Déplacés internes du Centre : Un drame humanitaire en cours

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Mopti, 10 novembre (AMAP) Depuis deux ans, les sévices sociaux de l’Etat assiste, impuissants, à un déplacement massif de populations fuyant la guerre et l’humiliation dans la Centre du Mali. Derrière, elles ont laissé leur terroir. Elles ont abandonné leurs champs et leur bétail. Certains d’entre eux sont tués et enterrés sur place. Mais tous n’ont pas cette chance. Plusieurs ont péri dans le feu, brûlés. Les souvenirs des attaques meurtrières sont encore vivaces dans les esprits des déplacés. A Sévaré, derrière l’Institut de formation des maitres (IFM), se trouve le stade de football construit en 2002 à la faveur de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour les séances d’entraînement des équipes participantes basées à Mopti. Après l’euphorie de l’organisation de cette compétition continentale, rien ne prédestinait ce site sportif à l’accueil d’infortunés. C’est justement sur ce terrain qu’un camp de déplacés a poussé. Des tentes démontables à perte de vue. Hommes, femmes et enfants entassés dans un espace à peine aménagé pour accueillir des gens en détresse. De leur vie de chez eux, ils sont, désormais, réduits à tendre la sébile. A 46 ans, Oumar Barry est le chef d’un clan de plusieurs familles. Il possédait des troupeaux de moutons et de bœufs. Ce qui est un signe apparent de richesse et de noblesse dans le milieu pastoral. Il a quitté, nuitamment, Bandiagara, depuis 6 mois, pour se réfugier dans le camp. Avant l’enlisement du Centre dans la crise qui s’est, quelque peu, déplacée du Septentrion, il vivait au milieu des siens, une vie de paisible rural avec ses deux bergères. Lui, faisait du commerce tandis que ses autres frères entretenaient les troupeaux. Il y a six mois, le malheur s’est abattu sur sa famille. Dans les villages et hameaux, les rumeurs lui parviennent qu’une extermination des Peulhs est en cours. Les mauvaises langues crient au génocide.  Un mot lourd de sens qui rappelle le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie, l ;Arménie… et la Shoah. Mais le discours politique rassure : il n’en est rien. C’est donc du terrorisme est non un génocide en gestation. Oumar rompt le silence. Les deux mains posées sur la tête. Le regard fuyant et désolé. Les yeux hébétés. Des souvenirs atroces se bousculent dans sa tête. Il revit une tuerie qui a, heureusement, épargné sa famille de 36 membres, majoritairement composée d’enfants. Une partie de son clan n’a pas eu la même chance. Plusieurs ont péri, fauchés par les projectiles d’assaillants tirant sur tout ce qui bouge à Ogossagou. « J’ai perdu des parents, tués par des bandits armés. Pour mettre ma famille à l’abri, j’ai pris la lourde décision de quitter le pays Dogon », explique timidement Oumar, sous la grande tente blanche que le HCR a mise à leur disposition. Le sort leur a été cruel. « C’est un fait de Dieu » se console-t-il. PLUS de 2500 MENAGES PRIS EN CHARGE– Quand on lui demande où est passé son troupeau, il secoue la tête et dit d’un ton mélancolique que « les animaux ont été volés ». Lui et plusieurs milliers d’autres sont, désormais, dépendants de l’assistance d’organisations internationales comme le Programme alimentaire mondial (PAM) qui offre des vivres à  2663 ménages. Selon le directeur régional du développement social, Bacary Bengaly, ils sont 11 228 ménages, totalisant 61 567 personnes recensées, à la date du 1er novembre 2019. L’exercice continue. Tous les jours, de nouveaux arrivants sont déclarés. Tous ne peuvent être logés sur les sites. Certains occupent des bâtiments inachevés. Ceux qui ont plus de chance vivent chez l’habitant. M. Bengaly précise que dans la seule ville de Mopti, ses services connaissent 14 880 déplacés répartis entre 2781 ménages venus de différents cercles de la Région. Oumar est physiquement affaibli. Son cousin qui vient de prier « asr » est plus mince. La tente est presque vide. Seule une moto et quelques ustensiles de cuisine y sont arrangés. Le temps des vaches maigres. Dehors, des femmes font la sieste. Un peu plus loin. quelques jeunes filles pilent du mil pour la bouillie du soir. Les enfants eux, s’amusent, loin des soucis des adultes. A une dizaine de mètres, de nouvelles tentes sont dressées. Cette fois, de couleur bleue. « De nouvelles vagues sont attendues », assure Oumar. Le directeur régional du développement social a, lui aussi, prévenu que la crise mobilisera encore des populations. La gestion des crises, c’est son métier. Celle de ces dernières années dépasse ses prévisions. « En tant que service public, notre rôle est de les accueillir et en connaître le nombre pour agir. Mes équipes sont sur le terrain tous les jours pour mettre à jour notre fichier. Les informations sont partagées avec nos partenaires pour les dispositions idoines à prendre. Les premiers soutiens viennent de nous. Pour le long terme, nos partenaires prennent le relai », explique le directeur régional, confortablement installé dans ses bureaux nouvellement construits. En plus du couvert et du gîte, si l’on ose dire, l’Etat met à disposition une sommaire équipe médicale. Les maladies sont fréquentes dans cet environnement singulier. Confort suprême pour un déplacé, le site est éclairé par un équipement solaire. Dans l’attente d’un lendemain meilleur, les déplacés du Centre prient pour le retour de la paix. Leur nouvelle vie leur est imposée. Pire, l’horizon reste pour le moment obscurci. En attendant de jours plus heureux.

Les FAMa traquent avec succès des terroristes dans le Centre

Mopti, 10 novembre (AMAP) Les forces de défense et de sécurité du Mali ont engagé une offensive de grande envergure contredes bases terroristes, dans les forêts de Tiguina et Mouloguina, secteur de Douna, dans la Commune de Mondoro, Cercle de Douentza (Centre), pour un bilan, côté ennemi, de plusieurs corps calcinés, des véhicules et motos brulés, des cartes d’identité de plusieurs nationalités (burkinabé, nigérienne et maliens) et des effets militaires récupérés, a appris, samedi, l’AMAP de sources militaires. Selon les mêmes sources, les hommes de la 6ème Région militaire de Sevaré ont mené, la semaine dernière, ces opérations selon un schéma opérationnel nouveau, dans le cadre de l’opération Dambé conduite par le Colonel Major Amara Doumbia et appuyée par l’Armée de l’air. Ces interventions, après la destruction de la base logistique de terroristes, entre le village de Kobou et Boulkessy, le 4 novembre dernier, répondent à la recrudescence des attaques terroristes entrainant d’énormes pertes en vie humaine et matérielles dont les plus récentes se sont produites, récemment, à Mondoro, Boulkessy et Indelimane. Le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de brigade Kèba Sangaré, désormais Commandant de théâtre des opérations du Centre (Ségou, Mopti et Tombouctou), s’est rendu sur le site, jeudi dernier, pour assister et encourager les hommes. Il s’est incliné sur la tombe des soldats tombés avec les armes à la main sur le champ de l’honneur, lors de l’attaque du poste de Boulkessy et salué les actions posées. Le Général Kèba Sangaré s’est réjoui du « bon moral des hommes résolument engagés à sauver la patrie ». « Toute chose qui rassure d’avantage’ et « motive son déplacement personnel pour féliciter et, surtout, voir l’état d’accompagnement de la troupe. Selon lui, la troupe est, aujourd’hui, en mesure d’aller de l’avant et de montrer ce qu’il faut faire. « Cette fructueuse moisson illustre, à suffisance, la grande détermination des FAMa à redonner le moral à notre peuple et faire honneur au serment de défendre la patrie, au prix du sang et venger la mémoire des frères d’armes tombés sur le champ de l’honneur », a-t-il laissé entendre. Le Commandant de théâtres des opérations a requis, dans son message aux hommes sur le terrain du Centre et au Nord, d’être unis derrière un commandement unifié sous la direction du chef d’état-major général des Armées. Le Colonel Major Amara Doumbia a indiqué que les forêts situées tout autour de Boulkessy restent infestées par les djihadistes. « Nous nous donnons comme mission, les jours à venir, la fouille systématique et avec minutie de tous ces lieux pour que la compagnie puisse s’installer en paix », a-t-il dit. « La visite du chef d’état-major nous honore, à plus d’un titre, et nous montre la solidarité et l’accompagnement de toute la hiérarchie militaire et l’autorité politique », a-t-il ajouté. DC/MD (AMAP)  

Attaque terroriste à Konna: Les FAMa repoussent des assaillants

Bamako, 09 novembre  (AMAP) Les Forces armées et de sécurité maliennes ont fait l’objet d’une attaque terroriste à Konna, près de Mopti (Centre), vendredi, aux environs de 19 heures 45 minutes, a appris l’AMAP, de source locale. Cette nouvelles attaque est confirmée par  les services de communication des FAMa, précisant que « les terroristes sont arrivés à motos et ont attaqué le poste de la Gendarmerie ». « Dès les premiers coups de feu, les éléments de la Garde nationale ont, énergiquement, riposté. Les terroristes ont pris la fuite », poursuit cette source. Le bilan est de deux civils tués et deux blessés dont un gendarme. Un véhicule de la Gendarmerie a été calciné. Les blessés ont été évacués à l’hôpital Sominè Dolo de Sevaré à minuit. Une patrouille de l’Armée sécurise la localité de Konna et ses environs immédiats. Cette attaque intervient quelques jours après celle de Indelimane survenue le 1 er novembre  qui a coûté la vie à une cinquantaine de soldats maliens et une importante perte en matériels militaires emportée ou calcinés. Suite à ce drame, le président de la République a instruit des « mesures fortes » dans une adresse à la nation, avant de se rendre à Gao pour apporter son soutien aux blessés et présenter ses condoléances aux familles endeuillées. AC (AMAP)

Le ministre de l’Administration territoriale prend contact avec les cadres de la 2è Région

Koulikoro 09 novembre (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Bah, a rencontré, cette semaine, l’ensemble des autorités administratives de la 2è Région, pour une prise de contact, a constaté l’AMAP Cette rencontre avec préfets, maires et sous-préfets du cercle de Koulikoro, responsables des Forces de défense et de sécurité, chefs de services régionaux, société civile et notabilités, s’est déroulé dans la salle de conférence du gouvernorat,  en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le général Déberékoua Souara. « Je suis venu me rendre compte, sur place, de la situation administrative de la Région, féliciter les Forces de défense et de sécurité et leur apporter le soutien de l’Etat. Nous savons qu’elles sont sur pied de guerre, car la Région de Koulikoro fait frontière avec la forêt de Wagadou. Je voudrai, également, leur annoncer que,depuis l’attaque de Guiré et, récemment, celle de Ballé, l’Etat a envisagé de nouvelles dispositions sécuritaires parmi lesquelles l’appui de la garde par les FAMa », a soutenu le ministre. Bah a, également, félicité, au nom de l’Etat et en son nom, les élus et les chefs de villages pour tout ce qu’ils sont en train de déployer, au quotidien, comme efforts pour sécuriser les populations. Il s’est, particulièrement, réjoui du cas de Nyamina. « Récemment, à Nyamina, ce sont les populations, elles-mêmes, qui ont neutralisé ceux qui sont venus les terroriser. Cela dénote le sens élevé de la responsabilité des populations de la Région de Koulikoro, dans la prise en charge de leur sécurité et dans la collaboration avec les Forces de défense et de sécurité. Ce que nous encourageons et apprécions fortement car peut faire école dans les autres régions », a conclu le ministre. Dans son discours introductif le ministre a, surtout, insisté sur l’union sacrée des Maliens autour des Forces armées et de sécurité « car le Mali, a-t-il souligné, n’est pas en guerre seulement contre le terrorisme mais aussi contre l’absentéisme, l’indifférence et tout ce qui peut altérer le développement du pays ». La région de Koulikoro, a rappelé le gouverneur Débérékoua Souara, couvre une superficie de 90.120 km2 pour une population de 2.126.505 habitans. Elle compte sept cercles, trente neuf arrondissements, un conseil régional, sept conseils de cercles et cent huit communes dont trois urbaines (Koulikoro, Kati et Karan dans le cercle de Kangaba). Deux cercles ont été érigés en régions. Il s’agit de Dioila et de Nara. Dans le cadre de l’administration de ces différentes circonscriptions administratives, le gouverneur a assuré que les représentants de l’Etat sont tous présents à leurs postes respectifs, exceptés le cas des sous-préfets de Sébété, dans le cercle de Banamba, Guiré et Ballé dans le cercle de Nara. Avant de regagner Bamako, le ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Koulikoro. AM/MD (AMAP)

Régions de Ségou et Sikasso : Les comités d’éveil et d’alerte contre les VBG s’organisent

Ségou, 08 novembre (AMAP) La salle de conférence du village artisanal de Ségou abrite depuis, jeudi, l’atelier de conception des Termes de référence(TdR) pour la mise en place et le fonctionnement des comités d’éveil et d’alerte sur les Violences basées sur le genre (VBG) et les pratiques néfastes, dans le cadre du «Programme Spotlight Initiative Durant deux jours, les participants aborderont lors de cet atelier des modules dont les objectifs spécifiques sont, entre autres, de faire connaitre la composition et le système de mise en place des comités au niveau village et commune, d’identifier les rôles et responsabilités de ces derniers sur les VBG, d’élaborer et de partager les outils de collecte de données et de faire remonter des informations mensuelles, à travers une synergie d’actions permettant une meilleure prise en charge des survivants(es). Dans son intervention, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou, Siné Dembélé,  qui a présidée l’ouverture des travaux,a fait savoir que le Mali vient de bénéficier du «Programme Spotlight Initiative», une œuvre conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des filles et des femmes. Siné Dembélé a souligné la pertinence du programme qui repose sur six piliers retenus pour atteindre les Objectifs du développement durable (ODD). Il a cité le cadre législatif et politique, le renforcement des institutions, la prévention et les normes sociales, la disponibilité des services essentiels et de la qualité ainsi que des données fiables et le renforcement du mouvement féminin. M. Dembélé a fait remarquer que les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants demeurent deux pratiques profondément ancrées dans les us et coutumes et dont l’abandon fait l’objet de débats au sein de notre société.Saisissant l’occasion, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou a rendu hommage aux acteurs et partenaires qui travaillent, inlassablement, pour une meilleure protection des droits des enfants, avant de remercier, particulièrement, l’UNICEF pour avoir appuyé la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou dans la mise en place de 82 comités de veille sur le mariage des enfants dans 82 communes des cercles de Bla, Ségou, Tominian, San et Barouéli durant l’année écoulée. De l’avis du représentant du gouverneur de Ségou, la mise en place d’un système d’alerte et d’éveil social sur toutes les formes de VBG ainsi que les pratiques néfastes, au niveau communautaire, contribuera, sans équivoque, à la prévention et la prise en charge holistique des cas de VBG et pratiques néfastes. Pour les directrices régionales de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille des régions de Ségou et Sikasso, Mme Haïdara Bernadette Keïta et Fatoumata Samaké, l’atelier est un cadre d’échange idéal pour aborder la problématique des VBG qui concerne aussi bien les hommes que les femmes en vue de disposer d’un canevas qui servira de guide pour les différents acteurs des zones ciblées par le «Programme Spotlight Initiative». Etaient aussi présents aux travaux la représentante de l’UNICEF, Aminata Dicko Sangaré, des représentants des maires des communes cibles, des coordinateurs des ONG et associations. MS/MD (AMAP)

Académie d’enseignement de Koulikoro : Le taux de scolarisation des enfants en hausse

Koulikoro 08 novembre (AMAP) « Le taux de scolarisation des enfants est en pleine croissance, suite aux efforts conjugués du département de l’Education et l’intervention, de plus en plus, d’ONG dans le secteur de la scolarisation des enfants et des filles, en particulier » a annoncé mercredi, Mme Dembélé Kadiatou Samaké, chargée de scolarisation des filles à l’Académie d’enseignement de Koulikoro dans la salle de conférence du gouvernorat. Au cours d’une conférence organisée par la direction régionale du développement social dans le cadre du Mois de la solidarité et présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké en présence de plusieurs acteurs régionaux et d’un nombre impressionnant de femmes, . la conférencière a indiqué qu’au premier cycle de l’Académie de Koulikoro, on enregistre une amélioration  du taux d’accès des garçons et des filles. Au niveau des garçons, le taux est passé de 87,3% en 2015/2016 à 96,81% en 2016 /2017. Pendant la même période, celui des filles est passé de 64,3% à 74,18%. Au niveau du 2è cycle, sur la même période, le taux des garçons est passé de 59,29% à 75,37% et celui des filles de 34,47% est monté à 67,62%. Mme Dembélé a évoquée de nombreuses actions, des programmes et stratégies exécutés auprès des communautés pour faciliter l’accès et le maintien à l’école de tous les enfants du Mali. Au niveau de l’Académie de Koulikoro, pour illustrer, elle a cité, entre autres, le Programme d’appui à l’accès de tous les enfants à l’école au Mali (PECETEM), le programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) sur financement de l’Union européenne (UE), la stratégie « d’insertion directe » qui consiste à donner la chance aux enfants non scolarisés de rejoindre les classes et de leur faire bénéficier des cours de soutien ou de rattrapage. Une stratégie financée par l’UNICEF. Cependant Kadiatou Samake a reconnu que la scolarisation des filles pose, toujours, beaucoup de problèmes dans nos communautés, à cause du mariage précoce, des Violences basées sur le genre (VBG), de l’accessibilité géographique des écoles, du manque de responsabilité de certains parents, de la pauvreté, de l’ignorance, entre autres. Les débats ont suscité plusieurs questions parmi lesquelles les grossesses précoces, la gratuité de l’inscription à l’école publique, les mariages religieux, le châtiment corporel, les cantines scolaires. AM/MD (AMAP)     

Salon international de l’artisanat du Mali : Gagner la commande publique par la qualité de la production

Bamako, 08 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubabacr Keita a inauguré, jeudi, en fin d’après-midi, la 2ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) où il a promis que des consignes seront données pourvu que les artisans soient au rendez-vous de la qualité dans l’exécution de la commande publiqu Le président malien a indiqué que les autorités ont eu raison d’ouvrir la commande publique à l’artisanat qui a sa belle place. «Puisque nous évoluons vers la centrale d’achat, pour qu’au niveau du gouvernement et des autres institutions de la République, nous harmonisions les achats », a insisté le président Keïta,ajoutant que le SIAMA permet de mettre en valeur le travail de nos artisans. «D’une édition à une autre, il y a une amélioration. Il y a certes quelques réajustements à faire mais, pour l’ensemble, il y a de la qualité », a déclaré à la presse le président Keïta, après une visite des stands, dans un hommage aux artisans maliens. Il a mis en exergue le leadership du président de l’Assemblé permanente des chambres de métier du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré, et de la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou. «Ils ont été bien inspirés d’inviter le Sénégal et le Burkina Faso afin d’échanger des expériences», a-t-il apprécié. Pour le président de la République, l’exemple du Sénégal, qui a mis en place un système de financement bancaire au profit des artisans, est à saluer. «Nous avons certes un peu de retard par rapport à nos voisins, mais dans ce domaine, nous ferons en sorte que notre artisanat puisse se remettre et contribuer comme il se doit au développement économique notre pays», a-t-il déclaré. Revenant de Gao où il s’était rendu au chevet des blessés de l’attaque du camp militaire d’Indelimane, de l’aéroport de Bamako-Sénou, Ibrahim Boubacar Keïta a rallié directement le site du SIAMA au Parc des expositions de Bamako. La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence à la mémoire  de tous les morts de la guerre contre le terroriste. La ministre de l’Artisanat du Tourisme a rendu hommage au président de la République et au Premier ministre pour leur appui dans l’organisation de ce salon. Mme Nina Walet Intallou a beaucoup insisté sur la qualité de la finition de nos produits artisanaux et du respect des normes en vue de satisfaire la clientèle aussi bien nationale qu’étrangère. Selon elle, l’un des grands challenges de l’artisanat malien demeure la finition. «Mon département continuera à ne ménager aucun effort en vue d’appuyer les artisans pour y parvenir », a-t-elle dit, tout en sollicitant du président de la République la construction d’un site idéal pour les éditions futures du SIAMA. Pour sa part, le président de l’APCMM a dit que le SIAMA permet de se faire une idée du savoir-faire des artisanes et des artisans de toutes les régions du Mali, avec la participation de tous les professionnels de trois groupes d’artisanat, que sont l’artisanat de production ou de transformation, l’artisanat de services et artisanat d’art. Par ailleurs, Mamadou Minkoro Traoré, a  indiqué qu’il est prévu lors de ce salon, l’organisation de différents prix pour récompenser, notamment le meilleur talent des femmes et des jeunes artisans. «Nous nous engageons à relever le défi de la commande publique. En effet, nous restons confiants quant à nos capacités de fournir des produits artisanaux de qualité à même de satisfaire les besoins de la consommation», a déclaré M. Traoré, avant de souhaiter que les différentes administrations publiques et les services parapublics renforcent leur confiance aux artisans. Le ministre sénégalais de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, dont le pays est l’invité d’honneur, s’est dit fier du choix porté sur son pays. Pour lui, la tenue de ce salon est la preuve que le peuple malien reste debout. « C’est un éloge à la beauté et à la créativité » s’est-il exclamé. Le Mali renvoi ainsi un message de vie et de résistance. Il refuse le dicta du silence qu’impose la violence. Cette édition compte 9 pavillons, 500 stands climatisés, 84 stands bâtis et plus de 222 stands aménagés… L’objectif global est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens, stimuler la créativité et l’innovation chez les artisans, promouvoir l’émergence de jeunes talents, encourager la consommation de nos produits artisanaux. Le Salon enregistre, cette année, la participation des pays membres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA), à savoir l’Algérie, le Benin, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Togo. YD/MD (AMAP)

Kadiolo : Les cotonniers dressent le bilan de la campagne agricole

Kadiolo, 08 novembre (AMAP) Plus de 200 producteurs cotonniers, venus de toutes les communes du Cercle de Kadiolo, se sont réunis, mardi, à la Maison des jeunes de la ville, pour dresser le bilan de la campagne agricole de cette année, a constaté l’AMAP. Organisée par l’Union des syndicats de coopératives des producteurs de coton (USCPC), la rencontre d’information a, aussi, porté sur l’évolution de la campagne agricole, le point sur l’usine d’égrenage coton de Kadiolo, l’harmonisation des cooperatives, selon la loi OHADA (Organidsation pour l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique) La rencontre a été dirigée par le président de l’USCPC, Yacouba Lamoussa Koné. Elle a été l’occasion pour les producteurs d’évoquer les grands problèmes rencontrés pendant cette campagne agricole. Parmi ces problèmes, il y a l’irrégularité de la pluviométrie en début de saison, le retard dans la mise en place des intrants, surtout l’engrais, l’insuffisance du complexe céréale etc. Un accent particulier a été mis sur le bon conditionnement du coton . L’usine d’égrenage a décelé la présence de graviers dans le coton. De tels actes affectent la qualité du cotton et constitue donc un manque à gagner pour le paysan. “Une qualité supérieure permettra aux producteurs d’obtenir une hausse du prix de l’or blanc (le coton)”, a dit le président de l’USCPC. Aujourd’hui, le coton se vend à 275 CFA le kilo. Toutes les coopératives ont été invitées à harmoniser leurs textes avec les dispositions de l’OHADA. NIO/MD (AMAP)

Le général de brigade Kéba Sangaré dans la Région centre

    Mopti, 08 novembre (AMAP) Le général de brigade, Kéba Sangaré, est arrivé, dimanche dernier, sur le théâtre de l’opération « Dambé » dans la Région centre, dans le cadre de la mise en oeuvre de l’instruction du président Ibrahim Boubacar Keita appelant à des mesures et dispositions adaptées à chaque situation, selon l’évolution de l’ennemi sur le terrain. « J’ai instruit des mesures fortes, notamment l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel qui donne une part importante à l’offensive, au niveau de relèvement du commandement opérationnel sur le terrain et à l’amélioration des conditions d’engagement de nos hommes », a déclaré le président de la République, dans son adresse à la Nation, le 4 novembre, à la suite de l’attaque d’In Delimane Le général de brigade, Kéba Sangaré, rejoint le théâtre d’opération dans un contexte difficile marqué par une recrudescence des attaques terroristes. Il vient renforcer le poste de commandement opérationnel dans la prise de décisions, l’orientation et la mise en œuvre des actions de lutte contre les ennemis de la paix. Dès son arrivée à Sévaré, où il sera désormais basé, le général de brigade Sangaré a, aux pas de charge, rendu visite aux blessés des dernières attaques à l’hôpital Sominé Dolo et à l’infirmerie de la garnison de Sévaré. Il a, aussi, rencontré la hiérarchie de la 6èmerégion militaire. Avec l’urgence de la situation sur le terrain, il a, immédiatement, entamé une visite de terrain, jeudi matin, sur les sites de Boulkeyssi et Mondoro. Le général Kéba Sangaré mesure la portée de sa mission. Son arrivée pour appuyer le commandant du secteur militaire de Sévaré, le colonel major, Amara Doumbia, est bien apprécié par ses anciens collaborateurs à la retraite et les populations qui l’on connut pour la plupart lors de la reconquête de Tombouctou, en 2013. DC/MD (AMAP)

Gao : Le chef d’état-major de la Garde nationale au chevet des blessés

Gao, 8 novembre (AMAP)  Le commandant du théâtre des opérations du poste de commandement inter-armes-Est n°1 de Gao et chef d’état-major de la Garde nationale, le général de brigade Ouahoun Koné, a rendu visite, mercredi dernier aux blessés de l’attaque d’Indelimane, hospitalisés à l’infirmerie du camp 1 de Gao, a constaté l’AMAP. L’officier général qui s’est dit satisfait de la prise en charge des blessés et qui a  remercié   la Minusma, pour sa contribution de taille aux  malades, a déclaré qu’il est venu «apporter le soutien et la compassion de tout le peuple malien» et leur souhaiter prompt rétablissement ». Le général de brigade Ouahoun Koné a annoncé le renforcement et la réorganisation des dispositifs pour faire face à l’ennemi. «L’ennemi à des stratégies et nous aussi nous devons changer de stratégie pour arriver au bout de ce phénomène» a – t-il déclaré avant de préciser  que la lutte sera de longue haleine et par conséquent, «nous devons être armés de patience, du courage et d’être constants dans nos missions». Le commandant du théâtre des opérations a enfin révélé que les consignes qui ont été données portent sur  la vigilance qui doit être de mise dans toutes les opérations militaires avant d’inviter les militaires à plus de détermination à poursuivre leur mission. Le général a saisi l’occasion pour rappeler le rôle très important que la pomulation doit  jouer  en donnant  des renseignements aux militaires dans le cadre de leur mission de sécurisation et de protection des personnes et de leurs biens.  AT/KM (AMAP)