Maintien des législatives et couvre-feu à partir de jeudi 26 mars (Message du président)
ADRESSE A LA NATION DU PRESIDENT IBRAHIM BOUBACAR KEITA SUITE A LA DECOUVERTE DE CAS DE CORONAVIRUS AU MALI Bismilahi Rahmani Rahimi Mes chers compatriotes, Hôtes qui vivez parmi nous, A cette heure, vous avez, certainement, toutes et tous, pris connaissance du communiqué du gouvernement rendu public ce matin et annonçant que deux cas présentés aux autorités sanitaires dans la nuit d’hier, mardi 24 mars 2020, ont été testés positifs au COVID-19, communément appelé Coronavirus. La nouvelle nous attriste mais elle ne nous étonne pas. Nous savions tous jusqu’où le Mali était exposé en tant que pays, voire encerclé. Nous sommes une terre de départ et d’accueil ; nos voisins sont contaminés ; la sous-région est contaminée ; l’Afrique, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest est contaminée ; nos compatriotes séjournent dans les pays considérés aujourd’hui comme épicentre du fléau tant redouté. Dès lors, la question n’était pas si le Mali allait être atteint à son tour, mais quand et à quelle échelle. Quand ? Nous y sommes hélas. Les deux cas confirmés démontrent que notre pays n’est pas un ilot, mais qu’il est partie intégrante d’un monde déboussolé et bouleversé par la fulgurance du mal et à sa capacité à remettre en cause notre sociologie, notre économie, notre liberté. A quelle échelle ce mal nous frappera t-il ? Cela dépendra de chacune de nous, de chacun de nous, de nous toutes et de nous tous, sans exception, sans complexe, sans relâche, chacun avec la pleine conscience de ce que ses écarts entraînent comme risque pour tout le monde, et de ce que le respect des mesures-barrières représente comme chance de salut pour la collectivité. Mes chers compatriotes, Le temps est lourd de défis et il nous interpelle individuellement et collectivement. Ne laissons pas, par l’insouciance, l’ignorance ou la fuite, le Coronavirus prendre ici l’ampleur qu’il a prise ailleurs. Des systèmes qui passaient pour être bien rodés cèdent sous le poids de l’épidémie. Des infrastructures sanitaires que nous croyions parées à toutes épreuves montrent aujourd’hui leurs limites face à l’étendue du mal. En occident, c’est un long mythe d’imprenabilité qui s’écroule. Alors, les leçons des grandes puissances économiques dans la tourmente doivent nous servir. Elles doivent nous conforter dans la certitude que le salut d’Etats vulnérables comme le nôtre réside dans la prévention, c’est-à-dire notre volonté et notre aptitude à limiter au maximum le risque de nous infecter les uns les autres. Je suis le premier serviteur de la nation surtout lorsqu’elle en péril comme aujourd’hui et je reste à votre entière disposition. Nos services de santé qui sont ceux d’un pays pauvre mais volontariste et fier restent à votre entière disposition. Le gouvernement dont le Premier ministre et les ministres ne ferment pas l’œil depuis plusieurs semaines, et cela avant la découverte des cas signalés, reste à votre entière disposition. L’Etat sera à vos côtés, dans tous ses démembrements. Les forces de défense et de sécurité, là ou besoin est, seront mobilisés, pour votre confort. Nos moyens sont justes. Ils peuvent même être considérés comme dérisoires face à ceux des puissances mondiales. Mais nous nous battrons. Tous les jours, nous renforcerons ces moyens. Et vous nous trouverez, nuit et jour, sur le front du Coronavirus, sans jamais déserter les deux autres fronts qui nous préoccupent et qui nous ont toujours préoccupés : la sécurité et le développement. Telles sont les exigences du temps. Nous ne nous y déroberons pas, car c’est du présent et du devenir du Mali qu’il s’agit. Et le Mali est infiniment supérieur à chacun d’entre nous. Maliennes et Maliens, hôtes du Mali, Aidons-nous donc. Aidons-nous à aider les uns et les autres ; prenons l’exacte mesure des dangers que le pays court désormais ; évitons les procès stériles ; évitons les analyses sommaires et les discours biaisés ; évitons les stigmatisations et respectons, chacun et chacune, les mesures-barrières. Je ne le dirai jamais assez : respectons les mesures-barrières. Au niveau des familles, faisons en sorte de ne pas exposer ceux du troisième âge, la catégorie qui a payé jusque-là, le tribut le plus lourd, le plus tragique, à l’épidémie. Surveillons-les mouvements des enfants ; évitons les allées et venues non nécessaires car ils accroissent le risque de contagion pour la famille. Il y a deux jours, je disais sur les plateaux de la télévision nationale que le spectacle de la Kaaba vide un jour de vendredi, était plus qu’éprouvant pour un croyant. De même que l’image des églises vides. Oui, que les autorités sunnites, les chiites, les chrétiens, les judaïques aient décidé de ne pas exposer leurs disciples montre la sagesse du Livre. Dieu est miséricorde, mansuétude et bonté infinie. Il est partout. Il est dans nos cœurs. Il sera davantage avec nous, en l’occurrence, si nous ne décidons pas d’exposer nos épouses, nos enfants, nos vieux parents, par le refus de nous conformer aux mesures-barrières prises par les gouvernants dans l’intérêt de chacun et de tous. Le maintien de la date des élections législatives ou la non-fermeture des marchés ne sauraient servir d’alibi à la décision de garder ouverts les lieux où les attroupements peuvent être évités sans remettre en cause l’essentiel. Les élections législatives émanent de la décision du Dialogue National Inclusif qui en avait, rappelez-vous, fixé les échéances. L’Exécutif s’est gardé d’interférer dans ce Dialogue salué par tous et considéré comme un grand acquis de notre Histoire immédiate. Ces élections se tiendront le 29 mars, c’est-à-dire, ce dimanche, et ce dans le respect scrupuleux des mesures-barrières. Le gouvernement fera tout pour que cela soit le cas. Les marchés seront, eux aussi, assujettis au respect desdites mesures. Tout ce qui doit être fait pour casser la chaîne de contamination sera fait. Mais nous ne pouvons oublier que c’est du marché quotidien qu’une grande partie de nos compatriotes, trouve sa survie et qu’une grande partie de nos foyers arrive à s’alimenter. La question ne peut pas être banalisée. Le gouvernement s’assumera et entreprendra tout pour contenir le mal. En plus de
Les législatives suspendues à un avis du Comité scientifique sur le Covid-19
Bamako, 25 mars (AMAP) Le comité scientifique, mis en place pour la gestion de la pandémie Covid-19, est en train d’évaluer la situation, afin de conseiller au gouvernement la tenue ou non des élections législatives du dimanche 29 mars 2020, a déclaré, mercredi, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. M. Bah, qui a rencontré les représentants des partis politiques les a informés, afin de partager leurs avis sur la question. Alors que certains partis, comme ceux de la Coalition des forces patriotiques, sont favorables à un report, d’autres estiment que le processus devrait être conduit à son terme. Il s’agit en occurrence des partis de la mouvance présidentielle. Le ministre a rassuré les uns et les autres que toutes les dispositions utiles sont prises pour protéger les électeurs dans les centres de vote. ID/MD (AMAP)
Bankass: Deux soldats maliens tués et trois autres blessés dans l’explosion d’une mine entre Baye et Pissa
Bankass, 25 mars (AMAP) Deux soldats maliens ont été tués, trois autres blessés et leur véhicule endommagé dans l’explosion d’une mine mardi, entre Baye et Pissa, dans le Cercle de Bankass, région de Mopti, au centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Un véhicule des forces maliennes de défense a sauté sur un engin explosif improvisé entre Baye et Pissa dans le centre du pays dans la région de Mopti, tuant deux soldats, blessant trois autres et endommageant l’engin qui les transportait, selon la même source. Notre source ne précise pas si un renfort a été déployé dans la zone encore moins les traces d’éventuels assaillants ou l’acheminement des blessés au Centre de santé le plus proche. KM (AMAP)
Dioila : Formation des assesseurs et des présidents des bureaux de vote sur le processus électoral
Doïla, 24 mars (AMAP) Une formation à l’intention d’une cinquantaine d’assesseurs et de présidents de bureaux de vote sur les différentes étapes du processus électoral des législatives, a pris fin lundi à Doïla sous la présidence du sous préfet central, Virginie Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’outiller les présidents et assesseurs des bureaux de vote à s’enquérir des éléments de bases pour mieux accomplir leur mission d’explication du processus à l’électeur. Le chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour expliquer de fond en comble le processus électoral depuis l’accueil de l’électeur devant le bureau de vote jusqu’à la fin du processus de vote. La méthodologie utilisée par les formateurs est la simulation du processus de vote et la même formation se déroule dans les autres sous préfectures de Dioila sous le contrôle du gouverneur de région et du préfet de Cercle. La formation s’est déroulée en présence d’une personne ressource, ancien sous préfet de Cercle à la retraite, Batama Magassa et d’un représentant de la MINUSMA. DF/KM (AMAP)
Les cas suspects détectés à Kayes sont négatifs
Kayes, 24 mars (AMAP) Les trois cas suspects de coronavirus enregistrés, lundi, à l’Hôpital régional Fousseyni N’Daou de Kayes, se sont révélés négatifs après analyse, apprend-t-on de sources médicales à Bamako. Dans un communiqué rendu public, lundi, la direction régionale de la Santé (DRS) de Kayes a précisé que le 1er cas est un homme de 42 ans, rentré de la France le 20 mars 2020. Cette personne présente une toux, des douleurs musculaires, une fièvre et des céphalées. Le 2è patient est un homme de 53 ans qui a quitté l’Espagne, via la France le 8 mars 2020. On a constaté chez cet individu une toux et une faiblesse générale. Quant au 3è cas, il s’agit d’un enfant de 3 ans, venu de la France le 8 mars 2020. On a constaté chez ce patient un écoulement nasal, des vomissements, une fièvre et des céphalées. D’après la DRS, les patients ont été mis en isolement. « Il s’agit des cas suspects. On attend les résultats des analyses », a déclaré le gouverneur de la Région de Kayes, l’Inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. En attendant ces résultats, la DRS de Kayes a appelé les populations au calme, à porter à la connaissance des autorités sanitaires tout cas suspect et à observer les mesures d’hygiène. BMS/MD (AMAP)
Kadiolo: Concertation entre l’administration et les acteurs politiques sur les préparatifs des législatives
Kadiolo, 24 mars (AMAP) Une rencontre d’informations a regroupé lundi à Kadiolo, le préfet de Cercle, Mahamar A Haïdara, ses adjoints, les maires, les mandataires des partis politiques, les membres de la CENI, les représentants de la société civile et de la presse locale, sur les préparatifs des élections législatives, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a déclaré que sur les 118 004 cartes d’électeurs de la circonscription,, 81 626 cartes ont été retirées, à la date d’aujourd’hui, soit 69,17 % avant de préciser que les listes électorales sont déjà affichées pour permettre aux électeurs de procéder à des vérifications. Mahamar A Haïdara a enfin déclaré que la formation des agents électoraux pour ces législatives commence ce mardi à partir de 08h00 dans sa circonscription administrative. Le médecin chef du centre de santé de référence, Dr Émilien Diarra a saisi l’occasion pour informer que le corona virus constitue une menace réelle pour notre pays avant de préciser qu’il a instruit la mise en œuvre de toutes les mesures prises par le gouvernement, dans le Cercle de Kadiolo qui fait frontière avec le Burkina et la Côte d’Ivoire. NIO/KM (AMAP)
Mali : Mise au point du gouvernement sur la suspension des vols commerciaux en provenance des pays touchés par le Coronavirus
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale qu’à l’issue de la Session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale du mardi 17 mars 2020, il a été décidé de la suspension jusqu’à nouvel ordre de tous les vols commerciaux en provenance des pays touchés à l’exception des vols cargos, à compter du jeudi 19 mars 2020. Cette mesure a frappé des centaines de nos compatriotes qui se trouvaient déjà dans des zones internationales de transit dans différents pays à travers le monde, bloqués, sans possibilité de regagner leur pays, le Mali. Eu égard à cette situation et sur proposition du Gouvernement, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a instruit qu’exceptionnellement, pour des raisons humanitaires, il soit procédé à la levée temporaire de ladite suspension jusqu’à ce vendredi 20 mars 2020 à 23h 59 mn. Depuis lors, 15 avions ont pu ramener nos compatriotes dans leur pays, qui ont tous subi les contrôles sanitaires adéquats à l’Aéroport International Modibo KEITA-SENOU. Le Gouvernement rassure qu’à ce jour, notre pays n’a pas encore enregistré de cas confirmé positif. Le Gouvernement appelle au calme et rassure la population que l’application des mesures de prévention mises en place au Mali depuis le mois de janvier 2020, par l’esprit d’alerte et d’anticipation du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales, se poursuivra et se renforcera davantage. Le moratoire sur l’interdiction des vols commerciaux prend fin ce vendredi à 23h59mns. Le Gouvernement rassure que rien ne sera épargné pour la Santé publique et la quiétude des maliens et maliennes où qu’ils se trouvent au Mali et ailleurs dans le monde . Bamako, le 20 mars 2020 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré
Conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou le 14 février 2020
Bamako, le 18 mars 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) publient aujourd’hui les conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises le 14 février 2020 à Ogossagou (commune et cercle de Bankass, région de Mopti). Conformément à son mandat de promotion et protection des droits de l’homme ainsi que de la protection des civils, et aussitôt informée des allégations de graves atteintes aux droits de l’homme ayant eu lieu le 14 février 2020, la MINUSMA a déployé une équipe d’enquête composée de neuf chargé(e)s des droits de l’homme et de quatre experts de police scientifique, dans le but de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque, d’identifier les auteurs ainsi que les victimes, et de situer la responsabilité des acteurs impliqués. Sur la base de la méthodologie du HCDH, les chargés des droits de l’homme ont conduit des enquêtes ex situ et in situ, respectivement à Mopti, Bamako, Ogossagou-Peul et Ogossagou-Dogon. L’équipe d’enquête a également rencontré des victimes, des témoins directs et indirects ainsi qu’un présumé auteur en détention, afin de vérifier les allégations reçues et d’établir précisément les faits et les responsabilités. Tout au long de l’enquête, les chargé(e)s des droits de l’homme se sont entretenus avec les autorités administratives, judiciaires et pénitentiaires ainsi que militaires de la région de Mopti. L’équipe d’enquête a également effectué une visite à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie à Sévaré où elle a interviewé une personne détenue en lien avec cette attaque. Au total, 117 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette enquête. Il sied de souligner qu’entre le 23 mars 2019 (date du premier incident dans le village d’Ogossagou) et le 13 février 2020, jour précédent l’attaque, la Division des droits de l’homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA a documenté au moins 46 incidents attribuables aussi bien à des éléments armés dogons que peuls, qui ont causé dans le seul cercle de Bankass, la mort d’au moins 259 personnes dont 51 enfants et cinq (5) femmes. Au terme de cette mission d’enquête, la MINUSMA est en mesure de conclure que le 14 février 2020 vers 5h du matin, plusieurs dizaines d’individus, dont certains identifiés comme des chasseurs traditionnels, appuyés par des hommes en tenue militaire et des membres présumés de la communauté dogon, ont conduit une attaque vraisemblablement planifiée et ciblant la partie du village d’Ogossagou habitée par les membres de la communauté peule. Les assaillants, munis de fusils automatiques, de fusils traditionnels de chasse et de machettes, ont exécuté au moins 35 personnes toutes membres de la communauté peule, dont une (1) femme, trois (3) garçons, et deux (2) filles, et blessé au moins trois (3) autres. A ce jour, au moins 19 personnes dont cinq (5) enfants sont toujours portées disparues depuis l’attaque. Une femme de plus de 70 ans et une fille de 6 ans en situation d’handicap mental sont décédées dans l’incendie de leur case. Une autre fille d’environ 4 ans a été tuée par balle alors que son père la portait sur son dos pour s’enfuir. Une fille de 13 ans, originaire d’un village dont les habitants s’étaient récemment installés à Ogossagou, a disparu depuis l’attaque. Les corps de 32 victimes, dont celui d’une (1) femme et de deux (2) enfants ont été enterrés dans une fosse commune au Nord du village nommé “Marabout”, les trois (3) autres corps ont été enterrés dans des tombes individuelles. Au moins 136 habitations (légères ou maçonnées) ont été détruites par incendie volontaire ou rendues inhabitables, 32 greniers et hangars de stockage de vivres incendiés ou rendus inutilisables, 24 charrettes, trois (3) bâtiments commerciaux (cuisine, rôtisserie et boutique) détruits, deux (2) enclos à bétail détruits et/ou incendiés et un nombre important de têtes de bétail volées ou tuées. Ces faits susmentionnés constituent des atteintes graves aux droits de l’homme, notamment des privations arbitraires du droit à la vie, des atteintes au droit à l’intégrité physique et morale, et des atteintes au droit à la propriété. Au regard de la loi malienne, ces actes peuvent constituer des crimes prévus et punis par le code pénal malien. Ces graves atteintes aux droits de l’homme pourraient également être qualifiées de crimes contre l’humanité, si jugées par un tribunal compétent, en vertu du droit international pénal, particulièrement l’article 7 du Statut de Rome. « Je suis très préoccupé par l’impunité dont jouissent les auteurs de ces actes similaires à ceux ayant déjà occasionné la mort d’au moins 157 personnes dans le même village en mars 2019 au cours d’une attaque planifiée, organisée et coordonnée. Il devient important de mettre un terme au cycle de violence meurtrière alimenté par l’impunité de ses auteurs », a souligné le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSMA, Monsieur Mahamat Saleh Annadif. Outre le déploiement d’une équipe d’enquêteurs des droits de l’homme, et conformément à son mandat de protection des civils, la MINUSMA a immédiatement déployé un détachement de Casques bleus par voie terrestre après avoir reçu l’alerte d’un risque imminent d’attaque via sa ligne verte, dans le but de prendre des mesures proactives pour protéger les civils. « Bien qu’arrivés aux alentours du village avant l’attaque, les éléments de la Force de la MINUSMA ont été détournés de leur itinéraire vers une autre localité. Ayant rebroussé chemin, les éléments de la Force ne sont arrivés sur les lieux qu’après l’attaque », a regretté le Représentant Spécial Annadif. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires, la MINUSMA a apporté un soutien logistique et technique ainsi qu’une expertise scientifique à une équipe de cinq enquêteurs de la Brigade d’Investigation Spécialisée déployée à Ogossagou, les 17 et 18 février 2020. Elle encourage le gouvernement et particulièrement les instances judiciaires nationales à user de leur devoir de diligence afin que les auteurs ne restent pas impunis. La MINUSMA se tient prête à poursuivre son assistance aux autorités maliennes compétentes dans le cadre des enquêtes en cours. Conformément
Communiqué du Gouvernement sur le test négatif au Coronavirus du Ministre de l’administration Territoriale
Le Gouvernement de la République du Mali porte à la connaissance de l’opinion publique nationale que Monsieur Boubacar Alpha Bah, Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, a été testé négatif au Coronavirus ce dimanche 22 mars 2020. Le gouvernement confirme que le Ministre Boubacar Alpha Bah est effectivement rentré en contact avec Monsieur Simeon SAWADOGO, Ministre Burkinabé en charge de l’administration territoriale, testé positif au Coronavirus. Leur rencontre se situait dans le cadre de la concertation des ministres et gouverneurs de la zone du Liptako Gourma, le 12 mars 2020 à Bamako. Le Gouvernement rassure la population qu’il ne ménagera aucun effort pour tenir informer l’opinion publique sur toute évolution de la situation de la pandémie Coronavirus au Mali. Bamako, le 22 mars 2020 Le Gouvernement Le Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement Yaya SANGARE
San : Deux personnes grièvement blessées et leur engin sérieusement endommagé dans un accident de la circulation
San, 23 mars (AMAP) Deux personnes ont été grièvement blessées et leur véhicule sérieusement endommagé dans un accident de la circulation samedi entre Toura et Sienso, sur la RN 13, dans le Cercle de San, a appris l’AMAP de sources concordantes. Une voiture Toyota Yaris transportant deux agents de la Subdivision de l’Urbanisme de San, quittant Sourountouna pour se rendre à San, a quitté la route dans les environs de 12 Heures, faisant un tonneau pour se renverser dans les broussailles, blessant grièvement les deux personnes à bord selon les mêmes sources qui précisent que l’engin a été sérieusement endommagé. Les deux blessés ont été acheminés au Centre de santé de référence de San où ils ont reçu la visite du Gouverneur de région, l’Inspecteur Général Biramou Sissoko, en provenance de Tominian pour une mission, déclarent les mêmes sources qui précisent que le Chef de l’exécutif régional à instruit d’évacuer à ses propres frais les agents blessés à l’Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou pour des soins appropriés. L’accident serait dû à l’inobservation des règles de la circulation routière selon nos sources qui précisent que les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de San étaient sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame. NC/KM (AMAP)

