Les douanes saisissent un camion de carburant de contrebande
Bamako, 17 décembre (AMAP) L’Antenne du Bureau des produits pétroliers a saisi, la semaine dernière, un camion qui transportait 78 fûts de gasoil de 200 litres, soit 15 600 litres de carburant de contrebande, en provenance de Macina, via Kolongotomo, en zone Office du Niger, a appris l’AMAP auprès de l’Administration douanière. Le véhicule a été pris en filature par la Douane qui avait été informée de la présence à Ségou de la cargaison destinée à une station-service de la localité. Dans la ville de Ségou, les agents des Douanes sont arrivés, la nuit, sur le lieu indiqué. Le convoyeur de cette marchandise a déclaré être à son coup d’essai dans le trafic de carburant venu du Nord du Mali. Cependant, le chef du Bureau des produits pétroliers, l’inspecteur des Douanes Amadou Traoré, dénonce l’existence d’un trafic fructueux organisé, dans le désert, par des personnes mal intentionnées. Il précise que ce réseau cause un manque à gagner considérable pour les services douaniers, dans le cadre de la mobilisation des recettes de porte. Selon un spécialiste du terrorisme international, le trafic de carburant, tout comme de la drogue, l’or dont une vingtaine de kilogrammes ont été saisis, la semaine dernière, sur l’axe ivoirien) est une source de financement du terrorisme. Le carburant, selon lui, est importé de pays voisins et vendu à des commerçants locaux qui se ravitaillent à partir de dépôts bien connus des services de renseignement. Cette saisie de carburant de contrebande en provenance du Nord du Mali et dont le trafic serait entretenu par un réseau international, intervient, après une série de saisies, par les services douaniers, d’or, de devises et de cyanure. Les services douaniers indiquent que le trafic de beaucoup de produits déversés sur les marchés du Nord du Mali pollue l’environnement économique du pays et met en mal les recettes douanières. Parmi ces marchandises, les plus fortement taxables, figurent les produits pétroliers. L’Administration des douanes indique travailler à minimiser l’impact fiscal de cette contrebande Depuis l’éclatement de la crise au Mali, en 2012, les frontières nord du pays sont encore plus perméables. AC/MD (AMAP)
Dialogue national inclusif : Tous sont d’accord pour crever l’abcès
Par Ahmadou CISSE Bamako, 17 décembre (AMAP) Le dialogue national inclusif bat son plein, entre débats houleux, prises de position radicale et même quelques incidents. Si tous sont d’accord sur sa pertinence, tirant les conséquences de cette guerre fratricide, les participants à ce grand rendez-vous autour du Mali manifestent des avis divergents sur les différentes approches dans la conduite du dialogue. Dans la ville de Bamako, le citoyen lambda ne s’en préoccupe pas. Demba Sissoko, 32 ans et tailleur au grand marché, en fait un faux débat. Il préfère se concentrer sur ses tissus que de perdre son temps à discuter des mêmes choses, sans pouvoir trouver une solution à nos déboires. « Depuis combien d’années on parle des mêmes choses ? Et aujourd’hui, c’est de l’argent gaspillé pour se raconter des histoires parce que les acteurs ne sont pas sincères », se défoule le tailleur, sous son modeste hangar qu’il partage avec une vendeuse de galettes à base de haricot. Cette remarque de notre jeune habilleur n’est pas isolée. Elle revient, très souvent, dans les conversations de petits groupes dans les quartiers populaires. Des citoyens, plus au parfum de la chose politique, mettent une nuance à ce jugement qu’ils estiment trop sec. « La crise au Mali n’est pas que sécuritaire. Que les gens se parlent est une impérieuse nécessité pour en sortir », souligne Mady Traoré. L’enseignant estime que les Maliens se sont trop « bagarrés » sans prendre le temps de comprendre les aspirations de l’autre et d’apporter une réponse politique à même de le satisfaire. Au Centre international de conférences de Bamako (CICB), où respire le Mali dans sa diversité pour quelques jours de débats déjà, toutes les idées sont recevables et portées par des personnes ressources. Les élus locaux, anciens ministres, mouvements armés, femmes, sont tous venus défendre leur vision d’un pays unifié dans la diversité. Coiffé d’un turban correctement enroulé sur la tête, Fahad Ag Elhahmoud, secrétaire général de la milice d’auto défense GATIA, salue l’avènement d’un dialogue positif où « les gens se parlent ». C’est plutôt « bon signe ». PRENDRE DES ENGAGEMENTS –Il vient d’échanger des amabilités avec Moulaye Ahmed, un leader incontournable de la communauté arabe de Tombouctou. Ils se sont serrés dans les bras pour donner un sens à leur fraternité. Finis les premiers échanges, Moulaye Ahmed confie que les travaux laissent un sentiment d’inachevé. Inachevé, parce que, de son point de vue, « il faut aller au-delà du recensement des problèmes que tout le monde connait et faire des propositions concrètes et prendre des engagements ». Pour lui, énumérer les besoins des populations ne nous avance pas à grand-chose. Il préconise un niveau d’échange qui amènerait les différents acteurs à prendre des engagements devant le peuple malien, comme témoin. Dans le hall, 4ejour des travaux, une double cafeteria est opérationnel. C’est gratuit. Les serveurs sont débordés par la demande. Ils proposent du thé ou du café. A côté, un conglomérat de personnes discute à bâton rompu. Ce qui n’a pu être dit en salle est exprimé ici dans une atmosphère décontractée. Les retrouvailles vont bon train. Entre deux accolades fraternelles, un participant lance qu’il ne demande qu’une seule chose : le retour de Kidal dans le giron de l’Etat central. « Sur quelle base ? » riposte son interlocuteur. Ce court dialogue résume à lui seul toute la problématique que pose la question de Kidal. Qu’en disent les politiques ? Kadidia Fofana, participante au compte du Front pour la sauvegarde de la démocratie-Signataire de l’Accord politique (FSD-SAP) fut de l’opposition radicale. « Je suis très heureuse de prendre part à cet événement historique, un événement sans précédent parce que le Mali joue l’un des moments phares de sa vie, parce que le Mali est mal aujourd’hui, le Mali a mal, en quête de santé, parce que le Mali joue sa survie. Aujourd’hui, que les Maliens arrivent à oublier leurs colorations politiques, leurs colorations associatives, les différends, qu’ils se donnent les mains, qu’ils viennent s’asseoir pour mettre le Mali au cœur, est quelque chose de salutaire », dit-elle dans un langage dont les politiques ont le secret. Animée des meilleurs sentiments pour son pays, elle espère qu’au sortir de ce dialogue, nous aurons un Mali fortifié, un Mali uni dans sa diversité, un Mali qui pourra faire face aux forces du mal (le terrorisme) qui, chaque jour, sont en train de gagner du terrain dans notre société. Alors, si nous ne répondons pas avec l’unité, nous risquons gros », a déclaré la représentante du FSD-SAP. Plus loin, on peut reconnaitre de loin Mohamed Cherif Haidara, président du Conseil supérieur de la Diaspora malienne (CSDM). Il s’est familiarisé avec les médias lors de sorties en faveur de nos compatriotes en mal d’hospitalité dans certains pays. C’est la continuité de sa lutte, il a répondu à l’appel des sages du Triumvirat pour jouer sa partition. « Nous sommes très heureux de participer à la phase nationale de ce dialogue dont nous avons été l’un des artisans, et qui a commencé par l’acceptation de la main tendue du président de la République, à travers l’accord politique de gouvernance », a indiqué M. Haidara. « Cet accord politique, à travers les exigences faites par les partis politiques, est devenu dialogue national inclusif. Le Conseil supérieur de la diaspora malienne a été représenté au sein du triumvirat qui a travaillé dans les commissions », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Il y a eu beaucoup de travail effectué. Nous avons apporté les contributions des 24 ambassades et consulats choisis, la préoccupation de la diaspora malienne», avant de rappeler que le DNI est « une opportunité offerte aux Maliens d’identifier les maux dont nous souffrons aujourd’hui, afin que chacun puisse donner ce qu’il pense être une solution. Avec l’ensemble de ces préoccupations, nous pourrons élaborer une feuille de route pour nos gouvernants ». PAS DE SUJETS TABOUS – Il estime que ce dialogue permettra, aussi, de faire la somme de ce qui n’a pas marché pendant la Conférence d’entente nationale. « Nous avions versé nos contributions dans les commissions du Triumvirat et, aujourd’hui, il s’agit de faire la synthèse, compiler et permettre aux Maliens de comprendre,
Commission Gouvernance et Social : le souci d’apaiser le climat social
Bamako, 17 décembre (AMAP) Les travaux du Dialogue national inclusif se sont poursuivis, lundi, à la Commission 2 qui traite des thématiques « Gouvernance » et « Social » a constaté l’AMAP. Après l’ouverture des travaux par le président de séance, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, les délégués ont engagé les débats sur la thématique du « Social » que les experts avaient déjà introduite, la veille, à travers la présentation d’une note technique et d’autres documents élaborés à cet effet. Ces textes expliquent que les droits sociaux incluant toutes les couches sociales, surtout les plus vulnérables, embrassent plusieurs domaines notamment ceux du travail, de la culture, de l’éducation, de l’environnement, de la santé. Ces droits connaissent, souvent, des difficultés, voire des entraves à leur exercice, mais aussi des violations graves de leur application de part et d’autre, toutes choses qui ont compromis de façon progressive la stabilité sociale. Ce constat est persistant, spécifiquement, dans le monde du travail, aussi bien dans le secteur formel qu’informel, bien que ce domaine soit encadré au plan international par des conventions et, au plan national, par la ratification de conventions. Il ressort des mêmes documents que ceci s’explique par le fait que le monde du travail traverse un processus de changement du fait de l’évolution profonde et perpétuelle de la nature du travail, en lien avec le développement, entre autres, mais plus spécifiquement au Mali, de la croissance démographique, du creusement des inégalités, de la situation économique très difficile, de nouveaux modes de production, de la crise de l’emploi, et de la crise sécuritaire. De ce fait, le fonctionnement global de l’économie nationale a été fortement perturbé et, particulièrement, dans le secteur privé avec son corollaire de mise en chômage technique et de licenciements pour motifs économiques alors qu’à l’instar de tous les pays du monde, le chômage et la précarité de l’emploi ne cessent de s’accroître et accentuent l’exclusion des couches de la population les plus défavorisées, à savoir les personnes vivant avec un handicap et les femmes. Dans le secteur public, tout aussi éprouvé, énoncent les auteurs de la note technique, on assiste à une flambée des revendications catégorielles et sectorielles ayant conduit à des grèves limitées et illimitées, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de l’économie. Comme dimanche, les interventions, lundi, ont été très animées et fort enrichissantes. Sans s’attarder sur les causes des grèves répétitives et autres mouvements sociaux, Seydou Patrice Dembélé de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (AMSUNEEM) a demandé, plutôt, une trêve sur le front social pour permettre à l’Etat de faire face à l’effort de guerre. Par ailleurs, l’ex leader estudiantin a préconisé la moralisation des heures supplémentaires dans l’enseignement supérieur et l’harmonisation des salaires à tous les niveaux. Comme nombre d’intervenants, Boubacar Mohamed Samaké de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a soutenu que l’apaisement du climat social passe par le respect des engagements pris par l’Etat. Toute chose qui a poussé certaines personnes à faire une proposition allant dans le sens de donner une valeur réglementaire aux PV de conciliation (arrêté, arrêté interministériel etc.) pour faciliter leur application. Le délégué de l’UNTM, Soumaila H. Maïga a demandé que la liberté syndicale soit effective dans tous les segments du travail, notamment le secteur privé. Pour sa part, l’ancien ministre Adama Samassékou dira que chaque acteur doit jouer son rôle, uniquement son rôle et tout son rôle dans l’espace scolaire. Il a recommandé l’instauration de la confiance sur la base de la vérité, de la justice sociale et de l’engagement patriotique. Le reste des propositions et recommandations portent essentiellement sur l’organisation d’une conférence sociale, l’élaboration d’une politique salariale pour régler les questions de revendications en amont, la valorisation des légitimités traditionnelles et des médersas, la prise en compte des personnes handicapées, la lutte contre la consommation de la drogue dans les écoles. MS/MD (AMAP)
Kangaba : Les acteurs de l’école se concertent
Kangaba, 17 décembre (AMAP) Une rencontre du cadre de concertation sur l’éducation s’est tenue le week end dans la salle de conférence du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Kangaba sous la présidence du conseiller communale en charge de l’éducation de la commune rurale de Minidian, Kamori Keïta, a constaté l’AMAP. Trois sujets sont à l’ordre du jour de ce cadre de concertation à savoir, la gestion du personnel enseignant, la gestion des écoles et la gestion des examens du Diplôme d’Etudes Fondamental (DEF). Par rapport à la gestion du personnel enseignant il a été question de recrutement, d’affectation, de mutation, de nomination, de permission, des congés et des salaires et subventions de l’Etat. Ainsi, le recrutement des enseignants est effectué par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation à travers un concours de recrutement d’enseignants dans la fonction publique des collectivités. Les admis au concours sont affectés dans les académies d’enseignement pour la mise à disposition dans les CAP pour répartition dans les écoles selon les besoins. Les mutations des enseignants sont effectuées par les commissions de mutation nationale, régionale et locale sur demande des intéressés ou par nécessité de service suivant l’arrêté N°11-003282/MATCL/2011 modifié. Les directeurs d’écoles et les agents de l’administration scolaire sont nommés sur proposition du Directeur du CAP (DCAP) par le Gouverneur. Les autorisations d’absence du personnel enseignant sont accordées par le DCAP après avis des directeurs d’écoles. Les congés annuels du personnel enseignant sont accordés d’office par la décision du Ministère de l’Education Nationale (vacances scolaires). Les congés de maternité sont accordés par le Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) suivant le décret N°2018-0067P-RM du 26/01/2018 et les rémunérations sont transférées au niveau des collectivités territoriales. S’agissant de la gestion des écoles, elle s’applique aux écoles publiques, communautaires et aux medersas Enfin, par rapport à la gestion des examens de DEF, les informations ont été données sur les centres d’examen, les candidats, les décisions, la correction et les résultats. Ainsi, les centres d’examen du DEF sont créés dans les écoles selon le nombre de candidats au DEF par école en raison de 25 à 30 candidats par salle et au minimum 03 salles par centre (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010). Les candidats au DEF sont inscrits par école selon les critères fixés par la règlementation en vigueur (arrêté N°10-0061/MEALN du 10/01/2010) tandis que les membres du jury de surveillance sont proposés par le DCAP puis validé par le DAE et transmis au Gouverneur et aux collectivités pour décision. Les résultats du DEF sont proclamés au même moment dans toutes les écoles ayant présentées de candidats et des informations par rapport aux statistiques des résultats scolaires et aux admis au DEF pour l’année scolaire 2018-2019 du CAP ont été communiquées. Le taux de passage est de 63,33%, le taux de redoublement 28,15% et le taux d’exclusion 2,77% et sur 2183 inscrits au DEF, 1904 ont répondus présent et 1532 ont été admis soit un taux de réussite de 80,46%. A l’issue de la rencontre, les membres du cadre de concertation ont recommandé la multiplication de telles rencontres pour être édifier sur l’école qui est toujours secouée par des mouvements de grève. SD/KM (AMAP)
Mopti : Situation sécuritaire préoccupante, selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé
Bamako, 17 décembre (AMAP) La situation sécuritaire dans la Région de Mopti est marquée, ces derniers temps, par une recrudescence des violences des Groupes armés terroristes (GAT), a déclaré, samedi, à Sévaré, le colonel-major Amara Doumbia, commandant du secteur 4 de l’opération Dambé Le haut gradé, qui a rencontré la presse locale, au camp de l’Armée de terre, pour faire le point de la situation sécuritaire dans la Région de Mopti, a souligné que ces violences se manifestent par des attaques de villages et des convois militaires, des assassinats ciblés, des enlèvements de personnes, des vols de bétails et des incendies de récoltes. «Récemment, on a assisté à des actions de destruction d’infrastructures routières, notamment des ponts. Avec cette dernière évolution, l’objectif des Groupes armés terroristes est de paralyser l’économie de la région, de restreindre le déplacement des personnes et leurs biens et dans le pire des cas, d’affamer les populations afin de les faire adhérer à leur cause», a-t-il détaillé. Selon le chef militaire, de la 2è décade du mois de novembre à nos jours, les attaques complexes des GAT contre les Forces armées maliennes (FAMa), la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI) sur les axes routiers ayant fait des victimes civiles et militaires se sont multipliées. La dernière attaque, en date, dans la région, est celle d’une mission de ravitaillement du détachement des FAMa basé à Diankabou (Koro), le 12 décembre 2019. L’attaque perpétrée par des individus à motos s’est produite aux environs de 17 heures, entre les villages de Soye et Seguemara, dans la Commune rurale de Diankabou. Dans sa réplique, les forces de défense et de sécurité ont neutralisé quatre terroristes et saisi des armes de guerre et des munitions. Selon le commandant du secteur 4 de l’opération Dambé, malgré les résultats louables, les FAMa sont confrontées à un déficit d’information sur les activités des terroristes qui contraignent les populations au silence. « Amener les populations à changer de comportement, les sensibiliser sur les missions de l’Armée sont, entre autres, attentes que les autorités militaires souhaitent des médias », a-t-il expliqué. En réponse aux questions des hommes de médias, le colonel-major Amara Doumbia a annoncé que l’Armée est en train de travailler à restreindre les activités des terroristes, en renforçant les mesures de sécurité sur les axes routiers. Ce travail se fait, en coopération avec la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une plus grande coordination des actions. Le colonel-major Amara Doumbia a exhorté la presse, dans son ensemble, à se mobiliser autour des FAMa pour amener les populations à la collaboration en vue d’anticiper sur les actions de l’ennemi. Pour lui, il est évident que la résolution du conflit, dans la Région de Mopti, ne peut se faire par la seule option militaire. C’est pourquoi, il a lancé un appel aux responsables administratifs et aux élus locaux, qui sont plus près des populations, à s’impliquer davantage pour aplanir les conflits intercommunautaires. DC/MD (AMAP)
Production cotonnière : Près de 700.000 tonnes attendues pour la campagne 2019/2020
Bamako, 17 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) compte atteindre près de 700.000 tonnes de coton pour la campagne 2019/2020, notamment grâce à la hausse du prix du coton graine qui passe de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, a appris l’AMAP, de source officielle. Tous les acteurs du secteur de « l’or blanc » malien s’est retrouvée, les 11 et 12 décembre derniers, à Koutiala, pour faire le bilan de la campagne 2018/2019 et préparer celle de 2019/2020 de la CMDT. La rencontre sous la présidence du président directeur général (PDG) de la CMDT, Pr Baba Berthé, qui s’est déroulée, également, en présence de la directrice générale adjointe de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Mme Diallo Mah Koné, et du président intérimaire de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (CSCPC), Djiguiba Ampha Coulibaly. À l’ouverture des travaux, le Pr Baba Berthé a décliné l’objectif de cette traditionnelle réunion qui est de faire l’analyse critique des réalisations de la campagne 2018/2019 et les perspectives de la campagne 2019/2020. La directrice adjointe de l’OHVN a, pour sa part, félicité les producteurs de coton pour les résultats obtenus cette année. Mme Diallo Mah Koné a ensuite remercié les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs, avant d’exhorter les participants à examiner, minutieusement, les documents qui leur sont soumis, afin de proposer des recommandations et résolutions permettant à l’OHVN et la CMDT d’atteindre leurs objectifs. Le président intérimaire de la CSCPC a, aussi, remercié la CMDT et les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs. « Pour cette campagne, les stocks ont été vendus et les ristournes perçues par les productions », s’est réjoui Djiguiba Ampha Coulibaly. Il a, cependant, déploré la baisse du rendement par rapport aux autres années, à cause d’une pluviométrie contrastée. La centaine de participants, parmi lesquels, des chefs de services et cadres de la CMDT et de l’OHVN, des représentants des organisations des producteurs agricoles, ont donc exposé et échangé durant cette réunion. Il ressort de ces échanges que la campagne agricole 2018/2019 a démarré dans un contexte socio-économique favorable. Le coût total des investissements de la CMDT s’est élevé à 309 milliards de Fcfa. Les achats ont porté sur 656.531 tonnes de coton, dont 25.195 tonnes de la zone OHVN, pour un objectif de 700.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 94%. Les aléas climatiques au début et à la fin de la campagne sont à la base du gap dans la réalisation de l’objectif fixé. Les filiales Nord-Est (87%) et de la Division de Sikasso (86%) n’ont pas atteint les prévisions. Quant à la Division de Bougouni et les Filiales Centre et Ouest, elles ont réalisé leurs prévisions. 2,4 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES – La partie industrielle a assuré le transport et l’égrenage de toute la production avant fin avril. Concernant les céréales sèches, 2,4 millions de tonnes ont été produites, soit une disponibilité par habitant de 466 kg. Ce taux a couvert les besoins céréaliers des populations de la zone CMDT et dégagé un excédent commercialisable. À noter que pour cette campagne, le prix du coton graine de premier choix est passé de 250 Fcfa/kg à 255 Fcfa/kg. La subvention de l’Etat s’est élevée à 27,77 milliards de Fcfa pour l’achat des engrais coton et maïs utilisés par les producteurs. Après le bilan de la campagne écoulée, les participants se sont penchés sur les préparatifs de la campagne 2019/2020. Le prix du coton graine connaitra une augmentation de 20 Fcfa, passant à 275 Fcfa/kgpour le premier choix. Et le paiement des producteurs se fera avant fin avril prochain. Pour ce qui concerne les superficies à emblaver, il est prévu 738.193 hectares, dont 28.826 hectares pour la zone OHVN. La production de coton attendue est de 691.300 tonnes,dont 26.000 tonnes pour la zone OHVN. Cette prévision est supérieure à celle de 2018/2019 et elle sera la deuxième plus grande, après celle de 2017/2018 qui était de 728.600 tonnes. Du côté de la production céréalière, il est prévu 2,4 millions de tonnes dont 1,4 millions de tonnes de maïs. Le Pr Baba Berthé a encouragé les acteurs du secteur, tout en rappelant que la production cotonnière est un domaine dont on peut se réjouir des résultats sans en être satisfait. « Nous avons un potentiel qui permet d’aller au-delà de ce niveau de production. Mais, il reste des contraintes, au nombre desquelles, l’outil industriel qui est complètement obsolète et dépassé. La production agricole doit aller de pair avec l’amélioration de l’outil industriel, c’est-à-dire le système d’égrenage », a fait remarquer le PDG de la CMDT. Il a insisté sur le besoin de sécuriser les semences, celui de rendre disponible les intrants, le renforcement de la formation et l’encadrement des producteurs et enfin le renforcement du dispositif de lutte contre les incendies. MT/MD (AMAP)
Koulikoro : La réforme constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation en débats
Koulikoro, 14 décembre (AMAP) Les concertations régionales sur la réforme constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali : Bicamérisme, organisées par le Haut Conseil des Collectivités, ont pris fin jeudi à Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture présidée par le 1er vice président de l’Institution, Azaz Ag Loudag Dag, s’est déroulée en présence du gouverneur de Doila Dédéou B Maïga, des préfets, des conseillers nationaux, des présidents de conseil de cercle, des maires et du président du conseil régional ,des associations démocratiques et des chefs de services techniques régionaux. Azaz Ag Loudag a déclaré que ces concertations s’inscrivent dans l’obligation de restitution qui incombe aux conseillers nationaux mais aussi pour recueillir les points de vue des uns et des autres sur la mise en œuvre de la Décentralisation avant de préciser que l’objectif visé par la création d’une 2è chambre indique est l’amélioration de la gouvernance et la consolidation de la démocratie. . « C’est aussi l’occasion pour le bureau du HCC d’informer et de sensibiliser les représentants des collectivités territoriales sur les grands sujets de l’heure d’où le choix en cette veille de la tenue du Dialogue National Inclusif du thème « La Réforme Constitutionnelle et la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali : Bicamérisme » a précisé Azaz Ag Loudag . « Toute reforme doit partir des préoccupations de la nation, quels objectifs atteindre ? Faire l’état des lieux, tenir compte de la situation sécuritaire du pays, de la tradition et des réalités sociologiques, adopter une démarche participative, toute la nation doit se sentir concernée », a précisé le directeur général de la nouvelle école d’administration, Mohamed Traoré. AM/KM (AMAP)
Koulikoro : Renforcement des capacités des hommes de médias sur les dangers liés aux armes légères
Koulikoro, 10 décembre (AMAP) Un atelier de renforcement des capacités des journalistes sur les dangers liés aux armes légères et de petit calibre, a ouvert ses travaux lundi à Koulikoro, sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général Salif Traoré, a constaté l’AMAP. Les participants vont échanger sur le rôle crucial de la communication dans la stratégie du secrétariat, les textes régissant le secrétariat permanent, les législations nationale, régionale et internationale sur les armes signées et ratifiées par le Mali, la rédaction des articles relatifs à la prolifération des armes légères, les éléments et supports audiovisuels pour la sensibilisation dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. Le Général Salif Traoré a saisi l’occasion pour évoquer la problématique de la circulation des armes légères et de petit calibre dans notre pays. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a déclaré que « 97% de l’insécurité est causé par les armes légères » avant d’expliquer les réformes en cours afin d’adapter le secteur des armes aux nouvelles mutations. Le Général Salif Traoré a enfin invité les uns et les autres à s’investir davantage pour la stabilité du pays pour « Un Mali stable est profitable à tous les Maliens ». Le secrétaire permanente de la lutte contre la prolifération des Armes légères, Colonel-major Néma Sagara, a pour sa part abordé également le danger de la circulation des armes légères et de petit calibre dans notre pays. « Les armes existent partout au Mali où il ne passe pas un jour qu’on nous apporte qu’elles ont été utilisées par des groupes non identifiés pour commettre des exactions sur les populations », a déclaré Colonel-major Néma Sagara avant de préciser qu’elle demeure convaincue que les hommes de médias ont un rôle majeur à jouer dans cette lutte contre les armes légères et de petits calibres. KM (AMAP)
Mopti : Organisation d’une Caravane de lutte contre les VBG, ce mardi
Mopti, 10 décembre (AMAP) Une caravane de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), partie du Rond point au niveau du Lycée Hamadoun Dicko de Sevaré au Gouvernorat de Mopti (13 km), a été reçue ce mardi à Mopti, par le Gouverneur de région, Général Abdoulaye Cissé, a constaté l’AMAP. Initiée par l’Organisation pour un Développement intégré au Sahel (ODI – SAHEL en collaboration avec toutes les organisations féminines de Mopti et ONU Femmes, elle s’inscrit dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. L’objectif de la mobilisation est d’attirer l’attention des décideurs sur les violences faites aux femmes et aux filles et les interpeller à s’engager davantage pour mettre un terme à toutes les formes de violences contre elles. Le Chef de l’exécutif régional a félicité les organisateurs de la manifestation avant de les assurer que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes (VBG). KM (AMAP)
Kadiolo : Visite de prise de contact du directeur régional de la police de Sikasso
Kadiolo, 10 décembre (AMAP) Le contrôleur général de police Cheickna Magassouba a effectué, mercredi dernier, à Kadiolo, une visite de prise de contact avec les agents relevant de sa direction, a constaté l’AMAP. Sur place, s’adressant à ses agents, il leur a demandéla vigilance à tous les niveaux et l’engagement pour la sécurisation des personnes et leurs biens. “Une mission sacrée assignee à la police”, a-t-il dit. Le directeur régional a instruit aux hommes de pratiquer la police de proximité, c’est-à-dire la collaboration étroite avec les populations, la fouille systématique de tous les véhicules entrant sur le territoire malien. Il a, également, adressétoutes ses félicitations au commissaire principal chargéde la ville de Kadiolo, Yaranga Diarra, “pour engagement indéfectible pour la cause de la police” à travers la rénovation des bâtiments, la traque de grands malfrats, des patrouilles sécuritairesetc. NIO/MD (AMAP)

