Enlèvement du chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali
Bamako, 07 janvier (AMAP) Le chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali, Mohamed Maïga dit Congo, a été enlevé, lundi soir, chez lui, par des hommes armés, à bord d’un véhicule de type 4×4 escorté par des motos, a appris l’AMAP de source locale. Les assaillants sont arrivés 23 h. Ils ont abattu un pan du mur d’enceinte de la maison qui est bien clôturée et munie de portails très lourds. Les ravisseurs, venus en voiture, savaient que le vieil homme d’environ 75 ans, qui souffre d’arthrose, aurait pu difficilement supporter un long voyage à motos. Cet enlèvement est le quatrième après celui du chef de fraction, Abouguene, le marabout Abdourahmane, tous deux relâchés, après une semaine de séquestration, et l’éleveur Daouda ag Nock, donné pour mort parce qu’il aurait refusé de coopérer avec ses ravisseurs. Une dizaine de troupeaux ont été enlevés dont le dernier mardi dernier. Tout propriétaire d’animaux qui veut récupérer ses bêtes doit payer 50.000 Fcfa Notons qu’à Gossi, il y a un détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et un camp de l’opération française Barkhane. MD (AMAP)
Du poulet avarié intercepté à Kouremalé, à la frontière guinéenne
Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douaniers de Kourémalé ont saisi, très tôt, lundi matin, un véhicule de type 4×4 contenant 45 cartons de viande de poulets en état de putréfaction avancé, a appris l’AMAP de source proche de la douane. Sur la base d’une information fiable, les agents des douanes se sont lancés à la recherche du véhicule qui sera immobilisé, à 1h 45 mn, à 35 km de Kourémalé, après une longue course-poursuite. Le véhicule, conduit par une personne handicapée de nationalité malienne, dégageait une puanteur insupportable, attirant la curiosité des douaniers Il contenait 45 cartons de 10 kg, soit 450 kg de pièces de poulets. Le délinquant avoue s’être approvisionné à Siguiri, côté guinéen à 70 km de la frontière. Après la saisie de cette viande avariée qui était destinée au marché malien, les responsables régionaux des douanes de Koulikoro ont inspecté le produit avant de féliciter les agents de Kourémalé qui saisissent, très souvent, des produits prohibés. Le chef de la division des services de brigade, le lieutenant-colonel Bourama Diakité, a indiqué que «la protection de la santé publique est une mission régalienne des services des douanes. « Ce produit qui vient d’être soustrait du marché alimentaire est vendu à 25.000 FCFA le carton. La cargaison complète pourrait être vendue à plus d’un million de Francs cfa », a-t-il dit. L’individu arrêté serait un récidiviste. Il y a deux semaines, il aura été arrêté par les douaniers en possession de foie avarié. Le 29 décembre dernier, il aurait été, également, appréhendé avec 41 cartons du même produit et du foie impropre la consommation. « La douane n’est pas que fiscale », a insisté le chef de la division qui n’a pas manqué de féliciter les agents qui ont opéré cette saisie. AC/MD (AMAP)
Douanes : Saisie à Zégoua de 27 kg d’or d’une valeur de plus de 800 millions de Fcfa
Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douanes maliennes ont saisi, dans la même soirée, dimanche, à la frontière ivoirienne, 17 kg et 10 kg, soit 27 kg d’or pur, pour une valeur cumulée de plus de 800 millions de Fcfa, indiquent des sources officielles. La valeur marchande de la première saisie est de 306 millions de Fcfa tandis que la seconde est évaluée à 508 millions Fcfa, ajoutent les mêmes sources qui rappellent que cette opération intervient après trois autres saisies d’orsur l’axe Bamako-Abidjan, dont deux par le bureau secondaire de Zégoua Un bus transportant des passagers est arrivé à 2 heures du matin dans la cour du bureau secondaire de Zégoua. Les agents des douanes ont décidé de fouiller le véhicule en provenance d’Abidjan, en passant par Bouaké et dont la destination finale était Bamako. Les douaniers ont interrogé expressément le conducteur du car sur la nature des marchandises qu’il transporte. Celui-ci aurait déclaré ne rien transporter d’illégal et que ses passagers étaient respectueux de la réglementation douanière. Pas convaincus par cette déclaration, les douaniers, savent d’expérience que les cars de transport en commun sont, très souvent, empruntés par des individus mal intentionnés pour tromper la vigilance des services de contrôle. Ils ont noté qu’un passager du car était perturbé par leur présence. Il montrait des signes de panique dont quelques gouttes de sueur sur ses joues. Les agents ont soupçonné que ce passager cachait une marchandise prohibée. Dès les premiers échanges de l’interrogatoire, le voyageur est passé à table. Le chef du bureau des douanes a, ainsi, ordonné à ses agents de passer à la fouille corporelle à la recherche de la marchandise que l’individu disait transporter. L’agent des douanes a découvert sur le voyageur des objets durs et compacts. Deux ceintures tenaient des chaussettes en soie cousues pour la circonstance. A l’intérieur de chaque colis, se trouvaient des lingots d’or de 17 kg soigneusement emballés. Dans le même bus, un autre passager tremblait, aussi, de peur. Il promenait un regard inquiet dans tous les sens. A la fouille, il a été découvert, sous ses habits amples, des colis totalisant 10 kg d’or. Tous les deux trafiquants sont de nationalité ivoirienne. On rappelle que les 4 dernières saisies d’or par les douanes pourraient atteindre une valeur marchande de plus d’un milliard de Francs Cfa AC/MD (AMAP)
Tominian: Inauguration d’une nouvelle chapelle à Yasso
Tominian, 7 janvier (AMAP) L’inauguration de la nouvelle chapelle de Yasso, dans le Cercle de Tomininan a été présidée dimanche, par Monseigneur Jonas Dembélé Evêque de Kayes, président de la Conférence Episcopale des Evêques du Mali, en présence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert Dembélé, a constaté l’AMAP. Financé par la communauté catholique de Yasso et ses partenaires, l’édifice dont le coût est estimé à 95 millions de francs CFA, portant le nom de Sainte Therèse, mesure 30 de long et 25 mètres de large. Le cérémonial de consécration de la nouvelle chapelle, émaillé de chants de la chorale et de la lecture de certains chapitres de la Bible, a été dirigé par l’Evêque Monseigneur Jonas Dembélé. Monseigneur Jonas Dembélé qui a salué la présence des autorités administratives et coutumières et des anciens qui ont vu la création de la paroisse de Yasso, a invité les uns et les autres à plus d’amour mutuel conformément à la parole de Dieu. L’évêque qui a souhaité que « que chacun soit un instrument de paix » a formulé des vœux de paix et de bonheur pour le nouvel an, avant d’inviter les fidèles à plus de prière. Auparavant, une minute de silence a été observée par les invités en la mémoire de son excellence Monseigneur Jean Gabriel Diarra Evèque du Diocèse de San, décédé le 28 octobre 2019 à l’hôpital Mali Gavardo à Bamako. La cérémonie s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Yasso, Cléophas Koné, du Curé de la paroisse, Abbé Bertin Koné, des Honorables députés Ange Mari Dakouo et Abdias Thera, des maires des différentes communes du cercle, des Prêtres et Soeurs du diocèse de San et autres invités de marque venus d’autres régions et du Burkina Faso. ST/KM (AMAP)
San : Deux morts et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation à Tamaro
San, 7 janvier (AMAP) Deux personnes ont été tuées et d’importants dégâts matériels dans un accident de la circulation, le 3 janvier dernier aux environs du village de Tamaro, dans la Commune de Dah, entre San et Koutiala, sur la RN 13, a appris l’AMAP de source sécuritaire La même source précise que la voiture Mercedes 190, immatriculé AS 8086 MD, appartenant à un marabout domicilié à Zana, dans la Commune de Dah, a percuté un bœuf de labour, faisant un tonneau, avant de renverser en sens inverse, un motocycliste et son passager, les tuant du coup et occasionnant d’énormes dégâts sur les engins. Notre source déclare que le conducteur de la voiture a été légèrement blessé, l’animal complètement écrasé, les victimes sont des frères consanguins, et les engins sérieusement endommagés. Des témoignages recueillis et des recoupements sur place, l’accident serait dû à un excès de vitesse, à l’inobservation des règles de la circulation routière et à l’imprudence du conducteur de la voiture. Une enquête a été ouverte par la Brigade territoriale de la gendarmerie de San pour élucider les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)
San : Des braqueurs dévalisent deux boutiques
San, 7 janvier (AMAP)Quatre individus armés non identifiés ont dévalisé lundi à San, deux boutiques au centre ville et au quartier Farakolo, en apportant les biens et une importante somme d’argent, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les braqueurs sont arrivés entre 19 H et 20 H à l’Immeuble Bakoroba Berthé au Centre ville avec des armes automatiques, en menaçant le boutiquier, répondant au nom de Asseye Maïga, de mettre un terme à sa vie, avant de s’approprier de la somme d’argent dont il disposait. Les mêmes sources précisent que les malfrats se sont ensuite dirigés vers la boutique d’un certain Badjan, au quartier Farako, en tirant en l’air, avant de le maîtriser et emporter ses biens et une importante somme d’argent. Nos sources qui ne précisent pas l’identité des assaillants, encore moins les moyens de transport qu’ils utilisent ou encore la direction prise après leur forfait, soulignent cependant que les éléments du commissariat de police de la ville et les chasseurs sont à pied d’œuvre pour les traquer. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes du cambriolage, l’identité des assaillants et éventuellement leurs complices. NC/KM (AMAP)
Mali : Des cas d’enrichissement illicite présumés confirment des inquiétudes et études antérieures
Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 06 janvier (AMAP) Lesrévélations du président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Moumini Guindo, samedi, au cours d’une conférence de presse pour partager le rapport annuel de l’institution avec la presse et les acteurs de la chaîne de répression de l’enrichissement illicite au Mali, confirment les inquiétudes soulevées par le rapport 2018 du Bureau du vérificateur général (BVG). Selon ce document remis au chef de l’Etat, le 4 juillet 2019, les faiblesses de gouvernance et de gestion des deniers publics constatées ont mis en exergue le fossé entre les pratiques des agents publics, les textes juridiques, les procédures administratives, etc. Faisant dire aux contrôleurs indépendants que le détournement des deniers publics ne fait plus peur en République du Mali. De hauts cadres de l’Etat réussissent, sans crainte, à détourner des milliards de Fcfa, privant ainsi les populations des services sociaux de base. Ces constats du BVG corroborent les conclusions de l’étude commanditée par l’OCLEI, lui-même, sur l’étiologie de l’enrichissement illicite dans l’Administration publique malienne dans le District de Bamako, les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou. « Ses cibles, a expliqué le président de l’OCLEI, étaient les agents publics et des citoyens non fonctionnaires. Il s’agissait alors de savoir les causes principales qui poussent les agents publics à s’enrichir de façon illicite. Les conclusions, présentées par M. Guindo, ont montré que les causes de l’enrichissement illicitepour les zones concernées par cette étude sont dues à 60% aux faiblesses institutionnelles, législatives et règlementaires, 57% à la volonté d’être riche, à 55,6% aux causes socioculturelles et à 50% au manque de volonté politique de combattre le fléau. « Les méthodes et pratiques utilisées sont, entre autres, la perception de pot-de-vin, le détournement des deniers publics et l’abus d’autorité », a énuméré le conférencier, déplorant que les obstacles à cette lutte décelés par l’étude sont les immunités et privilèges de juridiction, l’absence de protection des dénonciateurs et la faiblesse de la volonté politique, etc. L’OCLEIa transmis à la justice trois dossiersd’enrichissement illicite et de corruptionprésumésdont la valeur cumulée est évaluée à plus de 4 milliards de Fcfa, a révélé samedi son président. Le premier concerne un inspecteur des services de sécurité social qui serait propriétaire de 17 maisons d’habitation dont trois ont déjà été vendues. Il posséderait, aussi, quatre véhicules particuliers. La valeur des biens est estimée à 969,31 millions de Fcfa. Le deuxième dossier concerne un inspecteur des finances qui aurait 18 maisons d’habitation. Sa résidence est un bâtiment de trois étages avec une piscine, qui aurait coûté 400 millions de Fcfa. Pendant que l’enquête était en cours, il aurait vendu trois maisons à ses propres enfants dont une villa à l’ACI à 10 millions de Fcfa. L’homme posséderait, également, 18 maisons non encore bâties. Le total des biens s’élève à 1,751 milliard de Fcfa. Le troisième concerne, aussi, un inspecteur des finances. L’office a identifié 20 bâtiments lui appartenant dont 17 maisons d’habitation. Ses biens immobiliers comporteraient, aussi, deux écoles privées, une ferme agricole mise en valeur, 46 parcelles dont l’essentiel est en titre foncier, deux maisons d’habitation déjà vendues, un bâtiment commercial vendu aussi. Cette personne a utilisé beaucoup de prête-noms. Ses enfants de 2 ans, 4 ans et 6 ans, posséderaient, respectivement, des maisons de 300 millions, 100 millions, 200 millions. La valeur de ses biens a été estimée à 1,562 milliard de Fcfa. « Outre ces trois dossiers qui ont été menés à leur terme, l’OCLEI travaille sur 35 autres dossiers, dont les conclusions seront portées à la connaissance du grand public », a annoncé Moumini Guindo. Il a assuré que, pour faciliter le rapatriement des fonds présumés détournés, son office est en train de signer des protocoles avec les organisations de lutte contre l’enrichissement illicite présentes dans les pays concernés. Guindo a révélé que l’essentiel de l’argent détourné au Mali est transféré à l’étranger. Ce magistrat jugé «travailleur acharné» par le président de la République a, entre autres, cité la sous-région, la France, les Etats-Unis d’Amérique et le Moyen-Orient comme « destinations de l’argent détournée par des fonctionnaires véreux ». Concernant la déclaration de biens des assujettis, l’OCLEI a reçu 998 déclarations de biens entre 2017-2018 », a révélé son président. « Les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets constituent la majorité des fonctionnaires qui se sont pliés à cet exercice », a-t-il précisé. Toutefois, pour changer la perception sur la corruption et espérer réussir la lutte contre ce fléau, les auteurs du rapport suggèrent des réformes institutionnelles, législatives et réglementaires. Afin, selon eux, de corriger les dysfonctionnements constatés au sein de l’administration publique, renforcer les capacités des systèmes juridiques et judiciaires, des organes de vérification et de contrôle. « Tout cela serait vain sans une amélioration des conditions de vie et de travail des agents publics », prévient l’étude sur l’éthologie de la corruption. Le rapport couvre la période du 1erjuin 2017 au 31 décembre 2018. Un numéro vert (80 00 22 22) est mis en place afin de permettre aux citoyens de dénoncer les faits d’enrichissement illicite et de corruption. ABM/MD (AMAP)
Grève des enseignants : un nouvel arrêt de travail de 120 heures
Bamako, 06 janvier (AMAP) Les écoles publiques maliennes sont paralysées, depuis lundi, par une nouvelle grève qui durera cinq jours, soit 120 heures, après un premier épisode de la même durée a constaté l’AMAP. Hier lundi, matin, le long des routes, des groupes d’écoliers, sacs accrochés sur le dos, regagnaient leur domicile. Les plus petits se chahutaient, joyeusement, inconscients des conséquences de ces débrayages a répétition dont ils sont les premières victimes. Dans les alentours de l’école « Camp des gardes D », à Darsalam, notre équipe de reportage a croisé une motocycliste, arborant la tenue du Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD). Accompagnée d’une de ses camarades de classe, la jeune fille du nom de Djessou Diabaté, raconte qu’elle est arrivée à 7 heures dans son établissement espérant que les cours reprendront correctement. Au LBAD, précise notre interlocutrice, les élèves étaient venus nombreux. « Pour l’instant, nous ne sommes pas encore découragées. Notre souhait ardent est d’étudier normalement », confient les deux jeunes lycéennes, en série littéraire. A l’école fondamentale « Camp des gardes D », c’est un silence de cimetière. Les classes sont fermées comme si elles n’avaient jamais été ouvertes. La direction fait face à l’entrée principale de l’établissement. La directrice, Mme Ouattara Kadiatou Coulibaly, est seule dans son bureau. «Aucun enseignant n’est venu ce matin. Les élèves étaient présents. Je les ai, donc, libérés », explique-t-elle tristement. Comme pour témoigner de la motivation des enfants, la directrice nous fait savoir qu’ils ont même demandé s’ils pouvaient revenir le lendemain. La responsable de l’école leur a conseillé de s’informer auprès de leurs parents sur la fin de la grève. Par ailleurs, Mme Ouattara a invité les grévistes et le gouvernement à trouver un terrain d’entente pour le bien des élèves. Selon elle, ces interruptions ont des répercussions nuisibles sur tous les domaines professionnels, notamment l’administration. Oumar Diarra et Oumou Konaté sont en 10è au lycée Askia Mohamed. Les deux élèves rentrent chez eux à Koulouba à pied. Ils craignent l’impact de cette grève sur les compositions du trimestre prévues le 21 janvier prochain. « Nous n’avons même pas fait la moitié du programme. En histoire, on a fait une seule leçon », regrette Oumou Konaté, exhortant le gouvernement à trouver une solution définitive à cette crise qui met, sérieusement, en péril leur avenir. Au lycée Alfred Garçon, le mot d’ordre de grève est bien suivi. Lassina Cissé est censeur par intérim de cet établissement secondaire. Devant son ordinateur, travaillant sur la liste provisoire des candidats au baccalauréat, il explique qu’après une heure d’attente dans la cour, les élèves se sont finalement dispersés. « En ce temps de grève, nous faisons aussi le rapport journalier de la situation pour l’envoyer à l’Académie », indique notre interlocuteur. Son établissement a déjà fait les évaluations du premier trimestre. « Cela a coïncidé, rappelle-t-il, avec le premier épisode de la grève qui a duré 120 heures. L’administration était obligée de recourir à des agents non enseignants pour surveiller les élèves. Pour le censeur par intérim, le gouvernement doit respecter ses engagements. Quant aux pédagogues, ils doivent mettre un peu d’eau dans leur vin après tous les efforts consentis l’année dernière en leur faveur. A la Maison de l’enseignant, Yacouba Traoré, membre du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants et fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT) nous accueille. Il rappelle que les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobres observent cette grève pour exiger l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Cet article stipule que « toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale ». M. Traoré précise que la grève prendra fin vendredi prochain, si aucune solution n’est trouvée. Dans ce cas, le syndicaliste ajoute qu’un nouveau préavis de grève de 336 heures, soit 14 jours a été adressé au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique le 2 janvier dernier. Dans un document de communication pour les Assemblées générales communes datant du 3 janvier 2020, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre envisagent de mener plusieurs activités dans le but d’atteindre leur objectif. Au nombre desquelles, il y a les Assemblées générales communes, le dépôt d’un autre préavis de grève et une marche nationale. MDD/MD (AMAP)
Attaque de la Maison d’arrêt de Niono : Des grades supérieurs pour les surveillants
Niono, 06 janvier (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Malick Coulibaly, a annoncé, ce weekend, à Niono (Région de Ségou), que les surveillants de la prison de la ville qui ont réussi à repousser une attaque, jeudi dernier, par des hommes armés non identifiés, seront promus au grade supérieur. Cette décision, avec l’accord du gouvernement et du président de la République, est destinée à magnifier cette attitude héroïque et courageuse, face à l’ennemi, des hommes qui ont fait fuir les assaillants en leur infligeant des pertes. Lepersonnel de l’administration pénitentiaire qui a bénéficié de l’appui des Forces armées maliennes (FAMa). «Nous ne déplorons ni de blessés, ni d’évasion de prisonniers. Avec 70 détenus, le risque est grand mais le dispositif a eu la réaction qu’il fallait», s’est réjoui le ministre M. Coulibaly qui a visité les lieux, accompagné du gouverneur de la Région de Ségou, Biramou Sissoko. L’objectif de cette visite était, non seulement, de s’imprégner des circonstances de cette attaque mais, aussi, d’envisager des dispositions pour davantage sécuriser les détenus et le personnel en charge de la sécurité. Il a exprimé la reconnaissance de la nation à « nos vaillants soldats qui se sont battus de manière héroïque face à l’ennemi ». Il a visité le poste de garde dont une partie a été consumé par les flammes. Les impacts des balles étaient encore visibles sur les murs. Deux motos appartenant à des militaires ont été détruites. Mais les soldats, ont, avec un sang-froid remarquable, vigoureusement riposté, en abattant un assaillant. «C’est bon quand de telles actions se passent sur notre territoire, que les autorités puissent se rendre sur le terrain, pour saluer le courage des hommes et les exhorter toujours à œuvrer pour la sécurité du pays, surtout les appeler à la vigilance comme le président de la République aime le dire de tous les instants», a indiqué Malick Coulibaly. Le ministre Coulibalys’est dit satisfait des déclarations des détenus qui ne se plaignent pas de leurs conditions d’hébergement, d’alimentation, de couverture sanitaire. Il a ajouté que la coopération entre les différentes forces doit être de mise pour endiguer la menace terroriste. «La cause est commune : l s’agit de défendre notre patrie, l’honneuret la dignité du Mali. En cela, chacun est engagé : civil ou militaire», a insisté le Garde des Sceaux, avant d’assurer que le pôle judiciaire spécialisésur les questions de terrorisme prendra le relais pour mener des enquêtes appropriées sur l’attaque contre la prison de Niono. MS/MD (AMAP)
Niono : 5 soldats tués et 4 véhicules détruits dans l’explosion d’une mine vers Alatona
Niono, 6 janvier (AMAP) Cinq soldats maliens ont été tués, quatre véhicules détruits dans l’explosion d’une mine posée par des hommes armés non identifiés ce lundi, sur la bretelle reliant la voie bitumée à la Base d’Alatona, dans le Cercle de Niono, a appris l’AMAP de source officielle. Cette même source précise qu’une mission des Fama est tombée dans une embuscade à l’engin explosif improvisé (EEI), occasionnant la mort de cinq soldats et détruisant quatre véhicules. Un renfort des Fama a été dépêché sur les lieux afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants et leurs complices, selon la même source. KM (AMAP)

