Sikasso : Les préparatifs des élections législatives se poursuivent activement

Sikasso, 15 mars (AMAP) La campagne électorale pour les législatives du 29 mars a démarré, depuis la semaine dernière, dans la Région de Sikasso où 238 candidats dont 72 femmes et 166 hommes sont en lice pour 25 sièges de député. Les candidats animent des meetings dans les villages et les chefs-lieux de commune, tel que nous avons pu le constater à Kaboïla, dans le Cercle de Sikasso, et à Sélingué, dans la circonscription de Yanfolila où plusieurs personnalités ont assisté au lancement de la campagne. Dans cette localité le ministre en charge de la communication, Yaya Sangaré, et le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCR), Mamadou Satigui Diakité, ont invité les populations au retrait massif des cartes d’électeurs en vue  d’une participation à hauteur de souhait à ce scrutin. La première semaine du retrait des cartes d’électeurs a enregistré de faibles taux dans plusieurs localités. L’ensemble de la région est à 30% environs de taux de retrait. La Commune urbaine de Sikasso est à 13,01% et environs 102 000 cartes ont été retirées dans le Cercle de Sikasso. Selon le président de la commission de distribution des cartes de la commune, Benjamin Théra, l’affluence sur les sites de distribution est faible depuis le démarrage des opérations le 7 mars dernier. Cependant, il demeure optimiste car la sensibilisation se poursuit sur les lieux de culte et à travers deschefs traditionnels. FD/MD (AMAP)

Kidal : Le bataillon des FAMa reconstituées reçoit l’appui de la MINUSMA et la force Barkhane

Bamako, 13 mars (AMAP) Des patrouilles conjointes Forces armées maliennes (FAMa) et Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) seront, bientôt, lancées à Kidal, a annoncé le chef d’état-major de la MINUSMA, le général Louis-Marie Gougeon. L’officier français, en visite à Kidal, jeudi 12 mars 2020, pour apporter le « soutien total » de la mission onusienne au bataillon des FAMa reconstituées dans sa mission de sécurisation des populations de Kidal et de leurs biens, a exprimé la disponibilité de la MINUSMA à aider les FAMa à mener des missions opérationnelles. « Notre souci est de les aider à forger la cohésion nécessaire de leurs unités », a-t-il dit. En retour le chef du bataillon des FAMa reconstituées, le commandant Mamadou Kéita s’est réjoui de cette visite du chef d’état-major de la MINUSMA, tout en se montrant disponible « à mener dans un futur très proche des patrouilles conjointes avec la MINUSMA, à travers la ville de Kidal et ses environs ». Au même moment,l’état-major du bataillon des FAMa, en partenariat avec la force Barkhane, a lancé, jeudi 12 mars 2020, au camp général Abdoulaye Soumaré de Kidal, une série de formations à l’intention des éléments du bataillon FAMa déployé à Kidal. Durant plusieurs semaines, les éléments se familiariseront avec des nouvelles techniques de combat dans des domaines de la transmission, le secourisme opérationnel, la tactique, le Guidage aérien tactique avancé (GATA), l’Instruction sur le tir au combat (ISTC), le Génie. Aux dires des initiateurs de cette session de formation, l’objectif est de renforcer l’efficacité opérationnelle des FAMa. OD/MD (AMAP)

Niono: Le nouveau PDG de l’Office du Niger échange avec l’encadrement, les syndicats et les producteurs

Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué mercredi sa première visite de terrain dans la zone de production de Niono, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour le premier responsable de l’Office d’échanger avec l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et les producteurs sur entre autres, les questions liées à la production dans cette zone ainsi que les difficultés dans les zones de production de Niono, N’débougou, Molodo et Kouroumari. Les échanges ont porté sur l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériels agricoles, la dégradation des réseaux d’irrigation, l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement) et les perspectives de l’Office. Le nouveau PDG de l’Office du Niger a saisi l’occasion pour remercier le président de la République, le premier ministre et le gouvernement pour la confiance placée en lui avant d’inviter les exploitants agricoles à l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs notamment la sécurité alimentaire. « Le président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget National à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole » a déclaré le PDG qui s’est dit prêt à relever le défi en se mettant au travail avec crédos la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars. Abdoul Karim Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant entre autres, ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la chambre d’agriculture. MS /KM (AMAP)

Le nouveau PDG de l’Office du Niger en visite à Niono

Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau PDG de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué, mercredi, une visite à Niono pour rencontrer les producteurs, l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et s’enquérir des difficultés dans les 04 zones de production (Niono, N’débougou, Molodo, Kouroumari). Pour cette première sortie du nouveau PDG à Niono, depuis sa prise de service, M. Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la Chambre d’agriculture, entre autres. La rencontre, qui s’est déroulée dans la salle de conférence de la zone de Niono, a permis aux directeurs de zone de présenter leur secteur avec les difficultés et les perspectives. Ces difficultés se résument à l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériel agricole, la dégradation des réseaux d’irrigation l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement. Intervenant à son tour, Abdoul Karim Konaté a demandé aux exploitants agricoles de l’Office du Niger de l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs, notamment la sécurité alimentaire. il a, aussi, dit que le Président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget national à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole. Le PDG se dit prêt à relever le défi, en se mettant au travail avec comme crédos « la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars ». MS/MD (AMAP)

Trafic de stupéfiants dans le Nord du Mali: L’ONU épingle des groupes armés

Bamako, 12 mars (AMAP) Des groupes armés affiliés à la Plateforme sont autant impliqués que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans le trafic de drogues et collaborent, désormais, pour faire circuler des cargaisons de stupéfiants à travers le désert malien, révèle le Groupe d’experts des Nations unies sur le Mali. Dans leur rapport à mi-parcours, transmis le 28 février dernier au Conseil de sécurité, les experts onusiens mettent en exergue un rapprochement entre la CMA, le MAA-Plateforme et le GATIA-CMA qui aurait servi à la coordination un trafic de stupéfiants entre les Régions de Gao et de Kidal. Pour en savoir plus sur les individus qui contrôlent le commerce et les convois associés, les experts approfondiront les enquêtes à partir des récentes saisies de résine de cannabis en Mauritanie et au Sahara occidental, en provenance du Maroc et en route vers le Mali. Des indices laissent croire à l’implication de certaines personnalités bien connues des registres de l’ONU. Il s’agit, notamment, de Ahmoudou Ag Asriw, qui fait l’objet de sanctions et dont le nom est cité dans un précédent rapport des experts comme un des auteurs des violentes escarmouches et détournements de résine de cannabis (haschich) de Gao vers la région de Kidal. Depuis le 19 avril 2019, les experts affirment n’avoir pas reçu d’informations analogues concernant une quelconque rivalité sur cet axe. Ag Asriw a été nommé chef d’état-major dans la nouvelle section du GATIA qui a cherché à se rapprocher de la CMA en septembre 2019, de même que du MAA-Plateforme. Les experts onusiens font le lien : « Il semble qu’en raison de cette évolution, Ag Asriw ait été suffisamment accommodé dans des opérations de trafic qui nécessitent une coordination entre les réseaux criminels associés au MAA-Plateforme et à la CMA, à Gao et à Kidal, respectivement, à mesure que la drogue circule dans leurs zones de contrôle respectives. » Dans les réseaux criminels associés à la CMA et impliqués dans les convois de drogue, le rapport cite, également, Mohamed Ag Akly, commandant régional du MNLA et Mahamadou Ag Attayoub qui agit au nom de Khalid Ag Mohamed, fils de Mohamed Ag Intallah. Le rapport fait remarquer que, contrairement, à ce qui s’est passé dans les Régions de Gao et de Kidal, des convois de stupéfiants ont été attaqués dans la région de Tombouctou. Pour le contrôle de cette zone, plusieurs réseaux se livrent bataille. Certaines attaques ont été diligentées par Hussein Ould Ghaname, alias Guigoz, de la fraction Oulad Ghanam. Des attaques contre les convois de Guigoz en 2018 ont été attribuées à des hommes agissant pour le compte de Settar Ould Ahmed Hairi, homme d’affaires et membre de l’autorité intérimaire de Taoudenni. Ce dernier a été assassiné le 8 juillet 2018, en même temps que le commandant du MAA-Plateforme du Mécanisme opérationnel de coordination à Gao, Mohammed Ould Hinnou. Il ressort également rapport que Settar a entretenu des relations d’affaires avec le chef du MAA-Plateforme, Hanoune OuldAli. « Guigoz compte aussi sur le soutien militaire du MAA-CMA à Ber, notamment du colonel Goulam », ajoutent les experts. Et de préciser que les réseaux criminels convoyant la drogue et soutenus par le MAA-Plateforme et la CMA dans la région de Tombouctou ne sont pas interdépendants, comme dans les régions de Gao et de Kidal. Mais, tous ces réseaux se serviraient de société écrans, installées notamment au Niger et au Mali, pour blanchir de l’argent et financer des opérations. ID/MD (AMAP)

Coronavirus : Le gouvernement malien suspend tout grand rassemblement jusqu’à nouvel ordre

Bamako, 12 mars (AMAP) Le gouvernement du Mali, pour faire face à la pandémie du coronavirus (COVID-19), a pris plusieurs mesures parmi lesquelles la prise de température systématique de tous les voyageurs aux entrées aériennes et terrestres du pays Devant la propagation rapide du coronavirus que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié, mercredi, de « pandémie mondiale », le gouvernement a recommandé, aussi, des mesures d’auto-isolement, d’hygiène individuelle et collective et a mis en place un numéro vert (36 0 61) à toutes fins utiles. Les voyageurs avec des symptômes mineurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront soumis à un auto-isolement pendant 14 jours et feront l’objet d’un suivi journalier par une équipe médicale. En outre, les voyageurs avec symptômes majeurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) et d’autres signes et symptômes respiratoires, en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront conduits sur un site d’isolement pour être testés. Concernant les mesures individuelles et collectives, le gouvernement a décidé de réduire, au maximum, les grands rassemblements non nécessaires, de suspendre la participation des cadres maliens aux grandes réunions ou fora dans les pays fortement touchés, de suspendre les regroupements importants au Mali (conférences, colloques, symposiums, festivals, etc.) jusqu’à nouvel ordre. Il a été, aussi, décidé de renforcer les mesures d’hygiène individuelle et collective(lavage des mains au savon, utilisation du gel hydro alcoolique devant tous les services publics et les lieux de cultes), d’éviter de se serrer les mains et de faire des accolades en tous lieux et en toutes circonstances. Le gouvernement ne préconise pas la fermeture des frontières avec les pays touchés par le COVID- 19. Au contraire, il n’y a aucune restriction sur les vols aériens et le Mali « manifeste sa solidarité avec tous les pays touchés ». YD/MD (AMAP)

Liptako-Gourma : Un cadre de concertation pour faire face aux défis communs

Bamako, 12 mars (AMAP) Les ministres en charge de l’Administration territoriale de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG), réunis à Bamako, ont formalisé le cadre de concertation des gouverneurs des régions frontalières, mis en place pour mieux faire face aux défis communs. Ils ont, aussi, donné des orientations pour une coopération transfrontalière renforcée entre les autorités administratives frontalières des trois États. Cette réunion, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, intervient après celle des gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, les 10 et 11 mars derniers. Le thème était : «la stabilisation de la région du Liptako-Gourma». Dans son intervention, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Sénégal et coordinatrice par intérim du Hub sous régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a relevé que la rencontre des gouverneurs était une occasion opportune d’écouter ceux-là mêmes qui sont confrontés, quotidiennement, aux difficultés sécuritaires sans moyens efficients pour répondre aux besoins de leurs communautés. Le PNUD, a indiqué Mme Diabaté Amata Sangho, a participé avec un réel intérêt aux discussions des deux jours et apprécié la décision des gouverneurs des trois frontières de mettre en place un cadre de concertation pour faciliter la coopération transfrontalière dans cette zone devenue l’épicentre de la crise au Sahel. «Aujourd’hui, la coopération transfrontalière est encore plus nécessaire car c’est dans ces zones frontalières que la crise sécuritaire et humanitaire, qui sévit et s’aggrave tous les jours, se fait le plus sentir. C’est aussi dans ces zones que les efforts de développement ont une régression alarmante », a-t-elle fait remarquer. Pour sa part, la ministre de tutelle de l’ALG, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, en charge des Mines et du Pétrole, s’est réjouie de la tenue de cette rencontre qui se situe dans le cadre du renforcement de la coopération transfrontalière entre les Etats membres du Liptako-gourma. Elle a rappelé la décision des chefs d’Etat de l’organisation d’inscrire désormais ses actions dans le continuum «sécurité-développement» eu égard à la situation sécuritaire dans chacun des pays. Selon la ministre, la zone frontalière commune aux Etats de l’ALG constitue, de nos jours, un sujet de préoccupation majeure pour les autorités du pays, pour la sous-région voire l’ensemble de la communauté internationale. Ornella Moderan, directrice des programmes de l’ONG DDG (Groupe danois de déminage) abondera dans le même sens. Elle a, aussi, ajouté que la stabilisation du Liptako-Gourma est une préoccupation partagée par sa structure qui intervient aux cotés de l’ALG dans le cadre d’un partenariat stratégique et par l’ensemble de la communauté humanitaire. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rendu hommage à l’Union africaine (UA) qui, dans son agenda 2063, indique que l’Afrique va se construire à travers ses régions. Selon Boubacar Alpha Bah, la création du cadre de concertation des régions frontalières du Liptako-Gourma est un acte très important dans ce sens. Cependant, il a suggéré une dynamique de rapprochement pour «effacer» les frontières. Cette réunion, a rappelé le ministre Bah, se tient à un moment où les trois Etats concernés font face à des défis similaires dans la région du Liptako-Gourma reconnue comme étant l’épicentre de la crise sécuritaire dans le Sahel. D’après lui, la sécurité et le développement sont, aujourd’hui, les défis majeurs de notre espace et aucun Etat pris seul ne peut y faire face. Cette situation commande donc aux Etats d’agir en synergie pour non seulement réfléchir sur les voies et moyens pour y faire face mais, aussi, s’accorder sur les actions à mettre en œuvre collectivement. Même s’il reconnait que des progrès ont été accomplis dans la lutte que mènent nos Etats contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, le ministre malien en charge de l’Administration territoriale pense que la situation sécuritaire demeure encore préoccupante. Il a dit que face aux défis multiformes auxquels la région du Liptako-Gourma est confrontée, chacun des Etats développe et met en œuvre des initiatives au niveau national. Mais pour des problèmes qui ont une dimension transfrontalière, il faut trouver des solutions communes, en inscrivant les démarches dans une dynamique de coopération transfrontalière. DD/MD (AMAP)

Diéma : On joue au football dans la poussière

Par Ouka Ba Diéma, 12 mars (AMAP) Le cas n’est pas propre à Diéma seulement, partout les terrains de football sont envahis par la poussière lors des matchs, des entraînements, des séances de gymnastique et autres activités sportives. La poussière soulevée par les joueurs flotte dans l’air, réduisant souvent la visibilité. Une bonne partie de cette poussière est aspirée par les joueurs et même les spectateurs. Dans le cercle de Diéma,  il existe, partout, des terrains de football  aux dimensions variées. A part, le stade de la ville de Diéma où la terre est plate, damée, tout le reste des terrains de football dégagent de la poussière, à telle enseigne qu’il est, parfois, difficile de suivre correctement les joueurs. Même les élèves qui y font souvent des séances de gymnastique, trouvent leur compte en poussière. Seydina explique que celui qui court derrière le ballon, ne sent pas la poussière. C’est la personne qui est à l’extérieur du terrain qui peut voir les nuages de poussière et se couvrir le nez avec un mouchoir. Selon ce père de famille, au lieu de se maintenir en bonne santé, les enfants courent le risque d’attraper des maladies respiratoires, en s’exposant quotidiennement aux couches de poussière. Sébé, du haut de ces quarante ans, pense qu’il faut sensibiliser les enfants pour l’abandon de cette pratique qu’il qualifie de non hygiénique, pour ne pas accabler  leurs parents avec des ordonnances. Ousmane pose un seul préalable. « Avant de commencer à jouer ou à s’entraîner, dit-il, il faut arroser le terrain avec de l’eau ». Harouna, lui,  s’oppose à cette idée qu’il trouve extravagante. Il soutient qu’il est difficile d’avoir la quantité d’eau nécessaire pour arroser un terrain de football, surtout avec la rareté du précieux liquide, en cette période de canicule. Un passager bloqué à cause de la panne du bus qu’il avait emprunté, ajoute son grain de sel. L’homme raconte que le phénomène existe même dans les grandes villes. « A Kayes, poursuit-il,  je quittais mon logement à Légal Ségou pour me rendre au marché de légumes. Sur mon chemin, deux équipes étaient en compétition. On distinguait à peine les joueurs, tant ils étaient enveloppés par la poussière ». Saïbou, pense différemment. D’après lui, il suffit de boire régulièrement du lait frais pour enlever tous les résidus de poussière qui s’accumulent dans les poumons. En la matière, Issiaka l’infirmier, affirme qu’à défaut d’arroser le terrain avec de l’eau, il faut  mettre de l’huile goménolée dans les narines pour empêcher les microbes de s’infiltrer et attraper des maladies respiratoires et autres pathologies. OB/MD (AMAP)  

Le général Salif Traoré à Tombouctou : Le dispositif sécuritaire en place pour les législatives

Tombouctou, 12 mars (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, après Mopti, s’est rendu à Tombouctou où il a échangé avec l’ensemble des acteurs sur la sécurisation des législatives de mars-avril 2020. Accueilli à sa descente d’avion par le gouverneur de région, Koïna Ag Ahmadou, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités, avant de présider une réunion au gouvernorat avec les préfets des cinq cercles de la Région, les responsables des partis politiques, de la société civile et des forces de défense et de sécurité, ainsi que les chefs des mouvements armés signataires et non signataires. Le gouverneur de Région, Koïna Ag Ahmadou, s’est réjoui de la visite du ministre qui, selon lui, vient conforter les efforts déjà entrepris par les autorités locales. Il a rappelé que l’organisation et le déroulement des élections législatives est une émanation de la volonté du peuple exprimée lors du Dialogue national inclusif. Prenant la parole, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a déclaré être venu recueillir les préoccupations de la population en matière de sécurité. «Nous voulons que tout le monde se sente concerné. Nous sommes  conscients que la situation à Tombouctou est difficile aujourd’hui mais il va falloir du temps et de l’engagement de tous pour venir à bout de ces problèmes qui assaillent le pays. Malgré toutes ces difficultés, nous devons atteindre notre objectif majeur à court terme, à savoir l’organisation et la réussite des élections», a indiqué le général Salif Traoré, pour qui la sécurité est transversale et la collaboration de la population est indispensable. A ce propos, il a salué les efforts de Barkhane et de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui œuvrent au quotidien aux cotés des Forces de défense et de sécurité maliennes. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a assuré que toutes les dispositions seront prises pour sécuriser l’organisation et le déroulement des élections législatives. Lors des échanges, les candidats ou leurs mandataires ont réaffirmé leur adhésion à la démanche des autorités. A la suite de cette réunion, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rencontré au camp militaire les responsables de la MINUSMA et de Barkhane, les chefs de la sécurité et de défense et ceux des mouvements signataires pour débattre du plan de sécurisation des élections dans la région. MS/MD (AMAP) Amap-Tombouctou  

Mali : « Tous les tests sur le coronavirus se sont révélés négatifs » (Gouvernement)

Bamako, 12 mars (AMAP) Le ministre de la Communication, Yaya Sangaré a déclaré mercredi à Bamako que face à la persistance des rumeurs sur d’éventuels cas de coronavirus, le gouvernement, après des vérifications, dément et rassure les Maliens et les amis de notre pays, a appris l’AMAP de source officielle. «Le gouvernement rassure l’opinion nationale que les mesures appropriées sont prises pour le renforcement du dispositif de contrôle aux différentes entrées du pays pour prévenir le Coronavirus. Il rappelle que tous les cas d’alerte signalés jusque-là ont été testés négatifs», a tweeté le ministre Sangaré. Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement invite, par ailleurs, nos concitoyens à ne pas céder à la panique suite aux informations erronées faisant état de cas positifs déjà présents sur notre territoire. KM (AMAP)