Diéma : Les candidats à la migration irrégulière n’attendent plus la fin des travaux agricoles

Par Ouka BA AMAP-Diéma Diéma, 31 août (AMAP) Le phénomène est nouveau à Diéma ! De jeunes candidats à la migration clandestine et irréguliere n’attendent plus la fin des récoltes. Ils déposent délibérément leurs outils agricoles, avant même de finir les différentes phases de désherbage des champs. Ils partent, en catimini, à l’insu de leurs parents. Ces départs vers l’inconnu ne font qu’accentuer l’insuffisance de bras valides dans cette bande sahélienne où l’agriculture et l’élevage demeurent les moteurs de l’économie locale. Selon des constats, le Cercle de Diéma enregistre, chaque année, un plus grand nombre de départ sur les chemins de la migration irrégulière. Près de 90%  des jeunes, âgés de 18 à 25 ans, empruntent la route de l’incertitude ou « route de la mort », pour tenter de franchir, à leurs risques et périls, la Mer Méditerranée. Un vieil homme n’en finit pas de pleurer son fils disparu en mer. « Durant le temps qu’il a passé  en Libye, explique l’homme du troisième âge, sur un ton nasillard, mon fils m’envoyait régulièrement de l’argent ». Son oncle lui avait trouvé une fille à marier. « Le jour où j’ai appris la mort de ce fils béni, je suis resté deux jours sans pouvoir avaler la moindre nourriture. La mort s’est trompée de cible. C’est moi qu’elle devait emporter à la place de mon fils », se lamente le père inconsolable. La vieille Minétou, raconte que sa dernière communication avec son fils remonte au moment où il a posé le pied sur le bateau. « Je ne suis plus parvenue à le joindre au téléphone. Dès lors, le doute a commencé à m’habiter. Quelques jours après, mon frère qui réside en France, m’a informée de son décès », dit la maman endeuillée. Dans une maison, à Nafadji, le chef de famille cache toujours la mort de son fils. « Si la nouvelle est sue, la mère et la femme du garçon seront anéanties », déclare-t-il. La traversée de la Méditerranéen ne fait plus peur à Wandé, ancien migrant, originaire de Torodo. D’ailleurs, il s’apprête à repartir en Libye. Il explique que son jeune frère a péri lorsque le bateau qui le transportait a chaviré. « De nombreux jeunes de Torodo ont succombé », déclare l’homme, venu renouveler sa carte d’identité à la préfecture de Diéma. Cette fois-ci, il compte passer par Gao, dans le Nord du Mali, pour atteindre l’Algérie, D’après lui, les migrants ont moins de problèmes, sur cette piste, à part, quelques fois, les bandits qui les rançonnent. Par contre, l’itinéraire par la Mauritanie ne prospère plus, avec les mesures imposées par ce pays. PHENOMENE CULTUREL – Dans la plupart des cas, les enfants soninkés s’en sortent. Dès leur bas âge, leurs parents leur apprennent à travailler, à adopter de « bons comportements », pour affronter les dures épreuves qui les attendent dans « les pays des Blancs ». C’est pourquoi, certains soutiennent, qu’il est difficile de voir un migrant soninké fainéant. Pour le départ, ils s’organisent en petits groupes de 3 à 5 pour effectuer le déplacement périlleux. Ils vont en Libye, pour atteindre ensuite l’Italie, la France, les Etats-Unis, etc, en passant par l’Algérie ou la Mauritanie, dans l’espoir de gagner de l’argent et  aider leurs parents. Là-bas, ils créent des chaînes de solidarité et entreprennent, souvent, des actions de développement dans leur localité, à travers, notamment la construction d’écoles, de mosquées, la réalisation de forages, l’aménagement de barrages, le paiement des impôts et taxes, etc. Malgré les efforts de sensibilisation contre la migration irrégulière par le ministère des Maliens de l’Extérieur et ses partenaires, notamment l’Union européenne (UE) et l’Agence espagnole pour la coopération internationale et le développement (AECID), le nombre de départ vers les côtes, s’accroit, chaque jour, un peu plus. Dans le Cercle de Diéma, les Communes de Diéma, Diangounté Camara, Lambidou, Fatao, Béma, Madiga Sacko et Diéoura, zones à majorité Soninkés reconnus pour leur grande mobilité, la migration est ancrée dans les habitudes et les coutumes. Elle fait partie de leur quotidien, de leur culture. Les enfants qui restent ont moins de considération dans la société. Rares sont les parents qui acceptent de leur donner leur fille. Par contre, ceux qui parviennent à rentrer en Europe, ont droit à tous les honneurs. Aussi, le rêve de chaque parent, est-il d’avoir un fils à l’extérieur du pays, afin d’acquérir des moyens matériels suffisants et construire des maisons en dur. Dans les localités à prédominance bambara, la migration s’opère de façon tempérée. Généralement, cette communauté privilégie le travail de la terre dont elle tire la majeure partie de ses revenus. A côté, elle pratique d’autres activités lucratives. DRAME HUMAIN – En 2015, le bilan d’un naufrage survenu en Mer méditerranéenne a été macabre, avec 184 victimes dans la Région de Kayes. Parmi ces naufragés, 34 provenaient du Cercle de Diéma, endeuillant plusieurs familles. Une enquête du Comité international de la Croix Rouge (CICR), en partenariat avec le Comité régional de la Croix Rouge malienne de Kayes, dans plusieurs villages de la première Région, a révélé que des dizaines de migrants sont morts en Mer méditerranéenne. Cette mission avait pour objectif de procéder au Rétablissement des liens familiaux (RLF) afin de renforcer le mécanisme de mise en relation des parents avec leurs enfants dont ils sont restés sans nouvelles. La disparition de nombreux migrants a fait, aujourd’hui de nombreuses veuves. Les croyances locales qualifient ces pauvres femmes de porte-malheur. Elles sont stigmatisées, rejetées, souvent, par leurs beaux-parents. Aucun homme ne veut d’elles. «Dans notre société, quand une jeune femme perd son mari, les hommes se méfient d’elle », laisse entendre Sédifo. « Cette femme qui porte la poisse est capable de tuer jusqu’à trois maris. C’est son quatrième époux qui la conduira dans sa tombe », poursuit l’homme, en ôtant de sa bouche, un morceau de cola. En milieu soninké, avant de partir à l’aventure, on oblige le jeune garçon à prendre femme, pour lui faire subir le poids d’une certaine responsabilité vis-à-vis de sa famille et de la société. C’est pour faire en sorte qu’il n’oublie pas son village d’origine, qu’il se souvienne toujours de ses

Mali : Un civil tué et deux autres blessés par des soldats français à Gao (Barkhane)

Bamako, 01 sept (AMAP) Un bus de transport de passagers a essuyé des tirs de la Force Barkhane, mardi, faisant trois blessés dont un grave, a une cinquantaine de kilomètres de Gao, dans le Nord du Mali, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué de l’état l’état-major français, le blessé grave, qui a été transporté à Gao pour y recevoir les soins appropriés par l’Armée française, a succombé à ses blessures. La France confirme « la mort d’un civil malien et deux autres blessés par des militaires français de la force antidjihadiste Barkhane lors d’un incident impliquant un bus ayant refusé de ralentir malgré des sommations », a indiqué la même source. AC/MD (AMAP)

Préparatifs de la concertation nationale : Consultations tous azimuts

Bamako, 01 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a annoncé pour « très prochainement » l’avant-projet des termes de référence pour l’organisation de larges concertations sur la Transition, a appris l’AMAP, lundi, en marge des pré consultations que les militaires ont engagées, au ministère de la Défense et des Anciens combattants, avec la classe politique et l’ensemble des forces vives de la nation. La rencontre, présidée par le 1er vice-président du CNSP, le colonel Malick Diaw, avec une large palette d’acteurs nationaux a permis d’échanger sur l’organisation des assises nationales devant aboutir à un consensus autour de la gestion de la Transition. A la fin de la rencontre, Dr Bocary Tréta de la coalition Ensemble Pour le Mali (EPM) a indiqué que lui et ses camarades étaient venus répondre à l’invitation du CNSP dans le cadre de ce qu’ils ont appelé « une pré-consultation » en vue d’organiser de larges concertations sur la transition. Il s’agit, selon lui, de l’organisation institutionnelle de la Transition, ses organes et sa feuille de route. «Nous avons félicité les membres du Comité pour leur initiative de consulter les forces politiques et sociales de notre pays. Nous avons marqué notre totale adhésion au processus de la Transition politique et civile qu’ils ont annoncé», a déclaré Dr Tréta, ajoutant qu’ils espèrent que les membres du CNSP tiendront parole en ce qu’ils se sont engagés à rendre le processus participatif et d’être « d’égal commerce vis-à-vis de l’ensemble des forces politiques et sociales ». «Nous avons accueilli très favorablement l’annonce faite par eux (les militaires) de rendre disponible très prochainement un avant-projet des termes de référence pour l’organisation de la concertation nationale. Nous avons annoncé que nous leur ferons parvenir, dans les jours à venir, nos propositions dans le sens de contribuer à l’élaboration desdits projets de termes de référence», a signalé le président de l’alliance EPM. Selon lui, la rencontre s’est déroulée dans une parfaite compréhension mutuelle. Ils ont donc encouragé les membres du CNSP à poursuivre dans ce sens, tout en leur donnant l’assurance que l’alliance EPM est disponible et apportera toute sa contribution à l’organisation de la Transition politique et civile qu’ils ont annoncée. Concernant la présidence de la Transition, Dr Bocary Tréta dira que du moment où il y aura une concertation nationale sur la base des termes de référence qui seront communiqués, l’alliance EPM viendra comme toutes les forces politiques et sociales dire ce qu’elle pense. Mais déjà, Dr Tréta a déclaré que les propositions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vont dans le bon sens. « Seulement, elles ont besoin d’être adaptées à la situation réelle de notre pays », a-t-il ajouté. INCLUSIVITE TOTALE – Pr Tiémoko Sangaré, président de l’Alliance pour la démocratie-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a abondé dans le même sens. Selon lui, au niveau de la coalition EPM, ils  ont déjà élaboré le draft d’un document qui sera finalisé et transmis au CNSP. « En même temps, a-t-il dit, quand nous auront le projet de termes de référence, nous allons l’analyser en fonction des différentes positions qu’ils (les militaires) auront déjà énoncées dans leur projet de document ». Pour Pr Tiémoko Sangaré, le plus important c’est que tout soit fait pour d’abord mettre les Maliens ensemble. «Il y a beaucoup de problèmes dans le pays qui ne pourront avoir de solutions que dans l’unité des Maliens. On entend beaucoup de discours mais tout cela c’est du superfétatoire », a-t-il laissé entendre, ajoutant que notre pays a, aujourd’hui, des défis importants à relever et qui doivent amener les uns et autres à accepter de dépasser certaines considérations pour se consacrer à l’essentiel. «De ce point de vue, nous avons dit aux membres du Comité l’importance d’organiser tout ce qui sera fait dans le cadre d’une inclusivité totale pour qu’à l’arrivée, tous les Maliens se sentent concernés par ce qui sera décidé et puissent, ainsi, apporter chacun du sien pour que ce qui est envisagé puisse être réalisé», a insisté le président de l’Adema-Pasj. Pour lui, la rencontre a été positive et ils ont senti la volonté, au niveau du CNSP, d’agir avec l’ensemble des Maliens et de faire face aux urgences de notre pays. C’est donc à ce titre qu’ils ont exprimé leur disponibilité à accompagner cette démarche, à jouer le rôle qui est le leur en tant que force politique dans le cadre de ce qui sera fait. De son côté, le colonel Malick Diaw a rappelé que notre pays traverse une période cruciale. Et, donc, il est important que tous les Maliens, toute la classe politique, tous les regroupements et l’ensemble des forces vives de la nation se réunissent autour d’une table dans un processus de concertation. «Les Maliens vont se réunir et échanger afin de convenir sur quelque chose pour la bonne marche de la transition», a précisé le 1er vice-président du CNSP, ajoutant que le pays a aujourd’hui besoin de tous ses fils. Il a dit que tout se passe bien et que les travaux sont en cours pour trouver un bon projet de Charte, une bonne feuille de route et, ensuite, une bonne architecture pour mettre en place une bonne Transition. Toujours dans le cadre des concertations pour la mise en place de la Transition, les membres du CNSP ont aussi, lundi, rencontré d’autres entités de la nation, notamment l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), les magistrats, le Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), le Conseil supérieur de la diaspora du Mali (CSDM), le Patronat, les Chambres consulaires et des Ordres, le Haut conseil islamique du Mali (HCIM), l’Église catholique et l’Église protestante. La longue journée a été bouclée par la synthèse de l’ensemble des rencontres au Quartier général du CNSP à Kati. DD/MD (AMAP)    

Transition au Mali : Les concertations nationales prévues les 5 et 6 septembre

Bamako, 01 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) convie les différentes forces vives de la nation aux concertations nationales sur la gestion de la transition au Centre international de conférence de Bamako (CICB) les 5 et 6 septembre prochain, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le CNSP indique que « ces rencontres ont pour objet de convenir de la feuille de route de la transition, de définir l’architecture et les organes de la transition, enfin de contribuer à l’élaboration de la Charte de la transition ». Les concertations autour du format de la transition, initialement, prévues, samedi, avaient été reportées, le même jour, “pour des raisons d’ordre organisationnel”. Le CNSP avait invité les différents segments de la société malienne pour échanger sur l’organisation d’une transition apaisée qui prendrait en compte toutes les aspirations du peuple malien. Mais le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) avait décliné l’invitation, regrettant « n’avoir pas été invité à ladite rencontre » OD/MD (AMAP)

Office du Niger : Évaluation de la campagne agricole

Par Mamadou SY AMAP-Ségou  Ségou, 31 août (AMAP) Les objectifs de la campagne 2020-2021, issus du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, sont de 896.935 tonnes de riz paddy, 392.423 tonnes de produits maraîchers et 81.796 tonnes de produits de diversification, a appris l’AMAP, lors de la 3è session ordinaire du Comité de suivi du contrat-plan, tenue, vendredi, à Ségou (Centre) Au cours de cette session, les membres du comité de suivi du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, ont examiné et adopté le procès-verbal de la 2è session, fait le point d’exécution des recommandations issues de la précédente session et les réalisations faites par les parties durant le 1er semestre 2020, à travers l’examen du rapport de suivi de l’exécution des engagements du contrat-plan 2019-2020. A l’ouverture des travaux, le président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a rappelé que la campagne agricole 2019-2020 s’est déroulée dans des conditions satisfaisantes quant à la fourniture de l’eau aux exploitants agricoles, pendant la saison d’hivernage. « Cependant, a-t-il poursuivi, force est de noter que certaines difficultés majeures ont été rencontrées dans le déroulement normal de ladite campagne ». Abdel Karim Konaté a, entre autres, cité l’insécurité persistante dans les zones d’intervention occasionnant l’arrêt momentané des chantiers, la non mise à disposition des engrais subventionnés, le sous-équipement et l’insuffisance de la main d’œuvre engendrant un léger retard dans la mise en valeur, l’envahissement de certains réseaux par les végétaux flottants et les actes de vandalisme sur les réseaux d’irrigation par certains exploitants. « Malgré toutes ces difficultés, la production végétale de cette campagne affiche des résultats positifs », a assuré le PDG de l’Office du Niger. « En riziculture, a-t-il indiqué, sur une prévision de 873.773, 73 tonnes de riz paddy, 808.102, 49 tonnes ont été obtenues, soit une réalisation de 92, 48% des prévisions de la campagne ». En maraîchage, pour toutes spéculations confondues, 325.386 tonnes ont été produites et 72.854 tonnes en diversification de cultures, pour toutes spéculations confondues. S’exprimant sur la campagne agricole 2020-2021, M. Konaté a indiqué qu’elle a démarré dans un contexte marqué par une intensification des travaux d’entretien permettant ainsi une fourniture correcte de l’eau d’irrigation aux exploitants agricoles. Il a souligné la pertinence de la mise en œuvre de ce contrat-plan quinquennal qui va permettre de renforcer la contribution de l’Office du Niger à l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté par une croissance économique accrue. Le PDG de l’Office du Niger a, également, précisé que l’atteinte des différents objectifs assignés dans le contrat-plan 2019-2023 dépendra de l’engagement des différents parties signataires dans sa mise en œuvre, la réalisation des aménagements et les réhabilitations prévues, la facilité d’accès aux exploitants agricoles aux moyens de production. S’y ajoutent le respect du calendrier agricole et l’application des techniques améliorées de production. Pour le président du comité de suivi du contrat-plan État-Office du Niger-Exploitants agricoles, , Joël Togo, conseiller technique au ministère de l’Économie et des Finances, les sessions constituent des moments privilégiés d’échanges entre les parties pour évaluer le niveau de mise en œuvre des engagements pris en faveur du développement de la zone Office du Niger. «A la lecture du dossier soumis à notre appréciation, nous avons noté que le semestre évalué a été essentiellement marqué par les faits suivants : la mobilisation de la dotation budgétaire de l’État a été de 1, 976 milliard de Fcfa sur un montant de 4,750 milliards de Fcfa, soit un taux de 41, 60%. Au 30 juin 2020, le montant recouvré était de 6.441.597.876 de Fcfa, soit un taux de 92,19%. En prenant les paiements des sociétés sucrières, le montant global recouvré a été de 6.672.585.876 Fcfa», a détaillé M. Joël Togo. Pour ce qui est de la réhabilitation, il a indiqué que les procédures de passation du marché des travaux sont en cours, Ce qui conduira à la réhabilitation de 700 ha dans la zone de Kolongo. Le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances a souligné que les travaux de cadastrage des parcelles aménagées sont en cours sur 3.900 ha de Molodo Nord. «Pour l’immatriculation des terres, le processus est en cours pour le choix d’un prestataire pour la réalisation des travaux d’immatriculation de 18.907 ha dans le système du Macina, 21.000 ha dans le système du Kareri et 6.438 ha dans le système du Kala supérieur soit un total de 46.345 ha», a annoncé le président du comité, avant d’adresser ses vifs remerciements à tous les acteurs qui œuvrent pour le développement harmonieux de la zone Office du Niger. MS/MD (AMAP)

Inondation à Gao : 8 maisons effondrées, d’autres sous l’eau et une vingtaine de ménages sans abris

Gao, 31 août (AMAP) Des pluies d’une hauteur de 46mm ont provoqué samedi des inondations à Gao, causant l’effondrement de huit maisons en banco, des dégâts matériels et une vingtaine de ménages sans abris au 6ème quartier vers le terrain de football  Kassé Keita, au 4ème quatrième quartier vers l’Institut de formation des maîtres (IFM)  et  au quartier Château, a constaté l’AMAP. « Rien qu’avec une quantité de 46 mm de pluies, nous avons enregistré 8 maisons écroulées d’une vingtaine de ménages et plusieurs cases sous l’eau dont nous avons évacués les occupants vers des endroits en attendant l’évacuation de l’eau » a déclaré le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel, Abdoul karim Coulibaly. Une des victimes du quartier  Diédara a témoigné. « Depuis 7 ans, nous sommes dans cette situation et nous avons informé l’autorité communale mais rien n’a été  fait. Cette année nous avons été secourues par la protection civile de Gao sinon sans ce concours toutes nos maisons seront effondrées par l’inondation et  nous remercions la protection civile de Gao Quant à Aissata Abdoulaye, également habitante au quartier  Diédara, a affirmé : « cette année nous avons reçu des quantités des pluies abondantes de telle sorte que nous n’avons plus de passage ni pour les piétons et ni pour les engins. Tard dans la nuit mes enfants sont partis informer la protection civile qui est venue rapidement à notre secours sans problème. Grâce à leur appui avec des engins pompe l’eau commence à diminuer  et  remercions beaucoup les éléments de la protection civile de Gao ». AT/KM (AMAP)

“On ne donnera à personne un chèque en blanc, désormais, pour la gestion de ce pays” (Imam Mahmoud Dicko)

Bamako, 29 août (AMAP) “On ne donnera à personne un chèque en blanc, désormais, pour la gestion de ce pays”, a déclaré, vendredi, l’imam Mahmoud Dicko, lors d’une cérémonie de prière et de sacrifices en hommage aux victimes des manifestations des 10-11 et 12 juillet dernier, à Bamako, pour réclamer la démission de l’ancien président. Ibrahim Boubacar Keïta. Devant des milliers de personnes, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, l’autorité morale du Mouvement du 05 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a invité les “jeunes gens” des Forces armées et fe sécurité du pays “à rester vigilants, à savoir que le peuple malien leur fait confiance et d’oeuvrer à ne pas décevoir cet espoir”. Il a, également, invité les membres du CNSP “à s’entendre avec le M5-RFP pour associer toutes les forces vives de la nation à la mise en place de la transition, dans le respect et la dignité”. “Le CNSP doit arrêter sa course solitaire pour éviter de commettre les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Les militaires doivent nous faciliter la tâche et alléger la souffrance du peuple. Ils doivent être une solution et non un problème”, a-t-il insisté. Au cours de cette cérémonie, à l’appel de la Coordination des mouvements, associations de soutien et sympathisants de l’imam Mahmoud (CMAS), pour rendre hommage aux victimes et souhaiter prompt rétablissement aux blessés, Mahmoud Dicko a, pendant plusieurs minutes, invité les Maliens au pardon et à l’union sacrée au chevet du Mali. “Nous sommes venus pour un recueillement, en même temps donner un message à tout le peuple malien. Pour que le sang versé par ces jeunes gens soit le ciment pour souder davantage les Maliens “, a déclaré l’imam Dicko. Pour lui, “il est temps, aujourd’hui de chasser, le démon de la division et de la haine de nos coeurs afin de les remplir d’espoirs et d’amours les uns envers les autres”. Pour terminer, l’imam Dicko a formulé des bénédictions pour la paix, la stabilité et la cohésion sociale au Mali et “singulièrement pour le retour rapide, saint et sauf du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé”, aux mains de ravisseurs, depuis le mois de mars. La cérémonie de prière a regroupé autours du Coordinateur général de la CMAS, Issa Kaou Djim, le représentant des familles fondatrices de Bamako, des membres du Comité stratégique du M5-RFP ainsi ainsi que les représentants des femmes et les jeunes de ce mouvement. AT/MD (AMAP)

San : 207 personnes sans abris, 80 maisons et 112 greniers effondrés à M’pèbougou , dans la commune rurale de Niasso

San, 27 août (AMAP)  De fortes pluies de 170 mm de hauteur qui se sont abattues dans la journée du 25 août dernier sur le village de M’pèbougou , dans la commune rurale de Niasso , cercle de San, ont causé l’effondrement de 80 maisons, 112 greniers, l’inondation de 19 puits et faisant 207 sans abris, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, la circulation qui avait été interrompue quelque moment , a finalement été rétablie à 16 heures grâce au concours de la subdivision des routes. Néanmoins, une mission de la direction nationale des routes est attendue à M’pèbougou dans les meilleurs délais pour réparer définitivement les dépendances du dalot. Informés, le chef de service local du développement social et de l’économie solidaire , Lamine Traoré et le chef de poste de la protection civile,  le lieutenant Adama Daou , se sont aussitôt rendus sur les lieux en vue de procéder au constats des faits survenus. Les autorités communales et villageoises ont souhaité le recasement de tout le village sur un site approprié qu’elles ont,  elles-mêmes désigné selon notre source qui déclare que pour le moment, les sinistrés ont trouvé refuge dans le grand magasin construit au cœur du village. Selon la mission de constat, toutes les habitations du village sont sous de sérieuses menaces d’effondrement, d’où l’urgence de trouver des abris sécurisés pour les populations de M’bèbougou. NC/KM (AMAP)

Les services des Douanes du Mali saisissent une tonne de cannabis à Ségou

Ségou, 27 août (AMAP) Les services des Douanes du Mali ont saisi  une tonne de cannabis, lundi à Ségou, localité située à 240 km de la capitale, a appris l’AMAP de source proche de l’administration douanière. Notre source précise que les services des douanes ont saisi cette grande quantité de drogue soigneusement  dissimulée entre des sacs de charbon dans un camion pris en filature par le bureau des douanes de Ségou. « Nous avons pu saisir cette quantité de drogue du fait de la vigilance des agents des douanes » a déclaré un responsable douanier qui a précisé que la quantité est d’une tonne d’herbe de cannabis en plaquettes de 2 kg chacune». Cette prouesse intervient après d’autres saisies majeures récentes à Bamako et à Bougouni portant notamment sur des boulettes de cocaïne avalées par un passeur nigérian et des milliers de faux timbres fiscaux dont la valeur est estimée à plus de 200 millions de Fcfa. AC/KM (AMAP)

Yélimané : Les élus communaux à l’école du budget sensible au genre

Yélimané, 26 août (AMAP) Un atelier sur le budget sensible au Genre à l’intention des élus communaux et des acteurs locaux a pris fin mardi à Yélimané, sous la présidence du maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité, a constaté l’AMAP. Financé par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID) et mis en œuvre par Save the Children, l’atelier avait pour objectif  de familiariser les élus et les autres acteurs des  communes de Guidimé et de Diongaga au diagnostic des problèmes du genre en les intégrant au budget. Le maire de la Commune de Guidimé, Soumaïla Diakité s’est dit intéressé par l’initiative avant de promettre, au nom des bénéficiaires, de faire des efforts pour améliorer l’aspect genre avec les outils qui seront mis à leurs dispositions. Le représentant de Save The Children, Saleck Ould Dah  a saisi l’occasion pour rappeler que la planification et la budgétisation municipale sensible au genre est conforme à la politique de l’État et aux objectifs du développement durable (ODD). AS.KM (AMAP)