Yélimané : Les élus communaux à l’école du budget sensible au genre
Yélimané, 26 août (AMAP) Un atelier sur le budget sensible au Genre à l’intention des élus communaux et des acteurs locaux a pris fin mardi à Yélimané, sous la présidence du maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité, a constaté l’AMAP. Financé par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID) et mis en œuvre par Save the Children, l’atelier avait pour objectif de familiariser les élus et les autres acteurs des communes de Guidimé et de Diongaga au diagnostic des problèmes du genre en les intégrant au budget. Le maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité s’est dit intéressé par l’initiative avant de promettre, au nom des bénéficiaires, de faire des efforts pour améliorer l’aspect genre avec les outils qui seront mis à leurs dispositions. Le représentant de Save The Children, Saleck Ould Dah a saisi l’occasion pour rappeler que la planification et la budgétisation municipale sensible au genre est conforme à la politique de l’État et aux objectifs du développement durable (ODD). AS.KM (AMAP)
Taoudénit : Le directeur régional du Cantonnement forestier libéré lundi, après 9 mois de captivité
Taoudénit, 26 août (AMAP) Le directeur régional du cantonnement forestier de Taoudenit, dans le nord du pays, N’Djé Cissé a été libéré par ses ravisseurs lundi après 9 mois de captivité, a appris l’AMAP de source locale. Natif de Goundam, le Directeur régional du cantonnement forestier de Taoudénit est arrivé lundi vers 19H chez lui en famille à Goundam où il a été accueilli en héro, par une foule nombreuse. Notre source précise que les parents, amis, connaissances et camarades d’âge de l’ancien otage, se trouvant à Goundam, Diré et Niafunké ont fêté son retour à la maison N’Djé Cissé qui était visiblement un peu fatigué a rassuré qu’il se porte bien et pour beaucoup de nos compatriotes tant à Goundam qu’à Niafunké, cet élargissement est un signe positif pour tous les autres encore privés de leur liberté. En rappel, le Directeur régional du cantonnement forestier avait été enlevé le 16 décembre 2019 dernier sur la route de Niono dans la zone de N’Djoura en compagnie de son chauffeur, libéré le lendemain de leur prise d’otage, pendant qu’il se rendait à Bamako pour prendre part à la rencontre du Dialogue National Inclusif. SM/ KM (AMAP)
Gao : Les communautés se consultent pour le retour au calme
Gao, 25 août (AMAP) Une rencontre s’est tenue dimanche, sous l’égide du gouverneur, le général de brigade, Sidiki Samaké, en vue de ramener le calme et la cohésion entre les communautés de la Région de Gao (songhoy, arabe, peulh et tamashek), dans le Nord du Mali, après des incidents qui ont fait trois morts et plusieurs blessés par balle, dans la nuit du jeudi au vendredi 21 août 2020, a constaté l’AMAP. C’était en présence du maire de la Commune urbaine de Gao Boubacar Dacka, et du premier vice-président de l’Autorité intérimaire régional, Zeïd Ag Mohamed. Dans son intervention, l’élu à Bourem, Mohamed Ould Matali, a remercié le gouverneur de Gao et l’ensemble de la population pour les efforts déployés dans la stabilisation de la région. Il s’est dit favorable à la création d’une commission ad-hoc qui fera des propositions au gouverneur. Le chef d’état-major du mouvement «Ganda-Izo», Ibrahim Issa Diallo, a souligné la nécessité d’associer toutes les communautés dans la résolution de la crise. Pour lui, la meilleure solution, c’est de dénoncer les malfaiteurs quelle que soit leur communauté. Le leader de la communauté arabe, Nema Ould Sidi Hamed, a laissé entendre que, pour la première fois, les Arabes ont senti que l’Armée malienne n’était pas à Gao uniquement pour une seule communauté. «Au cours des événements douloureux que nous avons vécus, les forces de défense et de sécurité ont sécurisé les personnes et leurs biens de toutes les communautés vivant à Gao», a-t-il témoigné. Quant au porte-parole de la jeunesse songhoy, Sidi Tonka Cissé, il a dénoncé les pillages des commerces, avant de demander aux autorités régionales de traquer les auteurs des actes qui compromettent le vivre ensemble dans la région. Après avoir condamné les événements douloureux, le gouverneur de la région a proposé des pistes de solutions parmi dont le désarmement de toutes les communautés. Selon le général Sidiki Samaké, une enquête est ouverte pour démasquer les auteurs de ces actes de vandalisme contre les commerces. Tout avait commencé lorsqu’un jeune homme a tiré à bout portant, en plein jour, sur un vigile montant la garde au centre commercial, devant un point de vente d’or au 6è quartier. Après son forfait, le malfaiteur a emporté l’arme de la victime. Dans sa fuite, il a été poursuivi par une foule et appréhendé au 7è quartier où il a été lynché. Ensuite, les magasins de commerçants ont été vandalisés, provoquant une tension vive dans la ville qui a connu des actes de violence. Après le déclenchement de ces évènements malheureux, les forces de défense et de sécurité sont intervenues pour maintenir le calme, avec le concours de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de la force française Barkhane. AT/MD (AMAP)
Mopti : Dissémination des résultats de l’enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité Smart 2019
Mopti, 25 août (AMAP) Les travaux de l’atelier de dissémination des résultats de l’enquête nutritionnelle anthropométrique et de mortalité rétrospective SMART 2019, ont pris fin vendredi à Mopti, sous la présidence de Mme Dembélé Fatoumata Dembélé, présidente de la Fédération régionale des associations de santé communautaire (FERASCOM), , a constaté l’AMAP. Il s’agissait de disséminer les résultats de l’enquête nutritionnelle SMART dans la région de Mopti et de façon spécifique s’agissait de présenter les résultats de l’Enquête nutritionnelle, de partager le rapport définitif de l’enquête avec l’ensemble des acteurs et d’échanger sur le contenu pour une meilleure appropriation. Réalisée dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre la direction générale de la statistique, de l’habitat et de la population (DGSHP/DN), l’INSTAT et les partenaires techniques et financiers (UNICEF, PAM, OMS et FAO), cette enquête a concerné toute les régions et le district de Bamako. Son objectif était d’apprécier la situation nutritionnelle des enfants âgés de 0-59 mois et celle des femmes âgées de 15-49 ans, et de déterminer les taux de décès dans la population en générale et chez les enfants de moins de 5 ans afin de contribuer à une meilleure prise en charge des problématiques nutritionnelles au Mali. Des résultats de l’Enquête présenté par Dr Aliou Bagayoko de la direction générale de la santé et de Mme Traoré Fatoumata Traoré de l’INSTAT, sur la base des standards de l’OMS, il ressort une situation de précarité par rapport à l’insuffisance pondérale et la malnutrition chronique au Mali avec un taux national respectivement de 18,1% et 26,1%. Dans le domaine, la région de Mopti est en situation sérieuse avec un taux d’insuffisance pondéral de 20,1% et 34,6% pour la malnutrition chronique. S’agissant du taux de prévalence de la malnutrition aigüe, Mopti a enregistré 7,8% en 2018 contre 7,6% en 2019 ; le taux brut de mortalité (TBM) dans la population générale de la région est 0,12% et le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 0,17% selon l’enquête SMART. De la présentation, il ressort que la situation de l’alimentation des enfants de 6 à 23 mois reste préoccupante avec 89,4% d’entre eux qui n’avaient pas eu un régime alimentaire minimum acceptable la veille de l’enquête. Il ressort également que les femmes en âge de procréer sont également affectées par la malnutrition sous ses 2 formes dont la maigreur avec 8,6% et le surpoids 33,9% et une disponibilité peu satisfaisante du sel iodé dans les ménages estimé à (65%). A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, le renforcement des interventions de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant dans toutes ses composantes (interventions spécifique et sensible à la nutrition); la poursuite de la mise à l’échelle des Groupes de Soutien aux Activités de Nutrition (GSAN) et dynamiser les GSAN existants (DGSHP/SDN)et le renforcement de la supervision des activités de collecte des données SMART dans les régions en crise pour améliorer la qualité des données. Pour réussir les futures enquêtes, les participants ont suggéré des enquêtes désagrégées pour prendre en compte les disparités et les spécificités des districts sanitaires. La rencontre de cette 9ème enquête SMART depuis 2011 au Mali réalisée du 31août au 29 septembre 2019 a regroupé le personnel de la direction régionale de la santé, du développement social et de l’économie solidaire, l’ensemble des médecins chefs des districts sanitaires de la région, les organisations de la société civile et les partenaires. DC/KM (AMAP)
Championnat de football du Mali : Le Stade malien termine en beauté
Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de crise sanitaire du Civid19, le championnat national de football a repris, vendredi, avec la 22è et dernière journée de la phase de poule. En déplacement à Mopti, le Stade malien s’est imposé devant l’AS Sabana (2-1). Leaders incontestés de la poule B, les Blancs, déjà qualifiés pour le Carré d’as, comptent désormais 54 points tandis que l’AS Sabana reste bloquée à 11 unités et va jouer les play-off pour le maintien. La 22è journée se poursuit, samedi et dimanche. Mais l’incertitude plane sur plusieurs matches, notamment AS Police-Djoliba, COB-USC Kita, Avenir AC-Nianan. Certains clubs refusent de prendre part à la suite de la compétition. Ils dénoncent des irrégularités dans la mise en place des Commissions indépendantes de la Femafoot. LS/MD (AMAP)
Championnat de football du Mali : La reprise
Bamako, 22 août (AMAP) Après cinq mois d’interruption pour cause de la maladie à coronavirus, le championnat national reprend ses droits cet après-midi avec les rencontres de la 22è et dernière journée de la phase de poules. Des confrontations d’autant plus importantes qu’elles permettront de connaître le nom des deux dernières équipes qualifiées pour le Carré d’as et des huit équipes qui disputeront les play-offs pour le maintien dans l’élite. Deux équipes ont déjà validé leur ticket pour le Carré d’as. Il s’agit du Djoliba, premier de la poule A avec 51 points et du Stade malien, leader de la poule B avec 51 points. Les deux derniers tickets se jouent entre le Réal (2è, 37 points), l’AS Police (3è, 36 points), le CSD (4è, 35 points) dans la poule A et le COB (2è, 36 points) et Yeelen olympique (3è, 36 points) dans la poule B. Parmi les huit équipes qui doivent disputer les play-offs, on connaît déjà le nom de six formations. Pour la poule A, il y a Avenir de Tombouctou (10è, 19 points), Mamahira AC de Kati (11è, 15 points) et AS Performance (12è, 13 points), alors que les élus de la poule B ont pour nom le CSK (9è, 17 points), l’AS Sabana de Mopti (10è, 11 points) et l’US Bougouni (11è, 11 points). Les deux autres tickets pour les play-offs se jouent entre le Nianan (7è, 25 points), l’ASB (8è, 24 points), le Sonni AC (9è, 23 points) dans la poule A; l’Usfas (6è, 24 points), Asom (7è, 23 points) et l’AS Black Star (8è, 21 points) dans la poule B. Au total, 11 rencontres sont au programme de la 22è journée dont 6 à Bamako. La rencontre la plus attendue est sans doute celle qui opposera le Réal, 2è de la poule A avec 37 points et LC. BA (5è, 34 points) samedi 22 août au stade du 26 Mars. Cette rencontre est placée sous le signe de la revanche pour le Réal qui a été battu 1-0 à l’aller par les Tigres du président Sékou Diogo Keïta (but de Mohamed B. Traoré). Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, le technicien ivoirien des Scorpions, Yélato Silué a été limogé et remplacé par Kamel Djabour, ancien entraîneur du Djoliba. Pour cette rencontre, le Réal doit impérativement gagner pour être sûr de participer au Carré d’as, ce qui n’est pas le cas pour les Tigres de Lafiabougou. En effet, LC. BA doit gagner contre le Réal et en même temps compter sur les défaites de l’AS Police et du CSD face, respectivement au Djoliba et à l’AS Performance, pour décrocher le précieux sésame. C’est dire que les joueurs de la Commune IV ne sont pas maîtres de leur destin, contrairement aux Scorpions qui doivent simplement gagner pour disputer le Carré d’as. Le troisième prétendant au précieux sésame s’appelle l’AS Police qui sera face au Djoliba, demain au stade Mamadou Konaté. Si les Policiers (3è) s’imposent et qu’en même temps LC. BA l’emporte face au Réal, ils passeront devant leurs concurrents directs et valideront leur ticket pour le Carré d’as. Tout reste donc possible pour les trois formations et bien malin qui pourra dire laquelle des trois disputera la deuxième phase du championnat. La rencontre qui opposera l’USC Kita (2è) et le COB (5è), samedi au stade Mamadou Konaté est également une belle affiche. Si l’équipe de la capitale de l’Arachide n’a rien à perdre dans cette rencontre, ce n’est pas le cas des Olympiens qui ont impérativement besoin d’une victoire pour se qualifier pour le Carré d’as. Au match aller, les Olympiens s’étaient fait surprendre 1-0 à Kita. L’autre choc opposera Yeelen olympique (3è, 36 points) et l’USFAS, (6è, 24 points). Un succès de Yeelen olympique conjugué avec une déconvenue du COB devant Kita, propulsera l’équipe de la Commune II au Carré d’as. Pour les autres rencontres, l’AS Sabana défiera le Stade malien cet après midi au stade Baréma Bocoum de Mopti, demain le Sonni AC et Avenir AC recevront, respectivement Mamahira AC et le Nianan dans des matches délocalisés à Mopti. A Koulikoro, l’AS Performance en découdra avec le CSD, tandis que l’AS Bakaridjan s’expliquera avec l’ASB au stade municipal de Barouéli. Les deux dernières rencontres de cette 22è journée opposeront l’AS Black star et l’US Bougouni d’une part et d’autre part, les Onze Créateurs et le CSK. Vendredi 21 août au stade Baréma Bocoum AS Sabana-Stade malien : 1-2 Samedi 22 août au stade Baréma Bocoum 15h30 : Sonni AC-Mamahira AC 18h : Avenir AC-Nianan Au stade Mamadou Diarra. H 15h : AS Performance-CSD Au stade de Barouéli 15h : AS Bakaridjan-ASB Au stade Mamadou Konaté 15h : AS Police-Djoliba 17h : COB-USC Kita Au stade du 26 Mars 15h : Réal-LC. BA 17h : Yeelen olympique-Usfas Dimanche 23 août au stade Mamadou Konaté 15h : Black star-US Bougouni 17h : Onze Créateurs-CSK NB : Le Collectif des ligues et clubs majoritaires de la Fédération malienne de football (CLCM) a décidé de ne pas participer au championnat et l’incertitude plane sur la tenue de certains matches. BT/MD (AMAP)
Mali : Retour au calme à Gao (Nord)
Par Mohamed TOURE Gao, 22 août (AMAP) La Cité des Askia, Gao, avait une allure de ville morte vendredi. Au lendemain des violences, samedi, la situation s’est nettement améliorée. Les activités ont repris et les populations vaquent à leurs occupations. Au marché, les boutiques ont rouvert. « Nous avons décidé d’ouvrir nos boutiques aujourd’hui après les mouvements d’hier (Ndlr, vendredi). La situation était grave hier. Avec les tirs et la tension, c’était impossible d’ouvrir les boutiques », explique un commerçant. Au 4ème quartier, « Aljanabandja », d’où est parti la violence, jeudi soir, avec l’assassinat de deux jeunes par des hommes armés non identifiés, les activités ont également repris. Les commerces fonctionnent. La présence militaire reste toujours impressionnante en certains endroits, notamment au centre-ville. Des véhicules militaires sont encore stationnés devant les bâtiments administratifs. On note, aussi, la présence de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avec les forces maliennes en différents points et à l’intérieur du marché. Selon plusieurs témoignages, la promptitude de la réaction des Forces armées maliennes et leurs partenaires internationaux a permis, hier, de faire baisser rapidement la tension. Les patrouilles militaires, souvent avec des véhicules blindés, se sont multipliées tout au long de la journée. Des hélicoptères ont aussi sillonné le ciel pour rassurer les populations. D’autres actions ont été entreprises au niveau social pour éviter l’escalade. Dans la soirée d’hier, au cours de longues interventions radiodiffusées, plusieurs leaders religieux et légitimités traditionnelles ont appelé au calme et à la retenue. Une note de service de l’hôpital régional, rendue publique, jeudi, confirme le décès de deux personnes et neuf autres blessés dans les violences du jeudi et du vendredi. « Les victimes admises à l’hôpital présentaient des blessures causées par des armes à feu », a précisé le service de santé. MT/MD (AMAP)
Culture : Tresses et parures en milieu Songhoy, dans le Nord du Mali
Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 août (AMAP) En milieu sonrhaï, dans le Nord du Mali, chaque étape de la vie d’une femme correspond au port de certaines parures, de la naissance à la mort, en passant par la jeunesse, le mariage, la maternité et la vieillesse. Les tresses grosses, moyennes ou minces expriment merveilleusement le génie artistique songhoy. Quant aux parures, elles sont confectionnées dans une multitude d’objets très significatifs chez les Songhoy. C’est le cas des perles fabriquées à partir de coquillages d’ambre : bagues, bracelets et autres.. La secrétaire stagiaire au Musée du Sahel à Gao, Mme Maïga Farimata Touré, explique que les tresses songhoy sont créées en fonction de la culture, de l’identité ethnique, des événements, des envies et, surtout, pour le respect que les femmes ont de la beauté des coiffures. Mme Maïga lève le voile sur l’art des tresses songhoy : « elles peuvent être faites de manière torsadée sur le cuir chevelu. Dans le milieu traditionnel, elles sont multiples et très variées. Les tresses songhoy se classent en trois catégories : les tresses avant l’âge nubile, les tresses de beauté, les tresses frappées d’interdit ». Les tresses avant l’âge nubile, « Jisi », signifie « réservé « la jeune fille est rasée. Une mince bande de cheveux est gardée sur le front. Elle est divisée et tressée en deux rangées de la gauche vers la droite. Le « Tchiéchi » est tressé sur la tête des jeunes filles de 10 à 15 ans. Le message qu’elle transmet, en songhoy, est : ce qui est posé sur la bordure ». Cette tresse s’accompagne toujours d’un boubou blanc, d’un pagne noir et la fille porte des chaussures en peau d’animal. Les tresses « Sourgou-sourgou » sont réservées à la jeune fille de 13 ans ou plus. La tresse de beauté « Zourazoura » orne la tête de la jeune femme et est portée au moment des différentes fêtes. « Les Zoota-Kamba » sont également les tresses de beauté réservées aux femmes célibataires. La maternité est traduite par une tresse appelée « KoKara ». Après l’accouchement, la mère du bébé transmet son message en portant cette coiffure. Il en existe deux. Les tresses sont entrelacées de perles (Kawla) qui ont des significations. Premièrement, si la femme porte au front trois « Kawla », l’enfant qu’elle porte sur le dos est un garçon. D’où le nom de « Kokara-Izé-aro ». Si elle porte quatre «Kawla» l’enfant est une fille. Cette coiffure porte le nom de « Kokara-izé-woyo ». Les femmes mariées, qui ont fait deux maternités, portent la coiffure « Zumbu » qui a la forme d’une crête de coq. Ainsi, les cheveux sont tressés de tous les côtés parsemés de perles. Le front est couvert de nattes de perles. Le milieu de la tête est couvert par le «Zumbu » à la crête agrémentée de lambeaux de fils rouges qui tombent sur les joues. Les « Zoota-Kamba » ou « manche de louche » désignent les cheveux tressés sur tous les côtés, mélangés ou entrecoupés de perles « Kawla ». Ce sont des tresses de beauté rassemblées sous forme de manche de louche qui sont la marque des femmes célibataires, en quête de l’âme soeur. Elles révèlent la situation sociale de la femme. La coiffure «Yolo-Gorbo» ou «Yola-Yola» est compliquée. Les cheveux sont divisés et tressés de telle sorte que les tresses pendent des deux côtés sur les joues. Une touffe de tresses tombe sur le front. Plusieurs tresses éparpillées recouvrent la nuque. « Bamba-Bamba » ou encore « Yénia hiri » sont des réussites de perles disposées sur le front. Les cheveux sont tressés en remontant de la nuque au front. Ce travail est enrichi avec des perles « Kawla ». Ces perles multicolores soutiennent les tresses. La nouvelle mariée porte cette coiffure toute la semaine après le mariage. Elle est interdite aux veuves, femmes non mariées et âgées. La tresse «Moorari» est interdite aux filles. Elle est uniquement l’attribut des femmes âgées. La vue de la tresse «Binba» est interdite à tout homme qui peut marier la femme après son veuvage de quatre mois et dix jours. Selon les confessions religieuses, la « Faata » est interdite aux autres femmes.». Les tresses « Hilo Hilo » appartenaient aux seules femmes de l’ethnie «Gorongobou» de Gao. Par contre, « Bamba-Bamba », « Manga-Fa », « Zumbu » sont utilisées par toutes les catégories de femmes de la communauté songhoy. Qu’elles soient grandes dames, épouses de rois, d’empereurs ou d’hommes libres. Cette tresse se fait le premier jour du mariage. Elle est interdite au nouveau marié de voir cette tresse, car il serait possédé par les esprits. Le modèle « Moorari » signifie caresse en milieu songhoy. Les cheveux sont divisés en deux ou trois parties et sont tressés sans finesse du front vers la nuque. Il est propre aux femmes qui ont atteint l’âge de la ménopause. Mais elle est interdite aux autres femmes songhoy. Dans certains milieux, on l’appelle « Kum-Kum », «Faata», ou encore « Faata-Koli » qui veut dire rassembler, réunir. Cette coiffure se distingue par sa simplicité. Le directeur régional du Musée du Sahel de Gao, Abdoulaye Maïga, explique que les tresses songhoy permettent aux femmes de se rapprocher, de partager les moments de bonheur et de malheur. Il précise aussi que le rôle social des tresses, en milieu songhoy, se reflète dans l’apprentissage car la transmission du savoir-faire des compétences dure longtemps entre les générations. Mme Maïga Mariam Maïga, secrétaire au gouvernorat de Gao exprime sa fierté d’être descendante de l’ethnie sorgho. Cependant, elle ne croit pas aux interdits de certaines tresses. Selon elle, le mariage est un destin. Elle affirme avoir déjà porté des tresses songhoy (Hilo-hilo, Bamba-bamba et Zota-Kamba) sur exigence de sa mère, ajoutant que certaines coutumes n’ont plus leur place. Mme Maïga Halimatou Touré (Halibara) est la gardienne des tresses songhoy de la Région de Gao qu’elle a hérité de sa grand-mère, Agaïchatou Bilal, originaire de Gao et de la famille «Gorongobou». Selon elle, grâce au métier de coiffeuse de tresses songhoy, elle est connue sur les plans régional et national. Au niveau de l’artisanat de Gao, Mme Maïga Halimatou est la seule qui fait encore les tresses songhoy, prête les tresses songhoy
Incidents à Gao : Trois morts et plusieurs blessés
Gao, 21 août (AMAP) Des incidents dans la ville de Gao (Nord), ont fait trois morts et plusieurs blessés, lorsque, dans la nuit de jeudi, aux environs de 21h 30mn, des individus armés ont ouvert le feu, à bout important, sur un groupe de jeunes qui prenaient du thé devant une famille, au quatrième quartier Aljanabandia. La troisième victime a eu lieu, vendredi, vers 11 heures du matin, dans ce qui semble être des incidents intercommunautaires. Selon plusieurs versions, des jeunes auraient, ainsi, vengé l’un des leurs lynché, dimanche dernier, par d’autres jeunes d’une autre communauté. Ceux-ci informés de la mort de leurs camarades ont passé toute la nuit, de jeudi à vendredi, à brûler des pneus et à vandaliser certains commerces tenus ceux qu’ils tiennent pour responsables. Dans un enchaînement de violences, des jeunes, qui continuent à parader en ville dans des pick-up, auraient tiré à balles réelles sur des passants, faisant plusieurs blessés. Tôt le matin du vendredi les forces de défense et de sécurité ont saisi des armes sur certaines personnes. Le commandant par intérim du théâtre-Est des opérations « Maliko », le colonel Bouréhima Coulibaly, a assuré que depuis hier soir (Ndlr, jeudi) jusqu’à ce matin (vendredi) les forces de sécurité ont le contrôle de la situation. Il a indiqué qu’une partie de la mission des Forces armées maliennes (FAMa) est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le c Actuellement, toute la ville de Gao et sa périphérie sont sous contrôle des FAMa. Les forces étrangères, aussi, sont présentes sur le terrain, en particulier, la force Barkhane qui sécurise l’hôpital de Gao où ont été évacués les blessés et les morts. Les crépitements des armes continuent. Tous les commerces sont fermés et la majeure partie de la population est terrée dans les maisons. Des hélicoptères continuent à survoler la ville. Le gouverneur de Gao, le général Sidiki Samaké, a réuni les notabilités de la région et les responsables des forces de l’ordre ainsi que les leaders des communautés arabes et songhoy. Mais avec les tirs d’armes, les participants ont sollicité du premier responsable de la région de surseoir à la rencontre, en attendant le calme. Avant de reporter la rencontre, le gouverneur a écouté les leaders des deux communautés et la jeunesse. Une grande partie des intervenants a demandé au gouverneur, de procéder au désarmement de tout individu armé, autre que les forces de sécurité. AT/MD (AMAP)
Gao (dans le Nord du Mali) : Sous haute tension
Gao, 21 août (AMAP) La ville de Gao, dans le Nord du Mali, est sous tension, vendredi, les activités sont réduites et beaucoup de personnes préfèrent rester chez elles. Plusieurs boutiques, les banques et services n’ont pas ouvert leurs portes. Des tirs sporadiques sont entendus, dans la matinée. Un important dispositif sécuritaire est déployé dans la ville. Des colonnes de véhicules militaires patrouillent depuis le matin. Des avions de chasse et des hélicoptères survolent également la ville. D’autres véhicules militaires des Forces armées maliennes et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sont positionnés devant le Gouvernorat, la Mairie ou encore l’Assemblée régionale. Ces mouvements sont consécutifs à l’assassinat, jeudi soir, au 4ème quartier « Aljanbandja », de deux jeunes par des hommes armés non identifiés. Le « grin » (club d’amis) des jeunes a essuyé des tirs à l’arme automatique par des individus à bord d’un véhicule, ont rapporté des témoins. Ces violences ont provoqué l’ire de groupes de jeunes qui sont nuitamment descendus dans les rues. Des rassemblements de jeunes ont été signalés, aux environs de 23 heures à travers la ville, notamment sur certaines artères où ils sont brûlé des pneus et pose des barricades. MT/MD (AMAP)

