara. Ajoutant que les stocks disponibles demeurent toujours supérieurs aux seuils d’alerte. Faut-il noter qu’aucun stock de pétrole lampant n’a été communiqué. Le représentant des douanes, Sadio Sissoko, a informé que quelques camions citernes sont en attente de procédures de dédouanement. Le Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du Gouverneur, le Colonel Adama Bamba, a appelé le Comité à ne ménager aucun effort pour la satisfaction des populations pour le ravitaillement des hydrocarbures.  Il a aussi salué la résilience des populations, tout en saluant les Forces armées maliennes (FAMa) pour l’escorte des camions citernes. OD/KM (AMAP)

Diéma : 70 401 enfants âgés de 3 à 59 mois concernés par la CPS

Diéma, 3 septembre (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution du CPS s’est déroulé mardi, dans la cour du chef de village de Diéma, sous la présidence  du Préfet du Cercle Abou Diarra, en présence du Sous-préfet de Dioumara Ibrahim Tiéna Boré, du 1er adjoint au Maire de la Commune de Diéma Abdoulaye Touré, a constaté l’AMAP. Cette campagne de masse, qui s’étalera sur 05 jours, du 1er au 05 septembre 2026, à travers la stratégie de porte en porte, concerne 70 401 enfants âgés de 3 à 59 mois. Après les mots de bienvenue du représentant du chef de village, le chef de Service Local du Développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra a expliqué les avantages liés à cette campagne de distribution de médicaments anti paludisme couplée au dépistage de malnutrition. Il a insisté sur l’efficacité de ce médicament dans la prévention du paludisme et sur l’importance du dépistage pour le bien-être des enfants. Pour l’atteinte des objectifs, il a demandé aux mamans, sous la surveillance des papas, de garder sur place leurs enfants afin que nul n’échappe à cette campagne dans laquelle l’Etat et ses partenaires ont consacré des fonds colossaux dans le but de favoriser davantage la santé infantile. Le représentant du Maire, Abdoulaye Touré, a salué les autorités pour l’organisation de cette campagne qui permettra de prévenir le paludisme chez les enfants. L’élu communal a invité tous à s’unir pour l’atteinte des objectifs. Il a demandé aux équipes chargées de la distribution des médicaments et du dépistage d’accomplir avec professionnalisme leurs tâche pour ne pas saper les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires. Enfin, pour le lancement officiel de la campagne CPS dans le district sanitaire de Diéma, le Préfet de cercle a inoculé dans la bouche de la petite Niamè Sissako , âgée de 6mois, sa dose. ON/KM (AMAP)

Dioila : le Général de division Kèba Sangaré installé officiellement dans ses fonctions de gouverneur

Dioïla, 2 septembre (AMAP) Le Général de division Kèba Sangaré a prêté serment, ce mercredi, au Tribunal de Dioïla, en jurant solennellement de respecter et de faire respecter la Constitution, les lois et les textes de la République «en tout lieu et en toutes circonstances», a constaté l’AMAP. L’audience solennelle, organisée à cet effet, était présidée par le président du Tribunal de Dioïla, Karimou Ouattara. Elle a réuni des autorités administratives, judiciaires, militaires et coutumières, ainsi que des représentants des collectivités territoriales, des femmes, des jeunes et des associations. Après la lecture du décret de nomination par le greffier en chef, Karim Marico, le procureur de la République près le Tribunal de Dioïla, Sarafilou Coulibaly, est revenu sur le parcours de cet officier général. Né le 18 novembre 1969 à Bamako, Kèba Sangaré a intégré les Forces armées maliennes le 4 octobre 1989, après ses études au Prytanée militaire de Kati. Admis à l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro, il en est sorti sous-lieutenant en 1993, avant d’être affecté au Régiment des commandos parachutistes, où il s’est illustré par son courage et son audace. Au cours de sa carrière, il a occupé 23 postes de responsabilité et participé à plusieurs opérations et missions militaires, notamment au sein de la MONUSCO en République démocratique du Congo, ainsi qu’aux opérations BADENGO, MALIBA, DEMBE et MALIKO. Ancien gouverneur de Bougouni est Général de Division depuis octobre 2024, son parcours est également marqué par plusieurs distinctions, dont la Médaille d’Officier de l’Ordre national du Mali en 2019, la Médaille de l’EUTM en 2017 et 2019, ainsi que la Croix de la Valeur militaire en 2013. Après cette présentation, le magistrat a rappelé les missions qui attendent le nouveau gouverneur. Il l’a notamment appelé à «rassembler les populations de Dioïla et à œuvrer pour leur développement», tout en faisant de la sécurité de la région une priorité. Le procureur a également insisté sur «l’obligation et la nécessité absolue d’appliquer la loi en toutes circonstances et en tout lieu». Il a assuré le nouveau gouverneur de l’accompagnement des autorités judiciaires, dans le strict respect de la loi. Le nouveau gouverneur a, à son tour, remercié les autorités du Mali pour la confiance placée en lui. Il a appelé les populations à l’union pour le Mali et pour la région, assurant qu’il mettra tout en œuvre pour être à la hauteur de cette confiance. La cérémonie s’est achevée au vestibule du chef de village de Dioïla, où le gouverneur a reçu les bénédictions des autorités coutumières et religieuses pour l’accomplissement de sa mission et pour le Mali. DF/CMT (AMAP)

Mali : des orages et de fortes pluies annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 2 septembre (AMAP) Des orages accompagnés de pluies et de vents forts sont en cours dans plusieurs régions du Mali et devraient se poursuivre au cours de la nuit, selon un flash météorologique publié mercredi par l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Les régions concernées sont notamment Taoudéni, Douentza, Mopti, San, Ségou, Nara, Dioïla, Koulikoro et Bougouni, ainsi que le District de Bamako. Des quantités importantes de pluie sont attendues par endroits. Mali-Météo appelle les populations à la « prudence et à la vigilance » face à ces conditions météorologiques. OS/KM (AMAP)

Route de Gouana : La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation pénible

Bamako, 2 septembre (AMAP) Pendant la saison des pluies, circuler à Gouana est un véritable calvaire en raison de l’état fortement dégradé de la route qui dessert la zone. Après les averses, certains passages de cette artère vitale pour ce village et ses localités environnantes, se transforment en véritables pièges pour les usagers  Situé à environ 15 kilomètres de Bamako, le village de Gouana est implanté sur la rive droite du fleuve Niger, dans la périphérie sud de la capitale. Il est délimité par l’aéroport international Président Modibo Keïta-Senou, les localités de Missala, Garantiguibougou et Kabala. Dès l’entrée de Gouana, les habitués et les résidents savent à quoi s’en tenir en terme de voie praticable. Pour les nouveaux usagers, en revanche, la découverte peut rapidement tourner au piège. La route, déjà fortement trempée par le passage des pluies, et scotchée par les multiples nids-de-poule et les dégradations, devient particulièrement difficile à pratiquer à mesure que l’on avance. Après les averses, certains passages se transforment en véritables pièges pour les usagers. C’est notamment le cas de certains endroits à l’entrée de Gouana, entre les principaux points de commerce et au-delà du marché. La boue rouge, les eaux stagnantes et les nids-de-poule rendent la circulation particulièrement pénible et obligent automobilistes et motocyclistes à rouler avec une extrême prudence. En ce dimanche, au lendemain d’une pluie, nous circulons sur la voie avec beaucoup de peine. Il faut parfois contourner une flaque, rechercher le passage le moins boueux ou éviter un trou suffisamment profond pour se frayer un chemin. Les motocyclistes avancent avec prudence pour éviter les trous et les zones boueuses. Mais, tous ne parviennent pas à éviter les pièges de la chaussée. Un jeune homme, à moto, glisse. Il se relève avec difficulté, puis, sans s’attarder, reprend son chemin avec ses vêtements désormais couverts de boue. Pendant l’hivernage, emprunter cet axe devient un véritable parcours du combattant pour les populations. Cette voie qui traverse Gouana ne dessert toutefois pas uniquement cette localité. Elle constitue une route essentielle pour plusieurs quartiers et localités environnantes situés en dehors de la zone aéroportuaire, notamment Missala, Missalabougou et Zougoumè. Leurs résidents l’empruntent quotidiennement pour rejoindre leurs lieux de travail, les établissements scolaires, les marchés et les autres services de la capitale. En saison sèche la voie est marquée par la poussière et de nombreux nids-de-poule. Avec les pluies, elle se détériore davantage. L’eau s’accumule dans les creux, tandis que le banco et les matériaux déposés sur la chaussée se transforment en boue. Pour les usagers, chaque déplacement devient alors une épreuve. Peur de sortir après la pluie Aïssata Cissé, résidente à Missala, dénonce une situation devenue difficile à supporter. « La route de Gouana reste la principale voie d’accès à notre localité. Nous souffrons énormément à cause de son état. Les difficultés existent toute l’année, mais elles deviennent particulièrement pénibles pendant l’hivernage. Mon véhicule tombe régulièrement en panne. J’ai notamment des problèmes de tuyauterie et, à chaque réparation, je dois dépenser entre 2000 et 3000 Fcfa pour faire souder le tuyau. Et comme j’emprunte cette route du lundi au vendredi, je suis obligée de passer au lavage chaque jour. Chaque lavage me coûte 1000 Fcfa. Puisque nous avons construit nos maisons dans cette zone, nous ne pouvons pas simplement les abandonner et aller vivre ailleurs », déplore la fonctionnaire. Même constat chez Kaya Diallo, un autre usager de la route. « Cela fait plus de dix ans que nous vivons cette situation. Son état actuel complique considérablement notre quotidien. Certains ont apporté du banco pour améliorer la praticabilité de la voie. Malheureusement, cette initiative a davantage aggravé la situation. Avec les précipitations, le banco s’est transformé en une épaisse couche de boue, rendant la circulation extrêmement difficile. Ici des gens glissent à longueur de journée et s’affaissent comme des pastèques sur la voie. On peut imaginer l’inconfort que cette situation provoque avec son lot de frustrations et de railleries. Il faut une solution définitive », estime-t-il. Cette dégradation n’est pas sans conséquence sur les activités économiques des habitants. Ayouba Sangaré, qui emprunte régulièrement cette route depuis 2016, fait part de sa frustration. « Je suis un habitué de cette route. Je travaille au marché Dibida et j’ai également une boutique à Missala. Nous sommes nombreux à l’emprunter : fonctionnaires de l’État, élèves, étudiants et commerçants. Certains viennent de Missala, mais aussi de Kouralé, Senou, Kabé, Banankoroni, Touréla et Sanankoroba. La situation est devenue intenable. Nous payons des taxes et des impôts, mais dès que les pluies tombent, nous avons peur de sortir pour nous rendre en ville ou aller travailler, tant la route est dégradée », explique-t-il. Pour les commerçants, les difficultés d’accès ont également des répercussions sur le transport et l’approvisionnement. « Nous aimerions acheter certains équipements et marchandises pour nos commerces, mais les difficultés d’accès à la zone nous découragent. Les transporteurs refusent parfois de s’y rendre ou nous imposent des tarifs élevés. Les produits deviennent alors plus chers. Au final, nous sommes obligés d’augmenter nos prix ou de renoncer à certaines marchandises », poursuit-il. Des efforts communautaires à bout de souffle Face à la dégradation de la voie, les populations ne sont pas restées les bras croisés. L’association des résidents de Missala-Sapeurs a entrepris plusieurs actions pour améliorer, autant que possible, la circulation sur cette voie. Mais ces initiatives, financées par les habitants eux-mêmes, ressemblent désormais à un travail de Sisyphe. « Nous avons mis la main à la poche pour réaliser certains travaux. Chaque année, nous mobilisons des ressources pour apporter du banco. La mairie de Kalabancoro et le Gouvernorat de Koulikoro sont au courant. Nous avons également fait intervenir la mairie, qui met parfois un engin de terrassement à notre disposition pour damer la terre », explique le président de l’association Abdoul Hamid Maïga. Selon lui la mobilisation commence à s’essouffler : « Ces dernières années, la population commence à se décourager. Les gens n’en peuvent plus. Cette année, nous voulions encore faire quelque chose, mais nous n’avions plus les moyens. Pourtant, c’est

Kangaba : fonctionnement des communes et textes de gouvernance adoptés par la Transition au menu

Kangaba, 02 septembre (AMAP) La mairie de la commune rurale de Minidian a abrité le mardi 1er septembre 2026, les travaux de la campagne de présentation et de dissémination des synoptiques sur les mécanismes de fonctionnement des communes et sur les principaux textes de gouvernance adoptés par la Transition, a constaté l’AMAP. Organisée par l’Association Démocratie 101 à travers son projet J-CAT (Jeunesse : Citoyenneté Active pour une Transition Apaisée), l’objectif général de cette campagne de dissémination des réformes est de mieux outiller les citoyens notamment les jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap sur le contenu et les enjeux des principales réformes engagées par les autorités de la Transition pour la refondation de l’Etat. A l’ouverture des travaux, le représentant de l’Association 101 monsieur Alidji Bocoum a placé la rencontre dans son contexte. En effet, en 2020, les autorités de la Transition ont lancé un vaste chantier de reformes politique et institutionnelle visant à refonder l’Etat. Pour réussir ces reformes, il est d’une impérieuse nécessité qu’elles soient incluses, participatives et surtout assimilées par l’ensemble des couches sociales notamment les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap et les légitimités traditionnelles. C’est dans ce contexte que l’Association 101 a initié le projet J-CAT(Jeunesse : Citoyenneté Active pour une Transition Apaisée) dont le Slogan est « Jeunesse moteur du changement », avec l’appui financier de l’Ambassade du Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Chat (FAMOC). Ce projet selon M. Bocoum répondra dans ses zones d’intervention à l’insuffisance de formation, d’information et d’implication des jeunes hommes et femmes et des personnes vivant avec un handicap dans la gouvernance locale. Aussi, la mise en œuvre de ce projet permettra et contribuera à une transition apaisée et inclusive ainsi qu’à l’amélioration et l’engagement citoyen et civique des jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap dans la gestion de leurs communautés. Par conséquent, il convient toujours selon le représentant de l’Association 101, que les membres du vivier formés puissent mettre en pratique les connaissances acquises en informant et sensibilisant leurs pairs sur les différentes réformes majeures entreprises par les autorités de la Transition dans le cadre de la refondation de l’Etat. C’est ce qui explique l’organisation de la présente campagne de présentation et de dissémination des synoptiques sur les mécanismes de fonctionnement des communes partenaires du projet et sur les principaux textes de gouvernance adoptés par la Transition, y compris la stratégie nationale de Refondation et la réorganisation territoriale dans les localités concernées par le projet J-CAT. Au cours des travaux, les participants avec l’appui du facilitateur ont échangé sur engtre autres, la réorganisation territoriale, la décentralisation et la déconcentration, les  réformes institutionnelles et politiques et le rôle que la jeunesse doit jouer dans ces réformes. Au terme des échanges très participatifs, les participants sont unanimes que les travaux ont permis une large vulgarisation des synoptiques sur le fonctionnement des communes et les textes majeurs de la Transition notamment le cadre stratégique de la Refondation de l’Etat 2022 – 2023, la stratégie nationale de lutte contre la corruption et la nouvelle réorganisation territoriale. En guise de conseils pour la jeunesse, il a été cité le patriotisme, le dévouement, l’esprit de sacrifice et de solidarité, la lutte contre la drogue et l’alcool, le civisme et la protection du bien public. A l’issue de la réunion, les participants ont recommandé la multiplication de telles rencontres dans d’autres communes. SD/KM (AMAP)